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Événements contenant la ou les locutions cherchées



57 événements affichés, le premier en 1043 - le dernier en 1780



Mariage d'Othon Ier de Savoie avec Adélaïde de Suse

Othon Ier de Savoie Marquis de Suse

Othon Ier de Savoie épouse en 1043 ou vers 1046 Adélais ou Adaline ou Adélaïde de Suse ou de Suza (1015 ou 1020-6 janvier 1091), Comtesse de Turin, fille de Oldéric-Manfred II d'Oriate, Comte de Vintimille, et de Berthe de Toscane d'Ivrée. Leurs enfants sont :

Adélaïde de Suse est marquise ou margrave de Suse et comtesse de Turin, qui en est à son troisième mariage.

Adélaïde de Suse apporte à la Maison de Savoie de vastes possessions en Italie du nord, avec Ivrée, Pignerol et Suze, clef du passage du Mont-Cenis.

Cette union apporte le château d'Aveillane à la maison de Savoie.

À dater de ce mariage, les comtes de Savoie, habitent alternativement le château d'Aveillane près de Suze et le château de Charbonnières, près d'Aiguebelle.

Les autres grands seigneurs du Piémont, avec lesquels la maison de Savoie allait devoir cohabiter, étaient les Advocati, les Bartarova, les Bertodano, les Bolero, les Langosco, les Palavicino et les Tissoni.

Othon Ier de Savoie semble plus s'intéresser à la vallée de Suse qu'à la Savoie.



Naissance d'Amédée II de Savoie

Amédée II de Savoie naît en 1047 ou vers 1050, fils d'Othon Ier de Savoie et d'Adélaïde de Suse.



Mariage d'Amédée II de Savoie avec Jeanne de Genève

Amédée II de Savoie épouse en 1065 Jeanne de Genève, fille de Gérold II de Genève et de Gisèle. Leurs enfants sont :



Naissance d'Humbert II de Savoie

Umberto II di Savoia ou Humbert II de Savoie, dit le Renforcé ou le Gros, naît en 1065, fils d'Amédée II de Savoie et de Jeanne de Genève.



Concile à Rome

Querelle des Investitures

Hugues de Romans Légat du Pape en Bourgogne et en France

Depuis les Ottoniens, l'Empire avait le contrôle total sur l'Église, allant même jusqu'à démettre plusieurs papes.

En février 1075, le pape Grégoire VII publie 27 propositions sous l'intitulé Dictatus papae (l'Édit du pape), par lesquelles il affirme que les évêques doivent être nommés par lui et non plus par l'empereur.

Le pape lui-même doit être élu par un conclave des cardinaux et non plus par les nobles romains.

Ces propositions participent d'un vaste mouvement de réforme amorcé par le pape en vue d'imposer sur la chrétienté l'autorité du Saint-Siège, jusque-là très symbolique.

Hugues de Romans est nommé légat du Pape en Bourgogne et en France.

Richard de Millau devient sans doute aussi légat à cette même époque.

Godefroy III d'Ardennes combat le Duc de Saxe en 1075 pour le compte de l'empereur Henri IV de Franconie.

Adélaïde de Suse et Amédée II de Savoie, Parents par alliance Henri IV de Franconie, servent de médiateurs entre les deux puissances.

Ils aident efficacement l'empereur qui les récompense en donnant le Bugey à Amédée II de Savoie et en reconnaissant les droits et l'inféodation du marquisat d'Ivrée à Adélaïde de Suse.

Venise, en restant fidèle à sa politique d'équilibre entre les grandes puissances, ne prend parti ni pour le Pape ni pour l'empereur.


Amédée II de Savoie

Mort de Pierre Ier de Savoie

Amédée II de Savoie Comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne

Amédée II de Savoie Marquis de Turin

Pierre Ier de Savoie meurt le 9 août 1078, mort sans descendance mâle.

Amédée II de Savoie devient 5e Comte de Savoie et de Maurienne.

Il reste sous l'influence de sa mère Adélaïde de Suse qui est une maîtresse-femme.


Humbert II de Savoie

Mort d'Amédée II de Savoie

Humbert II de Savoie Comte de Savoie et de Maurienne

Humbert II de Savoie Marquis de Suze

Amédée II de Savoie meurt le 26 janvier 1080 ou en 1094.

L'apport politique essentiel du comte Amédée II de Savoie, réside dans le début de la prise de conscience par les princes de la maison de Savoie, de l'importance de leur position géographique, au carrefour du Saint-Empire, des États pontificaux, de Venise, du royaume de France, mais surtout en tant que gardiens des passages alpins.

Leur jeu politique à l'intérieur de leurs terres, sera désormais de jouer les Piémontais contre les Savoyards, et, les Savoyards contre les Piémontais.

Leur jeu diplomatique, face aux puissants, sera de se fortifier dans les montagnes, de contrôler efficacement les passages alpins, et surtout de s'agrandir dans toutes les directions aux dépens de leurs voisins, par un intense travail de diplomatie et d'alliances.

Amédée II de Savoie accorde un grand nombre d'immunités au clergé, et en particulier aux ordres de Saint-Bernard et de Saint-Augustin.

Depuis longtemps, les évêques eux-mêmes donnent des terres aux monastères, alors que de nombreux et puissants barons entrent dans les ordres pour expier leur fautes et leur vies de violence, de rapines et de tueries, tentant ainsi d'échapper au remords de leur conscience, mais surtout, ils apportent aussi de nombreux biens.

À la fin du règne d'Amédée II de Savoie, des monastères s'élevent partout sur les terres du comte de Savoie, la moitié du territoire appartient aux nombreuses abbayes et toutes ces terres sont cultivées par plus de 150 000 serfs, qui ont en général une vie plus rude et sont plus malheureux que les serfs des seigneurs.

De nombreux serfs, chaque année tentent de s'enfuir vers le Piémont, poursuivis et chassés par les officiers abbatiaux.

Certains seigneurs, jaloux de la puissance des abbayes, ou en procès contre elles, protégent et aident ces désertions.

Mais pour certains ce ne serait qu'une légende forgée au XVIIIe siècle.

Humbert II de Savoie devient 6e Comte de Savoie et de Maurienne et marquis de Suze.



Mariage d'Humbert II de Beaujeu avec Alix de Savoie

Humbert II de Beaujeu épouse en 1085 Alix de Savoie, fille d'Amédée II de Savoie et de Jeanne de Genève.



Mariage d'Ulrich Ier de Baugé avec Alix de Savoie

Ulrich Ier de Baugé épouse vers 1090 Alix de Savoie, fille d'Amédée II de Savoie et de Jeanne de Genève. Leurs enfants sont :



Mariage de César de Bourbon avec Françoise de Lorraine-Mercœur

Marie de Luxembourg, duchesse-douairière de Mercœur, s'oppose longtemps à ce mariage, ne pouvant se résoudre à confondre son noble sang avec celui d'un bâtard, fût-il de sang royal mais les sommes payées par Henri IV de France pour la soumission (4 295 350 livres, évaluées par Maximilien de Béthune) et l'absence de soutien qu'elle trouve parmi ses proches ont sans doute raison de ses résistances

Pour conclure la paix entre Henri IV de France et Philippe-Emmanuel de Lorraine, qui dirige la Sainte-Ligue en Bretagne, César de Bourbon épouse en 1609 Françoise de Lorraine-Mercœur, fille de Philippe-Emmanuel de Lorraine et de Marie de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Françoise de Lorraine-Mercœur, nièce de Louise de Lorraine-Vaudémont est la plus riche héritière du royaume.

Françoise de Lorraine-Mercœur est surtout connue pour sa grande piété. Françoise de Lorraine-Mercœur protège Vincent de Paul, et aidée de Élisabeth de Bourbon-Vendôme, sa fille, n'hésite pas à payer de sa personne pour aider les miséreux de Paris et de ses domaines.


Henri Ier de Savoie-Nemours

Mariage d'Henri Ier de Savoie-Nemours avec Anne de Lorraine

Henri Ier de Savoie-Nemours Duc d'Aumale

Henri Ier de Savoie-Nemours épouse le 18 avril 1618 Anne de Lorraine, fille de Charles Ier d'Aumale et de Marie de Lorraine-Elbeuf. Leurs enfants sont :

À cette occasion, Louis XIII rend à Henri Ier de Savoie-Nemours le duché d'Aumale qui avait été confisqué au père d'Anne de Lorraine en 1595.

Le château d'Ussé passe par ce mariage à Henri Ier de Savoie-Nemours.



Naissance de Charles Amédée II de Savoie-Nemours

Charles Amédée II de Savoie-Nemours naît à Paris le 12 avril 1624, fils d'Henri Ier de Savoie-Nemours et d'Anne de Lorraine.



Mort de Louis de Savoie-Nemours

Charles Amédée II de Savoie-Nemours Duc de Genève, de Nemours et d'Aumale.

Louis de Savoie-Nemours meurt le 16 septembre 1641.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours devient Duc de Genève, de Nemours et d'Aumale en 1641.



Mariage de Charles Amédée II de Savoie-Nemours avec Élisabeth de Bourbon-Vendôme

Charles Amédée II de Savoie-Nemours épouse à Paris au Louvre le 11 juillet 1643 Élisabeth de Bourbon-Vendôme.

Leurs enfants sont :



Naissance de Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours

Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours naît à Paris le 11 avril 1644, fille de Charles Amédée II de Savoie-Nemours et d'Élisabeth de Bourbon-Vendôme.



Naissance de Marie Françoise de Savoie-Nemours

Marie Françoise de Savoie-Nemours naît en 1646, fille de Charles Amédée II de Savoie-Nemours et d'Élisabeth de Bourbon-Vendôme.



Mariage de Gaspard IV de Coligny avec Élisabeth-Angélique de Montmorency-Boutteville

Liaison de Gaspard IV de Coligny avec Mlle de Guerchy

Gaspard IV de Coligny, Duc de Châtillon, épouse en 1646 Élisabeth-Angélique de Montmorency-Boutteville.

Il semble se marier par amour, en tout cas contre la volonté de leurs parents.

Gaspard IV de Coligny a une liaison avec Mlle de Guerchy.

Élisabeth-Angélique de Montmorency-Boutteville de son côté ne s'en trouve que plus libre pour faire bon accueil à Charles Amédée II de Savoie-Nemours.


Plan de la forteresse de Mardyck et de ses attaques

Siège de Mardyck

Mort de Jean de Combourcier du Terrail

François VI de La Rochefoucauld Blessé

Les troupes françaises arrivent devant Mardyck le 4 août 1646.

Elles sont commandées par Gaston de France.

Deux tranchées sont ouvertes le 7 août 1646.

Des renforts arrivent de Dunkerque (alors aux mains des Espagnols), par la mer.

Le siège promet d'être long.

Jean de Combourcier du Terrail est Marquis du Terrail, Vicomte de Ravel et de Moissat dans le Puy-de-Dôme, Gouverneur de La Basse Auvergne

Jean de Combourcier du Terrail meurt le 23 août 1646 lors de ce siège

Jacques de Castelnau-Bochetel mène l'assaut lors du siège de Mardyck.

L'amiral Maarten Tromp vient compléter le blocus du côté de la mer avec 5 vaisseaux hollandais.

La place se rend le 25 août 1646.

La garnison, forte de 2 500 hommes est prisonnière de guerre.

Beaucoup de gentilshommes français La Rochefoucauld, Gourville, d'Albret, Bussy et Louis II de Bourbon-Condé participent à ce siège.

Beaucoup de gentilshommes français François VI de La Rochefoucauld, Charles Amédée II de Savoie-Nemours, Gourville, Bussy et Louis II de Bourbon-Condé participent à ce siège.

François VI de La Rochefoucauld reçoit un coup de mousquet à l'épaule.

C'est au siège de Mardyck que Bussy décrit le Grand Condé :

Un Mars dans la chaleur du combat. Il avait le poignet de sa chemise ensanglanté de la main dont il tenait l'épée. Je lui demandai s'il n'était point blessé. Non, me dit-il, c'est du sang de ces coquins.

Jugeant la campagne suffisamment remplie, Gaston de France repart aussitôt pour la cour, laissant le commandement au bouillant Louis II de Bourbon-Condé.

François VI de La Rochefoucauld reçoit un coup de mousquet à l'épaule.



Siège de Dunkerque

Devenu maitre de l'armée, Louis II de Bourbon-Condé entreprend aussitôt le siège de Dunkerque.

Louis II de Bourbon-Condé commence par isoler complètement la ville.

Louis II de Bourbon-Condé:

En quelques jours, Louis II de Bourbon-Condé trace ses lignes de circonvolution.

Louis II de Bourbon-Condé bouche les écluses que les Dunkerquois ont ouvertes pour inonder les plaines, et fait barrer la grève par une estacade.

Dans l'armée de siège, figurent 3 000 fantassins polonais, expédiés en France par leur reine Marie Louise de Mantoue qu'Anne d'Autriche et Mazarin ont marié l'hiver dernier au vieux roi de Pologne, Ladislas IV de Pologne.

C'est la première fois que les Polonais viennent servir la France et c'est le point de départ de la longue fraternité militaire des deux peuples.

Maarten Tromp est là malgré les coups de vent d'équinoxe, pour fermer la mer aux assiégés, avec 10 vaisseaux hollandais, auxquels se joignent 15 frégates normandes et picardes.

Les Espagnols ne tentent rien de sérieux pour conserver la première ville maritime de Flandre, si ce n'est de solliciter l'assistance du parlement d'Angleterre.

Les chefs de la révolution anglaise décident de ne pas rompre avec la France.

La résistance quoique courageuse et bien dirigée doit céder à la vigueur et à l'intelligence de l'attaque de Louis II de Bourbon-Condé.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours est blessé durant ce siège.

Jacques de Castelnau-Bochetel mène l'assaut lors de ce siège.

Dunkerque ouvre ses portes le 11 octobre 1646.

Toute l'Europe est secouée par la nouvelle que le redoutable nid des corsaires dunkerquois, d'où s'étaient élancées tant d'escadres, est désormais français.

Le maréchal de Josias de Rantzau est nommé gouverneur de la ville.



Bataille du faubourg St Antoine

Charles Amédée II de Savoie-Nemours est blessé au combat près de Châtillon.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon poursuit les rebelles jusqu'au faubourg Saint-Antoine à Paris.

Anne-Marie-Louise d'Orléans fait tirer le canon sur les troupes royales pour permettre à Louis II de Bourbon-Condé, son cousin, de se réfugier dans Paris.

Par sa victoire du faubourg St Antoine, le 2 juillet 1652, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon obtient définitivement le pardon de Louis XIV pour sa participation initiale à la fronde.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours est blessé dans ce combat.

François VI de La Rochefoucauld est blessé à la tête par un coup de mousquet. On pense qu'il va perdre les yeux.


Charles Amédée II de Savoie-Nemours en 1652

Duel de Charles Amédée II de Savoie-Nemours avec François de Vendôme

Mort de Charles Amédée II de Savoie-Nemours

Henri II de Savoie-Nemours Duc de Genève, de Nemours et d'Aumale

Charles Amédée II de Savoie-Nemours commande, avec François de Vendôme, son beau-frère, l'armée des princes.

La discorde se met entre eux au sujet de la Duchesse de Châtillon, ils se battent en duel au marché aux chevaux.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours meurt à Paris le 30 juillet 1652 tué en duel par François de Vendôme.

Lors de ce duel, Pierre de Villars tue le second de François de Vendôme et est obligé de s'éloigner.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours laisse deux filles :

Henri II de Savoie-Nemours, Archevêque de Reims, devient Duc de Genève, de Nemours et d'Aumale en 1652.



Mariage de Louis-Charles d'Albert avec Anne de Rohan-Montbazon

Louis-Charles d'Albert est veuf de Louise Marie Séguier.

Louis-Charles d'Albert épouse le 4 septembre 1661 Anne de Rohan-Montbazon. Parmi leurs 7 enfants, citons :


Henriette-Anne Stuart Portrait posthume - par Samuel Cooper à la demande de Charles II Stuart - frère d'Henriette Henriette-Anne Stuart- par Mignard

Mariage de Philippe Ier d'Orléans avec Henriette-Anne Stuart

Louis XIV souhaite resserrer les liens avec Angleterre. De retour en France, Henriette-Marie de France marie sa fille à son propre neveu Philippe Ier d'Orléans. Hugues de Lionne conclut ce mariage.

Philippe Ier d'Orléans épouse le 31 mars 1661 Henriette-Anne Stuart, sa cousine germaine. Leurs enfants sont :

Les relations du couple ne seront jamais bonnes. Henriette-Anne Stuart devient Madame et ne vit que de fêtes. Elle aura plusieurs amants, dont, selon les historiens, Louis XIV lui-même, ce qui irritera Philippe Ier d'Orléans.

Mais Philippe respectera sa belle-mère Henriette-Marie de France.


Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours par Robert Nanteuil - 1678

Traité de Montmartre

Exil de Charles V de Lorraine auprès de l'Empereur Léopold Ier

Mariage de Charles-Emmanuel II de Savoie avec Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours

Charles V de Lorraine s'oppose au Traité de Montmartre qui cède la Lorraine et le Barrois à la France. Charles V de Lorraine est obligé de quitter le royaume de Louis XIV et à se réfugier auprès de l'Empereur Léopold Ier. Ses fiançailles avec Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours sont rompues.

Charles-Emmanuel II est veuf de Françoise Madeleine d'Orléans et sans enfant.

Charles-Emmanuel II de Savoie épouse à Turin le 10 ou le 20 mai 1665 Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours, sa cousine. Leur enfant est :

Charles-Emmanuel II de Savoie a également plusieurs enfants illégitimes.



Naissance de Victor-Amédée II de Savoie

Victor-Amédée II de Savoie, en italien Vittorio Amedeo II, naît à Turin le 14 mai 1666, fils de Charles-Emmanuel II de Savoie et de Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours.



Marie Anne de Bourbon Duchesse de la Vallière

Projet de mariage de Marie Anne de Bourbon avec Victor-Amédée II de Savoie

Marie Anne de Bourbon devient Duchesse de la Vallière en 1675 mais continue à être connue sous le nom de Mademoiselle de Blois.

Louis XIV l'aime suffisamment pour la vouloir marier à un prince souverain et songe ouvertement à son cousin Victor-Amédée II de Savoie, Duc de Savoie alors mineur.

Mais la famille de Savoie refuse de s'allier à une bâtarde, fût elle royale.


Victor-Amédée II de Savoie

Mort de Charles-Emmanuel II de Savoie

Victor-Amédée II de Savoie Duc de Savoie et Prince de Piémont

Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours Régente du duché de Savoie

Charles-Emmanuel II de Savoie meurt à Turin le 12 juin 1675.

Victor-Amédée II de Savoie, âgé de 9 ans, succède à son père et devient Duc de Savoie et Prince de Piémont

Pendant sa minorité, Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours, sa mère, exerce la régence, veillant à conserver de bonnes relations avec son puissant voisin le roi de France.

Son règne commence par des persécutions contre les Vaudois.



Mariage de Victor-Amédée II de Savoie avec Anne Marie d'Orléans

Marie Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours met un terme à sa régence en mariant son fils avec une nièce du roi de France.

Victor-Amédée II de Savoie épouse à Versailles le 10 avril 1684 et à Chambéry le 6 mai 1684 Anne Marie d'Orléans (1666 ou 27 août 1669-26 août 1728), fille de Philippe Ier d'Orléans et d'Henriette-Anne Stuart. Leurs enfants sont :

Anne Marie d'Orléans devient ainsi reine de Sardaigne.



Naissance de Marie-Adélaïde de Savoie

Marie-Adélaïde de Savoie naît en 1685, fille de Victor-Amédée II de Savoie et d'Anne Marie d'Orléans.



Naissance de Marie-Louise Gabrielle de Savoie

Marie-Louise Gabrielle de Savoie naît àTurin le 17 septembre 1688, fille de Victor-Amédée II de Savoie et d'Anne-Marie d'Orléans.


Bataille de Staffarda ou Staffarde par Jean Baptiste Morret

Bataille de Staffarda

Occupation de Savigliano et Saluzzo

Louis XIV demande à Victor-Amédée II de Savoie qu'il lui cède la citadelle de Turin en signe de fidélité. Victor-Amédée II de Savoie refuse.

La bataille de Staffarda (en italien) francisé en Staffarde se déroule le 18 août 1690 près de l'abbaye de Staffarda et se conclut par une victoire française sur la Ligue d'Augsbourg.

Victor-Amédée II de Savoie attend l'arrivée des troupes impériales.

Il apprend que Nicolas de Catinat, à la tête des troupes française, ne dispose que de 18 000 hommes.

Jacques Éléonor Rouxel participe à cette bataille.

Victor-Amédée II de Savoie, n'écoutant que son enthousiasme, attaque immédiatement.

Le général Eugène-François de Savoie-Carignan, comme le marquis de Louvigny, commandant des troupes espagnoles, ne sont pas du même avis.

Le terrain est boueux et malsain. Victor-Amédée II de Savoie veut aligner ses troupes sur deux rangs, faisant passer l'aile droite sur un terrain marécageux et celle de gauche au bord du Pô.

Le centre des troupes est constitué de la fine fleur de la cavalerie espagnole et piémontaise.

Victor-Amédée II de Savoie fait occuper les fermes autour de Staffarda.

À l'inverse, Victor-Amédée II de Savoie ne juge pas nécessaire de contrôler une vieille digue, pourtant importante pour toucher le flanc français. Il laisse trop d'espace libre entre les fermes.

Cela permet à Nicolas de Catinat de pénétrer les lignes piémontaises. Il ordonne à ses dragons de traverser les troupes postées pour défendre les fermes.

Les Piémontais, impressionnés par l'avancée ennemie, se retire.

Le général de San Silvestre réussit à s'immiscer au milieu du champ de bataille, et l'issue du conflit semble irrévocable.

Victor-Amédée II de Savoie combat sans relâche pour reprendre ses positions.

Nicolas de Catinat ordonne alors à la seconde ligne d'avancer. L'impact est si dur qu'il disperse le front savoyard et Victor-Amédée II de Savoie doit ordonner la retraite.

La retraite de l'armée savoyarde est défendue par les Gardes et les carabiniers de Savoie, pendant que le gros de la troupe se replie sur Carignano et Moncalieri.

Les Piémontais et les Espagnols perdent 4 000 hommes, 1 200 sont faits prisonniers et 1 500 sont blessés. Sont pris 11 canons et beaucoup de drapeaux.

Profitant du succès, Nicolas de Catinat occupe Savigliano et Saluzzo.



Liaison de Victor-Amédée II de Savoie avec Jeanne Baptiste d'Albert de Luynes

Jeanne Baptiste d'Albert de Luynes est l'épouse de Joseph Scaglia (mort en 1704), Comte de Verua.

Victor-Amédée II de Savoie a une liaison de plus d'une dizaine d'années avec Jeanne Baptiste d'Albert de Luynes. Leurs enfants sont :



Invasion du Dauphiné

Prise de Guillestre

Prise d'Embrun

Prise de Gap

En 1692, Victor-Amédée II de Savoie, partie prenante de la Ligue d'Augsbourg contre la France de Louis XIV, envahit la région de Gap à la tête d'une armée de 40 000 hommes.

La guerre contre la France se déroule alors surtout dans le nord de l'Europe, notamment dans les Pays-Bas espagnols où les armées françaises commandées par François-Henri de Montmorency-Bouteville remportent une série de victoires.

Il s'agit alors pour les coalisés de la Ligue d'Augsbourg d'opérer une diversion en menaçant la France sur ses arrières, du côté de Grenoble et de Lyon.

Il est alors demandé à Victor-Amédée II de Savoie d'intervenir à partir du Piémont.

Le 21 juillet 1692, l'armée de Victor-Amédée II de Savoie se met en marche contre la France.

Elle comprend des contingents piémontais, allemands, espagnols et vaudois que l'on appelle les barbets.

Aeneas Sylvius de Caprara est impliqué dans cette invasion.

L'armée comporte également un fort contingent de protestants français commandés par un de Montbrun, de la famille du célèbre capitaine huguenot Charles Du Puy de Montbrun.

Trois régiments sont sous les ordres de Ménard de Schomberg, fils du huguenot Armand-Frédéric de Schomberg.

Du côté de la Ligue d'Augsbourg, on peut espérer que les huguenots français, souvent nouveaux convertis au catholicisme vont se révolter et basculer du côté des coalisés.

Les objectifs militaires de la campagne sont très imprécis. On ne sait pas :

Alors que la vallée voisine de Barcelonnette est savoyarde, Victor-Amédée II de Savoie n'a pas mis à profit cette proximité pour déployer un réseau d'espions : il se montre fort ignorant des conditions topographiques.

Les 40 000 hommes des l'armée coalisée franchissent les Alpes au col de Larche puis passent le col de Vars.

Dès le 27 juillet 1692, l'avant-garde formée de réfugiés protestants procède à des pillages et à des incendies.

Les troupes de Victor-Amédée II de Savoie tombent sur Guillestre qui est prise le 29 juillet 1692.

Le 16 août 1692, c'est-au tour d'Embrun de tomber, après un siège de 10 jours, défendue par une garnison de 2 500 hommes sous les ordres du marquis de Larrey.

Embrun est épargnée, peut-être à cause du titre de prince de l'Église dont peut s'enorgueillir Charles Brûlart de Genlis, évêque d'Embrun,

Du côté français, Nicolas de Catinat dispose de 20 500 hommes, mais il doit défendre une vaste zone incluant :

Nicolas de Catinat dispose d'une solide garnison à Aspres-lès-Corps pour défendre la route de Grenoble.

En plus des troupes régulières, Nicolas de Catinat dispose également de milices organisées dans le Diois qui peuvent tirer parti des barrières naturelles que sont la vallée du Buëch et les massifs montagneux pour barrer l'accès à la vallée du Rhône et aux Baronnies.

Nicolas de Catinat fait appel au ban et à l'arrière-ban, c'est-à-dire à tous les hommes en état de porter les armes, encadrés par la noblesse locale, mais comme il se méfie des nouveaux convertis, ses instructions stipulent de ne faire prendre les armes qu'aux anciens catholiques.

En fait, cette méfiance se révèlera injustifiée, car les non-catholiques font preuve du loyalisme le plus absolu.

Victor-Amédée II de Savoie entre dans Gap le 28 août 1692.

Gap est pillée et incendiée; sur les 953 maisons de la commune, 798 sont détruites.

Victor-Amédée II de Savoie lance des avant-gardes en direction de Lus-la-Croix-Haute, Veynes et Sisteron.

La stratégie défensive de Nicolas de Catinat se révèle d'une certaine efficacité puisqu'il semble que les armées de Victor-Amédée II de Savoie :

De nombreux villages sont détruits, notamment par Eugène-François de Savoie-Carignan qui se rendant dans le Champsaur le 29 août 1692 avec une partie de la cavalerie, détruit tout sur son passage.

Frappé par la petite vérole, Victor-Amédée II de Savoie est pris d'un violent accès de fièvre après la prise de Gap. Il est évacué sur Embrun pour y être soigné en laissant le commandement à Caprara.

Les détachements lancés en avant-garde se heurtent partout à une vive résistance.

Le 12 septembre 1692 les troupes campées autour de Gap reçoivent l'ordre de se replier vers Embrun.

Victor-Amédée II de Savoie les rejoint à Guillestre le 18 septembre 1692 au soir et repart le lendemain vers Barcelonnette et Coni par le même chemin que celui par lequel il était arrivé.

L'invasion du Dauphiné s'achève donc au bout de moins de 2 mois.


Nicolas de Catinat à la tête de ses hommes lors de la bataille de La Marsaille - par Eugène Devéria (1805–1865)

Siège de Casal

Bataille de La Marsaille

Mort de Charles Fortin de La Hoguette

Dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg, Victor-Amédée II de Savoie poursuit les hostilités contre Louis XIV.

Victor-Amédée II de Savoie bloque Pignerol et assiège Casal en août 1693.

Nicolas de Catinat reçoit la gendarmerie en renfort et est retranché dans son camp de Fenestrelle.

La bataille de La Marsaille, ou de Marsaglia qui se déroule le 4 octobre 1693 oppose :

Nicolas de Catinat qui dispose d'une position dominante, forme son armée sur 3 lignes, l'infanterie au centre et la cavalerie aux ailes :

Jacques Éléonor Rouxel participe à cette bataille où il est blessé.

René III de Froulay soutient avec succès le siège du fort de Pignerol.

Eugène-François de Savoie-Carignan et d'autres conseillent à Victor-Amédée II de Savoie d'attendre une occasion favorable et de se replier sur Turin.

Mais Victor-Amédée II de Savoie, veut prendre sa revanche de sa défaite à Staffarde. Il range aussi ses troupes en 3 lignes.

L'attaque a lieu sur tout le front et les troupes hispano-savoyardes sont enfoncées.

L'infanterie française renverse à la baïonnette les escadrons intercalés avec les bataillons, sans tirer.

À l'aile droite, la cavalerie déborde l'aile gauche alliée. La gendarmerie, ramène au combat les bataillons de première ligne et attaque l'infanterie ennemie par le flanc.

Les alliés fuient, laissant sur le champ de bataille 8 000 morts ou blessés, 2 000 prisonniers, leurs canons et 32 drapeaux ou étendards.

Les Français ne perdent que 1 800 hommes.

Cependant, faute de matériel et d'argent, Nicolas de Catinat ne peut assiéger Turin mais Casal est débloquée.

Charles Fortin de La Hoguette meurt le 7 octobre 1693 tué lors de la bataille de Marsaglia.



Paix séparée de la Savoie avec la France

Traité de Turin

La France envahit les états de Victor-Amédée II de Savoie.

Entre 1693 et 1696, René III de Froulay tient avec Victor-Amédée II de Savoie des pourparlers secrets.

Ces pourparlers aboutissent au traité de Turin du 19 ou du 29 août 1696.

Le traité oblige Victor-Amédée II de Savoie et à marier Marie-Adélaïde de Savoie, sa fille, avec Louis le Petit Dauphin, duc de Bourgogne.

Victor-Amédée II de Savoie doit repasser dans le camp français et signer avec Louis XIV une paix séparée

César III Auguste de Choiseul est envoyé en otage en septembre 1696 à Turin, dans le cadre de l'exécution du traité de paix avec Victor-Amédée II de Savoie.



Mariage de Louis le Petit Dauphin avec Marie-Adélaïde de Savoie

Louis le Petit Dauphin épouse le 11 décembre 1697 Marie-Adélaïde de Savoie, fille de Victor-Amédée II de Savoie et d'Anne Marie d'Orléans. Leurs enfants sont :

Archidiacre de Narbonne, Armand Pierre de La Croix de Castries devient aumônier de Marie-Adélaïde de Savoie en 1697.



Naissance de Charles-Emmanuel III de Savoie

Charles-Emmanuel III de Savoie naît à Turin le 27 avril 1701, fils de Victor-Amédée II de Savoie et d'Anne Marie d' Orléans.



Légitimation de Victor François de Savoie et de Françoise de Savoie-Suse

Victor François de Savoie et Françoise de Savoie-Suse sont légitimés et titrés par Victor-Amédée II de Savoie le 14 mai 1701.


Louis XIV en grand costume royal - à 63 ans - par Hyacinthe Rigaud

Guerre de Succession d'Espagne

L'arrivée de Philippe V d'Espagne sur le trône d'Espagne, fait craindre à l'Angleterre une alliance entre la France et l'Espagne, créant ainsi une superpuissance qui dominerait la scène européenne.

Maximilien II Emmanuel de Bavière choisit le parti de la France et se rallie à Philippe V d'Espagne, peut-être à cause de la rumeur qui accuse la cour de Vienne dans l'empoisonnement de Joseph-Ferdinand de Bavière, son fils.

Charles III Guillaume de Bade-Durlach participe à la guerre de succession d'Espagne, de 1701 à 1709.

Pierre II du Portugal est initialement favorable à l'avènement de Philippe V d'Espagne.

L'Angleterre prend la tête d'une coalition de nations favorables à l'établissement de Charles VI de Habsbourg sur le trône espagnol.

La guerre de Succession d'Espagne oppose cette coalition à Louis XIV de 1701 à 1714.

La coalition comprend l'Autriche, l'Angleterre, le Portugal, les Provinces Unies des Pays-Bas, la Prusse, la Savoie et Hanovre.

Léopold Ier de Habsbourg y engage l'empire d'Autriche.

Victor-Amédée II de Savoie est allié de la France au début de cette Guerre.

Eugène-François de Savoie-Carignan n'hésite pas à combattre contre la France.

Clément XI prend d'abord parti au début pour Philippe V d'Espagne et la France.

Cela lui vaut l'hostilité autrichienne et le problème de l'investiture du royaume de Naples et de Sicile lui vaut également le mécontentement de Philippe V d'Espagne.

Louis le Grand Dauphin se signale par sa bravoure au combat, notamment durant cette guerre.

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, Louis-Alexandre de Bourbon est chargé de défendre la Sicile.

Marie-Louise Gabrielle de Savoie soutient Philippe V d'Espagne, son époux, n'hésitant pas à payer de sa personne, parcourant l'Espagne, recrutant des partisans.



Alliance de la Savoie et de l'Autriche

Occupation du comté de Nice

Victor-Amédée II de Savoie se joint à l'Autriche contre la France en 1703.

Une lettre de Louis XIV à propos d'un sérieux différend avec son cousin, en septembre 1703, atteste de leurs relations tumultueuses :

Monsieur, puisque la religion, l'honneur, l'intérêt, l'alliance et votre propre signature ne sont rien entre nous, j'envoie Louis-Joseph de Vendôme, mon cousin, à la tête de mes armées pour vous expliquer mes intentions. Il ne vous laissera que 24 heures pour vous déterminer

Les états de Victor-Amédée II de Savoie sont occupés par Louis-Joseph de Vendôme.

Louis XIV occupe le comté de Nice de 1703 à 1706.



Siège de Nice

Le siège de Nice oppose les armées de Louis XIV et de Victor-Amédée II de Savoie, pendant la guerre de Succession d'Espagne.

Le 15 mars 1705, les armées du roi de France commandées par Louis d'Aubusson mettent le siège devant les imposants bastions et tours de la ville de Nice, place forte et débouché en Méditerranée des États de Savoie.

Après quelques semaines de siège la ville se rend mais le château résiste.

Comme une acropole, la citadelle et le château dominent la ville depuis un éperon rocheux ceinturé par une muraille qui devait avoir un périmètre de 2 300 m et par endroit huit mètres de hauteur.

À l'intérieur de cette première ligne fortifiée, une deuxième muraille encore plus massive et haute, flanquée de tours, délimite la citadelle du château.

Cependant, l'enjeu pour le Piémont comme le roi de France se trouve dans la plaine du Pô.

Une trêve est conclue pour 6 mois, pour permettre l'envoi de renforts dans le Piémont.



Siège de Montmélian

Bataille de Cassano

Mort de Joseph de Lorraine

Mort du Prince de Wurtemberg

Eugène-François de Savoie-Carignan blessé

En 1705, l'armée de Louis-Joseph de Vendôme, qui a reçu des renforts, tente de soumettre Victor-Amédée II de Savoie, récent allié des Autrichiens.

Louis XIV met le siège devant Montmélian en 1705.

Prise, la citadelle est détruite en 1706, sur ordre du roi de France et le conseil de Sébastien Le Prestre.

La colline qui l'accueillait est aujourd'hui nue et est devenue un belvédère.

Victor-Amédée II de Savoie implore l'empereur de lui envoyer de l'aide.

Eugène-François de Savoie-Carignan, commandant ces renforts, se trouve opposé à Philippe de Vendôme, le grand prieur.

Cet homme, un dilettante, se laisse surprendre sur les rives de l'Adda par l'attaque féroce d'Eugène-François de Savoie-Carignan, mais celui-ci, plus à cause de la profondeur du fleuve qu'à cause de la résistance des Français, ne parvient pas à traverser et décide de reporter son attaque sur Cassano en Lombardie au nord de l'Italie.

Le 16 août 1705, grâce à une marche forcée, Louis-Joseph de Vendôme se trouve face à lui, ce qui ne détourne pas Eugène-François de Savoie-Carignan de son idée.

Il attaque si violemment l'armée française, que ses troupes parviennent à traverser et poussent leurs ennemis à l'eau.

Ceux-ci reviennent à la charge et obligent les Impériaux à retraverser.

Pendant une heure, malgré les efforts Louis-Joseph de Vendôme qui se met 2 fois à la tête de ses troupes pour les ramener au combat, les Français sont de nouveau repoussés avec pertes au delà de l'Adda, par la droite de l'armée impériale.

L'attaque n'est pas moins rude sur le flanc droit des Français dont plusieurs bataillons sont renversés.

Mais les Autrichiens ne parviennent pas à y soutenir leur assaut car leurs armes à feu sont mouillées après avoir traversé la rivière. Ils sont repoussés, et beaucoup périssent noyés.

Les Autrichiens ne parvenant pas à traverser le fleuve, le combat tourne donc finalement à l'avantage des Français.

Louis-Joseph de Vendôme et Jacques Éléonor Rouxel gagnent cette bataille.

Eugène-François de Savoie-Carignan qui se trouve durant l'action au plus fort du feu, ordonne le repli.

La bataille, commencée à une 13 heures, finit à 17 heures.

Les deux camps subissent de fortes pertes, mais les Français en sortent victorieux.

Les Impériaux qui ne sont pas poursuivis, se retirent sur Treviglio.

La nuit du combat, Eugène-François de Savoie-Carignan fait conduire les blessés à Palazzuolo, où selon un état du commissaire impérial, on en compte 4 347.

Ils laissent sur le champ de bataille 6 584 hommes et 1 942 prisonniers.

Parmi les blessés se trouvent le prince Joseph de Lorraine et le prince de Wurtemberg qui meurent de leurs blessures.

Eugène-François de Savoie-Carignan est également blessé.

La résistance française à Cassano ruine toutes les dispositions qu'avait prises Eugène-François de Savoie-Carignan pour pénétrer en Piémont et pour secourir Victor-Amédée II de Savoie, qui se trouve ainsi fort pressé.

Elle contraint les Impériaux à prendre leurs quartiers d'hiver sur place.



Prise de la citadelle et du château Nice

Destruction du château Nice

Jacques Ier Fitz-James est envoyé pour achever le siège de Nice.

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency reçoit 2 atteintes de boulet.

Le château de Nice est réduit en ruine par 113 canons et mortiers.

Il capitule le 4 janvier 1706 après 54 jours de bombardements

Cette capitulation ôte à Victor-Amédée II de Savoie toute espérance de secours.

Le château de Nice est immédiatement rasé comme s'il n'avait jamais existé, selon les instructions de Louis XIV.



Conquête du Montferrat

Victor-Amédée II de Savoie en Piémont

Perte de la Savoie par Victor-Amédée II de Savoie

En 1706 et 1707, Eugène-François de Savoie-Carignan fait rentrer tout le Milanais et la Lombardie sous l'obédience de Joseph Ier de Habsbourg.

En 1706, Eugène-François de Savoie-Carignan s'empare du Montferrat, pour le compte de Victor-Amédée II de Savoie.

En 1706, par une victoire d'Eugène de Savoie près de Turin, Victor-Amédée II de Savoie peut rentrer dans le Piémont.

Mais une nouvelle défaite de Victor-Amédée II de Savoie lui fait perdre la Savoie.

Lors des campagnes difficiles de la guerre de Succession d'Espagne, Louis XIV confie à Philippe II d'Orléans l'armée d'Italie.

Philippe II d'Orléans prouve sa bravoure à Turin en 1706.



Cession d'Alexandrie en Italie

En 1707, la ville d'Alexandrie en Italie est cédée par Joseph Ier de Habsbourg à Victor-Amédée II de Savoie.


Cloudesley Shovell, (1650–1707) - par Michael Dahl

Siège de Toulon

Siège de Toulon

Eugène-François de Savoie-Carignan et Victor-Amédée II de Savoie traversent la Savoie et la Provence.

Eugène-François de Savoie-Carignan traverse le Var le 11 juillet 1707.

Malgré le dilettantisme de Victor-Amédée II de Savoie, Eugène-François de Savoie-Carignan atteint Fréjus le 16 juillet 1707, faisant sa jonction avec Cloudesley Shovell et la flotte anglaise.

Mais l'attentisme de Victor-Amédée II de Savoie ralentit à nouveau la progression vers l'arsenal de Méditerranée.

Cela laisse aux troupes de Jacques Ier Fitz-James, stationnées en Espagne, suffisamment de temps pour appuyer René III de Froulay avant l'arrivée des assaillants le 26 juillet 1707.

Eugène-François de Savoie-Carignan met le siège devant Toulon le 29 juillet 1707.

Le 14 août 1707, René III de Froulay reprend les hauteurs de Sainte-Catherine, que les Impériaux ont prises la semaine précédente.

Eugène de Savoie-Carignan, voyant ses arrières près d'être coupés et réalisant la distance qui reste à franchir pour assiéger Toulon, n'a plus qu'à renoncer à son offensive le 22 août 1707.

Les forces franco-espagnoles repoussent les troupes impériales le 23 août 1707.

Eugène de Savoie-Carignan repasse le Var, perdant 10 000 hommes dans cette équipée.

Le seul bénéfice de cette campagne est le sabordage de 50 vaisseaux, que les Français ont entrepris de peur que l'ennemi ne s'empare de cette flotte, ce qui met pour longtemps un terme à leur influence en Méditerranée.



Brouille de Victor-Amédée II de Savoie avec l'Autriche

Victor-Amédée II de Savoie se brouille avec l'Autriche en 1709.


Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire

Traité d'Utrecht

Marie-Élisabeth de Habsbourg Régente des Pays-Bas

Victor-Amédée II de Savoie Roi de Sicile

Exil de Jacques François Édouard Stuart

Jean-Baptiste Colbert de Torcy négocie au mieux le traité d'Utrecht.

Nicolas Chalon du Blé représente Louis XIV lors de cette négociation.

Robert Harley et Henry Saint-John conclut le Traité d'Utrecht coté britannique.

Le Traité d'Utrecht est signé le 31 mars 1713 et met fin à la Guerre de Succession d'Espagne.

Ce traité reconnait l'installation de Philippe V d'Espagne, un Bourbon sur le trône d'Espagne. Mais les Autrichiens et les Anglais exigent des compensations territoriales au détriment de l'Espagne qui perd :

Charles VI de Habsbourg confie la régence des Pays-Bas à sa sœur Marie-Élisabeth de Habsbourg.

Philippe V d'Espagne renonce à ses droits à la succession du trône de France.

L'acquisition par la France de la principauté d'Orange est reconnue définitivement.

Terre-Neuve devient anglaise.

Jacques Ier Fitz-James convainc Louis XIV de demander l'annexion de la vallée de l'Ubaye, pour renforcer la frontière française des Alpes.

Victor-Amédée II de Savoie a gardé sa neutralité entre Autriche et France. Il récupère la Savoie, reçoit une partie du Milanais et la Sicile. Victor-Amédée II de Savoie devient Roi de Sicile en 1713.

La cession des trois escartons d'Oulx, de Val Varache et du Pragelas au royaume de Piémont-Sardaigne, par le traité d'Utrecht, fragilise considérablement la région du fait de la complémentarité économique entre les escartons de l'est et ceux de l'ouest. Les Escartons de Briançon font perdurer tant bien que mal leurs coutumes sous le pouvoir savoyard.

Le traité d'Utrecht contraint Louis XIV à refuser l'asile à Jacques François Édouard Stuart.

En février 1713, Jacques François Édouard Stuart part donc à Bar-le-Duc capitale du Barrois. Il mène la belle vie, fréquentant, Léopold Ier, Duc de Lorraine, et ses parents, au château de Lunéville et à Commercy.

À la demande d'Anne Ire de Grande-Bretagne, Louis XIV gracie 136 galériens camisards emprisonnés pour fait de religion, ils sont relâchés et exilés en Angleterre.



Mariage de Victor-Amédée de Savoie-Carignan avec Françoise de Savoie-Suse

Victor-Amédée de Savoie-Carignan épouse en 1714 Françoise de Savoie-Suse, fille de Victor-Amédée II de Savoie et de Jeanne d'Albert de Luynes. Leur enfant est :



Échange du royaume de Sardaigne contre la Sicile

Victor-Amédée II de Savoie Roi de Sardaigne

Charles VI de Habsbourg Roi de Sicile

La Sicile est trop éloignée pour que Victor-Amédée II de Savoie puisse la défendre. Il négocie en 1720 avec l'empereur Charles VI de Habsbourg l'échange du royaume de Sicile contre celui de Sardaigne.

Victor-Amédée II de Savoie devient Roi de Sardaigne. Charles VI de Habsbourg devient Roi de Sicile.



Mariage de Victor-Amédée II de Savoie avec Anna Canalis di Cumiana

Victor-Amédée II de Savoie est veuf d'Anne Marie d'Orléans.

Victor-Amédée II de Savoie épouse morganatiquement à Turin le 2 août 1730 Anna Canalis di Cumiana (1679-1769), fille du Comte Francesco Maurizio, Signore di Cumiana.



Abdication de Victor-Amédée II de Savoie

Charles-Emmanuel III de Savoie Roi de Sardaigne

Charles-Emmanuel III de Savoie Prince de Piémont et Duc de Savoie

Victor-Amédée II de Savoie abdique en faveur de son fils le 3 septembre 1730, se retire au château de Saint-Alban près de Chambéry.

Charles-Emmanuel III de Savoie devient Roi de Sardaigne sous le nom de Charles-Emmanuel III de Sardaigne.

Il devient Duc de Savoie, Prince de Piémont.

Charles-Emmanuel III de Savoie a des démêlés avec l'Église, car il défend que l'on ordonne des prêtres sans sa permission, et fait saisir les revenus du pape dans ses États.

Victor-Amédée II de Savoie tente de reprendre la Couronne. Son fils l'assigne à résidence au château de Moncalieri.



Mort de Victor-Amédée II de Savoie

Victor-Amédée II de Savoie meurt à Moncalieri le 31 octobre 1732.



Naissance de Victor-Amédée II de Savoie-Carignan

Victor-Amédée II de Savoie-Carignan naît en 1743.



Mariage de Victor-Amédée II de Savoie-Carignan avec Josée de Lorraine-Brionne

Victor-Amédée II de Savoie-Carignan épouse en 1768 Josée de Lorraine-Brionne, fille de Louis III, Duc de Lorraine-Brionne. Leur enfant est :



Naissance de Charles-Emmanuel de Savoie-Carignan

Charles-Emmanuel de Savoie-Carignan naît en 1770, fils de Victor-Amédée II de Savoie-Carignan et de Josée de Lorraine-Brionne.



Mort de Victor-Amédée II de Savoie-Carignan

Victor-Amédée II de Savoie-Carignan meurt en 1780.


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