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Les Indo-européens

Les Indo-européens

Peu avant 2000 avant Jésus-Christ, après les Sémites, les Sumériens et les Elamites, apparaissent les Indos-européens.

Ils ne sont pas décelés plus tôt en tant qu'Indo-européens car bon nombre d'entre eux utilisent l'écriture des Sémites, d'où une confusion certaine avec ce dernier peuple.

Commencent alors une série d'invasions indo-européennes, étalées sur de nombreux siècles.

Au Turkestan, les Indo-Européens se maintiendront jusqu'au Xe siècle avant Jésus-Christ, malgré les Mongols et les Chinois.

En Inde, lorsque qu'Alexandre le Grand arrive sur les rives du Gange, ils y sont installés depuis plusieurs siècles.

Ainsi, leurs conquêtes s'étalent aussi bien dans le bassin oriental que dans le bassin méditerranéen.

Ces invasions indo-européennes indiquent la fin des âges lithiques et marquent le commencement des âges du cuivre et du bronze.



Naissance de Ptolémée Ier Sôter

Ptolemaios ou Ptolémée Ier Sôter naît en Macédoine en 367 avant Jésus-Christ ou vers 364 avant Jésus-Christ, fils légitime de Lagos.

Le terme de lagide qui désigne la lignée de Ptolémée provient de Lagos.

Selon Pausanias, Ptolémée Ier Sôter pourrait être un enfant bâtard de Philippe II de Macédoine. Lagos n'aurait fait qu'assumer la paternité pour son roi.

Ptolémée Ier Sôter est ami d'enfance d'Alexandre le Grand.



Mariage de Philippe II de Macédoine avec Olympias d'Épire

Lors de son initiation aux mystères des Grands Dieux, Philippe II de Macédoine rencontre Olympias d'Épire prêtresse de Zeus sur l'île de Samothrace.

Philippe II de Macédoine épouse en 359 avant Jésus-Christ Olympias d'Épire, princesse molosse d'Épire. Leurs enfants sont :

Mais ce mariage devient vite conflictuel entre les infidélités répétées de Philippe II de Macédoine et le caractère ambitieux, autoritaire, acariâtre et sans pitié d'Olympias d'Épire.



Mariage d'Antipater

Antipater a pour enfants:



Naissance d'Alexandre le grand

Alexandre le grand naît à Pella, capitale de la Macédoine antique, en juillet 356 avant Jésus-Christ, fils de Philippe II de Macédoine, et d'Olympias d'Épire.

Aristote est son précepteur et lui donne une solide formation en rhétorique et en littérature. Il stimule sa curiosité en sciences, en médecine et en philosophie.

Alexandre voue un véritable culte aux héros de l'Iliade, prétendant descendre par sa mère d'Achille et rêve de lui ressembler.



Naissance d'Héphaestion

Héphaistion ou Héphaestion naît à Pella en 356 avant Jésus-Christ, fils de l'aristocrate Amyntas. Il est élevé auprès d'Alexandre le Grand, et reçoit lui aussi l'enseignement d'Aristote.



Achèvement de la construction du mausolée d'Halicarnasse

La construction du mausolée d'Halicarnasse est achevée en 350 avant Jésus-Christ. On ne sait s'il fut achevé par le frère de Mausole, par Alexandre le Grand, ou s'il ne fut pas achevé.

Le mausolée d'Halicarnasse restera en bon état jusqu'au XII siècle, puis, faute d'entretien, il tombera en ruine.



Siège de Périnthe et Byzance

Alexandre le Grand Régent de Macédoine

Périnthe et Byzance sont assiégées par Philippe II de Macédoine en 340 avant Jésus-Christ. Artaxerxès III Ochos, inquiet des progrès de la Macédoine, aide ces cités et fait alliance avec Athènes.

Ces cités oppose une résistance acharnée et victorieuse.

En l'absence de Philippe II de Macédoine parti assiéger Byzance, la régence échoit au jeune Alexandre le Grand.



Mort d'Archidamos III

Agis III Roi de Sparte

Archidamos III part ensuite en Italie au secours de Tarente. Agis III, son fils, assume la régence.

Archidamos III meurt en Italie en 338 avant Jésus-Christ, contre les Lucaniens, à la veille de la bataille de Chéronée selon Diodore de Sicile.

Agis III lui succède et devient Roi Eurypontide de Sparte en 338 avant Jésus-Christ.

Agis III ne prend aucune initiative pour contrer Alexandre le Grand et cherche vraisemblablement à consolider Sparte après l'échec de l'expédition italienne.



Mariage de Darius III Codoman avec Stateira

Darius III Codoman épouse Stateira. Leur enfant est :


Royaume de Macédoine à la mort de Philippe II

Mort de Philippe II de Macédoine

Alexandre III le Grand Roi de Macédoine

Destruction de Thèbes

Parménion remporte quelques succès en Asie Mineure en 336 avant Jésus-Christ.

Mais Philippe II de Macédoine meurt en août 336 avant Jésus-Christ, assassiné au cours d'un banquet par Pausanias, l'un de ses officiers.

Il paraît vraisemblable qu'Olympias d'Épire trempe dans cet assassinat.

Alors que les cités grecques avaient tenu Philippe II de Macédoine pour quantité négligeable, elles le craignent désormais.

Sous son règne, le royaume de la Macédoine a un développement politique et économique très intense. La Macédoine se transforme en royaume puissant qui impose son hégémonie à la Péninsule Balkanique.

Philippe II de Macédoine introduit la monnaie unique et organise la structure unique de l'État.

Démosthène compose sa première Philippique.

Alexandre le Grand monte sur le trône sous le nom d'Alexandre III de Macédoine. Il élimine tous les conspirateurs qui s'opposent à son avènement.

Alexandre le Grand est défini comme étant :

Antipater est, avec Parménion, le général le plus expérimenté.

Antipater, proche d'Alexandre le Grand et d'Olympias d'Épire, aide le jeune Alexandre le Grand à accéder au trône.

Philippe III Arrhidée ne fait pas figure de prétendant sérieux face à Alexandre le Grand qui lui épargne la vie.

Philippe III Arrhidée est frappé d'une incapacité mentale qui l'écarte très tôt de la succession royale. Pour certaines sources, c'est un poison donné par Olympias d'Épire qui serait responsable de cet état. Il est peut-être simplement épileptique.



Alexandre le Grand Commandant des forces grecques

Dès la fin de l'été 336 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand se fait élire commandant des forces grecques, lors de l'assemblée de Corinthe.



Eumène de Cardia chancelier d'Alexandre le Grand

Scribe à la cour de Pella, Eumène de Cardia devient le secrétaire de Philippe II de Macédoine puis celui (archigrammate) d'Alexandre le Grand qui le nomme chancelier en 335 avant Jésus-Christ.

C'est à lui de rédiger toute la correspondance et les décrets royaux.



Campagne contre les rebelles thraces

Mort de Cléopâtre

Alexandre le Grand marche sur la Thessalie, où des partisans de l'indépendance ont pris le pouvoir, et rétablit la souveraineté macédonienne.

En 335 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand, Roi de Macédoine, atteint le Danube.

Les Celtes des Balkans envoient une ambassade à Alexandre le Grand.

Lors d'une entrevue avec les Gaulois, désappointé par leur réponse, il leur propose une alliance.

En 335 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand mène campagne contre les rebelles thraces sur les bords du Danube.

Pendant qu'Alexandre III le Grand est dans le nord de son royaume afin d'assurer sa frontière septentrionale, Olympias d'Épire fait assassiner Cléopâtre, seconde femme de Philippe II de Macédoine, et son fils.

Perdiccas participe aux premières campagnes d'Alexandre le Grand.



Victoire sur les Illyriens et les Dardaniens

A son retour en Macédoine, Alexandre le Grand écrase la même semaine, près du lac de Prespa, les Illyriens et les Dardaniens qui avaient fait sécession.



Thèbes détruite

Thèbes se soulève avec l'aide des Athéniens.

Alexandre le Grand se dirige en hâte vers Thèbes. Alexandre le Grand détruit la cité, n'épargnant que les temples des dieux et la maison de Pindare, et réduisant en esclavage quelque 30 000 prisonniers.

Perdiccas est blessé devant Thèbes en 335 avant Jésus-Christ.



Guerre contre la Perse

Antipater Régent de Macédoine

Héphaestion commandant de l'escadron de la garde royale.

Rédaction de la biographie épique d'Alexandre le Grand

Au printemps 334 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand part en guerre contre la Perse.

Olympias d'Épire, sa mère ne le reverra plus.

Antipater conseille vainement à Alexandre le Grand de ne pas commencer l'expédition asiatique avant qu'il n'ait un héritier.

Antipater devient Régent de Macédoine et Stratège d'Europe à charge pour lui de préserver la ligue de Corinthe tout en réprimant d'éventuels mouvements de rébellion en Grèce.

Antipater mène une politique avisée et montre son attachement à une monarchie traditionnelle et patriarcale dans laquelle la noblesse peut s'exprimer librement au sein du Conseil royal. Antipater apparaît de fait comme le souverain aux yeux des Macédoniens.

Antipater utilise la ligue de Corinthe afin de maintenir les Grecs dans la dépendance tout en s'appuyant sur des régimes oligarchiques ou tyranniques soutenus par des garnisons macédoniennes.

Alexandre le Grand traverse l'Hellespont (les Dardanelles) depuis Sestos et débarque à Abydos en Phrygie hellespontique.

Son armée forte de 32 000 fantassins et 5 000 cavaliers, macédoniens et grecs, a comme généraux :

Philippe III Arrhidée accompagne Alexandre le Grand.

Il le seconde dans certaines circonstances montrant qu'il n'en est pas moins considéré comme un membre à part entière de la famille royale.

Callisthène, le neveu d'Aristote, est chargé de rédiger la biographie épique d'Alexandre le Grand c'est-à-dire le Récit de ses campagne. Elle s'achèvera vers 330 avant Jésus-Christ.



Ptolémée Ier Sôter Sômatophylaques

Ptolémée Ier Sôter est l'un des Sômatophylaques (gardes du corps) et des plus proches lieutenants d'Alexandre le Grand.

Son ascension est autant due à ses valeurs militaires qu'à son amitié avec Alexandre le Grand.



Eumène de Cardia chargé de la logistique

Eumène de Cardia est chargé de la logistique de l'armée d'Alexandre le Grand en campagne :

Pour y parvenir tout en évitant le pillage des régions conquises, chose qu'Alexandre le Grand veut éviter :

Placé à la tête de la chancellerie du roi, Eumène possède, malgré l'inimitié patente d'Héphaistion un pouvoir considérable. Il reçoit les mêmes honneurs que les Compagnons les plus influents.


Bataille du Granique -Gravure inspirée d'une fresque de Charles Le Brun

Bataille du Granique

Mort de Spithridatès

Mort d'Arsitès

Darius III Codoman ne prend pas tout de suite la mesure du débarquement macédonien. Il laisse aux satrapes d'Asie Mineure, le soin d'arrêter l'armée macédonienne.

Memnon de Rhodes, le chef des mercenaires grecs de Darius, est partisan d'une politique de la terre brûlée face aux Macédoniens.

Conscient de l'infériorité de l'armée perse, il propose d'entraîner les troupes d'Alexandre le Grand vers l'intérieur du pays, tandis que la flotte perse porterait la guerre jusqu'en Macédoine.

Mais les satrapes perses, méfiants envers un étranger grec et confiants dans leur cavalerie, préfèrent dans un esprit chevaleresque livrer immédiatement bataille à l'armée d'Alexandre le Grand.

Ils concentrent alors en Phrygie hellespontique des mercenaires grecs et des cavaliers asiatiques et tiennent conseil, sans pour autant désigner de général en chef.

Le commandant est en effet partagé entre Arsitès, satrape de Phrygie hellespontique, Spithridatès, satrape de Lydie et plusieurs généraux dont Arsamès et le grec Memnon.

Héphaestion et Alexandre le Grand vont en pèlerinage à Troie et à Ilion.

Héphaestion dépose une couronne sur les tombes d'Achille et de Patrocle près de Troie. Élien explique ainsi qu'Héphaestion laisse ainsi entendre qu'il est l'amant d'Alexandre le Grand, comme Patrocle a été celui d'Achille.

En mai 334 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand rejoint alors le gros des troupes à Abydos et se de dirige vers Dascylion pour se porter à la rencontre de l'armée perse qui lui barre la route sur les rives du Granique ou Granic.

Ce cours d'eau (actuel Bigha Tschai, situé près du village de Tschinar Köpruk en Turquie) est d'assez faible importance.

La rive droite, escarpée, forme un obstacle naturel. C'est là, sur une hauteur, que s'installe l'armée perse, mal préparée, formée de 20 000 cavaliers perses et 18 000 fantassins dont plus de 10 000 mercenaires hoplites grecs commandés par Memnon de Rhodes.

La cavalerie est au premier rang, commandée par le satrape Arsitès, afin de charger les Macédoniens qui tenteraient de traverser le fleuve.

Les mercenaires grecs sont positionnés en retrait, sur la partie la plus haute du terrain.

L'armée d'Alexandre le Grand, est formée de 4 500 cavaliers dont 1 500 Compagnons et de 30 000 fantassins dont 9 000 phalangites.

Officier dans la cavalerie des Compagnons, Héphaestion commande l'escadron de la garde royale.

Perdiccas commande un taxeis de la phalange.

Antigone le Borgne commande le corps des alliés grecs de la ligue de Corinthe.

Cratère commande un corps de fantassins avec le grade de taxiarque (une taxe est un régiment, sûrement recruté sur une base régionale, de la phalange macédonienne).

Parménion commande la cavalerie thessalienne et péonienne qui ne semblent pas jouer un grand rôle dans la bataille.

Les Perses ont l'avantage de la position, Alexandre le Grand a celui de l'exposition.

Parménion, premier général, préconisant la prudence, conseille d'attendre le lendemain matin afin de provoquer l'impatience des Perses et de permettre à la phalange de traverser le fleuve sans encombre.

On ne sait :

Alexandre le Grand comprend que son infanterie ne peut traverser le fleuve sans courir le risque d'être diminués par la cavalerie perse qui est proche de la rive. Elle ne peut donc pas se défendre sans compter sur un secours réel de l'infanterie qui devra alors abandonner sa position en hauteur.

Alexandre le Grand décide alors de pousser avec la acvalerie des Compagnons une vigoureuse attaque sur l'aile gauche ennemie, là où se trouve les principaux officiers perses.

Bien que son avant-garde soit repoussée sous l'effet meurtrier des flèches adverses, Alexandre le Grand, se jette effectivement dans le fleuve et charge à la tête de ses hétaires l'aile gauche de la cavalerie perse. Emporté par le courant, il charge à l'endroit où l'aile gauche ennemie rejoint ses lignes centrales.

Alexandre le Grand affronte avec impétuosité un bataillon des Parents du Roi qui se montre tout aussi hardi dans la bataille. Alexandre le Grand abat un gendre de Darius d'un coup de lance au visage.

Blessé, Alexandre le Grand ne doit la vie sauve qu'à l'intervention d'un de ses Compagnons Cleithos qui abat le satrape Spithridatès.

La cavalerie des satrapes prend massivement la fuite, cependant que les mercenaires grecs, sans ordres véritables, ne font pas mouvement.

Face à l'indécision des hoplites grecs mercenaires, c'est l'ensemble de l'armée macédonienne, maintenant en avantage numérique après la fuite de la cavalerie, qui monte à l'assaut de leur position.

Le combat est d'une grande violence, seul 2 000 mercenaires grecs, sur 10 000, survivent et sont envoyés aux travaux forcés en Macédoine. Pour Alexandre le Grand ils se sont opposés à la cause de l'hellénisme et ne méritent aucune pitié.

Les Perses perdent 2 000 cavaliers et 10 000 fantassins.

Arsitès se suicidera peu après.

L'armée d'Alexandre le Grand n'aurait perdu que 110 ou 145 hommes.

Ce chiffre semble peu réaliste, si l'on en juge par la violence de l'engagement, et se révèle probablement sous-estimé.

Alexandre le Grand démontre son art de la manœuvre et le rôle considérable que joue dans ses actions stratégiques la mobilité, en particulier celle de sa cavalerie lourde.

Antipater envoie des renforts lors de l'hiver de 334 avant Jésus-Christ à 333 avant Jésus-Christ pendant le séjour d'Alexandre le Grand à Gordion.

Toute l'Asie Mineure hormis la Paphlagonie et la Cappadoce est soumise à Alexandre le Grand.



Agis III à Siphnos

Agis III dépêche à Suse a envoyé pour établir une alliance avec l'Empire achéménide.

Darius III Codoman fait attendre le négociateur spartiate qui est capturé à Damas après la bataille d'Issos.

Sans nouvelles de son envoyé et mal informé du progrès de la campagne macédonienne sur terre, Agis III conclut à tort que Darius III Codoman a l'avantage sur Alexandre le Grand et décide de vérifier par lui-même.

En 334 avant Jésus-Christ, par la mer, Agis III gagne Siphnos où se viennent d'arriver les satrapes Pharnabaze et Autophradatès, vraisemblablement pour mener à bien le plan de Memnon de Rhodes d'envahir la Grèce.

Parallèlement, Agis III envoie Agésilas II, son frère, au cap Ténare, la base navale de Sparte, avec pour mission de lever une flotte qui doit se rendre en Crète pour lever des mercenaires.



Aristonicos Tyran de Méthymne

Memnon de Rhodes installe Aristonicos comme Tyran de Méthymne 334 avant Jésus-Christ. Il le restera jusqu'en 333 avant Jésus-Christ.

Favorable aux Perses Achéménides et hostile à Alexandre le Grand, Aristonicos est fait prisonnier à Chios.



Siège de Mytilène

Mort de Memnon de Rhodes

Memnon de Rhodes prend contact avec le roi de Sparte, Agis III, et les cités les plus hostiles aux Macédoniens.

Antipater est rapidement aux prises avec les cités grecques qui profitent de l'absence d'Alexandre le Grand pour se soulever.

Antipater doit faire face en Égée à la flotte perse commandée par Memnon de Rhodes qui, heureusement pour Antipater, meurt durant le siège de Mytilène au début 333 avant Jésus-Christ.


Mosaïque de la bataille d'Issos - Maison du Faune à Pompéi - Musée national d'archéologie de Naples Darius III Codoman Alexandre le Grand Alexandre le Grand montre Héphaestion à Sisygambis – Véronèse - 1565-1570 - National Gallery

Bataille d'Issos

Dès le début de 333 avant Jésus-Christ, Darius III Codoman concentre alors une nouvelle armée en Babylonie.

Confiant dans ses capacités de stratège, il entend affronter Alexandre le Grand en personne et faire sa jonction en Syrie avec le contingent des mercenaires grecs amenés par la flotte de Pharnabaze, successeur de Memnon de Rhodes dans la défense de l'Égée.

Thymondas, fils de Mentor de Rhodes, commande les 30 000 mercenaires à la bataille d'Issos.

À l'été 333 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand apprend l'arrivée de Darius en Cilicie.

Il quitte Gordion et décide de se porter au devant de l'armée perse par la Lycaonie ;

Il soumet la Cilicie et occupe Tarse où il est retenu plusieurs semaines des suites d'une maladie (peut-être due à une hydrocution).

Alexandre le Grand conserve le principal corps de troupes à Tarse mais envoie Parménion occuper la région d'Issos dont le Pilier de Jonah et le col de Belen qui mènent de Cilicie en Syrie.

Désireux de rattraper le retard pris, Alexandre le Grand s'avance, quelque peu imprudemment vers le sud à travers la passe de Jonas.

Darius III Codoman, informé que Parménion tient déjà le terrain, débouche par les Portes de l'Amanos au nord et se retrouve sur les arrières d'Alexandre le Grand, ce qui montre chez lui un certain talent militaire.

Darius capture la ville d'Issos sans opposition et tue tous les malades et blessés qu'Alexandre le Grand a laissé derrière lui.

Pour autant Alexandre le Grand, acculé aux régions hostiles de Syrie et de Phénicie, essaye de rester maître de la situation. Il rebrousse chemin vers la Pilier de Jonah afin de mener combat dans un terrain connu.

Malgré l'avis de ses conseillers grecs, Darius accepte la bataille dans une région pourtant peu propice à la cavalerie. La supériorité numérique qui est son principal atout ne peut jouer à plein. Darius tient une position défensive dans une étroite plaine côtière que traverse le fleuve Pinaros (l'actuel Payas ou Pajas) à 10 km environ au sud d'Issos. Le lieu de la bataille se situe près de l'actuel Iskenderun en Turquie.

Le 1er novembre 333 avant Jésus-Christ, Darius III Codoman qui commande en personne, a l'avantage de mettre son armée la première en ordre de bataille.

Il se positionne au centre, juché sur son char, avec sa meilleure infanterie, les 10 000 hoplites mercenaires et les 10 000 Immortels, et sa cavalerie royale.

Il place 20 000 fantassins légers, les Cardaces armés comme des peltastes, sur les flancs de la montagne et dispose près de la côte, sur son aile droite, la plus grande partie de ses cavaliers légers perses, mèdes et hyrcaniens.

Alexandre le Grand dirige la cavalerie des Compagnons sur le flanc droit tandis qu'il place sur le flanc gauche, appuyée au rivage, la cavalerie thessalienne sous le commandement de Parménion.

Cratère dirige l'infanterie de l'aile gauche de l'armée.

La phalange, disposée en retrait le long du cours d'eau, est protégée sur ses flancs par des bataillons de peltastes.

La bataille commence par un choc entre les deux infanteries sur les rives du Pinaros, tandis que les frondeurs, archers et javeliniers perses ne sont pas parvenus à diminuer la solide phalange.

Les mercenaires grecs de Darius combattent avec vigueur et parviennent un temps à rompre les phalangites de Cratère.

Au même moment la cavalerie perse se heurte à la résistance de Parménion qui tient l'aile gauche macédonienne.

Appuyé par le corps d'élite des Hypaspistes, Alexandre le Grand, à la tête de la cavalerie des Compagnons, défait l'aile gauche adverse et se rabat vers le centre de Darius.

Certaines sources antiques considèrent qu'Alexandre le Grand cherche à défier Darius en combat singulier, mais cette manœuvre au centre semble au départ davantage dirigée contre les mercenaires grecs.

Une fois Darius en vue, Alexandre le Grand lance l'assaut contre lui. La garde royale perse oppose une vive résistance autour du char royal. Plusieurs satrapes et officiers de haut rang y laissent la vie.

Ses chevaux étant gravement blessés, Darius III Codoman aurait été contraint de changer de quadrige.

Un dernier mouvement de panique le contraint à la fuite, entraînant la débâcle de sa cavalerie puis de son armée toute entière. En déroute dans un étroit défilé, les cavaliers perses périssent en se foulant mutuellement ou en chutant dans les ravins. La cavalerie macédonienne poursuit Darius III Codoman en vain jusqu'au coucher du soleil.

Darius III Codoman parvient à s'enfuir vers l'Euphrate, laissant son char et ses attributs royaux : son quadrige, son arc, son bouclier et son manteau. Cela constitue un véritable déshonneur selon les codes de la royauté achéménide.

Une tradition historique tend à dépeindre Darius III Codoman en roi dont la lâcheté n'aurait d'égal que le piètre talent de stratège. On peut d'emblée nuancer ce propos en arguant de la faiblesse même de l'empire perse face à l'expansionnisme macédonien.

Il convient surtout de souligner l'inadaptation de la tactique militaire perse sur le champ de bataille.

Selon un code très ritualisé, Darius se tient juché sur son char au centre de l'armée, de manière hiératique et majestueuse, protégé par le bataillon des 10 000 Immortels et la garde équestre des Parents du Roi.

Il ne peut, paralysé dans un dispositif figé, véritablement résister à la charge de la cavalerie des Compagnons, comme le montre bien la Mosaïque d'Alexandre.

Malgré l'esprit chevaleresque de ses cavaliers, Darius ne dispose pas d'une armée et d'un commandement capable de faire face à la force d'impact de l'armée macédonienne.

Darius III Codoman abandonne la famille royale à son sort : Sisygambis, sa mère, Stateira, son épouse et leurs enfants sont en effet capturés par Alexandre le Grand qui les traite avec le respect dû aux rois.

Selon la Vulgate d'Alexandre le Grand, Sisygambis aurait confondu Héphaestion, qui l'emportait par la taille et la beauté, avec Alexandre le Grand, qui magnanime aurait rétorqué : Lui aussi est Alexandre.

La scène a inspiré à Paul Véronèse le tableau La Famille de Darius devant Alexandre.

Pendant l'hiver de 333 avant Jésus-Christ à 332, Antigone le Borgne est chargé de réduire en Cappadoce et en Paphlagonie les troupes perses rescapées de la bataille d'Issos.

Le reste de la flotte perse est dispersé après la bataille Issos.

Les relations de Parménion avec Alexandre le Grand se détériorent car il représente et symbolise la tendance de l'armée hostile à la poursuite de l'expédition.

Parménion conseille à Alexandre le Grand d'accepter les offres de Darius III Codoman qui propose, dans un premier temps, en dot pour sa fille Stateira l'Asie Mineure jusqu'au fleuve Halys en 333 avant Jésus-Christ.



Prise de Tyr par Alexandre le Grand

Alexandre le Grand entame alors la conquête de la Phénicie.

En 332 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand fait le siège de Tyr. Carthage n'aide Tyr que pour le transport d'environ 70 000 non-combattants à l'abri ainsi que les trésors de la ville, ce qui est déjà une prouesse logistique.

Tyr offre une résistance obstinée, mais Alexandre le Grand prend la ville d'assaut en 332 avant Jésus-Christ après un siège de 7 mois.

Alexandre le Grand menace la délégation carthaginoise présente jusqu'à la fin avant de la remettre en liberté.

Inquiétée un moment par l'impérialisme macédonien, Carthage se sentait protégé par les déserts de Libye qu'une armée ne pouvait franchir sans une flotte d'accompagnement disposant de la supériorité maritime.

Carthage conclut une entente économique profitable avec la dynastie lagide qui domine l'Égypte, la Palestine et la Phénicie.



Héphaestion Garde du corps d'Alexandre le Grand

En 332 avant Jésus-Christ., Héphaestion obtient le titre de sômatophylaque (garde du corps) parmi 7 compagnons d'Alexandre le Grand.


Alexandre le Grand - Albâtre blanc de 10 cm de Haut - Le Caire - Musée égyptien

Alexandre le Grand en Égypte

Fondation d'Alexandrie

Siège d'Halicarnasse

Alexandre le Grand entame alors la conquête de l'Égypte.

Alexandre le Grand prend Gaza puis passe en Égypte, où il est accueilli en libérateur.

En 332 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand fonde à l'embouchure du Nil, la ville d'Alexandrie, qui devint le centre littéraire, scientifique et commercial du monde hellénique.

Ptolémée Ier Sôter s'occupe du siège d'Halicarnasse en l'absence d'Alexandre le Grand qui est parti dans le futur royaume de Ptolémée Ier Sôter, l'Égypte.



Soumission de Cyrène à Alexandre le Grand

Cyrène, la capitale de l'antique royaume nord-africain de Cyrénaïque, se soumet à Alexandre le Grand en 331 avant Jésus-Christ, ce qui étendit ses possessions jusqu'à l'empire de Carthage.

Au cours du printemps de 331 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand effectue un pèlerinage au grand temple et à l'oracle d'Amon-Rê, le dieu égyptien du soleil, que les Grecs identifient à Zeus.



Siège de Megalopolis

Bataille de Megalopolis

Mort d'Agis III de Sparte

Eudamidas Ier Roi de Sparte

Au printemps 331 avant Jésus-Christ, Agis III est à la tête d'une armée prête à engager le combat avec Alexandre le Grand, qui se trouve alors en Égypte.

Agis III rassemble les cités péloponnésiennes et défait le général macédonien Corragos.

Agis III se heurte néanmoins au refus d'Athènes de lui envoyer sa flotte.

Agis III assiège Megalopolis avec le soutien de contingents achéens, élidiens et arcadiens.

Antipater porte d'abord son armée contre Memnon, révolté en Thrace.

Aucune bataille n'a lieu, ce qui suggère une paix négociée entre Memnon et Antipater.

Antipater reçoit une part du trésor de Suse, ce qui lui permet de recruter de nombreux mercenaires et de lever une armée de 40 000 hommes, deux fois plus nombreuse que son adversaire.

À l'automne331 avant Jésus-Christ, Antipater gagne le Péloponnèse où Agis III assiège Mégalopolis.

Antipater mène en personne l'offensive et défait l'armée spartiate à Megalopolis.

Agis III de Sparte meurt durant ce combat.

Le charisme et la détermination d'Agis III lui permettent d'exercer la fonction royale dans toute son autorité. Agis III consacre son règne à consolider la position lacédémonienne dans le monde grec, mais ne parvient pas à contrecarrer l'hégémonie macédonienne.

Eudamidas Ier, fils d'Archidamos III et frère d'Agis III, devient Roi Eurypontide de Sparte en 331 avant Jésus-Christ.

Sparte négocie la paix directement avec Alexandre le Grand qui lui impose le paiement de 120 talents et surtout leur entrée dans la ligue de Corinthe.

La Grèce entre sous la férule d'Antipater dans une période de paix jusqu'en 322 avant Jésus-Christ.


Bataille de Gaugamèles - Jan Bruegel l'Ancien - 1602

Bataille de Gaugamèles

Alexandre le Grand Empereur

Ne pouvant empêcher Alexandre le Grand de conquérir la Phénicie et l'Égypte, Darius III Codoman forme une nouvelle armée qui, dit-on, comptait un million d'hommes, en intégrant, cette fois-ci, nombre de contingents des satrapies orientales dont quelques éléphants de guerre.

Son armée hétérogène comporte probablement seulement 237 000 ou 80 000 fantassins, 13 000 cavaliers, 200 chars à faux et 15 éléphants de guerre.

L'armée macédonienne parfaitement entraînée et équipée est formée de 40 000 fantassins, dont 31 000 phalangites, et 7 000 cavaliers.

Au printemps 331 avant Jésus-Christ, l'armée macédonienne marche vers l'Euphrate

L'Euphrate est traversé, sans réelle opposition, fin juillet 331 avant Jésus-Christ.

Aussi Alexandre le Grand, au lieu de marcher sur Babylone selon son plan initial, remonte vers le nord et franchit le Tigre en septembre 331 avant Jésus-Christ.

Après plusieurs jours de marche, Alexandre le Grand apprend que l'armée perse l'attend dans la plaine de Gaugamèles, dans le Nord de l'Irak actuel, à une centaine de kilomètres d'Arbèles (Erbil dans le Kurdistan actuel).

Cette bataille est parfois abusivement, appelée bataille d'Arbèles.

La localisation exacte de la bataille n'est pas clairement établie La bataille a lieu le 1er octobre 331 avant Jésus-Christ.

Les plus anciens officiers d'Alexandre le Grand, en particulier Parménion, inquiet par la difficulté qu'il y aurait à repousser en plein jour une armée si nombreuse, lui conseillent d'attaquer les ennemis pendant la nuit mais Alexandre le Grand leur répond qu'il ne souhaite pas dérober la victoire. Certains sont encore plus préoccupés lorsqu'Alexandre le Grand, contre sa coutume, dort d'un sommeil profond la veille du combat, comme s'il se sentait déjà vaincu.

Philôtas ou Philotas est le fils de Parménion. Il porte le titre d'Hipparque dirige la cavalerie lourde macédonienne des Compagnons (hétairoi) : environ 1500 à 1800 cavaliers.

Darius III Codoman a pris soin de choisir un terrain favorable : une grande plaine régulière, dont il a fait nettoyer les cailloux afin que son innombrable cavalerie et ses chars à faux puissent manœuvrer plus facilement. Il fait également planter des piques de fer dans le sol afin de blesser les chevaux adverses.

Cratère dirige l'infanterie de l'aile gauche de l'armée macédonienne.

Ne pouvant contourner l'immense formation perse avec sa technique habituelle du marteau et de l'enclume, Alexandre le Grand déploie son armée différemment.

Les troupes sont donc positionnées décalées les unes par rapport aux autres placées en échelon, ce qui doit lui permettre d'occuper le maximum de terrain et de prendre à revers les flancs adverses.

Les phalanges sont organisées en carré de 256 hommes : 16 hommes sur 16 lignes, avec les combattants les plus aguerris aux premières lignes.

Comme de coutume, Alexandre le Grand place au centre de son dispositif la phalange, protégée sur son flanc gauche par les hoplites et les peltastes, et sur son flanc droit par les hypaspistes.

Alexandre le Grand répartit la cavalerie sur les flancs. Il mène le flanc droit à la tête de la cavalerie lourde des Compagnons et de frondeurs d'élite cachés par ceux-ci.

Quant au flanc gauche, formé des cavaliers thessaliens et thraces, il est lui commandé par Parménion.

Alexandre le Grand participe directement aux combats sur son cheval Bucéphale comme pour toutes ses batailles, alors que Darius, lui, commande son armée depuis l'arrière.

Darius est le premier à faire avancer ses troupes. Il envoie sa cavalerie sur le flanc macédonien le plus replié, là où elle peut manœuvrer au mieux. Alexandre le Grand en profite pour partir sur sa droite tout en restant à distance. Le front s'étend alors en largeur et nécessite qu'une partie des troupes perses suive le déplacement de la cavalerie d'Alexandre le Grand.

Darius envoie ses chars à faux dans le but de vaincre rapidement le centre adverse. La phalange macédonienne repousse la charge en s'écartant à l'arrivée des chars, créant de petites souricières dans la formation du front. Les chevaux, par instinct, se précipitent vers ces ouvertures plutôt que d'entrer de plein fouet sur les phalangites qui pointent leurs sarisses. Les conducteurs de chars sont rapidement mis hors de combat.

Suite à l'échec des chars à faux, cette arme ne sera plus jamais déterminante sur un champ de bataille.

Le roi perse, voyant ses unités montées en difficulté, lance une grande partie de son infanterie légère dans la mêlée.

Pendant ce temps, Alexandre le Grand à la tête des Compagnons a tellement étendu le front perse qu'il n'est plus solidaire. Darius remarque ce mouvement mais fait poursuivre Alexandre. Alors que les deux colonnes de cavalerie allaient se rencontrer, Alexandre le Grand change soudain de direction, découvrant les frondeurs d'élite qui attaquent et bloquent aussitôt la cavalerie perse, et fonce sur le centre dégarni de l'armée perse où se trouve Darius.

Compte tenu des effectifs, Alexandre le Grand avait prévu de se lancer dans un combat entre lui et Darius afin qu'une fois le roi perse mort, son armée se rende.

Sur le flanc gauche macédonien, les combats tournent à l'avantage des Perses, sous l'action du satrape Mazaios qui parvient à créer une brèche jusqu'à l'arrière-garde de Parménion.

Au centre, Alexandre le Grand, sa cavalerie et une partie de l'infanterie légère, qui a réussi à repousser les charges de l'armée perse, foncent sur Darius.

Darius III Codoman prend la fuite vers Arbèles et quitte le champ de bataille avec son bataillon d'Immortels et des cavaliers de Bactriane mais abandonne son trésor, estimé à 4 000 talents (entre 75 et 100 tonnes d'argent) et ses armes personnelles.

Alexandre le Grand doit choisir entre la poursuite de Darius III Codoman ou aider ses troupes. Faisant le choix de la raison, il abandonne la poursuite pour venir en aide à Parménion et à son flanc gauche malmené.

Les ordres de repli ont du mal à parvenir à toute l'armée perse. Les combats continuent plusieurs heures, s'achevant sur la victoire complète de l'armée macédonienne.

Lors de la bataille, les soldats observent une éclipse.

L'armée perse aurait eu 50 000 tués ou blessés. L'armée macédonienne compterait 500 tués et 3 000 blessés.

Héphaestion est blessé lors de cette bataille.

Par cette bataille, considérée comme l'une des plus importantes de l'Antiquité par les forces impliquées, le royaume de Macédoine a vaincu définitivement l'empire perse achéménide.

Alexandre le Grand s'autoproclame empereur en 331 avant Jésus-Christ et est couronné roi d'Asie lors d'une cérémonie fastueuse célébrée à Arbèles,

Durant l'automne 331 avant Jésus-Christ, Cratère occupe les hauteurs du pays des Ouxiens (ouest de l'Iran actuel) au nord-ouest de Persépolis.

Darius III Codoman propose en dot pour sa fille Stateira l'Asie Mineure jusqu'à l'Euphrate en 331 avant Jésus-Christ.

Alexandre le Grand entre en vainqueur dans Babylone en octobre 331 avant Jésus-Christ.

Le satrape Mazaios, bien qu'ayant eu de hautes fonctions sous Darius, se met au service d'Alexandre le Grand ce qui provoque une certaine incompréhension pour les proches d'Alexandre le Grand.



Prise et destruction de Persépolis

Parménion Satrape de Médie

Au milieu de l'hiver, Alexandre le Grand force le chemin vers Persépolis, la capitale perse.

Parménion conseille vainement à Alexandre le Grand de ne pas incendier Persépolis en 330 avant Jésus-Christ.

Cratère commande en second au combat des Portes Persiques.

Après avoir pillé les trésors royaux et ravi d'autres butins, Alexandre le Grand incendie la cité et achève ainsi la destruction du royaume perse.

Peu après, Parménion reçoit le commandement de la satrapie de Médie, et sans doute aussi de Perside, mais, ce faisant, il est éloigné des combats, ce qui correspond à une disgrâce.



Période séleucide

En Mésopotamie, la période séleucide dure de 331 avant Jésus-Christ à 140 avant Jésus-Christ.

L'empire perse achéménide tombe sous les coups d'Alexandre le Grand, et après la mort de ce dernier et les luttes qui s'ensuivent la Mésopotamie est dominée par les Séleucides.

La culture mésopotamienne connaît à cette période un déclin qui s'accélèrera au IIe siècle.



Mort de Darius III Codoman

Artaxerxès V Roi de Perse

En 330 avant Jésus-Christ, dans la poursuite contre Darius III Codoman, Cratère semble avoir le commandement du principal corps d'armée tandis qu'Alexandre le Grand dirige l'avant-garde.

Abandonné par tous ses fidèles, Darius III Codoman meurt dans les montagnes de Médie en juillet 330 avant Jésus-Christ, assassiné par Nabarzane ou Nabarzenes. Il est le dernier roi de la dynastie achéménide.

Nabarzenes jure fidélité à Alexandre le Grand, et lui offre de riches présents, parmi lesquels Bagoas le Perse, dont la beauté séduit Alexandre le Grand.

Le caractère du garçon est à la hauteur de sa beauté, et l'amitié qui grandit entre lui et le Roi guerrier durera le reste de leur vie.

Bessos, un satrape, se proclame Roi de Perse en juillet 330 avant Jésus-Christ sous le nom d'Artaxerxès V.

Darius III Codoman est enseveli par Alexandre le Grand, avec d'immenses honneurs, dans la nécropole royale de Persépolis. Alexandre le Grand se considère, en effet, comme son légitime successeur.



Rédaction des Éphémérides royales

A la mort de Darius III Codoman., Alexandre le Grand confie à Eumène de Cardia la rédaction des Ephémérides royales selon un usage perse qui remonte à Xerxès Ier. Alexandre le Grand y fait logiquement suite à Darius III.

Ce compte-rendu journalier des faits et gestes d'Alexandre le Grand se démarque de la biographie rédigée par Callisthène.

Alexandre le Grand aurait choisi un nouveau type de journal au moment même où il introduit les usages perses au sein de la cour.



Conquêtes d'Alexandre le Grand

Il ne faut que 3 ans à Alexandre le Grand, du printemps 330 avant Jésus-Christ au printemps 327, pour s'emparer de vastes contrés.

Ses possessions s'étendent dès lors le long et au-delà du littoral méridional de la mer Caspienne, y compris :



Perdiccas garde du corps d'Alexandre le Grand

Vers 330 avant Jésus-Christ, Perdiccas devient l'un des sômatophylaques (garde du corps) d'Alexandre le Grand.



Procès de Philotas

Mort de Parménion

Héphaestion Hipparque

Cependant, Philotas, ainsi que son père, n'approuve pas la poursuite de l'expédition vers les provinces les plus reculées de l'empire perse, telles l'Arie et la Drangiane (frontières de l'Iran et de l'Afghanistan actuel).

Il se trouve impliqué, à l'automne 330 avant Jésus-Christ, dans le complot des Pages contre la vie du roi. Il est convaincu au moins de n'avoir pas révélé au roi le danger.

Cratère est un accusateur particulièrement virulent dans cette affaire. Il est partisan de torturer Philotas car il est persuadé de l'existence d'un complot plus vaste.

Philotas est condamné, par l'assemblée des macédoniens à être lapidé à Phrada-Prophtasia (ouest de l'Afghanistan).

Héphaestion participe à l'interrogatoire et au supplice de Philotas.

Le crédit de Cratère auprès d'Alexandre le Grand se trouve augmente.

Parménion a longtemps été le supérieur de Cratère.

Il est probable que Cratère pousse Alexandre le Grand à faire assassiner sommairement Parménion, père de Philotas.

Profitant de la mort de Parménion, Héphaestion monte en grade et est nommé hipparque : chef d'une des hipparchies de cavaliers.



Liaison d'Alexandre le Grand avec Bagoas le Perse

Plutarque rapporte qu'en 328 avant Jésus-Christ, après une compétition de danse que Bagoas le Perse a gagnée avec les honneurs, Alexandre le Grand l'appelle et l'assit à ses côtés.

Ce à quoi les troupes macédoniennes lui crièrent de l'embrasser, jusqu'à ce qu'il le prenne finalement dans ses bras et l'embrasse.


Alexandre le Grand et Roxane - Pietro Antonio Rotari - 1756

Mariage d'Alexandre le Grand avec Roxanne

Roxane est capturée en 327 avant Jésus-Christ par les troupes d'Alexandre le grand au cours de sa conquête de la Sogdiane.

Alexandre le Grand adopte les mœurs orientales.

Alexandre le Grand épouse Roxane selon le rite perse. Leur enfant est :


L'Empire d'Alexandre le Grand

Alexandre en Inde

Afin d'achever sa conquête sur l'empire perse, qui, à un certain moment comprenait une partie de l'Inde occidentale, Alexandre le Grand traverse l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et envahit le Panjab jusqu'à l'Hyphase.

Séleucos Ier Nicator accompagne Alexandre en qualité d'officier dans la cavalerie des Compagnons. Séleucos Ier Nicator se distingue notamment en Inde.

Parvenus à cet endroit, les Macédoniens se révoltent et refusent d'aller plus loin.

En Inde, Cratère joue un rôle plus effacé, ou moins connu, et entre semble-t-il en rivalité avec Héphaestion.

Héphaestion et Cratère, grand rivaux, en viennent à se battre durant l'expédition d'Inde.

Eumène de Cardia obtient un commandement militaire en Inde.



Descente de Alexandre le Grand l'Hydaspes

Alexandre le Grand construit alors une flotte et descend l'Hydaspes, atteignant son delta en septembre 325 avant Jésus-Christ.

Lors de la descente de la vallée de l'Indus, Cratère et Héphaestion commandent chacun un corps d'armée tandis qu'Alexandre le Grand est avec la flotte au milieu du fleuve.

La flotte gagne ensuite le golfe Persique.

En 325 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand confie à Cratère le troisième corps d'armée lors du retour dramatique de l'expédition, lequel revient par le nord (Afghanistan et est de l'Iran actuel).



Alexandre le Grand à Suse

Avec son armée, Alexandre le Grand traverse le désert jusqu'à Suse, qu'il atteint en 324 avant Jésus-Christ.

Le manque de nourriture et d'eau durant cette marche cause de lourdes pertes. Les troupes sont épuisées.



Conseil d'Alexandre le Grand

À la fin du règne d'Alexandre le Grand, son conseil comprend :



Noces de Suse

Mariage d'Alexandre le Grand avec Stateira

Mariage d'Héphaestion avec Dryptéis

Mariage de Ptolémée Ier Sôter avec Artacama

Mariage de Néarque

Mariage de Cratère avec Amastris

Mariage d'Eumène de Cardia avec Artonis

Mariage de Séleucos Ier Nicator avec Apama

Alexandre le Grand encourage et entraîne ses généraux à prendre des épouses perses. Cette politique d'assimilation lui fait perdre la confiance de nombreux Macédoniens.

Héphaestion soutient Alexandre le Grand dans sa tentative d'unir à la cour les usages grecs et perses comme en témoigne l'épisode de la proskynèse (prosternation), très contestée parmi les officiers macédoniens.

Alexandre le Grand épouse en 324 avant Jésus-Christ Stateira, fille de Darius III Codoman.

Héphaestion épouse en février 324 avant Jésus-Christ Dryptéis, la fille cadette de Darius III.

Ptolémée Ier Sôter épouse Artacama, fille d'Artabase.

Néarque épouse en 324 avant Jésus-Christ une fille de Mentor de Rhodes et de Barsine.

Cratère rejoint Alexandre le Grand à Harmozia (en face du détroit d'Ormuz). Alexandre le Grand lui montre sa faveur en le mariant à une princesse achéménide.

Cratère épouse Amestris ou Amastris fille d'Oxyathres, le frère de Darius III Codoman.

Eumène de Cardia épouse Artonis.

Artonis est la sœur de Barsine, avec qui Alexandre le Grand a eu un fils, et la sœur d'Artacane, l'épouse de Ptolémée Ier Sôter.

Séleucos Ier Nicator épouse Apama, fille de Spitaménès. Leurs enfants sont :

Antiochos est donc le seul des Épigones à être d'ascendance iranienne.



Retour des vétérans en Macédoine

Afin notamment d'éloigner Héphaestion et Cratère, Alexandre le Grand ordonne à Cratère de retourner en Macédoine à la tête d'une troupe de vétérans.

Diodore de Sicile fait dire à Alexandre le Grand : "Cratère, certes, aimait son roi, mais Héphaestion aimait Alexandre ".

Polyperchon se distingue au combat mais aussi par sa franchise qui le fait emprisonner par le conquérant quelques mois.

Cratère et Polyperchon ramènent les vétérans, dont les Argyraspides, en Macédoine.

Polyperchon devient alors rapidement un proche d'Antipater



Mort d'Héphaestion

Perdiccas chiliarque de la cavalerie

Héphaestion tombe malade, suite à des excès de nourriture et de boisson, et meurt à Ecbatane le 10 novembre 324 avant Jésus-Christ probablement de la fièvre typhoïde.

Alexandre le Grand serait resté à pleurer une journée entière sur le corps de son défunt favori, comme Achille devant Patrocle, et ordonne que le médecin d'Héphaestion soit exécuté.

En l'honneur de son favori, Alexandre le Grand aurait fait raser l'acropole et les remparts d'Ecbatane.

Alexandre le Grand impose l'héroïsation d'Héphaestion au sein de l'empire asiatique et des cités grecques d'Europe dont Athènes.

D'abord honoré en tant que héros, Héphaestion sera l'objet à la mort d'Alexandre le Grand d'un culte divin à Alexandrie où sa popularité est grande.

Sous l'influence d'Eumène de Cardia tous les officiers contribuent à la construction à Babylone d'un tombeau majestueux, de forme pyramidale ou cubique selon les sources.

Les cérémonies fastueuses prévues pour Héphaestion auraient coûté la somme considérable de 12 000 talents.

Perdiccas remplace Héphaestion comme second dans la hiérarchie impériale, bien qu'Alexandre le Grand n'ait pas en lui la même confiance qu'en son défunt favori.

Perdiccas exerce la fonction de chiliarque de la cavalerie, commandant de la cavalerie des Compagnon, mais n'est pas chiliarque aulique c'est-à-dire vizir.



Alexandre le Grand honoré comme Dieu Invaincu

Convocation d'Antipater à Babylone

Au fil de la conquête de l'Asie, Antipater manifeste de plus en plus sa réticence envers la politique orientalisante d'Alexandre le Grand, le préjugé envers les Barbares d'Asie étant encore tenace en Grèce comme en Macédoine.

En 324 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand annonce aux Grecs qu'ils doivent désormais l'honorer d'un culte public en tant que Dieu Invaincu (Théos Anikètos).

En outre, Antipater ne conçoit pas qu'un roi puisse recevoir des honneurs divins et n'admet pas la nouvelle politique impériale d'Alexandre le Grand en Grèce. Antipater considère que le roi s'immisce dans les affaires intérieures des cités en leur ordonnant le retour des bannis et d'un rétablissement dans leurs biens. Antipater est chargé de faire appliquer ces édits royaux tandis que son hostilité à l'égard de cette politique remonte jusqu'à Alexandre le Grand par le biais d'Olympias d'Épire.

Encouragé par Olympias d'Épire, à la fin du printemps 324 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand appelle Antipater à Babylone pour lui demander des comptes. Mais Antipater refuse et envoie son fils Cassandre de Macédoine, accompagné de Iolas, plaider sa cause.

Alexandre le Grand charge le fidèle Cratère de retourner en Macédoine avec un contingent de vétérans avec secrètement pour mission de destituer Antipater, par la force si nécessaire.

Mais la mort d'Alexandre le Grand empêchera ce plan de se réaliser.


L'Empire d'Alexandre le Grand

Mort d'Alexandre le Grand

Philippe III Arrhidée Roi de Macédoine

Alexandre IV de Macédoine Roi de Macédoine

Perdiccas Régent de l'empire d'Alexandre le Grand

Antigone le Borgne Satrape de la Grande-Phrygie, de la Lycie et de la Pamphylie

Cratère tuteur des rois

Eumène de Cardia Satrape de Cappadoce

Alexandre le Grand passe près d'un an à organiser ses possessions et à achever une étude du golfe Persique en préparation à de futures conquêtes.

Pour unifier ses conquêtes, Alexandre le Grand fonde un grand nombre de cités, beaucoup du nom d'Alexandrie.

Bien situées, correctement pavées et approvisionnées en eau potable, ces cités sont autonomes mais sujettes aux édits du roi.

Alexandre le Grand étend très loin l'influence de la civilisation grecque et prépare la voie aux conquêtes de l'empire romain.

Alexandre le Grand arrive à Babylone au printemps de 323 avant Jésus-Christ.

En mai 323 avant Jésus-Christ, le banquet dionysiaque fatal à Alexandre le Grand réunit les Compagnons les plus proches du roi, parmi lesquels figurent Eumène de Cardia.

Alexandre le Grand contracte une fièvre maligne qui l'emporte en une dizaine de jour le 13 juin 323 avant Jésus Christ. D'après les symptômes décrits par les témoins, on pense qu'il est mort :

l'hypothèse de l'empoisonnement est écarté vu le temps qu'il met à mourir.

La mort d'Alexandre le Grand apparaît être une bonne nouvelle pour Antipater.

La coïncidence entre l'arrivée de Cassandre de Macédoine et d'Iolas et la mort brutale du roi alimente rapidement les suspicions. Iolas est l'échanson d'Alexandre le Grand, c'est à dire l'officier chargé de servir à boire au roi, ce qui lui donne nombre d'opportunités d'empoisonner le roi.



Partage de Babylone

Perdiccas Régent

Antipater Stratège d'Europe

Cratère protecteur des rois

Satrape de la Grande-Phrygie, de la Lycie et de la Pamphylie,

Eumène de Cardia Satrape de Cappadoce

Ptolémée Ier Sôter Satrape d'Égypte

Lysimaque Satrape de Thrace

Lors du conseil de Babylone, Ptolémée Ier Sôter propose que l'on conduise les délibérations autour du trône et des attributs d'Alexandre le Grand.

Afin de conserver l'intégrité de l'empire d'Alexandre le Grand, à Babylone, les généraux d'Alexandre le Grand et la phalange arrive à compromis qui prévoit que Alexandre IV de Macédoine, encore in utero, devient roi conjointement avec son oncle Philippe III Arrhidée.

Un triumvirat est formé d'Antipater, de Perdiccas et de Cratère.

La légende suivant laquelle Alexandre le Grand aurait donné l'anneau royal à Perdiccas sur son lit de mort lui sert de légitimation royale selon certaines sources.

Perdiccas conserve, en tant que chiliarque (régent), l'exercice de l'autorité centrale au nom de Philippe III Arrhidée, déficient mental et incapable de gouverner.

Perdiccas s'oppose rapidement aux divers satrapes, méfiants envers son autoritarisme et désireux eux-mêmes d'accroître leur pouvoir.

Antipater est confirmé dans ses fonctions de stratège d'Europe.

Cratère est en Cilicie, sur le chemin de la Macédoine avec les vétérans, lors de la mort d'Alexandre le Grand.

Malgré son absence, le prestige de Cratère est tel qu'il obtient la charge de protecteur ou tuteur (prostatès) des rois Philippe III Arrhidée et le futur Alexandre IV.

Antigone le Borgne, lui aussi absent au moment du partage, obtient, en plus de la Grande-Phrygie, la Lycie et la Pamphylie, ce qui lui offre une vaste façade maritime.

La satrapie de Cappadoce est donnée à Eumène de Cardia.

Ptolémée Ier Sôter reçoit la riche satrapie d'Égypte.

Dès 323 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter s'empare au mépris des accords de Babylone de la Cyrénaïque.

Archon reçoit la satrapie de Babylonie.

Séleucos Ier Nicator est nommé hipparque de la cavalerie, commandement prestigieux qu'ont exercé avant lui Héphaistion et Perdiccas. Il passe, ainsi, à côté de la répartition des diverses satrapies.

Membre de l'entourage de Perdiccas dont Séleucos Ier Nicator commande la cavalerie.

Lysimaque reçoit la Thrace, dont la Chersonèse qui offre une position stratégique sur l'Hellespont.



Naissance d'Alexandre IV de Macédoine

Mort de Stateira

Peu après la mort d'Alexandre le Grand, Alexandre Aigos ou Alexandre IV de Macédoine naît en 323 avant Jésus-Christ, fils posthume d'Alexandre le Grand et de Roxane.

En 323 avant Jésus-Christ, de concert avec Perdiccas, Roxane fait mourir Stateira, fille de Darius III Codoman et seconde épouse d'Alexandre le Grand, qui fait obstacle à son ambition.

Roxane fait alors reconnaître Alexandre Aigos, son propre fils, pour héritier du trône sous le nom d'Alexandre IV de Macédoine.



Guerre lamiaque

Siège de Lamia

Mort de Léosthène

La guerre lamiaque dure de 323 avant Jésus-Christ à 322 avant Jésus-Christ.

Sparte est trop faible pour y participer.

Dès la mort d'Alexandre le Grand, les Athéniens se soulèvent contre la domination macédonienne. Hypéride suscite une alliance et reçoit des contingents d'Étolie, de Locride, de Phocide et même d'Épire et en confie le commandement au stratège Léosthène

Antipater doit faire face à cette nouvelle coalition.

Fort d'un contingent de mercenaires payés avec le trésor pris à Harpale, Léosthène défait les Macédoniens en Béotie.

En fin 323 avant Jésus-Christ, Antipater doit abandonner les Thermopyles et décide, vu l'infériorité numérique de son armée, de s'enfermer dans Lamia en attendant les renforts venus d'Asie.

Lysimaque ne peut venir en aide à Antipater car il est occupé à soumettre les tribus thraces.

Antipater envoie une ambassade conduite par Hécatée, tyran de Cardia, auprès de Léonnatos afin que celui-ci, qui est censé mener campagne en Cappadoce au profit d'Eumène de Cardia, passe en Macédoine.

Antigone le Borgne et Léonnatos refuse d'aider Eumène de Cardia, le scribe grec, à entrer en possession de la satrapie de Cappadoce qui lui a été attribuée.

Léonnatos, arrivé aux portes de la Cappadoce, vole au secours d'Antipater à Lamia, avec l'armée prévue pour la conquête de la Cappadoce.

Au cours du siège de Lamia, lors de l'hiver 323 avant Jésus-Christ, Léosthène s'approche imprudemment des murs de la cité et est tué d'un jet de pierre.

Il est remplacé à la tête des Grecs coalisés par Antiphile.



Retour de Démosthène à Athènes

Démosthène est rappelé à Athènes par le peuple en 323 avant Jésus-Christ, suite à la mort d'Alexandre le Grand. Démosthène y prononce de nouveau des discours anti-macédoniens.



Dépouille d'Alexandre le Grand aux mains de Ptolémée Ier Sôter

Vers 322 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter détourne vers Alexandrie le convoi funéraire qui doit conduire la dépouille sacrée d'Alexandre le Grand de Babylone jusqu'en Macédoine.

Ce qui suscite la réaction immédiate de Perdiccas, chiliarque de l'empire, qui porte son armée contre l'Égypte.

Perdiccas laisse Eumène de Cardia en Asie Mineure avec son frère, Alcétas, pour lutter contre la coalition d'Antipater, de Cratère et d'Antigone le Borgne.

Nikaia arrive en Asie Mineure où se trouve Perdiccas avant l'automne 322 avant Jésus-Christ.



Mariage de Perdiccas avec Cléopâtre

Olympias d'Épire veut porter tort à Antipater et cherche à se débarrasser de Philippe III Arrhidée.

Pour cela, elle recherche l'alliance de Perdiccas. Olympias d'Épire lui propose d'épouser Cléopâtre de Macédoine, sa fille, la sœur d'Alexandre le Grand, veuve d'Alexandre d'Épire, et de ramener en Macédoine la dépouille d'Alexandre.

Perdiccas finit donc par renoncer à Nikaia et épouse au début de 321 avant Jésus-Christ Cléopâtre. Elle fait de lui l'oncle du jeune Alexandre IV.



Conseil de Triparadisos

Antipater protecteur des rois

Antigone le Borgne Stratège d'Asie

Cassandre de Macédoine Chiliarque de la cavalerie

Mariage de Démétrios Ier Poliorcète avec Phila

La mort de Perdiccas sonne le glas de l'unité impériale et entraîne un nouveau partage de l'empire.

Le conseil de Triparadisos a lieu en Syrie. Antipater est présent pour la première fois en Asie.

Ptolémée Ier Sôter refuse intelligemment la régence de l'empire.

Le titre d'épimélète (protecteur) des rois est d'abord prévu pour échoir à Antigone le Borgne.

Antipater subit à Triparadisos une mutinerie fomentée par Eurydice. L'armée réclame en effet auprès d'Antipater les gratifications promises par Alexandre le Grand. Eurydice accuse Antipater en public mais l'intervention des troupes d'Antigone le Borgne permet au régent de reprendre le contrôle de la situation.

Le pouvoir d'Antipater à la tête de la régence de Macédoine est renforcé. Il reçoit les pleins pouvoirs avec ce titre d'épimélète des rois.

En plus d'un maintien dans ses satrapies, Antipater confie à Antigone le Borgne le poste de stratège d'Asie alors que Cassandre de Macédoine lui est adjoint comme second et nommé chiliarque de la cavalerie.

Antigone le Borgne se voit confier le commandement de la guerre contre Eumène de Cardia avec mission de le tuer.

Cassandre de Macédoine, qui n'accepte pas d'être ainsi placé au second rang, entre en conflit avec Antigone le Borgne.

Succédant à Archon, Séleucos Ier Nicator reçoit la satrapie de Babylonie.

Les grands satrapes n'ont plus à rendre de compte à une autorité centrale.

Antipater se laisse convaincre par Cassandre de Macédoine, son fils, de revenir en Macédoine accompagné d'Alexandre IV plutôt que de le laisser sous la tutelle d'Antigone, marquant ainsi sa défiance envers se dernier. Pour compenser cette défiance, Antipater marie sa fille au fils d'Antigone.

Phila est veuve de Cratère.

Démétrios Ier Poliorcète, fils d'Antigone le Borgne, épouse Phila, fille d'Antipater. Leurs enfants sont :

Cette union, qui durera 33 ans, ne sera guère heureuse car Démétrios Ier Poliorcète s'entoure rapidement de nombreuses maîtresses. Phila ne semble guère avoir joué un rôle politique.

La décision de ramener les rois en Macédoine est lourde de conséquences. Ils quittent le centre de l'empire et commencent à être marginalisés. L'Asie est désormais livrée aux ambitions d'Antigone le Borgne.



Mort d'Antipater

Polyperchon Régent de Macédoine

Eumène de Cardia Commandement de l'armée royale macédonienne

Eumène de Cardia satrape de Cappadoce

Antipater prend soin d'établir un testament dans lequel il nomme à sa succession selon la tradition Polyperchon, l'aîné des généraux macédoniens, le stratège le plus expérimenté.

Ce choix conduit à l'éviction volontaire et réfléchie de Cassandre de Macédoine, fils d'Antipater.

Antipater meurt à l'été 319 avant Jésus-Christ.

Polyperchon devient régent de Macédoine et épimélète des rois, à charge pour lui de maintenir la Macédoine hors du giron d'Antigone le Borgne et de Ptolémée Ier Sôter.

Cassandre de Macédoine est confirmé dans ses fonctions de chiliarque équestre.

Cassandre de Macédoine, Ptolémée Ier Sôter et Antigone le Borgne refusent de reconnaître l'autorité de Polyperchon.

Des factions s'organisent autour de chacun des protagonistes :

Cassandre de Macédoine revendique l'héritage de son père et s'impose en Macédoine.

Antigone le Borgne s'institue comme le maître de toute l'Asie mineure.

Ptolémée Ier Sôter s'empare de la Syrie-Phénicie face à Laomédon, qui a pourtant été choisi pour cette tâche par le pouvoir central.

Eumène de Cardia, toujours enfermé dans Nora, reçoit de Polyperchon le titre de stratège autokrator d'Asie au nom des rois et le commandement de l'armée royale, à charge pour lui de vaincre Antigone le Borgne. Il récupère la satrapie de Cappadoce.

Polyperchon ordonne aux trésoriers de Kyinda en Cilicie, où demeure une grande partie du trésor de guerre d'Alexandre le Grand, de donner les moyens financiers nécessaires à Eumène pour lever une armée.

Parvenant à quitter Nora, Eumène de Cardia lève une armée et forme une coalition avec les satrapes des provinces orientales.

Pour obtenir la fidélité des troupes, essentiellement constituées de Macédoniens, Eumène de Cardia, d'origine grecque, doit rappeler sans cesse son attachement à Alexandre et aux Argéades. Le bataillon des 3 000 Argyraspides, vétérans des campagnes asiatiques, se range à l'ambition de lutter pour le maintien de l'empire.

Eumène de Cardia n'hésite pas à refuser toute gratification personnelle.

Olympias d'Épire s'allie à Polyperchon, lequel à besoin de son autorité pour vaincre Cassandre de Macédoine.



Cérémonie du trône d'Alexandre le Grand

Dès sa prise de fonction à la tête de l'armée royale en 319 avant Jésus-Christ, et alors qu'il se trouvait en Cilicie, Eumène de Cardia instaure une cérémonie autour du trône d'Alexandre le Grand.

Selon la tradition issue de Hiéronymos de Cardia, Eumène de Cardia aurait fait un songe dans lequel Alexandre le Grand aurait suggéré de ne plus prendre de décisions en dehors de la tente.

Eumène dresse au sein du quartier des stratèges, auprès de sa propre tente, une tente dite d'Alexandre, puis il ordonne que l'on fabrique un trône en or au frais du trésor royal.

Il fait déposer les insignes royaux : le diadème, la couronne d'or et le sceptre, et les armes d'Alexandre le Grand. Une table en or, qui soutient un brasier et un encensoir, est placée devant le trône.

Les généraux et les satrapes ralliés à Eumène brûlent les encens et les myrrhes et se prosternent devant le trône. La troupe accepte sans difficulté ce nouveau rite. Aucune décision ne pourra se prendre en dehors de la tente de 319 avant Jésus-Christ à 316 avant Jésus-Christ.

Les auteurs antiques suggére que ce cérémonial est une manœuvre d'Eumène pour asseoir son autorité et centraliser à son profit le commandement.

Eumène souhaite affermir la fidélité des soldats macédoniens, peu enclins à suivre un général grec, et à assurer la cohésion entre les commandants, car ceux-ci sont traités de manière égale lors du conseil.



Proclamation de la liberté des Grecs

Prise du Pirée

Bataille de Mégalopolis

Polyperchon cherche de nouveaux appuis et promulgue un édit, en 318 avant Jésus-Christ, dans lequel il proclame la liberté des Grecs, il annonce par ailleurs sa volonté de retourner aux institutions du temps de Philippe II et d'Alexandre le Grand.

Polyperchon reconnaît les difficultés auxquelles les Grecs ont été soumis, mais en retourne la responsabilité aux partisans de l'oligarchie, alors que Cassandre de Macédoine accorde son soutien à ces derniers.

Cet édit met en difficulté Phocion, le chef de la faction oligarchique d'Athènes ainsi que Nicanor, le frère de Cassandre de Macédoine, chargé de diriger la garnison macédonienne d'Athènes.

Nicanor qui cherche à s'emparer du Pirée est battu par Alexandros, le fils de Polyperchon, qui lui aussi souhaite mettre la main sur cette région.

Cette victoire sur l'oligarchie est de courte durée, rapidement Cassandre de Macédoine s'empare du Pirée, malgré une armée peu conséquente.

Polyperchon qui voit son prestige s'amoindrir choisit de se concentrer sur la cité de Mégalopolis, qui refuse d'appliquer son édit. C'est une nouvelle défaite pour Polyperchon, de plus en plus affaibli.

Polyperchon se réfugie en Étolie et oppose à Cassandre de Macédoine, Heraclès, le fils d'Alexandre le Grand et de Barsine.



Naissance de Pyrrhus Ier

Pyrrhos ou Pyrrhus Ier, dit le Roux, naît en Illyrie vers 318 avant Jésus-Christ, fils d'Éacide, Roi d'Épire.

Pyrrhus Ier prétend descendre d'Achille et était un parent éloigné d'Alexandre le Grand.



Prise de Pydna

Mort d'Olympias d'Épire

Roxane Prisonnière

Mariage de Cassandre de Macédoine avec Thessalonique

Cassandre de Macédoine craint l'influence encore forte d'Olympias d'Épire, notamment face aux soldats macédoniens.

Pydna est prise. Contraint de se rendre contre la promesse d'une vie sauve, Olympias d'Épire est livrée par Cassandre de Macédoine aux parents de ses victimes.

Olympias d'Épire meurt en 316 avant Jésus-Christ, exécutée après un simulacre de jugement.

Cassandre de Macédoine s'empare d'Alexandre IV et de sa mère, Roxane qu'il fait enfermer à Amphipolis.

Cassandre de Macédoine épouse Thessaloniké ou Thessalonique. Leurs enfants sont :

Cassandre de Macédoine entre par ce mariage dans la dynastie d'Alexandre le Grand.



Mort d'Alexandre IV de Macédoine

Mort de Roxane

Mort d'Héraclès

Après la paix entre les diadoques, Cassandre de Macédoine a intérêt à faire disparaître le plus rapidement possible Alexandre IV qui est une menace forte pour l'ensemble des diadoques.

Cassandre de Macédoine n'attend qu'une année et fait mettre à mort Roxane et Alexandre IV de Macédoine en 310 avant Jésus-Christ sur ordre de Cassandre de Macédoine.

Il est possible que la tombe dite du Prince, à Vergina soit la sienne : les ossements qui y ont été retrouvés correspondraient à ceux d'un jeune garçon de 13-14 ans, l'âge d'Alexandre IV à sa mort, et la datation du monument funéraire s'accorderait avec la date de sa mort.

La tombe est ornée d'une fresque représentant une course de chars, dont un des protagonistes pourrait être le jeune prince.

Parallèlement, Polyperchon entre de nouveau en conflit contre Cassandre de Macédoine. Il prend sous sa protection le jeune Héraclès, le second fils d'Alexandre le Grand.

Cassandre de Macédoine ne fait pas le poids face à l'armée de 20 000 hommes levée par Polyperchon, aussi plutôt que de s'engager dans un combat perdu d'avance, Cassandre de Macédoine propose à Polyperchon un partage de la Grèce.



Antigone le Borgne Roi d'Asie

Tentative d'invasion de l'Égypte

Suite à cette victoire navale, Antigone le Borgne prend le titre de Basileus ou Roi d'Asie en 306 avant Jésus-Christ sous le nom d'Antigone Ier. Il accorde à Démétrios Ier Poliorcète, son fils la même dignité, se posant ainsi comme l'héritier d'Alexandre le Grand.

Antigone le Borgne fonde la dynastie des Antigonides qui règnera plus tard en Macédoine.

Dans ce même souci de suivre le modèle du Conquérant, Antigone le Borgne fonde sur le fleuve Oronte la cité d'Antigonie et la fait peupler de colons gréco-macédoniens.

Antigone le Borgne met aussitôt sur pied une armée et une flotte considérable, dont il confie le commandement à Démétrios Ier Poliorcète, et s'empresse d'attaquer Ptolémée Ier Sôter dans ses propres possessions.

L'invasion de l'Égypte est cependant un échec. Antigone le Borgne ne parvient pas à forcer les défenses de Ptolémée Ier Sôter et doit se retirer.



Alexandrie Capitale de l'Égypte

Construction de la bibliothèque d'Alexandrie

Ptolémée Ier Sôter institue comme capitale Alexandrie dont il est le grand constructeur et fonde une colonie de vétérans à Ptolémaïs, au sud de Memphis.

Ptolémée Ier Sôter poursuit la construction du phare qu'il relie à la terre.

En 288 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter lance la construction de la bibliothèque d'Alexandrie, qui fait partie du Museion, le Temple des Muses, comprenant l'université d'Alexandrie, une des premières de l'histoire, et une Académie, où se donnent rendez-vous les poètes, scientifiques et artistes invités par les Ptolémées.

Ptolémée Ier Sôter accueille à sa cour des historiens, tels que Clitarque, afin de glorifier la mémoire d'Alexandre le Grand et d'asseoir son prestige.

Ptolémée Ier Sôter fait également construire le majestueux tombeau (sêmaa) d'Alexandre le Grand.

C'est à sa demande que le prêtre Manéthon rédige en grec une Histoire de l'Égypte recensant le nom des pharaons antiques.

Ptolémée Ier Sôter met en place une administration efficace combinant le rationalisme grec et la tradition égyptienne.

Enfin, Ptolémée Ier Sôter fait restituer au clergé égyptien les statues des dieux, le mobilier et les livres précédemment volés dans les temples par Xerxès Ier et récupérés depuis la conquête macédonienne.

Et pour marquer son appartenance aux coutumes égyptiennes, Ptolémée Ier Sôter fait célébrer sa fête-Sed et lance un programme de restauration et de constructions de temples de tradition égyptienne.



Publication des Mémoires de Ptolémée Ier Sôter

Vers 285 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter publie ses Mémoires où il narre avec précision les campagnes militaires menées par Alexandre le Grand.

Ces Mémoires sont aujourd'hui perdues. Ces Mémoires et celles rédigées par Aristobule inspirent l'Anabase d'Arrien qui offre le plus fiable des récits antiques (conservés à nos jours) de la conquête macédonienne.

Arrien considère Ptolémée Ier Sôter comme un témoin digne de foi puisqu'il a non seulement pris part à l'expédition, mais que, roi lui-même, il lui est déshonorant de mentir.

Ptolémée Ier Sôter ayant transmis ses Mémoires longtemps après la mort d'Alexandre le Grand, il ne lui est pas nécessaire de déformer les faits.

Les Mémoires de Ptolémée Ier Sôter sont aussi l'une des sources principales de Plutarque dans la Vie d'Alexandre le Grand.

Elles représentent au final, via Arrien et Plutarque, une tradition historique différente de celle issue de Clitarque que Diodore de Sicile, Quinte-Curce et Trogue-Pompée (auteurs de la Vulgate d'Alexandre le Grand) ont largement consulté.



Mort de Ptolémée Ier Sôter

Rapatriement du corps d'Alexandre le Grand de Memphis à Alexandrie

Ptolémée II Philadelphe Pharaon

Ptolémée Ier Sôter meurt en 283 avant Jésus-Christ ou 282 avant Jésus-Christ de mort naturelle.

À l'occasion de son enterrement, le corps d'Alexandre le Grand est rapatrié de Memphis à Alexandrie où la construction du tombeau a été achevée.

Ptolémée Ier Sôter laisse un État florissant.

Ptolémée II Philadelphe lui succède sur le trône d'Égypte.



Attaque de Corinthe

Les opérations la Guerre chrémonidéenne ont lieu essentiellement autour de Corinthe, le point fort du dispositif macédonien en Grèce, tenu par le demi-frère du roi, Cratère, et en Attique.

Les Macédoniens détiennent une position clef avec Corinthe et sa puissante forteresse, l'Acrocorinthe, qui leur permet de contrôler les relations terrestres entre le Péloponnèse et la Grèce centrale, mais aussi une partie du golfe Saronique à l'Est et du golfe de Corinthe à l'Ouest.

Elle donne l'avantage aux Macédoniens des lignes intérieures entre les deux fronts de la guerre, celui d'Athènes et celui de Sparte.

La citadelle est commandée par Cratère, demi-frère d'Antigone II Gonatas, tous deux fils de Cratère le compagnon d'Alexandre le Grand.

En 267 avant Jésus-Christ, Areus Ier, Roi de sparte, attaque Corinthe et tente de forcer ce verrou macédonien posé sur l'Isthme.



Ambassade romaine à Carthage et déclaration de guerre

Le Sénat romain envoie des ambassadeurs auprès d'Hannibal Barca, c'est un échec.

Puis ils vont à Carthage et se plaignent de l'accueil de Carthagène. Seul Hannon plaide pour le retour à la situation antérieure, il pense qu'un conflit renforcerait les Barcides.

A Rome, on est divisé au sujet de la guerre et la perspective d'un autre front contre la Macédoine refroidit les ardeurs des sénateurs.

En mars 218 avant Jésus-Christ, une nouvelle ambassade romaine vient à Carthage, exiger l'évacuation de Sagonte et la livraison d'Hannibal Barca et de ses lieutenants coupables d'avoir rompu le traité.

Les réponses sont plurielles :

Furieux, Fabius plie son habit et dit :

Le suffète répond:

L'ambassade se rend ensuite en Espagne pour y chercher des alliés, mais les chefs contactés n'ont plus confiance en Rome après l'abandon de Sagonte.

Les Gaulois Transalpins consultés répondent indignés qu'il est extravagant de proposer d'attirer la guerre sur leur propre territoire, pour qu'elle ne passe point en Italie et rejettent les propositions des Romains.


Les forces romaines

Rome connaît une expansion démographique lui permettant d'aligner 500 000 fantassins et 50 000 cavaliers, plus faciles à mobiliser en Italie pour la défendre que des Espagnols ou des Africains pour l'attaquer.

Cette abondance d'effectifs permet aux officiers d'effectuer une sévère sélection et en cas de défaites mêmes sévères, ils peuvent combler les pertes.

Bien entendu dans l'antiquité, il n'est pas question d'équiper tous les adultes en âge de combattre. Le tumultus romain est la levée en urgence et non la levée en masse.

La situation financière de Rome est bonne, les conquêtes rapportent du butin et des tributs.

L'armée romaine est passée de 4 légions à 6.

La marine comporte 220 quinquérèmes. Cette suprématie navale interdit toute opération navale à l'ennemi et assure la logistique des légions.

Les forces politiques opposées avant le déclenchement de la guerre font l'union sacrée contre Hannibal.


Les forces carthaginoises

L'économie punique est florissante et les richesses de l'Andalousie s'ajoutent à celles de l'Afrique.

Au printemps 218 avant Jésus-Christ, ces moyens économiques permettent à Hannibal de mobiliser à Carthagène et d'équiper une solide armée composée de :

La marine punique est réduite à 150 quinquérèmes dont 50 stationnent à Carthagène.

Les citoyens forment le gros de la cavalerie lourde et des équipages de la flotte.

Une grande part de cette armée est constituée des contingents d'autres cités puniques et de soldats mercenaires recrutés en Espagne et des Africains.

Hasdrubal Barca, jeune frère Hannibal, lui succède comme chef des armées carthaginoises en Espagne. Hannibal lui laisse 20 000 soldats pour tenir le domaine des Barcides :

Hannibal prépare également la défense de Carthage et envoie des troupes Ibériques protéger l'Afrique de l'Ouest, et les Africains de l'Ouest renforcer la métropole.

La marine romaine est trop puissante et Hannibal est persuadé que seules une grande victoire en bataille rangée ou la prise de Rome permettront de conclure le conflit.

Sa force principale repose sur les troupes montées à l'opposé de Rome où l'infanterie est essentielle. S'inspirant d'Alexandre le Grand, Hannibal considère comme déterminante la mobilité et donc la cavalerie.

Son objectif est d'entraîner dans sa marche les Gaulois de part et d'autre des Alpes, puis les peuples italiens pour écraser Rome.

A Carthage, il s'appuie sur un mouvement populaire opposé à l'aristocratie punique et compte sur l'équivalent en Italie.



Pillage du tombeau d'Alexandre le Grand

Révolte de la population d'Alexandrie

Ptolémée IX Sôter II à nouveau Pharaon

Confronté à des difficultés financières Ptolémée X Alexandre Ier pille le tombeau d'Alexandre le Grand mais provoque une révolte de la population d'Alexandrie en 88 avant Jésus-Christ.

Ptolémée X Alexandre Ier tente de reprendre son trône mais meurt en 88 avant Jésus-Christ.

Ptolémée IX Sôter II retrouve le trône d'Égypte pour un règne calamiteux, confronté aux révoltes indigènes et incapable d'apporter une aide militaire à ses alliés romains, en particulier Lucullus en guerre contre Mithridate VI.



Règne de Caracalla

Caracalla ressemble à un gnome forcené, est court de taille, plutôt laid et débauché. Dans sa fièvre de régner, à 23 ans, il a hésité à assassiner son père en Bretagne,

Caracalla est plein de vices, de cruauté, il fait exécuter et confisquer, il haït toutes les supériorités et à le goût pour les soldats indisciplinés et brutaux.

Ce mégalomane maladif et complexé, prit pour modèle un prestigieux roi de l'Antiquité, Alexandre le Grand. Cette passion lui inspira le goût des soldats de grande taille et d'élite, ainsi que le désir d'avoir une politique extérieure brillante.

Caracalla obtint des résultats, notamment contre les germains, mais non sans leur verser parfois d'importants subsides.

Sa politique intérieure ne diffère guère de celle de Septime Sévère avec des aspects plus égalitaires, et certaines préoccupations religieuses.


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