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Événements contenant la ou les locutions cherchées



19 événements affichés, le premier en -41 - le dernier en 1618



Guerre de Pérouse

Pour récompenser les légions qui ont combattu à Philippes, Octave procède à la confiscation des terres de 18 cités italiennes, ce qui crée un mécontentement exploité aussitôt par les partisans d'Antoine.

Lucius Antonius, frère d'Antoine, consul en 41 avant Jésus-Christ, fut chassé de Rome.

Mais Octave, avec l'aide du grand chef militaire Agrippa le prit dans Pérouse. La capitulation fut suivie de massacres.



Auguste malade

À l'automne 23 avant Jésus-Christ, souffrant d'une grave maladie, Auguste croit sa fin venue et remet à Pison l'état des armées et des finances publiques et donne son sceau à Agrippa. Plus tard, guéri, il donnera connaissance de son testament qui ne contenait aucune disposition désignant un héritier de son pouvoir.



Mariage de Julie avec Agrippa

En 23 avant Jésus-Christ, la maladie dont le médecin Musa avait guéri Auguste emporte Marcellus, malgré les soins du même médecin.

Julie épouse Marcus Agrippa vieux compagnon d'Auguste que ce dernier honore de deux consulats consécutifs.

Il décore du titre d'Imperator les deux fils de sa femme, Tibère et Drusus.



Petits enfants d'Octave

Les enfants nés de l'union avec Agrippa :

Avant d'avoir quitté l'enfance, Gaius et Lucius sont nommés princes de la jeunesse et désignés consuls et sont tous les deux adoptés par Auguste.



Naissance de Drusus fils de Tibère

Drusus, fils de Tibère et de Vispania, naît en 13 avant Jésus-Christ. Il était :



Mort d'Agrippa

En mars 12 avant Jésus-Christ, Agrippa meurt, laissant Julia enceinte d'un enfant qui recevra à sa naissance le nom d'Agrippa Postumus, " le Posthume ".

Auguste adopte son dernier petit-fils Agrippa Postumus.



Mariage de Tibère avec Julia

Auguste tient à remarier sa fille Julia (Julie) le plus vite possible.

Il ne reste à Auguste d'autre beau-fils que Tibère et la femme d'Auguste, Livie, souhaite ardemment l'accession au trône de Tibère, fils qu'elle avait eu d'un premier mariage.

Tibère avait épouse la fille d'Agrippa, Vipsania Agrippina (Vepsanie Agrippine), qui lui donne un fils.

Auguste impose à Tibère :



Aménagement de la voie du Petit-Saint-Bernard et de la Tarentaise

Le début de la construction de cette route qui reliait Milan à Vienne, en vallée du Rhône, remonte probablement à la période de Jules César vers 45 avant Jésus-Christ.

Agrippa a joué un rôle important dans sa réalisation.

Son achèvement se situe vers l'an 2 ou 3.

Vers 18, le géographe grec Strabon indique qu'elle était praticable aux chars sur la plus grande partie de son parcours.



Exil d'Agrippa Postumus

Sous l'influence de Livie, Auguste, fit déporter dans l'île de Planasie (îlot au sud de l'île d'Elbe). son unique petit-fils, Agrippa Postumus.

Le jeune homme, d'une ignorance grossière et stupidement orgueilleux de la force de son corps, n'était convaincu d'aucune action condamnable.

Chaque fois que l'on mentionnait devant lui le nom d'Agrippa Postumus ou celui des deux Julia, il ne manquait pas de réciter en gémissant : " Comme il vaudrait mieux que je ne me sois pas marié et que je meure sans descendance " (citation d'Homère, Iliade, III, 40) et il ne les appelait pas autrement que " ses trois abcès " et " ses trois chancres ".



Mort d'Agrippa Postumus

En 14, Tibère fait assassiner Agrippa Postumus le dernier fils que Julie avait eu d'Agrippa.


Temple d'Hadrien

Temple d'Hadrien

La construction du Temple d'Hadrien a commencé en 139 suite à la Divinisation de l'Empereur. Il est inauguré en 145.

Les colonnes du coté droit du temple sont toujours visibles, elles mesurent 15 mètres de hauteur. Au cours du temps elles se sont retrouvées insérées dans les murs des bâtiments reconstruits en succession. C'est ce qui a permis leur préservation.

Le bâtiment abrite actuellement la Bourse de Rome et à l'intérieur on peut toujours voir des éléments de la voûte du temple d'origine.

A Rome :


Le Panthéon Le Panthéon

Le Panthéon

Le Panthéon est comme son nom l'indique un édifice dédié à tous les Dieux de la Mythologie Romaine. Le premier bâtiment a été construit par Agrippa en 25 avant Jésus-Christ. Il est détruit entièrement par un incendie en 80, l'Empereur Hadrien le fait reconstruire entre 118 et 125.

Il est à nouveau endommagé lors des expéditions que les Barbares font dans Rome au Vème siècle. Au VIème siècle l'Empereur Byzantin Phocas en fait cadeau au Pape Boniface IV qui y établit une église.

Le Panthéon est une merveille architecturale. Le bâtiment comprend deux parties: le Pronaos et la Grande Salle.

Le Pronaos constitue la façade et donne sur la place, il est composé de 16 colonnes monolithiques de granit de prés de 13 mètres de haut. Chaque colonne pèse environ 70 tonnes.

La Grande Salle est la pièce centrale du Panthéon, elle possède une grande coupole ouverte à l'air libre au sommet (l'ouverture circulaire a 9 mètres de diamètre). Sa réalisation était un exploit architectural pour l'époque qui a résisté à deux millénaires. La hauteur totale en haut de la coupole est de 43 mètres, elle est la même que son diamètre.


Exécution des conjurés d'Amboise

Siège de Pertuis

Conjuration d'Amboise ou Tumulte d'Amboise

À partir de 1560, en France, les tensions politiques, religieuses et militaires se font de plus en plus dures entre catholiques et protestants. Les protestants sont plus que jamais confiants dans leur avenir et espèrent obtenir enfin leur émancipation. Ils attendent du nouveau roi, le jeune François II de France, un retournement en leur faveur.

Plusieurs protestants souhaitent dès lors soustraire le roi à l'influence des Guise et organisent un complot pour enlever le roi et la reine mère, Catherine de Médicis, et placer au pouvoir le prince Louis Ier de Bourbon-Condé.

Le chef de la conjuration est Godefroy de Barry, Seigneur de La Renaudie, gentilhomme du Périgord, qui réunit d'autres gentilshommes venus de toute la France comme :

Sont également complices des marchands des villes d'Orléans, Tours et Lyon. Louis Ier de Bourbon-Condé, qui attend à Orléans de recueillir les fruits du complot, est désigné par le terme de capitaine muet dans les courriers des conjurés.

Gaspard II de Coligny, nouveau chef des huguenots, refuse cette voie de la violence, et empêche qu'une partie de la noblesse protestante de Normandie s'associe au complot.

Jurant de venger son frère Antoine, Paulon de Mauvans rallie les églises protestantes de Provence à la conjuration à Mérindol, et lève 2000 hommes et en envoie 100 à Nantes.

Le 1er février 1560, les conjurés se réunirent à Nantes pour décider d'un plan.

Quelques jours plus tard, le 12 février 1560, les Guise sont informés par un avocat parisien, Pierre des Avenelle.

Le 22 février 1560, ils décident de transférer François II de France et la cour, du château de Blois à celui d'Amboise, bien mieux protégé. Les gardes sont changés et les défenses renforcées. Les Guise s'attendent à tout.

Avec sa troupe, Paulon de Mauvans fait le siège de Pertuis en mars 1560, puis s'en détourne.

Le 8 mars 1560, l'édit d'Amboise rapporte l'édit d'Écouen et accorde le pardon royal aux protestants.

Les conjurés ont prévu leur action principale pour le 1er mars mais la remettent au 16 mars 1560.

Grâce à des complicités sur place, certains conjurés arrivés en avance doivent préparer l'arrivée du gros des troupes protestantes. Mais les Guise font fouiller les alentours d'Amboise, et les premiers conjurés sont arrêtés le 10 mars. Jusqu'au 16 mars, les arrestations se multiplient.

À partir du 17 mars 1560 commencent les exécutions : la plupart des conjurés sont pendus aux balustrades du château, les autres sont jetés à la Loire ou massacrés par la foule. Le 19 mars 1560, La Renaudie est capturé. Il est écartelé et les parties de son corps sont exposées aux portes de la ville. La répression fait 1200 à 1500 morts.

Jacques d'Albon participe à la répression.

Louis Ier de Bourbon-Condé combat finalement la conjuration pour donner le change. Louis Ier de Bourbon-Condé est mis en arrestation mais est libéré quelques semaines plus tard parce que les Guise n'ont pas de preuve de sa participation à la conjuration.

Les rois de France ne séjournent plus vraiment à Amboise ensuite. Les enfants de France continuent cependant à y être élevés.


Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri III de France Lieutenant général du royaume

Bataille de Jarnac

Mort de Louis Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Lorsqu'Henri III de France part en 1568 prendre le commandement des armées royales, il confie à Marguerite de Valois, sa sœur, la défense de ses intérêts auprès de Catherine de Médicis, leur mère.

François Ier de Coligny-d'Andelot passe la Loire, pénètre dans la Saintonge, s'empare de plusieurs villes.

Henri III de France est lieutenant général du royaume avec mission de vaincre les huguenots.

Il est secondé par Gaspard de Saulx.

Claude de La Châtre rejoint l'armée d'Henri III de France et participe à la bataille de Jarnac

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments à la bataille de Jarnac.

François III de la Noue commande l'arrière garde huguenote lors de cette bataille.

Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Albert de Gondi participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à à cette bataille.

François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

Charles II de Quélennec est fait prisonnier.

Charles II de Quélennec parvient à s'échapper alors qu'il est prisonnier sur parole.

Le 27 février 1569, les éclaireurs royaux, aux ordres d'Henri Ier de Guise, parviennent à Jarnac et occupent la ville et le château sans avoir à combattre.

De son côté, l'avant-garde huguenote parvient au bourg voisin de Cognac.

S'étant découverts, les huguenots occupent Jarnac le 3 mars 1569.

Les royaux se replient sur la rive gauche de la Charente.

Le 12 mars 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé vient à Jarnac pour protéger ses arrières dans le déplacement prévu de ses troupes vers Saint-Jean-d'Angély et le nord de la Saintonge.

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1569, Henri III de France fait restaurer et doubler le pont de Châteauneuf sur la Charente et passe sur la rive droite.

Surpris, Gaspard II de Coligny peine, pendant 3 heures, à rassembler ses forces éparpillées.

Le 13 mars 1569, les royaux prennent le village de Bassac.

Gaspard II de Coligny le fait reprendre par François Ier de Coligny-d'Andelot qui doit vite replier devant les reîtres du Rhingrave et un millier d'arquebusiers sur le village de Triac.

Gaspard II de Coligny fait alors donner la cavalerie de Louis Ier de Bourbon-Condé.

L'ordre est annulé mais ne parvient pas au destinataire.

Ayant eu une jambe brisée par un coup de pied du cheval de son beau-frère La Rochefoucauld, Louis Ier de Bourbon-Condé n'envisage pas un instant de quitter le combat.

Après une première charge victorieuse, ses 300 cavaliers inférieurs en nombre aux 800 lances d'Henri III de France, sont pris à revers par les reîtres allemands payés par le trésor royal.

Son cheval est tué et sa jambe brisée l'empêche d'enfourcher une autre monture.

Gabriel Ier de Montgomery tente sans succès de dégager Louis Ier de Bourbon-Condé.

A terre, isolé, Louis Ier de Bourbon-Condé se résout enfin à rendre ses gantelets à deux gentilshommes catholiques qu'il connaît et qui essaient de le sauver.

Mais survient Roland de Montesquieu, l'un des capitaines des manteaux rouges d'Henri III de France qui sachant la haine de son maître et voyant le Prince à terre, s'approche au galop en criant "Tue, tue mordious" et lui tire, par derrière, un coup de pistolet dans la tête.

Théodore Agrippa d'Aubigné est témoin de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé dont le cadavre est promené sur un âne et est la risée de toute l'armée catholique, puis exposé pendant 2 jours sur une table de marbre rouge au château de Jarnac.

Une partie de cette table est visible de nos jours à la mairie de Jarnac.

Son cadavre est finalement rendu à Léonor d'Orléans-Longueville, son beau-frère, frère de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville, qui le fait inhumer à Vendôme dans la sépulture de ses ancêtres.

L'infanterie et l'artillerie huguenotes, qui n'ont pas participé au combat se replient sur Cognac.

La bataille n'a d'autre conséquence significative que la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé et le rôle accru de Gaspard II de Coligny.

S'ils n'ont pas remporté à Jarnac une bataille décisive, les catholiques n'en sont pas moins fort satisfaits.

Leur armée reconstituée vient de faire ses preuves sur le terrain : depuis le siège d'Orléans, jamais elle ne s'est aussi bien comportée.

En outre, la victoire vaut à Henri III de France d'être salué, en France et dans toutes les Cours européennes, comme un héros et un génie militaire.

Henri Ier de Bourbon-Condé, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans et son cousin Henri de Navarre, le futur Henri IV de France âgé de 16 ans, sont présents à la bataille de Jarnac où ils font leurs premières armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

À la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, les lettres patentes érigeant Enghien en duché-pairie ne sont pas encore enregistrées.

Le titre de duc de Bourbon s'éteint avec lui.

Le titre de Duc d'Enghien aurait donc dû s'éteindre, mais son fils Henri Ier de Bourbon-Condé continue de le porter conjointement avec le titre de prince de Condé.

Après la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, Jeanne III d'Albret assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien.

Charles IX fait chanter un Te Deum à la cathédrale de Metz où il se trouve alors.

Pie V fait placer dans une chapelle de Saint-Pierre de Rome 26 des drapeaux pris aux huguenots à Jarnac.

Philippe II d'Espagne ordonne des fêtes pour célébrer cette grande victoire.


Philippe-Louis de Wittelsbach

Mort de Wolfgang de Bavière

Bataille de La Roche-l'Abeille

Philippe Strozzi Prisonnier

Philippe-Louis de Wittelsbach Duc du Palatinat-Neubourg

Gaspard II de Coligny prend le commandement de l'armée et la mène vers le Limousin afin d'y rejoindre les mercenaires que lui conduit Wolfgang de Bavière, duc de Deux-Ponts.

Après un bref combat contre un détachement de l'armée royale, Wolfgang de Bavière peut franchir la Vienne à Aixe, mais meurt le 18 juin 1569 à Nexon.

La jonction entre troupes protestantes se fait cependant à Châlus, pour un total d'environ 25 000 hommes.

Henri III de France campe en avant de Saint-Yrieix pour protéger la ville, avec une armée sensiblement équivalente.

Claude de La Châtre participe à cette bataille dans l'armée d'Henri III de France

L'arrivée des protestants surprend Henri III de France, ce qui leur donne l'avantage au début de la bataille le 25 juin 1569.

Le colonel général de l'infanterie royale, Philippe Strozzi, réussit cependant à rétablir la situation.

Une manœuvre de Gaspard II de Coligny menace d'envelopper l'armée royale, qui doit battre en retraite et céder le passage aux protestants.

La victoire de Gaspard II de Coligny est loin d'être décisive, mais lui permet de s'ouvrir une route vers le Périgord.

L'armée protestante fait peu de prisonniers : le plus fameux est le colonel général Philippe Strozzi.

Théodore Agrippa d'Aubigné et Charles-Louis de Téligny participent à ce combat.

Dans les jours qui suivent, l'armée protestante massacre des centaines de paysans, notamment à La Roche-l'Abeille même, en Limousin, et à La Chapelle-Faucher, en Périgord, en représailles de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, et de Paulon de Mauvans.

Après le décès de Wolfgang de Bavière, son père, son domaine est partagé entre Philippe-Louis de Wittelsbach qui devient Duc du Palatinat-Neubourg, et ses quatre frères.



Siège de Poitiers

Gaspard II de Coligny met le siège devant Poitiers en juillet 1569.

Il perd du temps car ses mercenaires, non payés, veulent du butin.

Guillaume V de Hautemer défend Poitiers.

Charles-Louis de Téligny participe à ce siège.

Gaspard II de Coligny doit lever le siège le 7 septembre 1569.

Agrippa d'Aubigné quitte le siège et retourne en Saintonge.



Naissance de Constant d'Aubigné

Constant d'Aubigné naît vers 1585, fils de d'Agrippa d'Aubigné, célèbre poète, chef protestant et ami d'Henri IV de France.



Soumission de Philippe-Emmanuel de Lorraine

Édit de Nantes

Henri IV de France marche en personne contre Philippe-Emmanuel de Lorraine et reçoit sa soumission à Angers le 20 mars 1598.

En échange, César de Bourbon est fiancé avec Françoise de Lorraine-Mercœur.

Henri IV de France accorde son pardon à Gabriel de Goulaine et aux principaux lieutenants de Philippe-Emmanuel de Lorraine :

L'article 6 du traité de soumission donne la possibilité aux gens de guerre de rejoindre l'armée royale.

Pour sceller cette reddition, Henri IV de France choisit Nantes pour signer le fameux Édit de Nantes, le 30 avril 1598 (et non le 13 avril cette date étant due à une erreur de l'époque) qui règle le problème protestant.

L'édit de Nantes n'est pas un acte gracieux, dû à la volonté du roi, mais un traité dont les articles sont débattus comme avec des belligérants.

L'édit garantit la liberté de conscience et marque un tournant dans l'histoire des mentalités. Sa signature marque la distinction entre :

L'homme se coupe en deux : une moitié publique, et une moitié privée. Les actions et les actes sont soumis sans exception à la loi du monarque.

L'édit autorise la liberté de culte aux protestants partout dans le royaume dans les lieux où le protestantisme était installé avant 1597 ainsi que dans 3 500 châteaux de seigneurs justicieux et dans deux localités par bailliage, Dans certaines villes, le culte protestant est interdit : Paris, Rouen, Dijon, Toulouse ou encore Lyon.

Les Réformés ne sont pas privés de leurs droits civils, ils peuvent ouvrir des académies. Une dotation de 45 000 écus est prévue pour les pasteurs.

Dans d'autres c'est l'inverse, le culte catholique est interdit à Saumur, La Rochelle, Montauban ou Montpellier. Les catholiques qui veulent garder la foi de leur pères ne peuvent se rendre à l'église : elle est détruite, ou la porte en est barrée par des piquets, sur ordre d'un chef protestant.

Dans certaines villes : Bordeaux, Grenoble, Castres, les protestants sont jugés par des tribunaux constitués pour moitié de protestants.

L'édit accorde aux protestants 150 lieux de refuges, dont 51 places de sûreté. Ces places pourront être défendues par une armée potentielle de 30 000 soldats.

Le mot de tolérance ne figure pas dans l'Édit. À cette époque ce mot est synonyme d'endurer ou encore de supporter alors qu'il peut signifier aujourd'hui accepter la pensée de l'autre comme aussi vraie que sa propre opinion. Au XVIe siècle, dans le domaine religieux, chacun est sûr de détenir la vérité, sachant que l'autre est dans l'erreur et joue son destin éternel. Il serait criminel de l'abandonner et de renoncer à un droit d'ingérence pour le sauver, y compris par la force.

Ce qui fait la différence entre les édits de tolérance précédents et l'édit de Nantes, c'est la mise en application réelle de ce dernier grâce à l'autorité d'Henri IV de France. Il ne faut pas croire non plus que ce traité soit accueilli avec soulagement. Des villes comme Paris, Rennes, Rouen ou autres villes catholiques ne le ratifieront qu'au bout de 10 ans sous la menace d'Henri IV.

Des personnes comme Théodore Agrippa d'Aubigné le qualifient d'abominable édit.

Les Catholiques voient cet édit comme un moyen de contenir les protestants en attendant leur disparition, une sorte de pis-aller en somme.

De leur côté les protestants ne considèrent cet édit que comme une pause dans la conversion des catholiques.

La promulgation de cet édit constitue une amnistie mettant fin à la guerre civile.

Que la mémoire de toutes choses passées d'une part et d'autre depuis le commencement du mois de mars 1585 jusqu'à notre avènement à la couronne et durant les troubles précédents et à l'occasion d'iceux, demeurera éteinte et assoupie comme de chose non advenue. Et ne sera loisible ni permis à nos procureurs généraux ni autres personnes quelconques publiques ni privées, en quelques temps ni pour quelque occasion que ce soit, en faire mention, procès ou poursuite en aucune cour ou juridiction que ce soit.

L'édit conduit finalement la France à sacraliser un roi à un degré sans équivalent en Europe. Il fonde, autour d'une religion d'État dont le souverain est le pivot, l'absolutisme. Son aboutissement est une véritable religion royale, qui culminera avec Louis XIV à Versailles.

Une découverte historiographique récente montre que l'édit de Nantes n'a pas été scellé avec de la cire verte, utilisée pour les édits perpétuels, mais avec de la cire brune, comme un édit temporaire. Problème de chancellerie ou calcul politique ? Le débat reste ouvert.

Léonor Chabot est délégué par ses coreligionnaires pour avoir des éclaircissements sur l'Édit de Nantes.



Abjuration du protestantisme par Constant d'Aubigné

Constant d'Aubigné abjure le protestantisme en 1618 et mène une vie de débauche, dans son chateau de Maillezais, légué par Agrippa d'Aubigné, son père.


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