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Événements contenant la ou les locutions cherchées



15 événements affichés, le premier en 267 - le dernier en 1859



Bataille du Pontirole

Gallien, rassemblant ses troupes marche contre Aureolus et lui inflige une sévère défaite près d'un pont sur l'Adda, affluent du Pô (à mi-chemin de Milan et de Bergame, le lieu-dit Pontirole - Pons Aureoli).



Mort de Pertharite de Lombardie Roi des Lombards

Cunipert le Pieux Roi des Lombards

Bataille de la Corne d'Adda

Pertharite de Lombardie meurt assassiné en 688, victime d'une conjuration.

Cunipert le Pieux, fils de Pertharite de Lombardie, lui succède et devient Roi des Lombards en 688.

Cunipert le Pieux combat les ducs rebelles ariens Alagis, Duc de Trente, qu'il vainc à la Corne d'Adda, et Ausfrid, Duc usurpateur du Frioul, et les soumet.



Mariage de Raoul V Thibaut de Déols avec Adda

Raoul V Thibaut de Déols épouse en 1070 Adda.

Leur enfant est :



Naissance de Raoul VI de Déols

Raoul VI de Déols dit le Vieil naît en 1070, fils de Raoul V Thibaut de Déols et d'Adda.



Prise de Lodi par les Torriani

Bataille de San Donato

Les della Torre vont recommencer une guerre d'usure contre les Milanais en prenant Lodi puis Castelseprio, en occupant la région entre les rivières Adda et Tessin.

Otton Visconti fait appel au marquis Guillaume VII de Montferrat, le fait élire capitaine général de Milan pour 5 ans, puis 10 ans et ira même jusqu'à le faire nommer seigneur de Milan en 1278 après que l'armée milanaise se soit fait battre par les Torriani à San Donato.



Bataille de Vaprio d'Adda

Mort de Cassone della Torre

Guillaume VII de Montferrat chassé de Milan

Une nouvelle bataille, à Vaprio d'Adda, contre les Torriani donne la victoire aux Visconti, le 25 mai 1281, jour de la San Dionigi (Saint Dionysius).

L'armée ennemie est vaincue et dispersée. Cassone della Torre est tué au combat. Raimondo della Torre s'en retourne au Frioul et la paix est signée avec Lodi.

Torre s'en retourne au Frioul et la paix est signée avec Lodi.

Saint Dionysius devient le second protecteur des Visconti, avec Sainte Agnès.

Confronté aux exigences et aux tergiversations de Guillaume VII de Montferrat, Otton Visconti le chasse de Milan, fin 1281, et s'en fait un ennemi qui s'allie aux della Torre.



Coup d'État de Jean-Galéas Ier Visconti

Barnabé Visconti, Ludovico Visconti et Rodolfo Visconti Prisonniers

Jean-Galéas Ier Visconti Seigneur de Milan

Barnabé Visconti est sur le point de mener à bien son projet de marier sa fille Lucia Visconti à Louis II d'Anjou, devenu roi titulaire de Naples.

Aidé par sa mère Blanche-Marie de Savoie, Jean-Galéas Ier Visconti met au point un coup d'État au détriment de son oncle et beau-père.

Le 6 mai 1385, Jean Galéas Ier Visconti avec Jacopo dal Verme, Ottone di Mandello et Giovanni Malaspina est à la tête d'une troupe de 500 lances. Il fait prisonnier Barnabé Visconti et ses deux fils Ludovico Visconti et Rodolfo Visconti et les enferme dans le château de Porta Giovia à Trezzo sull'Adda.

Le 7 mai 1385, Jean-Galéas Ier Visconti se rend à la forteresse de la Porte Romaine (Porta Romana). Le Conseil général lui confère le pouvoir sur la cité.

Du 8 au 14 mai 1385, Jean-Galéas Ier Visconti occupe toutes les villes du fief. Seules les forteresses résisteront plus longtemps.

Les partisans de Barnabé Visconti s'enfuient de Milan et viennent trouver refuge à Mantoue auprès d'Agnès Visconti.

Malgré la prise de position d'Agnès Visconti contre Jean-Galéas Ier Visconti, François Ier Gonzague s'entend bien avec ce dernier et aura l'occasion de s'allier à lui dans divers conflits nord-italiens.


Monument funéraire de Barnabé Visconti et de Béatrice Reine - par Bonino da Campione - Castello Sforzesco

Mort de Barnabé Visconti

Barnabé Visconti meurt le 19 décembre 1385 à Trezzo sull'Adda en prison empoisonné par les soins de Jean-Galéas Ier Visconti qui aura attendu plus de 6 ans pour se venger des brimades de son oncle.

Dès lors, les ambitions de Jean-Galéas Ier Visconti n'auront plus de limites.


Jacques de Trivulce

Conquête du Duché de Milan

Fuite de Ludovic le More en Autriche

Prise de Milan

Jacques de Trivulce Maréchal de France

Le 10 juillet 1499, Louis XII, avec une puissante armée, 23 000 hommes dont 5 000 Suisses, dotée d'une forte artillerie, arrive à Lyon.

Dans sa suite, il y a César Borgia et le cardinal Julien delle Rovere, futur pape Jules II, momentanément réconciliés

Georges d'Amboise, Jacques II de Chabannes, Artus Gouffier de Boissy, Pierre de Rohan-Guémené et Jean de Poitiers participe à cette campagne.

Philibert II de Savoie participe aux guerres d'Italie au côté de Louis XII.

La coalition anti-milanaise est franco-vénitienne et François II Gonzague se met au service de Louis XII.

Les Français commandés par le condottiere Jacques de Trivulce attaquent le duché de Milan en juillet 1499.

L'avant-garde de l'armée française, dirigée par le condottiere Jacques de Trivulce, pénètre dans le Milanais le 18 juillet 1499.

À Lyon, l'artillerie et le reste de la cavalerie partent pour l'Italie

En août 1499, l'armée française quitte sa base d'Asti et prend une à une les places fortes détenues par Ludovic le More, dont Gênes.

Pendant qu'elle fonce sur Pavie, les Vénitiens passent l'Adda et les villes lombardes se soulèvent

Calculateur et violent, César Borgia tente grâce à l'appui de son père de se constituer une principauté en Romagne.

En 1499, César Borgia prend Imola et Forlì, dirigée par Catherine Sforza en 1499.

Le 2 septembre 1499, Ludovic le More attaqué sur deux fronts, quitte Milan pour le Tyrol où l'accueille l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg.

Le 14 septembre 1499, les français prennent possession de Milan qui a négocié sa reddition.

Louis XII, qui n'a pas participé à l'expédition, quitte la France pour faire son entrée solennelle à Milan

Louis XII nomme Jacques de Trivulce Gouverneur de Milan, mais celui-ci se rend très impopulaire.

Jacques de Trivulce, Marquis de Vigevano, est fait Maréchal de France en 1499 par Louis XII.

Louis XII fait François II Gonzague chevalier de l'Ordre de Saint-Michel.

Louis XII quitte la ville au bout d'un mois.



Bulle d'excommunication contre Venise

Bataille d'Agnadel

Bartolomeo d'Alviano Prisonnier

Prise de Brescia, Bergame, Crémone et Peschiera

Siège de Padoue

Jacques II de Chabannes est envoyé au secours de Maximilien Ier de Habsbourg.

Le 15 avril 1509, l'armée française quitte Milan.

Jules II fulmine une bulle d'excommunication contre Venise, le 27 avril 1509.

Les Vénitiens refusent de céder à l'ultimatum papal et la guerre éclate.

Commandées par Louis XII en personne, l'armée française franchit la frontière lombarde le 9 mai 1509.

Philippe de Savoie-Nemours, Antoine II de Lorraine, Charles III de Bourbon, Charles IV d'Alençon, Jacques de Trivulce, Charles II d'Amboise, Louis II de La Trémoïlle et son fils Charles de La Trémoïlle participent à cette Campagne.

Venise lève une armée de mercenaires commandée par Bartolomeo d'Alviano et Niccolò di Pitigliano, les cousins Orsini. Cette armée composée de 30 000 fantassins et 2 000 cavaliers, stationne devant Bergame. Ils reçoivent l'ordre d'éviter toute confrontation directe et de s'en tenir à des démonstrations et des escarmouches pour harceler l'ennemi.

Le 9 mai 1509, Louis XII, à la tête de 30 000 hommes dont 6 000 Suisses et 2000 cavaliers, fait traverser l'Adda à son armée, à hauteur de Cassano d'Adda. Charles II d'Amboise commande l'avant-garde.

Bartolomeo d'Alviano est partisan d'enfreindre les consignes des doges et d'attaquer de front l'envahisseur.

Mais finalement, Bartolomeo d'Alviano et Niccolò di Pitigliano qui campent sous les remparts de Treviglio, se décident à décrocher sur le Pô afin de tenir des positions plus solides.

Le 14 mai 1509, alors qu'il fait marche vers le sud, Bartolomeo d'Alviano se heurte à un détachement français commandé par Charles II d'Amboise, qui stationne ses troupes autour du village d'Agnadel.

Bartolomeo d'Alviano range son armée, environ 8 000 hommes, en ordre de bataille, sur un coteau surplombant un vignoble.

Les vénitiens engagent l'action qui est reçu par l'avant-garde Française.

Charles II d'Amboise répond par une charge de cavalerie, puis fait monter les piquiers suisses à l'assaut. Ses troupes sont ralenties dans l'ascension de la colline par le franchissement d'un fossé de drainage et par la pluie. Les positions vénitiennes soutiennent le premier choc.

Niccolò di Pitigliano est déjà plusieurs kilomètres au sud. Il reçoit un message de Bartolomeo d'Alviano l'appelant à la rescousse. Il fait répondre qu'il vaut mieux interrompre la bataille, et poursuit sa marche vers le sud.

Le gros de l'armée française arrive à Agnadel et encercle Bartolomeo d'Alviano.

Les bataillons Français et Vénitiens se combattent dans une terrible mêlée, sans pouvoir presque se reconnaitre, et dans un tel tumulte que les ordres sont à peine entendus par les soldats.

Louis XII fait disposer son artillerie dans les broussailles, hors de la vue des ennemis. Il les fait tirer, éclaircissant les rangs Vénitiens.

Il fait alors donner la gendarmerie Française, qui est alors la plus redoutable d'Europe, mettant en fuite les forces ennemies.

Bartolomeo d'Alviano est renversé de son cheval et reçoit un coup de lance qui lui fait perdre l'œil. Il est fait prisonnier.

Les Français, notamment le chevalier Bayard, s'illustrent aux côtés de leurs alliés.

La cavalerie vénitienne s'enfuit, puis en l'espace de 3 heures, l'armée vénitienne est détruite et compte 4 000 morts.

L'issue de la bataille est connue de Niccolò di Pitigliano dans la soirée. Au matin, la moitié de ses troupes ont déserté.

Une Chapelle des Morts ainsi qu'une stèle commémorative rappellent encore aujourd'hui la bataille d'Agnadel.

Confronté à l'avance inexorable de l'armée française, Niccolò di Pitigliano précipite se retraite sur Trévise et Venise, laissant Louis XII prendre possession de toute la Lombardie.

Louis XII s'empare immédiatement des villes lombardes qui lui reviennent : Brescia, Bergame, Crémone et Peschiera.

Charles IV d'Alençon participe aux prises de Bergame, de Caravaggio, de Borromeo et de Crémone.

La victoire française met la République de Venise à la merci d'une invasion, voire d'une disparition.

Machiavel a pu dire de cette bataille qu'en un jour les Vénitiens ont perdu ce qu'ils avaient mis 800 ans à arracher.

Maximilien Ier de Habsbourg fait de même avec les siennes et Jules II occupe la Romagne.

Les troupes vénitiennes se ressaisissent.

Le 15 juillet 1509, les Vénitiens qui s'étaient fortifiés dans Trévise, assiège Padoue sous les ordres d'Andréa Gritti.

En septembre 1509, ils reprennent Padoue.

Maximilien Ier de Habsbourg vient mettre le siège devant Padoue le 15 septembre 1509, mais doit le lever 17 jours plus tard.



Bataille de Carpi

Eugène-François de Savoie-Carignan Blessé

Mort du comte d'Albert

Mort du Marquis de Cambout

La bataille de Carpi ou combats de Carpi est la première bataille de la guerre de Succession d'Espagne.

Au début de l'été 1701, Léopold Ier de Habsbourg décide d'envoyer en Italie une armée sous les ordres d'Eugène-François de Savoie-Carignan, pour déborder les possessions espagnoles dans la péninsule. Celle-ci se rassemble au Tyrol alors qu'une armée d'opposition composée de Français, Espagnols et Piémontais, placée sous le commandement de Nicolas de Catinat se rassemble lentement entre le Chiesa et l'Adige.

Alors que des difficultés d'approvisionnement entravent l'armée autrichienne, Nicolas de Catinat reçoit l'ordre de bloquer la route de l'armée autrichienne. Il ne doit pas aller à sa rencontre en traversant la Sérénissime République de Venise restée neutre. Il renonce ainsi à occuper des positions plus favorables comme le défilé de Rivoli. Il doit se contenter d'intimider les Autrichiens en les empêchant de traverser l'Adige, avec interdiction de déclencher le premier les hostilités.

Invitant les autorités vénitiennes à ne pas s'opposer au passage de ses troupes en échange de la bonne conduite de celles-ci, Eugène-François de Savoie-Carignan commence sa marche le 27 mai 1701, par des chemins qu'aucune armée n'a utilisés depuis Charles Quint. Son objectif est de traverser l'Adige sans combattre et en évitant de ravager les territoires du Duc de Nantua pour inciter ce prince à changer de camp.

Sûr de la neutralité vénitienne, Nicolas de Catinat pensant que l'intention des Autrichiens est d'envahir les possessions espagnoles au sud du Pô a concentré ses troupes aux abords de Rivoli qu'occupe une partie de l'infanterie, le reste est dispersé sur le long de l'Adige, de part et d'autre de Vérone.

Pendant 5 semaines, Eugène-François de Savoie-Carignan trompe son adversaire, et avance ses troupes vers le Pô, faisant mine de vouloir traverser vers Ferrare où il a entrepris de faire construire des ponts. Ce mouvement engage Nicolas de Catinat à s'étaler encore davantage et à faire passer un corps d'infanterie de l'autre côté du Pô à Seraglio.

Finalement, Eugène-François de Savoie-Carignan, trouve un point de passage peu défendu plus haut sur l'Adige.

Trompant même sa propre armée, Eugène-François de Savoie-Carignan change de direction, et traverse la rivière la nuit du 8 au 9 juillet 1701 à proximité de Carpi en Émilie-Romagne dans le nord de l'Italie.

L'infanterie maîtrise facilement le corps de dragons commandé par Saint-Fremont qui défend la ville, et attaque aussitôt avec quelques canons le village de Castagno où un corps d'infanterie est isolé.

Au bruit du canon, le comte de Tessé, éloigné seulement de 3 kilomètres, accourt avec la cavalerie. Un orage très violent, qui transforme la plaine en marécage, oblige la cavalerie autrichienne à faire un large détour de 5 lieues. Cela laisse un répit aux Français qui se regroupent. Malgré leur petit nombre, ils chargent plusieurs fois les Autrichiens. Eugène-François de Savoie-Carignan est blessé, mais ses troupes grossissent à chaque instant.

Le comte d'Albert et 7 officiers de son régiment sont tués. Le marquis de Cambout est blessé à mort. Perdant au total 300 hommes et 50 officiers, accablés sous le nombre, les Français se replient, abandonnant Rivoli et les rives de l'Adige et se réfugient derrière l'Adda.

Les Autrichiens sont maîtres de tous les pays entre Adige et Adda. Ils pénètrent dans le Bressan. Nicolas de Catinat recule jusque derrière l'Oglio.

Bien que beaucoup d'officiers aient approuvé cette retraite qui leur parut sage et que le manque de munition rendait nécessaire, les courtisans font regarder Nicolas de Catinat comme l'opprobre de la nation.

François de Neufville, favori du Roi, persuade Louis XIV qu'il réparera l'honneur national, et obtient le commandement de l'armée d'Italie.



Siège de Montmélian

Bataille de Cassano

Mort de Joseph de Lorraine

Mort du Prince de Wurtemberg

Eugène-François de Savoie-Carignan blessé

En 1705, l'armée de Louis-Joseph de Vendôme, qui a reçu des renforts, tente de soumettre Victor-Amédée II de Savoie, récent allié des Autrichiens.

Louis XIV met le siège devant Montmélian en 1705.

Prise, la citadelle est détruite en 1706, sur ordre du roi de France et le conseil de Sébastien Le Prestre.

La colline qui l'accueillait est aujourd'hui nue et est devenue un belvédère.

Victor-Amédée II de Savoie implore l'empereur de lui envoyer de l'aide.

Eugène-François de Savoie-Carignan, commandant ces renforts, se trouve opposé à Philippe de Vendôme, le grand prieur.

Cet homme, un dilettante, se laisse surprendre sur les rives de l'Adda par l'attaque féroce d'Eugène-François de Savoie-Carignan, mais celui-ci, plus à cause de la profondeur du fleuve qu'à cause de la résistance des Français, ne parvient pas à traverser et décide de reporter son attaque sur Cassano en Lombardie au nord de l'Italie.

Le 16 août 1705, grâce à une marche forcée, Louis-Joseph de Vendôme se trouve face à lui, ce qui ne détourne pas Eugène-François de Savoie-Carignan de son idée.

Il attaque si violemment l'armée française, que ses troupes parviennent à traverser et poussent leurs ennemis à l'eau.

Ceux-ci reviennent à la charge et obligent les Impériaux à retraverser.

Pendant une heure, malgré les efforts Louis-Joseph de Vendôme qui se met 2 fois à la tête de ses troupes pour les ramener au combat, les Français sont de nouveau repoussés avec pertes au delà de l'Adda, par la droite de l'armée impériale.

L'attaque n'est pas moins rude sur le flanc droit des Français dont plusieurs bataillons sont renversés.

Mais les Autrichiens ne parviennent pas à y soutenir leur assaut car leurs armes à feu sont mouillées après avoir traversé la rivière. Ils sont repoussés, et beaucoup périssent noyés.

Les Autrichiens ne parvenant pas à traverser le fleuve, le combat tourne donc finalement à l'avantage des Français.

Louis-Joseph de Vendôme et Jacques Éléonor Rouxel gagnent cette bataille.

Eugène-François de Savoie-Carignan qui se trouve durant l'action au plus fort du feu, ordonne le repli.

La bataille, commencée à une 13 heures, finit à 17 heures.

Les deux camps subissent de fortes pertes, mais les Français en sortent victorieux.

Les Impériaux qui ne sont pas poursuivis, se retirent sur Treviglio.

La nuit du combat, Eugène-François de Savoie-Carignan fait conduire les blessés à Palazzuolo, où selon un état du commissaire impérial, on en compte 4 347.

Ils laissent sur le champ de bataille 6 584 hommes et 1 942 prisonniers.

Parmi les blessés se trouvent le prince Joseph de Lorraine et le prince de Wurtemberg qui meurent de leurs blessures.

Eugène-François de Savoie-Carignan est également blessé.

La résistance française à Cassano ruine toutes les dispositions qu'avait prises Eugène-François de Savoie-Carignan pour pénétrer en Piémont et pour secourir Victor-Amédée II de Savoie, qui se trouve ainsi fort pressé.

Elle contraint les Impériaux à prendre leurs quartiers d'hiver sur place.



Passage du Pô

Johann Pierre de Beaulieu attend Napoléon Ier à Valenza.

Napoléon Ier trompe Johann Pierre de Beaulieu en franchissant le Pô à Plaisance, 80 km plus en aval, le 7 mai 1796 après un petit engagement.

Johann Pierre de Beaulieu réussit néanmoins à éviter d'être tourné. Il franchit l'Adda et la Mincio mais il doit abandonner Milan.


Bonaparte donnant ses ordres à la bataille du pont de Lodi par Louis-François Lejeune

Bataille du pont de Lodi

L'armée française maître de l'Italie

Napoléon Ier borde alors l'Adda à hauteur de Pizzighetone mais les défenses ennemies sont trop puissantes à cet endroit-là.

Napoléon Ier longe l'Adda vers le nord et parvient à Lodi le 21 floréal an IV ou le 10 mai 1796.

L'arrière-garde autrichienne comptant 17 500 hommes, commandée par Le général Sebottendorf, cherche à y détruire le pont.

Il a rangé ses soldats sur 2 lignes :

L'armée française qui arrive sur l'autre rive compte 9 500 hommes, dirigés par Jean Lannes, Dallemagne et André Masséna.

Elle commence par établir ses canons le long de la rive, de manière à empêcher les sapeurs autrichiens de faire sauter le pont.

Napoléon Ier envoie Kilmaine chercher un gué au sud, et Beaumont au nord, avec leurs cavaliers.

Si tout va bien, ils déboucheront dans 2 heures à droite et à gauche des Autrichiens, forçant la décision.

Vers 18 heures, apercevant le gros de la division d'André Masséna qui s'approche en arrière de Lodi, Napoléon Ier parcourt les rangs.

Il s'agit de convaincre les fantassins qui ont marché depuis 6 heures du matin de courir sous le feu vers l'autre rive, avec une chance sur 3 d'arriver vivant de l'autre côté.

Les Savoyards sous les ordres du chef de bataillon Dupas, commandant le 2e de carabiniers, sont les premiers à tenter de franchir le pont. Les Autrichiens retiennent leur feu puis tirent à mitraille sur les premiers qui s'engagent. Autour de Dupas, c'est un massacre, l'assaut se rompt.

Voyant que ce coup d'arrêt peut tout perdre, André Masséna, Dallemagne, Louis Alexandre Berthier et Cervoni, suivis par leurs aides de camp, se ruent en avant au cris de Vive la République.

Cette charge des chefs fait merveille. En quelques minutes deux compagnies abordent l'autre rive.

Beaucoup sont tombés mais les tirs ont fait de la fumée, habitués aux torrents de la montagne, les Savoyards ont remarqué que la profondeur du fleuve diminue d'un coup. Ils se glissent dans le flot rapide et débouchent du pont en hurlant. La première ligne autrichienne cède.

Au moment où la deuxième ligne contre-attaque, les cavaliers français du général Beaumont qui ont fait le tour par le nord, chargent le flanc droit ennemi.

À 19 heures, la cavalerie napolitaine ne peut que protéger la retraite des Autrichiens.

L'armée d'Italie entre à Plaisance puis à Parme pour enfin gagner Milan le 15 mai 1796, en imposant de lourdes contributions au pays.

Le duché de Parme subit de continuels passages de troupes qui s'affrontent.


Plan de la bataille de Solférino

Batailles de Solférino, de Medole et de de San Martino

L'armée d'Italie se tourne vers l'Est pour poursuivre l'ennemi. La progression est ralentie par les destructions opérées par les troupes autrichiennes et par les pluies incessantes.

L'ennemi se replie successivement derrière plusieurs affluents du Pô : l'Adda, l'Oglio et la Chiese.

Grâce à l'efficacité du génie français, le gros de l'armée franco-sarde traverse le Chiese au cours de la journée du 22 juin 1859 et elle se prépare à avancer rapidement vers le Mincio, encouragée par les rapports des patrouilles de reconnaissance qui ont pu vérifier le repli de l'ennemi.

Dans la matinée du 23 juin 1859, François-Joseph Ier d'Autriche donne l'ordre à ses troupes de se tourner vers l'ouest.

Elles regagnent la rive droite du Mincio où elles reviennent occuper les positions abandonnées quelques jours auparavant.

Cette manœuvre est destinée à :

Aux premières heures du 23 juin 1859, Napoléon III et Victor-Emmanuel II de Savoie se rencontrent sur la colline de Lonato pour discuter d'une dépêche envoyée par l'impératrice Eugénie de Montijo, qui contient d'inquiétantes informations sur d'importants mouvements de troupes prussiennes sur le Rhin.

La lettre contient une invitation pressante à la conclusion rapide de la campagne d'Italie afin que l'armée française puisse rentrer chez elle pour défendre ses frontières.

Après un bref entretien privé, les souverains regagnent leurs quartiers généraux.

Les combats des patrouilles de reconnaissance qui se produisent tout au long de la journée convainquent les Autrichiens qu'ils ont intercepté les premières avant-gardes franco-sardes et ceux-ci pensent avoir établi le contact avec l'arrière-garde autrichienne, tout comme à Melegnano.

En fait, les 2 armées sont déployées sur deux lignes parallèles très proches l'une de l'autre et qui s'étend du Nord au Sud sur 20 km.

Selon le plan établi, à l'aube du 24 juin 1859, l'armée franco-sarde se déplace vers l'Est afin de se déployer le long de la rive droite du Mincio.

Comme première étape matinale, l'armée française aurait dû occuper :

Après quelques kilomètres, inévitablement, les colonnes franco-sardes entrent en contact, les unes après les autres, avec les troupes autrichiennes, fortement implantées précisément à :

En quelques heures, de 4 h à 7 h, de violents combats ont lieu qui conduisent à une mêlée générale, chaotique et très violente, qui dure plus de 18 heures.

L'absence de plan de bataille ordonné, l'équilibre des forces en jeu et la détermination féroce des 2 camps sont les principales causes du carnage.

De nombreux combats se déroulent à Medole, Solférino et San Martino qui correspondent, respectivement, aux secteurs sud, central et nord d'un vaste front.


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