Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



Locution cherchée trop imprécise - Résultat limité à 4000 événements


3321 événements affichés, le premier en -2000000 - le dernier en 1580



L'ère Quaternaire

Le Pléistocène

L'Holocène

L'industrie Oddowayenne

L'industrie Acheuléenne

L'ère Quaternaire couvre une période allant de 2000000 avant Jésus-Christ à 100 000 avant Jésus-Christ. Cette ère se sépare en :

Les outils utilisés il y a 1 800 000 ans montrent l'industrie Oddowayenne ou industrie sur galet

A partir de 140 000 ans avant notre ère, elle est suivie par l'industrie Acheuléenne ou industrie "artistique" avec la recherche de symétrie notamment dans la création du silex biface.

La méthode Levallois caractérisera l'apogée de l'Acheuléen, en Europe, au début de la Préhistoire aux alentours de 400 000 ans.



L'Homme de Neandertal

L'industrie Moustérienne

L'Homme de Solo

Apparu vers 100000 avant Jésus-Christ, l'Homme de Néandertal travaille la pierre et maîtrise le feu. Il disparaît vers 35 000 avant Jésus-Christ.

C'est l'industrie Moustérienne.

A l'époque, il semble que le climat européen ait formé un bouclier de glace : un inlandsis ou glacier continental. A l'abri de ce bouclier, l'Homme de Neandertal va se développer. On retrouve cette même exception à Java, avec la découverte de l'Homme de Solo, qu'on ne retrouve nulle part ailleurs.



Homo Sapiens archaïque

Homo Sapiens moderne

Le premier Homo Sapiens ou Homo Sapiens archaïque apparaît il y a 40000 avant Jésus-Christ.

L'Homo Sapiens connu ou Homo Sapiens moderne naît 20000 avant Jésus-Christ avec l'extinction de l'archaïque.



L'Homme de Cro-Magnon

Entre 35000 avant Jésus-Christ et 10 000, issu de l'Homo Sapiens Sapiens, l'homme de Cro-Magnon invente l'art pariétal ou art rupestre avec les premières peintures sur les murs des grottes, notamment à Lascaux. Ce sera l'art Aurignacien, d'Aurignac, suivi de l'art Gravettien.



Les Sicanes en Sicile

Vers 14000 avant Jésus-Christ, la Mer Méditerranée joue déjà un rôle important dans l'Histoire des Hommes. Les peuples se pressent sur ses côtes.

Les premiers habitants de la Sicile septentrionale et des îles Égades, seraient les Sicanes, population d'origine Ibérique (ou peut-être Sémite), qui seraient arrivés, peut-être à la dernière phase du Paléolithique supérieur, depuis l'extrémité Sud de l'Italie ou bien d'Afrique du Nord.

Ils appelèrent la Sicile "Sicania", mais ils ne savaient ni lire, ni écrire, et c'est pourquoi ils n'ont pas laissé de traces écrites de leur présence.

Dès la préhistoire, les rapports, surtout commerciaux, avec le monde grec, les îles Egées et méditerranéennes, les centres de l'Asie mineure, l'Italie et quelquefois avec l'Afrique septentrionale et l'Espagne, étaient fréquents.

L'implantation des Sicanes se poursuit à l'ère du Néolithique et à celle des Métaux (cuivre, bronze, fer), et assume des aspects de civilisations différentes selon les territoires insulaires.

Vers 10000 avant Jésus-Christ, un peuple indigène vit dans l'île. Les Archéologues en ont découvert l'existence en 1975 dans la "Grotta del l'Uzzo" au Nord-ouest de la Sicile, entre San Vito lo Capo et Scopello.

Des traces de zones d'établissements similaires ont été trouvées dans la Cala dei Genovese, sur l'île de Levanzo.



Peuplement de la France

Les premiers paysans arrivent vers la France par l'Est. Ils vont engendrer, avec les pêcheurs nomades, 3 civilisations :

La civilisation danubienne se développe le long du Danube par les pêcheurs et entrera en France par le Nord. Ce sont les Ligures, auxquels succèderont les Celtes. La civilisation s'installera en France dans le bassin parisien et entraînera la civilisation mégalithique. Ce sont les Rubanés.

La civilisation cardiale se développe dans le Sud-Est de la France. Les pêcheurs nomades en sont aussi les instigateurs. Ce sont les Cardiaux.

La civilisation mégalithique se développe en Bretagne et dans le Sud-ouest de la France. Elle se caractérise par des dolmens et menhirs.



L'Antiquité

L'invention de l'écriture permet de marquer une étape importante dans l'Histoire. Désormais tous les événements peuvent être consignés pour mémoire. L'Histoire se met en place. C'est le début de l'Antiquité.

Vers 2500 avant Jésus-Christ., l'écriture réelle prend forme. Ce ne sont plus des dessins.

Elle apparaît en Égypte sous la forme de hiéroglyphes et en Mésopotamie où elle sert à l'administration de l'état.

La Préhistoire prend fin vers 2000 avant Jésus-Christ, avec l'Age des Métaux.


Les Indo-européens

Les Indo-européens

Peu avant 2000 avant Jésus-Christ, après les Sémites, les Sumériens et les Elamites, apparaissent les Indos-européens.

Ils ne sont pas décelés plus tôt en tant qu'Indo-européens car bon nombre d'entre eux utilisent l'écriture des Sémites, d'où une confusion certaine avec ce dernier peuple.

Commencent alors une série d'invasions indo-européennes, étalées sur de nombreux siècles.

Au Turkestan, les Indo-Européens se maintiendront jusqu'au Xe siècle avant Jésus-Christ, malgré les Mongols et les Chinois.

En Inde, lorsque qu'Alexandre le Grand arrive sur les rives du Gange, ils y sont installés depuis plusieurs siècles.

Ainsi, leurs conquêtes s'étalent aussi bien dans le bassin oriental que dans le bassin méditerranéen.

Ces invasions indo-européennes indiquent la fin des âges lithiques et marquent le commencement des âges du cuivre et du bronze.



Période médio-babylonienne

En Mésopotamie, la période médio-babylonienne dure de 1595 avant Jésus-Christ à 1080 avant Jésus-Christ. Les Kassites fondent une nouvelle dynastie qui domine Babylone pendant plus de quatre siècles. Au nord, le Mitanni exerce sa domination avant de se faire supplanter par le royaume médio-assyrien. La rivalité entre les deux entités occupant le nord et le sud de la Mésopotamie apparaît alors. Cette période se termine avec une crise grave, provoquée notamment pas les invasions des Araméens.



Fondation de Cumes

Dans la péninsule, les colons grecs abordèrent dès le XIe siècle; si l'on admet du moins que Cumes est fondée en Campanie par des Ioniens d'Eubée vers 1050 avant Jésus-Christ.

Avec ses colonies de Naples (Neapolis) et Dicaearchia (Pouzzoles), elle exerce une influence considérable sur les Italiens.



Fondation de Sparte

Vers 950 avant Jésus-Christ, la Laconie reçoit un flux de nouveaux arrivants, les Doriens entrent en Grèce par l'Illyrie et l'Épire.

Une partie d'entre eux passent en Étolie, traversent le golfe de Corinthe, posent pied dans le Péloponnèse puis atteignent la vallée de l'Eurotas, où ils fondent Sparte.

L'emplacement présente l'avantage d'être bien approvisionné en eau et entouré de terres arables et pâturables et possède de bonnes communications avec le nord et le sud.

Le légendaire retour des Héraclides a été interprété comme la version mythique de cette invasion des Doriens.

Il semble en réalité qu'il ne se soit pas agi d'un déferlement guerrier, mais d'une longue assimilation des nouveaux arrivants.



Mariage d'Aristodème avec Argia

Dans la mythologie grecque, Aristodème épouse Argia. Leurs enfants jumeaux sont :

Après la reconquête du Péloponnèse par les Héraclides, suite à un oracle de la Pythie, Eurysthénès et Proclès reçoivent en partage le territoire de Sparte.



Mariage d'Eurysthénès avec Anaxandra

Eurysthénès épouse Anaxandra. Leur enfant est :



Mariage de Proclès avec Lathria

Proclès épouse Lathria. Leurs enfants sont :

Selon certains auteurs, Eurypon est le fils de Soos.



Soos Roi de Sparte

Invasion de l'Arcadie

Dans la mythologie grecque, Soos qui signifie élan ou impétuosité est un Roi légendaire de Sparte.

Sous son règne, les Spartiates sont censés avoir asservi les Hilotes et envahi l'Arcadie.

Plutarque rapporte une anecdote de la campagne d'Arcadie :

Alors que Soos se trouve avec ses compagnons d'armes près de la ville de Cleitoria, il est assiégé par les habitants de celle-ci.

Sur le point de mourir de soif, Soos jure de quitter l'Arcadie si on le laisse boire, lui et tous ses compagnons, à la source voisine.

Les Cleitoriens acquiescent, et les Spartiates se rendent à la source.

Soos propose d'abord d'abandonner la royauté en faveur de celui qui refusera de boire puis, devant les refus de ses compagnons, se contente de s'asperger d'eau, mais sans boire.

Il refuse ensuite de quitter l'Arcadie, tous n'ayant pas bu.



Fondation d'Athènes

Athènes est fondée formellement vers 800 avant Jésus-Christ par le synœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés par l'invasion des Doriens.

Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnent pour fonder la cité.

Le site est choisi pour la forteresse naturelle que représente l'Acropole et de l'accès à la mer, un avantage sur ses rivales, les cités de Thèbes et de Sparte.

Les habitants peuvent résister aux hordes de pillards qui terrorisent la région, augmentant avec les années sa fortification.

Athènes devient une ville-état souveraine, gouvernée d'abord par des rois d'Athènes.

Les rois d'Athènes sont à la tête des Eupatridae, les biens nés, dont le gouvernement se compose d'un conseil qui se réunit sur la colline d'Arès, l'Aréopage.

Ce conseil élit les représentants de la ville, les archontes et les polémarques.

Avant l'adoption de l'état politique, 4 tribus (similaires aux gentes de la Rome antique) dominent la région. Ceux qui en font partie ont certains droits, privilèges et obligations :

Pendant cette période, Athènes soumet d'autres villages de l'Attique à son règne.

Ce processus, appelé synoikismos (rassembler en une maison), crée l'état le plus grand et le plus riche du continent grec dans lequel, cependant, un très grand nombre de personnes sont exclues de la vie politique par les nobles.


Lycurgue et les deux chiens - Otto van Veen - Emblemata Horatiana -1607

Réformes de Lycurgue : la Grande Rhêtra

Lycurgue (celui qui tient les loups à l'écart) est un législateur mythique de Sparte. Plutarque situe son existence au IXe siècle avant Jésus-Christ ou au tout début du VIIIe siècle,

Les historiens modernes comme antiques, utilisent son nom pour définir l'ensemble de la législation mise en œuvre à Sparte et qui lui est attribuée, sans s'engager sur l'historicité du personnage ou le fait qu'un seul homme ait été à l'origine de ces mesures.

Rappelé par ses concitoyens, Lycurgue rentre à Sparte et décide de composer une constitution.

Il se rend donc à Delphes pour interroger Apollon, dispensateur de la justice, par son oracle.

Selon Plutarque, la Pythie le salue alors comme "aimé du dieu, et dieu lui-même plutôt qu'être humain.

De retour à Sparte, Lycurgue convoque les 30 citoyens les plus importants sur l'agora, qui l'aident à composer sa constitution, la Grande Rhêtra.

Il établit la gérousie pour compenser le pouvoir des rois.

Il redistribue des terres : la Laconie est divisée en 30 000 lots (kléroi) et le territoire civique de Sparte, en 9 000 lots.

Il décrète ensuite la cessation du cours de la monnaie d'or et d'argent, et les remplace par de lourds lingots de fer, trempé au vinaigre afin d'en augmenter le cassant et d'en diminuer la malléabilité. De la sorte, Lycurgue espère mettre fin à la thésaurisation.

Il instaure l'autarcie et bannit les arts jugés inutiles, c'est-à-dire l'artisanat du luxe.

Il oblige les Spartiates à prendre leurs repas en commun (syssities) et à se nourrir frugalement.

Enfin, Lycurgue met en place l'éducation spartiate, obligatoire et dispensée par l'État.

Lycurgue montre, par un exemple au peuple convoqué en assemblée pour un spectacle, l'importance de l'habitude et de la pratique. Il présente deux petits chiens provenant de la même portée et place devant eux un plat rempli de pâtée et un lapin.

Voyant la nourriture et le lapin, l'un des chiots délaisse la première et court à la poursuite du second parce qu'il a été dressé à le faire, tandis que l'autre, négligeant le lapin, vide le plat comme il en avait, de son côté, l'habitude.

Vous voyez ici, dit Lycurgue, l'importance de l'éducation et des habitudes données dès le plus jeune âge, même chez ceux que la nature a produits égaux et semblables. Il convient donc d'amender la nature de cette manière et de la diriger vers le mieux, car elle est de cire et peut être aisément inclinée vers le vice ou la vertu.

Lycurgue est, selon Plutarque, borgne.

Il reçoit cette infirmité lors d'une altercation avec de riches citoyens, indignés par les mesures édictées contre le luxe.

Alcandros, un de ses adversaires, jeune homme violent et emporté qui par ailleurs n'était pas dépourvu de qualités, le poursuit et le rejoint. Comme Lycurgue se retourne, il le frappe de son bâton et lui crève un œil.

Lycurgue fait face à ses adversaires. Honteux, ceux-ci baissent les armes. Alcandros, livré par les siens, est pris par Lycurgue à son service. À force de vivre en compagnie du législateur, le jeune homme s'amendera.


Fondation de la Grande Grèce

Fondation de la Grande Grèce en Sicile et en Italie

Partis de Grèce parce que le système d'aristocratie héréditaire mis en place ne donnait pas de place aux plus pauvres, les Grecs, veulent créer des colonies de peuplement. Ils habitent sur le bord des côtes pour garder contact avec la Métropole Grecque.

Le nom de Grande Grèce est le nom donné par les Grecs eux-mêmes à l'espace qu'ils ont colonisé en Italie du Sud continentale et en Sicile.

En 750 avant Jésus-Christ, les Grecs Iioniens s'installent, et fondent les villes de Naxos, de Leontinoi, de Catane, de Zancle …



Enlèvement des Sabines

Titus Tatius Roi Sabin de Rome

Rome, lieu de refuge pour les esclaves en fuite et les hommes libres souhaitant changer d'existence, manque singulièrement de femmes.

Comme les tentatives de mariage dans les villes avoisinantes trouvent toutes de méprisantes fins de non-recevoir, Romulus décide de voler des femmes.

En 745 avant Jésus-Christ, Romulus instaure la fête de Consualia en l'honneur de Neptune et y convie les Sabins et les peuples de plusieurs villes alentour :

Tandis que l'attention des hommes est détournée, les femmes sont enlevées par surprise.

Furieux, les peuples outragés forment une coalition dirigée par Titus Tatius, roi de Cures ou Quirium, et déclarent la guerre.

Titus Tatius est déjà vieux quand le rapt des sabines lui fait prendre les armes contre Romulus.

Romulus commence par écraser les soldats de Caenina, tue leur chef Acron et prend leur ville d'assaut.

Attaqué par surprise par les Antemnates, Romulus les écrase également et prend leur ville. Mais à la demande d'Hersilia, sa femme, Romulus les épargne, accorde son pardon et le droit de cité à Antemnae.

Titus Tatius et les Sabins parviennent à s'introduire dans la ville. Tarpeïa ou Tarpéia, la fille du chef de la citadelle du Capitole, amoureuse de Titus Tatius, ouvre les portes de cette citadelle aux troupes sabines.

D'abord bousculé, Romulus, après une invocation à Jupiter, parvient à relancer ses troupes à l'assaut. Le combat est très indécis. À tel point que ce sont les épouses sabines des Romains qui s'interposent entre les deux camps.

À la fin de la bataille, Tarpéia demande la récompense qui lui a été promise pour sa trahison : ce que les Sabins portent au bras gauche (leurs bijoux en or). Les Sabins s'exécutent immédiatement mais ils lui donnent aussi leurs boucliers qu'ils portent du bras gauche et dont le poids écrase.

La roche Tarpéienne, du nom de Tarpéia, est une crête rocheuse située à l'extrémité sud-ouest du Capitole. Jusqu'à la fin de la République, elle sera le lieu d'exécution capitale, c'est de là que seront précipités les criminels.

La bataille prend fin. Romains et Sabins fusionnent.

Le gouvernement est concentré à Rome qui double sa taille et les Romains prennent le nom de Quirites (de Cures) en l'honneur des Sabins.

Romulus répartit alors la population romaine en 30 curies et donne à celles-ci le nom de femmes sabines.

On forme 3 centuries de chevaliers :

Cette interprétation de l'origine ethnique des 3 tribus romaines est aujourd'hui totalement rejetée entre autres en raison de l'étymologie strictement étrusque des 3 dénominations.

Titus Tatius règne conjointement avec Romulus en parfait accord pendant plusieurs années.

Suétone rapporte sans trop y croire une tradition disant qu'il aurait fait venir la famille sabine des Claudii pour qu'elle s'installe à Rome.

Pour que les Sabins installés à Rome puissent exercer les cultes propres à leur peuple, Titus Tatius aurait créé un collège de prêtres, les prêtres Titiens.



Mariage de Numa Pompilius avec Tatia

Numa Pompilius mène une vie de discipline stricte et bannit toute forme de luxe de sa maison.

Numa Pompilius épouse Tatia, fille unique de Titus Tatius.



Mort de Tatia

Tatia meurt après 13 années de vie commune avec Numa Pompilius.

Cet événement tragique poussa Numa Pompilius à se retirer à la campagne à Cures.


Fondation de la Grande Grèce

Fondation de Syracuse, Gela et Messine

En 734 avant Jésus-Christ, les Grecs Corinthiens fondent Sirakousai (Syracuse), Gela, Messine … dans l'Est de l'île.

La Sicile accomplit, alors dans tous les domaines, un énorme bond en avant car la supériorité hellénique s'impose petit à petit même aux indigènes Sicanes et Sicules et commence petit à petit à imprégner toute la vie de l'île.

Et c'est justement de la fusion des Grecs et des Sicules que naquit la civilisation dite Sicéliote.

En effet, les colons, amènent avec eux l'usage du fer, et fondent des cités à partir desquelles se développent de nouvelles colonies (subcolonies) intégrant totalement la population originaire de l'île.

Les colons grecs imposent peu à peu leur culture, leur langue, leur religion à l'île. Puis ils deviennent agriculteurs et exploitent les terres les plus riches de l'intérieur de l'île.

Les villes Grecques de Sicile connaissent rapidement la prospérité.

Toute l'histoire de la Sicile hellénisée va se résumer à un affrontement entre :

pour s'assurer le contrôle de l'île du Soleil (ainsi nommée par Homère).



Migrations Celtes

Vers 725 avant Jésus-Christ., l'invasion de Cimmériens dans la vallée du Danube pousse les Celtes du premier âge de fer à établir une civilisation en Tchéquie et Slovaquie actuelles, Allemagne du Sud, Autriche et France.

Ils ont des rapports commerciaux avec les peuples voisins, à savoir les Ligures, Ibères et Illyriens.



Migrations Celtes

Dès 650 avant Jésus-Christ., les Celtes ont des relations avec la Méditerranée grâce à l'expansion de la colonisation grecque et du commerce étrusque.

Les Celtes, aux VIe et Ve siècles avant Jésus-Christ, envahissent le centre de la Gaule.

Depuis l'Allemagne du Sud et l'Est de la France, ils gagnent la vallée du Rhône et la plaine du Pô.

Ils émigrent par petits groupes et dominent les peuples vaincus, en majorité des agriculteurs, sans les éliminer, et en font de "petites puissances".

Ils constituent ainsi des peuples mixtes en imposant leur langue, leurs coutumes et façon de vivre.

Les premiers "émigrants" (Goidels et Pictes) conquièrent la Grande-Bretagne et l'Irlande, l'ancien nom de l'Irlande, "Iverioî" apparaît dans le nom actuel, Eire.

En 650 avant Jésus-Christ., les Britonnes envahissent la Grande-Bretagne, lui donne leur nom et refoulent en Écosse les Goidels et Pictes leurs prédécesseurs et frères de race.

Les nombreux réseaux de commerce s'améliorent.

Cette période se caractérise par la grande richesse de certains (nombreuses offrandes retrouvées dans les tombes).

Les femmes à cette période peuvent diriger. Ainsi a-t-on retrouvé une princesse dans une tombe datant du VIème siècle avant Jésus-Christ.



Ariaramnes Co-Roi d'Anshan

Ariaramnes, fils de Teispès, devient Co-Roi d'Anshan avec Cyrus Ier.



Prise et destruction de Ninive

Nabopolassar s'allie avec Cyaxare, Roi des Mèdes.

Les coalisés s'emparent de Ninive, lors de l'été 612 avant Jésus-Christ, qui est ravagée de fond en comble.

Les Assyriens déplacent leur capitale vers Harran.



Échec de Comanus pour reprendre Marseille

Les Marseillais sont très rapidement jalousés.

En quelques années leur prospérité fut telle que Comanus, fils et successeur de Nannus, en prit ombrage. Comanus, jugeant dangereux le voisinage de ces étrangers, tenta de s'emparer de la ville par surprise.

Le jour de la fête des Floralies, il envoya en ville, selon le droit de l'hospitalité, beaucoup d'hommes courageux et résolus et un plus grand nombre d'hommes, cachés dans des mannes et recouverts de feuillages, amenés sur des chariots.

Il se dissimule lui-même avec son armée sur les hauteurs toutes proches, afin que, quand les portes seraient ouvertes pendant la nuit, il puisse envahir avec ses soldats la ville ensevelie dans le sommeil et le vin.

Mais une femme, parente du roi, qui avait une liaison avec un jeune Grec, trahit le coup fourré auprès du jeune homme qui rapporte aussitôt l'affaire aux magistrats.

Tous les Ligures sont arrêtés et on tire hors des mannes ceux qui s'y cachaient. Ils sont tous exécutés

Les Marseillais se portant en masse vers les montagnes où il s'était établi avec son armée, taillèrent celle-ci en pièces. Comanus périt dans le combat avec 7.000 des siens.



Première guerre sacrée

Destruction de Cirrha

La première guerre sacrée, de 600 avant Jésus-Christ à 590 avant Jésus-Christ, naît d'une querelle entre Delphes et Cirrha, sa voisine, une bourgade située à quelques kilomètres au sud-ouest.

Cirrha contrôle la route de Delphes à la mer et lève un péage sur les pèlerins.

Cirrha est détruite et sa plaine fertile est consacrée à Apollon, avec la promesse qu'elle ne sera jamais cultivée.



Mariage de Cambyse Ier avec Mandane

Cambyse Ier épouse Mandane, une des filles d'Astyage. Leur enfant est :



Arsames Roi d'Anshan

Arsames, fils d'Ariaramnes, devient Co-Roi d'Anshan avec Cambyse Ier.



Nouvelle prise de Jérusalem

Sedecias Roi de Juda

Déportation la famille royale de Juda

Joachim, Roi de Juda, ne supportant pas la situation, complote avec les Égyptiens.

Nabuchodonosor II réagit en soumettant de nouveau Jérusalem le 16 mars 597 avant Jésus-Christ, en déportant la famille royale et une partie de la population, et en installant sur le trône Sedecias.



Mariage de Psammétique II avec Takhout

Psammétique II épouse Takhout, une noble dame d'Athribis. Leurs enfants sont :


Néferibrê Psammétique II - Musée du Louvre

Mort de Nékao II

Psammétique II Pharaon

Nékao II meurt en 595 avant Jésus-Christ.

Psammétique II, son fils de Nékao II, devient pharaon.

Il appartient à la XXVIe dynastie.

Il poursuit la politique étrangère de son père développant encore davantage la présence des mercenaires grecs et cariens dans l'armée, passant des alliances avec ses voisins afin de contrer la puissance de l'empire babylonien sur l'ensemble de la région.


Solon

Réforme de Solon

Athènes est en pleine crise politique et sociale lorsque les adversaires se mettent d'accord pour choisir Solon comme arbitre. Il est Archonte de 594 avant Jésus-Christ à 593 avant Jésus-Christ.

Solon rédige une nouvelle constitution, un code de lois.

Le pouvoir économique des Eupatrides se voit diminué.

Solon aurait effacé les dettes. L'esclavage comme punition pour dettes est aboli.

Les lois de Dracon sont confirmées.

Le commerce est ouvert, créant une classe marchande prospère.

Il existe alors 3 groupes socioéconomiques à Athènes:

Solon divise les Athéniens en 4 classes censitaires, fondées sur leur richesse et leur capacité de s'engager dans le service militaire.

D'après le nombre de mesures de blé, de vin et d'huile que le citoyen possède, le citoyen appartient à l'une des 4 tribus suivantes :

Les plus hautes magistratures ne sont accessibles qu'aux plus hautes classes. La classe la plus pauvre, et la plus nombreuse, les Thètes ont, pour la première fois, des droits politiques. Il vote pour l'Ecclésia et ont accès aux tribunaux.

Seules les classes supérieures peuvent y siéger. L'accès aux charges passe par une élection à l'Ecclésia.

L'Aréopage continue d'exister mais avec des pouvoirs plus limités.

Ce système pose les premières pierres de ce qui deviendra plus tard la démocratie athénienne, mais à court terme, cela n'arrête le conflit entre les classes.

Solon crée l'Héliée, un tribunal populaire ouvert à tous où, chose nouvelle, chacun a le droit d'intervenir en justice contre quiconque aurait enfreint les lois, affirmant ainsi la responsabilité collective des citoyens.



Bataille de Sélinonte

En Sicile, les comptoirs phéniciens (Panormos, Motyé ...) sont menacés par l'expansion grecque.

Les Carthaginois se replient dans la pointe Ouest de l'île et font alliance avec les Elymes.

Vers 580 avant Jésus-Christ, la venue de Pentathlos de Cnide, tentant de fonder une colonie en Sicile, près de Lilybée est repoussée par les seuls Phéniciens alliés aux Elymes. Alors les Grecs sont considérés comme des ennemis.

Magon de Carthage, soutient les Phéniciens de Sicile en remportant la victoire face aux Grecs, à Sélinonte.



Mariage de Mégaclès avec Agaristè

Clisthène de Sicyone organise un concours pour marier sa fille.

Les deux principaux concurrents sont Mégaclès, un alcméonide, et Hippoclides.

Hippoclides se ridiculise en dansant en état d'ivresse devant Clisthène de Sicyone.

Mégaclès épouse Agaristè. Leurs enfants sont :



Mort de Nabuchodonosor II

Amêl-Marduk Roi de Babylone

Reconquête du Proche Orient,

Nabuchodonosor II meurt en 562 avant Jésus-Christ de maladie.

Amêl-Marduk (Evil-Merodach), son fils, lui succède et devient Roi de Babylone.

Babylone forme un rectangle grossier de 1,5 km sur 2,4 km.

Nabuchodonosor II y entreprend d'immenses travaux à Babylone :

Construite primitivement sur la rive orientale de l'Euphrate, elle est reliée à ses quartiers populaires sur la rive occidentale par un pont.

Amasis II reconquiert le Proche Orient, et envahit Chypre pour se replier en cas d'échec au Liban.

Amasis II est alors le maître incontesté de l'Égypte, de Napata en Nubie jusqu'à Byblos au Proche Orient et de Chypre.



Prise du pouvoir par Pisistrate

La conquête du pouvoir par Pisistrate s'inscrit dans un mouvement général des cités grecques, où se généralise la tyrannie.

À Corinthe, Milet, Sicyone, Samos, Mytilène, dans les colonies d'Asie Mineure, des dynasties de tyrans liquident la domination oligarchique, enrichissent et renforcent leurs cités, mais aussi développent le commerce et son corollaire, les conquêtes.

La domination de l'aristocratie terrienne et son système politique, l'oligarchie, sont menacés à la fois :

La crise agraire est particulièrement sensible à Athènes.

Pisistrate sait l'art d'exciter les passions populaires. Blessé accidentellement par son barbier, il montre son visage ensanglanté dans les rues affirmant qu'on vient de tenter de l'assassiner.

Trois factions se constituent:

Aristocrate lui-même, Pisistrate devient le chef des Diacriens grâce à son prestige militaire acquis contre Mégare.

Allié aux Alcméonides par son mariage, Pisistrate monte un attentat simulé contre lui pour se faire attribuer des gardes du corps. On les lui accorde avec comme seule restriction qu'ils soient munis seulement de gourdins, d'où leur nom : les porte-matraque.

Avec cette milice, Pisistrate prend le pouvoir par la ruse en 561 avant Jésus-Christ et s'installe sur l'Acropole, ancienne demeure des rois légendaires.

Pisistrate est souvent appelé tyran, mais le mot grec ancien tyrannos ne signifie pas chef despote et cruel mais désigne simplement un chef ayant pris le pouvoir par la force.


Crésus -1629 - Claude Vignon - Musée des Beaux-arts de Tours

Crésus Roi de Lydie

Crésus devient Roi de Lydie en 561 avant Jésus-Christ ou 560 avant Jésus-Christ.

Crésus conquiert la Pamphylie, la Mysie et la Phrygie jusqu'à l'Halys.

Sa cour à Sardes est le rendez-vous des philosophes et des gens de lettres : Solon étant venu l'y visiter, Crésus lui montre avec orgueil ses trésors, ses palais, croyant éblouir le philosophe et vantant son bonheur. Mais Solon se contente de lui dire : N'appelons personne heureux avant sa mort.



Sauvetage de Sicyone

Avec l'éphore Hilon, Anaxandridas II sauve la cité de Sicyone du tyran Aeschynus vers 550 avant Jésus-Christ.



Alliance de Carthage er des Étrusques

En corse, les Phocéens provoquent l'intervention militaire de Carthage qui peut compter sur une puissance maritime alliée dans la région, les Étrusques avec qui elle fait alliance en 550 avant Jésus-Christ.



Prise d'Ecbatane

Mariage de Cyrus II avec Amytis II

Cyrus II se lance alors dans la conquête de la Médie. Ecbatane finit par tomber vers 550 avant Jésus-Christ.

Cyrus II épargne Astyage, Roi des Mèdes, qui conserve un train de vie princier.

L'Empire mède passe ainsi entièrement sous le contrôle perse.

On ne connaît pas précisément les campagnes que mène Cyrus dans les années suivant sa victoire sur Astyage.

Selon Ctésias de Cnide et Xénophon, Cyrus II épouse Amytis II, fille d'Astyage, Roi des Mèdes, et d'Aryenis. Leur enfant est :



Mariage de Cyrus II avec Cassandane

Cyrus II épouse Cassandane, fille de Pharnaspès (Sokhrès) et d'Atossa d'Anshan (La fille de Cyrus Ier). Leurs enfants sont :



Mariage de Cyrus II avec Nitètis

Après la conquête de la Palestine, Cyrus II a des vues sur l'Égypte. Conseillé par un mage égyptien, Cyrus II exige du pharaon Amasis qu'il lui envoie une de ses filles. Amasis II envoie Nitètis, une fille d'Apriès, le précédent pharaon.

D'après la tradition égyptienne, Nitètis épouse Cyrus II.et donne naissance à Cambyse II.

D'après la tradition perse, Nitètis épouse Cambyse II.

Enfin, une autre tradition rapporte que Cassandane est la mère de Cambyse II, et que celle-ci est tellement jalouse de Nitètis que Cambyse II, son fils lui jure de la venger.

Cyrus II épouse Nitètis ou Neithiyti, fille du Pharaon Apriès. Leurs enfants sont :



Mort d'Atys

Attaque de la perse par Crésus

Bataille du Halys

Bataille de Thymbrée

Crésus Prisonnier

Atys, unique fils de Crésus, meurt, victime d'un accident de chasse, tué par la javeline du Phrygien Adraste.

Mettant un terme à sa douleur, Crésus, Roi de Lydie, ne pense plus qu'à réduire la puissance de l'empire perse qui s'accroit de jour en jour. Il désire aussi venger Astyage, son beau-frère

Vers 548 avant Jésus-Christ, Crésus attaque l'empire perse et part avec son armée pour la Cappadoce.

Crésus interroge l'oracle de Delphes qui, comme à l'habitude, fournit une réponse ambiguë, lui assurant que s'il entreprend la guerre contre les Perses, il détruira un grand empire.

L'oracle lui conseille de rechercher l'amitié des États de la Grèce qu'il aurait reconnus pour les plus puissants. Aussitôt, Crésus noue un traité d'alliance avec Sparte. Crésus fait aussi alliances avec l'Égypte d'Amasis II et Babylone.

De son côté, Cyrus II demande aux cités grecques d'Ionie de faire défection, mais sans succès.

La contre-attaque de l'armée perse ne se fait pas attendre. Lorsque Cyrus II arrive en Cappadoce, il propose à Crésus de devenir satrape de Lydie, autrement dit d'accepter la domination perse, mais Crésus refuse.

Babylone n'intervient finalement pas dans le conflit

Après la bataille du Halys en Cappadoce, Crésus, qui ne s'avoue pas vaincu, fait marche arrière.

L'hiver étant venu, Crésus démobilise son armée et espère pouvoir profiter de la mauvaise saison pour mettre sur pied une armée encore plus puissante.

Harpage suggère au roi perse la bonne tactique pour briser les rangs lydiens.

Contre toute attente, Cyrus II lance son offensive en plein hiver. Crésus est battu à la bataille de Thymbrée.

Crésus est assiégé dans sa citadelle de Sardes qui est prise d'assaut en 548 avant Jésus-Christ.

Au quatorzième jour du siège, la ville tombe.

Crésus est fait prisonnier. Il est conduit devant Cyrus, qui fait élever un bûcher pour l'y brûler.

Alors, reconnaissant la vérité de ce que Solon lui a dit, il s'écrie : O Solon, Solon ! Cette parole, remarquée par Cyrus, lui sauve la vie : car, dès qu'il explique au vainqueur ce qui le fait parler ainsi, Cyrus, frappé de l'instabilité des choses humaines, le fait retirer du bûcher.

Il le garde auprès de lui et l'honore même de sa confiance, lui attribuant les revenus d'une ville de la côte pour maintenir son train de vie.

Les cités grecques d'Asie Mineure refusent quant à elles de se rendre, mais des révoltes à Babylone et en Asie centrale obligent Cyrus II à rentrer en urgence à Ecbatane.



Mort de Crésus

Crésus meurt en 543 avant Jésus-Christ.

Le règne de Crésus termine la dynastie des Mermnades.

Crésus est célèbre par ses richesses et partage son règne entre les plaisirs, la guerre et les arts.

Son nom est resté dans le langage courant avec l'expression : riche comme Crésus.

Les sables aurifères de la rivière Pactole lui assurent une fortune colossale, laquelle lui permet de bâtir sa légende par des offrandes généreuses aux temples grecs.

Il fait en particulier reconstruire le temple d'Artémis à Éphèse, l'une des 7 merveilles du monde antique.

Il fait porter au sanctuaire de Delphes une quantité inimaginable d'offrandes.

D'après Hérodote, il offre 3 000 têtes de bétail, des lits recouverts de lames d'or, des coupes d'or, des vêtements teints de pourpre, 100 briques en or pur, 2 grands bassins pour mélanger l'eau et le vin, en argent et en or, 40 barils d'argent, une statue de sa boulangère également en or, les bijoux de son épouse et enfin un lion tout en or.

Ce lion fait longtemps l'admiration des visiteurs à Delphes. Lors d'un incendie, il perd la moitié de son poids. Le reste encore respectable est placé dans le Trésor des Lacédémoniens.



Lygdamis Tyran de Naxos

Vers 540 avant Jésus-Christ, des désordres politiques amènent à une révolte populaire contre l'aristocratie naxiote les "Gras".

Un noble, Lygdamis en profite pour créer une tyrannie avec l'aide de Pisistrate, tyran d'Athènes.



Trésor des marseillais

En 540 avant Jésus-Christ, commence la constitution à Delphes du Trésor des marseillais avec les offrandes faites par ces derniers à Apollon.

Les trésors étaient de petits bâtiments en forme de temples, construits par différentes villes, dans le sanctuaire de Delphes, pour abriter les objets précieux qu'elles avaient dédiés à la divinité.

Le Trésor des Marseillais se dressait dans le sanctuaire dédié à la déesse Athéna Pronaia.



Conquête de l'Asie centrale

Après son départ de Sardes, Cyrus II se dirige vers la partie orientale de son empire.

Malgré l'acte d'allégeance des peuples d'Asie centrale après le renversement d'Astyage, plusieurs tribus se sont en effet soulevées.

Le royaume néo-babylonien de Nabonide est le second grand rival de l'Empire perse constitué par Cyrus II. Les hostilités avec Babylone commencé certainement au cours des années 540 avant Jésus-Christ.

On ne connaît pas la chronologie des nouvelles conquêtes que Cyrus II accomplit, mais lorsqu'il marche sur Babylone en 540 avant Jésus-Christ se sont ajoutés à son empire la Parthie, la Drangiane, l'Arie, la Chorasmie, la Bactriane, la Sogdiane, le Gandhara, la Scythie, la Sattagydie, l'Arachosie et le Makran.



Polycrate de Samos Tyran de Samos

Mort de Pantagnotos

Exil de Syloson

Alliance de Polycrate de Samos avec Cyrène

Alliance de Polycrate de Samos avec Amasis II

Alliance de Polycrate de Samos avec Lygdamis de Naxos

Conquête de Rhénée

Suite à la prise de Babylone, Cyrus II et la flotte phénicienne qu'il contrôle menacent les îles grecques, et notamment Samos.

Cela crée une situation de crise dont profite Polycrate de Samos, fils d'Alakes un riche habitant de Samos. En 538 avant Jésus-Christ, il prend le pouvoir lors d'un festival en l'honneur d'Héra avec ses frères Pantagnotos et Syloson. Soutenus par le peuple, ils assassinent les chefs des familles aristocratiques de l'île. Polycrate de Samos devient Tyran de Samos.

Mais Polycrate de Samos assassine rapidement Pantagnotos, son premier frère, et exile Syloson, le second, afin de régner seul.

Polycrate de Samos se comporte alors en souverain absolu.

Grâce à sa flotte de corsaires composée de 100 pentécontères et une armée de 1 000 archers, Polycrate de Samos impose une sorte de blocus aux cités côtières ioniennes en Asie mineure et pille les îles de la mer Égée, battant les flottes et réduisant en esclavage les populations de Lesbos et Milet.

Le pentécontère est un bateau de guerre à 50 rameurs, d'où son nom, auquel il faut ajouter un barreur. Il mesurait environ 35 mètres de long, pour 5 mètres de large.

Polycrate de Samos noue une alliance avec Cyrène, puis avec le pharaon d'Égypte Amasis II et Lygdamis, le tyran de Naxos.

Polycrate de Samos conquiert la petite île de Rhénée ou Rínia dans l'archipel des Cyclades, située immédiatement à l'ouest de l'île de Délos, à 9 km au sud-ouest de l'île de Mykonos.

Il la dédie au culte de l'Apollon Délien.

Jusqu'à un passé récent, l'île était habitée par à peine une vingtaine de personnes. Elle est actuellement inhabitée.



Mort de Arruns Tarquin

Mariage de Tarquin le Superbe avec Tullia

Mort de Servius Tullius

Tarquin le Superbe Roi étrusque de Rome

Tarquin le Superbe (Lucius Tarquinius Superbus en latin) est le fils ou le petit-fils de Tarquin l'Ancien. Il a un frère Arruns Tarquin.

Pour se prémunir contre les risques de complot dont avait été victime Tarquin l'Ancien, son prédécesseur, Servius Tullius marie ses filles avec les frères Tarquin.

Tullia, l'ambitieuse épouse d'Arruns Tarquin, ne tarde pas à tromper son paisible mari, au mépris de sa propre sœur, avec Tarquin le Superbe, son beau-frère.

Ce ménage dure quelque temps, Tullia communiquant sa folle ambition au jeune Tarquin le Superbe. Les deux époux encombrants disparaissent opportunément.

Devenus libres, les deux amants maudits peuvent s'épouser, malgré la désapprobation de Servius Tullius.

Poussé par Tullia, Tarquin le Superbe entreprend alors de faire reconnaître ses droits sur le trône, cherchant appui auprès des sénateurs. Il forme une escorte de jeunes gens avec laquelle il envahit le forum.et s'assoit sur le trône de Servius Tullius qui apparait et lui ordonne de s'en aller..

Pris de court, Tarquin le Superbe saisit Servius Tullius par la taille et le jette au bas des marches, avant de le faire assassiner par ses gardes.

Servius Tullius meurt ainsi en 535 avant Jésus-Christ ou 534 avant Jésus-Christ.

Après des campagnes militaires contre Véies et les Étrusques, Servius Tullius améliore l'organisation administrative et politique de la Ville.

Servius Tullius instaure le cens et répartit la population en 5 classes (elles-mêmes divisées en centuries) selon la fortune se basant sur des données agricoles, combinant jugères (c'est-à-dire parcelles de terrain) et têtes de bétail.

Servius Tullius accomplit des travaux publics de grande importance.

Servius Tullius recense la population romaine (80 000 citoyens en âge de porter les armes, selon Quintus Fabius Pictor).

Servius Tullius réforme l'armée et modifie les impôts en divisant la ville en quatre quartiers et en instaurant les tribus urbaines : regio Suburana, Esquillina, Collina, Palatina.

Servius Tullius transforme ainsi la constitution romaine de façon radicale : le vote cesse d'être individuel et dépend du cens : le pouvoir va désormais appartenir totalement aux plus riches.

Servius Tullius déplace le pomœrium et augmente la superficie de la Ville, renfermant dans une nouvelle enceinte, dite Mur servien, le Quirinal, le Viminal et aménage l'Esquilin où il choisit de résider pour améliorer le prestige du quartier.

À la longue, Servius Tullius exerce un pouvoir de plus en plus autoritaire et démagogique, favorisant les plus démunis aux dépens des plus aisés afin d'obtenir les faveurs de la plèbe, ce qui suscite une certaine opposition.

Tite-Live raconte que : Tullia fait triomphalement le tour de Rome dans son char et fait passer son attelage sur le corps de Servius Tullius, son père.

Tarquin le Superbe refuse d'accorder des funérailles au roi mort et tue ceux qui lui restent fidèles. Il règne dans la terreur. Il forge des accusations contre les sénateurs pour s'emparer de leurs richesses et de leurs biens.



Mariage de Cambyse II avec Atossa

Cambyse II épouse Atossa, sa demi-sœur.



Mariage de Cambyse II avec Méroé

Cambyse II épouse Méroé, sa demi-sœur.



Mariage de Cambyse II avec Roxane

Cambyse II épouse Roxane, sa sœur.



Mort d'Amasis II Pharaon

Psammétique III Pharaon

Une bataille oppose les Perses à l'Égypte qui est vaincue.

Amasis II meurt en 526 avant Jésus-Christ, quelques mois après.

Personnage d'origine plébéienne, il est un souverain novateur et réformateur. Il conçoit un grand nombre de lois régissant le droit privé auxquelles on continura à se référer des siècles plus tard.

Amasis II dispose d'une flotte commerciale considérable.

Amasis entretient de bons rapports avec les Grecs.

Allié à Cyrène, à Crésus de Lydie, à Polycrate de Samos, Amasis II envoie des offrandes à Delphes, noue de nombreux contacts avec les cités grecques et accueille de nouveaux contingents ioniens et cariens.

Amasis II invite à sa cour de grands penseurs, philosophes ou mathématiciens grecs tels Thalès de Milet et Pythagore.

S'opposant à l'hégémonie perse, Amasis II va jusqu'à s'allier à son mortel ennemi, Babylone, pour les contrer.

Cette alliance est officialisée dans un traité entre Babylone, Pharaon et Crésus, roi de Lydie.

Malgré ses efforts et son réseau d'alliances, même avec l'ancien rival babylonien, il ne peut contenir l'expansion perse et peu à peu tous ses appuis disparaissent.

Pour alimenter cette subtile politique d'alliance, Amasis II fait lever des impôts, notamment en prélevant une part des revenus du clergé ce qui lui attire une certaine animosité et la défiance d'une partie importante de la société égyptienne.

Psammétique III devient Pharaon.


Cambyse II tuant Psammétique III

Conquête de l'Égypte

Prise de Gaza

Siège de Péluse

Siège de Memphis

Mort de Psammétique III

Conquêtes de La Libye et de Cyrène

Cambyse II Pharaon

Cambyse II dirige son armée vers l'Égypte en 525 avant Jésus-Christ.

Darius Ier porte alors le titre aulique de Porte-lance de Cambyse II.

Le pays est dans une situation critique. Deux alliés de poids font défaut à Psammétique III :

Cambyse II conquiert Gaza.

Ce territoire sert de tête de pont à toutes les campagnes vers l'Égypte.

L'armée perse traverse le Sinaï avec l'aide des tribus arabes. L'armée égyptienne s'est massée à Péluse, porte d'entrée de l'Égypte.

Après un long siège, les Égyptiens sont obligés de se retirer à Memphis, où ils sont de nouveau assiégés. La ville finit par tomber. Psammétique III est capturé et tué. Cambyse II pénètre en vainqueur dans la capitale.

Cambyse II reprend à son compte les conquêtes en cours de l'Égypte vers la Libye et la Cyrénaïque, et vers l'Éthiopie.

La Libye et Cyrène se soumettent sans combattre, par contre la campagne vers l'Éthiopie est un échec.

Les troupes phéniciennes de l'armée perse refusent de s'attaquer à Carthage, et l'expansion de l'empire perse sous Cambyse II s'arrête là.

Une fois maître du pays, Cambyse II se fait couronner pharaon de la Haute et Basse-Égypte.

La tradition, rapportée principalement par les Grecs, fait de Cambyse II un homme au bord de la folie, tyrannique et cruel. On lui reproche la destruction de nombreux temples et idoles sacrées, le massacre d'une grande partie de l'élite, aussi bien égyptienne que perse, le meurtre du taureau Apis, dont il aurait fait flageller le cadavre…

Les Égyptiens sont particulièrement choqués des débordements et des pillages de l'armée perse, mais il ne semble pas qu'il y a une volonté de destruction systématique des temples.

Des fouilles ont permis de retrouver dans le Sérapéum de Memphis la momie de l'Apis mort pendant le règne de Cambyse. Elle est accompagnée des inscriptions traditionnelles du pharaon perse, indiquant que Cambyse II a participé au culte de l'Apis comme tout autre pharaon. Par ailleurs, la cruauté de certains châtiments sous son règne sont en fait assez typiques des mœurs des souverains perses : le plus connu d'entre eux est le supplice du juge Sisamnès.



Clisthène l'Athénien Archonte à Athènes

En 525 avant Jésus-Christ et 524 avant Jésus-Christ, Clisthène l'Athénien figure au nombre des archontes élus à Athènes. Il ne semble pas en mauvais terme avec Hippias.



Polycrate de Samos bâtisseur

Polycrate de Samos fait construire à Samos :

Le tunnel d'Eupalinos est un tunnel de 1 036 m de long construit pour servir d'aqueduc et fournir en eau douce l'ancienne capitale de Samos, aujourd'hui appelée Pythagorion.

Deux groupes de travail, sous les ordres de l'ingénieur Eupalinos de Mégare, le creuse sous le mont Kastro dans la roche calcaire.

Il demande près de 10 années de labeur aux esclaves, souvent capturés dans les îles voisines.

Creusé simultanément des deux côtés à la fois et en respectant une certaine pente pour l'écoulement de l'eau, les deux équipes se retrouve comme prévu au milieu de la montagne avec une différence de niveau de seulement quelques centimètres.

Souterrain, il est difficilement décelable par un ennemi susceptible de couper l'approvisionnement en eau.

Il sera utilisé pendant un millier d'années.

Remis au jour en 1882-1884, il est aujourd'hui ouvert aux visiteurs.


Darius Ier- vase grec Darius Ier - 2,36 m de haut - placée à Héliopolis -ensuite ramenée à Suse par Xerxès Ier - musée National d'Iran

Bardiya Smerdis Roi de Perse

Mort de Cambyse II

Mort de Bardiya Smerdis

Darius Ier Roi de Perse

Bardiya est également connu sous les noms grecs de Smerdis, Mergis, Mardos, Tanyoxarkès.

En mars 522 avant Jésus-Christ, Bardiya ou le mage Gaumata, un usurpateur, se soulève en Perse contre Cambyse II, alors que celui-ci est en Égypte.

Selon la tradition, rapportée par Hérodote et tous les auteurs grecs, ainsi que par Darius Ier lui-même, Bardiya est assassiné en secret :

Grâce à une grande ressemblance avec Bardiya, le mage Gaumata (ou son frère) se fait passer pour lui et succède à Cambyse, probablement supporté par l'aristocratie perse.

En 522 avant Jésus-Christ, Cambyse II apprend l'usurpation du trône et rentre en hâte vers la Perse

Cambyse II meurt au début de l'été 522 avant Jésus-Christ d'une gangrène à la suite d'une blessure à la cuisse contractée en Syrie.

Selon Hérodote, Cambyse II serait mort à Ecbatane.

En juillet 522 avant Jésus-Christ, Bardiya ou Gaumata est déclaré Grand Roi de l'empire Perse.

Le règne de Bardiya ou Gaumata mécontente profondément l'aristocratie perse, au point que le général Otanès décide de le renverser.

Le mage Gaumata exécute beaucoup de gens qui auparavant ont connu Bardiya.

Otanès rassemble autour de lui 5 autres conjurés, dont Gobryas qui finit par faire appel à Darius Ier, auquel il est lié par un échange de mariages. Gobryas a épousé une sœur de Darius Ier.

Bardiya ou Gaumata est assassiné le 29 septembre 522 avant Jésus-Christ.

Le coup d'État est présenté par Hérodote comme l'œuvre d'un petit groupe, se glissant discrètement dans le palais et assassinant Bardiya dans son lit.

Darius Ier dans l'inscription de Behistoun dit qu'au dixième jour du mois de Bagayadi, avec un petit nombre d'hommes, il tue Gaumata le Mage et ceux qui étaient ses principaux partisans à Sikayauvati, une place forte en Médie, dans la région de Nisaya.

Il est plus probable que le renversement de Bardiya a fait l'objet de batailles militaires, les insurgés le poursuivant et l'exécutant dans une place forte où il s'était réfugié.

Hérodote écrit que les débats sur la succession de Bardiya tournent autour de 3 options :

Cette discussion semble refléter des considérations du monde Grec de l'époque, et non nécessairement celles des Perses.

Après qu'il a choisi de continuer la monarchie, et comme il n'y a pas d'héritier direct, toujours selon Hérodote, les conjurés se rassemblent à l'aube et décident que le premier dont le cheval hennira devant le soleil levant sera roi. Le palefrenier de Darius Ier fait sentir à son cheval l'odeur d'une jument, ce qui le fait hennir.

Là encore, il est plus probable que Darius Ier a fini par faire l'objet d'un consensus entre les conjurés, après qu'Otanès se soit retiré de la discussion.



Mariage de Darius Ier avec Atossa

Mariage de Darius Ier avec Artystonè

Mariage de Darius Ier avec Parmys

Mariage de Darius Ier avec Phaidimè

Mariage de Darius Ier avec Phratagounè

Pour respecter la coutume, Darius Ier épouse les femmes de son prédécesseur. D'autres mariages ont pour but de renforcer ses liens avec la branche régnante des Achéménides,

Darius Ier épouse Atossa, fille de Cyrus II et de Nitètis, veuve de Cambyse II et de Bardiya. Leurs enfants sont :

Darius Ier épouse Artystonè, fille de Cyrus II. Leurs enfants sont :

Darius Ier épouse Parmys, une petite-fille de Cyrus II. Leur enfant est :

Darius Ier épouse Phaidimè, fille d'Otanès, veuve de Bardiya Smerdis.

Plus tard, Darius Ier épouse Phratagounè, fille de son frère Artanès. Leurs enfants sont :

Darius Ier épouse une des filles de Gobryas, l'un des 7 conjurés, qui lui donne 3 fils dont :

Darius Ier épouse une autre femme. Leurs enfants sont :


Les Tyrannoctones - Harmodios à droite et Aristogiton à gauche - copie d'un groupe de 477 ou 476 avant Jésus-Christ découvert à la villa Adriana - Musée national archéologique de Naples

Mort d'Hipparque

Mort d'Harmodios

Mort d'Aristogiton

Dictature d'Hippias à Athènes

Aristogiton est un Athénien de classe moyenne. Harmodios ou Harmodius, son jeune amant, appartient aux cercles aristocratiques de la cité.

Selon Thucydide, Harmodios repousse les avances d'Hipparque, l'un des Pisistratides. Pour se venger, celui-ci invite tout d'abord la sœur d'Harmodios à être canéphore aux Panathénées, honneur réservé aux filles des plus grandes familles d'Athènes, puis la chasse publiquement du cortège au prétexte qu'elle n'est pas vierge et donc ne mérite pas cet honneur.

Selon Aristote, c'est Thessalos, fils de la concubine argienne de Pisistrate, et donc demi-frère d'Hipparque, qui est repoussé par Harmodios et empêche la sœur du jeune homme d'être canéphore.

L'incident incite Harmodios et Aristogiton à se débarrasser d'Hipparque, auteur de l'offense, mais aussi de son frère Hippias

Les amants recrutent rapidement une petite bande. Leur plan est de profiter du défilé des Grandes Panathénées pour assassiner Hippias et Hipparque.

Le jour dit, Harmodios et Aristogiton observent l'un des conjurés discutant au Céramique, sur l'Acropole, avec Hippias entouré de ses gardes. Craignant d'avoir été trahis, ils rebroussent chemin et rencontrent sur leur route Hipparque, à l'écart de son escorte. Ils le poignardent. Hipparque meurt ainsi en 514 avant Jésus-Christ assassiné.

Harmodios est tué peu après par les gardes.

Aristogiton s'enfuit dans la foule et est arrêté peu après, torturé et exécuté, non sans avoir eu le temps d'avouer le nom de ses complices, tous aristocrates.

Harmodios et Aristogiton sont appelés les tyrannoctones c'est-à-dire les tueurs de tyrans.

Hippias instaure alors à Athènes une vraie dictature très impopulaire. Il applique un régime de terreur, se méfiant de tout et de tous et multipliant les vexations envers l'oligarchie.



Expédition contre Les Scythes

Soumission de la Thrace, des Gètes et de la Macédoine

Les Scythes ont fondé un puissant empire en Russie méridionale. Leurs relations commerciales avec les Grecs sont fructueuses et actives.

En 513 avant Jésus-Christ, Darius Ier prend en personne la tête d'une expédition vers la Scythie, avec l'aide de contingents grecs ioniens.

Il y a sans doute la volonté de contrôler la route du commerce de l'or, extrait des monts Oural ou de Sibérie, dont les Scythes font grand commerce.

Selon Hérodote, elle rassemble 700 000 hommes, accompagnés de 600 navires, les effectifs étant principalement fournis par les cités de l'Hellespont.

La flotte se dirige vers le Danube, tandis que Darius Ier soumet une partie de la Thrace et les Gètes.

Rejoignant la flotte à l'embouchure du Danube, l'armée s'enfonce en territoire scythe,.

Miltiade le Jeune est laissé à la garde du pont sur le Danube, avec les autres Grecs.

Les populations locales, très diverses, résistent toutes en refusant l'affrontement ouvert, appliquant la technique de la terre brûlée.

Darius Ier est finalement obligé de battre en retraite.

Darius Ier ne s'étant pas présenté au jour fixé, Miltiade le Jeune propose aux Scythes et aux Ioniens de couper le pont et d'abandonner le Grand Roi à son sort, mais les Ioniens refusent et l'armée perse échappe au désastre et à l'encerclement grâce à la loyauté du contingent grec.

Le Danube marque la frontière définitive de l'empire perse.

Sur le chemin du retour, la conquête de la Thrace est achevée. La Thrace devient une satrapie. La mer Noire est un lac perse.

Devant la menace, Amyntas Ier Roi de Macédoine reconnaît la souveraineté de la Perse en 513 avant Jésus-Christ.

La Macédoine se soumet sans combat et devient un protectorat.

De cette campagne, Darius Ier tire la conclusion qu'il peut compter sur la fidélité des Grecs ioniens.

Ceux-ci par contre estiment qu'ils peuvent sans risques excessifs se révolter contre la domination perse car l'expédition a montré que l'empire achéménide n'est pas invulnérable.



Fin de la dictature d'Hippias

Clisthène l'Athénien au pouvoir à Athènes

Isagoras l'Athénien au pouvoir à Athènes

Cléomène Ier contraint Hippias à abandonner Athènes en 510 avant Jésus-Christ, en menaçant d'exécuter les membres de sa famille pris en otage.

Hippias se retire auprès de Darius Ier.

Harmodios et Aristogiton sont traités comme des héros après la chute d'Hippias.

Les exilés reviennent à Athènes.

Isagoras, fils de Teisandros, adversaire de Clisthène l'Athénien, soutenu par l'aristocratie, parvient au pouvoir. Avec ses partisans, il tente d'établir une oligarchie avec l'aide de Cléomène Ier.



Carthage repousse les Spartiates

Vers 510 avant Jésus-Christ, Magon a interdit aux Spartiates, avec l'aide des Libyens, de fonder une colonie en Tripolitaine. Dorieus de Sparte essaie de prendre Erix et meurt dans cette entreprise.

Ses compagnons tentent de fonder la ville d'Héraclée mais tous les occupants de l'Ouest de la Sicile s'allient contre ces envahisseurs et les éliminent.

Carthage secourt Gadir (Cadix) assiégée par les Ibères.

Au VIe siècle avant Jésus-Christ, Carthage avait soumis les tribus de Libye et annexé des colonies phéniciennes plus anciennes, ce qui lui permit de contrôler :



Mariage de Marcus Junius Brutus avec Tarquinia

Marcus Junius Brutus épouse Tarquinia, fille de Tarquin l'Ancien. Leurs enfants sont :

Lucius Junius Brutus est donc le neveu de Tarquin le Superbe.



Règne de Tarquin le Superbe

Tarquin le Superbe excelle dans l'art de la guerre et met sous domination romaine les villes du Latium qui y avaient échappé jusqu'alors.

Tarquin le Superbe élimine ses opposants par la ruse : Turnus Herdonius d'Aricie.

Tarquin le Superbe triomphe des Volsques, nation située à peu de distance de la Ville, sur la route de la Campanie, et s'empare de Suessa Pométia.

Tarquin le Superbe envoie à Gabii Sextus Tarquin, son fils, sous l'apparence d'un fugitif. Il gagne rapidement la confiance des notabilités de Gabii, les pousse à déclarer la guerre à Rome et, est nommé commandant en chef. Il envoie un message à son père pour connaître ses instructions. Tarquin le Superbe emmène simplement le messager dans le jardin et étête les pavots avec son bâton. Sextus Tarquin comprend le message et assassine les notabilités de Gabii, puis il offre à son père une ville toute conquise.

Tarquin le Superbe fait alors la paix avec les Èques et renouvelle le traité avec les Étrusques.

Tarquin le Superbe abolit la Constitution de son prédécesseur.

Tarquin le Superbe achève la construction du temple de Jupiter sur le Capitole.

Tarquin le Superbe prolonge la Cloaca Maxima (grand égout) sous le Forum.

Tarquin le Superbe réorganise l'armée.


Brutus et Lucrèce - Château de Schönbrunn - Autriche Lucius Junius Brutus -Musées du Capitole

Proclamation de la République à Rome

Lucius Junius Brutus Consul

Tarquin Collatin Consul

Sextus Tarquin est cousin du général Lucius Tarquinius Collatinus ou Tarquin Collatin.

Lucrèce est la femme de Tarquin Collatin.

Durant le siège d'Ardée, Sextus Tarquin, aussi violent que son père, devient amoureux de Lucrèce et la viole à Collatie, dans la maison de son mari.

Après son départ, Lucrèce envoie chercher Spurius Lucretius Tricipitinus, son père, et Tarquin Collatin, son mari.

Lucrèce leur révèle ce qui lui est arrivé et, après les avoir fait jurer de venger son honneur, elle se poignarde sous leurs yeux et meurt dans les bras de son père.

Tarquin Collatin vient avec Lucius Junius Brutus, en compagnie de qui il chevauchait, quand le message est arrivé

Publius Valerius Publicola est également présent.

Lucius Junius Brutus leur arrache un second serment celui de renverser la royauté et la tyrannie des Tarquins d'établir la République à Rome.

Les autres sont stupéfaits de la transformation de celui qu'ils croyaient idiot, mais acceptent de le prendre comme chef.

Les 4 hommes exposent le corps de Lucrèce sur le Forum Romanum, haranguent le peuple de Rome.

La population vote pour l'abolition du pouvoir royal et l'exil de la famille royale par la Lex Iunia de Tarquiniis exilio multandis.

La République est proclamée en 509 avant Jésus-Christ. La fête romaine antique Regifugium ou Fugalia célèbrait cette destitution le 23 ou 24 février.

Tarquin le Superbe, ayant appris la révolte, marche sur Rome à la tête de ses compagnons les plus fidèles, avec l'intention de restaurer l'ordre. Il trouve les portes fermées et sa condamnation à l'exil.

Après avoir exercé le pouvoir pendant 25 ans, Tarquin le Superbe s'enfuit avec sa femme et ses enfants, et se réfugient à Caeré en Étrurie.

Après la chute de la monarchie romaine, des magistrats succèdent aux rois. Bien que la tradition les nomme consuls dès 509 avant Jésus-Christ, certains historiens pensent qu'ils sont d'abord appelés préteurs (praetores) avant de changer pour consules (consuls) à une date mal définie (promulgation de la Loi des XII Tables).

Ce sont les principaux magistrats de la République qui convoquent et président le Sénat, lèvent et commandent les armées. Ils peuvent présenter des projets de loi.

Ils donnent leur nom à l'année de leur mandat (on parle de consul éponyme).

Lucius Junius Brutus et Tarquin Collatin sont élus par les citoyens.

Publius Valerius Publicola laisse Lucius Junius Brutus prendre le commandement mais est indigné de ne pas être choisi.



Exil de Tarquin Collatin

Publius Valerius Publicola Consul suffect

Tarquin Collatin fait parti de la famille des Tarquins.

Selon Tite-Live, le peuple supplie Tarquin Collatin d'abdiquer de sa charge.

Tarquin Collatin est le premier à jurer qu'il ne ferait rien en faveur des Tarquins et qu'il les combattra de toutes ses forces pour le maintien de la liberté.

Spurius Lucretius Tricipitinus demande la permission d'intervenir devant le peuple, une première pour un citoyen privé. Il convainc Tarquin Collatin d'abdiquer finalement de sa magistrature de consul.

Lucius Junius Brutus pousse son ami à quitter la ville, afin d'écarter tout danger. Tarquin Collatin s'exile loin de Rome, à Lavinium, avec tous ses biens, de peur qu'on les réquisitionne.

Lucius Junius Brutus, pour le remercier, fait voter un don pour Tarquin Collatin auquel il participe.

Les comices centuriates, réunies par Lucius Junius Brutus, élisent Publius Valerius Publicola consul suffect en 509 avant Jésus-Christ.

Lucius Junius Brutus fait voté un senatus consulte bannissant tous les membres de la famille des Tarquins.

Lucius Junius Brutus et Publius Valerius Publicola font adopter 3 mesures :

Ils accordent une chance à tous les exilés qui ont suivi les Tarquins de revenir à Rome en toute impunité et sous une amnistie générale jusqu'à une date limite. Ensuite, s'ils ne sont pas revenus, ils accaparent leurs biens.



Alliance de Carthage avec Rome

Dans les dernières années du siècle, les lamelles d'or de Pyrgi attestent l'entente de Carthage avec Caere.

Vers 509 avant Jésus-Christ Carthage signe avec Rome un premier traité d'alliance

Cela annule la précédente alliance avec la Confédération Étrusque qui vient de subir une cuisante défaite contre Aristodème le Malaque et en outre, a perdu le contrôle de Rome.

Ce traité limite les zones d'influence de chacun en Méditerranée, reconnaît le monopole du commerce punique en Méditerranée et protège les alliés de Rome.

La richesse du mobilier funéraire témoigne de la prospérité de Carthage et de l'activité du commerce avec l'Égypte, la Grèce et l'Étrurie.



Clisthène l'Athénien au pouvoir à Athènes

Instauration de la démocratie

Clisthène l'Athénien, associe le peuple aux institutions et au gouvernement et prend le pouvoir à Athènes. Il se pose alors en champion de l'isonomie (ce qui signifie littéralement égalité devant la loi) et renverse les aristocrates.

A travers sa réforme de 508 avant Jésus-Christ, Clisthène l'Athénien instaure la démocratie à Athènes.

On connaît Clisthène l'Athénien grâce à l'Enquête d'Hérodote. On ignore si les lois de Clisthène l'Athénien ont été écrites. L'œuvre de Clisthène l'Athénien est systématiquement gommée des sources écrite hellènes.

En échange du soutien du peuple, il lui concède la participation aux fonctions politiques.

Les anciennes structures politiques sont remplacées par un système de répartition territoriale.

Un citoyen athénien se définit désormais par son appartenance à un dème (selon le nombre d'habitants).

Les dèmes sont la base du gouvernement local.

L'Attique est divisé en 3 ensembles :

Dans chaque ensemble se trouvent 10 groupes de dèmes, nommés trittyes.

La réunion de 3 trittyes, une de chaque ensemble, forme une tribu : il y a donc 10 phylai (nommées en honneur des héros légendaires) ou tribus.

Ce système, sur lequel se base la nouvelle organisation des institutions, casse la pratique du clientélisme traditionnel. On parle d'isonomie.

Les phylai élisent 50 membres à la Boulé.

L'Assemblée est ouverte à tous les citoyens et fait office de législature et de cour suprême, sauf dans le cas d'homicides et affaires religieuses, les seuls cas traités par l'Aréopage affaibli.

La plupart des positions sont remplies par le sort, mais les 10 stratèges (généraux) sont élus.

À la structure sociale et administrative hiérarchisée :

Clisthène l'Athénien fait correspondre une structure hiérarchisée du pouvoir :

À Athènes, la Boulè ou Boulê qui passe de 400 à 500 membres (bouleutes), sert non plus à éclairer l'Aréopage mais à définir l'ordre du jour de l'Ecclésia.

Les bouleutes sont tirés au sort parmi des listes dressées par chaque dème de citoyens volontaires âgés de plus de trente ans et renouvelés chaque année, un citoyen ne pouvant être au maximum que 2 fois bouleutes.

Cette assemblée siège de façon permanente. La présidence et la coordination du travail sont assurées par les prytanes.

Chaque tribu assure pendant un dixième de l'année (35-36 jours) la prytanie, c'est-à-dire la permanence. Le principal travail de la Boulé est de recueillir les propositions de loi présentées par les citoyens, puis de préparer les projets de loi pour pouvoir ensuite convoquer l'Ecclésia. La Boulé siège au Bouleuterion, bâtiment contigu au Tholos sur l'agora.

Malgré la création des tribunaux de l'Héliée, la mainmise sur le pouvoir judiciaire de l'Aréopage reste prédominante.

La réforme ne retient pas le vote comme mode principal de désignation des responsables politiques, lui préférant des tirages au sort (pour la désignation des bouleutes et des héliastes) et un système d'alternance régulière pour les prytanes, ce qui fait, pour partie, de la démocratie athénienne une stochocratie.

Ce système restera stable, avec peu d'interruptions, pendant plus de 500 ans, jusqu'à la domination romaine, et donc bien plus longtemps que toute autre démocratie moderne.

L'Héliée est composé de 6000 citoyens, âgé de plus de 30 ans et répartis en 10 classes de 500 citoyens (1000 restant en réserve) tirés au sort chaque année pour devenir héliastes.

L'accusation est toujours une initiative personnelle d'un citoyen. Celui-ci percevant, en cas de condamnation, une partie de l'amende, pour indemnisation et récompense de ses efforts pour la justice, certains citoyens font de la délation leur métier, ce sont les sycophantes.

Malgré des mécanismes limitant les dérives de ce système, celui-ci contribue à diviser la cité et sert d'argument fort au parti aristocratique contre le nouveau régime.

Par un système compliqué et selon l'affaire, on désigne par tirage au sort (sous contrôle d'un magistrat instructeur) un plus ou moins grand nombre d'héliastes pour chaque procès.

À titre d'exemple, pour un procès privé, 201 juges siègent normalement, 401 exceptionnellement. Pour les procès publics, ils sont 501, 1001, voire 1501 juges.

La tâche de juger est d'autant plus difficile qu'il n'y avait ni code de procédure, ni code pénal, offrant ainsi une grande liberté d'interprétation des lois (par ailleurs en nombre réduit).

Les verdicts sont sans appel et immédiatement exécutoires, on comprend dès lors l'important rôle politique que les tribunaux de l'Héliée prennent.

200 réunions ont lieu par an, chacune sous la présidence d'un magistrat qui ne prend pas part au vote.

Le tribunal des Ephètes (51 membres) est celui qui a le plus accaparé les prérogatives de l'Aréopage, il peut siéger en 4 endroits différents selon les types d'affaires :


Publius Horatius Coclès - par Hendrik Goltzius

Exil de Tarquin le Superbe

Siège de Rome

Prise du Janicule

Destruction du pont Sublicius

Tarquin le Superbe s'est réfugie auprès du roi Lars ou Lar (lar = chef militaire) Porsenna ou Porsinna ou Porsena, qui règne sur une autre ville étrusque, Clusium (maintenant Chiusi) et demande l'aide militaire de ses compatriotes afin de reconquérir le pouvoir.

Convaincus par les supplications de Tarquin le Superbe et l'intérêt stratégique bien compris des Étrusques, Porsenna envoie à Rome des ambassadeurs pour les sommer de recevoir leur roi.

En 508 avant Jésus-Christ, Porsenna décide de marcher sur Rome.

Porsenna assiège Rome à la tête d'une immense armée.

La réputation et la puissance de Porsenna causent l'effroi de la Ville qui réussit cependant à surmonter ses querelles internes.

Lors du premier assaut, Porsenna s'empare du Janicule, colline qui surplombe Rome, sur la rive droite du Tibre.

Publius Valerius Publicola installe une colonie avec 700 hommes face au roi étrusque, mais ce dernier avance si vivement qu'il défait cette colonie et les pousse à la fuite.

Publius Valerius Publicola doit les secourir et engage la bataille aux portes de Rome sur les bords du Tibre, en sous-nombre.

Les deux consuls sont blessés, et les Romains regagnent la ville.

Mais 3 hommes, Publius Horatius Coclès (Horatius Le Borgne), Spurius Larcius Flavius et Titus Herminius Aquilinus, restent en arrière pour défendre le seul accès à Rome : le Pont Sublicius qui a été construit en bois pour être détruit en cas d'attaque.

D'après Denys d'Halicarnasse, Publius Horatius Coclès est le neveu du consul Marcus Horatius Pulvillus.

Ils barricadent le passage pendant que, derrière eux, on s'affaire à détruire le sur le Tibre.

Ils soutiennent un premier assaut, puis Publius Horatius Coclès renvoie ses compagnons d'armes et résiste jusqu'à ce que le pont s'effondre dans le fleuve.

Publius Horatius Coclès s'écrie alors :

Père Tibre, je te supplie respectueusement de recevoir ces armes et ce soldat dans un flot bienveillant.

Alors il plonge tout armé dans le Tibre et, malgré la grêle de traits qui s'abat sur lui, il rejoint les siens à la nage, sain et sauf sur l'autre rive.

L'État récompense un tel acte de bravoure

Les particuliers lui manifestent leur reconnaissance et s'associent aux honneurs officiels : malgré la disette, chacun se prive un peu et tire de ses provisions de quoi lui apporter quelque chose.

D'après Denys d'Halicarnasse, une des blessures reçue lors de la défense du pont Sublicius le rend boîteux, et c'est la raison pour laquelle, malgré sa très grande bravoure, il n'a jamais occupé une quelconque charge militaire, et encore moins le consulat.

Après l'échec de l'assaut contre Rome, Porsenna pille les environs.



Siège de Rome

Publius Valerius Publicola Consul

Publius Valerius Publicola devient de nouveau Consul en 507 avant Jésus-Christ.

Pour mettre fin au pillage de Porsenna, Publius Valerius Publicola prépare une embuscade. Il ordonne au peuple de Rome de pousser les troupeaux hors de la ville, attirant ainsi les troupes étrusques.

Publius Valerius Publicola vainc une partie des troupes adverses, avec l'aide de Titus Lucretius Tricipitinus et Titus Herminius Aquilinus, mettant ainsi fin aux pillages incessants des étrusques.

Après cet échec, Porsenna établit le siège de Rome.



Nouvelle attaque de Cléomène Ier contre Athènes

Divorce d'Éleusis

En 506 avant Jésus-Christ, Cléomène Ier réunit de nouveau une armée dans le but d'établir Isagoras comme tyran d'Athènes.

Démarate part en campagne avec lui.

Lorsqu'il s'aperçoit, à Éleusis, que l'expédition a pour but de renverser les Pisistratides, il fait demi-tour, avec les Corinthiens furieux, laissant Cléomène Ier continuer seul. C'est le divorce d'Éleusis.

Mais Cléomène Ier est pris au piège sur l'Acropole pendant 2 jours, en compagnie d'Isagoras, par les partisans de Clisthène l'Athénien.

Le troisième jour, après une trêve, Cléomène Ier et Isagoras sont libres de quitter Athènes, permettant ainsi à Clisthène l'Athénien de revenir dans la cité et de prendre le pouvoir.


Mucius Scævola - Louis Pierre Deseine – 1791 - Musée du Louvre

Tentative d'assassinat de Porsenna

Malgré quelques embuscades qui le rendent prudent, Porsenna maintient le blocus de Rome.

Poussé à bout par les difficiles conditions du siège, le jeune Caius Mucius Scaevola décide de lui-même de s'introduire dans le camp ennemi et d'assassiner Porsenna.

Pour éviter qu'on le prenne pour un déserteur, il met le Sénat au courant de sa décision puis traverse le Tibre et, habillé à la manière d'Étrurie, réussit à entrer le soir dans la tente de campagne de Porsenna.

Caius Mucius Scaevola se précipite sur la personne qui a de beaux habits, le secrétaire de Porsenna, et la blesse mortellement.

Aussitôt, Caius Mucius Scaevola se voit entouré par les soldats de la garde royale qui, sur ordre de Porsenna, brandissent des torches et menacent de le soumettre au feu s'il ne révèle pas qui il est, par où il est arrivé et combien d'autres personnes se trouvent avec lui.

Caius Mucius Scaevola, montrant son entière résolution, introduit dans un brasero qui se trouvait à côté de lui sa main droite. Le feu consume rapidement sa chair.

Tite-Live dans les Décades rapporte qu'il s'exclame :

Le corps est peu de chose, pour celui qui n'aspire qu'à la gloire.

Porsenna, admirant le courage suprême et la valeur du jeune homme, décide de lui laisser la vie.

Aussi Caius Mucius Scaevola fait-il mine de se montrer reconnaissant et de se résoudre à avouer au roi que des douzaines de jeunes gens ont prêté serment de mettre un terme à la vie du roi et qu'à ce même moment, certains sont en train de rôder autour du camp.

Prêtant foi à cette invention du Romain, et craignant qu'il s'agisse de jeunes aussi courageux que celui-ci, Porsenna décide de retirer ses troupes et de mettre fin à la guerre.

Après cet exploit, et comme sa main droite était définitivement invalide, Caius Mucius Scaevola reçoit le surnom de Scævola, qui en latin signifie "gaucher".

Ses descendants conserveront fièrement ce surnom.



Levée du siège de Rome

Clélie Otage

Bataille d'Aricie

Selon la légende, les actes d'héroïsme de Publius Horatius Coclès et de Caius Mucius Scaevola impressionnent vivement Porsenna.

En 503 avant Jésus-Christ, renonçant à son projet d'envahir Rome, Porsenna propose la paix et conclut un traité avec les Romains, acceptant de lever le siège et de se retirer à Clusium et d'abandonner la cause de Tarquin le Superbe.

Le prix de son départ est la restitution de territoire à la cité étrusque de Véies et la livraison d'un certain nombre d'otages romains composé par d'enfants des citoyens les plus éminents.

Parmi eux, Cloelia ou Clélie, une jeune fille, parvient à tromper la surveillance de ses gardiens avec ses compagnes et à s'échapper en traversant le Tibre à la nage au milieu d'une grêle de javelots.

Les Romains doivent la renvoyer à Porsenna, piqué au vif mais admiratif, afin de respecter le traité établi.

Porsenna lui rend alors la liberté et lui fait présent d'un cheval richement harnaché.

Pour célébrer le courage de la jeune fille, les Romains lui élèvent une statue équestre sur la Voie sacrée.

Une paix durable s'établit entre les Romains et Porsenna.

Tarquin le Superbe s'exile à Tusculum.



Révolte de l'Ionie

L'objectif de reprendre Byzance et Chypre aux Perses semble réaliste et pousse les Grecs d'Asie à la révolte. Celle-ci se prépare en grand secret à Naxos et à Milet.

Histiée, tyran de Milet, est retenu à Suse par Darius Ier.

Aristagoras, son gendre, son homme-lige et le neveu d'un ancien tyran de la ville, dirige la cité en son absence.

Pour se libérer des Perses, Aristagoras rassemble les cités ioniennes.

Il reçoit à ce moment des conseils d'Histiée lui enjoignant de se révolter contre Darius.

La réunion du conseil des habitants de Milet est tendue. La voix discordante d'Hécatée, un prédécesseur d'Hérodote, s'oppose au projet Aristagoras qui brandit l'étendard de la révolte en 499 avant Jésus-Christ et s'empare de plusieurs navires perses ou phéniciens.

Aristagoras veut peut-être éviter le châtiment de Darius Ier, suite à l'échec de la prise Naxos.

Aristagoras déclare l'Ionie indépendante. Dans de nombreuses cités, les tyrans sont évincés.

Aristagoras proclame ensuite l'égalité des cités ioniennes.

La Révolte de l'Ionie a pour origine la volonté de Darius Ier de contrôler les sources d'approvisionnement en blé et en bois de construction navale de la Grèce.

Milet est la seule des cités Ionienne qui a conclu un traité d'amitié avec la Perse, lui assurant une relative indépendance. C'est pourtant Milet qui se trouve à l'origine du soulèvement.



Bataille du lac Régille

Mort de Titus Herminius Aquilinus

Selon Tite-Live, pendant le consulat de Titus Aebutius Helva et Caius Veturius Geminus Cicurinus, Préneste, ville latine, rejoint la République romaine, ce qui précipite la guerre contre les Latins.

Tarquin le Superbe, en exil, appelle Octavius Mamilius, son gendre, dirigeant de Tusculum, à prendre les armes contre Rome.

Un dictateur est nommé à Rome : Aulus Postumius Albus qui s'adjoint l'un des consuls comme maître de cavalerie, Titus Aebutius Helva.

La bataille à lieu au lac Régille (en latin Regillum) (aujourd'hui vallée de Prataporci) dans le Latium.

Pour l'année de la bataille, Tite-Live parle de 499 avant Jésus-Christ tandis que Denys d'Halicarnasse donne 496 avant Jésus-Christ. Dans un cas, le maître de cavalerie nommé est l'un des consuls, dans l'autre c'est le dictateur.

Selon Tite-Live, la bataille commence par une charge de Tarquin le Superbe sur Aulus Postumius Albus.

Sur l'autre flanc, Titus Aebutius Helva, le maître de cavalerie, s'élance contre Octavius Mamilius. Ils sont tous deux sont blessés. Titus Aebutius Helva doit quitter le champ de bataille.

Les Latins faiblissent, un des fils de Tarquin le Superbe avance avec le corps des exilés romains, qui rééquilibre le combat.

Le consulaire Marcus Valerius Volusus s'élance pour combattre le jeune Tarquin, mais emporté par sa fougue, tombe au milieu des ennemis.

Aulus Postumius Albus, voyant ses troupes faiblir, ordonne aux troupes d'élite non engagées de traiter en ennemi tout fuyard.

Les Romains reprennent courage. Les troupes d'élite s'engagent à leur tour dans la bataille, et encercle le corps des exilés romains.

Octavius Mamilius, répond en envoyant ses dernières manipules de réserve qu'il commande lui-même pour redonner courage à ses hommes.

Le consulaire Titus Herminius Aquilinus attaque directement le commandement ennemi et le renverse, avant d'être lui-même frappé, et d'expirer au camp.

La cavalerie romaine, composée de la jeunesse de l'élite romaine, est envoyée pied à terre remplacer le premier rang, et l'infanterie lui prête main forte.

L'armée latine ploie et est bientôt poursuivie par les cavaliers romains remontés sur leurs montures.

Le camp ennemi est pris.

Blessé, Tarquin le Superbe est vaincu et perd son dernier fils lors de ce combat.

Aulus Postumius Albus et Titus Aebutius Helva rentrent triomphant à Rome, et le dictateur reçoit le cognomen Regillensis.

Après cette défaite, Tarquin le Superbe abandonne ses prétentions au trône et se retire à Cumes où il est accueilli par Aristodème le Malaque.



Première Guerre médique

Darius Ier n'oublie pas l'aide, même dérisoire, apportée par Athènes et Érétrie. Il prépare une expédition punitive contre la Grèce continentale.

Pour cela il charge son gendre Mardonios de reprendre en main la Macédoine et la Thrace, théoriquement soumises.

Au printemps 492 avant Jésus-Christ, Mardonios rassemble sa flotte et son armée en Cilicie puis franchit l'Hellespont et traverse la Thrace et la Macédoine.

La flotte fait voile vers Thasos, la soumet au passage, et suit la côte européenne jusque vers Acanthos.

Assaillie par une violente tempête, au moment de doubler le cap du mont Athos, la flotte perd la moitié de ses navires.

Puis une attaque de tribus de Païoiens surprend le campement perse et fait de nombreuses victimes.

Au total, les sources comptent plus de 30 000 morts entre les deux évènements.

Certes il faut se méfier des chiffres annoncés souvent sujets à caution.

Il est clair que Mardonios doit donner l'ordre de la retraite.

Cela ne décourage pas Darius Ier, simplement il estime maintenant nécessaire de préparer la prochaine expédition avec davantage de minutie.


Miltiade le Jeune

Thémistocle Stratège d'Athènes

Thémistocle devient stratège d'Athènes en 490 avant Jésus-Christ.

Devenu l'un des dirigeants du parti oligarchique, avec le soutien d'Aristide le Juste, Miltiade le Jeune est élu stratège et exerce une influence déterminante sur ses 9 autres collègues.



Exil à Samos d'Hérodote

La famille d'Hérodote est adversaire du tyran Lygdamis d'Halicarnasse.

Dans sa jeunesse, Hérodote suit sa famille en exil à Samos.

À cette époque, Hérodote effectue les principaux voyages dont il a rendu compte dans son Enquête :

Aucun de ces voyages ne semble l'avoir mené en Méditerranée occidentale.


Bataille de Marathon

Bataille de Marathon

Au début septembre 490 avant Jésus-Christ, l'armée perse débarque, sur les conseils d'Hippias, l'ancien tyran d'Athènes, sur la plage de 4 kilomètres environ qui borde la plaine de Marathon à 40 kilomètres d'Athènes.

Les Athéniens n'attendent pas l'ennemi derrière leurs remparts. Conduits par Miltiade le Jeune, résolu et énergique, les hoplites athéniens et platéens, environ 10 000 hommes, se rendent à la rencontre des Perses.

Aristide le Juste est aussi stratège lors de cette bataille.

Les Perses décident d'attaquer Athènes par terre et par mer.

La bataille est essentiellement connue par le récit qu'en a fait Hérodote qui donne une date dans le calendrier luni-solaire dont chaque cité grecque utilisaient une variante. Des calculs astronomiques permettent d'obtenir une date dans le calendrier julien proleptique. Mais il est possible que le calendrier spartiate ait eu un mois d'avance sur le calendrier athénien, auquel cas il faudrait retenir la date du 12 août.

Le 12 septembre en 490 avant Jésus-Christ est la date communément admise.

Une partie des troupes perses, y compris de la cavalerie, rembarque, avec pour objectif de débarquer à Phalère afin d'atteindre rapidement l'Acropole.

Les troupes restantes, à peu près 21 000 soldats, franchissent alors le Charadra, le petit ruisseau qui traverse la plaine de Marathon avant de se perdre dans des marais littoraux, afin d'empêcher le retour des troupes athéniennes vers la cité.

Les athéniens et les platéens occupent deux petites hauteurs, le Pentélique et le Parnès, et attendent en vain les renforts promis par Sparte.

Les renforts spartiates, du fait de la fête des Karneia, arriveront trop tard.

Devant l'évolution de la situation, les Athéniens doivent battre les Perses dans la plaine de Marathon puis devancer les navires ennemis et regagner Athènes pour la protéger.

Miltiade le Jeune connaît la faiblesse de l'armée perse pour avoir combattu avec eux lors de l'offensive contre les Scythes.

Cette armée est composée de soldats d'origines différentes, ne parlant pas les mêmes langues et n'ayant pas l'habitude de combattre ensemble. L'armement perse, avec des boucliers en osier et des piques courtes, rend les troupes perses vulnérables dans les combats au corps à corps.

Au contraire, l'armement des hoplites Grecs est celui d'une infanterie lourde. Ils sont protégés par un casque, un bouclier, une cuirasse, des jambières et des brassards en airain. Ils sont armés d'une épée, d'une longue lance et d'un bouclier de peau et de lames de métal.

Les hoplites combattent en rangs serrés, selon la formation de la phalange, leurs boucliers formant devant eux une muraille.

Miltiade le Jeune décide Callimaque le Polémarque à étendre la ligne des soldats grecs, afin de ne pas être submergé par le nombre, et de renforcer les ailes au détriment du centre.

Les Perses disposent leurs meilleures troupes au centre. Il s'agit donc de les envelopper.

Les Athéniens chargent donc dès qu'ils arrivent à portée de flèche, environ 200m.

Il est improbable, au vu de la lourdeur de l'équipement des hoplites, que ceux-ci effectuent une charge de plus de 1500 mètres comme l'affirment les historiens de l'époque.

Comme prévu, les ailes de l'armée perse, composées de troupes éparses levées dans l'empire ou d'Ioniens peu motivés, se débandent et remontent dans la panique à bord des navires.

Mais le centre des Grecs est enfoncé et cède.

Les troupes grecques disposées sur les ailes renoncent à poursuivre les troupes perses en déroute et se rabattent sur le centre de l'armée perse en une parfaite manœuvre de tenaille. Celui-ci s'effondre à son tour.

Au total environ 6 400 Perses sont tués, la plupart noyés en s'enfuyant, et 7 navires sont détruits, tandis que les Athéniens perdent environ 200 citoyens.

Une telle différence n'a rien d'extraordinaire, même si le chiffre des pertes perses est sans doute exagéré. En effet on constate fréquemment, dans les diverses batailles les opposant aux peuples d'Asie, que les Grecs de l'époque ont 1 tué pour 20 à 30 morts dans les armées orientales.

Il est alors nécessaire de prévenir la seconde offensive des meilleurs éléments de l'armée perse qui ont rembarqué avant la bataille. La flotte perse a besoin d'une dizaine d'heures pour doubler le cap Sounion et atteindre Phalère.

Par une marche forcée de 7 ou 8 heures, avec une bataille dans les jambes, les hoplites grecs arrivent à Athènes environ une heure avant la flotte ennemie.

Les Perses, voyant l'échec de la manœuvre, renoncent à débarquer. Ainsi s'achève la première guerre médique.

Cette victoire stratégique devint symbolique pour les Grecs et confère un grand prestige à Athènes.

En fait, pour les Perses il s'agit surtout d'un débarquement manqué et d'un échec mineur.

Leur expédition a réussi à soumettre un grand nombre des îles de la mer Égée au pouvoir de Darius Ier.

Le peu d'insistance des Perses montre que l'objectif principal de cette expédition est bien la mer Égée et non l'invasion de la Grèce continentale.

L'empire perse a alors atteint son extension maximale.

Selon la tradition, un messager au nom de Phidippidès court annoncer la victoire aux habitants d'Athènes. En arrivant sur l'Agora, au pied de l'Acropole, après 4 heures de course, il a tout juste le temps de prononcer une phrase "Nous avons gagné" avant de mourir d'épuisement.

Cette histoire est à l'origine de la course du marathon, introduite dès 1896 dans les épreuves des Jeux olympiques modernes.



Mariage de Léonidas Ier avec Gorgô

Léonidas Ier épouse Gorgô, fille de Cléomène Ier. Leur enfant est :



Mariage de Xerxès Ier avec Amestris

Xerxès Ier épouse Amestris. Leurs enfants sont :


Hoplite casqué dit Léonidas - Ve siècle avant Jésus-Christ - Musée archéologique de Sparte

Réunion de la Ligue panhellénique

Thémistocle réussit à convaincre les Grecs : Athéniens, Spartiates, Corinthiens, Péloponnésiens, de se regrouper dans la ligue panhellénique.

Les Athéniens consultent l'oracle d'Apollon à Delphes. La pythie de Delphes leur conseille en premier lieu de partir aux extrémités du monde. Cela effraie encore plus les Athéniens, de plus abandonner Athènes sans se battre est presque inimaginable pour eux.

Ils décident donc de la consulter une deuxième fois. Elle leur conseille de se réfugier derrière une barrière de bois. Les Athéniens sont divisés et une partie pense alors à se protéger grâce aux fortifications en bois de l'Acropole.

Thémistocle pense plutôt que cette muraille de bois signifie la flotte.

Aristide le Juste est rappelé lors de l'invasion de la Grèce par Xerxès Ier.

À l'automne 481 avant Jésus-Christ, la Ligue panhellénique se réunit sur l'isthme de Corinthe. C'est à Sparte qu'est naturellement confiée la tête de la ligue panhellénique, y compris pour la flotte, et ce malgré l'hégémonie maritime d'Athènes

La Ligue décide l'envoi d'une force armée sous le commandement de Léonidas Ier pour défendre le défilé des Thermopyles, afin de retenir les Perses et de laisser à la flotte grecque le temps de se replier au-delà du détroit que forme l'Eubée avec le continent.

Selon Hérodote, les forces grecques envoyées aux Thermopyles représentent en tout 6 000 soldats :

D'autres sources montrent que le contingent lacédémonien comprend également 900 ou 1000 Périèques, sans oublier les Hilotes qui servent de valets d'armes.

Pour Léonidas Ier, il s'agit clairement d'une mission suicide. Il ne choisit parmi les 300 hoplites qui constituent sa garde personnelle que des citoyens ayant déjà donné naissance à des fils.

Par conséquent, il ne s'agit pas seulement d'Hippeis, corps d'élite composé parmi les 10 premières classes d'âges mobilisables, mais d'un mélange d''Hippeis et de soldats ordinaires.


Bataille de Salamine Bataille de Salamine

Bataille navale de Salamine

Devant l'imposante flotte perse comprenant de nombreux navires phéniciens, les navires grecs, commandés par Thémistocle, simulent une retraite amenant l'armée de Xerxès Ier dans le détroit de Salamine. Les navires qui empruntent ce chenal sont détruits par les navires grecs, plus maniables.

Les habitants de Naxos font défection aux Perses et participent à la bataille de Salamine en apportant 4 trières aux Grecs.

Aristide le Juste seconde Thémistocle à Salamine.

Cimon se distingue à Salamine et entame sa carrière politique peu après.

Xerxès Ier voit sa flotte anéantie.

Xerxès Ier regagne l'Asie et laisse le commandement de ses troupes à Mardonios.

Après Salamine, Mardonios, le nouveau généralissime perse, déclare à Xerxès Ier:

Les Chypriotes, les hommes de Phénicie, de Cnide et d'Égypte, seuls sont vaincus, non les Perses qui n'ont pu combattre.

Cet état d'esprit est révélateur de la volonté des Perses de continuer le combat malgré le départ de Xerxès.

Cependant Mardonios estime impossible la poursuite des opérations à l'approche de la mauvaise saison et prend ses quartiers d'hiver en Thessalie.

Mardonios en profite pour lancer d'intenses manœuvres diplomatiques auprès d'Athènes qu'il espère détacher du reste de ses alliés.

Mais l'ambassade envoyée dans la capitale attique, sous la direction d'un prince de Macédoine, Alexandre, se voit répondre que "tant que le soleil suivrait son chemin habituel" les Athéniens ne feraient pas alliance avec le souverain perse.

Inquiets, les Spartiates envoient eux aussi une ambassade afin de contrer l'argumentation des Perses.

Elle est reçue assez fraîchement par les Athéniens furieux que l'on puisse douter de leur détermination. Ils précisent que "le fait d'être Grec, de partager le même sang et la même langue, d'avoir des sanctuaires et des sacrifices communs ainsi que des mœurs semblables" leur interdit la trahison.



Bataille de Platées

Mort de Mardonios

Prise de Thèbes

En 479 avant Jésus-Christ, Cimon fait partie de l'ambassade qu'Athènes envoie à Sparte.

Au printemps 479 avant Jésus-Christ, Mardonios :

Une coalition des forces du Péloponnèse se crée dirigée par Pausanias, régent de Sparte et neveu de Léonidas Ier. Elle comprend :

Les Grecs alignent au total 3 fois moins d'hommes que les Perses. Mais la troupe grecque constitue la plus considérable jamais réunie, même s'il faut sans doute minorer fortement les effectifs réels.

Le roi Léotychidas II est envoyé détruire le pont de bateaux établi par les Perses sur le Bosphore, pour empêcher un retour perse, mais une tempête accomplit cette tâche pour lui.

Les Grecs franchissent l'Isthme de Corinthe, arrivent près d'Éleusis afin de passer en Béotie.

Mardonios choisit un emplacement qui doit favoriser sa cavalerie, au sud de Thèbes, près de Platées.

En face, les Spartiates tiennent l'aile droite et les Athéniens l'aile gauche.

Pausanias passe pour un général avisé, apte à déceler les points faibles de l'adversaire, mais Mardonios est considéré lui aussi comme un excellent tacticien et le meilleur général perse.

De plus, le départ de Xerxès Ier lui laisse les mains libres pour mener la bataille à sa guise.

Chacun des deux généraux souhaite, à Platées, amener l'adversaire à se lancer contre ses propres positions.

Dans un premier temps, Pausanias prend position sur les contreforts du mont Cithère, tandis que Mardonios installe son camp fortifié sur l'autre rive du fleuve Asopus.

Une attaque de la cavalerie perse sur les positions grecques échoue, mais Mardonios fait harceler les lignes de ravitaillement de ses adversaires et les points d'eau.

Pausanias change alors de position et s'installe dans la plaine, où un petit massif de collines protège son armée d'une attaque frontale des cavaliers ennemis.

Mais au bout de 10 jours, le manque d'eau et de vivres le contraint à se retirer, en pleine nuit, vers une position plus proche des ses anciennes lignes, où le ravitaillement est plus facile.

Cette retraite se fait dans une certaine confusion et les différentes unités grecques perdent le contact. Mardonios estime que la désorganisation chez les Grecs lui permet de lancer un assaut, au lieu d'attendre que les querelles entre les divers contingents grecs ne divisent ses adversaires.

Le 27 août 479 avant Jésus-Christ, l'attaque perse se heurte à une farouche résistance, surtout de la part des Spartiates qui, bien que coupés du reste de l'armée, occupent une position de surplomb les protégeant de la cavalerie adverse.

Mardonios est tué dans ce combat.

La mort de leur chef, puis l'assaut donné contre leur camp retranché et l'arrivée des autres unités grecques qui viennent de vaincre les Béotiens, alliés des Perses, entraînent la défaite des troupes Perses et leur massacre en grand nombre.

Bien peu parviennent à s'enfuir et à rejoindre un autre corps de l'armée perse dont le chef, Artabaze, en conflit avec Mardonios, fait déjà demi-tour vers l'Hellespont avec environ 40 000 hommes.

Thèbes, qui a collaboré avec les Perses, est prise rapidement et ses chefs sont exécutés.

Les pertes grecques sont estimées à environ 3 000 morts. Il est par contre impossible d'évaluer celles du camp perse.

Un énorme butin est pris dans le camp de Mardonios.

Cette bataille de Platées est la dernière grande bataille terrestre des Guerres médiques.

Aristide le Juste institue une fête, les Eleuthéries, en l'honneur de cette victoire.

Des habitants de Naxos sont présents à la bataille de Platées. Le nom de Naxos est sur le trépied offert à Delphes. Après la victoire, l'Île de Naxos fait partie de la ligue de Délos.



Construction de remparts à Athènes

Avec le retour de la paix, Sparte propose

mais se heurte à l'opposition d'Athènes

Sparte s'inquiète de la puissance croissante d'Athènes, auréolée de ses victoires contre les Perses.

Poussée par Égine et Corinthe, Sparte interdit à Athènes de rebâtir ses murailles, détruites par les Perses mais, à partir de 478 avant Jésus-Christ, des remparts encerclent Athènes, la ville et le Pirée.

Quelques tensions ont lieu, mais les relations entre les deux cités restent bonnes.



Cimon Stratège

Cimon est stratège pour la première fois en 478 avant Jésus-Christ et le sera à plusieurs reprises.

Cimon dispose à la fois du soutien populaire mais aussi de l'appui des grandes familles nobles dont le poids reste important dans les campagnes.

Selon Aristote, ce soutien est dû à ses largesses. Cimon, qui avait une fortune princière, s'acquittait magnifiquement des liturgies publiques et entretenait beaucoup de gens de son dème : chacun des Lakiades pouvait venir chaque jour le trouver et obtenir de lui de quoi suffire à son existence. En outre, aucune de ses propriétés n'avait de clôture, afin que qui voulait pût profiter des fruits.

Partisan du développement de l'empire athénien, Cimon n'estime pas nécessaire la rupture avec Sparte.

Cimon pense au contraire que l'alliance spartiate peut contrebalancer le développement des idées démocratiques auxquelles il est hostile. C'est en cela qu'il s'oppose à Thémistocle.



Expéditions maritimes dans l'Atlantique

L'abandon des ambitions en Sicile permet d'utiliser la flotte pour développer les routes maritimes et commerciales vers l'Ouest et ainsi verrouiller les Colonnes d'Hercule.

Hannon, le fils d'Hamilcar interrompt la politique anti grecque.

Entre 470 avant Jésus-Christ et 460 avant Jésus-Christ, il reporte l'énergie des Carthaginois vers des expéditions maritimes dans l'Atlantique de reconnaissance et d'établissement de circuits commerciaux. Il recherche les ressources minières nécessaires au développement de l'industrie lourde naissante.

Ces deux voyages réaffirment la primauté de Carthage sur l'ensemble des Phéniciens de l'Ouest.

Le développement du commerce africain est assuré par les pistes transsahariennes qui débouchent à Leptis Magna.

Le redressement économique est rapide et avec les désaccords entre grecs, les hostilités vont reprendre.


Voyage d'Hannon en Afrique

Vers le Sud, c'est Hannon qui dirige trois expéditions dont l'objectif est, outre l'exploration, de parsemer la côte africaine de colonies.

C'était nécessaire depuis l'évacuation de Mogador par Gadès, attaquée par les autochtones vers 500 avant Jésus-Christ.

Pas moins de 60 navires et 30 000 hommes et femmes vont fonder 6 colonies au delà de Lixus. Mais le but principal semble d'établir le monopole carthaginois du trafic de l'or dans le Sahara marocain.


Voyage d'Hannon vers la Grande-Bretagne

Au milieu du Veme siècle avant Jésus-Christ, au Nord, Himilcon fonde aussi des colonies, au Portugal et assure l'approvisionnement en étain de Galice qui sert à la fabrication du bronze mais aussi dans les produits de beauté.

Il croise au large de l'Armorique.



Défection de Naxos de la ligue de Délos

Asservissement de Naxos à Athènes

Très vite, Naxos s'insurge contre l'impérialisme athénien. En 468 avant Jésus-Christ, Naxos fait défection avec sa flotte.

L'Île de Naxos est alors assiégée et asservie par Athènes, contrairement à la règle.



Éphialtès Chef du parti démocratique

Éphialtès ou Éphialte (cauchemar) devient le chef du parti démocratique à partir de 465 avant Jésus-Christ.

Il ne faut pas le confondre avec le personnage qui trahit Léonidas aux Thermopyles.



Mariage d'Artaxerxès Ier Makrocheir avec Damaspia

Artaxerxès Ier Makrocheir épouse Damaspia. Leur enfant est :



Mariage d'Artaxerxès Ier Makrocheir avec Alogune

Artaxerxès Ier Makrocheir épouse Alogune. Leur enfant est :



Mariage d'Artaxerxès Ier Makrocheir avec Andia

Artaxerxès Ier Makrocheir épouse Andia. Leurs enfants sont :



Mariage d'Artaxerxès Ier Makrocheir avec Cosmartidene

Artaxerxès Ier Makrocheir épouse Cosmartidene ou Esther. Leurs enfants sont :



Troisième guerre de Messénie

Tremblement de terre à Sparte

Bataille de Stényclaros

Après les deux premières guerres de Messénie, la Messénie n'est encore qu'imparfaitement soumise.

La cité de Tégée, par exemple, aide toujours en sous-main une guérilla messénienne, malgré un traité avec Sparte.

En 464 avant Jésus-Christ, un grand tremblement de terre secoue la Laconie.

Presque toutes les maisons de Sparte sont détruites, le gymnase s'effondre, tuant la majorité des éphèbes qui s'y entraînent.

Alors que l'armée spartiate est en route vers Thasos pour l'aider dans sa révolte contre Athènes, les Messéniens se révoltent, à la fois les Hilotes messéniens (ceux de Laconie participent, mais minoritairement) et les cités périèques de la côte (Thouria et Aithaia).

Sparte doit faire appel à ses alliés, Égine, Platées, Mantinée et même Athènes.

La bataille de Stényclaros à elle seule coûte la vie à 300 Homoioi.



Prise de Thasos

Procès de Cimon

En 463 avant Jésus-Christ, après un siège de 2 ans, Cimon réduit Thasos.

Avec le butin de toutes ses campagnes, Cimon va embellir Athènes en achevant les Longs Murs et la citadelle.

Lors de son retour à Athènes en 463 avant Jésus-Christ, Cimon est accusé par Périclès et Éphialtès de n'avoir pas pris de mesures plus sévères, mais il est acquitté.

Périclès apparaît sur le devant de la scène en étant au nombre des procurateurs publics qui attaquent Cimon.



Révolte des hilotes à Sparte

Réduction des pouvoirs de l'aréopage

En 462 avant Jésus-Christ, Sparte faire face à une révolte des hilotes.

Cimon persuade les Athéniens de lui confier une armée afin de venir en aide à Sparte.

Soutenant que Sparte est la rivale d'Athènes pour l'hégémonie, Éphialtès lutte en vain contre cet envoi.

Cimon part avec 4 000 hoplites dont nombre de ses partisans.

Mais Sparte se méfie d'Athènes et refuse son aide.

Ce camouflet discrédite tous les partisans de Sparte et notamment de Cimon.

L'Aréopage a des attributions mal définies et son patriotisme au moment des guerres médiques lui vaut un prestige considérable et un rôle politique influent quoiqu'occulte. Il est le principal soutien de Cimon et du parti aristocratique.

Éphialtès profite de l'absence de Cimon pour fairz condamner certains des membres de l'Aréopage qui ne son pas irréprochables, et pour persuader l'Assemblée de voter des lois qui retirent tout pouvoir à l'Aréopage et lui laissent simplement la juridiction dans les cas d'homicide ainsi que l'administration des propriétés sacrées.

Il est soutenu par le jeune Périclès.

Le pouvoir revient ainsi à la Boulè, à l'Ekklêsia et aux cours de justice populaires.



L'Ecclésia

L'Ecclésia est l'assemblée de citoyens d'Athènes qui se réunit sur la colline de la Pnyx. Elle vote les lois en général avec la présence de 6000 citoyens si l'on en croit Thucydide. Ces votes se font à main levée et à la majorité simple. N'importe quel citoyen peut prendre la parole (isegoria) et proposer une motion. C'est le propre de la démocratie directe. Une fois votée, la loi est exposée au public sur l'Agora.

L'Ecclésia peut aussi, pour se protéger de la tyrannie, voter une fois par an le bannissement d'un citoyen, c'est, le nom venant du morceau de céramique (l'ostracon) sur lequel on inscrit le nom de la personne que l'on souhaite expulser.

Cette réunion annuelle s'effectue après celle pendant laquelle les magistrats bouleutes et héliastes sont tirés au sort pour des mandats d'un an. Elle nécessite la présence de 6000 membres, c'est le fameux quorum 6000.



Poème en l'honneur d'Hérodote

Hérodote se lie avec Sophocle qui écrit un poème en son honneur en 450 avant Jésus-Christ.

On en a conservé des fragments par Plutarque.



Mariage de Périclès

Divorce de Périclès

Périclès a deux fils :

Périclès divorce d'avec sa femme légitime vers 450 avant Jésus-Christ.



Paix de Callias

En 449 avant Jésus-Christ ou 448 avant Jésus-Christ, Artaxerxès Ier Makrocheir est contraint de signer la paix avec les Grecs.

Par la paix de Callias qui met fin aux guerres Médiques, les Perses renoncent aux cités grecques d'Ionie.

La signature de cette paix reste contestée par les spécialistes.



Origine d'Aspasie

Liaison de Périclès avec Aspasie

Naissance de Périclès le Jeune

Aspasía ou Aspasie naît à Milet en Asie mineure, fille d'Axiochos.

Aspasie s'installe à Athènes ou elle devient hétaïre, c'est-à-dire courtisane de haut rang, recherchée autant pour ses talents intellectuels que pour ses attraits physiques. Elle tient une maison close de haut vol, formant de jeunes courtisanes au métier et attirant chez elle, grâce à sa grande culture, hommes politiques et philosophes.

Son nom qui signifie la bienvenue, serait ainsi un nom professionnel.

Les auteurs comiques la surnomment Déjanire, Omphale ou Héra.

Elle enseigne l'art oratoire et politique à certaines femmes et quelques hommes faisaient partie de son auditoire tels que Sophocle ou encore Phidias.

Socrate et ses disciples fréquentent sa maison et ses admirateurs amènent même à leurs conversations leurs épouses légitimes, contrairement à la tradition athénienne selon lesquelles les femmes de la haute société ne doivent pas sortir de chez elles.

Périclès a une liaison avec Aspasie. Leur enfant est :

Selon certains auteurs, Aspasie est la concubine de Périclès. Selon Diodore le Périégète, elle est sa femme légitime.

Périclès le Jeune naît en 447 avant Jésus-Christ, fils de Périclès et d'Aspasie.


Le Parthénon Les Propylées

Construction du Parthénon et des Propylées

Menant une politique de prestige redoutablement efficace, Périclès est l'instigateur de la construction du Parthénon pour commémorer les guerres Médiques. Elle débute en 447 avant Jésus-Christ et se termine en 432 avant Jésus-Christ.

Phidias en conçoit les plans et sculpte la décoration, l'architecte est Ictinos et l'entrepreneur Callicratès.

Agatharcos participe au Parthénon au niveau des perspectives : il y concrétise ses recherches.

Le Parthénon est considéré comme le modèle le plus achevé du temple dorique, le seul octosyle c'est-à-dire à 8 colonnes en façade.

La vocation du Parthénon est de mettre en sûreté l'argent de la ligue de Délos.

Périclès est aussi l'instigateur de la construction des Propylées, l'entrée monumentale de l'acropole.

Les Prolylées doivent remplacer le propylée simple construit sous Pisistrate.

Commencés en 437 avant Jésus-Christ, les travaux sont interrompus en 432, un an avant le déclenchement de la guerre du Péloponnèse. Ils ne seront jamais achevés.

Le Parthénon avec la statue d'Athéna et les Propylées aurait coûté 2 000 talents, somme colossale qui provenait en partie du trésor de la ligue de Délos.

Thucydide reproche à Périclès d'utiliser les fonds provenant des tributs de la ligue de Délos pour financer les grands travaux de l'Acropole.



Enseignement de Socrate

Vers 435 avant Jésus-Christ, Socrate commence à enseigner, dans la rue, dans les gymnases, les stades, les échoppes, au gré des rencontres.

Vivant pauvrement, n'exerçant aucun métier, Socrate parcoure les rues d'Athènes vêtu plus que simplement et sans chaussures, dialoguant avec tous, en cherchant à les rendre plus sages par la connaissance de leur ignorance : Je sais que je ne sais rien.

Socrate prétend avoir reçu pour mission d'éduquer ses contemporains : c'est Apollon qui lui a assigné pour tâche de vivre en philosophant, en se scrutant lui-même et les autres.

Socrate questionne gratuitement, contrairement aux sophistes, qui enseignent la rhétorique moyennant une forte rétribution.

Socrate est attaché aux Athéniens par la volonté des dieux pour les stimuler comme un taon stimulerait un cheval.

Cette mission fait de Socrate à ses yeux le seul citoyen véritable, c'est-à-dire le seul qui s'interroge sérieusement sur la vie politique.

Socrate s'oppose en cela au caractère démagogique de la démocratie athénienne qu'il veut secouer par son action.



Sortie de Potidée de la ligue de Délos

Corinthe, membre de la Ligue du Péloponnèse, fait alors pression sur son ancienne colonie Potidée afin qu'elle quitte la ligue de Délos.

Potidée, située sur l'étranglement de la pointe occidentale de la Chalcidique, sur la côte thrace, passe un accord secret avec Sparte qui stipule qu'en cas de conflit entre Potidée et Athènes, Sparte envahirait l'Attique.

Potidée quitte la Ligue de Délos en 432 avant Jésus-Christ.

Les Athéniens expédient une force pour assiéger Potidée, tandis que Corinthe envoie des secours.


Puissance athénienne en 431

Pentécontaétie

Pentécontaétie signifie une cinquantaine d'années en grec ancien. Ce terme désigne la durée séparant la fin des Guerres médiques du début de la Guerre du Péloponnèse.

Cette période correspond dans les faits à l'âge d'or d'Athènes, la cité marquant alors son hégémonie sur l'ensemble du monde grec.

Elle voit la montée progressive de l'impérialisme athénien : grâce à la puissance de sa flotte

Athènes impose sa mainmise sur ses alliés de la ligue de Délos, créée à l'origine pour combattre la menace de l'empire achéménide.

Athènes l'a transformée en un empire soumis à son pouvoir.

Périclès pressent probablement bien à l'avance la guerre avec Sparte et il résiste à toutes les exigences des Péloponnésiens. Il préconise à ses concitoyens une attitude ferme face aux exigences des Spartiates, qui selon lui cherchent un prétexte pour déclencher le conflit. Il pense qu'il ne faut pas faire des concessions avec des gens qui ne souhaitent pas vraiment négocier.



Prise de Pylos

Siège de l'île de Sphactérie

Mort d'Epitadas

Pylos se trouve sur la côte ouest de la Messénie. En 425 avant Jésus-Christ, la flotte athénienne qui se rend vers Corcyre assiégée, se réfugie dans le golfe de Pylos suite à une tempête. Démosthène garde avec lui 5 trières athéniennes, plus 2 trières venant de Naupacte, leur alliée.

Devant la menace sur le territoire messénien, Sparte attaque Pylos sans succès, puis occupe l'îlot de Sphactérie en mer Ionienne.

Pendant ce temps, la flotte athénienne réussit à dégager Corcyre de l'emprise spartiate, et revient assister Démosthène.

Les forces spartiates cernées sur l'îlot comportent :

Des négociations entre Sparte et Athènes commencent.

Pour obtenir le droit de ravitailler la troupe de Sphactérie, Sparte devrait livrer 60 trières.

Cléon fait échouer les négociations en réclamant en plus les ports de Mégare et de Trézène, ainsi que l'Achaïe.

Les Spartiates n'acceptent pas les conditions d'Athènes et parviennent à ravitailler Sphactérie à l'aide de nageurs.

Cléon critique pour leur incompétence les généraux qui assiègent sans succès les Spartiates sur l'îlot. Nicias suggère de lui donner le commandement de l'armée. Cléon est obligé d'accepter. Amenant avec lui un contingent de peltastes et d'archers, Cléon se flatte de remporter la victoire dans les 20 jours.

Cléon rejoint Démosthène. Les forces d'Athènes comportent :

Les Athéniens débarquent avant l'aube, bousculent les avant-postes spartiates et progressent dans l'île.

Le gros des forces spartiates avance également vers les Athéniens.

Les hoplites spartiates ne peuvent engager les hoplites athéniens de peur que les peltastes ennemis n'attaquent leurs flancs et leurs arrières.

Les peltastes que n'encombrent ni armure ni lourds boucliers esquivent facilement la charge de hoplites spartiates.

Ceux-ci sont harcelés sans arrêt, sous une pluie de projectiles de fronde, de flèches et de javelots, tous ces projectiles lancés de moins de 50 mètres.

Leur commandant Epitadas est tué, son second Styphon est blessé.

Les Spartiates se retirent dans leur avant-poste, dans un fort en ruines.

Les Spartiates tiennent jusqu'au moment où un officier messénien conduit ses troupes le long de l'arête d'une falaise et débouche sur leurs arrières.

Encerclés, épuisés, les spartiates capitulent.

128 sont morts et 292 hoplites sont faits prisonniers dont 120 citoyens.

Les Athéniens perdent 50 hommes environ.

Sparte propose de nouveau une paix blanche à Athènes qui refuse de nouveau sous l'influence de Cléon.

L'événement fait grand bruit dans toute la Grèce et ébrèche la réputation d'invincibilité des Spartiates. Pour la première fois, des Spartiates préfèrent se rendre plutôt que de mourir !

La bataille démontre de manière éclatante la valeur des troupes d'infanterie légères qui vainquent une phalange d'hoplites.

Une grave crise secoue Sparte, démoralisée, et conduisit au massacre de 20 000 Hilotes.

La présence d'un poste athénien à Pylos met en danger l'ensemble du territoire messénien, immobilisant ainsi une garnison lacédémonienne dans la région.

Athènes menace de mettre à mort les prisonniers de Sphactérie si les Spartiates ne cessent pas leurs invasions annuelles de l'Attique. Sparte doit rendre sa flotte pour récupérer ses hoplites.

Les citoyens spartiates qui ont capitulé sont bannis de Sparte et spoliés de tous leurs biens.

Malgré ces succès, la situation financière d'Athènes se dégrade, et le trésor de Délos est épuisé.

Le tribut des alliés d'Athènes est brutalement porté à 1 300 talents par an (au lieu de 450) par le décret de Thodippos, mais les défections réduisent son produit à 1 000 talents environ.

À la même époque, Cléon se rend populaire en portant le salaire des dicastes de 2 à 3 oboles.

Cependant cette mesure, à un moment ou le nombre d'Athéniens sans ressources ne cesse de croître du fait de la guerre, est perçue comme une décision d'assistance aux plus pauvres.



Tentative d'invasion de l'Attique

En 425 avant Jésus-Christ, Agis II échoue dans une tentative d'invasion de l'Attique.

Agis II rencontre des difficultés en secourant Épidaure qui était sous la menace d'Argos.

Une trêve est signée avec les Argiens, vite rompue par ces derniers sur les conseils d'Alcibiade.



Mariage de Darius II avec Parysatis

Darius II épouse Parysatis, sa demi-sœur. Leurs enfants sont :


Cités et lieux impliqués dans l'invasion de la Béotie

Projet d'invasion de la Béotie

Durant l'été 424 avant Jésus-Christ, les Athéniens projettent une invasion de la Béotie, alliée de Sparte, afin d'y semer le germe de la démocratie qu'ils espèrent voir se répandre à terme dans la région.

Afin de diviser l'armée béotienne, l'opération comporte plusieurs volets qui doivent se coordonner le même jour :

Le commandement de l'opération maritime est confié à Démosthène tandis qu'Hippocrate dirige la phase terrestre.

De retour de Mégaride, Démosthène fait donc voile avec 40 navires vers Naupacte, base navale athénienne qui contrôle l'entrée du golfe de Corinthe, pour y lever des forces, puis vers le pays des Agréens près du golfe d'Ambracie (ouest de la Grèce) afin de s'en faire des alliés et y rassembler là aussi des renforts.

Hippocrate s'active dans Athènes à rassembler ses troupes et prend une mesure exceptionnelle en y intégrant, outre les citoyens, les métèques et les étrangers présents dans la cité.


Attique et Béotie

Bataille de Délion

Mort d'Hippocrate

Mais le projet d'invasion de la Béotie est dénoncé par un Phocidien, Nicomaque, ce qui permet aux Béotiens d'occuper Siphes et Chéronée par l'envoi de troupes qui restent groupées avant le début des opérations athéniennes.

Les partisans de la cause athénienne ne peuvent que se résigner et ne provoquent aucun soulèvement.

À l'approche de l'hiver 424 avant Jésus-Christ, le convoi met le cap sur Siphes mais, par une incompréhensible erreur de date, se présente devant la place en avance, Hippocrate n'ayant pas encore atteint Délion.

Démosthène n'obtient aucun résultat devant son objectif.

Lorsqu'à l'hiver 424 avant Jésus-Christ, Hippocrate atteint Délion et s'y installe, les forces béotiennes ont déjà quitté Siphes et marchent sur lui.

Durant 5 jours, Hippocrate utilise l'armée pour fortifier Délion en faisant creuser un fossé autour du sanctuaire et du temple et élever un rempart fait d'un remblai de terre mêlée de pierres, briques et branches et surmonté de pieux.

L'opération arrivant à son achèvement, Hippocrate renvoie l'armée vers l'Attique, les hoplites s'arrêtant à 10 stades de Délion pour l'attendre, la majeure partie des troupes légères poursuivant vers Athènes et lui-même s'attardant au sanctuaire pour parachever les fortifications et organiser la garde.

Durant ce temps, les forces thébaines arrivent à Tanagra. S'y rassemblent les forces venues de toute la Béotie.

Apprenant que les troupes athéniennes se préparent à rentrer en Attique, de nombreux chefs béotiens souhaitent laisser partir les Athéniens qui sont à la frontière et sur le point de quitter le territoire béotien. Pagondas, béotarque thébain en charge du commandement, les exhorte à se battre.

Les ayant convaincus, Pagondas met immédiatement en marche l'armée jusqu'à une position proche des troupes athéniennes qu'il atteint dans l'après-midi et la déploie en ligne de combat, cachée de celles-ci par une colline.

La phalange de 7 000 hoplites béotiens se compose :

Seuls les Thébains sont organisés sur 25 rangs, profondeur inhabituelle et qui restera la marque de leur phalange. 1 000 cavaliers, 10 000 guerriers d'infanterie légère et 500 peltastes prolongent les ailes.

On pense que ces contingents, très importants, représentent environ les 2/3 des forces de la Béotie.

Hippocrate, apprenant l'approche thébaine, ordonne à ses hoplites de prendre leurs positions de combat et les rejoint peu après, laissant à Délion 300 cavaliers pour garder le fort et éventuellement intervenir lors du combat.

Cette force ne pourra être utilisée car les Thébains placent à proximité du sanctuaire des troupes qui la fixent dans le fort.

Hippocrate entreprend d'haranguer son armée :

Il n'a le temps que de parcourir la moitié du front quand apparaissent les Béotiens sur le haut de la colline.

Les adversaires s'avancent mais, en ce début de l'hiver, des torrents sur les côtés bloque les ailes de chaque armée et seuls les centres entrent en contact.

Toute la moitié gauche du front béotien est enfoncée et certains contingents, en particulier celui de Thespies, car leurs voisins ont reculé, se retrouvent encerclés et massacrés par les Athéniens.

L'aile droite, quant à elle, grâce à la poussée des 25 rangs thébains, fait plier l'ennemi.

Pagondas, voyant son aile gauche en difficulté, fait passer à l'abri des regards deux escadrons de cavalerie derrière la colline afin d'appuyer ce côté.

Leur apparition soudaine sur la ligne de crête déroute l'aile victorieuse athénienne qui prend peur, pensant qu'une autre armée marche sur eux.

L'aile athénienne recule puis s'enfuit, imitée par le reste de l'armée, vers Délion, Oropos ou le Parnès.

La cavalerie béotienne, appuyée par celle de Locride qui vient d'arriver sur le théâtre des opérations, se lance à la suite des fuyards et les massacre, mais la tombée de la nuit permet à la majorité de ceux-ci d'en réchapper.

Socrate et Lachès, pesamment armés, se retirent à pied avec quelques autres soldats. Alcibiade, à cheval, se tient à leurs côtés et les défend courageusement contre les ennemis, qui poursuivent les fuyards et en tuent un grand nombre.

Hippocrate trouve la mort lors des combats au côté de près de 1 000 de ses hoplites.

Les Béotiens, quant à eux, laissent près de 500 hoplites sur le terrain.

Le lendemain de la bataille, les troupes athéniennes ayant trouvé refuge à Délion ou Oropos embarquent et retournent par mer en Attique, laissant une garde dans ces postes.

Les Béotiens enlèvent leurs morts et laissent un poste de garde sur le lieu de la bataille avant de retourner à Tanagra.

Un héraut est alors envoyé aux Athéniens afin de résoudre la question de leurs morts : ils ont violé le sanctuaire, lieu sacré, en le fortifiant et en utilisant son eau réservée aux ablutions rituelles pour un usage courant, en conséquence de quoi, ils doivent quitter les lieux. C'est là la condition pour récupérer leurs morts.

Les Athéniens et les Béotiens mènent des pourparlers qui restent sans issue.

Les troupes béotiennes reçoivent le renfort de 2 000 hoplites corinthiens, d'archers et de frondeurs venus du golfe Maliaque ainsi que d'une garnison péloponnésienne en provenance de Nisée qu'elle avait évacué.

Soutenue par des Mégariens, les troupes béotiennes se décident à attaquer le camp retranché athénien dans le sanctuaire. Après plusieurs assauts infructueux, les Béotiens construisent une machine destinée à projeter des flammes et des débris incandescents vers les remparts faits en partie en bois.

Le fort est pris 16 jours après la bataille. Certains défenseurs sont tués et 200 sont faits prisonniers, mais le gros des troupes parvient à embarquer et à s'échapper.

Ayant repris la place, les Béotiens rendent leurs morts aux Athéniens sans autre condition.

Peu après, Démosthène tente un débarquement à Sicyone mais est repoussé et poursuivi sur mer où il subit quelques pertes.

Du côté spartiate, le général Brasidas secourt Mégare assiégée par les Athéniens.



Paix de Nicias

En mars 421 avant Jésus-Christ, Athènes et Sparte mettent un terme à 10 années de conflit.

Pleistoanax conclut avec Athènes la paix de Nicias, un accord instaurant une paix de 50 ans.

La paix de Nicias permet une pause dans la guerre du Péloponnèse qui aboutit finalement au statu quo mais les tensions restent présentes.

Cette paix garantit notamment l'indépendance de Delphes.

Les alliés de Sparte refusent d'approuver cet accord. Athènes est exsangue et la ligue de Délos en pleine déliquescence.



Mariage d'Artaxerxès II Mnémon avec Stateira

Artaxerxès II Mnémon épouse Stateira, fille d'Hydarnes III d'Arménie. Leurs enfants sont :



Procédure de graphè para nomon

En effet, en 416 avant Jésus-Christ la procédure de graphè para nomon (mise en accusation d'une loi) est introduite, pour se substituer à la pratique de l'ostracisme.

Elle permet à n'importe quel citoyen de faire examiner par un tribunal de l'Héliée toute loi ayant été voté par l'Ecclésia ou en cours de proposition par l'Ecclésia.

Si la cour juge la loi contraire aux lois générales de la cité, non seulement elle est annulée mais son auteur et l'épistate dirigeant les débats au moment de son adoption sont passibles de lourdes sanctions, allant jusqu'à l'atimie.

Si le tribunal est appelé pour juger une loi en cours de proposition et qu'il l'a déclaré compatible avec la Constitution, cela entraînait son adoption sans réexamen par l'Ecclésia.

Cette procédure offre donc plus qu'un rôle de conseil constitutionnel à l'Héliée, rôle auparavant détenu par l'Aréopage, l'Héliée devient au fil du temps un co-législateur, partageant le pouvoir législatif avec la Boulê et l'Ecclésia.



Guerre entre Syracuse et Athènes

Expédition de Sicile

Condamnation à mort d'Alcibiade

Alcibiade à Sparte

Liaison d'Alcibiade

A son apogée, la cité Grecque de Syracuse est surnommée l'Athènes de l'Occident et devient la rivale de l'Athènes de Périclès, en Grèce.

Les Elymes de Ségeste s'opposent aux Grecs de Sélinonte et rejoignent les uns l'alliance athénienne et les autres celle de Syracuse.

En 415 avant Jésus-Christ, la ville de Ségeste se sentant menacée appelle Athènes au secours.

L'impérialisme ambitieux d'Alcibiade contribue en majeure partie à la rupture de la paix de Nicias et à l'envoi, en 415 avant Jésus-Christ, de l'expédition de Sicile, dont il est un des 3 chefs.

La mutilation des Hermai juste avant le départ de l'expédition passe pour être l'œuvre d'Alcibiade et de ses partisans. Alcibiade est aussi accusé d'avoir profané les mystères d'Éleusis.

Il est néanmoins décidé qu'Alcibiade peut s'embarquer et qu'il sera jugé plus tard.

Lorsqu' Alcibiade est convoqué à Athènes pour le procès, on lui permet de faire le voyage sur son propre vaisseau, mais Alcibiade s'échappe à Thourioi.

Alcibiade est condamné à mort en son absence, et ses biens son confisqués.

Alcibiade se rend à Sparte. Il conseille aux Spartiates d'envoyer le général Gylippe aider les Siciliens.

Il leurs conseille également d'occuper Décélie en Attique, ce qui serait une menace permanente pour Athènes.

Réfugié à Sparte vers 415 avant Jésus-Christ ou 414 avant Jésus-Christ, Alcibiade aurait une liaison avec la femme d'Agis II.



Activisme d'Alcibiade

En 412 avant Jésus-Christ, Alcibiade part en Ionie et, avec une armée spartiate. Alcibiade fomente une révolte contre Athènes, d'abord à Chios, et ensuite dans d'autres cités, mais les Spartiates ne tardent pas à se méfier de lui.

Alcibiade entreprend des négociations avec Tissapherne, le satrape perse qui, extraordinairement, ne semble soutenir ni Athènes, ni Sparte.



Hamilcar en Sicile

En 410 avant Jésus-Christ, Hamilcar débarque en Sicile avec peu de troupes libyennes.

Renforcé par quelques mercenaires Osques recrutés sur place, il débarrasse le territoire élyme des Sélinontins.



Prise de Sélinonte

Destruction d'Himère

En 409 avant Jésus-Christ, Hamilcar dispose de 50 000 hommes, avec la venue de nouveaux libyens et de mercenaires d'Espagne ainsi que d'une artillerie redoutable.

Sélinonte est prise en 9 jours. Les Sicules se rallient en masse.

Hamilcar marche sur Himère, Syracuse ne peut qu'évacuer une partie de la population.

Himère est prise par les Carthaginois qui massacrent la population et détruisent totalement la cité.

Carthage négocie une alliance avec Athènes contre Syracuse, l'alliée de Sparte.

Mais Lysandre, l'amiral de la flotte spartiate remporte la guerre avec le soutien du Grand Roi.

Hamilcar rentre à Carthage pour le triomphe.



Lysandre Navarque de Sparte

Lysandre est le fils d'un nommé Aristocritos.

Selon Plutarque, Lysandre appartient à la lignée des Héraclides mais sa famille est pauvre.

Lysandre parvient à se hisser dans les sphères du pouvoir. En 407 avant Jésus-Christ, il est nommé navarque, c'est-à-dire commandant de la flotte spartiate.

Lysandre est envoyé à Éphèse, où il s'efforce de remettre à niveau la flotte.

Là, Lysandre noue des liens avec Cyrus le Jeune, fils cadet du Grand Roi Darius II.

Habilement, Lysandre se plaint du satrape Tissapherne, ennemi personnel de Cyrus, l'accusant de s'être laissé circonvenir par Alcibiade.

Cyrus le Jeune accorde à Lysandre alors d'amples subsides, de l'ordre de 10?000 dariques, soit 200?000 drachmes. Cela lui permet d'augmenter la solde des marins, qui passe de 3 à 4 oboles. Lysandre peut non seulement recruter sans problèmes, mais aussi débaucher les équipages ennemis.



Rappel d'Alcibiade

En 407 avant Jésus-Christ, le régime démocratique restauré à Athènes rappelle Alcibiade, espérant trouver en lui un capitaine capable et un moyen d'alliance avec les Perses.



Prise d'Agrigente

Prise de Gela

Hamilcar dirige une nouvelle expédition, assisté d'Himilcon, avec une armée considérable et la première cible est Agrigente.

La guerre commence mal pour les Carthaginois dont les tours d'assaut sont détruites par les assiégés.

L'armée d'Hamilcar détruit les mausolées et s'acharne sur celui de Théron.

Une épidémie frappe le camp carthaginois et Hannibal périt.

En 406 avant Jésus-Christ, Himilcon prend le commandement mais le moral des troupes est faible. Une puissante armée venue de Syracuse gagne un premier combat et bloque le camp ennemi.

La flotte punique capture un convoi grec et ainsi soulage Himilcon.

L'indiscipline des Grecs sauve son armée. Les mercenaires, en particulier les Campaniens changent de camp. Les Agrigentins fuient leur ville.

Himilcon prend cette ville déserte et y rafle un important butin.

Et l'armée punique marche sur Gela. Les défenseurs fuient devant les envahisseurs. Gela est prise facilement.



Bataille de Notion

Alcibiade n'est élu stratège ni pour 406 avant Jésus-Christ et ni pour 405 avant Jésus-Christ.

En 406 avant Jésus-Christ, Antiochos, qu'Alcibiade a laissé maître de la flotte athénienne, engage le combat avec Lysandre.

La flotte grecque est défaite à la bataille de Notion ce qui fait perdre son prestige à Alcibiade.

Lysandre remporte la victoire et prend 15 trières ennemies.

Alcibiade se retire en Chersonèse de Thrace.



Mariage d'Artaxerxès II Mnémon avec Aspasie

Artaxerxès II Mnémon épouse Aspasie ou Aspasia, une femme grecque de Phocée, à ne pas confondre avec la concubine de Périclès.



Liaison d'Artaxerxès II Mnémon avec Tiridate

Artaxerxès II Mnémon a une liaison avec Tiridate, un jeune eunuque qui meurt très jeune. Sa mort aurait causé un énorme chagrin à Artaxerxès II Mnémon qui aurait imposé un deuil dans tout l'Empire en sa mémoire.



Mariage d'Artaxerxès II Mnémon avec Amestris

Artaxerxès II Mnémon épouse Amestris, sa sœur. Leurs enfants sont :



Victoire de Sparte sur Athènes

Instauration du régime des Trente tyrans

Pausanias Ier commande les opérations militaires en Attique à la fin de la Guerre du Péloponnèse et s'oppose à Lysandre car il est partisan d'une politique modérée à l'égard d'Athènes.

En 404 avant Jésus-Christ, Sparte remporte la victoire. Athènes est prise, ce qui achève la Guerre du Péloponnèse.

Avec Agis II, Roi de Sparte, Lysandre bloque le Pirée, et, après la reddition d'Athènes au printemps 404 avant Jésus-Christ.

Après avoir vaincu, Sparte qui s'est lancée dans la guerre du Péloponnèse sous la bannière de la liberté et de l'autonomie des cités, établit son hégémonie sur la Grèce et impose :

Athènes garde sa suprématie intellectuelle et artistique

Lysandre fait brûler les vaisseaux d'Athènes et détruire les Longs Murs, sur 10 stades de chaque côté, au son des flûtes : les aulos.

Sparte contraint Athènes à entrer dans la ligue du Péloponnèse.

Lysandre impose la tyrannie des Trente tyrans.

Ceux-ci suppriment l'Héliée, restaurent les prérogatives passées de l'Aréopage, et relèguent l'Ecclésia à un simple rôle consultatif, s'assurant eux-mêmes les rênes du pouvoir.

Pausanias Ier laisse ensuite les Trente tyrans tomber et fuir avec leurs partisans. Il soutient les oligarques modérés restés à Athènes.

Mis en jugement, à son retour à Sparte, Pausanias Ier est acquitté.

Lysandre enlève ensuite Samos et chasse les Athéniens de Mélos et de Sicyone.

Lysandre installe des oligarchies dans toutes les anciennes cités de la ligue de Délos.

Lysandre est ensuite écarté du gouvernement de Sparte par les éphores qu'indisposent son enrichissement et sa popularité.



Bataille de Counaxa

Mort de Cyrus le Jeune

Mort de Cléarque

Mariage de Tissapherne

Cyrus le Jeune, révolté contre Artaxerxès II Mnémon, son frère, engage de nombreux mercenaires grecs et asiatiques dirigés par le Spartiate Cléarque. Xénophon s'engage dans cette expédition.

Lors de la bataille de Counaxa, en 401 avant Jésus-Christ, l'issue du combat est incertaine, mais la bataille tourne à l'avantage des perses commandés par le satrape Tissapherne lorsque Cyrus le Jeune est tué.

Cléarque est pris et exécuté.

Tissapherne sauve ainsi le trône d'Artaxerxès II Mnémon.

Tissapherne épouse une des filles d'Artaxerxès II Mnémon.

Xénophon est alors élu commandant de l'arrière-garde de l'armée des mercenaires grecs, qui se retrouvent seuls sur les plaines entre le Tigre et l'Euphrate.

Xénophon conduit alors la retraite des 13 600 Grecs, surnommés les "Dix Mille", retraite qu'il conte dans son ouvrage le plus fameux, l'Anabase, et qui aboutit au célèbre cri "La mer ! La mer !" poussé par les Grecs apercevant le Pont-Euxin à la sortie des montagnes.

Arrivé en Thrace avec ses compagnons, Xénophon se met au service du roi Seuthès II qu'il rétablit sur son trône.



Mort d'Agis II

Agésilas II Roi de Sparte

Agis II meurt en 399 avant Jésus-Christ ou en 398 avant Jésus-Christ.

Agésilas II, son frère, prend prétexte de la liaison supposée d'Alcibiade avec la femme d'Agis II pour évincer son neveu Léotychidès qu'il fait déclarer bâtard. Agésilas II reçoit l'appui de Lysandre.

Agésilas II devient Roi Eurypontide de Sparte.



Prise de Motyé par Denys

Denys fait construire une citadelle colossale dans Syracuse, sur l'île d'Ortygie et décide d'éliminer tous les Carthaginois de Sicile.

En 397 avant Jésus-Christ, en l'absence d'Himilcon, il attaque avec 80 000 fantassins et 3 000 cavaliers, les grecs se rallient et les Phéniciens pris sont massacrés. L'objectif est Motyé que les Carthaginois viennent de fortifier.

Une flotte appuie l'offensive, avec 200 vaisseaux de guerre et 500 transports.

Himilcon vient avec une flotte mais ne peut débarquer. Motyé est prise et rasée.



Contre-attaque de Denys

Mais Syracuse est trop bien fortifiée, Himilcon établit un blocus.

Une nouvelle fois, le moral des troupes s'effondre suite au pillage du temple de Déméter, populaire chez les Sicules et certains Carthaginois. L'épidémie reprend avec vigueur en plein été.

Denys en profite pour contre-attaquer. Le camp punique résiste mais la flotte subit de grosses pertes.

En 396 avant Jésus-Christ, Himilcon rentre à Carthage en laissant les Libyens et les mercenaires sous la menace des Grecs.

Une révolution religieuse porte alors Tanit Pene Baal au sommet du panthéon punique, à la place de son parèdre Baal Hammon qui est relégué au second rang.

Le culte grec de Déméter est introduit en 396 avant Jésus-Christ.

Au tophet, des stèles d'inspiration grecque ornées de symboles, dits " signes de la bouteille et de Tanit ", remplacent peu à peu les anciens cippes votifs dédiés à Baal Hammon, en forme de trônes et de chapelles égyptisantes.


Migration des Celtes Bituriges

Migration des Celtes Bituriges

On a retenu le nom d'un chef, Ambigat ou Ambigatos, qui parvint au IVème siècle à confédérer un bon nombre de peuples celtiques sur lesquels il exerça sa souveraineté.

On l'appelait Biturix, le "Roi du Monde".

Leur roi Ambigat, vieillard que recommandaient ses vertus et ses richesses, voyait que son peuple était devenu trop considérable, et que le sol, malgré sa fertilité proverbiale, menaçait de devenir insuffisant.

Il engagea Bellovèse ("celui qui sait tuer") et Ségovèse ("celui qui sait vaincre"), ses neveux à aller chercher un autre séjour dans les contrées que les dieux leur indiqueraient par les augures, leur permettant d'emmener avec eux autant d'hommes qu'ils voudraient, afin que nulle nation ne pût repousser les nouveaux venus.

Les Séquanais furent au nombre des barbares qui portèrent pour la première fois en Italie les armes gauloises.

Bellovèse s'établit dans cette partie de l'Italie que les Romains appelèrent dans la suite la Gaule cisalpine.

Sigovèse dans là Norique, pays qui forme aujourd'hui la Bohême et la Bavière.

Les Gaulois ne mènent pas de guerre de conquête, mais plutôt des campagnes de pillage.

Il s'agit mouvements migratoires effectués en plusieurs générations.

Le peuple Sénon avait son berceau sur le plateau bavarois et, lors du tumulte gaulois, cette nation éclata en plusieurs bandes. La plus célèbre suivit Bellovèse vers l'Adriatique.



Nouvelle Migration Celte dans la plaine du Pô

En 396 avant Jésus-Christ, Seconde vague d'invasions celtiques dans la plaine du Pô.

Les Étrusques sont chassés de la plaine du Po et diverses tribus s'installent dans ce qui deviendra plus tard la Gaule Cisalpine.

En 390 avant Jésus-Christ, le gaulois Bellovèse se rendant du Bas-Rhône en Italie, puis les envahisseurs celtes à sa suite (VIème–IIIème siècles avant Jésus-Christ.), se heurtèrent à la résistance des Briançonnais.

Avec Brennus, son compatriote, Bellovèse :

Il semble que cette conquête ait perturbé le commerce de l'étain entre Bas-Dauphiné et Pô ce qui montre l'importance économique autant que militaire des cols transalpins dès cette époque.

En 390 avant Jésus-Christ, l'expédition de Bellovèse a rendus les Sénons maîtres des Fidénates, des Sabins, des Albains, des Eques, des Volsques, voisins de l'Etrurie et au Latium.

Brennus est à la tête des Sénone, entre le Rubicon et le Métaure.



Campagne en Ionie

Artaxerxès II Mnémon entre en guerre contre Sparte.

Tissapherne, satrape de Carie, s'attaque aux villes d'Ionie.

Agésilas II est envoyé avec quelques Spartiates, des Néodamodes et plusieurs milliers d'alliés pour le chasser.

Lysandre accompagne Agésilas II, en Asie dans sa lutte contre les Perses.

Agésilas II mène une brillante campagne contre lui de 396 avant Jésus-Christ à 394 avant Jésus-Christ.

Mais Lysandre rentre rapidement et envisage une modification de la Constitution de Sparte.

Lysandre souhaite que la monarchie ne soit plus héréditaire mais élective pour tous les héraclides.


Carte du IV siècle

Siège de Clusium

Bataille de l'Allia

Incendie et prise de Rome par Ambicat

Un citoyen de Clusium, Aruns, irrité de ne pouvoir obtenir du Sénat romain la punition du pupille séducteur de sa femme, fait appel à. Brennus.

Guidés par Aruns, les Gaulois mettent le siège devant la ville étrusque de Clusium qui implore le secours de Rome. Le Sénat députe les 3 frères Fabius au général ennemi. "De quel droit faites-vous la guerre aux Clusiens? demandent les ambassadeurs. "Du droit du plus fort" répondit Brennus.

Le Gaulois marche sur Rome, suivi de 70 000 combattants; et au confluent de l'Allia et du Tibre, à 4 lieues de Rome, rencontre les tribuns militaires avec 40 000 hommes levés à la hâte, le 16 juillet 386 avant Jésus-Christ ou en 390 avant Jésus-Christ. Il balaye l'armée Romaine

Brennus ou Brennos (nom latinisé ou grecisé à partir de la racine celtique Bren, signifiant chef de guerre) désigne des chefs des Celtes.

Ce Brennus n'a rien avoir avec le "bouclier de Brennus", remis aux vainqueurs du championnat de France de rugby. Ce trophée a été inventé par Charles Brennus, maître-graveur, membre du Sporting Club Universitaire de France, un des fondateurs de la fédération française de rugby (en fait, il aurait été dessiné par Pierre de Coubertin et gravé par Charles Brennus).

Brennus entre dans Rome, et n'y trouve que 80 vieillards patriciens immobiles sur leurs chaises d'ivoire. Les Gaulois se livrent à de nombreux pillages et massacres et mettent le feu à la cité. Seuls quelques Romains réfugiés dans le Capitole parviennent à résister aux Gaulois pendant 7 mois

Les assiégeants conduisent de nombreuses attaques. Pendant l'une d'elles, de nuit, les Gaulois escaladant le Capitole sont entendus par les oies de Junon qui avertisent le consul Manlius du danger. Il appele tous les citoyens Romains endormis aux armes.

Ces oies étaient consacrées au culte de Junon. Après cet épisode, le temple de Junon a été appelé temple de Junon Moneta - Junon qui averti. C'est dans ce temple que furent frappées les premières monnaies romaines, le terme monnaie étant une déformation de moneta.

Un autre jour, les Romains, pourtant au bord de la famine, jettent du pain aux assiégeants pour les démoraliser.

Devant cette résistance, Brennus, accepte de traiter avec le tribun militaire Romain Quintus Sulpicius : il quitte Rome contre :

Une grande balance est alors préparée sur une place de Rome ; afin d'alourdir encore la rançon, les Gaulois y placent de faux poids. Devant les protestations des Romains, Brennus ajoute encore à leur déshonneur en jetant son épée sur la balance et en prononçant la sentence " Malheur aux vaincus ! " (latin vae victis).

Une autre hypothèse est que le Capitole fut pris et que, même; les Gaulois y restèrent six mois...

Les Gaulois ne peuvent en fait emmener la rançon avec eux, car ils sont dispersés par une intervention vigoureuse des Romains conduits par Camille.

Les Sénons, rentrés dans leur pays de l'Adriatique poursuivent leurs actions jusqu'en Grèce, où ils pilleront Delphes.



Bataille navale de Cnide

Prise de Cythère

Conon réussit à intriguer auprès des Perses et obtient le commandement d'une flotte, avec le satrape Pharnabaze.

Conon remporte la victoire de Cnide sur la flotte spartiate en 394 avant Jésus-Christ, chasse les Lacédémoniens de la mer Égée et prend Cythère.



Nouvelle expédition contre Denys

En 393 avant Jésus-Christ, Magon profite de la révolte d'Agrigente et Messine contre Denys et débarque en champion de la liberté, en invitant Grecs et Sicules à se rallier.

La nouvelle confédération des Grecs d'Italie se range avec Carthage contre Denys qui se lie aux Lucaniens.

Les Étrusques, en particulier ceux de la ville de Caere, redoutent aussi le tyran de Syracuse qui a débarqué à Rhegion, en Italie du Sud.

Pour faire bonne mesure, Denys accepte les services des Gaulois qui ont traversé la plaine du Po, l'Emilie et les Marches.

En 387 avant Jésus-Christ, Denys attaque en Italie du Sud et s'empare de Rhegion.



Paix d'Antalcidas

Artaxerxès II Mnémon réussit à se poser en arbitre entre Sparte et Athènes, en partie grâce aux énormes sommes d'argent qu'il déverse pour corrompre les cités grecques.

Menacée, Sparte conclut en 386 avant Jésus-Christ la paix d'Antalcida ou paix du Roi s avec tous les Grecs et les Perses.

Cette paix, protégée par le Grand Roi, assure à la Perse le contrôle des villes d'Asie Mineure.

Cette paix permet en fait à Sparte de continuer sa politique impérialiste, sous couvert de la protection de l'autonomie des plus petites cités.

Sparte oblige Argos à donner à Corinthe son indépendance,

Sparte oblige Olynthe à respecter l'autonomie des cités de Chalcidique.



Magon en Scile

En 382 avant Jésus-Christ, Magon débarque avec un corps d'armée pour combattre les Syracusains.



Mariage d'Arsamès avec Sisygambis

Arsamès épouse Sisygambis, fille d'Artaxerxès II Mnémon et de Stateira. Leurs enfants sont :



Alliance de Denys l'Ancien avec les Celtes

En 379 avant Jésus-Christ, Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, s'allie aux Celtes devant Crotone.



Bataille de Cabala

Bataille du Cap Kronion

Vers 375 avant Jésus-Christ, Magon meurt au combat dans un défaite à Cabala.

Himilcon, fils Magon, inflige aux Syracusains une sanglante déroute au Cap Kronion près d'Himère.

Après un échec de Denys contre Lilybée et une nouvelle révolte des Libyens contre Carthage affectée par l'épidémie.

Vers 375 avant Jésus-Christ, la paix est signée.

Carthage conserve l'Ouest de la Sicile avec Sélinonte et le pays Elyme, mais abandonne Agrigente, tandis que Denys verse une indemnité de guerre de 1 000 talents.



Traité de paix

Jugeant que la puissance de Thèbes pose une menace plus grande pour Athènes que celle, déclinante, de Sparte, Callistratos d'Aphidna est l'artisan avec Callias du Traité de paix de 371 avant Jésus-Christ qui reconnaît l'hégémonie d'Athènes sur mer et celle de Sparte sur terre.



Mariage d'Aroandes Ier avec Rodogune

Orontes ou Aroandes Ier, satrape d'Arménie, épouse Rodogune, fille d'Artaxerxès II Mnémon et de Stateira. Leurs enfants sont :



Pélopidas Prisonnier

Pélopidas se tourne vers la Thessalie qui est sous le joug des tyrans de Phères, avec des succès mitigés.

Pélopidas est même capturé en 368 avant Jésus-Christ par Alexandre de Phères.

Puis Pélopidas se porte jusqu'en Macédoine, les troupes macédoniennes aidant les tyrans thessaliens.


Démosthène pratiquant l'art oratoire contre le bruit des vagues - par Jean Lecomte du Nouÿ

Procès de Callistratos d'Aphidna

Démosthène assiste par hasard au procès intenté à Callistratos d'Aphidna, en 367 avant Jésus-Christ. Il est fasciné par le talent de l'orateur et décide d'apprendre la rhétorique.

Démosthène devient alors l'élève d'Isée, un autre orateur attique, spécialisé dans les affaires de succession.

Selon Plutarque, lors de son premier discours en public, l'assistance se moque de son problème d'élocution et de ses gestes maladroits.

Démosthène s'efforce alors de rectifier ces défauts, allant jusqu'à s'entraîner à parler avec des petits galets dans la bouche, ou même en s'exerçant à dominer de la voix le bruit d'une mer furieuse.

Il s'enferme régulièrement chez lui pour étudier le style de Thucydide.



Procès contre Callistratos d'Aphidna et Chabrias

Thémison, Tyran d'Érétrie, prend Oropos. En 366 avant Jésus-Christ, Callistratos d'Aphidna est accusé avec Chabrias de trahison mais échappe à la condamnation.



Construction d'une flotte pour Thèbes

Épaminondas veut séparer Byzance, Chios et Rhodes de la Confédération athénienne, et ainsi former une flotte capable de rivaliser avec Athènes.

Épaminondas fait voter par l'Assemblée la construction d'une nouvelle flotte de 100 trières, prête en 364 avant Jésus-Christ.



Création de la ligue arcadienne

Épaminondas crée, ainsi, la ligue arcadienne, une fédération de cités-états sur le plateau central du Péloponnèse (au sud de Thèbes et au nord de Sparte), afin de contenir l'influence lacédémonienne et préserver la prépondérance thébaine dans la région.

Les Spartiates s'allie aux Élidiens: ceux-ci, en conflit territorial avec les Arcadiens, permettent à Sparte d'offrir un plus grand contrepoids à la puissance montante.



Prise du trésor sacré d'Olympie par les Arcadiens

En 364 avant Jésus-Christ, les Arcadiens envahissent l'Élide, conquiert le temple de Zeus à Olympie et font main basse sur le trésor sacré.

Le territoire élidien est considéré comme neutre car religieusement pan-grec.

Mantinée, adversaire de Thèbes, proteste et obtient gain de cause auprès de l'assemblée des Dix-Mille, qui régit l'Arcadie.

Mantinée quitte l'alliance et s'allie avec les Spartiates afin d'attaquer l'Alliance arcadienne.

Le traité entre l'Arcadie et Thèbes interdit une paix séparée.



Procès de Démosthène contre ses tuteurs

Démosthène intente une série de procès contre ses anciens tuteurs, avec son premier discours judiciaire, Contre Aphobos, suivi du Contre Onètor.

Pourparlers et discutions durent 3 années au bout desquelles il gagne enfin sa cause en 363 avant Jésus-Christ, mais ne peut recouvrer qu'une partie de son héritage initial.

Démosthène se lance ensuite dans la carrière de son maître Isée et a comme clients certains des plus riches Athéniens, comme Phormion (vers 415 avant Jésus-Christ-vers 340 avant Jésus-Christ), pour lequel il écrit le Pour Phormion. L'affaire porte sur la somme considérable de 20 talents.



Mariage de Philippe II de Macédoine avec Phila

Philippe II de Macédoine épouse en 359 avant Jésus-Christ Phila, macédonienne d'Élimée. Il s'agit sans doute de la veuve de son frère Perdiccas III et de la mère d'Amyntas IV.

Phila meurt presque aussitôt.



Suzeraineté du roi des Illyriens et paix avec Athènes

Philippe II de Macédoine doit ensuite se résoudre à accepter la suzeraineté de Bardylis, roi des Illyriens, dont il épouse la fille, Audata.

Philippe II de Macédoine conclut également un traité de paix avec Athènes, à qui il laisse les mains libres à Amphipolis.



Mariage de Philippe II de Macédoine avec Audata

Philippe II de Macédoine épouse en 359 avant Jésus-Christ ou 358 avant Jésus-Christ Audata d'Illyrie. Leur enfant est :



Mariage de Philippe II de Macédoine avec Olympias d'Épire

Lors de son initiation aux mystères des Grands Dieux, Philippe II de Macédoine rencontre Olympias d'Épire prêtresse de Zeus sur l'île de Samothrace.

Philippe II de Macédoine épouse en 359 avant Jésus-Christ Olympias d'Épire, princesse molosse d'Épire. Leurs enfants sont :

Mais ce mariage devient vite conflictuel entre les infidélités répétées de Philippe II de Macédoine et le caractère ambitieux, autoritaire, acariâtre et sans pitié d'Olympias d'Épire.



Discours politiques de Démosthène

En 359 avant Jésus-Christ, Démosthène fait une apparition publique avec deux discours politiques.

Ils sont dirigés contre une proposition de loi interdisant d'excepter aucun citoyen des liturgies, sauf les descendants d'Harmodius et d'Aristogiton.



Mariage de Philippe II de Macédoine avec Philinna de Larissa

Philippe II de Macédoine épouse vers 358 avant Jésus-Christ Philinna de Larissa en Thessalie. Leur enfant est :



Guerres de Philippe II de Macédoine contre les Illyriens les Grecs

Parménion s'illustre dans les guerres de Philippe II de Macédoine contre les Illyriens en 356 avant Jésus-Christ et les Grecs. Parménion est, avec Antipater, l'un des principaux généraux,.



Loi d'Eubule

Eubule a eu une grande influence sur la politique de la cité de 355 avant Jésus-Christ à 346 avant Jésus-Christ

Il a l'appui des pauvres, des paysans, mais aussi des riches pour qui le coût de la guerre est devenu de plus en plus pesant.

Eubule est l'adversaire de Démosthène. Il était partisan de la paix avec Philippe II de Macédoine, pour des raisons financières et pour le plus grand profit d'Athènes.

La loi d'Eubule transfère les excédents du merismós (sorte de budget de la cité) au theôrikón (fonds des spectacles), alors que depuis Thémistocle ils étaient affectés aux stratiôtikon (les dépenses militaires de la cité).



Mariage d'Artabaze

Mariage de Mentor de Rhodes avec Barsine

Bataille entre Mentor de Rhodes et Memnon de Rhodes et les Perses

Artabaze épouse la sœur de Mentor de Rhodes.

Mentor de Rhodes épouse Barsine, la fille d'Artabaze. Elle n'est encore qu'une enfant..

Au début de 354 avant Jésus-Christ, malgré leurs indéniables qualités militaires et le renfort d'un contingent de Thèbes, Mentor de Rhodes et Memnon de Rhodes sont battus par les troupes d'Artaxerxès III Ochos.

Les troupes de Artaxerxès III Ochos chassent le satrape Artabaze en Macédoine.

Memnon de Rhodes, Artabaze et Barsine, se réfugient à la cour de roi Philippe II de Macédoine à Pella, où ils reçoivent un bon accueil.

Mentor de Rhodes trouve asile en Égypte.

Mentor de Rhodes est reçu par le pharaon Nectanébo II enchanté de recevoir le renfort d'un militaire réputé.



Alliance de Rome avec les Samnites

En 354 avant Jésus-Christ, Rome fait alliance avec les Samnites pour combattre les Gaulois.



Mariage de Philippe II de Macédoine avec Nicesipolis de Phères

Philippe II de Macédoine épouse vers 352 avant Jésus-Christ Nicesipolis de Phères en Thessalie. Leur enfant est :



Révolte de contre les Perses

Vers 350 avant Jésus-Christ, Mentor de Rhodes est envoyé par Pharaon à Sidon avec environ 4 000 mercenaires pour voler au secours de Tennes (Tabrit en phénicien), Roi de Sidon, révolté contre Artaxerxès III Ochos.

Mentor de Rhodes est vainqueur des satrapes Mazæos et Belysis.


Démosthène - Copie romaine d'une statue de Polyeuctos - musée du Louvre

Menace de Philippe II de Macédoine contre Olynthe

En 349 avant Jésus-Christ, Philippe II de Macédoine exige d'Olynthe qu'elle lui remette 2 réfugiés politiques macédoniens.

Devant le refus de la cité, Philippe II de Macédoine envahit la Chalcidique. Olynthe appelle aussitôt Athènes à l'aide.

Démosthène soutient la requête de la cité dans sa première Olynthienne, où il pointe de nouveau du doigt l'inaction de ses concitoyens.

Il propose un plan double :

Les Athéniens rechignent à expédier des troupes, effrayés par la perspective d'une guerre avec Philippe II de Macédoine.

Pour achever d'emporter leur assentiment, Démosthène prononce sa seconde Olynthienne, dans laquelle il entend démontrer la fragilité de la puissance de Philippe II de Macédoine. Ses alliés se retourneront contre lui, promet-il, au premier échec.

Ce second discours n'est suivi d'aucune mesure effective, aussi Démosthène compose-t-il sa troisième Olynthienne, attaquant la loi d'Eubule. Les Athéniens refusent d'abroger cette loi, mais votent l'envoi de secours, trop faibles.

Philippe II de Macédoine proposé la paix à Athènes, sans doute parce qu'il préfère se consacrer à l'expansion vers le sud et l'est. En réponse, l'orateur Philocrate fait voter un décret autorisant le Macédonien à envoyer des hérauts. Philocrate entend profiter de ce répit pour renforcer les défenses d'Athènes.



Prise d'Olynthe

En 348 avant Jésus-Christ, Olynthe capitule. Philippe II de Macédoine détruit complètement Olynthe. Les habitants, réduits en esclavage, sont expulsés vers la Thrace et la Macédoine.

Eschine se fait remarquer en défendant l'idée d'un sursaut panhellénique, une grande réunion des cités contre Philippe II de Macédoine.

Eschine participe à une ambassade envoyée en Arcadie à cette fin.

Cette initiative essuie un échec dans une relative indifférence athénienne. Eschine, découragé, change de parti, et réclame désormais la paix avec Philippe II de Macédoine.


Eschine - copie romaine d'un buste du IVe siècle avant Jésus-Christ. - Musée Pio-Clementino

Paix de Philocrate

Ligue Amphictyonique de Delphes

Procès contre Eschine

En 346 avant Jésus-Christ, après bien des lenteurs, Athènes et la Macédoine concluent le traité de Paix de Philocrate ou Philocratès qui est signé au cours d'une seconde ambassade.

Antipater et Parménion représente Philippe II de Macédoine.

Eschine représente Athènes

L'accord entérine la situation :

La situation de la Phocide n'est pas précisée.

Philippe s'empresse de l'envahir.

Les Phocidiens sont dispersés et doivent reconstruire le trésor d'Apollon.

La Macédoine adhère à la Ligue Amphictyonique de Delphes, une organisation religieuse.

La Paix amphictyonique accorde à Philippe II de Macédoine et à ses descendants les deux voix des Phocidiens au conseil amphictyonique.

Eschine se trouve accusé par Timarque, un partisan de Démosthène, de corruption et de complicité avec Philippe II de Macédoine.

Eschine produit son discours Contre Timarque, et est acquitté facilement.

Hypéride se range aux côtés de Démosthène, contre Philippe II de Macédoine.



Expédition contre Syracuse

Envoi de Timoléon de Syracuse à Syracuse

Mort de Magon

En 345 avant Jésus-Christ, Carthage prépare une expédition contre Syracuse et met à disposition du général Hannon :

Il s'agit de protéger les alliés grecs contre les Campaniens d'Entella et surtout contre Denys II le Jeune qui terrorise Syracuse.

La diplomatie punique est très active et défend l'idée de débarrasser la Sicile des Barbares et des tyrans.

Plus globalement, Carthage en contrôlant l'Occident aurait un poids décisif dans la lutte entre Tyr et son alliée égyptienne face à Artaxerxès III.

Mais les Syracusains ne veulent ni de Denys ni des Carthaginois, et ils se tournent vers l'ancienne métropole, Corinthe qui est incapable de lui apporter de l'aide.

Timoléon de Syracuse est envoyé en 345 avant Jésus-Christ avec une troupe de mercenaires à Syracuse afin de rétablir la situation avec :

La confusion est grande à Syracuse.

Denys le Jeune tient le fort de l'Ortygie, Timoléon de Syracuse un quartier, Icetas, le Syracusain choisi par les patriotes, un autre quartier et le port est aux mains de la flotte punique car Magon, le successeur d'Hannon a attaqué Syracuse par terre et par mer.

En 344 avant Jésus-Christ, Timoléon de Syracuse finit par évincer Denys II le Jeune.

Magon se retire.

Timoléon de Syracuse attaque aussitôt les Carthaginois dont les troupes sont constituées surtout de mercenaires grecs et les bat.

Entella se rallie et ainsi Timoléon de Syracuse tient le centre de la province punique

A Carthage, le gouvernement est furieux. Magon se suicide.



Reconquête de l'Égypte par les Perses

En 343 avant Jésus-Christ, Artaxerxès III Ochos lance une nouvelle offensive contre Nectanébo II avec l'aide de Mentor de Rhodes.

Nectanébo II, malgré l'aide de mercenaires grecs, est battu et doit se réfugier en Haute-Égypte ou il résiste encore 2 ans.

En novembre 343 avant Jésus-Christ, Mentor de Rhodes arrive à se concilier les faveurs de l'eunuque Bagoas l'Égyptien.

Mentor de Rhodes participe à la reconquête de l'Égypte par les Perses d'Artaxerxès III Ochos.



Mariage de Philippe II de Macédoine avec Méda de Thrace

Philippe II de Macédoine épouse vers 343 avant Jésus-Christ Méda de Thrace.



Suprématie de Rome sur le Latium

Conquête de la Campanie

Rome, profitant de l'alliance avec Carthage, établit sa suprématie sur tous les latins (le Latium), avant de conquérir la Campanie en 341 avant Jésus-Christ.



Siège de Périnthe et Byzance

Alexandre le Grand Régent de Macédoine

Périnthe et Byzance sont assiégées par Philippe II de Macédoine en 340 avant Jésus-Christ. Artaxerxès III Ochos, inquiet des progrès de la Macédoine, aide ces cités et fait alliance avec Athènes.

Ces cités oppose une résistance acharnée et victorieuse.

En l'absence de Philippe II de Macédoine parti assiéger Byzance, la régence échoit au jeune Alexandre le Grand.



Bataille du fleuve Crimisos

Mort d'Hasdrubal

En 339 avant Jésus-Christ, Timoléon de Syracuse intercepte les Carthaginois alors qu'ils traversent la rivière Crimisos.

D'après Plutarque, les Carthaginois disposent de 70 000 hommes, parmi lesquels de nombreux chars de guerre tirés par 4 chevaux.

Timoléon de Syracuse commande 5 000 fantassins et 1 000 cavaliers. D'autres sources indiquent qu'il dirige 12 000 hommes.

Timoléon de Syracuse envoie tout d'abord sa cavalerie désorganiser les Carthaginois et les empêcher de se ranger correctement pour la bataille. Quand l'infanterie grecque attaque, un orage éclate et le vent se met à souffler dans la direction des Carthaginois, les gênant.

Le Bataillon sacré combat bravement, d'après certaines sources, jusqu'au dernier.

Les Carthaginois sont défaits et Timoléon de Syracuse capture leur train de bagages.

Timoléon de Syracuse réforme le système politique de Syracuse en créant une oligarchie modérée. Timoléon de Syracuse contraint aussi la plupart des tyrans des autres cités grecques de la Sicile occidentale à céder le pouvoir au profit de régimes oligarchiques.

Enfin son œuvre la plus durable est la recolonisation de la Sicile, par des citoyens venant non seulement de Corinthe, mais aussi de toute la Grèce.

L'ampleur de cette nouvelle colonisation, qui frappe déjà les auteurs de l'Antiquité, tels Diodore de Sicile ou Plutarque, est confirmée par les fouilles archéologiques.

Hasdrubal est condamné à mort et exécuté.

Giscon le fils d'Hannon le Grand est rappelé d'exil et investi de pouvoirs étendus. Parmi les décisions prises, le refus d'engager des citoyens dans des guerres outre-mer sauf les officiers.

Giscon vient à Lilybée avec une flotte de 70 vaisseaux et une armée comprenant de nombreux mercenaires Grecs.

Mais ils ne combattent pas. Timoléon de Syracuse ne s'accroche pas au site d'Entella jugeant que les Grecs survivraient concentrés.

La seule condition est que les Grecs vivants dans les villes repassées sous administration punique, puissent s'installer dans l'Est de la Sicile.



Prise de Hèraion Teichos ou d'Haïronéa

Bataille de Chéronée

Philippe II de Macédoine se tourne vers la Thrace, divisée en 3 royaumes à la mort de Cotys, Roi des Odryses.

À l'appel de l'un des rois, Philippe II de Macédoine assiège la forteresse d'Hèraion Teichos, au bord de la Propontide.

Ce mouvement menace directement les intérêts athéniens, à la fois à cause de leurs clérouquies de Chersonèse, mais aussi à cause de leur approvisionnement en blé.

Athènes vote d'abord l'envoi d'un contingent massif, mais la nouvelle exagérée d'une maladie de Philippe II de Macédoine les dissuade de l'envoyer effectivement.

En 338 avant Jésus-Christ, Philippe II de Macédoine prend Hèraion Teichos et livre la forteresse à la cité de Périnthe, qui a également fait appel à lui.

Thèbes et Athènes combattent les armées macédoniennes à Chéronée, fin août 338 avant Jésus-Christ.

Hypéride est membre du Conseil, en conséquence de quoi il ne peut prendre part à la bataille de Chéronée.

Philippe II de Macédoine bat l'armée des villes grecques, mettant définitivement fin à l'indépendance d'Athènes et des cités grecques.

Un lion de pierre est édifié à la mémoire du bataillon sacré des Thébains qui périrent.

Philippe II de Macédoine conquiert la Grèce entière et impose son hégémonie à Athènes, Thèbes, Corinthe ….

Thèbes est traitée durement par Philippe II de Macédoine.

Antipater est envoyé en ambassade à Athènes afin de conclure un traité de paix et de rendre les dépouilles des athéniens morts au combat. Athènes est traitée avec clémence.

Philippe II de Macédoine pense qu'il aura besoin de la flotte athénienne lorsqu'il attaquera la Perse et craint qu'Athènes ne se révolte si elle est malmenée.

Démosthène continue à plaider en faveur de la résistance au Macédonien, par exemple dans son Oraison funèbre des morts de la guerre.

Nommé commissaire chargé de la surveillance des travaux de reconstruction des fortifications, Démosthène y contribue sur sa propre fortune.



Paix signée avec Timoléon

En 338 avant Jésus-Christ, le traité de paix signé avec Timoléon de Syracuse offre une brève paix aux Carthaginois.



Mariage de Philippe II de Macédoine avec Cléopâtre

Philippe II de Macédoine épouse en 337 avant Jésus-Christ Cléopâtre, nièce du chancelier Attale. Leur enfant est :

Olympias d'Épire se retire en Épire chez Néoptolème, son père.



Parménion et Attale, en Asie mineure

Philippe II de Macédoine projette de se lancer à la conquête de la Perse.

En 337 avant Jésus-Christ, Philippe II de Macédoine envoie un corps expéditionnaire avec Parménion et Attale, en Asie mineure pour y délivrer les cités grecques.



Mariage de Darius III Codoman avec Stateira

Darius III Codoman épouse Stateira. Leur enfant est :


Royaume de Macédoine à la mort de Philippe II

Mort de Philippe II de Macédoine

Alexandre III le Grand Roi de Macédoine

Destruction de Thèbes

Parménion remporte quelques succès en Asie Mineure en 336 avant Jésus-Christ.

Mais Philippe II de Macédoine meurt en août 336 avant Jésus-Christ, assassiné au cours d'un banquet par Pausanias, l'un de ses officiers.

Il paraît vraisemblable qu'Olympias d'Épire trempe dans cet assassinat.

Alors que les cités grecques avaient tenu Philippe II de Macédoine pour quantité négligeable, elles le craignent désormais.

Sous son règne, le royaume de la Macédoine a un développement politique et économique très intense. La Macédoine se transforme en royaume puissant qui impose son hégémonie à la Péninsule Balkanique.

Philippe II de Macédoine introduit la monnaie unique et organise la structure unique de l'État.

Démosthène compose sa première Philippique.

Alexandre le Grand monte sur le trône sous le nom d'Alexandre III de Macédoine. Il élimine tous les conspirateurs qui s'opposent à son avènement.

Alexandre le Grand est défini comme étant :

Antipater est, avec Parménion, le général le plus expérimenté.

Antipater, proche d'Alexandre le Grand et d'Olympias d'Épire, aide le jeune Alexandre le Grand à accéder au trône.

Philippe III Arrhidée ne fait pas figure de prétendant sérieux face à Alexandre le Grand qui lui épargne la vie.

Philippe III Arrhidée est frappé d'une incapacité mentale qui l'écarte très tôt de la succession royale. Pour certaines sources, c'est un poison donné par Olympias d'Épire qui serait responsable de cet état. Il est peut-être simplement épileptique.



Campagne contre les rebelles thraces

Mort de Cléopâtre

Alexandre le Grand marche sur la Thessalie, où des partisans de l'indépendance ont pris le pouvoir, et rétablit la souveraineté macédonienne.

En 335 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand, Roi de Macédoine, atteint le Danube.

Les Celtes des Balkans envoient une ambassade à Alexandre le Grand.

Lors d'une entrevue avec les Gaulois, désappointé par leur réponse, il leur propose une alliance.

En 335 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand mène campagne contre les rebelles thraces sur les bords du Danube.

Pendant qu'Alexandre III le Grand est dans le nord de son royaume afin d'assurer sa frontière septentrionale, Olympias d'Épire fait assassiner Cléopâtre, seconde femme de Philippe II de Macédoine, et son fils.

Perdiccas participe aux premières campagnes d'Alexandre le Grand.



Thèbes détruite

Thèbes se soulève avec l'aide des Athéniens.

Alexandre le Grand se dirige en hâte vers Thèbes. Alexandre le Grand détruit la cité, n'épargnant que les temples des dieux et la maison de Pindare, et réduisant en esclavage quelque 30 000 prisonniers.

Perdiccas est blessé devant Thèbes en 335 avant Jésus-Christ.



Mariage de Ptolémée Ier Sôter avec Thaïs

Ptolémée Ier Sôter épouse Thaïs, une courtisane. Leurs enfants sont :



Ptolémée Ier Sôter Sômatophylaques

Ptolémée Ier Sôter est l'un des Sômatophylaques (gardes du corps) et des plus proches lieutenants d'Alexandre le Grand.

Son ascension est autant due à ses valeurs militaires qu'à son amitié avec Alexandre le Grand.


Bataille du Granique -Gravure inspirée d'une fresque de Charles Le Brun

Bataille du Granique

Mort de Spithridatès

Mort d'Arsitès

Darius III Codoman ne prend pas tout de suite la mesure du débarquement macédonien. Il laisse aux satrapes d'Asie Mineure, le soin d'arrêter l'armée macédonienne.

Memnon de Rhodes, le chef des mercenaires grecs de Darius, est partisan d'une politique de la terre brûlée face aux Macédoniens.

Conscient de l'infériorité de l'armée perse, il propose d'entraîner les troupes d'Alexandre le Grand vers l'intérieur du pays, tandis que la flotte perse porterait la guerre jusqu'en Macédoine.

Mais les satrapes perses, méfiants envers un étranger grec et confiants dans leur cavalerie, préfèrent dans un esprit chevaleresque livrer immédiatement bataille à l'armée d'Alexandre le Grand.

Ils concentrent alors en Phrygie hellespontique des mercenaires grecs et des cavaliers asiatiques et tiennent conseil, sans pour autant désigner de général en chef.

Le commandant est en effet partagé entre Arsitès, satrape de Phrygie hellespontique, Spithridatès, satrape de Lydie et plusieurs généraux dont Arsamès et le grec Memnon.

Héphaestion et Alexandre le Grand vont en pèlerinage à Troie et à Ilion.

Héphaestion dépose une couronne sur les tombes d'Achille et de Patrocle près de Troie. Élien explique ainsi qu'Héphaestion laisse ainsi entendre qu'il est l'amant d'Alexandre le Grand, comme Patrocle a été celui d'Achille.

En mai 334 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand rejoint alors le gros des troupes à Abydos et se de dirige vers Dascylion pour se porter à la rencontre de l'armée perse qui lui barre la route sur les rives du Granique ou Granic.

Ce cours d'eau (actuel Bigha Tschai, situé près du village de Tschinar Köpruk en Turquie) est d'assez faible importance.

La rive droite, escarpée, forme un obstacle naturel. C'est là, sur une hauteur, que s'installe l'armée perse, mal préparée, formée de 20 000 cavaliers perses et 18 000 fantassins dont plus de 10 000 mercenaires hoplites grecs commandés par Memnon de Rhodes.

La cavalerie est au premier rang, commandée par le satrape Arsitès, afin de charger les Macédoniens qui tenteraient de traverser le fleuve.

Les mercenaires grecs sont positionnés en retrait, sur la partie la plus haute du terrain.

L'armée d'Alexandre le Grand, est formée de 4 500 cavaliers dont 1 500 Compagnons et de 30 000 fantassins dont 9 000 phalangites.

Officier dans la cavalerie des Compagnons, Héphaestion commande l'escadron de la garde royale.

Perdiccas commande un taxeis de la phalange.

Antigone le Borgne commande le corps des alliés grecs de la ligue de Corinthe.

Cratère commande un corps de fantassins avec le grade de taxiarque (une taxe est un régiment, sûrement recruté sur une base régionale, de la phalange macédonienne).

Parménion commande la cavalerie thessalienne et péonienne qui ne semblent pas jouer un grand rôle dans la bataille.

Les Perses ont l'avantage de la position, Alexandre le Grand a celui de l'exposition.

Parménion, premier général, préconisant la prudence, conseille d'attendre le lendemain matin afin de provoquer l'impatience des Perses et de permettre à la phalange de traverser le fleuve sans encombre.

On ne sait :

Alexandre le Grand comprend que son infanterie ne peut traverser le fleuve sans courir le risque d'être diminués par la cavalerie perse qui est proche de la rive. Elle ne peut donc pas se défendre sans compter sur un secours réel de l'infanterie qui devra alors abandonner sa position en hauteur.

Alexandre le Grand décide alors de pousser avec la acvalerie des Compagnons une vigoureuse attaque sur l'aile gauche ennemie, là où se trouve les principaux officiers perses.

Bien que son avant-garde soit repoussée sous l'effet meurtrier des flèches adverses, Alexandre le Grand, se jette effectivement dans le fleuve et charge à la tête de ses hétaires l'aile gauche de la cavalerie perse. Emporté par le courant, il charge à l'endroit où l'aile gauche ennemie rejoint ses lignes centrales.

Alexandre le Grand affronte avec impétuosité un bataillon des Parents du Roi qui se montre tout aussi hardi dans la bataille. Alexandre le Grand abat un gendre de Darius d'un coup de lance au visage.

Blessé, Alexandre le Grand ne doit la vie sauve qu'à l'intervention d'un de ses Compagnons Cleithos qui abat le satrape Spithridatès.

La cavalerie des satrapes prend massivement la fuite, cependant que les mercenaires grecs, sans ordres véritables, ne font pas mouvement.

Face à l'indécision des hoplites grecs mercenaires, c'est l'ensemble de l'armée macédonienne, maintenant en avantage numérique après la fuite de la cavalerie, qui monte à l'assaut de leur position.

Le combat est d'une grande violence, seul 2 000 mercenaires grecs, sur 10 000, survivent et sont envoyés aux travaux forcés en Macédoine. Pour Alexandre le Grand ils se sont opposés à la cause de l'hellénisme et ne méritent aucune pitié.

Les Perses perdent 2 000 cavaliers et 10 000 fantassins.

Arsitès se suicidera peu après.

L'armée d'Alexandre le Grand n'aurait perdu que 110 ou 145 hommes.

Ce chiffre semble peu réaliste, si l'on en juge par la violence de l'engagement, et se révèle probablement sous-estimé.

Alexandre le Grand démontre son art de la manœuvre et le rôle considérable que joue dans ses actions stratégiques la mobilité, en particulier celle de sa cavalerie lourde.

Antipater envoie des renforts lors de l'hiver de 334 avant Jésus-Christ à 333 avant Jésus-Christ pendant le séjour d'Alexandre le Grand à Gordion.

Toute l'Asie Mineure hormis la Paphlagonie et la Cappadoce est soumise à Alexandre le Grand.



Agis III à Siphnos

Agis III dépêche à Suse a envoyé pour établir une alliance avec l'Empire achéménide.

Darius III Codoman fait attendre le négociateur spartiate qui est capturé à Damas après la bataille d'Issos.

Sans nouvelles de son envoyé et mal informé du progrès de la campagne macédonienne sur terre, Agis III conclut à tort que Darius III Codoman a l'avantage sur Alexandre le Grand et décide de vérifier par lui-même.

En 334 avant Jésus-Christ, par la mer, Agis III gagne Siphnos où se viennent d'arriver les satrapes Pharnabaze et Autophradatès, vraisemblablement pour mener à bien le plan de Memnon de Rhodes d'envahir la Grèce.

Parallèlement, Agis III envoie Agésilas II, son frère, au cap Ténare, la base navale de Sparte, avec pour mission de lever une flotte qui doit se rendre en Crète pour lever des mercenaires.



Antigone le Borgne Satrape de Grande-Phrygie

Suite à la victoire du Granique et à la conquête qui en suit, Antigone le Borgne reçoit en 333 avant Jésus-Christ, la satrapie de Grande-Phrygie avec pour mission de pacifier la région.



Siège de Mytilène

Mort de Memnon de Rhodes

Memnon de Rhodes prend contact avec le roi de Sparte, Agis III, et les cités les plus hostiles aux Macédoniens.

Antipater est rapidement aux prises avec les cités grecques qui profitent de l'absence d'Alexandre le Grand pour se soulever.

Antipater doit faire face en Égée à la flotte perse commandée par Memnon de Rhodes qui, heureusement pour Antipater, meurt durant le siège de Mytilène au début 333 avant Jésus-Christ.


Mosaïque de la bataille d'Issos - Maison du Faune à Pompéi - Musée national d'archéologie de Naples Darius III Codoman Alexandre le Grand Alexandre le Grand montre Héphaestion à Sisygambis – Véronèse - 1565-1570 - National Gallery

Bataille d'Issos

Dès le début de 333 avant Jésus-Christ, Darius III Codoman concentre alors une nouvelle armée en Babylonie.

Confiant dans ses capacités de stratège, il entend affronter Alexandre le Grand en personne et faire sa jonction en Syrie avec le contingent des mercenaires grecs amenés par la flotte de Pharnabaze, successeur de Memnon de Rhodes dans la défense de l'Égée.

Thymondas, fils de Mentor de Rhodes, commande les 30 000 mercenaires à la bataille d'Issos.

À l'été 333 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand apprend l'arrivée de Darius en Cilicie.

Il quitte Gordion et décide de se porter au devant de l'armée perse par la Lycaonie ;

Il soumet la Cilicie et occupe Tarse où il est retenu plusieurs semaines des suites d'une maladie (peut-être due à une hydrocution).

Alexandre le Grand conserve le principal corps de troupes à Tarse mais envoie Parménion occuper la région d'Issos dont le Pilier de Jonah et le col de Belen qui mènent de Cilicie en Syrie.

Désireux de rattraper le retard pris, Alexandre le Grand s'avance, quelque peu imprudemment vers le sud à travers la passe de Jonas.

Darius III Codoman, informé que Parménion tient déjà le terrain, débouche par les Portes de l'Amanos au nord et se retrouve sur les arrières d'Alexandre le Grand, ce qui montre chez lui un certain talent militaire.

Darius capture la ville d'Issos sans opposition et tue tous les malades et blessés qu'Alexandre le Grand a laissé derrière lui.

Pour autant Alexandre le Grand, acculé aux régions hostiles de Syrie et de Phénicie, essaye de rester maître de la situation. Il rebrousse chemin vers la Pilier de Jonah afin de mener combat dans un terrain connu.

Malgré l'avis de ses conseillers grecs, Darius accepte la bataille dans une région pourtant peu propice à la cavalerie. La supériorité numérique qui est son principal atout ne peut jouer à plein. Darius tient une position défensive dans une étroite plaine côtière que traverse le fleuve Pinaros (l'actuel Payas ou Pajas) à 10 km environ au sud d'Issos. Le lieu de la bataille se situe près de l'actuel Iskenderun en Turquie.

Le 1er novembre 333 avant Jésus-Christ, Darius III Codoman qui commande en personne, a l'avantage de mettre son armée la première en ordre de bataille.

Il se positionne au centre, juché sur son char, avec sa meilleure infanterie, les 10 000 hoplites mercenaires et les 10 000 Immortels, et sa cavalerie royale.

Il place 20 000 fantassins légers, les Cardaces armés comme des peltastes, sur les flancs de la montagne et dispose près de la côte, sur son aile droite, la plus grande partie de ses cavaliers légers perses, mèdes et hyrcaniens.

Alexandre le Grand dirige la cavalerie des Compagnons sur le flanc droit tandis qu'il place sur le flanc gauche, appuyée au rivage, la cavalerie thessalienne sous le commandement de Parménion.

Cratère dirige l'infanterie de l'aile gauche de l'armée.

La phalange, disposée en retrait le long du cours d'eau, est protégée sur ses flancs par des bataillons de peltastes.

La bataille commence par un choc entre les deux infanteries sur les rives du Pinaros, tandis que les frondeurs, archers et javeliniers perses ne sont pas parvenus à diminuer la solide phalange.

Les mercenaires grecs de Darius combattent avec vigueur et parviennent un temps à rompre les phalangites de Cratère.

Au même moment la cavalerie perse se heurte à la résistance de Parménion qui tient l'aile gauche macédonienne.

Appuyé par le corps d'élite des Hypaspistes, Alexandre le Grand, à la tête de la cavalerie des Compagnons, défait l'aile gauche adverse et se rabat vers le centre de Darius.

Certaines sources antiques considèrent qu'Alexandre le Grand cherche à défier Darius en combat singulier, mais cette manœuvre au centre semble au départ davantage dirigée contre les mercenaires grecs.

Une fois Darius en vue, Alexandre le Grand lance l'assaut contre lui. La garde royale perse oppose une vive résistance autour du char royal. Plusieurs satrapes et officiers de haut rang y laissent la vie.

Ses chevaux étant gravement blessés, Darius III Codoman aurait été contraint de changer de quadrige.

Un dernier mouvement de panique le contraint à la fuite, entraînant la débâcle de sa cavalerie puis de son armée toute entière. En déroute dans un étroit défilé, les cavaliers perses périssent en se foulant mutuellement ou en chutant dans les ravins. La cavalerie macédonienne poursuit Darius III Codoman en vain jusqu'au coucher du soleil.

Darius III Codoman parvient à s'enfuir vers l'Euphrate, laissant son char et ses attributs royaux : son quadrige, son arc, son bouclier et son manteau. Cela constitue un véritable déshonneur selon les codes de la royauté achéménide.

Une tradition historique tend à dépeindre Darius III Codoman en roi dont la lâcheté n'aurait d'égal que le piètre talent de stratège. On peut d'emblée nuancer ce propos en arguant de la faiblesse même de l'empire perse face à l'expansionnisme macédonien.

Il convient surtout de souligner l'inadaptation de la tactique militaire perse sur le champ de bataille.

Selon un code très ritualisé, Darius se tient juché sur son char au centre de l'armée, de manière hiératique et majestueuse, protégé par le bataillon des 10 000 Immortels et la garde équestre des Parents du Roi.

Il ne peut, paralysé dans un dispositif figé, véritablement résister à la charge de la cavalerie des Compagnons, comme le montre bien la Mosaïque d'Alexandre.

Malgré l'esprit chevaleresque de ses cavaliers, Darius ne dispose pas d'une armée et d'un commandement capable de faire face à la force d'impact de l'armée macédonienne.

Darius III Codoman abandonne la famille royale à son sort : Sisygambis, sa mère, Stateira, son épouse et leurs enfants sont en effet capturés par Alexandre le Grand qui les traite avec le respect dû aux rois.

Selon la Vulgate d'Alexandre le Grand, Sisygambis aurait confondu Héphaestion, qui l'emportait par la taille et la beauté, avec Alexandre le Grand, qui magnanime aurait rétorqué : Lui aussi est Alexandre.

La scène a inspiré à Paul Véronèse le tableau La Famille de Darius devant Alexandre.

Pendant l'hiver de 333 avant Jésus-Christ à 332, Antigone le Borgne est chargé de réduire en Cappadoce et en Paphlagonie les troupes perses rescapées de la bataille d'Issos.

Le reste de la flotte perse est dispersé après la bataille Issos.

Les relations de Parménion avec Alexandre le Grand se détériorent car il représente et symbolise la tendance de l'armée hostile à la poursuite de l'expédition.

Parménion conseille à Alexandre le Grand d'accepter les offres de Darius III Codoman qui propose, dans un premier temps, en dot pour sa fille Stateira l'Asie Mineure jusqu'au fleuve Halys en 333 avant Jésus-Christ.



Prise de Tyr par Alexandre le Grand

Alexandre le Grand entame alors la conquête de la Phénicie.

En 332 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand fait le siège de Tyr. Carthage n'aide Tyr que pour le transport d'environ 70 000 non-combattants à l'abri ainsi que les trésors de la ville, ce qui est déjà une prouesse logistique.

Tyr offre une résistance obstinée, mais Alexandre le Grand prend la ville d'assaut en 332 avant Jésus-Christ après un siège de 7 mois.

Alexandre le Grand menace la délégation carthaginoise présente jusqu'à la fin avant de la remettre en liberté.

Inquiétée un moment par l'impérialisme macédonien, Carthage se sentait protégé par les déserts de Libye qu'une armée ne pouvait franchir sans une flotte d'accompagnement disposant de la supériorité maritime.

Carthage conclut une entente économique profitable avec la dynastie lagide qui domine l'Égypte, la Palestine et la Phénicie.



Révolte de tribus thraces

En 332 avant Jésus-Christ, Antipater doit faire face à la révolte de tribus thraces contre la tutelle macédonienne emmenées par Memnon, gouverneur de Thrace et probablement en lien avec Agis III.



Siège de Megalopolis

Bataille de Megalopolis

Mort d'Agis III de Sparte

Eudamidas Ier Roi de Sparte

Au printemps 331 avant Jésus-Christ, Agis III est à la tête d'une armée prête à engager le combat avec Alexandre le Grand, qui se trouve alors en Égypte.

Agis III rassemble les cités péloponnésiennes et défait le général macédonien Corragos.

Agis III se heurte néanmoins au refus d'Athènes de lui envoyer sa flotte.

Agis III assiège Megalopolis avec le soutien de contingents achéens, élidiens et arcadiens.

Antipater porte d'abord son armée contre Memnon, révolté en Thrace.

Aucune bataille n'a lieu, ce qui suggère une paix négociée entre Memnon et Antipater.

Antipater reçoit une part du trésor de Suse, ce qui lui permet de recruter de nombreux mercenaires et de lever une armée de 40 000 hommes, deux fois plus nombreuse que son adversaire.

À l'automne331 avant Jésus-Christ, Antipater gagne le Péloponnèse où Agis III assiège Mégalopolis.

Antipater mène en personne l'offensive et défait l'armée spartiate à Megalopolis.

Agis III de Sparte meurt durant ce combat.

Le charisme et la détermination d'Agis III lui permettent d'exercer la fonction royale dans toute son autorité. Agis III consacre son règne à consolider la position lacédémonienne dans le monde grec, mais ne parvient pas à contrecarrer l'hégémonie macédonienne.

Eudamidas Ier, fils d'Archidamos III et frère d'Agis III, devient Roi Eurypontide de Sparte en 331 avant Jésus-Christ.

Sparte négocie la paix directement avec Alexandre le Grand qui lui impose le paiement de 120 talents et surtout leur entrée dans la ligue de Corinthe.

La Grèce entre sous la férule d'Antipater dans une période de paix jusqu'en 322 avant Jésus-Christ.



Mariage d'Eudamidas Ier avec Archidamia

Eudamidas Ier épouse la riche Archidamia. Leurs enfants sont :


Bataille de Gaugamèles - Jan Bruegel l'Ancien - 1602

Bataille de Gaugamèles

Alexandre le Grand Empereur

Ne pouvant empêcher Alexandre le Grand de conquérir la Phénicie et l'Égypte, Darius III Codoman forme une nouvelle armée qui, dit-on, comptait un million d'hommes, en intégrant, cette fois-ci, nombre de contingents des satrapies orientales dont quelques éléphants de guerre.

Son armée hétérogène comporte probablement seulement 237 000 ou 80 000 fantassins, 13 000 cavaliers, 200 chars à faux et 15 éléphants de guerre.

L'armée macédonienne parfaitement entraînée et équipée est formée de 40 000 fantassins, dont 31 000 phalangites, et 7 000 cavaliers.

Au printemps 331 avant Jésus-Christ, l'armée macédonienne marche vers l'Euphrate

L'Euphrate est traversé, sans réelle opposition, fin juillet 331 avant Jésus-Christ.

Aussi Alexandre le Grand, au lieu de marcher sur Babylone selon son plan initial, remonte vers le nord et franchit le Tigre en septembre 331 avant Jésus-Christ.

Après plusieurs jours de marche, Alexandre le Grand apprend que l'armée perse l'attend dans la plaine de Gaugamèles, dans le Nord de l'Irak actuel, à une centaine de kilomètres d'Arbèles (Erbil dans le Kurdistan actuel).

Cette bataille est parfois abusivement, appelée bataille d'Arbèles.

La localisation exacte de la bataille n'est pas clairement établie La bataille a lieu le 1er octobre 331 avant Jésus-Christ.

Les plus anciens officiers d'Alexandre le Grand, en particulier Parménion, inquiet par la difficulté qu'il y aurait à repousser en plein jour une armée si nombreuse, lui conseillent d'attaquer les ennemis pendant la nuit mais Alexandre le Grand leur répond qu'il ne souhaite pas dérober la victoire. Certains sont encore plus préoccupés lorsqu'Alexandre le Grand, contre sa coutume, dort d'un sommeil profond la veille du combat, comme s'il se sentait déjà vaincu.

Philôtas ou Philotas est le fils de Parménion. Il porte le titre d'Hipparque dirige la cavalerie lourde macédonienne des Compagnons (hétairoi) : environ 1500 à 1800 cavaliers.

Darius III Codoman a pris soin de choisir un terrain favorable : une grande plaine régulière, dont il a fait nettoyer les cailloux afin que son innombrable cavalerie et ses chars à faux puissent manœuvrer plus facilement. Il fait également planter des piques de fer dans le sol afin de blesser les chevaux adverses.

Cratère dirige l'infanterie de l'aile gauche de l'armée macédonienne.

Ne pouvant contourner l'immense formation perse avec sa technique habituelle du marteau et de l'enclume, Alexandre le Grand déploie son armée différemment.

Les troupes sont donc positionnées décalées les unes par rapport aux autres placées en échelon, ce qui doit lui permettre d'occuper le maximum de terrain et de prendre à revers les flancs adverses.

Les phalanges sont organisées en carré de 256 hommes : 16 hommes sur 16 lignes, avec les combattants les plus aguerris aux premières lignes.

Comme de coutume, Alexandre le Grand place au centre de son dispositif la phalange, protégée sur son flanc gauche par les hoplites et les peltastes, et sur son flanc droit par les hypaspistes.

Alexandre le Grand répartit la cavalerie sur les flancs. Il mène le flanc droit à la tête de la cavalerie lourde des Compagnons et de frondeurs d'élite cachés par ceux-ci.

Quant au flanc gauche, formé des cavaliers thessaliens et thraces, il est lui commandé par Parménion.

Alexandre le Grand participe directement aux combats sur son cheval Bucéphale comme pour toutes ses batailles, alors que Darius, lui, commande son armée depuis l'arrière.

Darius est le premier à faire avancer ses troupes. Il envoie sa cavalerie sur le flanc macédonien le plus replié, là où elle peut manœuvrer au mieux. Alexandre le Grand en profite pour partir sur sa droite tout en restant à distance. Le front s'étend alors en largeur et nécessite qu'une partie des troupes perses suive le déplacement de la cavalerie d'Alexandre le Grand.

Darius envoie ses chars à faux dans le but de vaincre rapidement le centre adverse. La phalange macédonienne repousse la charge en s'écartant à l'arrivée des chars, créant de petites souricières dans la formation du front. Les chevaux, par instinct, se précipitent vers ces ouvertures plutôt que d'entrer de plein fouet sur les phalangites qui pointent leurs sarisses. Les conducteurs de chars sont rapidement mis hors de combat.

Suite à l'échec des chars à faux, cette arme ne sera plus jamais déterminante sur un champ de bataille.

Le roi perse, voyant ses unités montées en difficulté, lance une grande partie de son infanterie légère dans la mêlée.

Pendant ce temps, Alexandre le Grand à la tête des Compagnons a tellement étendu le front perse qu'il n'est plus solidaire. Darius remarque ce mouvement mais fait poursuivre Alexandre. Alors que les deux colonnes de cavalerie allaient se rencontrer, Alexandre le Grand change soudain de direction, découvrant les frondeurs d'élite qui attaquent et bloquent aussitôt la cavalerie perse, et fonce sur le centre dégarni de l'armée perse où se trouve Darius.

Compte tenu des effectifs, Alexandre le Grand avait prévu de se lancer dans un combat entre lui et Darius afin qu'une fois le roi perse mort, son armée se rende.

Sur le flanc gauche macédonien, les combats tournent à l'avantage des Perses, sous l'action du satrape Mazaios qui parvient à créer une brèche jusqu'à l'arrière-garde de Parménion.

Au centre, Alexandre le Grand, sa cavalerie et une partie de l'infanterie légère, qui a réussi à repousser les charges de l'armée perse, foncent sur Darius.

Darius III Codoman prend la fuite vers Arbèles et quitte le champ de bataille avec son bataillon d'Immortels et des cavaliers de Bactriane mais abandonne son trésor, estimé à 4 000 talents (entre 75 et 100 tonnes d'argent) et ses armes personnelles.

Alexandre le Grand doit choisir entre la poursuite de Darius III Codoman ou aider ses troupes. Faisant le choix de la raison, il abandonne la poursuite pour venir en aide à Parménion et à son flanc gauche malmené.

Les ordres de repli ont du mal à parvenir à toute l'armée perse. Les combats continuent plusieurs heures, s'achevant sur la victoire complète de l'armée macédonienne.

Lors de la bataille, les soldats observent une éclipse.

L'armée perse aurait eu 50 000 tués ou blessés. L'armée macédonienne compterait 500 tués et 3 000 blessés.

Héphaestion est blessé lors de cette bataille.

Par cette bataille, considérée comme l'une des plus importantes de l'Antiquité par les forces impliquées, le royaume de Macédoine a vaincu définitivement l'empire perse achéménide.

Alexandre le Grand s'autoproclame empereur en 331 avant Jésus-Christ et est couronné roi d'Asie lors d'une cérémonie fastueuse célébrée à Arbèles,

Durant l'automne 331 avant Jésus-Christ, Cratère occupe les hauteurs du pays des Ouxiens (ouest de l'Iran actuel) au nord-ouest de Persépolis.

Darius III Codoman propose en dot pour sa fille Stateira l'Asie Mineure jusqu'à l'Euphrate en 331 avant Jésus-Christ.

Alexandre le Grand entre en vainqueur dans Babylone en octobre 331 avant Jésus-Christ.

Le satrape Mazaios, bien qu'ayant eu de hautes fonctions sous Darius, se met au service d'Alexandre le Grand ce qui provoque une certaine incompréhension pour les proches d'Alexandre le Grand.



Mort de Darius III Codoman

Artaxerxès V Roi de Perse

En 330 avant Jésus-Christ, dans la poursuite contre Darius III Codoman, Cratère semble avoir le commandement du principal corps d'armée tandis qu'Alexandre le Grand dirige l'avant-garde.

Abandonné par tous ses fidèles, Darius III Codoman meurt dans les montagnes de Médie en juillet 330 avant Jésus-Christ, assassiné par Nabarzane ou Nabarzenes. Il est le dernier roi de la dynastie achéménide.

Nabarzenes jure fidélité à Alexandre le Grand, et lui offre de riches présents, parmi lesquels Bagoas le Perse, dont la beauté séduit Alexandre le Grand.

Le caractère du garçon est à la hauteur de sa beauté, et l'amitié qui grandit entre lui et le Roi guerrier durera le reste de leur vie.

Bessos, un satrape, se proclame Roi de Perse en juillet 330 avant Jésus-Christ sous le nom d'Artaxerxès V.

Darius III Codoman est enseveli par Alexandre le Grand, avec d'immenses honneurs, dans la nécropole royale de Persépolis. Alexandre le Grand se considère, en effet, comme son légitime successeur.



Liaison d'Alexandre le Grand avec Bagoas le Perse

Plutarque rapporte qu'en 328 avant Jésus-Christ, après une compétition de danse que Bagoas le Perse a gagnée avec les honneurs, Alexandre le Grand l'appelle et l'assit à ses côtés.

Ce à quoi les troupes macédoniennes lui crièrent de l'embrasser, jusqu'à ce qu'il le prenne finalement dans ses bras et l'embrasse.


Alexandre le Grand et Roxane - Pietro Antonio Rotari - 1756

Mariage d'Alexandre le Grand avec Roxanne

Roxane est capturée en 327 avant Jésus-Christ par les troupes d'Alexandre le grand au cours de sa conquête de la Sogdiane.

Alexandre le Grand adopte les mœurs orientales.

Alexandre le Grand épouse Roxane selon le rite perse. Leur enfant est :



Héphaestion chiliarque de la cavalerie des Compagnons.

Vers 327 avant Jésus-Christ, Héphaestion est nommé chiliarque (chef de la cavalerie des Compagnons et équivalent du vizir achéménide), ce qui en fait le second dans la hiérarchie macédonienne.

Cette nomination provoque une vive concurrence avec Eumène de Cardia qui a autorité sur les correspondances royales et l'intendance de l'armée. Plusieurs différends d'ordre financier et protocolaire les opposent.


L'Empire d'Alexandre le Grand

Alexandre en Inde

Afin d'achever sa conquête sur l'empire perse, qui, à un certain moment comprenait une partie de l'Inde occidentale, Alexandre le Grand traverse l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et envahit le Panjab jusqu'à l'Hyphase.

Séleucos Ier Nicator accompagne Alexandre en qualité d'officier dans la cavalerie des Compagnons. Séleucos Ier Nicator se distingue notamment en Inde.

Parvenus à cet endroit, les Macédoniens se révoltent et refusent d'aller plus loin.

En Inde, Cratère joue un rôle plus effacé, ou moins connu, et entre semble-t-il en rivalité avec Héphaestion.

Héphaestion et Cratère, grand rivaux, en viennent à se battre durant l'expédition d'Inde.

Eumène de Cardia obtient un commandement militaire en Inde.



Descente de Alexandre le Grand l'Hydaspes

Alexandre le Grand construit alors une flotte et descend l'Hydaspes, atteignant son delta en septembre 325 avant Jésus-Christ.

Lors de la descente de la vallée de l'Indus, Cratère et Héphaestion commandent chacun un corps d'armée tandis qu'Alexandre le Grand est avec la flotte au milieu du fleuve.

La flotte gagne ensuite le golfe Persique.

En 325 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand confie à Cratère le troisième corps d'armée lors du retour dramatique de l'expédition, lequel revient par le nord (Afghanistan et est de l'Iran actuel).



Alexandre le Grand à Suse

Avec son armée, Alexandre le Grand traverse le désert jusqu'à Suse, qu'il atteint en 324 avant Jésus-Christ.

Le manque de nourriture et d'eau durant cette marche cause de lourdes pertes. Les troupes sont épuisées.



Noces de Suse

Mariage d'Alexandre le Grand avec Stateira

Mariage d'Héphaestion avec Dryptéis

Mariage de Ptolémée Ier Sôter avec Artacama

Mariage de Néarque

Mariage de Cratère avec Amastris

Mariage d'Eumène de Cardia avec Artonis

Mariage de Séleucos Ier Nicator avec Apama

Alexandre le Grand encourage et entraîne ses généraux à prendre des épouses perses. Cette politique d'assimilation lui fait perdre la confiance de nombreux Macédoniens.

Héphaestion soutient Alexandre le Grand dans sa tentative d'unir à la cour les usages grecs et perses comme en témoigne l'épisode de la proskynèse (prosternation), très contestée parmi les officiers macédoniens.

Alexandre le Grand épouse en 324 avant Jésus-Christ Stateira, fille de Darius III Codoman.

Héphaestion épouse en février 324 avant Jésus-Christ Dryptéis, la fille cadette de Darius III.

Ptolémée Ier Sôter épouse Artacama, fille d'Artabase.

Néarque épouse en 324 avant Jésus-Christ une fille de Mentor de Rhodes et de Barsine.

Cratère rejoint Alexandre le Grand à Harmozia (en face du détroit d'Ormuz). Alexandre le Grand lui montre sa faveur en le mariant à une princesse achéménide.

Cratère épouse Amestris ou Amastris fille d'Oxyathres, le frère de Darius III Codoman.

Eumène de Cardia épouse Artonis.

Artonis est la sœur de Barsine, avec qui Alexandre le Grand a eu un fils, et la sœur d'Artacane, l'épouse de Ptolémée Ier Sôter.

Séleucos Ier Nicator épouse Apama, fille de Spitaménès. Leurs enfants sont :

Antiochos est donc le seul des Épigones à être d'ascendance iranienne.



Alexandre le Grand honoré comme Dieu Invaincu

Convocation d'Antipater à Babylone

Au fil de la conquête de l'Asie, Antipater manifeste de plus en plus sa réticence envers la politique orientalisante d'Alexandre le Grand, le préjugé envers les Barbares d'Asie étant encore tenace en Grèce comme en Macédoine.

En 324 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand annonce aux Grecs qu'ils doivent désormais l'honorer d'un culte public en tant que Dieu Invaincu (Théos Anikètos).

En outre, Antipater ne conçoit pas qu'un roi puisse recevoir des honneurs divins et n'admet pas la nouvelle politique impériale d'Alexandre le Grand en Grèce. Antipater considère que le roi s'immisce dans les affaires intérieures des cités en leur ordonnant le retour des bannis et d'un rétablissement dans leurs biens. Antipater est chargé de faire appliquer ces édits royaux tandis que son hostilité à l'égard de cette politique remonte jusqu'à Alexandre le Grand par le biais d'Olympias d'Épire.

Encouragé par Olympias d'Épire, à la fin du printemps 324 avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand appelle Antipater à Babylone pour lui demander des comptes. Mais Antipater refuse et envoie son fils Cassandre de Macédoine, accompagné de Iolas, plaider sa cause.

Alexandre le Grand charge le fidèle Cratère de retourner en Macédoine avec un contingent de vétérans avec secrètement pour mission de destituer Antipater, par la force si nécessaire.

Mais la mort d'Alexandre le Grand empêchera ce plan de se réaliser.



Partage de Babylone

Perdiccas Régent

Antipater Stratège d'Europe

Cratère protecteur des rois

Satrape de la Grande-Phrygie, de la Lycie et de la Pamphylie,

Eumène de Cardia Satrape de Cappadoce

Ptolémée Ier Sôter Satrape d'Égypte

Lysimaque Satrape de Thrace

Lors du conseil de Babylone, Ptolémée Ier Sôter propose que l'on conduise les délibérations autour du trône et des attributs d'Alexandre le Grand.

Afin de conserver l'intégrité de l'empire d'Alexandre le Grand, à Babylone, les généraux d'Alexandre le Grand et la phalange arrive à compromis qui prévoit que Alexandre IV de Macédoine, encore in utero, devient roi conjointement avec son oncle Philippe III Arrhidée.

Un triumvirat est formé d'Antipater, de Perdiccas et de Cratère.

La légende suivant laquelle Alexandre le Grand aurait donné l'anneau royal à Perdiccas sur son lit de mort lui sert de légitimation royale selon certaines sources.

Perdiccas conserve, en tant que chiliarque (régent), l'exercice de l'autorité centrale au nom de Philippe III Arrhidée, déficient mental et incapable de gouverner.

Perdiccas s'oppose rapidement aux divers satrapes, méfiants envers son autoritarisme et désireux eux-mêmes d'accroître leur pouvoir.

Antipater est confirmé dans ses fonctions de stratège d'Europe.

Cratère est en Cilicie, sur le chemin de la Macédoine avec les vétérans, lors de la mort d'Alexandre le Grand.

Malgré son absence, le prestige de Cratère est tel qu'il obtient la charge de protecteur ou tuteur (prostatès) des rois Philippe III Arrhidée et le futur Alexandre IV.

Antigone le Borgne, lui aussi absent au moment du partage, obtient, en plus de la Grande-Phrygie, la Lycie et la Pamphylie, ce qui lui offre une vaste façade maritime.

La satrapie de Cappadoce est donnée à Eumène de Cardia.

Ptolémée Ier Sôter reçoit la riche satrapie d'Égypte.

Dès 323 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter s'empare au mépris des accords de Babylone de la Cyrénaïque.

Archon reçoit la satrapie de Babylonie.

Séleucos Ier Nicator est nommé hipparque de la cavalerie, commandement prestigieux qu'ont exercé avant lui Héphaistion et Perdiccas. Il passe, ainsi, à côté de la répartition des diverses satrapies.

Membre de l'entourage de Perdiccas dont Séleucos Ier Nicator commande la cavalerie.

Lysimaque reçoit la Thrace, dont la Chersonèse qui offre une position stratégique sur l'Hellespont.



Naissance d'Alexandre IV de Macédoine

Mort de Stateira

Peu après la mort d'Alexandre le Grand, Alexandre Aigos ou Alexandre IV de Macédoine naît en 323 avant Jésus-Christ, fils posthume d'Alexandre le Grand et de Roxane.

En 323 avant Jésus-Christ, de concert avec Perdiccas, Roxane fait mourir Stateira, fille de Darius III Codoman et seconde épouse d'Alexandre le Grand, qui fait obstacle à son ambition.

Roxane fait alors reconnaître Alexandre Aigos, son propre fils, pour héritier du trône sous le nom d'Alexandre IV de Macédoine.



Projet de mariage de Léonnatos avec Cléopâtre de Macédoine

Olympias d'Épire cherche à marier sa fille Cléopâtre de Macédoine, devenue veuve, à Léonnatos.



Guerre lamiaque

Siège de Lamia

Mort de Léosthène

La guerre lamiaque dure de 323 avant Jésus-Christ à 322 avant Jésus-Christ.

Sparte est trop faible pour y participer.

Dès la mort d'Alexandre le Grand, les Athéniens se soulèvent contre la domination macédonienne. Hypéride suscite une alliance et reçoit des contingents d'Étolie, de Locride, de Phocide et même d'Épire et en confie le commandement au stratège Léosthène

Antipater doit faire face à cette nouvelle coalition.

Fort d'un contingent de mercenaires payés avec le trésor pris à Harpale, Léosthène défait les Macédoniens en Béotie.

En fin 323 avant Jésus-Christ, Antipater doit abandonner les Thermopyles et décide, vu l'infériorité numérique de son armée, de s'enfermer dans Lamia en attendant les renforts venus d'Asie.

Lysimaque ne peut venir en aide à Antipater car il est occupé à soumettre les tribus thraces.

Antipater envoie une ambassade conduite par Hécatée, tyran de Cardia, auprès de Léonnatos afin que celui-ci, qui est censé mener campagne en Cappadoce au profit d'Eumène de Cardia, passe en Macédoine.

Antigone le Borgne et Léonnatos refuse d'aider Eumène de Cardia, le scribe grec, à entrer en possession de la satrapie de Cappadoce qui lui a été attribuée.

Léonnatos, arrivé aux portes de la Cappadoce, vole au secours d'Antipater à Lamia, avec l'armée prévue pour la conquête de la Cappadoce.

Au cours du siège de Lamia, lors de l'hiver 323 avant Jésus-Christ, Léosthène s'approche imprudemment des murs de la cité et est tué d'un jet de pierre.

Il est remplacé à la tête des Grecs coalisés par Antiphile.



Bataille navale dans l'Hellespont

Mort de Léonnatos

Bataille navale d'Amorgos

Bataille de Crannon

Nouvel exil de Démosthène

Fin de la démocratie à Athènes

Mort d'Hypéride

Mort de Démosthène

La supériorité de la flotte athénienne, considérablement renforcée depuis l'administration de Lycurge, cesse avec l'arrivée en Égée d'une puissante escadre phénicienne et chypriote.

Cleithos, l'amiral macédonien, défait la flotte athénienne dans l'Hellespont permettant la traversée des troupes de Léonnatos.

Léonnatos meurt aux pieds des remparts de Lamia mais l'arrivée de son armée permet à Antipater d'évacuer la cité.

Au printemps 322 avant Jésus-Christ, la flotte athénienne est détruite au large d'Amorgos. Cette grave défaite marque la fin de la puissance navale athénienne.

Les institutions de la démocratie athénienne sont abolies, seule la Boulè perdurera, cantonnée à un rôle de conseil municipal.

Elle permet de libérer la mer Égée et d'amener en Grèce les renforts de Cratère. À la tête d'un contingent de 50 000 fantassins et 5 000 cavaliers vétérans, celui-ci rejoint Antipater, à l'été 322 avant Jésus-Christ.

L'apport de ces troupes est décisif. En août 322 avant Jésus-Christ, les alliés grecs sont écrasés à la bataille de Crannon en Thessalie.

Antipater impose à Athènes une paix drastique. La démocratie est abolie pour être remplacée par un régime oligarchique.

Le peuple désigne Hypéride pour prononcer l'éloge funèbre du stratège Léosthène et de ses soldats, tombés au cours de la guerre.

Démosthène doit à nouveau à fuir, cette fois en compagnie de l'orateur Hypéride, pour échapper aux soldats d'Antipater.

Hypéride est torturé, on lui arrache la langue. Hypéride meurt à Égine en 322 avant Jésus-Christ exécuté par le parti pro-macédonien, avec ses partisans.

En 322 avant Jésus-Christ, Démosthène se réfugie dans le temple de Poséidon situé dans l'île de Calaurie (aujourd'hui Poros), au large de l'Argolide.

Plutarque rapporte que Démosthène est abordé dans le temple par un dénommé Archias, ancien acteur et affidé d'Antipater. Il veut attirer Démosthène hors de l'enceinte sacrée en lui promettant la vie sauve.

Démosthène refuse, et prétendant écrire une lettre à sa famille, s'empoisonne en mordillant l'extrémité de son calame, comme il a l'habitude de le faire en réfléchissant.



Mariage de Denys avec Amastris

Mariage de Cratère avec Phila

Antipater offre à Cratère d'épouser sa fille. Cratère préfère Phila à Amastris.

Cratère épouse en 322 avant Jésus-Christ Philæ ou Phila, fille d'Antipater. Leur enfant est :

Denys, tyran d'Héraclée du Pont, en Bithynie, épouse en 322 avant Jésus-Christ Amastris. Leurs enfants sont :



Ariarathe Roi de Cappadoce,

Mort d'Ariarathe

Eumène de Cardia Satrape de Cappadoce

Perdiccas tuteur des rois

En 322 avant Jésus-Christ, Perdiccas prend le commandement de l'armée royale en Cappadoce, avec Philippe III Arrhidée à ses côtés.

Ariarathe, le dynaste perse, s'est proclamé Roi de Cappadoce.

Perdiccas défait Ariarathe qu'il fait crucifier, châtiment que les Perses réservent aux insurgés.

Perdiccas installe Eumène de Cardia comme Satrape de Cappadoce, celui-ci devenant alors son principal allié.

Eumène s'attache à la défense de l'intégrité de l'empire face aux tendances centrifuges des diadoques.

Suite à cette victoire, Perdiccas usurpe à Cratère le titre de prostatès (tuteur) des rois et manifeste son intention de maintenir à son profit l'unité de l'empire.



Projet de mariage de Perdiccas avec Nikaia

Antipater veut conclure une alliance avec Perdiccas en lui offrant d'épouser sa fille Nikaia, ce que Perdiccas a accepté.



Coalition d'Antipater, de Ptolémée Ier Sôter, de Cratère et d'Antigone le Borgne contre Perdiccas

Perdiccas désire en effet capter à son profit le prestige de la dynastie argéade afin de conforter sa prétention au trône de Macédoine.

Convoqué par Perdiccas devant un tribunal de l'armée, Antigone le Borgne s'enfuit avec Démétrios Ier Poliorcète, son fils, auprès d'Antipater et de Cratère.

Arrivée en Macédoine, Antigone le Borgne révèle à Antipater et Cratère les ambitions royales de Perdiccas. Cela les incite à abandonner ce projet d'invasion de l'Étolie.

Antigone le Borgne entre dans la coalition qui réunit Antipater, Ptolémée Ier Sôter et Cratère contre Perdiccas.

Perdiccas charge Eumène de Cardia e de contenir en Asie Mineure les armées d'Antipater, d'Antigone et de Cratère.



Dépouille d'Alexandre le Grand aux mains de Ptolémée Ier Sôter

Vers 322 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter détourne vers Alexandrie le convoi funéraire qui doit conduire la dépouille sacrée d'Alexandre le Grand de Babylone jusqu'en Macédoine.

Ce qui suscite la réaction immédiate de Perdiccas, chiliarque de l'empire, qui porte son armée contre l'Égypte.

Perdiccas laisse Eumène de Cardia en Asie Mineure avec son frère, Alcétas, pour lutter contre la coalition d'Antipater, de Cratère et d'Antigone le Borgne.

Nikaia arrive en Asie Mineure où se trouve Perdiccas avant l'automne 322 avant Jésus-Christ.



Mariage de Perdiccas avec Cléopâtre

Olympias d'Épire veut porter tort à Antipater et cherche à se débarrasser de Philippe III Arrhidée.

Pour cela, elle recherche l'alliance de Perdiccas. Olympias d'Épire lui propose d'épouser Cléopâtre de Macédoine, sa fille, la sœur d'Alexandre le Grand, veuve d'Alexandre d'Épire, et de ramener en Macédoine la dépouille d'Alexandre.

Perdiccas finit donc par renoncer à Nikaia et épouse au début de 321 avant Jésus-Christ Cléopâtre. Elle fait de lui l'oncle du jeune Alexandre IV.



Mariage de Lysimaque avec Nikaia

Lysimaque entame un rapprochement avec Antipater. Lysimaque épouse vers 321 avant Jésus-Christ Nikaia, la fille d'Antipater. Leurs enfants sont :



Guerre Antigone le Borgne et Cratère contre Eumène de Cardia

Mort de Cratère

Au printemps 321 avant Jésus-Christ, Antigone le Borgne débarque à Éphèse.

Antipater et Cratère traversent sans difficulté l'Hellespont, les troupes de Perdiccas désertant en masse.

Perdiccas, alors stationné en Cilicie avec les rois, décide de marcher contre Ptolémée Ier Sôter, tandis qu'Eumène de Cardia est chargé de défendre l'Asie Mineure contre Antipater et ses alliés.

Au printemps 321 avant Jésus-Christ, Eumène de Cardia défait Cratère en Asie Mineure.

Cratère meurt en Cappadoce dans l'affrontement.



Mariage de Ptolémée Ier Sôter avec Eurydice

Antipater cherche aussi à s'allier les bonnes grâces de Ptolémée Ier Sôter en lui offrant la main de sa fille. Ptolémée Ier Sôter épouse en 321 avant Jésus-Christ Eurydice, fille d'Antipater. Leurs enfants sont :



Mort de Cynane

Mariage de Philippe III Arrhidée avec Eurydice

Perdiccas ordonne à son frère Alcetas de tuer Cynane, une fille de Philippe II de Macédoine.

L'armée macédonienne, scandalisée par cet assassinat se mutine et oblige Perdiccas à accepter le mariage de la fille de Cynane, Eurydice.

Philippe III Arrhidée épouse en 321 avant Jésus-Christ Eurydice âgée seulement de 15 ans.

C'est probablement la même assemblée en armes qui renomme Adea du nom de la mère de Philippe II, Eurydice.

Eurydice semble en avoir appelé à l'assemblée des Macédoniens pour être considérée comme la porte-parole de son mari, et donc la représentante du roi, en lieu et place des Diadoques. Eurydice joue dès lors, malgré sa jeunesse, un rôle important dans la guerre civile qui secoue la Macédoine.

Philippe III Arrhidée dédie en son nom et celui Alexandre IV un petit monument hexastyle près de l'entrée du sanctuaire des Grands Dieux de Samothrace.

Ce mariage provoque la colère d'Olympias d'Épire et de Cléopâtre de Macédoine qui y voient une menace.



Mort de Perdiccas

En 321 avant Jésus-Christ, la frontière orientale est bien défendue par Ptolémée Ier Sôter.

Perdiccas échoue devant Péluse et tente en vain de faire passer le Nil à son armée.

Mais sa morgue lui aliène ses soldats dont les Argyraspides. Perdiccas meurt en Égypte en 321 avant Jésus-Christ assassiné dans sa tente par deux de ses officiers :

À l'automne 321 avant Jésus-Christ, Eumène de Cardia manque de livrer bataille à Antipater en Lydie mais Cléopâtre parvient à le convaincre de quitter Sardes et d'éviter le combat avec le prestigieux régent.



Conseil de Triparadisos

Antipater protecteur des rois

Antigone le Borgne Stratège d'Asie

Cassandre de Macédoine Chiliarque de la cavalerie

Mariage de Démétrios Ier Poliorcète avec Phila

La mort de Perdiccas sonne le glas de l'unité impériale et entraîne un nouveau partage de l'empire.

Le conseil de Triparadisos a lieu en Syrie. Antipater est présent pour la première fois en Asie.

Ptolémée Ier Sôter refuse intelligemment la régence de l'empire.

Le titre d'épimélète (protecteur) des rois est d'abord prévu pour échoir à Antigone le Borgne.

Antipater subit à Triparadisos une mutinerie fomentée par Eurydice. L'armée réclame en effet auprès d'Antipater les gratifications promises par Alexandre le Grand. Eurydice accuse Antipater en public mais l'intervention des troupes d'Antigone le Borgne permet au régent de reprendre le contrôle de la situation.

Le pouvoir d'Antipater à la tête de la régence de Macédoine est renforcé. Il reçoit les pleins pouvoirs avec ce titre d'épimélète des rois.

En plus d'un maintien dans ses satrapies, Antipater confie à Antigone le Borgne le poste de stratège d'Asie alors que Cassandre de Macédoine lui est adjoint comme second et nommé chiliarque de la cavalerie.

Antigone le Borgne se voit confier le commandement de la guerre contre Eumène de Cardia avec mission de le tuer.

Cassandre de Macédoine, qui n'accepte pas d'être ainsi placé au second rang, entre en conflit avec Antigone le Borgne.

Succédant à Archon, Séleucos Ier Nicator reçoit la satrapie de Babylonie.

Les grands satrapes n'ont plus à rendre de compte à une autorité centrale.

Antipater se laisse convaincre par Cassandre de Macédoine, son fils, de revenir en Macédoine accompagné d'Alexandre IV plutôt que de le laisser sous la tutelle d'Antigone, marquant ainsi sa défiance envers se dernier. Pour compenser cette défiance, Antipater marie sa fille au fils d'Antigone.

Phila est veuve de Cratère.

Démétrios Ier Poliorcète, fils d'Antigone le Borgne, épouse Phila, fille d'Antipater. Leurs enfants sont :

Cette union, qui durera 33 ans, ne sera guère heureuse car Démétrios Ier Poliorcète s'entoure rapidement de nombreuses maîtresses. Phila ne semble guère avoir joué un rôle politique.

La décision de ramener les rois en Macédoine est lourde de conséquences. Ils quittent le centre de l'empire et commencent à être marginalisés. L'Asie est désormais livrée aux ambitions d'Antigone le Borgne.



Mort d'Alcétas

Eumène de Cardia est progressivement éliminé de l'Asie Mineure.

Alcétas, allié d'Eumène de Cardia, frère de Perdiccas, est tué.

En 320 avant Jésus-Christ, Eumène de Cardia se réfugie dans la forteresse de Nora en Cappadoce, où une armée qui marche pour lui venir en aide est défaite par Antigone le Borgne.

Occupé à conquérir les satrapies de Lydie et de Phrygie, Antigone le Borgne négocie un armistice avec Eumène de Cardia par l'intermédiaire de Hiéronymos de Cardia.



Négociations de paix entre Eumène de Cardia et Antipater

Au début 319 avant Jésus-Christ, la menace que représente désormais Antigone en Asie oblige Antipater à infléchir sa politique, et peut-être déjà à préparer un recours à Eumène de Cardia.

En effet celui-ci, réfugié dans la forteresse de Nora en Cappadoce, a proposé des négociations de paix à Antipater par l'intermédiaire de Hiéronymos de Cardia, le futur historien des diadoques.

Cette ambassade, accueillie avec les honneurs par Antipater, démontre qu'un rapprochement a eu lieu entre Antipater et Eumène de Cardia au détriment d'Antigone le Borgne.



Mort d'Antipater

Polyperchon Régent de Macédoine

Eumène de Cardia Commandement de l'armée royale macédonienne

Eumène de Cardia satrape de Cappadoce

Antipater prend soin d'établir un testament dans lequel il nomme à sa succession selon la tradition Polyperchon, l'aîné des généraux macédoniens, le stratège le plus expérimenté.

Ce choix conduit à l'éviction volontaire et réfléchie de Cassandre de Macédoine, fils d'Antipater.

Antipater meurt à l'été 319 avant Jésus-Christ.

Polyperchon devient régent de Macédoine et épimélète des rois, à charge pour lui de maintenir la Macédoine hors du giron d'Antigone le Borgne et de Ptolémée Ier Sôter.

Cassandre de Macédoine est confirmé dans ses fonctions de chiliarque équestre.

Cassandre de Macédoine, Ptolémée Ier Sôter et Antigone le Borgne refusent de reconnaître l'autorité de Polyperchon.

Des factions s'organisent autour de chacun des protagonistes :

Cassandre de Macédoine revendique l'héritage de son père et s'impose en Macédoine.

Antigone le Borgne s'institue comme le maître de toute l'Asie mineure.

Ptolémée Ier Sôter s'empare de la Syrie-Phénicie face à Laomédon, qui a pourtant été choisi pour cette tâche par le pouvoir central.

Eumène de Cardia, toujours enfermé dans Nora, reçoit de Polyperchon le titre de stratège autokrator d'Asie au nom des rois et le commandement de l'armée royale, à charge pour lui de vaincre Antigone le Borgne. Il récupère la satrapie de Cappadoce.

Polyperchon ordonne aux trésoriers de Kyinda en Cilicie, où demeure une grande partie du trésor de guerre d'Alexandre le Grand, de donner les moyens financiers nécessaires à Eumène pour lever une armée.

Parvenant à quitter Nora, Eumène de Cardia lève une armée et forme une coalition avec les satrapes des provinces orientales.

Pour obtenir la fidélité des troupes, essentiellement constituées de Macédoniens, Eumène de Cardia, d'origine grecque, doit rappeler sans cesse son attachement à Alexandre et aux Argéades. Le bataillon des 3 000 Argyraspides, vétérans des campagnes asiatiques, se range à l'ambition de lutter pour le maintien de l'empire.

Eumène de Cardia n'hésite pas à refuser toute gratification personnelle.

Olympias d'Épire s'allie à Polyperchon, lequel à besoin de son autorité pour vaincre Cassandre de Macédoine.



Conflit entre Lysimaque et Seuthès III

Vers 319 avant Jésus-Christ, Lysimaque vainc Seuthès III, Roi des Odryses, une tribu thrace, avec lequel la paix durera jusqu'en 313.

Lysimaque en profite pour étendre sa domination sur les cités grecques de l'Hellespont et y implanter des bases navales.



Prise de Babylone

Bataille en Paraitacène

Eumène de Cardia se heurte à Séleucos Ier Nicator et Peithon qui ont pris parti pour Antigone le Borgne.

Eumène de Cardia livre bataille à Séleucos Ier Nicator sur les rives de l'Euphrate et s'empare de la citadelle de Babylone.

Eumène de Cardia tente ensuite de traverser le Tigre mais Séleucos Ier Nicator fait inonder le passage en rompant les digues d'un canal.

Craignant que sa satrapie ne soit complètement occupée, Séleucos Ier Nicator finit par proposer une trêve à Eumène de Cardia.

En Susiane, Eumène de Cardia reçoit le renfort des satrapes révoltés. On peut estimer l'effectif total de son armée à 36 500 fantassins, 7 000 cavaliers et 120 éléphants. Mais certains de ses alliés sont peu fiables.

Peucestas, sômatophylaque d'Alexandre et Satrape de Perside, a été promu stratège en chef par les satrapes de Haute Asie en raison de son rang et de l'importance de sa satrapie. Il affirme donc que le commandement de l'armée doit lui revenir de droit.

Antigénès, le chef des Argyraspides, déclare quant à lui que le stratège doit être désigné par la seule assemblée des Macédoniens.

Plutarque décrit les mœurs en vigueur au sein du camp, devenu un lieu de fête, de débauche, et aussi d'intrigues électorales pour le choix des généraux, tout comme dans un état démocratique.

Eumène parvient néanmoins à imposer un commandement collégial formel mais il semble que seul Eumène délivre sentences et promotions en vertu de son rang de stratège autokrator.

La première rencontre d'Eumène de Cardia avec l'armée d'Antigone le Borgne a lieu à l'automne 317 avant Jésus-Christ en Paraitacène, aux confins de la Susiane et de la Carmanie, aux confins de la Perse et de la Médie, et se termine par la victoire d'Antigone le Borgne mais avec des pertes sévères.

Chaque armée se retire pour hiverner.



Élection de Démétrios de Phalère comme Archonte décennal

Cassandre de Macédoine Régent de Macédoine

Bataille d'Euia

Mort de Philippe III Arrhidée

Mort d'Eurydice

Mort de Nicanor

En 317 avant Jésus-Christ, Cassandre de Macédoine bénéficie de l'élection de Démétrios de Phalère comme Archonte décennal. Celui-ci choisit d'instaurer une oligarchie modérée à Athènes et accepte de s'allier à Cassandre de Macédoine.

S'il n'a pas le contrôle à proprement parler d'Athènes, Cassandre de Macédoine n'en a pas moins gagné l'alliance que convoite Polyperchon pour cette cité.

En 317 avant Jésus-Christ, Eurydice profite de l'absence de Polyperchon à la lutte avec Cassandre de Macédoine pour s'entendre avec le parti de ce dernier, et prendre le pouvoir en Macédoine.

Bénéficiant d'une grande popularité, Cassandre de Macédoine rentre en Macédoine et obtient facilement les faveurs d'Eurydice, la reine de Macédoine, en attendant la majorité du jeune Alexandre IV.

Cassandre de Macédoine se fait rapidement proclamer Régent, alors que Polyperchon est déchu de ce titre.

Cassandre de Macédoine marche donc contre Polyperchon.

Eurydice, au nom de Philippe III Arrhidée, ordonne à Polyperchon et Antigone le Borgne de remettre leurs armées à Cassandre de Macédoine.

Polyperchon appelle à l'aide Olympias d'Épire qui, alors en Épire avec Alexandre IV de Macédoine, mobilise une armée et marche sur la Macédoine.

Profitant de l'absence de Cassandre de Macédoine en Macédoine, Olympias d'Épire rencontre les forces de Philippe III Arrhidée et d'Eurydice à Euia, sur la frontière entre la Macédoine et la Thessalie.

Sans qu'il n'y ait de réels combats, le prestige de la vieille Reine-mère l'emporte. Les soldats de Philippe III le désertent, et il est fait prisonnier. Eurydice est bientôt elle aussi arrêtée alors qu'elle fuit vers Amphipolis.

En septembre 317 avant Jésus-Christ, Olympias d'Épire, au nom d'Alexandre IV de Macédoine, fait exécuter Philippe III Arrhidée et contraint Eurydice, sa femme, au suicide.

Olympias d'Épire fait également exécuter 100 de leurs partisans, dont Nicanor, le frère de Cassandre de Macédoine.

Cassandre de Macédoine apprend la nouvelle alors qu'il combat à Tégée.

Ses officiers poursuivent les combats contre Polyperchon.

Cassandre de Macédoine fait assiéger Pydna, où Olympias d'Épire, Alexandre IV et Roxane se sont réfugiés.



Prise de Pydna

Mort d'Olympias d'Épire

Roxane Prisonnière

Mariage de Cassandre de Macédoine avec Thessalonique

Cassandre de Macédoine craint l'influence encore forte d'Olympias d'Épire, notamment face aux soldats macédoniens.

Pydna est prise. Contraint de se rendre contre la promesse d'une vie sauve, Olympias d'Épire est livrée par Cassandre de Macédoine aux parents de ses victimes.

Olympias d'Épire meurt en 316 avant Jésus-Christ, exécutée après un simulacre de jugement.

Cassandre de Macédoine s'empare d'Alexandre IV et de sa mère, Roxane qu'il fait enfermer à Amphipolis.

Cassandre de Macédoine épouse Thessaloniké ou Thessalonique. Leurs enfants sont :

Cassandre de Macédoine entre par ce mariage dans la dynastie d'Alexandre le Grand.



Mariage de Ptolémée Ier Sôter avec Bérénice Ire

Ptolémée Ier Sôter épouse entre 316 avant Jésus-Christ et 310 avant Jésus-Christ Bérénice Ire, suivante d'Eurydice. Leurs enfants sont :



Bataille en Gabiène

Mort d'Eumène de Cardia

Alliance entre Séleucos Ier Nicator, Ptolémée Ier Sôter, Lysimaque et Cassandre de Macédoine contre Antigone le Borgne

Au début 316 avant Jésus-Christ, Antigone le Borgne parvient par une attaque surprise à contraindre Eumène de Cardia à livrer une nouvelle bataille en Gabiène, une sous-région de la Susiane.

Malgré une vive résistance des Argyraspides, Eumène de Cardia est vaincu à cause de la trahison de Peucestas qui rompt le combat avec ses cavaliers.

Le camp des Argyraspides est pris avec femmes et enfants.

Eumène de Cardia est livré à Antigone le Borgne et est exécuté conformément à la décision prise lors du conseil de Triparadisos.

Antigone le Borgne réclame de nouveau l'autorité sur la plus grande partie de l'Asie.

Antigone le Borgne parvient à écarter les divers satrapes pour les remplacer par ses propres hommes. Il écarte notamment Peucestas, un de ses fidèles, qui pourtant était à l'origine de sa victoire récente sur Eumène de Cardia, mais qui bénéficie d'une trop grande popularité.

Antigone le Borgne met la main sur un trésor considérable à Kyinda, en Cicilie, s'imposant ainsi comme le plus riche et le plus puissant des diadoques.

Antigone le Borgne saisit les trésors de Suse et entre dans Babylone, dont Séleucos Ier Nicator est le satrape. Séleucos Ier Nicator fuit en Égypte.

La puissance grandissante d'Antigone le Borgne commence à inquiéter ses alliés. Une coalition s'engage contre lui regroupant Séleucos Ier Nicator, Cassandre de Macédoine, Ptolémée Ier Sôter. Ils réclament un nouveau partage des satrapies :

Antigone le Borgne s'allie à Polyperchon et à son fils Alexandros, qui se sont repliés sur des terres du Péloponnèse ainsi qu‘à Eacides, Roi d'Épire, un cousin d'Olympias d'Épire, hostile à Cassandre de Macédoine.

Enfin, Antigone le Borgne s'allie avec les partisans de la démocratie en Grèce, puisque Cassandre de Macédoine s'appuie sur la faction oligarchique d'Athènes pour gouverner.



Agathocle nouveau tyran en Sicile

En Sicile, en 316 avant Jésus-Christ, des troubles permettent au chef du parti démocratique, Agathocle de rétablir la tyrannie, avec l'aide du général carthaginois Hamilcar.

Ce dernier lui reconnaît par un traité, l'hégémonie sur les Grecs de Sicile ne dépendant pas de Carthage.

Accusé de trahison, Hamilcar est remplacé par un autre Hamilcar, fils de Giscon comme commandant l'armée punique en Sicile.

Des moyens considérables lui sont accordés et malgré les décisions prises en 339 avant Jésus-Christ, un nouveau bataillon sacré de 2 000 nobles est levé.

10 000 Libyens, 1 000 mercenaires et 200 conducteurs de chars Etrusques, 1 000 frondeurs baléares sont engagés.

L'armée est transportée par une flotte de 130 galères. Hamilcar rassemble d'autres troupes en Sicile.

En 311 avant Jésus-Christ, il rencontre Agathocle à Ecnomos et le bat.

A nouveau, les Carthaginois dominent presque toute la Sicile sauf Syracuse qu'ils viennent assiéger.

En août 310 avant Jésus-Christ, l'essentiel de la flotte punique est désarmé au Cothon. Une maigre escadre bloque le port de Syracuse.



Paix entre tous les diadoques

Ptolémée Ier Sôter se replier en Égypte en 311 avant Jésus-Christ.

Un traité de paix est signé en 311 avant Jésus-Christ entre tous les diadoques, épuisés par 4 ans de guerres qui viennent de s'écouler.

Le traité établit que chacun d'entre eux garde ses possessions.

On accorde aux Grecs leur liberté sous l'impulsion Antigone le Borgne qui se fait passer pour le garant de la paix.

Les cités grecques voient en Antigone le Borgne un bienfaiteur.

Le traité laisse à Antigone le Borgne, stratège d'Asie, le gouvernement de l'Asie Mineure et de la Syrie

Cassandre de Macédoine est stratège d'Europe. Il en garde la tutelle (épimélète) du roi Alexandre IV jusqu'à sa majorité.

Mais cette trêve entre les diadoques est rapidement rompue.

Ptolémée Ier Sôter affiche ses ambitions en mer Égée, alors sous la domination d'Antigone le Borgne, et en Grèce continentale, bien qu'il renonce à prendre la Macédoine à Cassandre de Macédoine avec qui il s'allie.


Le réseau urbain de la Syrie séleucide

Fondation de Séleucie du Tigre Capitale

Fondation d'Antioche et de Séleucie de Piérie

Entre 311 avant Jésus-Christ et 306 avant Jésus-Christ, Séleucos Ier Nicator fonde, au cœur de la Mésopotamie, Séleucie du Tigre (près de l'actuel Bagdad) et en fait, provisoirement, sa capitale.

Elle devient rapidement une grande cité commerciale, supplantant une Babylone en déclin car abandonnée à son profit.

Sur l'Oronte, principal fleuve de la Syrie antique, Séleucos Ier Nicator fonde la cité d'Antioche ainsi que son port Séleucie de Piérie, dans l'objectif de concurrencer l'hégémonie d'Alexandrie dans la Méditerranée orientale.

Créée par synœcisme de plusieurs villages avoisinants et peuplée de familles gréco-macédoniennes déplacées d'Antigonie, Antioche connaît un essor démographique rapide pour devenir l'une des grandes villes de l'époque hellénistique.

Antioche et Séleucie de Piérie forment, dans un ensemble planifié, la Tetrapolis avec les villes de Laodicée et d'Apamée que Séleucos Ier Nicator a refondées.

Transférée de Séleucie du Tigre à Séleucie de Piérie vers 300 avant Jésus-Christ, la capitale semble avoir été installée définitivement à Antioche à la fin du règne.

Séleucos Ier Nicator fait aussi bâtir à travers son empire une quinzaine d'autres Antioche de moindre importance, suivi en cela par Antiochos qui poursuit ainsi l'œuvre de son père.

Séleucos Ier Nicator établit également des cités-forteresses et des garnisons dans des régions plus reculées, comme celle de Doura Europos (sa cité natale), colonisée par des vétérans Gréco-macédoniens.

La fondation de cités de type grec au plan rectiligne (dit hippodamien) est caractéristique des grands souverains de l'époque hellénistique qui reprennent ainsi l'exemple d'Alexandre.

Séleucos Ier Nicator entend légitimer son pouvoir et affirmer son statut royal. Il se doit aussi de fonder des villes nouvelles pour les populations grecques amenées en Mésopotamie et en Syrie par les conquêtes d'Alexandre.



Mort d'Alexandre IV de Macédoine

Mort de Roxane

Mort d'Héraclès

Après la paix entre les diadoques, Cassandre de Macédoine a intérêt à faire disparaître le plus rapidement possible Alexandre IV qui est une menace forte pour l'ensemble des diadoques.

Cassandre de Macédoine n'attend qu'une année et fait mettre à mort Roxane et Alexandre IV de Macédoine en 310 avant Jésus-Christ sur ordre de Cassandre de Macédoine.

Il est possible que la tombe dite du Prince, à Vergina soit la sienne : les ossements qui y ont été retrouvés correspondraient à ceux d'un jeune garçon de 13-14 ans, l'âge d'Alexandre IV à sa mort, et la datation du monument funéraire s'accorderait avec la date de sa mort.

La tombe est ornée d'une fresque représentant une course de chars, dont un des protagonistes pourrait être le jeune prince.

Parallèlement, Polyperchon entre de nouveau en conflit contre Cassandre de Macédoine. Il prend sous sa protection le jeune Héraclès, le second fils d'Alexandre le Grand.

Cassandre de Macédoine ne fait pas le poids face à l'armée de 20 000 hommes levée par Polyperchon, aussi plutôt que de s'engager dans un combat perdu d'avance, Cassandre de Macédoine propose à Polyperchon un partage de la Grèce.



Syracuse porte la guerre jusqu'en Afrique

Agathocle décide de porter la guerre en Afrique et de soulever les Libyens contre Carthage.

Un convoi grec apportant des vivres est en vue. Les navires puniques vont l'intercepter.

Le 20 août 310 avant Jésus-Christ, Agathocle en profite, avec 60 navires, il débarque dans l'anse de Kelibia, au Cap Bon.

Les Grecs sont plus rapides que les Carthaginois qui les poursuivent. Agathocle fait incendier la flotte, perdue de toute manière.

Aucune force punique n'est de taille à s'opposer à cette invasion.

En l'absence de l'armée concentrée en Sicile, les anciens nomment deux généraux Bomilcar et Hannon et mobilisent tous les citoyens capables de porter les armes.

Les Carthaginois alignent ainsi 45 000 hommes, mais Agathocle qui n'a que 15 000 soldats, réussit à combattre sur un terrain qui ne permet pas aux Carthaginois de se déployer.

Les généraux ne se coordonnent pas et Hannon meurt puis Bomilcar ordonne la retraite qui se transforme en déroute.

3 000 Carthaginois restent sur le terrain.

Carthage cependant est fortifiée. Agathocle établit un camp retranché vers Tunis et se répand dans le pays pour soulever les Libyens. Il effectue un raid vers la Byzacène et s'empare d'Hadrumète.

Il propose à Ophellas le prince de Cyrène de lui abandonner Carthage s'il l'aide à la prendre. Ophellas conduit une armée à travers les déserts libyens et arrive éprouvé. Il est assassiné par Agathocle qui prend son armée à son service.

Une réorganisation de l'armée est décidée et 3 généraux sont nommés pour conduire la guerre en Afrique.

En 309 avant Jésus-Christ, Agathocle change ses plans, conquiert Utique puis Hippo Diarrhytus (Bizerte).

Agathocle confiant, retourne en Sicile et laisse à ses fils le commandement de l'armée.

Un détachement explore la côte vers l'Ouest et atteint le Constantinois.

Mais les forces grecques vont rencontrer les 3 armées de mercenaires que Carthage a recruté et elles vont subir de rudes défaites.

Agathocle revient en Afrique et il est vaincu. Il repart secrètement vers Syracuse.

Ses soldats tuent ses fils pour traiter avec Carthage.



Destruction de Cardia

Fondation de Lysimacheia

En 309 avant Jésus-Christ, Lysimaque fonde, par synœcisme, Lysimacheia en Chersonèse. Lysimaque l'a fait peupler avec des habitants de la cité de.

Par la fondation de cette nouvelle capitale, Lysimaque démontre son ambition à contrôler l'Hellespont.



Tentative de conquêt de la Grèce

En 308 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter conclut un accord avec Antigone le Borgne dans lequel il est décidé que :

Ptolémée Ier Sôter tente de conquérir le territoire de Grèce de Cassandre de Macédoine, sans succès. Il rentre en Égypte après avoir signé un traité avec Cassandre de Macédoine.

Antigone le Borgne se consacre exclusivement à Séleucos Ier Nicator mais est définitivement repoussé en 308 avant Jésus-Christ, battu dans une grande bataille par Séleucos Ier Nicator.

Séleucos Ier Nicator en profite pour étendre sa domination des hautes satrapies d'Asie : Perse, Médie, Susiane, Drangiane, Sogdiane, Arie, etc., jusqu'à l'Inde.



Bomilcar tente de renverser le pouvoir oligarchique

En 307 avant Jésus-Christ, le roi Bomilcar tente vainement, une nouvelle fois, de renverser le pouvoir oligarchique. Mais il est obligé de capituler et il est crucifié.

En 306 avant Jésus-Christ, les Carthaginois continuent de dominer la partie Ouest de la Sicile.

L'échec d'Agathocle et de Bomilcar permet au régime oligarchique d'atteindre son apogée, qui durera jusqu'en 263 avant Jésus-Christ.

Carthage accueille largement les influences grecques venues de Sicile, d'Italie méridionale et d'Égypte. Aristote, qui étudie sa constitution vers 330, la compare à celles des cités grecques qu'il considère comme les mieux gouvernées.

Dominant économiquement la Méditerranée occidentale et entretenant de bonnes relations avec l'Orient, l'État punique jouit d'une grande prospérité.

En 307 avant Jésus-Christ, les Étrusques sont obligés à la paix avec Rome



Offensive de Cassandre de Macédoine en Grèce

Bataille des Thermopyles

En 307 avant Jésus-Christ, Cassandre de Macédoine reprend l'offensive en Grèce, afin de se réapproprier l'ensemble du territoire qu'il a accepté de partager avec Polyperchon.

Démétrios Ier Poliorcète attaque les possessions grecques de Cassandre de Macédoine qui est vaincu aux Thermopyles.

À la tête de la flotte de son père, Démétrios Ier Poliorcète fait voile vers Athènes, alors sous la domination du maître de la Macédoine, Cassandre de Macédoine.

Démétrios Ier Poliorcète entre dans Athènes et chasse les occupants macédoniens. Il rétablit la démocratie, et annonce sa volonté de rendre leur liberté aux cités grecques conformément à la politique entamée par son père depuis la proclamation de Tyr.



Troisième traité entre Rome et Carthage

En 306 avant Jésus-Christ, Rome et Carthage renouvellent le traité d'alliance contre le rapprochement des Étrusques avec Syracuse.


Buste de Ptolémée Ier Sôter - IIIe siècle avant Jésus-Christ - musée du Louvre Séleucos Ier Nicator - Bronze - musée national d'archéologie de Naples Séleucos Ier Nicator - Marbre - musée du Louvre

Cassandre de Macédoine Roi de Macédoine

Ptolémée Ier Sôter Pharaon

Séleucos Ier Nicator devient (basileus) Roi de Syrie

En 305 avant Jésus-Christ, afin de s'assurer une légitimité face Antigone le Borgne, Roi d'Asie, les satrapes les plus puissants : Ptolémée Ier Sôter, Séleucos Ier Nicator, Cassandre de Macédoine et Lysimaque, se proclamant rois eux aussi.

Cassandre de Macédoine devient Roi de Macédoine.

Ptolémée Ier Sôter devient Pharaon. Il fonde la Dynastie des lagides ou des Ptolémées.

Séleucos Ier Nicator devient (basileus) Roi de Syrie en 305 avant Jésus-Christ. Séleucos Ier Nicator fonde la dynastie des Séleucides.

Séleucos Ier Nicator tourne désormais ses ambitions à l'ouest.

Antigone le Borgne se retrouve bientôt en guerre contre tous les autres diadoques, d'autant que son territoire a des frontières communes avec chacun d'eux.



Fin du siège de Rhodes

Le siège de Rhodes dure une année et s'achève en 304 avant Jésus-Christ.

Lysimaque organise avec Ptolémée Ier Sôter et Cassandre de Macédoine le ravitaillement de Rhodes.

Après une résistance obstinée des assiégés, Démétrios Ier Poliorcète, qui y a malgré tout gagné son surnom de Poliorcète (preneur de ville), est obligé de conclure un traité de paix dans les meilleures conditions qu'il peut obtenir.

Démétrios Ier Poliorcète se concentre sur Athènes.

Polyperchon, quant à lui, parvient à récupérer l'emprise qu'il a perdue sur le Péloponnèse.

En 304 avant Jésus-Christ, Cassandre de Macédoine parvient enfin à repousser les Étoliens. Mais sa victoire est de courte durée. Démétrios Ier Poliorcète le repousse jusqu'aux Thermopyles. Cassandre de Macédoine est alors littéralement dépouillé de son royaume.

Cassandre de Macédoine perd Sicyone et Corinthe alors que Démétrios Ier Poliorcète parvient également à prendre le Péloponnèse, affirmant son pouvoir en la Méditerranée.



Mariage de Lysimaque avec Amastris

Amastris est veuve du tyran d'Héraclée du Pont.

Lysimaque profite de la campagne en Asie Mineure. Lysimaque épouse en 302 avant Jésus-Christ Amastris, nièce de Darius III. Il étend ainsi plus encore son influence sur les côtes du Pont-Euxin.

Amastris se retire alors à Héraclée, qu'elle gouverne de son propre chef.


Royaumes des diadoques en 301 avant Jésus-Christ

Bataille d'Ipsos

Mort d'Antigone le Borgne

Partage du royaume d'Antigone le Borgne

Prise de la Cilicie

En 301 avant Jésus-Christ, Séleucos Ier Nicator parvient à regrouper ses forces avec celles de Lysimaque en Phrygie.

Bloqué en Cœlé-Syrie, Ptolémée Ier Sôter ne peut joindre ses forces.

Antigone le Borgne est obligé de rappeler de Grèce Démétrios Ier Poliorcète, bien qu'il y ait encore remporté succès sur succès.

Pyrrhus Ier combat auprès d'Antigone le Borgne et de Démétrios Ier Poliorcète et s'annonce comme un grand capitaine.

Antiochos, fils de Séleucos Ier Nicator, est présent à Ipsos.

Les 500 éléphants reçus par le traité avec Chandragupta Maurya permettent à Séleucos Ier Nicator d'isoler Démétrios Ier Poliorcète.

Les forces coalisées remporter une victoire décisive sur l'armée d'Antigone le Borgne à la bataille d'Ipsos en Phrygie.

Antigone le Borgne meurt frappé par un javelot.

Démétrios Ier Poliorcète en fuite rejoint sa flotte encore puissante.

Le royaume d'Antigone le Borgne est partagé :

Démétrios Ier Poliorcète, qui réussit à sortir vivant des combats, obtient quelques places fortes, notamment en Phénicie.

Séleucos Ier Nicator et Ptolémée Ier Sôter sont alors les diadoques les plus puissants mais la grande Alliance ne durera pas.

Les alliés de Ptolémée Ier Sôter refusent de lui donner la Cœlé-Syrie, qui sera désormais l'enjeu d'une dispute permanente entre Lagides et Séleucides durant les 6 guerres de Syrie.

Séleucos Ier Nicator choisit alors de s'allier à Démétrios Ier Poliorcète et celui-ci, fort de cette nouvelle alliance choisit de s'emparer de la Cilicie, alors aux mains de Pleistarchos, un frère de Cassandre de Macédoine.

Cassandre de Macédoine en profite pour jouer les médiateurs et offre la Cilicie à Démétrios Ier Poliorcète en échange de l'assurance de ne pas le voir envahir la Grèce.

Cette assurance le renforce considérablement dans sa position de roi de Macédoine.



Mort d'Apama

Mariage de Séleucos Ier Nicator avec Stratonice Ire

Apama meurt vers 300 avant Jésus-Christ.

Séleucos Ier Nicator épouse en 300 avant Jésus-Christ Stratonice Ire, fille de Démétrios Ier Poliorcète, alors âgée de 17 ans. Leur enfant est :



Fiançailles de Démétrios Ier Poliorcète avec Ptolémaïs

Démétrios Ier Poliorcète est fiancé dès 300 avant Jésus-Christ à Ptolémaïs, fille de Ptolémée Ier Sôter et d'Eurydice.



Développement d'un empire maritime massaliote

A partir du Vème siècle avant Jésus-Christ

Marseille est la première république créée en France, ses institutions sont stables et simples, orientées vers le commerce et citées en exemple par Aristote, Cicéron et Strabon.

La loi interdit aux citoyens de porter une arme, les spectacles de mimes et aux femmes l'usage du vin (ce qui est une sage mesure), de plus la cité est fermée à "tous ceux qui, sous couvert de religion, cherchent à nourrir leur paresse".

Le commerce des Marseillais permet les échanges avec l'Orient (jusqu'en Egypte), ainsi, l'ambre de la Baltique et l'étain de Bretagne, acheminés jusqu'à Marseille par les routes terrestres gauloises de la vallée du Rhône et de la Saône.

De plus, les productions locales (vins, sel, salaisons, plantes aromatiques) ont également ainsi un débouché.

Pour ce faire, les Marseillais créent sur la côte provençale de nombreux ports de cabotage (Agde , Cannes, la Ciotat, le Brusc, Hyères, Brégançon, Cavalaire, Saint-Tropez, Antibes, Nice et Monaco).

Ils fréquentent le Roussillon comme le suggère la statue en marbre d'époque hellénistique découverte en 1856 lors de la construction de la gare de Narbonne (musée archéologique de Narbonne).

La toponymie est à ce sujet instructive : Leucate (du grec leucos : blanc), tirerait son nom de la couleur de ses falaises qui ont dû marquer les occupants de la région.

Leur goût du commerce des Phocéens les incite à créer d'autres comptoirs sur la côte (Hyères-Olbia entre autres) et à l'intérieur des terres (Glanum, Cavaillon, Avignon). Avec les Celto-Ligures ils échangent des armes, des objets en bronze, de l'huile (ce sont les Grecs qui ont introduit l'olivier en Provence), du vin, du sel.

IVème-IIIème siècle avt JC : Invasion des Salyens.

Cette expansion se fait au détriment des Salyens qui réagissent en détruisant la colonie de Théliné et en installant Arles à la place. Le roi Catumarandos attaque Marseille qui paye une forte rançon pour le calmer.



Répudiation d'Amastris par Lysimaque

Mariage de Lysimaque avec Arsinoé II Philadelphe

Lysimaque répudie Amastris, ce ne l'empêche pas de conserver la mainmise sur Héraclée.

Lysimaque conclue, aux dépens de Séleucos Ier Nicator, une alliance avec Ptolémée Ier Sôter.

Lysimaque épouse vers 299 avant Jésus-Christ Arsinoé II Philadelphe, âgée de 17 ans, fille de Ptolémée Ier Sôter. Leurs enfants sont :

Arsinoé est belle et le vieux roi (beaucoup plus âgé qu'elle), semble-t-il fou amoureux, ne lui refuse rien. Il lui offre plusieurs villes. Éphèse est rebaptisée Arsinoé.



Mariage de Pyrrhus Ier avec Antigoné

Pyrrhus Ier hêgemôn d'Épire

Pyrrhus Ier s'attire les bonnes grâces du pharaon Ptolémée Ier Sôter qui, en 297 avant Jésus-Christ, lui accorde la main de sa fille.

Pyrrhus Ier épouse Antigoné, fille de Bérénice Ire et de Philippe.

Il lui donne l'appui nécessaire pour reconquérir son royaume d'Épire

Néoptolème doit partager le pouvoir avec lui.

Pyrrhus Ier devient Roi des Molosses et hêgemôn d'Épire à partir de 297 avant Jésus-Christ.



Mariage d'Alexandre V de Macédoine avec Lysandra

Alexandre V de Macédoine épouse Lysandra, fille de Ptolémée Ier Sôter.



Bataille de Sentinum

En 295 avant Jésus-Christ., les consuls, ayant franchi l'Apennin, rencontrèrent l'ennemi sur le territoire de Sentinum au nord de l'Ombrie.

Là, à quatre milles environ des romains, les ennemis établirent leur camp, délibérèrent ensuite et convinrent de ne pas se mêler tous en un seul camp et de ne pas descendre au combat tous ensemble :

On fixa le jour de la bataille ; les Samnites et les Gaulois furent chargés de la livrer. Pendant la lutte même, les Étrusques et les Ombriens devaient attaquer le camp romain.

Ces plans furent troublés par trois déserteurs de Clusium, qui, de nuit, à la dérobée, passèrent au consul Fabius, et, après avoir révélé le plan de l'ennemi, furent renvoyés, avec des récompenses, pour épier toute nouvelle décision et la rapporter aussitôt.

Les consuls écrivent à Fulvius de quitter le territoire Falisque, à Postumius celui du Vatican, d'amener leurs armées à Clusium et de ravager avec la plus grande violence les terres ennemies.

Le bruit de ces ravages fit partir les Étrusques de Sentinum pour protéger leur pays.

Les consuls alors de presser l'ennemi, pour livrer bataille en leur absence.

Pendant deux jours ils le provoquèrent au combat : pendant deux jours on ne fit rien de mémorable :

Le troisième jour, enfin, toutes les troupes descendirent dans la plaine.

Tandis que, rangées en bataille, les armées restaient immobiles, une biche, chassée des montagnes en fuyant un loup, accourt à travers champs entre les deux armées ; puis, les deux bêtes tournant en sens opposés, la biche dirigea sa course vers les Gaulois, le loup vers les Romains.

Au loup, les rangs livrèrent passage. La biche, les Gaulois la tuèrent.

Dans les premiers rangs, un soldat romain dit alors :

La fuite et le massacre tournent de ce côté, où vous voyez gisant l'animal consacré à Diane; de notre côté, le loup de Mars, vainqueur, sans atteinte et sans blessure, nous a rappelé notre origine Martiale et notre fondateur."

A l'aile droite se tenaient les Gaulois, à l'aile gauche les Samnites.

Contre les Samnites, Quintus Fabius rangea la première et la troisième légion, formant l'aile droite.

Contre les Gaulois, pour former l'aile gauche, Decius rangea la cinquième et la sixième légion.

La seconde et la quatrième, avec le proconsul Lucius Volumnius, faisaient la guerre dans le Samnium.

Au premier choc, les forces se trouvèrent si égales en cette affaire, que, si les Étrusques et les Ombriens avaient été présents, ou en ligne, ou au camp, de quelque côté qu'ils se fussent portés, les Romains auraient dû accepter la défaite.

Mais, quoique Mars et la fortune de la guerre fussent encore communs aux deux partis, et que le sort n'eût pas encore décidé de quel côté il donnerait la puissance, le combat n'était pas du tout le même à l'aile droite et à l'aile gauche.

Les Romains de Fabius se défendaient plus qu'ils n'attaquaient, et l'on cherchait, là, à prolonger la lutte le plus possible, le général étant persuadé :

Aussi gardait-il pour le moment où ces ennemis, d'habitude, se laissaient vaincre, les forces de ses soldats aussi intactes que possible.

Decius, plus fougueux à cause de son âge et de la violence de ses passions, déploya tout ce qu'il avait de forces dès le début de la lutte.

Trouvant trop lent le combat d'infanterie, il pousse à l'attaque sa cavalerie, et lui-même, au milieu de l'escadron le plus courageux, il prie cette jeunesse d'élite de charger l'ennemi avec lui : ils auront, dit-il, une double gloire, si l'aile gauche, et sa cavalerie, donnent le signal de la victoire.

Deux fois, ils font tourner le dos à la cavalerie gauloise ; à la seconde, emportés trop loin, et engageant la lutte au milieu même des escadrons ennemis, un combat d'un nouveau genre les effraie.

Debout sur ses chars de guerre et sur des chariots, l'ennemi, armé, arrive à grand bruit de chevaux et de roues, et effraie les chevaux des Romains qui n'étaient pas habitués à ce vacarme.

Ainsi, cette cavalerie victorieuse, une peur touchant à la folie la disperse. Chevaux et hommes, se ruant, s'abattent dans cette fuite irréfléchie, ils troublent même les enseignes des légions, et nombreux sont les fantassins des premiers rangs écrasés par l'élan des chevaux et des chars entraînés à travers l'armée.

Enfin, les lignes gauloises, suivant le mouvement dès qu'elles virent leurs ennemis effrayés, ne leur donnèrent pas le temps de respirer et de se reprendre.

Decius demandait à grands cris aux soldats où ils fuyaient, quel espoir ils mettaient dans la fuite. Il se dressait devant ceux qui lâchaient pied, rappelait ceux qui se dispersaient.

Puis, nulle force n'étant capable de retenir ces hommes frappés de terreur, il évoque par son nom son père Publius Decius :

Pourquoi retarderai-je davantage le destin qui est celui de ma famille ? Il a été donné à notre race que nous fussions des victimes expiatoires pour écarter les dangers de l'État ; je vais livrer, avec moi, les légions ennemies à immoler à la Terre et aux dieux Manes."

Ayant ainsi parlé, il ordonna au pontife Marcus Livius, auquel, en descendant en ligne, il avait défendu de s'écarter de lui, de lui dicter les mots par lesquels il se dévouerait lui-même et dévouerait les légions ennemies pour l'armée du peuple romain des Quirites.

Puis, dévoué par les mêmes prières et dans la même attitude que son père Publius Decius, quand, au bord du Veseris, pendant la guerre latine, il se fit dévouer.

Après avoir ajouté aux prières solennelles qu'il menait devant lui la terreur et la fuite, le carnage et le sang, les colères des dieux célestes, des dieux infernaux ; qu'il allait frapper d'imprécations funestes les drapeaux, les lances, les armures des ennemis, et que le même endroit verrait sa perte et celle des Gaulois et des Samnites ; après ces imprécations contre lui-même et contre les ennemis, vers le point où il voit que les rangs des Gaulois sont les plus serrés, il pousse son cheval, et, s'offrant lui-même aux traits ennemis, il est tué.

Dès lors, on ne put plus guère reconnaître, dans cette bataille, l'action des forces humaines :

De l'autre côté, le pontife Livius, à qui Decius a laissé ses licteurs et donné l'ordre de tenir lieu de préteur, hurle que les Romains sont vainqueurs, étant quittes envers les dieux par la mort du consul ; que Gaulois et Samnites appartiennent à la Terre mère et aux dieux Manes ; que Decius tire à lui et appelle leur armée qu'il a dévouée avec lui ; que les furies et la terreur remplissent tout chez l'ennemi.

Puis arrivent à l'aide de ces hommes, qui rétablissaient le combat, Lucius Cornélius Scipion et Caius Marcius, avec des renforts tirés des réserves sur l'ordre de Quintus Fabius, et envoyés par lui au secours de son collègue.

Là, on apprend le sort de Publius Decius, puissante exhortation à tout oser pour l'État.

Aussi, comme les Gaulois, leurs boucliers imbriqués devant eux, se tenaient serrés, et que le corps à corps ne semblait pas facile, sur l'ordre des légats on ramasse à terre les javelots qui jonchaient le sol entre les deux lignes, et on les lance contre la "tortue" ennemie.

Se plantant nombreux dans les boucliers, quelques-uns dans les corps mêmes, ils abattent le "coin" que formaient les ennemis, si bien que beaucoup, sans être blessés, de terreur tombèrent à terre.

Telles furent les variations de la fortune à l'aile gauche des Romains.

A l'aile droite, Fabius, comme on l'a dit, avait d'abord temporisé et traîné en longueur ; puis, quand ni le cri des ennemis, ni leur élan, ni leurs traits ne parurent avoir la même force, ayant dit aux préfets de la cavalerie de conduire, par un mouvement tournant, leurs troupes sur les flancs des Samnites, pour les charger par le travers, au signal donné, avec la plus grande impétuosité, il ordonna aux siens d'avancer lentement, et d'ébranler l'ennemi.

Voyant qu'il ne résistait pas, qu'il était certainement fatigué, Fabius, rassemblant toutes les réserves qu'il avait gardées pour ce moment, excita à l'attaque ses légions et donna en même temps aux cavaliers le signal de charger.

Les Samnites ne soutinrent pas ce choc, et, dépassant même l'alignement des Gaulois, abandonnant leurs alliés dans la bataille, ils allèrent vers leur camp dans une course, désordonnée ; les Gaulois, formant la tortue, serrés, restaient immobiles.

Alors Fabius, ayant appris la mort de son collègue, ordonne au corps de cavalerie campanien,- cinq cents cavaliers environ, de quitter le front et, par un mouvement tournant, d'attaquer de dos les lignes gauloises ; aux "principes" de la troisième légion, de les suivre, et, là où ils verront les troupes ennemies bouleversées par l'élan des cavaliers, de les presser, et, dans leur effroi, de les massacrer.

Fabius, lui, après avoir promis à Jupiter vainqueur un temple et les dépouilles des ennemis, se dirigea vers le camp des Samnites, où toute leur foule épouvantée se précipitait.

Au pied du retranchement même, les portes ne pouvant livrer passage à une telle multitude, les Samnites qu'empêchait d'entrer la foule de leurs compatriotes tentèrent le combat ; là Gellius Egnatius, général en chef des Samnites, tomba mort.

Puis les Samnites furent refoulés dans leurs retranchements ; sans grand combat le camp fut pris, et les Gaulois, tournés par derrière, furent cernés.

On massacra ce jour-là vingt-cinq mille ennemis, on en prit huit mille.

Mais cette victoire ne fut pas sans coûter du sang : l'armée de Publius Decius perdit sept mille hommes, celle de Fabius dix-sept cents.

Fabius, après avoir envoyé rechercher le cadavre de son collègue, entassa les dépouilles des ennemis et les brûla en l'honneur de Jupiter Vainqueur.

Le corps du consul, enseveli sous des monceaux de Gaulois, ne put être retrouvé ce jour-là ; on le trouva le lendemain et on le rapporta, au milieu des larmes des soldats.

Interrompant alors le soin de toute autre affaire, Fabius célèbre les funérailles de son collègue avec tous les honneurs et les éloges qu'il méritait.

La victoire de Sentinum scella la victoire finale de Rome sans terminer la guerre. Les Samnites furent finalement soumis.



Mariage de Cléonyme avec Chilonis

Cléonyme épouse Chilonis.



Alliance d'Alexandre V de Macédoine avec Démétrios Ier Poliorcète

Alliance d'Antipater II Étesias avec Lysimaque.

Alexandre V de Macédoine s'étant allié avec Démétrios Ier Poliorcète vers 295 avant Jésus-Christ, Antipater II Étesias s'allie avec Lysimaque.



Mariage d'Agathoclès de Thrace avec Oinanthe

Agathoclès de Thrace épouse Oinanthe. Leur enfant est :



Mariage d'Agathoclès de Thrace avec Lysandra

Agathoclès de Thrace épouse Lysandra.


Antiochus Ier et Stratonice Ire par Jacques-Louis David

Antiochos Ier Sôter Gouverneur général des satrapies orientales

Mariage d'Antiochos Ier Sôter avec Stratonice Ire

Séleucos Ier Nicator crée un gouvernement général des satrapies orientales dont il confie la direction à Antiochos Ier, son fils, qu'il nomme vice-roi en 294 avant Jésus-Christ.

Apprenant par le médecin Érasistrate que son fils Antiochos Ier Sôter est épris de Stratonice Ire de manière maladive, Séleucos Ier Nicator s'en sépare et laisse son fils l'épouser.

Antiochos Ier Sôter épouse en 294 avant Jésus-Christ Stratonice Ire. Leurs enfants sont :

Cet épisode a été représenté par David et Ingres.


Colosse de Rhodes - gravure du XVIe siècle - Martin Heemskerck Colosse de Rhodes dans The Book of Knowledge - 1911

Construction du Colosse de Rhodes

Le Colosse de Rhodes est érigée sur l'île de Rhodes vers 292 avant Jésus-Christ en souvenir de la résistance victorieuse à Démétrios Ier Poliorcète durant le siège de la ville entre 305 avant Jésus-Christ et 304 avant Jésus-Christ.

C'est une statue d'Hélios dont la hauteur dépasse les 30 mètres, légèrement plus petite que la statue de la liberté à New York

C'est la sixième des sept merveilles du monde antique.

Sa construction qui dure environ 12 ans, est laborieuse. Le colosse est d'abord constitué d'une âme en bois. Une fois le squelette mis en place, la structure est recouverte avec d'immenses plaques de bronze. La fonderie de l'île ne suffisant pas, du bronze est importé en grande quantité.

Plusieurs hypothèses existent sur l'endroit où est érigée la statue :



Occupation de la Macédoine par Lysimaque

Pyrrhus Ier d'Épire Roi de Macédoine

En 288 avant Jésus-Christ, Lysimaque reprend la lutte contre Démétrios Ier Poliorcète et s'empare de la Macédoine avec l'aide de Pyrrhus Ier d'Épire.

Lysimaque laisse pour le moment le trône à Pyrrhus Ier d'Épire.

Lysimaque forme une alliance avec Ptolémée II Philadelphe.



Mariage de Démétrios Ier Poliorcète avec Ptolémaïs

Démétrios Ier Poliorcète épouse à Milet en 287 avant Jésus-Christ Ptolémaïs Leur enfant est :



Démétrios Ier Poliorcète Prisonnier

En 286 avant Jésus-Christ, Démétrios Ier Poliorcète mène une expédition en Asie Mineure. Il échoue et tombe entre les mains de Séleucos Ier Nicator, son gendre, qui l'assigne à résidence et le traite avec le respect dû à son rang :

Séleucos Ier Nicator lui reprend néanmoins ses places fortes de Phénicie et d'Asie Mineure.



Publication des Mémoires de Ptolémée Ier Sôter

Vers 285 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter publie ses Mémoires où il narre avec précision les campagnes militaires menées par Alexandre le Grand.

Ces Mémoires sont aujourd'hui perdues. Ces Mémoires et celles rédigées par Aristobule inspirent l'Anabase d'Arrien qui offre le plus fiable des récits antiques (conservés à nos jours) de la conquête macédonienne.

Arrien considère Ptolémée Ier Sôter comme un témoin digne de foi puisqu'il a non seulement pris part à l'expédition, mais que, roi lui-même, il lui est déshonorant de mentir.

Ptolémée Ier Sôter ayant transmis ses Mémoires longtemps après la mort d'Alexandre le Grand, il ne lui est pas nécessaire de déformer les faits.

Les Mémoires de Ptolémée Ier Sôter sont aussi l'une des sources principales de Plutarque dans la Vie d'Alexandre le Grand.

Elles représentent au final, via Arrien et Plutarque, une tradition historique différente de celle issue de Clitarque que Diodore de Sicile, Quinte-Curce et Trogue-Pompée (auteurs de la Vulgate d'Alexandre le Grand) ont largement consulté.



Mort d'Agathoclès de Thrace

Arsinoé II Philadelphe, épouse de Lysimaque, parvient à le persuader qu'Agathoclès de Thrace, son fils aîné et héritier présomptif, conspire contre lui.

Lysimaque fait assassiner Agathoclès en 282 avant Jésus-Christ, laissant la succession aux jeunes fils qu'il a eu d'Arsinoé.

Cette mise à mort soulève l'indignation.

Craignant la haine d'Arsinoé II Philadelphe, sa demi-soeur, Ptolémée Kéraunos se réfugie alors, avec Lysandra, auprès de Séleucos Ier Nicator.



Mariage de Ptolémée II Philadelphe avec Arisoné Ire

Lysimaque renforce son alliance avec les Lagides en mariant sa fille au nouveau Pharaon. Ptolémée II Philadelphe épouse en 282 avant Jésus-Christ Arisoné Ire, fille de Lysimaque. Leur enfant est :



Bataille de Couroupédion

Mort de Lysimaque

Ptolémée Kéraunos Roi de Macédoine.

Mariage de Ptolémée Kéraunos avec Arsinoé II Philadelphe

Mort de Lysimaque

Mort de Philippe

Séleucos Ier Nicator vainc Lysimaque en début 281 avant Jésus-Christ à la bataille de Couropédion ou Couroupédion en Lydie. Lysimaque trouve la mort, abandonné sur le champ de bataille par ses fidèles.

Lysimaque apparaît comme un personnage cultivé. Lysimaque est un proche de Callisthène et plus tard des philosophes cyniques.

En septembre 281 avant Jésus-Christ, Ptolémée Kéraunos se fait acclamer Roi de Macédoine par l'armée.

Arsinoé II Philadelphe, épouse de Lysimaque, s'enfuit et se réfugie à Cassandréia en Macédoine.

Ptolémée Kéraunos épouse Arsinoé II Philadelphe. En contrepartie, il s'engage à adopter ses neveux.

Mais à peine entré dans Cassandreia, Ptolémée Kéraunos fait tuer 2 des fils qu'elle à eu de Lysimaque. Lysimaque, 16 ans, et Philippe, 13 ans, meurent assassinés.

Seul l'aîné, Ptolémée III de Telmessos, échappe au massacre.

Ptolémée de Telmessos reçoit alors de Ptolémée Ier Sôter, en guise de dôrea, le pouvoir sur la cité de Telmessos en Lycie.



Palmyre rattachée au royaume des Séleucides

En 281 avant Jésus-Christ, après un nouveau partage, les Séleucides s'emparent de toute l'Asie Mineure sauf de la Lycie et de la Cilicie qui demeurent sous la domination des Lagides.

Sous le règne des Séleucides, le trait le plus original est la multiplication des cités.

La dynastie séleucide sait mener parallèlement une politique d'entente avec les élites locales englobées par l'empire.

Sous les Séleucides, la culture grecque apparaît souvent comme un vernis masquant la permanence ou la résurgence des diverses traditions indigènes.

En Babylonie, les rois séleucides respectèrent la tradition babylonienne en protégeant les sanctuaires, y multipliant sacrifices et donations, et en participant eux-mêmes aux fêtes traditionnelles.

L'expression "royaume de Syrie" n'aura de sens qu'au IIe siècle, quand les Séleucides auront perdu leurs autres possessions.

L'empire se réduit finalement à la Syrie puis est annexé à Rome en 64 avant Jésus-Christ.



Mort de Séleucos Ier Nicator

Désireux de régner sur la Macédoine, Séleucos Ier Nicator traverse l'Hellespont, marche contre la Macédoine.

Séleucos Ier Nicator meurt près de Lysimacheia (en Chersonèse de Thrace) en 280 avant Jésus-Christ assassiné sur ordre de Ptolémée Kéraunos.

Ultime survivant des Diadoques, Séleucos Ier Nicator laisse l'Empire d'Alexandre entre les mains des Épigones.

Ptolémée Kéraunos s'allie avec Pyrrhus Ier d'Épire et parvient à repousser les assauts d'Antigone II Gonatas.



Bataille de Héraclée en Lucanie

Au printemps 280 avant Jésus-Christ, Pyrrhus Ier débarque avec une armée de 25 000 hommes dont 3 000 cavaliers et 2 000 archers ainsi que 20 éléphants. Cette armée plus moderne que toutes celles d'Italie, remporte la victoire à Héraclée en Lucanie contre les Romains deux fois plus nombreux, conduits par Publius Laverius Laevinius.Les Romains sont épouvantés à la vue des éléphants.

Mais Pyrrhus subit des pertes importantes et alors qu'il comptait sur un soutien des Latins seuls quelques Samnites et Lucaniens l'ont rejoint.



Bataille d'Ausculum

En 279 avant Jésus-Christ, à Ausculum, les Romains emmenés par Publius Dentius Mus, tentent d'utiliser le terrain pour annuler l'impact de la cavalerie et des éléphants. Mais Pyrrhus Ier d'Épire reste maître du champ de bataille.

Ses pertes sont telles qu'il fait des offres de paix aux Romains qui sont refusées.

Sa diplomatie n'est pas efficace, Carthage se montre hostile et renouvelle l'alliance avec Rome.

De la réflexion amère du roi Pyrrhus "Encore une victoire comme celle-ci et je suis perdu !" nous vient l'expression de "victoire à la Pyrrhus" pour désigner un vain succès.



Pyrrhus Ier d'Épire en Sicile

En 278 avant Jésus-Christ, Pyrrhus Ier d'Épire débarque avec la moitié de ses troupes en Sicile.

A Syracuse, toujours sous la pression punique, on se montre plus favorable à ce fin tacticien qu'à Tarente et Pyrrhus repousse l'armée carthaginoise jusqu'à l'extrémité occidentale de l'île.

Carthage lui offre beaucoup d'or pour qu'il quitte la Sicile mais il refuse.


Statue colossale d'Arsinoé II provenant d'Héliopolis

Mariage de Ptolémée II Philadelphe avec Arsinoé II Philadelphe

Ptolémée II Philadelphe épouse en 277 avant Jésus-Christ ou 274 avant Jésus-Christ Arsinoé II Philadelphe. Elle devient ainsi reine d'Égypte.

C'est ce mariage qui vaut à Ptolémée II l'épithète de Philadelphe, celui qui aime sa sœur.



Mariage d'Eudamidas II avec Agesistrata

Eudamidas II épouse Agesistrata, sa tante. Leurs enfants sont :



Alliance d'Athènes avec Sparte

Guerre chrémonidéenne

Antigone II Gonatas, fermement établi sur le trône de Macédoine, contrôle une grande partie de la Grèce centrale, notamment grâce à des garnisons macédoniennes en Eubée, en Attique au Pirée, et surtout à Corinthe qui lui donnent le contrôle de l'isthme.

En 268 avant Jésus-Christ, Chrémonidès, un des chefs du parti anti-macédonien, fait voter par l'assemblée d'Athènes un décret établissant une alliance avec Sparte dans le but de chasser les Macédoniens de Grèce.

La Guerre chrémonidéenne tire leur nom de Chrémonidès.

Le texte de ce décret montre Athènes agitant la bannière du panhellénisme.

Il désigne Sparte par "Areus et les Lacédémoniens".

De nombreuses cités rejoignent l'alliance :

Athènes cherche à expulser les garnisons macédoniennes d'Attique et du Pirée, tandis que Sparte espère réaffirmer son hégémonie sur les cités péloponnésiennes gouvernées par des tyrannies favorables aux Macédoniens.

Ptolémée II Philadelphe, Roi Lagide, est un allié traditionnel des Spartiates. Ptolémée II Philadelphe se pose en garant de la liberté des Grecs, comme l'a fait son père et prédécesseur. Il réagit probablement à la montée en puissance de la flotte d'Antigone II Gonatas en mer Égée.

Areus Ier parvient à repousser Pyrrhus d'Épire hors de Laconie.



Attaque de Corinthe

Les opérations la Guerre chrémonidéenne ont lieu essentiellement autour de Corinthe, le point fort du dispositif macédonien en Grèce, tenu par le demi-frère du roi, Cratère, et en Attique.

Les Macédoniens détiennent une position clef avec Corinthe et sa puissante forteresse, l'Acrocorinthe, qui leur permet de contrôler les relations terrestres entre le Péloponnèse et la Grèce centrale, mais aussi une partie du golfe Saronique à l'Est et du golfe de Corinthe à l'Ouest.

Elle donne l'avantage aux Macédoniens des lignes intérieures entre les deux fronts de la guerre, celui d'Athènes et celui de Sparte.

La citadelle est commandée par Cratère, demi-frère d'Antigone II Gonatas, tous deux fils de Cratère le compagnon d'Alexandre le Grand.

En 267 avant Jésus-Christ, Areus Ier, Roi de sparte, attaque Corinthe et tente de forcer ce verrou macédonien posé sur l'Isthme.



Première guerre punique

Prises de Messine

Prise de Segeste

Carthage et Rome s'étaient encore entendues pour éliminer Pyrrhus d'Épire qui tentait de relever l'hellénisme occidental.

La Première Guerre punique ou Guerre de Sicile est un conflit ayant lieu entre 264 avant Jésus-Christ et 241 avant Jésus-Christ.

Les Mamertins qu'Agathocle avait quasiment installés à Messine, sont devenus les ennemis de Hiéron II, Roi de Syracuse. Ils ont établi leur hégémonie en Sicile. Ils ont l'appui des Carthaginois.

Assiégés dans Messana (Messine), les Mamertins demandent l'aide de Carthage.

Les Mamertins abandonnent l'alliance avec les Carthaginois au profit des Romains. Ils demandent alors l'aide de Rome contre le Hiéron II.

En 264 avant Jésus-Christ, Hiéron II, avec les Carthaginois, prend la ville. Les Carthaginois y placent une garnison.

Les Romains sont inquiets en raison de la position de Messine, proche des villes grecques d'Italie qui venait de tomber sous leur protection. De l'autre côté du détroit, les Romains fortifient Rhegion (l'actuelle Reggio).

Le sénat ne souhaite pas ouvrir les hostilités avec Carthage, mais le peuple demande d'intervenir.

Le consul Appius Clodius Caudex traverse et prend par surprise la garnison punique de Messine.

Puis il refoule Carthaginois et Syracusains d'Adranon à Centuripe et conquiert plusieurs autres cités de Sicile, notamment Camarina, Palerme, Selinunte.

Alliés, Hiéron II et Carthage luttent difficilement contre les Romains et commence à regrouper les troupes à Agrigente.

Les Romains mené par Claudius et Marcus Valerius Messalla prennent la ville de Segeste.



Alliance Syracuse avec Rome

Au milieu de 263 avant Jésus-Christ, Hiéron II doit accepter un traité de paix assez peu contraignant qui est le début d'une longue alliance entre Hiéron II et Rome. Il doit :

Hiéron II garde son territoire inviolé et les frontières de son royaume en sont renforcées.

Il devient un fidèle allié de Rome, à qui il rendra, par la suite, de grand service en ravitaillant les troupes romaines. En échange, il tire profit du butin des romains.



Liaison d'Acrotatos avec Chilonis

Expédition de Pyrrhus d'Épire à Sparte

La jeune Chilonis quitte Cléonyme pour Acrotatos apparemment avec l'approbation du peuple qui l'incite à donner naissance avec elle à des enfants courageux. Leur enfant est :

Cléonyme fait venir Pyrrhus d'Épire en Laconie en 262 avant Jésus-Christ.

Areus étant alors en expédition en Crète, Acrotatos parvient à repousser Pyrrhus.



Campagne romaine en Afrique

Marcus Atilius Régulus Prisonnier

Mort de Marcus Atilius Régulus

L'armée romaine sous le commandement de Marcus Atilius Régulus établit une base en Afrique du Nord.

En 255 avant Jésus-Christ, Marcus Atilius Régulus avec ses 15 000 hommes remporte une victoire sur une armée Carthaginoise.

Désespérés par les exigences de Marcus Atilius Régulus, les Puniques mettent Xanthippe le Spartiate à la tête de leur troupe. Sans suit une défaite romaine, Marcus Atilius Régulus est fait prisonnier.

Après avoir promis de revenir si les négociations échouent, Marcus Atilius Régulus est envoyé à Rome pour négocier la paix. Il déclare au sénat que continuer la guerre est la meilleur chose à faire et s'en retourne à Carthage comme promis. Marcus Atilius Régulus y est horriblement supplicié et mis à mort.



Mariage d'Antiochos II Théos avec Laodice Ire

Antiochos II Théos épouse Laodice Ire. Leurs enfants sont :



Mariage d'Antiochos II Théos avec Bérénice Syra

La deuxième guerre de Syrie se finit par la récupèration par Antiochos II Théos des territoires enlevés à son père par Ptolémée II Philadelphe et par un mariage.

Antiochos II Théos répudie Laodice Ire

Antiochos II Théos épouse en 253 avant Jésus-Christ Bérénice Syra, fille de Ptolémée II Philadelphe et d'Arsinoé Ire,


Batailles de Drépane

Bataille de Lilybée

Bataille de Drépane

En 250 avant Jésus-Christ, Lilybée est la base navale la plus importante des Carthaginois en Sicile. Rome envisage de la détruire et, pour cela, prépare une expédition de 200 unités récentes.

Carthage, ayant connaissance de ces préparatifs, renforce ses troupes.

Les Romains se présentent devant Lilybée (aujourd'hui Marsala) avec 240 galères et un grand nombre de bâtiments de transport contenant 110.000 hommes.

Pendant ce temps, Carthage prépare un renfort de 4 000 hommes, répartis en 2 groupes dont l'un doit, sous les ordres d'Hannibal, fils d'Hamilcar, forcer l'entrée du port de Lilybée, bloquée par les Romains.

Profitant d'un vent violent, Hannibal entre en force dans le port assiégé, bousculant les bâtiments romains qui craignent de se faire entraîner par le vent avec leurs ennemis.

Le débarquement des troupes s'effectue sans encombre.

Le deuxième groupe, commandé par Adherbal, doit renforcer la garnison de Drépane.

Sa flotte est devant le port.

Les Romains débordés à Lilybée, envisagent d'attaquer Drépane pour affaiblir les forces carthaginoises. L'avant-garde de leur escadre se présente à l'aube devant le port.

Adherbal fait alors appareiller ses unités et les conduit vers une baie située aux pieds de falaises qui se trouvent du côté opposé à celui de l'arrivée des Romains.

Les Romains continuent à faire route vers l'entrée du port jusqu'au moment où ils reçoivent l'ordre de faire demi-tour, alors qu'ils sont déjà engagés dans les passes.

La plus grande confusion s'abat sur l'escadre romaine, et Adherbal en profite pour lancer ses navires contre elle.

Une trentaine de navires seulement peuvent s'échapper, tandis que 93 bâtiments sont capturés.

Peu après, ce succès carthaginois est complété par la destruction d'une flotte romaine de 120 vaisseaux de guerre et 800 bateaux de transport qui fait route pour ravitailler l'escadre romaine occupée au blocus de Lilybée. Elle est surprise par la flotte carthaginoise qui lui barre la route, la contraignant à subir une violente tempête qui la jette à la côte.



Mariage de Démétrios Kallos avec Olympias de Larissa

Démétrios Kallos épouse Olympias de Larissa. Leur enfant est :



Mort de Magas de Cyrène

Mariage de Démétrios Kallos avec Bérénice II de Cyrène

Démétrios Kallos Roi Cyrène.

Magas de Cyrène meurt en 250 avant Jésus-Christ.

Démétrios Kallos épouse Bérénice II de Cyrène.

Démétrios Kallos devient Roi Cyrène.



Révolte d'Alexandre

Antigone II Gonatas confirme son commandement de la garnison de Corinthe à Alexandre, le fils de Cratère.

Mais, en 249 avant Jésus-Christ, Alexandre se révolte et entraîne avec lui les cités d'Eubée en échange de leur liberté, compromettant la domination macédonienne sur la Grèce centrale.

En Grèce, Antigone II Gonatas ne cherche pas à s'opposer frontalement à la Ligue étolienne, mais se contente d'assurer son contrôle sur une série de garnisons portuaires qui lui assurent une route maritime vers le Sud : Chalcis, le Pirée et Corinthe.

La révolte d'Alexandre représente un coup important à ce système défensif.



Hamilcar Barca en Sicile

En 247 avant Jésus-Christ, Hamilcar Barca, chargé de contrecarrer les romains, débarque soudainement au nord-ouest de l'île avec une petite force de mercenaires. Il saisit une position forte sur le mont Hercté ou Heirktê (Monte Pellegrino), près de Panormus (Palerme).

Non seulement, il se maintient contre toutes les attaques et porte ses incursions jusqu'à la côte de l'Italie du sud.

Ses actions forcent les Romains à retirer le gros de leurs troupes du port de Lilybée (aujourd'hui Marsala), libérant de la sorte une importante voie de ravitaillement des Carthaginois.


Bérénice II - Glyptothèque de Munich

Mort de Ptolémée II Philadelphe

Ptolémée III Évergète Ier Pharaon

Mariage de Ptolémée III Évergète Ier avec Bérénice II de Cyrène

Ptolémée II Philadelphe meurt en 246 avant Jésus-Christ.

Ptolémée III Évergète Ier, son fils, lui succède et devient pharaon.

Ptolémée III Évergète Ier épouse en 246 avant Jésus-Christ Bérénice II de Cyrène, héritière du royaume de Cyrène. Leurs enfants sont :

Bérénice II de Cyrène exerce une corégence entre 246 avant Jésus-Christ et 222 avant Jésus-Christ.

Elle est la première reine à battre monnaie à son effigie.



Aratos de Sicyone Stratège de la ligue Achéenne

En 245 avant Jésus-Christ, Aratos de Sicyone devient stratège de la ligue Achéenne qui regroupe une soixantaine de cités-états de Grèce.

La ligue, avec l'aide de Ptolémée III Évergète Ier, tente de libérer le Péloponnèse du joug macédonien.



Prise de Corinthe

La fin du règne d'Antigone II Gonatas est marquée par la montée en puissance de la Ligue achéenne.

En 243 avant Jésus-Christ, Aratos de Sicyone réussit à s'emparer de l'Acrocorinthe par un coup de main audacieux et en chasse la garnison macédonienne.

Corinthe, les cités de Mégare, d'Épidaure et de Trézène rejoignent la Ligue achéenne.

Le contrôle de la route maritime vers le Sud par Antigone II Gonatas est une nouvelle fois mis en défaut par la prise de Corinthe.

Antigone II Gonatas reste étonnamment passif après ce revers.

Antigone II Gonatas et se contente de faire la paix avec la Ligue étolienne qu'il pousse à attaquer les Achéens, entre 243 avant Jésus-Christ et 240 avant Jésus-Christ.

Aratos de Sicyone lutte donc contre les Étoliens.



Mariage de Séleucos II Callinicos avec Laodice II

Séleucos II Callinicos épouse Laodice II, fille d'Andromachos ou Andromachus de Perse. Leurs enfants sont :



Naissance de Séleucos III Sôter

Séleucos III Sôter ou Keraunos ou Ceraunus naît en 243 avant Jésus-Christ, fils de Séleucos II Callinicos avec Laodice II.

Il se nomme Alexandre à sa naissance.



Guerre des mercenaires

Bataille du défilé de la Scie

Hamilcar Barca Maître de Carthage

Construction des jardins d'Hamilcar

Durant la première guerre punique, les Carthaginois se servaient d'armées composées principalement de mercenaires, dont ils réglaient le paiement après la victoire.

Mais la première guerre punique est une écrasante défaite carthaginoise et les Romains leur ont imposé le versement d'une énorme indemnité de guerre qui provoque une crise économique. Les dirigeants ne peuvent pas régler près de 20 000 mercenaires.

Les nombreux mécontents se révoltent :

Ils sont dirigée par :

Certains d'entre eux ont été les compagnons de combat d'Hamilcar Barca, contre Rome, en Sicile.

Ils décident de se servir sur le pays, et ravagent les côtes nord-africaines. Ils font le siège de Carthage et s'emparent de quelques autres villes comme Utique et Bizerte.

On rappelle Hamilcar Barca pour mater la révolte. Il hésite à combattre ses propres troupes mais les exactions des rebelles sur des mercenaires carthaginois restés fidèles le convainquent.

Le gouvernement engage donc de nouveaux mercenaires, 10 000 hommes et 70 éléphants, et les confie à Hamilcar.

Rome, de peur que la seconde ville de Méditerranée occidentale ne tombe sous les coups d'insurgés et ne disparaisse, mettant ainsi fin à un florissant commerce entre les deux villes, accepte de livrer certains prisonniers de guerre puniques et refuse d'aider les révoltés.

Hiéron II n'hésite pas à ravitailler l'armée punique d'Hamilcar pour mater la révolte des mercenaires.

Giscon, un noble carthaginois, est envoyé en parlementaire. Il est capturé, ses mains et ses pieds sont tranchés, puis il est jeté vivant dans une fosse, comme 7 000 autres Carthaginois.

En représailles, Hamilcar Barca fait, écraser les prisonniers qu'il détient par ses éléphants. C'est de là que provient le surnom de guerre inexpiable.

En 238 avant Jésus-Christ, par une guerre de harcèlement, Hamilcar Barca conduit les révoltés sous le commandement de Spendios dans un défilé désert, dit de la Hache ou de la Scie).

Hamilcar assiège la vallée avec l'aide de la cavalerie numide du prince Navarase.

Affamés, les mercenaires en sont réduits à manger de la chair humaine.

Hamilcar demande à voir certains généraux des armées insurgées pour leur proposer la Paix des Braves. Ceux-ci sont immédiatement crucifiés.

Entre temps, les soldats, ne voyant pas leur généraux revenir, croient à la trahison et supplicient les généraux restants, pour se venger.

Après ce succès, Hamilcar jouit d'une telle influence parmi les milieux populaires et patriotiques que ses adversaires ne peuvent lui refuser le commandement en chef de l'armée ni l'empêcher de s'imposer comme le maître de Carthage.

Il est le fondateur de la dynastie des Barcides.

Hamilcar Barca fait réaliser les célèbres jardins d'Hamilcar à Mégara, faubourg de Carthage.



Alliance contre la Macédoine

Aratos de Sicyone s'allie avec les Étoliens contre Démétrius II Etolicus en 238 avant Jésus-Christ.

Aratos de Sicyone fait entrer dans l'alliance contre la Macédoine presque toute la Grèce centrale.



Conflit entre Antiochos Hiérax et Attale Ier Sôter

Antiochos Hiérax entre en conflit avec Attale Ier Sôter, Roi de Pergame, qui s'empare de la plupart de ses possessions en 228 avant Jésus-Christ.



Campagne de Cléomène III contre la ligue achéenne

Cléomène III tente d'endiguer l'avancée des Achéens avec une certaine réussite, puisque la Ligue lui propose en 226 avant Jésus-Christ de prendre sa tête. Mais une maladie l'empêche de profiter de cet avantage.



Traité avec Rome

En 226 avant Jésus-Christ, le Sénat romain, alerté par les Grecs d'Emporion, s'émeut de la puissance d'Hasdrubal le Beau et adresse à Carthagène un ultimatum.

En même temps, le Sénat conclut un traité avec le parti aristocratique au pouvoir à Sagonte, la plus évoluée des villes ibères.

Ce traité est attaqué par la faction populaire mais les Romains font sauvagement exécuter les chefs des opposants. Hasdrubal doit accepter les conditions du Sénat. Il conclut un traité avec Rome, par lequel il s'engageait à ne pas franchir l'Èbre.

Hasdrubal le Beau n'en poursuit pas moins sa politique et continue à nouer des relations avec les princes ibères d'au-delà du Júcar.

Ses agents aident Indibilis à fédérer les tribus de Catalogne et Édecon à réunir sous son sceptre celles d'Aragon. Son but est d'isoler les amis de Rome bloqués dans leurs villes côtières par les tribus hostiles.



Prise d'Argos et de Corinthe

Constitution de la Ligue hellénique

Cléomène III s'empare d'Argos et de Corinthe en 223 avant Jésus-Christ.

Aratos de Sicyone fait appel à Antigone III Doson, Roi de Macédoine. Le prix de l'alliance avec les Macédoniens est la ville de Corinthe et celle de Mégare.

À l'initiative d'Antigone III Doson, la Ligue hellénique est constituée. Elle est dirigée contre Sparte et la Ligue des Étoliens.

Les Macédoniens traversent l'isthme de Corinthe.

Cléomène III est chassé d'Arcadie.



Mariage d'Antiochos III Mégas avec Laodice III du Pont

Antiochos III Mégas épouse en 222 avant Jésus-Christ Laodike ou Laodice III du Pont. Leurs enfants sont :

Son mari lui fait décerner les plus grands honneurs en organisant pour elle un culte dans chaque satrapie.



Mort de Ptolémée III Évergète Ier

Ptolémée IV Philopator Pharaon

Mariage de Ptolémée IV Philopator avec Arsinoé III

Mort de Bérénice II de Cyrène

Ptolémée III Évergète Ier meurt en 221 avant Jésus-Christ. Ptolémée IV Philopator, son fils, lui succède et devient Pharaon.

Ptolémée IV Philopator épouse Arsinoé III, sa sœur.

De caractère colérique et violent, Ptolémée IV Philopator règne par l'intermédiaire de ses ministres Sosibe ou Sosibios, un Grec qui a déjà servit son père, et Agathoclès.

Sur les conseils de Sosibe ainsi que ceux de sa maîtresse Agathocleia, Ptolémée IV Philopator fait assassiner sa sœur Bérénice, son frère Magas ainsi que son oncle Lysimaque.

Bérénice II de Cyrène meurt en 221 avant Jésus-Christ, assassinée sur ordre de Ptolémée IV Philopator, son fils.


Hannibal Barca jeune - Bronze de Volubilis - musée de Rabat Scipion L'Africain - Musée de l'Acropole

Deuxième guerre punique

Entre 219 avant Jésus-Christ et 201 avant Jésus-Christ, la seconde guerre punique a pour but la domination de la Méditerranée.

Hamilcar Barca a deux fils :

Hannibal Barca, général Carthaginois, fort des richesses ibériques, espère les alliances gauloise et campanienne. Il demande l'aide aux Boïens et aux Insubres, qui garderont les cols des Alpes et Pyrénées contre de l'argent.

Les Boïens et Insubres se joignent à Hannibal, puis vient le tour des Ligures.

Hannibal projette de séparer de Rome ses alliés de Campanie et d'Italie méridionale, en ébranlant la Confédération italique avec l'aide des Celtes.



Fondation des colonies de Crémone et de Plaisance

Les colonies de Crémone et de Plaisance (Placentia) sont fondées par les romains en 218 avant Jésus-Christ sur le rivage droit, au nord du Pô, avant-postes militaires contre les invasions des Gaulois

Elles s'insèrent comme un coin entre les aires d'influence des deux populations celtiques, permettant aux nouveaux arrivés, formellement alliés avec les Cénomans, de conquérir progressivement le territoire.


Marche d'Hannibal

Début de la marche sur Rome

En mai 218 avant Jésus-Christ, Hannibal quitte Carthagène et franchit l'Èbre avec une armée de 40 000 hommes environ, dont la cavalerie et un grand nombre d'éléphants. Il entreprend sa marche sur Rome.

Les consuls romains, Tiberius Sempronius Longus et Publius Cornelius Scipio ont planifié 2 opérations simultanées.

Scipio part de Pise avec 2 légions pour la péninsule ibérique, y couper les sources d'approvisionnement d'Hannibal.

Sempronius se rend en Sicile pour débarquer en Afrique à la manière d'Agathocle et Regulus mais avec plus de succès.

Les Romains s'emparent de Naples.

Hannibal remonte vers le Nord en négligeant les comptoirs d'Emporion et Rhodes, et rencontre une vive résistance des Ibères de Catalogne.

Hannibal passe avec des pertes sensibles et il laisse à un officier nommé Hannon, le gouvernement de la région avec 10 000 fantassins et 1 000 cavaliers.



Franchissement des Pyrénées

C'est avec environ 50 000 fantassins et 9 000 cavaliers, qu'Hannibal franchit les Pyrénées au col du Perthus.

Il rencontre les Volques Arécomices qui viennent de conquérir ce territoire. La plupart des Celtes accueillent volontiers les Carthaginois dont la venue a été annoncée par les agents d'Hannibal.



Franchissement du Rhône

Les Salyens sont aussi bienveillants et l'armée d'Hannibal atteint le Rhône en août 218 avant Jésus-Christ, vers Orange.

Là, une armée gauloise se tient en position de l'autre côte du fleuve.

Les dirigeants de Massalia ont envoyé un message au consul Scipio qui vient de débarquer dans le Delta avec 3 légions et soixante galères.

Massalia lui fournit des vaisseaux et des hommes.

Pour ne pas être pris entre deux ennemis, Hannibal envoie en toute discrétion, un détachement vers le Nord avec l'ordre de traverser en un endroit paisible et revenir vers le Sud attaquer au moment où les premières barques accosteront.

Les hommes traversent en barque, les chevaux à la nage mais les éléphants sont effrayés. Il faut construire des radeaux et les recouvrir de terre et d'herbe.

La manoeuvre est parfaitement exécutée et les Gaulois attaqués sur deux fronts subissent de lourdes pertes.

Le consul Scipio, apprenant qu'Hannibal tente de traverser le fleuve, se presse vers le Nord et rencontre une troupe de 500 cavaliers numides. Son avant-garde la bouscule, Scipio s'imagine qu'il a fait fuir Hannibal.

Publius Scipio le poursuit en vain. Ainsi la région est à peine touchée par cette invasion.



Renfort de Gaulois Cisalpins

Mais les Boïens et les Insubres venaient de se soulever et furieux de l'installation récentes de colons romains à Crémone et Plaisance, attaquaient ces deux cités et expulsaient les colons vers Modène.

Les Gaulois viennent rejoindre l'armée d'Hannibal.

Hannibal s'allia avec les pays soumis de Rome (Gaulois, Étrusques et même Italiens).

Quand le carthaginois repart en guerre, juste avant l'hiver, ses troupes viennent d'être significativement renforcées par des Gaulois.

Chez les Romains, c'est l'inquiétude d'autant que Capoue, sa rivale économique, s'oppose à Rome.

La flotte et les troupes parties en Sicile, sont rappelées mais l'expédition en péninsule ibérique, conduite par Cneius Scipio bénéficie de 2 légions.

Publius Scipio, de retour de Massalia, revient en Italie pour faire face à la nouvelle révolte gauloise. Il est doté de 2 nouvelles légions, soit un total inégalé de 6 légions actives.



Révolte des Gaulois

A la suite de cette victoire les Sénons rejoignent la révolte.

Les socii gaulois, environ 2 000 fantassins et 200 cavaliers, tuent les légionnaires qu'ils peuvent et leur coupent la tête. Ils passent à l'ennemi avec leurs trophées sanglants.

Mais les Vénètes et les Cénomans, les peuples les plus importants de la région, restent alliés de Rome et maintiennent une pression sur le territoire des Boïens et des Insubres.



Bataille de la Trébie

Après sa défaite dans l'engagement du Tessin, Publius Cornelius Scipion s'était replié sur la Trébie.

Avant que ce dernier ne le rejoigne mi-décembre, Scipion subit des défections parmi ses alliés gaulois tandis qu'Hannibal accumulait au contraire les ralliements de guerriers celtes.

Publius Cornelius Scipio, remis de ses blessures et Tiberius Sempronius Longus se rejoignent à Plaisance où ils regroupent 2 légions consulaires fortes de 16 000 légionnaires et 20 000 alliés cénomans. Ils ont un effectif comparable aux Carthaginois avec une infériorité en cavalerie.

En décembre 218 avant Jésus-Christ., le jour du solstice d'hiver, la bataille de la La Trébie (Trebbia), un affluent du Pô, à l'ouest de Plaisance en Italie du nord, oppose :

soit environ 40.000 hommes de chaque côté.

Scipion préférait laisser jouer le temps alors qu'Hannibal devait agir pour conserver à ses troupes leur cohésion et leur motivation.

Hannibal provoque Sempronius en dévastant des villages gaulois restés fidèles à Rome et en laissant les Romains remporter une escarmouche de cavalerie qui est interprétée comme un heureux présage.

À l'aube, Hannibal envoie sa cavalerie numide franchir la Trébie et provoquer les Romains. Tiberius Sempronius Longus, pressé de se couvrir de gloire, improvise aussitôt une sortie mal préparée. Sous la neige, les Romains, souffrent de faim et du froid, traversent les eaux glaciales de la Trébie.

Dès l'aube, Tiberius Sempronius Longus dispose ses troupes dos au fleuve selon l'ordre de bataille romain habituel :

En face, Hannibal veille à ce que tous ses hommes prennent un repas chaud et soient protégés du froid en s'enduisant le corps d'huile.

Hannibal répartit ainsi ses forces :

Un détachement de 1 000 cavaliers et 1 000 fantassins, commandé par Magon est dissimulé en embuscade dans un repli de terrain, à l'arrière et à droite des Romains.

Au centre, l'infanterie romaine, en formation classique, vélites, hastati, principes et triaires, se lance à l'attaque; la mêlée est longtemps incertaine puis les Romains enfoncent le centre adverse.

Sur les ailes, les éléphants, la cavalerie et l'infanterie légère attaquent et repoussent la cavalerie romaine qui s'enfuit laissant à découvert les flancs de l'infanterie.

Les troupes montées puniques et les frondeurs Baléares se retournant, s'attaquent au flanc de la légion.

Enfin, Magon, sort de sa cachette et se précipite sur les arrières de l'infanterie romaine.

Les légionnaires tentent de passer entre les mailles du filet et arrivés au fleuve ne peuvent le traverser car il est en crue. Au prix de lourdes pertes, Sempronius se replie à Lucques avec 10 000 rescapés.

Plutôt que retraverser la rivière glacée, les Romains percent l'infanterie adverse. Tite-Live parle de déroute et de désastre. Les survivant se rassembleront à Plaisance.

La victoire est largement acquise aux Carthaginois mais tous leurs éléphants meurent par blessures ou de froid.

Hannibal est le maître en Cisalpine en dépit de l'hostilité des Vénètes et des Cénomans.

Hannibal renvoie les italiens prisonniers sans rançon et leur annonce qu'il est venu leur apporter la liberté.

Le soulèvement de la Cisalpine lui apporte des puissants renforts gaulois, 60 000 fantassins et 4 000 cavaliers.



Prise de Tarragone

Dès 218 avant Jésus-Christ, en Espagne, Cneius Scipio entre en péninsule ibérique avec 2 légions, et bat Hannon et ses alliés Ibères. Il prend Tarragone et en fait sa capitale.



Quatrième guerre de Syrie

Antiochos III Mégas marcher sur les possessions égyptiennes. Sans que Ptolémée IV Philopator ne le combatte, Antiochos III Mégas s'empare de plusieurs ports importants comme Seleucie-en-Pierie, Tyr et Ptolémaïs.

En 218 avant Jésus-Christ, Antiochos III Mégas s'empare de la Coelé-Syrie (Liban) grâce à la trahison du gouverneur de la ville et de la Palestine.

Laissant croire à Antiochos III Mégas qu'il le redoute, Ptolémée IV Philopator envoie des émissaires pour lui proposer de signer un traité de paix à Antioche avec des délégations corinthiennes, rhodienne et athéniennes.

Profitant de ce répit, Ptolémée IV Philopator réorganise son armée totalisant 62 000 soldats:



Franchissement des Apennins et des marécages de l'Arno

Hannibal passe l'hiver 218-217 avant Jésus-Christ près de Bologne mais n'en attend pas la fin

En 217 avant Jésus-Christ., Hannibal franchit la chaîne montagneuse des Apennins et traverse les marécages de l'Arno.

La difficulté du trajet lui fait craindre les désertions. De ce fait, il adopte un l'ordre de marche suivant :

Une épidémie atteint l'armée d'invasion. Hannibal qui ne peut se faire soigner, y perd un oeil.



Désignation de Quintus Fabius Maximus comme dictateur

A Rome, les nobles et les paysans sont paniqués, les ennemis n'étant pas très loin de la ville. Ils vont une nouvelle fois chercher des mercenaires dans les campagnes.

Hiéron II fait parvenir à Rome : 1 000 mercenaires archers et frondeurs, ainsi que 300 000 boisseaux de blé et deux cent mille boisseaux d'orge.

Rome réagit rapidement.

Le Sénat confie à l'assemblée populaire des Comices le soin d'élire un prodictateur avec les pleins pouvoirs, pour une période de 6 mois. Les Romains nomment Quintus Fabius Maximus.

Alors que Publius Cornélius Scipio et Caius Flaminius étaient des bouillants fonceurs, Quintus Fabius Maximus est conscient de la supériorité d'Hannibal sur le champ de bataille et adopta une tactique très prudente. Évitant toute bataille décisive avec les troupes carthaginoises, il réussit à maintenir Hannibal aux aguets, donnant ainsi aux Romains le temps de se remettre de leurs échecs militaires.

Partisan d'épuiser l'armée punique en économisant la vie de ses soldats, Il sera surnommé Cunctator (le Temporisateur).

Il décide de nouvelles levées et enrôle deux légions qui s'ajoutent aux troupes que Servilius a ramené à Rome. Il renforce les défenses de la Ville.

La flotte punique ayant capturé des navires de commerce apportant des approvisionnements pour l'armée, les vaisseaux prêts sont envoyés poursuivre la flotte ennemie et protéger les côtes en embarquant les recrues âgées de moins de 35 ans.

Un adjoint est choisi comme maître de cavalerie, Marcus Minucius Rufus.

Rome mobilise les dieux : Jupiter, Junon, Minerve, Mars, Apollon et Saturne. On introduit même à Rome le culte du dieu punique Baal !



Siège de Spolète

Hannibal équipe ses Africains avec les armes des romains mis hors de combat. L'unité de combat cesse d'être la phalange et devient une petite unité.

Hannibal assiège Spolète et abandonne devant la solidité des remparts.



Insurrection en Sardaigne

L'indigène Hanspicora déclenche l'insurrection générale mais la marine romaine interdit aux navires puniques tout soutien aux insurgés.

Servilius Geminus, avec deux légions, écrase le mouvement puis rallie Rome et renforce le dispositif de Quintus Fabius Maximus.



Bataille de Raphia

Traité d'Antioche

Antiochos III Mégas marche alors à la rencontre de Ptolémée IV Philopator. Le 22 juin 217 avant Jésus-Christ, les deux armées s'affrontèrent près de Raphia ou Rapihiu (Rafa), une ville de Palestine, au sud de Gaza.

L'armée égyptienne compte un fort centre comprenant la phalange et les mercenaires grecs. Les éléphants et la cavalerie sont massés sur les ailes.

L'effectif total atteint 62 000 soldats mais manque d'homogénéité.

Plus mobile, l'armée séleucide dispose d'une supériorité quant aux éléphants et à la cavalerie qui sont massés sur les ailes. Antiochos III Mégas a massé sa cavalerie lourde (4 000 cavaliers) sur la droite de son armée et s'est joint à elle.

Le plan d'Antiochos III Mégas vise à :

Les éléphants indiens, plus forts et plus nombreux (60 contre 40), enfoncent les éléphants d'Afrique et l'aile gauche égyptienne qui est en déroute. Antiochos III Mégas se lance à la poursuite de cette aile gauche avec son escadron de cavalerie lourde, croyant avoir aperçu son ennemi dans les fuyards.

Ptolémée IV Philopator, en fait se trouve au milieu de son armée et donne l'ordre à son aile droite, commandée par le général Echecratès, d'attaquer l'aile gauche séleucide qu'elle met en déroute. La phalange égyptienne attaque alors son équivalent séleucide déjà aux prises avec la cavalerie et va faire la décision. La phalange séleucide ne tient pas.

Lorsqu'Antiochos III Mégas revient après sa folle poursuite, il ne peut que constater la lourde défaite de son armée.

Ptolémée IV Philopator,ne pousse pas plus loin son avantage et sa campagne militaire se transforme en voyage d'agrément. Le Pharaon se rend à Jérusalem sur l'invitation de son gouverneur.

Sosibios part signer avec Antiochos III Mégas le traité de paix d'Antioche qui redonne à l'Égypte ses possessions syriennes.



En Espagne

Bataille navale de aux bouches de l'Èbre

En 217 avant Jésus-Christ, Cneius Scipio est renforcé par les troupes que lui apporte Publius Scipio.

Les frères Scipio montent une opération combinant l'armée et la marine.

Les 35 navires de Cneius Scipio, avec le concours des marins massaliotes, bat Himilcon et ses 40 vaisseaux "cuirassés" lors d'une bataille navale aux bouches de l'Ebre

L'armée romaine s'approche de Sagonte.



Nouveau consuls à Rome

Fabius remet ses pouvoirs au terme des 6 mois prévus.

En mars 216 avant Jésus-Christ, les nouveaux consuls ont des conceptions opposées.

Par des levées exceptionnelles, Rome parvient à équiper 8 légions, soit avec les alliés, un effectif inégalé de 80 000 hommes.

L'objectif reste le même : capturer en Espagne les sources d'approvisionnement d'Hannibal et faire la guerre sous les murs de Carthage. En un mot terminer rapidement la guerre.



Bataille de Cannes

Hannibal descend vers l'Apulie en vivant sur le pays et se saisit d'un magasin de blé destiné aux armées romaines à Cannes.

Les armées des 2 consuls le rejoignent, chaque consul commandant un jour sur deux.

Le 2 août 216 avant Jésus-Christ, 80 000 soldats romains dont 6 000 cavaliers font face à 50 000 hommes de l'armée d'Hannibal dont 10 000 cavaliers, au bord de l'Aufidus ou Aufide, (aujourd'hui Ofanto), non loin du village de Cannae (Cannes).

Hannibal déploie son infanterie légère pour former un rideau protecteur en 1ère ligne.

Disposant de fantassins moins nombreux, il ne peut opposer à l'infanterie romaine un corps de bataille d'égale puissance. Pour éviter tout risque d'enveloppement, il doit étirer son front sur la même largeur que le front adverse. De ce fait, sa ligne de bataille est moins profonde et moins résistante.

De cette faiblesse, Hannibal fait l'élément offensif de son dispositif.

Il partage en deux corps d'égale importance son infanterie lourde africaine l'unité la plus solide de ses troupes à pied.

Au centre, Hannibal dispose les fantassins Gaulois et Ibères rangés par compagnies alternées.

Il place ces corps africains à droite et à gauche, de part et d'autre du centre, mais en retrait par rapport à lui. Ainsi, Hannibal propose une cible et ménage une flexibilité potentielle.

Aux ailes est mise en place la cavalerie.

Prenant comme adjoint son frère Magon, Hannibal se réserve le commandement de l'infanterie centrale, où il sait que se déroulera la phase la plus délicate de la manoeuvre qu'il a en tête.

D'abord l'infanterie légère romaine formée de 10 000 vélites s'opposent à 3 000 frondeurs baléares protégés chacun par un lancier. La précision et la cadence de tir des frondeurs peu à peu détruit les vélites romains.

Sur le flanc droit, la cavalerie lourde d'Hasdrubal attaquent les cavaliers romains plus faibles qui se battent vaillamment mais finissent par être jetés dans l'Aufide ou dispersés.

À ce moment, les avant lignes s'étant repliées de part et d'autre, les deux masses d'infanterie avancent l'une contre l'autre.

Au centre, comme prévu par Hannibal, l'infanterie ibère et gauloise cède du terrain devant l'infanterie romaine en surnombre et mieux équipée qui se porte si loin en avant qu'elle se retrouve encastrée entre les deux corps de fantassins africains. Puis le centre gaulois s'arrête de reculer.

Les premiers rangs romains sont anéantis et les lourds piquiers romains mènent l'attaque.

Les deux corps de fantassins africains opèrent alors une conversion vers le centre pour attaquer de flanc l'ennemi ainsi engagé.

Simultanément, les cavaliers d'Hasdrubal, après avoir mis en déroute l'aile droite romaine, s'en prennent à l'aile gauche, qui avait d'abord résisté aux Numides qui lui étaient opposés, mais se débande quand elle est ainsi prise en tenaille.

Marhabal et ses cavaliers poursuivent et anéantissent les débris de la cavalerie ennemie.

La cavalerie lourde d'Hasdrubal revient avec ses cavaliers espagnols pour prendre à revers l'infanterie romaine déjà prisonnière de la nasse qu'a modelée dès le début de la bataille la tactique d'effacement du centre. Les légionnaires sont encerclés : les javelots des cavaliers s'ajoutent aux glaives courts de l'infanterie et aux flèches et balles de frondes. La boucherie commence.

Les pertes romaines sont de trente mille à cinquante mille hommes, le nombre des prisonniers est de dix mille.

Aemilius Paulus et Servilius sont morts ainsi que 2 questeurs, 29 tribuns et 80 sénateurs.

Varron qui ne décédera qu'après 200 avant Jésus-Christ, réussit à s'échapper avec ce qui restait des forces romaines.

Seule la légion du jeune Scipio qui a refusé d'entrer dans la fournaise réussit à s'échapper, Hannibal ne les poursuit pas trop occupé à attaquer le camp romain et ses 10 000 soldats romains dont 8 000 se rendent rapidement.

Du côté punique, Hannibal subit 6 700 pertes, surtout chez les Gaulois et les Ibères.

Parmi les prisonniers, les Italiens, non romains sont renvoyés chez eux.

En trois rencontres, Hannibal a anéanti 15 % des réserves mobilisables de l'Italie entière.



Faibles renforts pour Hannibal

Magon, autre frère d'Hannibal, intervient à Carthage pour annoncer la victoire de Cannes et demander de manière pressante des renforts et des armes de siège en nombre suffisant.

Il n'obtient que 12 000 fantassins, 1 500 cavaliers 20 éléphants et 1 000 talents d'argent, avec mission de passer par l'Espagne, la Gaule et de déferler sur l'Italie.



Ralliement à Hannibal de la majeure partie de l'Italie du Sud

La victoire d'Hannibal détache des Romains une partie des Apuliens, beaucoup de Samnites, des Lucaniens, des Bruttiens.

Marcus Claudius Marcellus marche vers Capoue avec toutes les troupes disponibles mais Hannibal l'a devancé et obtenu la soumission de la seconde ville italienne malgré la réticence de sa noblesse liée à Rome.

Capoue accueille chaleureusement Hannibal mais refuse qu'on enrôle ses citoyens.

La majeure partie de l'Italie du Sud se rallie mais pas les Grecs ainsi Rhegium, Thurium, Metaponte et Tarente refusent d'ouvrir leurs portes par traditionnelle hostilité envers les Puniques.



Gélon Co-régent

Hiéron II fait parvenir un ravitaillement important à Rome.

L'héritier de Hiéron II est son fils Gélon qu'il a nommé co-régent. Gélon complotait pour une alliance avec les Carthaginois mais en 216 avant Jésus-Christ, sa mort subite mis un terme à ces tractations.



Échecs d'Hannibal

Hannibal marche sur Neapolis (Naples), mais ne réussit pas à prendre la cité.

Naples qui reçoit une garnison romaine, les cités côtières et celles du Nord de la Campanie restent fidèles à Rome qui reprend la tactique de harcèlement du Cunctator.

Marcellus a réussi à devancer et repousser Hannibal de Nola avec pertes. Cette victoire insignifiante produit un effet moral disproportionné.

Hannibal assiège et prend Nucérie, Acerra.

Au printemps 216 avant Jésus-Christ, après un long siège, il pred Casilinum, clef du Vulturne.

Hannibal passe l'hiver 216-215 avant Jésus-Christ à Capoue.



Hannibal en Campanie

En 215 avant Jésus-Christ, Hannibal échoue devant Cumes.

Hannibal doit parcourir la Campanie pour protéger ses alliés.

En 215 avant Jésus-Christ, résistance de Nole (automne) ; réddition de Locres et de Crotone

Il a besoin de renforts que Carthage, mené par Hannon, consent chichement à lui envoyer et que la marine romaine empêche d'arriver en nombre.

Hannibal est déçu par l'attitude du Sénat de Carthage qui lui refuse ce qu'il demande avec ténacité. Cette attitude tranche avec l'intense mobilisation qui soutient la défensive.

En 215 avant Jésus-Christ, Bomilcar lui envoie par le port de Locres, un renfort de 4 000 Numides, des éléphants et de l'argent. Il étend sa domination sur l'Italie du Sud.

Il ne parvient pas à attirer l'armée romaine dans une bataille et renonce à défendre Capoue.

Les ports italiens restent contrôlés par Rome.

Hannibal est surveillé en permanence par 3 armées romaines :



Alliance d'Hannibal avec Philippe V et première guerre de Macédoine

Paix de Phoeniké

En 215 avant Jésus-Christ, Philippe V de Macédoine envoie vers le Punique une ambassade et conclut une alliance avec lui. Philippe s'engage à traverser l'Adriatique avec une flotte de 200 vaisseaux.

Mais le représentant de Philippe V de Macédoine est capturé par les Romains qui sont vite informés, la supériorité maritime romaine empêche les Macédoniens de soutenir Hannibal.

Rome agit contre Philippe V de Macédoine.

Les Romains débarquent près d'Appolonia qu'assiège le roi, c'est le début de la 1ère guerre de Macédoine. Rome use de diplomatie et une vaste coalition grecque menace Philippe V.

Cette guerre dure jusqu'en 205 avant Jésus-Christ où Philipe V signe avec Rome la paix de Phoeniké.



Rome refuse la paix

Hannibal propose au Sénat romain de traiter avec lui, c'est un refus et une humiliation. Rome ne veut pas qu'on imagine que la paix soit possible !

Rome n'a pas admis la défaite et a tenu bon, même sans Capoue, son économie lui a permis de poursuivre la guerre et de reconstituer une armée de 200 000 soldats.

Il a fallu recruter large, des adolescents (de 17 à 50 ans), des criminels et même 8 000 esclaves achetés et armés. Les alliés latins sont sollicités pour défendre la République.

Le Sénat a interdit les rassemblements et les manifestations excessives de deuil. Rome évite la bataille rangée et refuse de payer la rançon pour récupérer les prisonniers.



En Sardaigne

En 215 avant Jésus-Christ, la Sardaigne qui s'est à nouveau soulève, est soumise par Rome.

Titus Manlius Torquatus débarqué avec une armée, détruit la force punique qui a secouru Hanspicora.



Règne et mort de Hiéronymos

Adranodoros, gendre de Hiéron II, assume d'abord la totalité du pouvoir. Mais Hiéronymos ne tarde pas à régner seul.

Il reçoit successivement :

Les messagers de Carthage promettent beaucoup Hiéronymos recevra toute la Sicile s'il assure la victoire d'Hannibal en Italie.

En 215 avant Jésus-Christ, le jeune roi les écoute et déclare la guerre à Rome et se dirige vers Léontinoï, entre Syracuse et l'actuelle Catane, avec 15 000 hommes.



Le Sénat de Syracuse renoue l'alliance avec Rome

Le premier souci de la république de Syracuse est de renouer avec Rome et de faire savoir à Appius Claudius qu'elles sont prêtes à restaurer l'ancienne alliance.



L'opinion flotte entre Rome et Carthage

Le nouveau consul Marcus Claudius Marcellus est envoyé et débarque en Sicile pour la contrôler.

Les envoyés d'Hannibal, Hippocratès et Épicydès, remplacent au sénat Adranadoros et Thémistos.

Des négociations sont en cours avec Appius Claudius qui vient d'envoyer des messagers à Marcus Claudius Marcellus, lui enjoignant de conclure l'alliance.

Au même moment, une flotte carthaginoise se présente au cap Pachynon, à l'extrémité sud de la Sicile, pendant qu'Appius Claudius, avec 100 navires, croise au large de Syracuse.

La présence de la flotte romaine est accueillie comme une provocation par les.Syracusains.

Un certain Apollonidès réussit pourtant à les calmer et à les persuader de conclure le traité prévu avec Marcellus.



En Espagne

Bataille de Dertosa

A Dertosa, en 215 avant Jésus-Christ, Hasdrubal, tentant de rejoindre le Nord de l'Espagne, marche avec une armée de 30 000 soldats, espagnols pour moitié et rencontre les proconsuls Gnaeus et Publius Scipio et leurs 6 légions : 30 000 soldats romains et alliés italiens accompagnés d'un millier d'auxiliaires espagnols.

Hasdrubal place :

Le centre romain est bien plus fort que son adversaire et il remporte la décision en "cassant" l'infanterie espagnole avant que la cavalerie carthaginoise se défasse de son ennemi, inférieur en nombre 3 000 contre 4 000.

Cette défaite fait basculer de nombreux chefs Celtibères.

Magon, prêt à prendre la mer pour rejoindre Hannibal, avec 12 000 fantassins, 1 500 cavaliers et 20 éléphants est détourné vers l'Espagne. Ces renforts vont faire cruellement défaut à Hannibal

Magon permet à Hasdrubal de reconstituer son armée.



Renforts carthaginois

Hannibal comprend maintenant que la Sicile est devenue lé principal théâtre d'opérations.

Hannibal demande à Carthage que d'importants renforts soient dirigés vers l'île. Carthage dépêche Himilcon, probablement un mercenaire grec au service de Carthage, et Hippocrate sur l'île avec 25 000 fantassins, 3 000 cavaliers et 12 éléphants.



Prise d'Héraclea Minora et d'Agrigente

Himilcon s'empare d'Héraclea Minora et d'Agrigente, dans l'ouest de l'île, mais il ne peut parvenir à débloquer Syracuse.

Une flotte punique aux ordres de Bomilcar coordonne ses mouvements avec ceux des troupes d'Himilcon : elle entre dans le Grand Port.

55 navires chargés de provisions sont prêts à être déchargés, mais les Romains ont réussi à réunir 30 quinquérèmes à bord desquelles ils ont placé une légion, si bien que les Carthaginois se trouvent en état d'infériorité sur mer aussi bien que sur terre : le blocus de Syracuse ne sera pas levé.



Propositions de Marcellus

Beaucoup à Syracuse souhaitent le retour de l'alliance avec Rome, entre autres Sosis,

Bien qu'étroitement surveillé par Épicydès, les mercenaires et les déserteurs, les Romains et leurs partisans restent en relation au moyen de bateaux de pêche, les émissaires allant et venant cachés sous les filets.

Marcellus fait ainsi savoir que si la ville se soumet, elle conservera ses propres lois.

Le complot est dévoilé à Épicydès. Il fait immédiatement torturer et mettre à mort 80 partisans de Rome. Toutefois, les relations ne sont pas interrompues entre assiégés et assiégeants.



Négociation sur le sort de Damippos

Un Lacédémonien nommé Damippos avait été envoyé de Syracuse pour essayer de provoquer l'intervention du roi Philippe de Macédoine, qui avait signé un traité avec Hannibal mais ne lui avait accordé aucune aide efficace.

Damippos tomba entre les mains des Romains. Rome a tout intérêt à ménager Sparte, et Marcellus incline à la clémence envers Damippos.

Romains et Syracusains se réunissent pour discuter de l'affaire dans une tour située entre le camp romain et la muraille nord de la ville.

Pendant que l'on négocie, un officier romain, profitant de la trêve, examine soigneusement les défenses. Il remarque un endroit où il ne devrait pas être difficile d'escalader le mur, et fait part de sa découverte à Marcellus.



Capitulation de Philodémos commandant la forteresse d'Euryale

Au nord-ouest, la forteresse d'Euryale, commandée par le Grec Philodémos, commande la route principale qui conduit de l'intérieur de l'île à Syracuse.

Elle comprend un ouvrage avancé protégé par des fossés, un réduit central, cinq tours au sommet desquelles se trouvent des machines placées par Archimède, des citernes, et tout un ensemble de souterrains.

Un mur part d'Euryale et, à travers le plateau des Épipoles, se relie aux fortifications de Syracuse.

Philodémos fait parvenir un message de détresse à Himilcon et à Hippocratès qui battent la campagne, et il leur demande de venir joindre leurs forces aux siennes.

Désespérant d'être secouru, Philodémos entre en pourparlers avec Marcellus et, contre la promesse de pouvoir se retirer auprès d'Épicydès, il capitule.

La forteresse la plus puissante du système défensif conçu par Archimède vient de tomber.



Échec de la contre-attaque des Carthaginois

Le Carthaginois Bomilcar réussit à conduire une nouvelle flotte à l'intérieur du Grand Port et, cette fois, à débarquer du ravitaillement et des soldats.

Sur terre, Himilcon et Hippocratès ont levé une armée avec les contingents des villes révoltées, et viennent assiéger le camp de Crispinus, au sud de l'Olympéion, pendant qu'Épicydès effectue une sortie en masse depuis l'Achradine.

Les Romains, pris entre deux ennemis, réussissent à les contenir.



Mariage de Xerxès d'Arménie avec Antiochis II

Xerxès d'Arménie, Roi d'Arménie, épouse en 212 avant Jésus-Christ Antiochis II.



Échec d'une solution navale

Sur mer, les flottes romaine et carthaginoise, embossées à faible distance l'une de l'autre, n'osent s'affronter.

Bomilcar ne peut plus sortir car les vents soufflent, au début de l'automne 212 avant Jésus-Christ, de l'est vers l'ouest avec une telle violence que la manoeuvre des rames est impossible. Les anciens ne savaient utiliser leurs voiles que vent arrière et ignoraient l'art de les orienter.

Les Romains ne tiennent pas davantage la mer car ils ont dû tirer leurs navires au sec le long de la presqu'île de Plemmyrium, au sud du Grand Port.

Si le vent se calme, ils seront en position de faire appareiller leur flotte et de pénétrer dans le Grand Port à condition d'en longer la rive sud, car la presqu'île d'Ortygie est munie de machines de guerre dont les projectiles battent en partie la passe.



Syracuse livrée par Mericus

En 211 avant Jésus-Christ, Mericus, un des capitaines chargés de la défense d'Ortygie, un mercenaire espagnol, entre en relations avec Marcellus. Il se fait promettre de grandes récompenses et, de nuit, laisse accoster quelques galères romaines.

A l'aube, Marcellus lance une attaque de diversion contre le mur de l'Achradine. Les forces syracusaines s'y portent, pendant que, de plus en plus nombreux, les Romains occupent Ortygie.

Les déserteurs se débandent et prennent la fuite, Marcellus fermant les yeux les laissant disparaître.



Défaite finale de Carthage

Le commandement des forces romaines en Sicile (pour la plupart des survivants de Cannes, condamnés par Rome à combattre en Sicile, tant qu'Hannibal se trouverait sur la péninsule) fut donné à M. Valerius Laevinus.

Hannibal envoie en Sicile Mutines, un de ses officiers de la cavalerie libyenne. Prenant le commandement des Numides et se déplaçant rapidement dans l'île, il pratique la guérilla avec succès.

Mais écho des désaccords entre Hannibal et le Sénat de Carthage, le général venu d'Afrique jalouse Mutines et les Numides, il combat seul les légions de Marcellus et est complètement défait.

Mutines continue sa forme de guerre et occupe quelques petites villes. Hannon jaloux de ses résultats lui retire le commandement et le donne à son fils.

En 210 avant Jésus-Christ, furieux, Mutines avec ses cavaliers fidèles qui participaient à la défense d'Agrigente encore aux mains des Carthaginois, trahirent au profit des romains et leur livre la ville d'Agrigente.

Les ultimes partisans de Carthage sont évincés de l'île. M.Valerius Laevinus peut se vanter d'avoir pacifié toute l'île.

Lilybée peut à nouveau servir de base pour reprendre le harcèlement des côtes africaines.



Guerre entre Gaïa et Syphax

Et bientôt, Syphax provoque un tel esprit de révolte chez les sujets libyens de Carthage qu'Hasdrubal doit revenir en Afrique avec ses meilleurs soldats.

Un conflit se déclare en Afrique, le roi des Massyles Gaïa ennemi de Syphax prend parti pour Carthage et son fils Massinissa réussit à battre Syphax et à l'obliger à faire la paix.



En Italie

Échec d'un état barcide au sud de l'Italie

Hannibal tente de constituer un état barcide au sud de l'Italie avec ses alliés Lucaniens et Bruttiens.

En 213 avant Jésus-Christ, prise d'Arpi.



Raid sur Rome

Avec 2 000 cavaliers, Hannibal essaie d'entraîner les légions par un raid sur Rome. Il traverse le Samnium et suit la voie Valérienne, ravage les champs alentour. Il se présente devant Rome à la porte Colline.

Hannibal ad portas est" (Hannibal est à nos portes). Tel est le cri de terreur qu'auraient poussé les habitants de Rome à l'approche de l'armée carthaginoise.

On s'empresse de reconstruire les murailles dans la crainte de l'assaut. Mais les Carthaginois sont épuisés et manquent de machines de siège.

Hannibal est contraint de se replier. Les Romains considèrent comme une faveur divine le départ d'Hannibal vers la Campanie.

Une faible troupe conduite par le consul Publius Galba suit le Carthaginois qui se retourne et le bat.



En Espagne

En 211 avant Jésus-Christ, Hasdrubal peut revenir en Espagne avec de nouveaux renforts et Massinissa.

Au total, les troupes carthaginoises en Espagne comprennent 35 000 fantassins, 6 000 cavaliers et 30 éléphants.

Pendant l'absence d'Hasdrubal, les Scipio ont pu piller le pays et inciter les Espagnols à les rejoindre.



Bataille de la vallée du Guadalquivir

C'est au tour des Romains d'être délaissés par leur capitale et, sans renforts, ils sont surclassés par les troupes carthaginoises.

Pour tenter de rester, ils engagent 20 000 Celtibères, puis divisent leurs 3 troupes en 3 corps pour faire face à Hasdrubal Barca, Magon et Hasdrubal (le Beau ?) fils de Giscon.

Gnaeus Scipio commande les Celtibères et un contingent de Romains et poursuit Hasdrubal qui avec 2 fois moins de troupes, réussit à corrompre les Celtibères qui abandonnent Gnaeus. Ce dernier doit retraiter.

Le corps romain, commandé par Publius Scipio, marche vers Magon qu'il trouve près de Castulo, renforcé du 3ème corps punique et de la cavalerie de Massinissa.

Cette dernière marque des points et enveloppe le camp des légionnaires.

Publius tente une sortie audacieuse. Les légionnaires sont d'abord victorieux mais la cavalerie numide intervient et lui coupe la retraite. L'infanterie carthaginoise se regroupe.

Le proconsul est tué et c'est un désastre pour les 23 000 romains.

Ces deux combats ont lieu dans la vallée du Guadalquivir.



Bataille d'Ilorca

Gnaeus ignore le sort de son frère et les troupes puniques convergent vers lui. Voulant éviter le combat, il s'installe sur une colline près d'Ilorca ou Ilurci.

Attaquée par les 3 corps carthaginois, la cavalerie numide bloquant toute retraite, les soldats romains, après avoir résisté, sont anéantis avec leur chef.

Les Carthaginois récupèrent le terrain jusqu'à l'Èbre et sont capables de franchir le fleuve.



Frontière sur l'Èbre

Mais Gaius Marcus (ou L. Marcius ?), un officier de Gnaeus Scipio, rescapé de la bataille d'Illorca avec une petite troupe, a rassemblé les soldats éparpillés et les garnisons.

Élu par les soldats, le nouveau chef profite de la jalousie entre les commandants puniques et les refoule sur l'autre rive de l'Èbre. La ligne est maintenue jusqu'à l'envoi par Rome d'une solide légion de 12 000 soldats commandées par le propréteur Claudius Néron.

À la fin 211 avant Jésus-Christ, la situation en Espagne est revenue au point de départ d'Hannibal.

L'Èbre sépare les Romains au Nord des Carthaginois au Sud.



Siège de Herdonea

La fidélité des habitants d'Herdonea envers Hannibal vacille, depuis qu'après la perte de Salapia, ils ont appris qu'Hannibal a abandonné ces lieux pour le Bruttium.

En 210 avant Jésus-Christ, le proconsul Gnæus ou Cneius Fulvius Centumalus assiège Herdonea, en Apulie.

Son camp n'est ni dans une position assez sûre, ni fortifié par des postes de garde.

Hannibal, averti par des agents secrets, a le souci de garder une ville alliée et l'espoir d'attaquer un ennemi qui n'était pas sur ses gardes.

Avec une armée sans bagages, Hannibal se dirige vers Herdonea par longues étapes, et s'approche de lui en ligne de bataille.

Cneius Fulvius Centumalus fait sortir ses troupes en hâte et livre bataille. La cinquième légion et l'escadron gauche engagent énergiquement le combat.

Hannibal demande à ses cavaliers de faire un mouvement tournant et de se diviser pour attaquer le camp et les combattants ennemis sur leur arrière.

Dans le corps à corps et la lutte d'infanterie, beaucoup de Romains sont tombés mais leurs rangs et leurs enseignes tiennent bon.

Alors le bruit d'une charge de cavalerie derrière eux et, en même temps, les clameurs ennemies venant de leur camp, les font se retourner.

La sixième légion, placée en seconde ligne, est la première mise en désordre par les Numides, puis la cinquième, et enfin les combattants des premiers rangs.

Une partie des Romains et de leurs alliés prend la fuite, les autres sont massacrés et, parmi eux, Cneius Fulvius Centumalus lui-même, avec 11 tribuns militaires.

Les Romains perdent entre 7 000 et 16 000 soldats. Le vainqueur s'empare du camp et du butin.

Hannibal, voyant qu'Herdonea ne lui restera pas fidèle :

Les Romains qui se sont échappés après un si grand désastre se réfugient à moitié armés, et par des chemins opposés, auprès du consul Marcellus, dans le Samnium.



Traité de l'Égypte avec Rome

En 210 avant Jésus-Christ, Ptolémée IV Philopator renouvelle ses traités avec Rome mais ne participe à ce conflit qu'en donnant quelques navires chargés de céréales.



Campagnes d'Antiochos III Mégas

Accord d'Antiochos III Mégas avec divers princes indiens

Antiochos III Mégas parvient à rebondir et constitue une armée considérable estimée à 100 000 fantassins et environ 20 000 cavaliers.

Entre 210 avant Jésus-Christ et 204 avant Jésus-Christ, Antiochos III Mégas mène alors une série de plusieurs campagnes victorieuses qui le conduise à annexer l'Arménie, la Bactriane (209 avant Jésus-Christ) et la Parthie.

Antiochos III Mégas signe un accord avec divers princes indiens de la région du Pendjab, dont le roi Sophagasenos (Sophagasenus), qui, inquiets de la présence à leurs portes d'une telle armée, lui fournissent des éléphants de guerre afin de s'en débarrasser.



Mort de Marcus Marcellus

En 209 avant Jésus-Christ, Marcus Marcellus veut en finir et il ne pense qu'à libérer l'Italie.

Avec son collègue Titus Quinctius Crispinus, il part reconnaître le terrain. Il se trouve assailli par une troupe d'Africains et combattant avec courage mais est tué.



En Orient

Antiochos III Mégas est aux prises avec des révoltes et de l'agitation en Asie Mineure, en Bactriane et dans les satrapies orientales et ne peut entrer dans la grande coalition qu'Hannibal souhaite.

Antiochos III Mégas essuie de sérieux revers contre des rébellions soutenues par l'Égypte.

Il parvint à rassembler une armée de 100 000 fantassins et 20 000 cavaliers qu'il lança dans une série de campagnes pour reconquérir les territoires précédemment perdus.

Ces campagnes militaires durent de 212 à 205 avant Jésus-Christ.



Campagne contre les Parthes

Antiochos III Mégas reprend Hécatompylos aux Parthes et occupe la Parthie.

Antiochos III Mégas préfére alors faire la paix avec les Parthes afin de se consacrer totalement au conflit contre Euthydeme de Bactriane : il accorda le titre de roi à Artaban Ier en échange de sa vassalité et de l'envoi de troupes parthes pour renforcer son armée.



Campagne contre Euthydeme de Bactriane

Après une rude campagne contre la cavalerie d'Euthydeme (le siège de Bactres dura deux ans), Antiochos III Mégas lui accorde le titre de roi de Bactriane et marie sa fille avec Demetrius, fils d'Euthydeme.



Campagne aux portes de l'Inde

Puis, Antiochos III Mégas franchit l'Hindou-Kouch et passe un accord avec le roi indien Sophagasenos qui lui procure des éléphants de guerre.

Il revint ensuite vers l'Ouest, par l'Arachosie et la Drangiane, à l'embouchure du Tigre.

Il reçoit alors le surnom mérité d'Antiochos III Mégas même si à l'issue de ses campagnes, il a avalisé de fait la perte des provinces orientales de l'empire.



Implantation de Rome en Espagne

En 210 avant Jésus-Christ, après avoir servi contre Hannibal dans le Nord de l'Italie, Publius Scipio élu proconsul par les centuries, reçoit le commandement des armées romaines en Espagne.

Avec le propréteur Marcus Silanus, il parvient sur le "front"avec une légion renforcée et une caisse bien pleine.



Hasdrubal en en Gaule Cisalpine et en Italie

En 208 avant Jésus-Christ. Scipio obtient le soutien des princes ibères en libérant leurs otages.

Hasdrubal Barca, frère d'Hannibal, résiste aux attaques romaines en Espagne

En 208 avant Jésus-Christ, face à Hasdrubal Barca, Scipion est vainqueur à Baecula (Bailen) en Andalousie.

Mais Hasdrubal, en sacrifiant une partie de ses troupes, réussit à se glisser, avec la majeure partie de son armée et ses éléphants, vers les Pyrénées non gardées et il entre en Gaule où il passe l'hiver.



Bataille du Métaure et Mort d'Hasdrubal Barca

Hannibal appelle à l'aide son frère Hasdrubal Barca.

En 207 avant Jésus-Christ., Hasdrubal, à la tête de son armée, traverse la Gaule méridionale puis les Alpes par le mont Genèvre. Il pénètre en Gaule Cisalpine pour unir ses troupes espagnoles et des alliés gaulois à celles d'Hannibal.

Il perd un temps précieux à assiéger Plaisance qu'il ne réussit à prendre puis il descend vers le Picenum.

Les Romains se saisissent du courrier qu'il envoie à Hannibal.

Le consul Livius Salvinator dispose de 6 légions pour bloquer Hasdrubal tandis que le consul Claudius Nero commande autant de troupes pour retenir Hannibal.

Hannibal, ayant rassemblé ses soldats, reste très prudent. Claudius Nero, laissant un rideau de troupes devant lui, en profite pour rejoindre Salvinator avec ses meilleurs légionnaires.

Le 23 juin 207 avant Jésus-Christ., Hasdrubal Barca surpris par l'armée romaine sur les bords du lac Métaure (aujourd'hui : Metauro au centre de l'Italie).

Hasdrubal tente d'éviter le combat et de se glisser sur le flanc des ennemis mais il s'égare dans cette région inconnue. La cavalerie romaine le rejoint et le force à combattre. L'infanterie romaine suit et le combat est inévitable.

Derrière les éléphants, Hasdrubal place:

Le consul Livius Salvinator est repoussé par les Espagnols.

Mais Nero, séparé de la ligne ennemie par une colline qui empêche toute attaque :

L'armée punique dans l'incapacité de fuir est détruite.

Hasdrubal se voyant vaincu, se jette sur une cohorte romaine et est tué par le consul romain Néron. Sa tête est envoyée à Hannibal.

Les pertes sont :



Capture d'Hannon

La guerre continue avec l'arrivée d'une nouvelle armée conduite par Hannon tandis que Magon et Hasdrubal (fils de Giscon) reviennent en Andalousie. Marcus Silanus bat ces deux officiers réunis et capture Hannon.



Bataille d'Ilipa

En 206 avant Jésus-Christ, les Carthaginois reviennent avec 32 éléphants, 4 000 cavaliers et 7 000 fantassins, majoritairement ibères.

En 206 avant Jésus-Christ, Scipion est vainqueur de Magon à Ilipa.

Scipion chasse les Carthaginois de la péninsule. L'Espagne devient province romaine.



Traité de paix de Sparte avec Rome

Nabis signe un traité de paix avec Rome en 205 avant Jésus-Christ.



Traité de Phoenicé

En 205 avant Jésus-Christ, les romains, pour ne pas avoir à soutenir un second front, signent avec Philippe V de Macédoine le traité de Phoenicé.

Philippe s'assure ainsi la maîtrise de l'Adriatique.



Réaction de Carthage

En 205 avant Jésus-Christ, Carthage, voyant la menace approcher, envoient des subsides et des renforts à Hannibal et de l'aide à Magon et ordonne de ranimer la guerre en Italie

Une ambassade part pour la Macédoine, demandant à Philippe un renouvellement d'alliance, et une descente en forces sur la côte ennemie. Mais Philippe de Macédoine vient de signer la paix avec Rome.



Prise de Gènes et de Savone par Magon

Au printemps 205 avant Jésus-Christ, Magon, le frère cadet d'Hannibal, est envoyé en Espagne. Il y rassemble les derniers soldats d'Espagne et les emmène à Minorque et vient au secours d'Hannibal.

Magon débarque près de Genua (Gênes) et la détruit.

Avec ses 30 navires et 15 000 hommes, il prend aussi Savone.

Il lance des appels aux armes fort bien entendus par les Gaulois et les Ligures attirés par le butin. Mais il est trop faible pour tenter quelque chose contre Rome et Hannibal est trop affaibli pour tenter de le rejoindre.

Magon reçoit des renforts de Carthage et tient, pendant trois ans, le nord de l'Italie.



Débarquement de Scipion en Afrique

Les échanges entre l'Espagne et l'Italie se font exclusivement par mer

Scipion reçoit l'ordre de se rendre en Sicile, d'y faire construire une flotte, de rassembler le matériel de siège et de préparer un corps expéditionnaire pour attaquer l'Afrique au prochain printemps.

Il dispose de l'armée de Sicile, les 2 légions de rescapés du désastre de Cannes, punis en Sicile et mal considérés.

Scipio peut aussi recruter en Italie. Sa réputation lui apporte 7 000 volontaires venus de toutes les régions.

Au printemps 204 avant Jésus-Christ, il part avec 30 000 hommes, 40 vaisseaux et 400 transports, et sans croiser de flotte ennemie, débarque près d'Utique.



Alliance de Carthage avec Syphax et des Romains avec Massinissa

Les Carthaginois se sont préparés à recevoir les Romains.

Ils ont détaché Syphax de l'alliance romaine qui se marie avec Sophonisbe, la fille d'Hasdrubal.

En traitant avec lui, ils ont trahi Massinissa, roi des Massyles, son ennemi "intime" qui a quitté son royaume avec une faible escorte, sous les assauts conjugués de Syphax et des Carthaginois.

Massinissa s'allie avec le consul Scipio qu'il a combattu en Espagne.

Carthage dispose de 6 000 cavaliers, 20 000 fantassins et 140 éléphants, l'ensemble est commandé par Hasdrubal, fils de Giscon, qui rentre d'Espagne.



Siège d'Utique

Le Romain en position de force, met le siège devant Utique mais Syphax arrive avec 10 000 cavaliers et 50 000 fantassins.

Scipio doit lever le siège. Il se retranche pour la mauvaise saison, dans un camp facile à protéger, le "Campi Magni" dans la vallée de la moyenne Medjerda. (aujourd'hui Souk el-Khemis, Tunisie)



Bataille de Campi Magni

Au printemps 203 avant Jésus-Christ des négociations de paix permettent à Scipio de surprendre ses ennemis, de nuit.

Les huttes de roseaux des numides sont incendiées et lorsque les Carthaginois viennent les secourir c'est leurs tentes qui brûlent. Fuyant sans armes, ils sont passés au fil de l'épée.

Carthage réagit et comme des renforts viennent d'arriver de Macédoine et de Celtibérie, une bataille rangée est décidée dans les Grandes Plaines, actuellement la Dakla.

Le dispositif punique est le suivant :

Scipio innove dans son dispositif :

Les hastati attaquent en même temps que les cavaliers et balaient leurs opposants.

Les principes et les triaires se lancent à leur tour et attaquent de flanc. Les Numides et Carthaginois sont dispersés rapidement tandis que les Celtibères se défendent avec acharnement et sont taillés en pièces.

Syphax est capturé par Massinissa et Laelius. C'est une grande victoire pour le Romain.

Le parti de la paix se réveille à Carthage et envoie une délégation de 30 sénateurs chez les Romains qui se montrent humbles et rejettent les fautes sur Hannibal et les siens.

Scipio fait connaître ses conditions aux Carthaginois qui doivent :

Les Carthaginois ont 3 jours pour se décider.

Une ambassade part pour Rome.



Rappel d'Hannibal et de Magon

À Carthage, les patriotes laissent leurs opposants négocier la paix pendant qu'ils préparent l'effort final et rappellent Magon et Hannibal d'Italie pour diriger la défense de son pays.

Magon venait de combattre deux armées romaines bien supérieures en nombre, dans le pays des Insubres. Il avait du reculer vers la côte et reçu une grave blessure. L'armée punique embarque aussitôt, mais Magon meurt durant la traversée.

À l'automne 203 avant Jésus-Christ, Hannibal était à Crotone quand l'ordre de retour lui arrive.

Il fait tuer tous ses chevaux ainsi que tous les soldats italiens qui ne voulaient pas le suivre.

Hannibal quitte les côtes du Bruttium Sa traversée s'effectue sans incidents tant il agit rapidement.

Il débarque à Leptis Minor, au sud d'Hadrumète et la paix conclue est rejetée.

Hannibal reçoit des renforts gaulois, macédoniens et numides.

Une flotte romaine de transports qui s'est échouée est pillée et une galère venue de Rome est capturée.

En 202 avant Jésus-Christ, Hannibal renoue avec Vermina, le fils et successeur de Syphax.

Scipio, furieux pille la riche vallée du Bagradas et fait vendre en masse ses habitants comme esclaves.

Hannibal, voulait reconquérir le royaume de Syphax pour prendre les Romains en étau. Scipio s'y oppose.

Une entrevue a lieu où Hannibal tente d'obtenir des meilleures conditions de paix. C'est un échec. Il ne reste plus qu'à combattre.



Bataille de Zama

Le 29 octobre 202 avant Jésus-Christ, Hannibal affronte Scipion à la bataille de Zama, en Numidie. Le dispositif d'Hannibal est le suivant :

Scipion range son armée en 3 divisions mais en laissant toute la place pour laisser passer les éléphants sans troubler leur ordre. Cet espace est "rempli" de vélites qui vont désorienter les éléphants.

Les éléphants se jettent sur le côté et sèment la pagaille dans la cavalerie punique qui est nettement surclassée par la cavalerie romaine renforcée par celle de Massinissa. Cette domination se transforme en poursuite.

Au centre, le combat est plus équilibré, mais les premières lignes ayant farouchement lutté, se retirent en désordre dans leurs secondes lignes :

Hannibal dégage sur les ailes, le reste des 2 premières lignes et fait monter ses vétérans d'Italie face à l'ennemi.

Scipio envoie tout ce qui reste des deux premières lignes à l'assaut et les deux autres divisions à droite et à gauche pour encercler l'armée punique. La bataille reprend sur tout le front.

Les vétérans d'Hannibal tiennent bon malgré l'affluence des ennemis. C'est alors que les cavaleries romaine et numide reviennent de leur combat et enveloppent la dernière ligne carthaginoise.

C'est la fin de la résistance des vétérans puniques. L'armée d'Hannibal est écrasée.

20 000 soldats restent sur le terrain, 20 000 autres sont prisonniers, Hannibal réussit avec très peu de soldats à rejoindre Hadrumète.

Cette bataille vaut à Scipion le surnom d'Africain.



Deuxième guerre de Macédoine

Bataille d'Ottolobus

La deuxième guerre de Macédoine dure de 200 avant Jésus-Christ à 196 avant Jésus-Christ.

Rome, à l'appel de Rhodes et de Pergame, déclare la guerre à Philippe V de Macédoine.

Publius Sulpicius Galba Maximus engage la Deuxième Guerre macédonienne. Publius Sulpicius Galba Maximus débarque aux environs d'Apollonia, pour envahir la Macédoine par l'ouest, Philippe V de Macédoine est battu à Ottolobus, puis se retire rapidement en Illyrie.

Bien que la campagne soit un succès militaire mineur, elle convainc les Étoliens de s'allier avec Rome.



Guerre lacédémonienne

La guerre lacédémonienne oppose en 195 avant Jésus-Christ Sparte à une coalition formée par Rome, la ligue achéenne, Pergame, Rhodes et la Macédoine.

Pour convaincre les Grecs de participer à la lutte contre Nabis, Titus Quinctius Flamininus fait valoir le danger pour les démocraties grecques de la présence d'une tyrannie.

Avec ses alliés grecs et la Macédoine, Titus Quinctius Flamininus entreprend le siège d'Argos, s'empare de la base navale spartiate de Gythion et encercle puis assiège la ville de Sparte elle-même.

Finalement, des négociations aboutissent à la paix aux conditions imposées par Rome.

Argos ainsi que les cités côtières placées sous la domination de Sparte s'affranchissent de cette domination.

Sparte doit payer une indemnité de guerre à Rome au cours des 8 années suivantes.

Argos rejoint la ligue achéenne tandis que les cités laconiennes sont placées sous la protection des Achéens.

Titus Quinctius Flamininus pille Sparte.

Titus Quinctius Flamininus accepte que Nabis reste sur le trône de la ville.

Titus Quinctius Flamininus retourne triompher à Rome avec 1 200 esclaves romains et italiens qui avaient été capturés pendant la deuxième guerre punique et vendus en Grèce.

Sparte est forcée de devenir membre de la ligue achéenne, un de ses ennemis pendant le conflit.



Mort de Ptolémée IV

Vers 195 avant Jésus-Christ, Ptolémée IV Philopator meurt à 39 ans après une vie toute entière consacré à la luxure, sans se soucier de la nouvelle puissance de Rome en lutte avec Carthage, ni des vues syrienne et macédoniennes sur l'Égypte.



Cinquième guerre de Syrie

Entamée en 202 avant Jésus-Christ, la cinquième guerre de Syrie oppose Antiochos III Mégas à Ptolémée V Épiphane.

Après la mort de Ptolémée IV Philopator, Antiochos III Mégas conclut un accord secret avec Philippe V de Macédoine pour se partager les possessions égyptiennes d'Asie Mineure, de Chypre et du sud de la Syrie.

Bien que Philippe V soit stoppé dans son avance par la guerre contre Rhodes, Pergame et leur alliée Rome, Antiochos III Mégas s'empare de la Coelé-Syrie et poursuit sa marche contre l'Égypte.



Hannibal Barca à la cour d'Antiochos III Mégas

Hannibal est menacé d'assassinat et est obligé de quitter Carthage et se réfugie à la cour d'Antiochos III Mégas.

Antiochos III Mégas commet l'imprudence de soulever la méfiance des Romains en accueillant en 196 avant Jésus-Christ ou en 195 avant Jésus-Christ Hannibal Barca à sa cour.

En 196 avant Jésus-Christ, Antiochos III Mégas franchit l'Hellespont avec 10 000 hommes pour s'emparer des possessions que les Lagides conservent sur les côtes d'Asie Mineure.



Mariage de Ptolémée V Épiphane avec Cléopâtre Ire Syra

Ptolémée V Épiphane épouse en 194 avant Jésus-Christ ou en 193 avant Jésus-Christ Cléopâtre Ire Syra, fille d'Antiochos III Mégas. Leurs enfants sont :

Ce mariage amène une paix provisoire entre l'Égypte et les Séleucides mais l'Égypte devient un quasi-protectorat séleucide.

Cléopâtre Ire Syra est déifiée de son vivant, ainsi que son époux.



Titus Quinctius Flamininus négociateur

Mort de Nabis

Eumène II de Pergame en appelle à Rome dans sa dispute contre le roi séleucide Antiochos III Mégas.

Le sénat envoie Titus Quinctius Flamininus négocier avec Antiochos III Mégas en 192 avant Jésus-Christ et le prévenir de ne pas interférer avec la liberté des Grecs. Ces négociations sont un échec.

Dès 192 avant Jésus-Christ, la guerre s'enclenche.

Les Étoliens dresser les cités grecques contre Rome et appellent le roi Antiochos III Mégas.

Nabis entre en guerre avec la ligue achéenne.

Philopœmen vainc de nouveau Nabis.

Nabis demande du secours aux Étoliens.

Nabis meurt 192 avant Jésus-Christ, assassiné par Aleximène, le chef des 1 000 hommes que les Étoliens lui ont envoyés. Le but de ce meurtre est de se concilier l'amitié des Spartiates et les amener à combattre Rome.

Les espérances étoliennes sont déçues. Les spartiates mettent à mort les Étoliens qui avaient commencé à piller la cité puis ils décident de s'allier à Rome.

Nabis aurait été un monstre de cruauté mais, si l'on considère que nos rares sources le concernant appartiennent toutes aux partis adverses, probablement pas plus que ses contemporains.



Fondation de l'Arménie

Artaxias et Zareh, alors gouverneurs des deux provinces arméniennes, proclament leur indépendance.

Vers 189 avant Jésus-Christ, Artaxias (Ardachès) se déclare roi de l'Arménie majeure ou Grande Arménie avec l'assentiment des romains.

À la mort de Zareh, Artaxias unifie l'Arménie et en agrandit les frontières.

Il fonda une nouvelle dynastie. Artaxias augmenta son territoire en définissant les frontières de son pays et en faisant l'unification des Arméniens.



Entrée de Sparte dansla Ligue achéenne

En 188 avant Jésus-Christ, Philipœmen force Sparte à intégrer la Ligue achéenne, et traite la cité avec une grande sévérité.

Les murs de Sparte sont abattus, ses institutions abolies, les hilotes dispersés ou vendus comme esclaves.

Cet acte vaut à Philipœmen l'hostilité de Rome.



Reconquête de la Thébaïde

La reconquête de la Thébaïde en Égypte n'intervient qu'en 186 avant Jésus-Christ avec l'aide de mercenaires Grecs et par une sanglante répression.



Mort de Philopœmen

En 183 avant Jésus-Christ, la Ligue Achéenne doit faire face à un soulèvement de Messène, avec à sa tête Dinocrate, probablement soutenu par les Romains.

Philipœmen accourt à Messène avec une troupe hâtivement montée mais est fait prisonnier.

.

Philopœmen meurt à Messène en 183 avant Jésus-Christ, contraint à s'empoisonner.

Sa valeur militaire, son désintéressement, ses vertus civiques, le font surnommer le dernier des Grecs.



Première guerre celtibère

De 181 à 174 avant Jésus-Christ, lors d'une première guerre celtibère, peuples préromains installés dans la péninsule Ibérique, passent également sous domination romaine.

Les romains devenus maîtres de l'Espagne et ayant besoin de voies de communication terrestres s'accommodent mal des pirateries et brigandages des Salyens, en 189 avant Jésus-Christ et 154 avant Jésus-Christ les troupes de Rome mettent au pas ces derniers.

De 180 à 185 avant Jésus-Christ, les peuples d'une partie des Alpes se coalisèrent, sous le nom de Gallo-Ligures, pour la défense de leurs territoires, et se portèrent sur les bords du Var, d'où venait le danger.

Le prêteur Laelius Baebius, qui se dirigeait vers l'Espagne à la tête de quelques légions, s'arrêta dans les Alpes-Maritimes, par ordre du Sénat, pour châtier et soumettre les habitants de cette région.

Il s'empara de la ville de Cimiez et la saccagea ; il entra dans Nice, qui ne fit aucune résistance, et après avoir passé le Var, il campa à droite de ce fleuve, pour laisser reposer ses troupes avant de les engager dans les gorges des montagnes où se tenaient en observation les Oxibiens, les Décéates, les Ligaunes, les Bérites, les Nérusiens, les Gallitae, les Triullati, les Eguitures,…

En 181 avant Jésus-Christ, tous ces peuples, que le danger commun avait réunis, depuis les sources de la Vaïre, du Verdon, du Var et de la Tinée, jusqu'aux rivages de la Méditerranée, surveillaient, des hauteurs de l'Estérel, les mouvements de l'armée romaine, lorsque tout à coup, pendant une nuit obscure, elles se précipitèrent comme un torrent dans le camp du général romain, qui pris à l'improviste, fut égorgé avec tous ses soldats.

La nouvelle de ce désastre fut envoyée à Rome par les habitants de Marseille, alliés des Romains.

Les mêmes peuplades gallo-liguriennes livrèrent encore bataille, quelque temps après avec le même succès, au consul Quintus Marcius, envoyé pour venger la mort de Baebius. Elles lui tuèrent quatre mille hommes et elles l'auraient tué lui-même, avec tous ses soldats, s'il ne s'était hâté prudemment de battre en retraite et de s'enfermer dans son camp.



Sixième guerre de Syrie

Ptolémée VI Philométor Prisonnier

Ptolémée VIII Évergète II Pharaon

Mariage de Ptolémée VI Philométor avec Cléopâtre II

La sixième guerre de Syrie a lieu de 170 avant Jésus-Christ à 168 avant Jésus-Christ.

Vers 170 avant Jésus-Christ, Antiochos IV Épiphane s'empare de l'Égypte, et fait prisonnier Ptolémée VI Philométor.

En octobre 170 avant Jésus-Christ, le peuple d'Alexandrie remplace Ptolémée VI Philométor par son jeune frère Ptolémée VIII Évergète II.

Ptolémée VI Philométor épouse Cléopâtre II, sa sœur. Leurs enfants sont :



Abandon de l'Égypte par Antiochos IV Épiphane

Antiochos IV Épiphane doit se retirer d'Égypte sous l'injonction de Gaius Popilius Laenas, ambassadeur du sénat romain en 168 avant Jésus-Christ.

Ptolémée VI Philométor règne conjointement quelque temps avec Ptolémée VIII Évergète et Cléopâtre II.



Ptolémée VI Philométor à nouveau Pharaon

Ptolémée VIII Évergète II Roi de Cyrénaïque

Avec l'aide des Romains, Ptolémée VI Philométor est rétabli Pharaon en 163 avant Jésus-Christ et a l'intelligence de célébrer cette victoire par des actes d'amnistie.

Ptolémée VI Philométor est, malgré les pérégrinations de son règne, un grand bâtisseur et reçoit de Caton l'Ancien le qualificatif de Rex optimus et benefissimus (roi très bon et bienfaisant).

En 163 avant Jésus-Christ Ptolémée VIII Évergète II devient roi de Cyrénaïque laissant l'Égypte à Ptolémée VI Philométor.



Tentative de conquête de Chypre

Ptolémée VIII Évergète II Prisonnier

En 154 avant Jésus-Christ Ptolémée VIII Évergète II tente, en vain, d'enlever Chypre à Ptolémée VI avec l'appui du sénat romain et en dépit de l'opposition de Caton l'Ancien partisan de Ptolémée VI Philométor.

Fait prisonnier, Ptolémée VIII Évergète II est épargné et renvoyé en Cyrénaïque.



Députation du sénat

A peine le bruit se fut-il répandu dans Ægitna que des députés romains arrivaient pour forcer les Oxybes à mettre bas les armes, que tous les habitants coururent au port, afin d'empêcher leur débarquement.

Flaminius, chef de la députation, était déjà à terre, occupé à faire descendre son bagage.

Les Ægitniens lui ordonnèrent de se rembarquer et de sortir de leur port. Il leur répondit avec mépris, et leur rendit menaces pour menaces.

Pendant cette altercation, quelques hommes se jetèrent sur son bagage pour le piller. Ses esclaves voulurent le défendre et un combat s'engagea. Deux des Romains furent tués sur la place, les autres, firent retraite vers la mer.

Flaminius tira son épée mais, blessé assez gravement, il remonta sur son vaisseau, fit couper les câbles des ancres et s'éloigna de la ville à toutes voiles.

Il alla guérir à Massalie, où rien sans doute ne fut négligé pour exagérer les torts des Ægitniens, les blessures du député et les soins donnés à sa guérison.



Bataille contre les Oxybes et les Décéates

Les Oxybes n'avaient sur pied que quatre mille hommes, les Décéates vraisemblablement pas davantage.

Quintus Opimius marcha au-devant de troupes ennemies dont la jonction n'était point encore opérée, lorsque il arriva en présence des Oxybes qui malgré la disproportion du nombre, irrités par le sac et la destruction de leur ville, se préparèrent à attaquer aussitôt sans attendre leurs alliés.

Tant de hardiesse effraya d'abord le consul; puis réfléchissant qu'il avait de son côté, outre la supériorité numérique, celle de la tactique, il harangua les légions, fit sonner la charge et s'avança au petit pas.Le choc fut rude et soutenu vigoureusement; mais après une lutte opiniâtre, les Oxybes enfoncés commencèrent à se débander.

Les Décéates survenant, dans l'instant même, arrêtèrent les fuyards et les ramenèrent au combat qui reprit avec un acharnement nouveau. Pour la seconde fois les Ligures furent vaincus.



Coalition contre Démétrios Ier Sôter

Alexandre Ier Balas est un grec originaire de Rhodes qui se fait passer pour le fils d'Antiochos IV Épiphane et de Laodice IV.

Laodice VI, fille d'Antiochos IV Épiphane est contrainte de se rendre à Rome avec Hérakléidès, le ministre de Démétrios Ier Sôter. Elle doit reconnaître comme son frère l'usurpateur Alexandre Ier Balas.

Alexandre Ier Balas demande l'aide d'une coalition formée :

Ptolémée VI Philométor tente de profiter des troubles du royaume séleucide et offre, Cléopâtre Théa, sa fille en mariage à Alexandre Ier Balas.

Démétrios Ier Sôter est forcé de rappeler ses garnisons de la Judée, à l'exception de celles de la ville d'Acre et de Beth-Zur pour faire face.

Démétrios Ier Sôter fait une offre à Jonathan Maccabée pour obtenir sa fidélité et lui permet de recruter une armée.

Jonathan Maccabée accepte ses conditions et en 153 avant Jésus-Christ, il prend résidence à Jérusalem.



Alexandre Ier Balas Roi Séleucide

Mort de Démétrios Ier Sôter

Démétrios Ier Sôter est défait par la coalition. Démétrios Ier Sôter meurt en 150 avant Jésus-Christ.

Alexandre Ier Balas devient le nouveau maître de l'Empire Séleucide.

Laodice VI est proclamée reine avec lui.



Mariage d'Alexandre Ier Balas avec Cléopâtre Théa

Alexandre Ier Balas épouse vers 149 avant Jésus-Christ Cléopâtre Théa. Leur enfant est :



Bataille sur l'Oronte

Mort d'Alexandre Ier Balas

Démétrios II Nicator Roi Seleucide

Mariage de Démétrios II Nicator avec Cléopâtre Théa

Mais peu après les relations se tendent avec Ptolémée VI Philométor qui change d'alliance et aide Démétrios II Nicator, l'héritier légitime, fils de Démétrios Ier Sôter.

Antiochos VII Sidêtês participe aux combats que livre Démétrios II Nicator, son frère, contre Alexandre Ier Balas.

Vers 148 avant Jésus-Christ, Ptolémée VI Philométor et Démétrios II Nicator battent Alexandre Ier Balas sur le fleuve Oronte.

Ptolémée VI Philométor est grièvement blessé.

Alexandre Ier Balas meurt, tué par Démétrios II Nicator. Démétrios II Nicator devient Roi Seleucide.

Démétrios II Nicator épouse vers 148 avant Jésus-Christ ou 147 avant Jésus-Christ Cléopâtre Théa. Leur enfant est :



La Macédoine et la Grèce- provinces romaines

Après de longues guerres, la Macédoine est conquise et devient province romaine en 148 avant Jésus-Christ.

Malgré la romanisation, le peuple macédonien antique conserve ses particularités ethniques : coutumes, religion et langue.

Pendant le gouvernement romain, le commerce macédonien se développe remarquablement.

La fameuse route "Via Aegnatia" unit les villes Duracchion (Durrës), Lichindos (Ochride), Héracléa Lincestis (Bitola) et Théssalonica (Salonique) avec la capitale Byzantion (Constantinople, Istanboul d'aujourd'hui).

Pendant la même période, les villes macédoniennes Stobi, Skoupi, Salonique et autres florissent dans toutes les domaines.

En 146 avant Jésus-Christ, les cités grecques coalisées contre Rome sont vaincues. Corinthe est détruite.

La Grèce devient province romaine

Elle se venge à sa manière en transmettant à Rome une part de sa culture, selon le mot du poète Horace : "Graecia capta ferum victorem cepit" (La Grèce a soumis son vainqueur).

Rome domine désormais les péninsules italienne et ibérique, l'Afrique (l'actuelle Tunisie), la mer Égée et la mer Adriatique.



Siège de Carthage

Carthage est alors assiégée par un ennemi disposant de forces énormes commandées par Scipion Émilien, petit-fils de Scipion l'Africain, sans aucun espoir de secours extérieur.

Cette ville connue pour son luxe, son amour du commerce, de l'argent, donna durant ses deux dernières années l'exemple des plus hautes vertus patriotiques et du courage le plus grand.

Les habitants employèrent pour tenter de débloquer leur ville toutes les ressources de l'intelligence et du courage.

Ils construisirent une flotte clandestine avec les poutres de leurs maisons, les bijoux fur fondus, les cheveux des femmes servirent à faire des cordages.

Cette flotte, fruit du sacrifice, réussit une sortie inopinée par une ouverture imprévue du port intérieur. Mais le combat fut remis au lendemain par un amiral, qui hélas manquait d'audace et l'effet de surprise passé, la partie fut perdue.

La famine fut l'allié des Romain, mais la ville de Carthage continuait à leur résister.



Prise de Carthage

En 147 avant Jésus-Christ, Scipion après plusieurs échecs, réussit à forcer les murailles et à pénétrer dans les ports.

La ville était perdue, mais elle n'était pas encore prise : elle résista encore six jours et six nuits, rue par rue, maison par maison, homme par homme. Tout ceux qui vivait à Carthage combattirent.Presque tous furent tués.

Cependant quelque milliers de survivant eurent la vie sauve le septième jour lorsque Scipion, maître de la ville, atteignit la citadelle de Brysa.

Un troisième Hasdrubal, chef démocrate, un de ces survivant, essayât de trahir en quelque sorte ceux qui restaient, en implorant la grâce Scipion Emilien. Mais sa femme qui ayant appris sa défaillance, interpella Scipion, lui demandant de punir comme il se doit Hasdrubal, le traître de sa patrie.

Puis elle se jeta dans le brasier qu'elle venait de faire allumer, avec ses enfants et un millier de combattant. Les survivants sont emmenés en esclavage.



Mort de Ptolémée VI Philométor

Ptolémée VIII Évergète II à nouveau Pharaon

Mariage de Ptolémée VIII Évergète II avec Cléopâtre II

Mariage de Ptolémée VIII Évergète II avec Cléopâtre III

Mort de Ptolémée VII Eupator

Ptolémée VI Philométor meurt en 145 avant Jésus-Christ.

Ptolémée VIII Évergète II, son frère, tente de s'emparer à nouveau du trône d'Égypte. Cléopâtre II, sa sœur, lui opposer Ptolémée VII Eupator, son fils qu'elle a eu de Ptolémée VI Philométor.

Selon des nomenclatures anciennes, Ptolémée VIII Évergète II portait le numéro VII et s Ptolémée VII Eupator le VIII.

Pour éliminer Ptolémée VII Eupator, son neveu, Ptolémée VIII Évergète II fait un double mariage.

Ptolémée VIII Évergète II épouse Cléopâtre II. Leur enfant est :

Sans répudier Cléopâtre II, Ptolémée VIII Évergète II épouse Cléopâtre III. Leurs enfants sont :

Ptolémée VII Eupator meurt en 145 avant Jésus-Christ ou 144 avant Jésus-Christ assassiné selon certains auteurs le soir des noces de sa mère.

Ces rivalités de famille entraînent des conflits nombreux entre Cléopâtre II, la mère, et Cléopâtre III, la fille.



Troisième guerre celtibère

Numance,Ville antique d Espagne, dont les ruines se voient à Garray, au Nord de Soria, sur le haut Douro (Duero) était la capitale des Arevaques (population celtibère), bâtie sur une colline abrupte à 1 400 m d'altitude, ayant environ 4500 m de tour.

Débuté en 144 avant Jésus-Christ, Le siège de Numance dura 11 ans.

En 142 avant Jésus-Christ, après la soumission des Celtibères par le consul Metellus, elle continua la résistance avec ses 8000, combattants.

En 139 avant Jésus-Christ, le consul Q. Pompeius fut mis en échec et forcé de traiter, mais le sénat romain rejeta la paix.

Le consul M. Popilius Laenas fut repoussé.

En 137 avant Jésus-Christ, son successeur, le consul Gnaeus Hostilius Mancinus, enveloppé et forcé de capituler.

Le consul et ses officiers, dont le questeur Tiberius Sempronius Gracchus, jurèrent le traité; il n'en fut pas moins rejeté encore par le sénat, et Mancinus fut livré nu aux Nunuanciens qui refusèrent de l'accepter. Tibérius Gracchus échappa de peu au même sort.



Domination des Parthes sur le Plateau iranien

Démétrios II Nicator Prisonnier

Mariage de Démétrios II Nicator avec Rhodogune

Mariage d'Antiochos VII Sidêtês avec Cléopâtre Théa

Antiochos VII Sidêtês Roi Séleucide

En 141 avant Jésus-Christ, Mithridate Ier entre dans Séleucie du Tigre et, pendant son règne, la plus grande partie du plateau iranien est sous la domination des Parthes.

Démétrios II Nicator tombe entre les mains des Parthes

Démétrios II Nicator épouse en 141 avant Jésus-Christ ou en 137 avant Jésus-Christ Rhodogune, fille de son vainqueur, Mithridate Ier.

Le personnage et l'histoire de Cléopâtre Théa à fourni à Corneille le sujet de sa pièce Rodogune.

Furieuse, Cléopâtre Théa offre le trône Antiochos VII Sidêtês couronné sous le nom d'Antiochos VII Evergète.

Antiochos VII Sidêtês épouse Cléopâtre Théa. Leurs enfants sont :



Jugurtha en Espagne

Micipsa, roi de Numidie, se conduisit en fidèle allié de Rome, mettant à sa disposition une aide humaine et matérielle chaque fois qu'elle était demandée, notamment :

En 134 avant Jésus-Christ, Micipsa envoie Jugurtha devant Numance à la tête de cavaliers numides, avec l'espoir qu'il s'y ferait tuer, victime de sa bravoure.

Il se fit remarquer aussi bien par les Romains que par les troupes adverses.

À la fois intrépide dans les combats et sage dans le conseil, Scipion prit l'habitude de charger Jugurtha de toutes les entreprises dangereuses.



Conquête de la Babylonie et la Médie

Antiochos VII Sidêtês reconquiert la Babylonie et la Médie vers 130 avant Jésus-Christ.

Mais les négociations avec Phraatès II, nouveau roi des Parthes, échouent en raison des exigences excessives d'Antiochos VII Sidêtês.

Antiochos VII Sidêtês est le dernier souverain de la dynastie à tenter de reprendre pied sur l'Euphrate contre les Parthes.



Libération de Démétrios II Nicator

Mort d'Antiochos VII Sidêtês

Démétrios II Nicator à nouveau Roi Séleucide

Phraatès II libère Démétrios II Nicator.

Antiochos VII Sidêtês meurt en 129 avant Jésus-Christ au combat.

Démétrios II Nicator, à la mort d'Antiochos VII, reprend le trône. Cléopâtre Théa feint de se réconcilier avec lui.



Caïus Gracchus

Avec plus d'habileté, son frère Caïus tente à son tour, six ans plus tard, de relancer la réforme agraire.

Il s'appuie sur les riches plébéiens et le parti populaire.

Élu tribun, Caïus fait d'abord passer une loi judiciaire qui substitue les chevaliers aux sénateurs dans les jurys des tribunaux criminels.



Échec de l'élargissement de la citoyenneté romaine à l'ensemble des habitants du Latium

Caïus entre en conflit avec le Sénat lorsqu'il projette d'élargir la citoyenneté romaine à l'ensemble des habitants du Latium, la province de Rome.

Un autre tribun, Livius Drusus, complice du Sénat, propose des réformes encore plus démagogiques.

Le peuple se laisse prendre à son jeu. Il se détourne de Caïus et celui-ci échoue à se faire réélire pour un troisième tribunat.



Exil de Ptolémée VIII Évergète II à Chypre

Mort de Ptolémée Memphitis

En 131 avant Jésus-Christ ou 130 avant Jésus-Christ, Cléopâtre II parvient à chasser Ptolémée VIII Évergète II de sa capitale Alexandrie, lors d'une émeute où le feu est mis en partie au palais royal.

Cléopâtre II offre le trône à son gendre Démétrius II Nicator qui s'avance jusqu'à Péluse mais sans rien entreprendre de bien sérieux.

Cléopâtre II possède le soutien des intellectuels et savants.

Ptolémée VIII se réfugie à Chypre, avec Cléopâtre III, où de rage il fait assassiner Ptolémée Memphitis, fils de 12 ans, qu'il a eu avec Cléopâtre II.

Il en expédie les morceaux démembrés à sa mère.



Alexandre II Zabinas Roi Séleucide

Alexandre II Zabinas (Achat d'esclaves), un aventurier, est probablement fils d'un marchand fripier Égyptien d'Alexandrie, nommé Protarcos (ou Protarchus).

Alexandre II Zabinas profite des troubles internes à la dynastie des Séleucides.

Avec le soutien de l'Égypte et de Ptolémée VIII Évergète II, Alexandre II Zabinas se fait passer pour le fils d'Alexandre Ier Balas.

Alexandre II Zabinas renverse Démétrios II Nicator et s'empare du trône de Syrie en 126 avant Jésus-Christ.



Mariage d'Antiochos VIII Philométor avec Cléopâtre V Séléné Ire

Cléopâtre II retourne à Alexandrie en 124 avant Jésus-Christ, se réconciliant avec Ptolémée VIII Évergète II et Cléopâtre III.



Campagne contre les Voconces

En 124 avant Jésus-Christ, Rome attaqua les Voconces, dont Massalie ne se plaignait pas.

Dans une troisième campagne, le consul Caïus Sextius Calvinus avec de nouvelles légions :

En 123 avant Jésus-Christ, Sextius détruit la capitale Salyenne d'Entremont (des boulets de pierre de 6 Kg ont été retrouvés)

Le roi de ce malheureux peuple, nommé Teutomal, pour avoir défendu son pays avec constance contre ces brigands étrangers, fut mis hors la loi des nations.

Poursuivi de retraite en retraite par les armes et par les menaces des Romains, il ne trouva de refuge qu'au-delà de l'Isère, sur les terres des Allobroges.



Campagne contre les Allobroges

Alliance avec les Éduens

Ce fut encore à la politique massaliote que Rome dut une alliance bien utile à son ambition, bien funeste à la liberté gauloise, l'alliance de la nation éduenne.

Les Éduens et les Allobroges étaient en guerre. Les Allobroges avaient pour eux les Arvernes, qui tenaient alors le sceptre parmi les peuples galliques.

Profitant adroitement de ces circonstances, les Massaliotes se mirent à travailler la nation éduenne :

Un traité fut conclu entre les magistrats éduens et le sénat de Rome:

Ainsi furent prononcés pour la première fois, au milieu des nations gauloises, les mots d'alliés, d'amis, de frères du peuple romain, mots de discorde et de ruine ; puissances fatales qui devaient, durant un siècle entier, isoler, opposer, affaiblir ces nations, pour les réunir enfin, toutes, sans exception, sous une commune servitude.



Bataille de Vindalia

Partant de Rome et passant en Gaule par le col du Mont Genèvre avec ses légions, le proconsul Cneus Domitius Ahenorbarbus parcourt la route d'Hannibal en sens inverse, chevauchant un éléphant. Il franchit le Rhône.

En 122 avant Jésus-Christ, retranché dans une position avantageuse, attendant des secours de Rome, le consul se préparait à soutenir l'attaque.

Les Allobroges (les Savoisiens, unis aux Dauphinois septentrionaux,) attribuèrent à la frayeur cette conduite prudente du consul, et sans attendre l'arrivée de Bituit, ils passent l'Isère et s'avancent à grandes journées vers le midi, en suivant la rive gauche du Rhône. C'était tout ce que pouvait souhaiter Domitius.

Les armées se rencontrèrent peu au-dessus d'Avénio (Avignon), dans les plaines d'un village nommé Vindalium ou Vindalia (Vindalie) près de la Durance, au confluent du Rhône et de la Sorgue.

Les deux armées à peine en présence se précipitent l'une sur l'autre; mais les Allobroges, effrayés par une troupe d'éléphants chargés d'hommes armés, sont enfoncés se débandent, laissant derrière eux vingt mille morts et trois mille captifs.

Malgré cette victoire, le consul n'osa pousser plus avant ; il retourna dans son camp fortifié, d'on il observa les mouvements des Arvernes.



Mort d'Alexandre II Zabinas

Alexandre II Zabinas est renversé et meurt en 123 avant Jésus-Christ ou en 122 avant Jésus-Christ exécuté par Antiochos VIII Philométor.

Antiochos VIII Philométor manifeste alors des velléités d'indépendance et ses relations avec Cléopâtre Théa, sa mère, sont exécrables. Cléopâtre Théa cherche sans doute à favoriser ses enfants issus de son mariage avec Antiochos VII Sidêtês.



Nouvelle Campagne contre les Allobroges

En 121 avant Jésus-Christ, les Allobroges se levèrent de nouveau en masse.

Vers la fin de l'automne arriva le nouveau consul Q. Fabius Maximus avec deux légions, représentant à cette époque vingt mille hommes.

Joint à l'armée de Cneus Domitius Ahenorbarbus, l'armée romaine comportait quarante mille Romains, sans compter les auxiliaires massaliotes, et les Éduens réunis probablement sur leur frontière afin de faire diversion.

Les Romains prennent l'offensive. Laissant dix mille hommes au camp, le consul Fabius et le proconsul Domitius, dès les premiers jours du printemps, se dirigèrent vers la frontière allobroge et franchirent l'Isère, non sans quelque opposition. Fabius fut même blessé assez grièvement dans une de ces escarmouches.

À peine furent-ils engagés sur le territoire allobroge que Bituit accourut pour leur couper la retraite. À cette nouvelle, les Romains reculèrent en toute hâte.



Bataille

Ils rencontrèrent, sur la rive gauche du Rhône, l'armée arverne qui achevait de traverser.

Les romans s'établirent sur une élévation qui dominait le lit du fleuve et la place du débarquement.

Les Arvernes ne comptaient pas moins de deux cent mille hommes sous les armes.

Bituit avait fait construire d'abord un pont sur pilotis. Trouvant la marche de ses troupes trop lente, il en fit fabriquer un second avec des barques assujetties l'une à l'autre par des chaînes de fer et recouvertes d'un plancher.

Les Arvernes se formaient en colonnes dans une petite plaine sur le bord du fleuve, lorsque les enseignes romaines se montrèrent.

Sur la pente et au milieu de la colline étaient rangés les Romains, dans leur ordonnance accoutumée :

L'emploi de ces énormes bêtes s'était introduit dans les armées de la république depuis ses guerres en Orient.

Bien plus nombreuses, mais ordonnées avec moins d'art, les troupes gauloises se déployaient le long du fleuve.

On y voyait les Arvernes avec leurs clients et leurs alliés, rangés séparément autour de leurs étendards divers, et diversement armés.

Bituit, sur un char d'argent, parcourait le front de bataille; une armure plus riche et une saie de couleurs plus brillantes le distinguaient des autres chefs. On remarquait aussi sa meute de combat, placée sur un coin de la ligne, et retenue par les laisses et les fouets des piqueurs.

Un moment, le roi gaulois promena ses regards sur les faibles bataillons ennemis qui, formés en ordre serré, paraissaient plus faibles encore.

Quoi ! s'écria-t-il avec mépris ; ce n'est pas un repas de mes chiens !

La mêlée fut affreuse; cavaliers contre cavaliers, fantassins contre fantassins luttèrent longtemps avec furie et avec un égal succès.

Fabius, souffrant de sa blessure et en outre de la fièvre quarte, se faisait porter en litière à travers les rangs. Quelquefois il mettait pied à terre, et soutenu sur les bras de deux soldats, il s'approchait de la mêlée pour donner des ordres.

Quand il crut le moment propice, il fit charger les éléphants. Les soldats de Bituit voyaient pour la première fois ces prodigieux animaux, qu'ils ne connaissaient que par les récits de leurs grands-pères, témoins du passage d'Annibal. Saisis de frayeur, ils n'osèrent pas les attendre. Ils ignoraient l'art de les combattre, et leurs chevaux, doublement effarouchés par la vue et par l'odeur, se cabraient et tournaient court.

Bientôt la déroute fut générale, et les ponts se couvrirent de fuyards.

Fabriqué à la hâte et peu solidement, le pont de bateaux s'affaissa, les chaînes se rompirent Hommes et chevaux, engloutis avec les barques, roulèrent entraînés par le courant. Alors, la foule refluant vers l'autre pont, il se trouva complètement obstrué.

Dans ce désordre épouvantable, l'épée romaine n'eut qu'à égorger. Cent vingt mille hommes périrent, et de ce nombre beaucoup de chefs.

Bituit, assez heureux pour échapper au massacre, se sauva dans les montagnes, laissant entre les mains de l'ennemi son char et son manteau. Durant plusieurs jours le roi fugitif parcourut les vallées des Allobroges, cherchant à former une nouvelle armée mais partout il ne rencontra que découragement et terreur.



Demande de Paix et capture de Bituit

Dans cette situation désespérée, Bituit résolut de demander la paix. Le message qu'il envoya au consul Fabius fut reçu avec assez de faveur, et les négociations s'entamèrent.

Mais ce nouveau succès du consul était un nouveau coup de poignard pour l'âme jalouse du proconsul Domitius qui ne pouvait supporter que Fabius:

tandis que lui, Domitius, mis à l'écart, ne serait cité que pour rendre témoignage des triomphes d'un rival.

Domitius résolut d'entraver les négociations et invita Bituit à venir traiter en personne avec lui, à son quartier, probablement à Aquœ sextiæ, lui promettant des conditions moins dures que celles qu'exigeait Fabius.

S'abandonnant sans défiance à la parole du proconsul, Bituit se rendit en secret à la maison. De Domitius qui sortit pour le recevoir, l'accueillit, comme un hôte accueille son hôte.

Mais à peine eurent-ils dépassé le seuil de la porte, que des soldats se jetèrent sur le Gaulois, le chargèrent de chaînes et le transportèrent, à la côte, où un navire était préparé pour l'amener à Rome.

En mettant Bituit à la discrétion du sénat, Domitius enlevait à son collègue l'honneur de conclure la paix.

La perfidie était trop criante pour que le sénat osât l'approuver mais tout en la blâmant, il en profita.

Sous prétexte que Bituit, de retour dans son royaume, pourrait remuer et renouveler la guerre, il le relégua à Albe, en Italie.

Bituit laissait en Gaule un jeune fils nommé Congentiat, qui devait être son héritier. Le sénat le réclama, pour le faire instruire, disait-il, et le replacer ensuite sur le trône de son père. On ignore ce qu'il devint.



Les Arvernes épargnés

L'hégémonie Arvernes s'effondre mais la république traita les Arvernes avec des ménagements qui lui étaient peu ordinaires :



Création de la Provincia

En 120 avant Jésus-Christ, Cneus Domitius Ahenorbarbus crée une province romaine: la Gaule Transalpine "la Provincia" qu'il organise. La Provincia donnera le nom Provence.

Le pays situé à l'orient du Rhône, depuis l'endroit où ce fleuve se jette dans le lac Léman jusqu'à son embouchure dans la Méditerranée fut incorporé à la province romaine de la Narbonnaise, créant ainsi un rempart aux invasions.

La province transalpine fut déclarée consulaire, c'est-à-dire que tous les ans un des consuls dut s'y rendre avec son armée. Cet honneur prouvait le peu de confiance dans la soumission du peuple vaincu.

Rome dicta les lois qui devaient régir ses nouveaux sujets; elles ne furent pas égales pour tous; les Romains proportionnaient l'état des peuples vaincus au plus ou moins d'obstacles que ceux-ci avaient opposés :



Conquête à l'ouest du Rhône

Les consuls P. Manlius en 120 avant Jésus-Christ, Aurelius Cotta en 119 avant Jésus-Christ, et Q. Marcius Rex en 118 avant Jésus-Christ succédèrent à Q. Fabius.

Ils continuèrent les conquêtes et agrandirent sans trop de peine la Province de tout le pays situé à l'ouest du Rhône, entre ce fleuve, la frontière arverne et les Pyrénées.

Cela comprenait les territoires des Helves, des Volkes arécomikes et des Sordes.

Ils firent aussi une alliance étroite avec les Volkes Tectosages et leur donnèrent le titre de fédérés, sans que ce peuple pourtant fût considéré comme sujet de Rome et eût son territoire enclavé dans les limites de la Province.



Conquête des chemins d'accès à la Province

Les Romains possédaient donc au-delà des Alpes une province importante, mais ils n'étaient point maîtres des chemins qui pouvaient y conduire.

Ils suivaient pour passer d'Italie en Gaule le sentier étroit et difficile qui longe le golfe Ligurien, entre la mer et les derniers escarpements des montagnes.

Quant aux routes intérieures des Alpes; elles étaient au pouvoir de tribus gauloises et liguriennes qui les gardaient à main armée.

Le sénat donna ordre à ses généraux de s'emparer du passage des Alpes maritimes, et d'un autre passage, dans cette partie de la chaîne que les Gaulois appelaient Craig ou Crac (région des rocs), mot que les Romains avaient altéré en ceux de Grœcœ et Graïœ. C'était la petite tribu des Ligures Stœnes qui tenait le col des Alpes maritimes.

Q. Marcius, entrant avec précaution dans la montagne, vint assaillir leur village à l'improviste.

Les Stænes surpris essayèrent de se défendre, mais, se voyant enveloppés de tous côtés par les troupes romaines, ils mirent le feu à leurs maisons, et, après avoir égorgé leurs femmes et leurs enfants, ils se précipitèrent au milieu des flammes.

Ceux de ces hommes qui, saisis sur les routes, ou faits prisonniers pendant le combat, n'avaient pu suivre l'exemple de leurs frères, se donnèrent tous la mort par le fer, le feu ou le lacet. Quelques-uns à qui l'on enleva toutes les armes se laissèrent mourir de faim. Il ne s'en trouva aucun pour supporter l'esclavage.

La résistance ne fut guère moins belle dans les Alpes graies ; toutefois les passages, après des chances diverses, tombèrent au pouvoir des Romains.



Fondation d'une colonie romaine à Narbonne

Cependant une question intéressante pour la province transalpine occupait vivement le sénat de Rome.

Le jeune L. Licinius Crassus, déjà célèbre par son éloquence, avait proposé d'envoyer à Narbonne une colonie de citoyens romains et briguait l'honneur de l'y conduire : la mesure était grave non moins par sa nouveauté que par ses conséquences éventuelles, car une seule colonie de ce genre avait encore été fondée hors de l'Italie, et elle l'avait été sur les ruines de l'ancienne Carthage.

On objectait surtout à Crassus l'imprudence d'exposer, en quelque sorte, des citoyens romains aux flots de la barbarie, dans un pays à peine conquis, à la merci de peuples farouches, qui n'étaient façonnés à aucun joug.

L'orateur et ses partisans répondaient :

ils firent valoir encore d'autres motifs, et entraînèrent à leur opinion la majorité du sénat.

La colonie décrétée, Crassus eut mission de l'établir et fonde la ville de Narbonne (Narbo Martius) en 118 avant Jésus-Christ.

Mais, dans les prévisions profondes de la politique romaine, Narbonne n'était pas dirigée uniquement contre les indigènes de la Gaule ; on la plaçait, comme une surveillante et une rivale, auprès de Massalie, dont la puissance, devenue inutile, commençait à inspirer de l'ombrage.

A peine la colonie fut-elle installée, que des travaux immenses révélèrent le secret de ses fondateurs.

L'ancien port fut changé :

Narbonne vit s'élever dans son enceinte un capitole, une curie, lieu où se réunissait le sénat local, des temples magnifiques, des thermes, et plus tard une monnaie, un amphithéâtre et un cirque.

Elle devint le lieu de station de la flotte militaire qui observait ces parages.

Le commerce de l'Italie, de l'Espagne, de l'Afrique, de la Sicile, oubliant le chemin de Massalie, vint s'y concentrer peu à peu. Le commerce intérieur de la Gaule y reflua aussi en partie. De la fondation de Narbonne, Massalie put dater le début de sa ruine.


Colonie romaine

Une colonie romaine était une image ou encore un rejeton de la cité romaine transplanté sur le sol étranger.


Citoyen romain

Le citoyen romain transportait dans la colonie dont il était membre toute la liberté, toutes les prérogatives dont il jouissait sur les bords du Tibre.

Il ne perdait pas ses privilèges politiques. Toutefois pour les exercer il devait de se rendre à Rome où il pouvait :


Municipe

Dans l'intérieur de sa ville, dans son municipe, il faisait partie d'un petit gouvernement qui possédait ses magistratures, son autorité, ses revenus particuliers.

Les principales attributions du gouvernement municipal tétaient :

Les municipes modelaient leur constitution sur celle de Rome.

Tous avaient une curie qui représentait le sénat, et presque tous des duumvirs correspondant aux consuls. Un petit nombre rem plaçaient les duumvirs par des triumvirs, des quartumvirs ou des sévirs.

Des magistrats inférieurs, édiles, questeurs, préteurs, censeurs, exerçaient les mêmes fonctions que les magistrats du même nom à Rome.

Les membres de la curie s'appelaient décurions.


Monuments

Ce n'était pas seulement par la constitution et les droits qu'une colonie romaine offrait une représentation vivante de sa métropole, c'était encore matériellement par la forme et le nom de ses monuments. Chaque colonie renfermait :

et souvent ces édifices rivalisèrent de grandeur et de beauté avec ceux qui ornaient la cité mère.


Colonies romaines, latines, italiques

Les colonies romaines tenaient le premier rang en privilèges et en honneur parmi les villes des provinces.

Au second rang venaient les colonies composées d'habitants du Latium. Elles jouissaient du droit latin, et portaient, comme les premières, le nom de municipes, parce qu'elles choisissaient comme elles leurs magistrats, et se gouvernaient par leurs propres lois.

La différence des unes aux autres consistait surtout dans les droits politiques auxquels les villes latines ne pouvaient point prétendre.

Il y avait outre cela des colonies italiques dont la condition était moins favorable que celle des colonies latines, principalement sous le rapport des taxes.

Tels étaient les degrés d'hiérarchie établis par la république au sein de la population italienne qu'elle transplantait dans ses provinces.


Cités fédérées

Quant à la race subjuguée, elle ne vivait pas non plus sous une domination uniforme.

Les peuples que leur peu de résistance à la conquête et la servilité de leur soumission, quelquefois leur force et l'indépendance sauvage de leurs mœurs, recommandaient aux ménagements du vainqueur, recevaient les titres de peuples libres ou de cités fédérées ; en cette qualité, ils conservaient leurs anciennes lois, et payaient seulement des redevances en terres, en argent, en hommes.


Préfectures

Dans certaines villes, des préfets annuels étaient envoyés de Rome pour administrer la justice.

Cette suspension de l'exercice de la justice était infligée d'ordinaire comme un châtiment aux colonies et autres villes privilégiées qui se montraient rebelles ou ingrates envers le peuple romain.

Descendues à la condition de préfectures (præfecture), elles ne jouissaient plus ni des droits des colonies, ni des droits des cités libres.

Leur état civil dépendait des édits absolus des préfets, et leur état politique du sénat romain, qui exigeait d'elles à son gré des contributions, des terres et des levées d'hommes.


Provinces

Mais la condition la plus dure de toutes était celle de sujets provinciaux (Jus provinciale).

Les proconsuls ou les préteurs à qui le gouvernement des pays provinciaux était confié, cumulaient tous les pouvoirs à la fois :

Jamais despotisme plus dur et plus illimité ne pesa sur les peuples.

Les provinces accablées sous des charges de toute nature :

Quelquefois, outre la dîme du produit des terres [Census soli], elles supportaient :

Cette gradation dans l'état politique des habitant des provinces était un des procédés par lesquels Rome, si savante en despotisme, les enchaînait à l'obéissance :



Mariage de Ptolémée IX Sôter II avec Cléopâtre IV

Séparation de Ptolémée IX Sôter II et de Cléopâtre IV

Cléopâtre III marie ses 2 enfants. Ptolémée IX Sôter II épouse en 115 avant Jésus-Christ sa sœur Cléopâtre IV.

Ptolémée IX Sôter II répudie Cléopâtre IV car elle refuse de reconnaître la préséance de leur mère.

Cléopâtre IV s'enfuit à Chypre, où elle lève une armée et passe en Syrie.



Jugurtha s'attaque au royaume d'Adherbal

En 113 avant Jésus-Christ, après une trêve, Jugurtha, s'attaqua au royaume d'Adherbal qui avait Cirta pour capitale.

Adherbal, réfugié à Cirta.

Des Romains et des Italiotes (Togati et Italici) pratiquant le commerce dans les États d'Adherbal, et ayant établi leur centre d'affaires à Cirta, protégèrent la retraite du roi et interdirent les portes de la ville. Puis ils montèrent la garde aux remparts.

Leur attitude était dictée que par le désir de conserver leurs intérêts avec un roi à leur merci, plutôt que de se livrer à un Jugurtha qui ne leur aurait pas permis les mêmes facilités.

Adherbal envoie des députés au Sénat à Rome pour réclamer son appui, et prier qu'on n'abandonnât pas un roi et un allié fidèle.

Le Sénat fit partir des commissaires chargés d'ordonner la levée du siège mais Jugurtha n'obéit pas à cette première injonction. Les Romains envoient de nouveaux députés d'un rang plus élevé qui ne réussirent pas mieux.



Mariage d'Antiochos IX Cyzique avec Cléopâtre IV

Antiochos VIII Philométor et Antiochos IX Cyzique Co-Roi Séleucide

Conquête de la Cœlé-syrie par Antiochos IX Cyzique

Antiochos IX Cyzique épouse en 114 avant Jésus-Christ Cléopâtre IV. Leur enfant est :

Antiochos IX de Cyzique et Antiochos VIII Philométor deviennent Co-Roi Séleucide en 114 avant Jésus-Christ.

Antiochos VIII Philométor s'allie avec Ptolémée VIII Évergète II et soutient une guerre contre son demi-frère Antiochos IX de Cyzique qui lui arrache la Cœlé-Syrie en 114 avant Jésus-Christ.



Campagne contre les Thraces Scordisques

Après l'échec de leur migration en Grèce, des milliers de Celtes refluèrent en Europe centrale en quête de territoire où s'établir.

Une nation kimro-gallique, les Scordisques, conduit par Bathanatos , s'installa entre la Drave et la Save , et éleva un Oppidum sur le site de l'actuelle Belgrade. Ils occupèrent ensuite le reste de la Transdanubie et devinrent un peuple puissant.

Après le pillage du temple de Delphes, ils s'établirent au pied du mont Scordus et dominaient alors dans les Alpes illyriennes.

Depuis vingt ans, les Scordisques fatiguaient les gouverneurs romains de la Grèce par des guerres continuelles où elles avaient été tantôt vaincues et tantôt victorieuses.

Pour y mettre un terme, en 114 avant Jésus-Christ,, le consul Gaius Porcius Caton alla les attaquer au cœur de leur pays, dans les monts Serbes, sur les bords de la Save et du Margus.

Mais s'étant laissé envelopper dans leurs forêts, il y périt avec toute son armée.

Fiers de ce succès, les Scordisques se mirent en route vers l'Italie, et descendirent comme un torrent sur la côte illyrienne de l'Adriatique.

Ce peuple était sauvage et féroce :

Le préteur Marcus Didius a grand peine à couvrir la frontière de l'Italie de l'invasion de ces barbares ; mais elles n'en garantirent pas la Grèce, dont les parties septentrionales furent horriblement saccagées.

Les consuls suivant sont plus heureux :



Mariage de Ptolémée IX Sôter II avec Cléopâtre V Séléné Ire

Cléopâtre III marie Ptolémée IX Sôter II à son autre sœur.

Ptolémée IX Sôter II épouse en 112 avant Jésus-Christ Cléopâtre V Séléné Ire. Leur enfant est :

Cléopâtre V Séléné Ire quittera assez rapidement Ptolémée IX Sôter II.



Jugurtha à Rome

Le tribun Memmius, manipulé par les financiers, soulève l'indignation du parti populaire.

L'opinion publique romaine, n'accepte pas le trop rapide dénouement de la campagne en Numidie et exige le châtiment des nobles corrompu par l'or numide.

Elle exige du Sénat de faire témoigner Jugurtha lui-même au procès des nobles.

Jugurtha qui connaît assez bien les méandres de la politique romaine, sait qu'il n'est pas question de remettre en cause une paix qu'il avait signée avec le consul romain et un prince du Sénat. Aussi accepta-t-il de se rendre à Rome au début de décembre 111 avant Jésus-Christ où il séjourne plusieurs semaines.



Siège de Suthul

Au début de 110 avant Jésus-Christ le consul Spurius Albinus reprend les hostilités.

L'aguellid Jugurtha qui connaissait parfaitement l'armée adverse, qui savat le consul pressé de rentrer à Rome avant la fin de l'automne pour des raisons politiques, tient tête aux troupes romaines en multipliant les manoeuvres de diversion.

Spurius Albinus finit par laisser son frère Aulus à la tête de l'armée qui avait pris ses quartiers d'hiver, dans la province Africa, aux frontières de la Numidie.

Ce dernier, voyant que son frère tardait à revenir de Rome, et rêvant d'une victoire facile, entreprit, en plein hiver, le siège de Suthul (peut être Calama ou Guelma), lieu où était déposé le trésor du roi numide.

Jugurtha réussit à l'entraîner, puis à l'encercler avec ses troupes et remporter ainsi une grande victoire sur l'armée romaine.

Le lendemain, Jugurtha bien que tenant l'armée romaine à sa merci, amène Aulus à traiter : les romains doivent passer sous le joug puis quitter la Numidie sous dix jours.

Jugurtha prenait sa revanche en humiliant Rome et en lui imposant sa paix.

Aulus, Spurius Albinus, repoussant le traité signé, s'embarqua pour l'Afrique, mais devant ses troupes démoralisées et indisciplinées tira la conclusion qu'il ne lui restait plus rien à faire.



Corruption de Bomilcar

Metellus entra en contact avec Bomilcar, un des lieutenants de Jugurtha.

Il lui fit de magnifiques promesses pour qu'il lui livrât Jugurtha, mort ou vivant. Bomilcar chercha à décourager le roi.

Après avoir écouté un moment ces mauvais conseils, Jugurtha ne put supporter l'idée d'un esclavage éventuel et reprit la lutte de plus belle.

L'échec du complot contre Jugurtha fut le début d'une nouvelle vie pour le roi dont certains familiers comme Bomilcar ou Nabdalsa avaient trahi la confiance. À partir de cette époque, il ne connut plus de repos, ni de jour ni de nuit... Pour échapper à la trahison, il multipliait ses déplacements.



Alliance avec Bocchus, roi de Maurétanie

Jugurtha entreprit de former une armée parmi les populations du sud de la Numidie.

Dénonçant la soif de domination des Romains, il fait alliance avec son beau-père Bocchus, le roi de Maurétanie.

Les deux rois s'avancèrent alors vers l'est, en direction de Cirta que Metellus avait occupée et où il avait fait " entreposer son butin, ses prisonniers et ses bagages ".

Mais le proconsul romain refuse le combat et se retranche dans un camp.



Marius consul

Marius, proche du parti populaire, intriguait depuis longtemps contre Metellus et entretenait des rapports avec Gauda demi-frère de Jugurtha.

À la fin de 108 avant Jésus-Christ,, Marius est élu consul chargé de conduire la guerre en Numidie.

Marius recrute de forts contingents pour se joindre, en Numidie à l'armée d'occupation déjà très importantes.

Marius éprouve comme les autres généraux de la difficulté à recruter pour ses légions.

Bénéficiant d'une fortune colossale, il élargit le recrutement à l'ensemble des citoyens romains, y compris ceux qui ne possèdent rien, quitte à verser une solde à ces derniers en échange d'un engagement pour quinze ans.

Cette innovation se généralise très vite. Elle permet aux paysans des campagnes italiennes et aux citadins aisés de Rome d'échapper aux astreintes du service militaire.

Mais elle débouche aussi sur une armée de métier, avec des soldats non plus dévoués à la République mais au général capable de leur assurer solde, butin, gloire et promotion !



Mariage de Ptolémée X Alexandre Ier avec Bérénice III Philopator

Ptolémée X Alexandre Ier épouse Bérénice III Philopator, sa nièce.



Sylla rejoint Marius

Le questeur Lucius Cornelius Sulla (Sylla) rejoint Marius avec un gros apport de troupes.



Bataille de Cirta

Vers octobre 106 avant Jésus-Christ, les deux armées se livrent deux batailles, séparées par un intervalle de quelques jours.

La première est favorable à l'armée de Jugurtha et de Bocchus, Marius réussit à échapper à un désastre et à un massacre de son armée.

Jugurtha engagea la seconde bataille près de Cirta.

Marius se trouvait alors à l'avant-garde où Jugurtha dirigeait en personne la principale attaque.

À l'arrivée de Bocchus, le Numide s'éclipse discrètement et accourt avec précipitation, suivi d'une poignée d'hommes, du côté où combattent les fantassins de son allié.

Là, il s'écrie en latin que "toute résistance des Romains est vaine, qu'il vient de tuer Marius de sa propre main". Ces paroles jettent l'épouvante dans les rangs. Romains. Mais l'intervention de Sylla renverse les chances et les deux rois sont vaincus.



Négociation avec Bocchus

Tandis que Jugurtha poursuit, infatigable, la lutte contre Marius, Bocchus, découragé, cherche à négocier.

Au lieu d'opérations hasardeuses et difficiles dans lesquelles s'enlisait l'armée romaine, Marius, probablement sous l'influence de Sylla, préfére alors la voie des pourparlers avec Bocchus.

Bocchus finit par faire croire à Jugurtha que des tractations étaient en cours avec les Romains pour la signature d'un accord.

Jugurtha lui fit répondre qu'il est prêt à signer et à accepter toutes les conditions mais qu'il n'a que peu de confiance en Marius. Combien de fois a-t-on déjà signé avec les généraux romains des traités de paix qui sont demeurés sans valeur.



Invasion du pays Norique

La horde passa le Danube, traversa la forêt Hercynie, et vint tomber sur le Norique, qu'elle mit à feu et à sang.

Après avoir dévasté toute la campagne, elle s'approcha de la capitale Noreïa, qui ferma ses portes et se défendit.

Noreïa, située au nord, sous les alpes Tridentines, était de ce côté la clé de l'Italie.

En 113 avant Jésus-Christ Rome alarmée envoya le consul Papirius Carbon, à la tête de forces considérables, garder les défilés des montagnes, et observer de-là les mouvements des Kimro-Teutons. Il les trouva toujours occupés du blocus de Noreïa qui résistait bien, ou plutôt qu'ils ne savaient pas assiéger.

Du haut des Alpes où il avait pris position, Papirius s'adressa à leurs chefs avec le ton impérieux d'un consul romain parlant à des barbares. Je vous ordonne de vous retirer et de respecter un pays allié du peuple romain.

C'était la première fois que les Kimro-Teutons se trouvaient face à face avec ce peuple romain dont ils entendaient tant de récits depuis qu'ils avaient quitté la Baltique.

Au moment de se mesurer, ils hésitèrent; et leur réponse aux sommations de Carbon fut humble et pacifique.

Leurs ambassadeurs vinrent assurer le consul que l'intention de la horde n'était pas de s'établir en Norique et que, si les Romains avaient des droits sur ce pays, elle porterait ailleurs ses conquêtes.



Bataille de Noreïa

La modération de ce message enhardit le général romain. Il imagina une ruse. Il combla de caresses les envoyés kimris, affirmant qu'il ne désirait point la guerre, et qu'il était complètement satisfait des dispositions pacifiques de leurs frères.

Ensuite, sous prétexte de les ramener à Noreïa par un chemin plus court et meilleur que celui qu'ils venaient de parcourir, il leur donna des guides qui les égarèrent.

Sans un instant de retard, il fit prendre les armes à ses légions, se mit en marche, et tomba à l'improviste, au milieu de la nuit, sur le camp des assiégeants.

Quoique cernés entre deux armées, ceux-ci soutinrent l'attaque avec vigueur ; le combat dura toute la nuit et à leur avantage. Lorsque le jour parut, aucun des Romains n'aurait échappé sans un violent orage qui protégea leur fuite. Cette victoire livrait à la horde l'entrée de l'Italie, néanmoins elle n'osa pas y pénétrer.



Passage en Hélvétie

Vers 110 avant Jésus-Christ, chargée de dépouilles, la Horde revint sur ses pas et, par le cours supérieur du Rhin, elle entra dans les vallées des Alpes helvétiques.

L'Helvétie, comme on sait, embrassait le territoire montagneux que limitent :

Enfermées par cette ceinture de montagnes et de larges fleuves, presque sans communication avec le reste de la Gaule ; les six tribus composant le peuple helvétien étaient restées presque totalement étrangères ait mouvement de civilisation qui se faisait sentir dans les plaines transjuranes.

Cet isolement, et la vie pastorale à laquelle la nature du sol les condamnait, perpétuaient chez elles les vieilles habitudes gauloises de guerre et de vagabondage : toujours inquiètes, toujours en armes, elles passaient leur vie à faire ou à repousser des incursions du côté de leur frontière du Rhin.

De grandes expéditions, dont le souvenir ne, nous est pas resté, avaient valu à ce peuple un butin immense; et sa richesse, dans l'opinion des Gaulois, pouvait si, comparer à sa bravoure.

A la vue des chariots chargés de dépouilles que les Kimro-Teutons traînaient avec eux, les Helvètes sentirent se réveiller leur passion pour les aventures. Trois de leurs tribus se levèrent en masse pour les suivre :



Ambassade auprès de Silanus

En 107 avant Jésus-Christ, essayant de traiter avant d'en venir aux mains, les Kimro-Teutons adressèrent au commandant de la Province, M. Silanus, un message.

Ils demandaient des terres, offrant en retour à la république le service perpétuel de leurs bras. Silanus renvoya avec mépris ces députés.



Conseil pour décider l'invasion de l'Italie

Enhardis par le succès, ces peuples résolurent de passer les Alpes et d'aller envahir l'Italie. Leur chefs, réunis en conseil, discutèrent le plan d'invasion et le sort qui devait être fait à l'Italie :

Scaurus chargé de chaînes assistait à cette délibération. Interrogé sur les forces de son pays, avec courage et dignité, il exalta la puissance de Rome et ses légions. Je vous le conseille, ne passez pas les Alpes, ne mettez pas le pied en Italie, car ma patrie est invincible !

Les paroles et le ton hardi du prisonnier offensèrent le conseil et Boïorix, bouillant de colère perça Scaurus sur la place.

Les chefs se séparèrent sans avoir rien décidé :

Ils s'arrêtèrent définitivement à ce dernier parti.



Traité des Volkes Tectosages avec les Kimro-Teutons

Ce n'était pas sans une joie secrète que les Gaulois provinciaux avaient vu les défaites réitérées des Romains.

Mais les scènes dont la Gaule avait offert le spectacle, épouvantaient les Gaulois. La plupart ne pouvaient envisager de sang-froid une alliance avec les Kimro-Teutons dont les chefs les sollicitaient de combiner leurs forces, non seulement pour expulser les Romains, mais pour les poursuivre jusqu'en Italie.

Un seul peuple, les Volkes Tectosages. Il n'appartenait pas à la Province et étaient liés à la république romaine par le titre de fédérés.

Rome sous prétexte de défendre un point militaire important, s'était emparée de leur capitale, Tolosa ou Tolose, dès le commencement de la guerre, et y avait mis garnison.

Cet acte irrita les Tectosages car ils avaient toute raison de craindre qu'après l'éloignement du péril, leur ville ne restât à perpétuité entre lès mains des Romains.

L'idée de la servitude pesait aux Tectosages.

Les Tectosages étaient Belges et Kimris. La communauté de langue et d'origine avec les Kimris d'outre Rhin, fut une facilité de plus pour s'entendre.

Copill, roi des Tectosages, conclut un traité d'amitié avec Boïorix.



Les Cimbres en Espagne

Les Kimris dévastèrent tout le littoral de la Province depuis le Rhône jusqu'aux Pyrénées. On ne sait ce que devinrent les établissements massaliotes et italiens, et surtout Narbonne avec ses citoyens romains et ses édifices commencés.

Arrivés au pied des Pyrénées, voyant le passage de l'Espagne ouvert devant eux, les Kimris y portèrent leurs armes tandis que le reste des hordes attendait leur retour en Gaule.



Marius élu Consul

Il serait impossible de peindre la consternation de l'Italie au récit de ces désastres. La journée du Rhône fut maudite et déclarée à jamais funeste.

Depuis la défaite de Carbon sous les Alpes noriques, six armées romaines avaient disparu. La réalité semblait surpasser toutes les conceptions de la peur et un morne abattement gagnait tous les esprits.

Rome déroger aux formes les plus respectées de sa constitution en nommant au consulat en 105 avant Jésus-Christ Marius bien qu'il soit absent de Rome.

En 104 avant Jésus Christ, le consul Marius est envoyé en Gaule avec cinq légions pour assurer la sécurité de la Provence.

Marius est un homme d'un vaste génie, mais rude, violent, inflexible dans la discipline, et, comme on l'a dit, non moins terrible au soldat romain que ces bandes farouches dont il devait arrêter les ravages. Il remet en état l'armée.

Marius est réélu en 104 avant Jésus-Christ pour l'année 103 in absentia.



Préparatifs Romains

Les Ligures sont alliés à Marius. Avec l'aide des Massaliotes, Marius travaille a de grands préparatifs de défense.

La longue accumulation du limon charrié par le Rhône, et du sable que la mer pousse en sens contraire, a formé autour des bouches du fleuve une barre qui en rend l'entrée difficile aux gros navires chargés.

Marius voulait tirer d'Italie l'approvisionnement de ses troupes et avoir la mer libre.

En 103 avant Jésus Christ, il occupe les troupes en faisant creuser par ses soldats un canal large et profond qui :

Ce canal allant du Rhône à l'étang de Berre, susceptible de servir au besoin de ligne de défense, reçut le nom de Fossœ Marianœ, fosses de Marius. Ce canal donna son nom à la ville de Fos.

A son départ de la Gaule, en récompense de leurs fidèles services, le consul l'abandonna aux Massaliotes qui:

Aujourd'hui l'ouvrage de Marius est comblé ; mais le village de Foz nous offre un vestige encore subsistant de la ville massaliote et de son nom.

Marius fait un tour à Rome pour se faire élire en 103 avant Jésus-Christ pour l'année 102. C'est alors son quatrième consulat.



Révolte des Volkes Tectosages

Marius pourvoyait en même temps à tout ce qui pouvait préparer et assurer le succès. L'insurrection des Tectosages et la découverte d'intelligences secrètes entre quelques villes provinciales et les hordes avaient rendu la Province fort suspecte aux Romains.

Marius désirait vivement savoir à quoi s'en tenir sur la disposition intime de chacun de ces peuples.

Afin d'éclaircir ses doutes, il imagina d'adresser aux principales cités une dépêche fermée et scellée avec défense expresse de l'ouvrir avant un jour déterminé.

Mais ayant redemandé toutes ses lettres avant l'échéance, il trouva que la plupart avaient été décachetées, ce qui le confirma dans sa défiance.

Des soulèvements éclatèrent dans plusieurs cantons à la fois, et les Tectosages, qui avaient le plus d'injures à venger, se mirent les premiers en campagne, sous la conduite de leur roi Copill.

Le lieutenant Corn. Sylla, chargé par le consul d'étouffer ces révoltes :



Mariage de Antiochos VIII Philométor avec Cléopâtre V Séléné Ire

Antiochos VIII Philométor épouse en 102 avant Jésus-Christ Cléopâtre V Séléné Ire.



Bataille des Champs Putrides ou de la colline du Montaiguet

En 102 avant Jésus-Christ, la Horde, ayant passé la Durance vers Cavaillon, arriva bientôt à EauxSextiennes (Aix-en-Provence).

La horde, après avoir enlevé toutes les provisions qui s'y trouvaient, alla, un peu plus à l'est, ranger ses chariots par delà la rivière Cænus eu deux quartiers séparés ; celui des Ambrons, placé très près de la rivière, était en même temps le plus rapproché de la ville.

Le consul Marius qui les suivait à petites journées, ne tarda pas à arriver et vint prendre position sur une colline isolée dominant tout le vallon qui s'élevait entre la ville et les campements ennemis.

Il aperçut de là les Ambrons et les Teutons qui, dispersés autour de leurs quartiers, s'abandonnaient sans prévoyance à toutes les séductions du lieu ; les uns se baignaient dans les ruisseaux d'eaux thermales, ou dans le fleuve, les autres mangeaient après le bain ou dormaient, et le plus grand nombre étaient ivres

La colline sur laquelle Marius avait fait halte manquait d'eau : les soldats s'en plaignirent.

Vous êtes des hommes, leur dit Marius, en leur montrant la rivière qui coulait à leurs pieds ; voilà de l'eau qu'il faut échanger contre du sang.

Les soldats se mirent au travail.



Victoire sur les Ambrons

Les esclaves et les domestiques descendirent à la rivière, armés comme ils purent, portant des cruches pour puiser. Ils surprirent quelques ennemis qui se baignaient et les tuèrent. D'autres ennemis accoururent et l'on commença à se battre.

Les Ambrons dont le quartier était le plus voisin de la colline, se rassemblèrent et saisirent leurs armes. Avec résolution, fierté, et gaieté, ils marchaient au bruit de leurs armes frappées en cadence; et répétaient leur nom national et leur cri de guerre Ambra ! Ambra !

Il n'était plus possible à Marius de retenir ses troupes. Déjà le corps des auxiliaires Ligures avait atteint le bord de la rivière.

Ces auxiliaires appartenaient à l'une de ces colonies d'émigrés galliques, qui se réfugièrent dans les Alpes liguriennes, lorsque les Étrusques renversèrent la domination des Ombres.

Quand ce cri Ambra ! vint frapper leurs oreilles, les auxiliaires romains étaient loin de soupçonner que les hommes qu'ils allaient combattre étaient leurs frères expatriés par suite des mêmes malheurs. Ils répondirent en répétant ce nom qui était aussi le leur. Le même cri, s'élevant à la fois des deux armées remplissait toute la vallée du Cænus.

Les Ambrons, traversant la rivière, coururent attaquer les Romains au pied du coteau et luttèrent contre les auxiliaires Ligures longtemps au corps à corps dans le lit même du Cænus. Mais bientôt arrivèrent les légions qui, favorisées par la pente, les culbuta jusque sur l'autre bord.

Les soldats romains purent boire.

Marius passa la rivière rouge de sang et poursuivit dans la plaine les fuyards, qui battait en retraite jusqu'au quartier des Teutons.

Ils laissèrent sans défense leurs chariots et leurs équipages. Les femmes Ambrones, armées de haches et de sabres, s'étaient rangées devant les chariots qui contenaient leurs enfants et leurs richesses. Égarées par la douleur et la rage, elles frappaient pêle-mêle tout ce qui se présentait, et les romains vainqueurs et leurs maris fugitifs.

L'héroïsme de ces femmes arrêta la victoire et sauva ce que les hommes avaient abandonné. La nuit approchant, Marius fit sonner la retraite et regagna sa colline.

Les Ambrones, avec leurs chariots allèrent se réfugier dans les campements Teutons.



Victoire sur les Teutons

La victoire n'était pas acquise car la majeure partie des Helvètes s'était sauvée et les Teutons n'avaient point combattu.

Dans leur quartier, qui n'était ni clos, ni fortifié, les Romains passèrent une nuit inquiète sans sommeil. Cette même nuit les Ambro-Teutons pleuraient leurs frères morts dans la bataille. Marius s'attendait à quelque attaque nocturne mais ni cette nuit, ni le lendemain, l'ennemi ne se montra.

Derrière le camp ambro-teuton se trouvait un large ravin que masquait un bois épais. Marius, averti par ses éclaireurs, fit passer pendant la nuit trois mille hommes d'élite, sous la conduite de Cl. Marcellus.

Le second jour après la bataille, il envoya sa cavalerie parcourir la plaine et provoquer l'ennemi; tandis que lui-même ordonnait ses légions sur la pente de la colline jusqu'au lit de la rivière.

Les Ambro-Teutons donnèrent la chasse à cette cavalerie, qui, cédant pied à pied, les attira jusqu'à ce qu'ils eussent atteint le bord de la rivière.

Alors, passant l'eau tout à coup, la cavalerie courut prendre position sur les flancs des fantassins de l'armée romaine dont la colline était couverte.

Les Ambro-Teutons traversent aussi la rivière, et renouvellent l'attaque qui avait si mal réussi deux jours auparavant. C'était tout ce que souhaitait Marius. Pendant la moitié du jour, on combattit avec assez d'égalité dans la vallée du Cænus et dans les vastes plaines à l'est d'Eaux-Sextiennes.

Marcellus, sortant alors de son embuscade, vint tomber sur l'arrière-garde ennemie, et la força à se replier vers le centre de bataille. La confusion qui régnait gagna bientôt toute la ligne, et l'habileté de Marius acheva de décider la fortune.

Une partie des vaincus resta sur le champ de bataille, l'autre fut prise ou exterminée en détail par les habitants du pays. Le roi Teutobokhe et quelques autres chefs inférieurs parvinrent à se sauver jusque dans les montagnes des Séquanes, où des paysans les arrêtèrent et les amenèrent garrottés aux Romains.

Le nombre des morts est évalué de manière exagérée à deux cent mille, et celui des prisonniers à quatre-vingt-dix mille mais il est plus probablement de cent mille hommes pris ou tués selon le biographe de Marius.

Le consul abandonna ces monceaux de cadavres qui pourrirent au soleil et à la pluie.

Pour certains, le champ de bataille en prit le nom de Campi-Putridi, Champ de la Putréfaction, que rappelle encore celui de Pourrières qu'il porte aujourd'hui.

Mais pour d'autres, Pourrières tient son nom de "porri" à cause de la culture des poireaux. Pour eux, la bataille aurait eu lieu au pied de la colline du Montaiguet.



Bataille sur l'Adige

En 101 avant Jésus-Christ, le proconsul Catulus, chargé de la défense de la frontière, battit en retraite à leur approche.

Il se retrancha derrière l'Adige, vers son cours moyen, à un endroit où existait un pont de bois protégé sur la rive gauche du fleuve par un petit fort. Le proconsul distribua ses troupes : partie dans ce fort, partie dans son camp placé à l'autre extrémité du pont.

Les Kimris, au lieu d'attaquer le fort, cherchèrent à franchir l'Adige. Ne pouvant réussir à passer à gué à cause de l'impétuosité du courant, ils roulèrent d'énormes rocs sur lesquels ils jetèrent des arbres, des fascines et de la terre. Ils atteignirent la rive opposée.

Les légions du camp retranché s'enfuirent aussitôt, le général à leur tête, et dans leur frayeur ne s'arrêtèrent que de l'autre côté du Pô, abandonnant la garnison de leur fort. Celle-ci se défendit avec une opiniâtreté héroïque, et inspira aux Kimris une telle estime, qu'ils lui accordèrent la plus honorable capitulation.



Bataille du champ Raudius dans la plaine de Verceil

Ce fut dans le mois de juillet que Marius réunit son armée à celle de Catulus et vint provoquer les Kimris sur les rives du Pô.

Ceux-ci, toujours dans l'attente, se mirent à négocier pour gagner du temps. Des députés, chargés de renouveler la proposition faite tant de fois, se rendirent au quartier du consul :

Cette raillerie blessa les envoyés qui menacèrent Marius d'un double châtiment, d'abord par les mains des Kimris , ensuite par celles des Teutons aussitôt qu'ils seraient arrivés.

En même temps il fit signe qu'on amenât Teutobokhe et les autres chefs Ambro-Teutons chargés de chaînes.

Cette entrevue ne pouvait plus laisser aux Kimris de doute. Boïorix se rendit aux avant-postes romains, demandant au consul quel jour et quel lieu il voulait choisir pour l'affrontement.

Les deux chefs convinrent du troisième jour dans le champ Raudius, champ immense situé près de Vercellæ (Verceil) :

Le 30 juillet 101 avant Jésus-Christ, aux premières lueurs de l'aube, les Romains sortirent de leur camp.

Un vent violent qui soufflait de l'est soulevait la poussière de la plaine en si grande abondance que, par intervalle, le ciel s'en trouvait obscurci. Marius courut prendre position à l'orient, afin de tirer parti, s'il était possible, et de la direction du vent et de celle du soleil.

L'infanterie des Kimris se forma en masse compacte. Les hommes des premiers rangs s'attachèrent les uns aux autres avec des chaînes de fer fixées à leurs baudriers. La cavalerie, forte de quinze mille hommes était armée d'une cuirasse de fer poli, d'un bouclier blanc, d'un long sabre et d'un épieu à deux pointes. L'armée, et le camp de chariots occupaient trente stades carrées, environ une de nos lieues.

A peine furent-ils rangés, que :

La cavalerie kimrique, au lieu de charger de front, inclina vers sa droite, dans le dessein de tourner l'aile gauche romaine et de l'envelopper ensuite.

Les Romains croyant que leur ennemi lâchait déjà pied, les légions du centre poussèrent en avant pour le poursuivre.

Mais à l'instant même l'infanterie des Kimris s'ébranlant avec vivacité, se développa en demi-cercle, s'avanca et se répandit telle une mer soulevée. Un coup d'oeil suffit aux généraux romains pour mesurer la grandeur du péril, mais ils ne purent retenir leurs soldats.

Pour raffermir l'ardeur et la confiance des légions qui n'étaient pas encore compromises, Marius employa toutes les ressources de son autorité et de son génie. Marius se précipita alors avec eux dans la mêlée.

La bataille fut longue, sanglante. La poussière et l'accablante chaleur du jour eurent la plus grande part à la victoire des Romains.

Boïorix resta parmi les morts. Clôdic et Cesorig se rendirent. Luk se tua. Deux autres chefs se transpercèrent mutuellement de leurs sabres.

L'évaluation des morts et des prisonniers fut exagérée :

Les femmes Kimris envoyèrent des députés au consul demandant qu'on les attachât comme esclaves aux vestales romaines. Leurs supplications furent repoussées. Longtemps elles défendirent l'approche des chariots avec succès. Puis elles se suicidèrent collectivement :

Des mères écrasèrent leurs enfants contre le timon ou soue les roues des chariots.

Puis les chiens de la horde vinrent assaillir les Romains. Ils furent exterminés à coup de flèches.



Sédentarisation des Cimbres d'Aduat

Quant aux six mille Kimris de la garnison d'Aduat, après la défaite de leurs compatriotes, ils restèrent dans le lieu qui leur avait été cédé.

Ils eurent bien quelques démêlés avec les tribus voisines, attaquant et se défendant tour à tour. La paix se fit d'un commun accord, et sous le nom d'Aduatikes ils furent admis dans la confédération belge.



Triomphe de Marius

Chaque citoyen, à la nouvelle de sa victoire, répandit des libations en son nom. Marius est qualifié de "troisième fondateur de Rome" :

Marius reçut des honneurs jusque-là réservés aux Dieux.

Les prisonniers teutons et kimris furent conduits à son triomphe attachés avec des colliers de fer. La haute stature de Teutobokhe fut pour les Romains un sujet de surprise, car il surpassait les trophées portés autour du triomphateur.

Il fit ciseler sur son bouclier une image représentait une tête de Gaulois, la face ridée et tirant la langue.

L'expression de kimrique ou cimbrique, fut synonyme de quelque chose de fort et de terrible : une milice cimbrique, une bravoure cimbrique, des brigandages cimbriques.

Le sentiment que la république devait à Marius sa liberté et son existence survécut aux déchirements politiques. Malgré les cruautés dont ce grand homme déshonora sa vieillesse, ses ennemis s'écrièrent plus d'une fois : Non, Rome n'a pas à se repentir d'avoir produit Marius !



Mécontentement des alliés de Rome

Cependant, en Italie, à partir de 98 avant Jésus Christ, les alliés de Rome, au premier rang desquels les Samnites, réclament un statut d'égalité avec les citoyens romains. Les habitants de ces cités italiennes ne tolèrent plus d'être soumis aux mêmes obligations que les Romains en matière militaire et de ne pas bénéficier des mêmes avantages :

Ils se plaignent d'être assujettis à des obligations variables en fonction des traités conclus par Rome avec chaque cité.

Ils s'inquiètent surtout des projets agraires comme celui de Tiberius Gracchus, qui promettent aux citoyens romains des terres prélevées sur les domaines des... alliés !



Mort d'Antiochos VIII Philométor Roi Séleucide

Antiochos IX Cyzique Roi Séleucide

Mariage d'Antiochos IX Cyzique avec Cléopâtre V Séléné Ire

Antiochos VIII Philométor meurt en 96 avant Jésus-Christ, tué dans une émeute.

Antiochos IX Cyzique gouverne alors l'ensemble du royaume Séleucide mais entre en conflit avec Séleucos VI, fils d'Antiochos VIII Philométor.

Cléopâtre V Sélène Ire est veuve d'Antiochos VIII Philométor.

Antiochos IX Cyzique épouse en 96 avant Jésus-Christ Cléopâtre V Séléné Ire.



Mort d'Antiochos IX de Cyzique Roi Séleucide

Antiochos X Eusèbe Roi Séleucide

Mariage d'Antiochos X avec Cléopâtre V Séléné Ire

Antiochos IX de Cyzique meurt en 95 avant Jésus-Christ tué par son demi-cousin Séleucos VI Épiphane.

Antiochos X Eusèbe, (Le Pieux) est le fils d'Antiochos IX de Cyzique et de Cléopâtre IV. Antiochos X Eusèbe devient Roi Séleucide et entre en lutte contre Séleucos VI Épiphane.

Cléopâtre V Séléné Ire est veuve d'Antiochos IX de Cyzique.

Antiochos X Eusèbe épouse en 95 avant Jésus-Christ Cléopâtre V Séléné Ire.

Antiochos X Eusèbe est le gendre de Cléopâtre V Séléné Ire.



Sylla préteur à Rome

Sylla propréteur en Cilicie

Indifférent à sa popularité naissante, Sylla retourne à sa vie de débauche et ne revient qu'en 93 avant Jésus Christ à la vie publique. Élu préteur de la ville, Sylla rend avec beaucoup d'équité la justice aux citoyens de Rome.

Il gouverne ensuite, dans la même qualité, la province de Cilicie (Il ne fut pas envoyé en Cilicie, mais en Cappadoce).

Sylla conclut un premier traité avec les Parthes et s'enrichit au passage.



Mariage de Sylla avec Caecilia Metella

A son retour à Rome, Sylla divorce de sa troisième femme et se remarie avec Caecilia Metella, fille du chef du Sénat.

Cette union lui vaut d'être désormais regardé par les sénateurs et l'aristocratie comme une possible alternative face au parti populaire qu'anime Marius.



Mort de Livius Drusus

En 92 avant Jésus Christ Le tribun Livius Drusus tente de convaincre le Sénat d'accorder la citoyenneté aux alliés.

Livius Drusus meurt assassiné.

Faute d'être entendues, les cités italiennes préparent en secret un soulèvement. Elles échangent des otages les unes avec les autres pour consolider leur alliance.

Elles se donnent aussi un gouvernement et des institutions communes calquées sur celles de Rome et même une capitale, Italica (Corfinio, ex Corfinium).



Première guerre civile

Marius manigance avec un tribun de la plèbe, P. Sulpicius Rufus, un arrangement qui lui confie le commandement de la campagne du Pont.

Sylla, qui s'était déjà mis en route pour l'Asie, ne l'entend pas de cette oreille.

En 83 avant Jésus Christ, avec son armée, il revient à Rome en violation de toutes les règles et fait mettre Marius, Rufus et leurs partisans hors la loi.

Il fait exposer la tête du tribun félon sur les rostres (une galerie qui domine les Forums romains et est décorée avec des figures de proue - les rostres - de navires ennemis).



Bataille de la porte Colline

Peu après que son commandement a été donné à Marius en vertu d'une loi du tribun Sulpicius, à 56 ans, Sylla revient.

Quand il débarque à Brindes, à la pointe de la péninsule, avec une armée aguerrie, il est résolu à en finir avec ses opposants.

Pour lui faire face, les marianistes lèvent pas moins de six armées, essentiellement composées d'alliés italiens.

Sylla attire dans son parti les soldats de ses ennemis, chassa Carbon.

Sylla est vainqueur à Canusiumen en 83 avant Jésus Christ.

Sylla défit le jeune Marius près de Sacréport en 82 avant Jésus Christ. Puis il assiége le jeune Marius dans Préneste (Aujourd'hui Palestrine) et le contraignit à se tuer.

Le 1er novembre 82 avant Jésus Christ, la dernière armée, composée de Samnites commandés par Telesinus, est écrasée sous les murs de Rome, près de la porte Colline.

Impitoyable, Sylla fait massacrer les prisonniers (7.000 !) ainsi que treize généraux marianistes.

Cette victoire met un terme à la première guerre civile qui déchire la république romaine à son agonie.


Ptolémée XII Aulète - Musée du Louvre

Mort de Ptolémée IX Sôter II

Ptolémée XI Alexandre II Pharaon

Mariage de Ptolémée XI Alexandre II avec Bérénice III Philopator

Mort de Bérénice III Philopator

Mort de Ptolémée XI Alexandre II

Ptolémée XII Aulète Pharaon

Ptolémée IX Sôter II meurt en 80 avant Jésus-Christ.

Ptolémée XI Alexandre II, fils de Ptolémée X Alexandre Ier et neveu de Ptolémée IX Sôter II, est imposé par Sylla. Ptolémée XI Alexandre II devient Pharaon.

Ptolémée XI Alexandre II est contraint de partager le pouvoir avec Bérénice III Philopator qui est veuve de Ptolémée X Alexandre Ier.

Ptolémée XI Alexandre II épouse Bérénice III Philopator.

Elle est à la fois sa cousine et sa belle-mère.

Bérénice III Philopator meurt assassinée sur ordre de Ptolémée XI Alexandre II au bout de 47 jours de règne ce qui provoque la révolte de l'armée.

Ptolémée XI Alexandre II meurt égorgé dans le gymnase de la ville d'Alexandrie.

Ptolémée XII Aulète en 80 avant Jésus-Christ.

Ptolémée XII Aulète, son fils naturel, est propulsé sur le trône par la foule d'Alexandrie et par l'armée en révolte et devient Pharaon mais il n'est pas reconnu par les Romains qui affirment être, en vertu d'un prétendu testament, les héritiers de Ptolémée XI Alexandre II.



Démission de Sylla

Sylla est honoré du surnom de "Felix" (heureux).

Pour que la nouvelle Constitution fonctionnât, il n'y avait plus qu'un obstacle à supprimer, et c'était Sylla lui-même.

Cet homme singulier, avec une tranquille audace, jugeant son travail accompli, démissionne de toutes ses fonctions en 79 avant Jésus Christ.

Il rentre dans la vie privée, où nul n'osa même l'insulter. Il se retire dans sa maison de Cumes (à Pouzzoles) où il file le parfait amour avec une jeune femme de 25 ans, Valeria, dont il fait sa cinquième épouse.



Guerre contre l'Arménie

Après Cabira, Mithridate se sauve chez son beau-fils, Tigrane, roi d'Arménie, le roi le plus important à l'est.

Lucullus dit "en Arménie, Tigrane s'est entouré de cette puissance qui lui a permis de défaire l'Asie des Parthes, renvoyer les colonies grecques en Médie, soumettre la Syrie et la Palestine et dissoudre les Séleucides."

En 70 avant Jésus-Christ, considèrant que la guerre ne prendra vraiment fin qu'avec la mort de Mithridate, Lucullus envoie son légat Ap. Claudius Pulcher, fils du consul de 79 avant Jésus-Christ, pour exiger que Tigrane livre Mithridate

Lucullus n'a pas autorité pour faire la guerre contre Tigrane, mais il la justifie par le fait que Tigrane est l'allié de Mithridate, quoique Tigrane n'ait entrepris aucune démarche hostile contre les Romains.

Cette façon de faire montre comment les généraux romains se sentent assez forts pour ne pas consulter le sénat (n'oublions pas que Lucullus était questeur de Sylla !)

En 69 avant Jésus-Christ, Lucullus envahit l'Arménie.

Après sa retraite de la Palestine, Tigrane le Grand installa environ 10 000 juifs en Arménien.



Retour de Mithridate dans le Pont

Alors que Lucullus a la supériorité militaire, il ne peut terminer la guerre .Sa position se détériore à cause des événements dans le Pont.

En 68 avant Jésus Christ, Mithridate tire profit de la retraite de Lucullus au sud pour entrer avec une armée dans Pont oriental, où les habitants lui font bon accueil.

Lucullus avait laissé deux légions pour occuper le territoire. Mithridate remporte une victoire sur un légat. C. Valerius Triarius apporte des renforts d'Asie et prend le commandement.



Jules César édile

En 65 avant Jésus Christ, Jules César devient édile, il donne des jeux mémorables, avec 600 gladiateurs revêtus d'armure d'argent.



Révolte des Allobroges

Mais les Romains écrasent le pays de lourds impôts et en 69 avant Jésus-Christ, une mission allobroge va à Rome pour se plaindre du gouverneur Fonteius défendu par Ciceron.

En 63 avant Jésus-Christ, les Allobroges refusent de rallier la conjuration de Catilina, (qui secoue Rome et la Narbonnaise) espérant (vainement) obtenir la reconnaissance du Sénat romain.

En 62 avant Jésus-Christ, las de voir ses sujets accablés d'impôts et de vexations par les questeurs romains, le chef Catugnatos ou Cotugnat ou Cottius (du gaulois catu, combat) appelle aux armes tous les habitants des Alpes occidentales. Ce roi possédait douze tribus ou cantons depuis la Suisse jusqu'à Embrun.

Cet appel fut entendu, et les Gallitae, comme les peuplades voisines, se préparèrent à la guerre. Un de leurs chefs, Induciomar, de la tribu des Voconces, se mit à leur tête.

Lorsque les Romains eurent connaissance de ce mouvement, qui se produisait en même temps chez les peuplades qui leur étaient déjà soumises, comme les Allobroges, et parmi celles qui étaient encore indépendantes, comme la confédération des Albiciens, le prêteur Promptinus dirigea aussitôt contre elles son lieutenant Manlius Lentius.

Catugnatos mena ses troupes contre Narbo et Massalia (Narbonne et Marseille) dans le but de les piller. Il tendit un piège sur l'Isère aux légions de Manlius Lentinus et les écrasa.

Celui-ci, après avoir établi des garnisons à Nice et à Antibes, marcha vers Vence et il s'empara de cette ville. Mais, attaqué par les tribus de cette région et des pays voisins, il fut obligé de s'éloigner et il se vengea en ravageant les campagnes.

Cependant Cotugnat, sachant par des émissaires que les peuples alpins avaient répondu à son appel et étaient sur le pied de guerre, essaya d'opérer sa jonction avec eux. Il remontait la Durance et le Verdon, lorsqu'il fut arrêté dans sa marche par Promptinus, qui venait de recevoir de nouvelles troupes de Rome.

Il fut à son tour battu par le même Manlius Lentinus, en 60 avant Jésus-Christ à Ventia, où il perdit définitivement la guerre. Il revint dans ses États.

Devenus Viennois à l'époque romaine, les Allobroges se dotèrent d'une capitale, Vienne, qui fut une des villes les plus fastueuses de l'Occident romain, dont le territoire était émaillé de grands domaines ruraux où purent prospérer des agglomérations commerçantes et industrieuses comme Boutae (Annecy), Aoste ou Genova (Genève).

Sous l'influence de la civilisation romaine, la langue celtique disparut peu à peu et fut remplacée par le latin populaire que parlaient les marchands et les soldats romains. C'est de là qu'est venu le patois savoyard comme le provençal auquel il se rattache linguistiquement.



Lutte de pouvoir entre César, Crassus et Pompée

Un ancien lieutenant de Sylla, Pompée, se voit confier par le Sénat le soin de rétablir à nouveau l'ordre civil.

En 60 avant Jésus Christ, indécis et au demeurant peu compétent, Pompée conclut un accord avec deux autres hommes forts, le riche Crassus et un nouveau venu sur la scène politique, Jules César. Un premier triumvirat est formé.



César consul

En 59 avant Jésus Christ, Jules César est nommé consul avec Bibulus.

Il occupe le devant de la scène. Il mène une politique favorable au peuple ce qui lui attire des inimitiés au sein du partis des Optimates.

Il décide de freiner la corruption en limitant à 10 000 sesterces par mois les dons d'argent pour les gouverneurs des provinces

Il marie sa fille à Pompée et se rapproche des chevaliers et des riches plébéiens en leurs offrant de l'argent.



Mariage de Archélaos de Cappadoce avec Bérénice IV

Archélaos de Cappadoce épouse Bérénice IV.



Bérénice IV Pharaon

En 58 avant Jésus-Christ, Ptolémée XII Aulète laisse la République Romaine s'emparer de Chypre où règne son frère. Cette passivité entraine une réaction virulente de la turbulente population d'Alexandrie qui se révolte.

Ptolémée XII Aulète est renversé et Bérénice IV portée sur le trône avec son mari Archélaos de Cappadoce.

Ptolémée XII Aulète se réfugie à Rome sous la protection du sénat.


Territoire des Helvètes

Lutte contre les Helvètes

Bataille de Bibracte

La première campagne de César est purement défensive.

Les Helvètes occupaient le plateau du Nord de l'Oberland bernois. Ce sont les Tigurins, ceux-là même qui, en 107 avant Jésus-Christ dans la région d'Agen, avaient massacré le consul Cassius et fait passer ses troupes sous le joug… César se présente comme "l'homme prédestiné " à venger Rome et sa famille.

Dès 61 avant Jésus-Christ, le chef helvète Orgétorix forma le projet du départ des Helvètes vers la Saintonge.

Par ailleurs, les Éduens sont des alliés des Romains qui les considéraient comme des "frères de sang".

Le druide Diviciacos, en querelle avec son frère de Dumnorix, est proromain. Lors d'un voyage à Rome, il a été l'hôte de Cicéron et s'est adressé au Sénat.

César présente à Rome les Helvètes :

César présente Orgétorix le chef helvète et Dumnorix l'Héduen comme des hommes nourris d'une ambition toute personnelle mais ne souhaitaient-ils pas finalement voir l'union de la Gaule.

César prétend qu'Orgétorix tente de persuader les chefs gaulois Séquanes et Éduens (Dumnorix), de s'emparer du pouvoir.

Orgétorix doit être jugé pour cette intrigue. Il se présente devant le tribunal avec plus de 10 000 hommes et ne parle pas comme la coutume le lui permettait. Les magistrats lèvent un grand nombre d'hommes pour lutter contre lui; Orgétorix aurait alors mis fin à ses jours.

Après sa mort, les Helvètes gardent le projet de quitter leur territoire pour aller en Saintonge. En 58 avant Jésus-Christ, ils mettent le feu à leurs 12 villes et 400 villages. Plusieurs autres peuples se joignent à leur expédition. Deux routes sont possibles :

Leur expédition ne comporte aucune trace d'agressivité contre les autres peuples à qui ils demandent préalablement l'autorisation de traverser leurs terres. Ils demandent donc à Rome l'autorisation de traverser le nord de la Narbonnaise indiquant qu'il compte franchir le Rhône à la hauteur de Genève (ville Allobroge).

César en profite, il arrive d´urgence par le Petit-Saint-Bernard avec une légion qu'il place près du seul pont praticable à cet endroit. les Helvètes.

César se rend au pont, une ambassade helvète l'assurent de leurs intentions pacifiques et réitèrent leur demande de passage.

César, dans un premier temps, dit qu'il souhaitait réfléchir; en réalité, il veut pouvoir terminer les fortifications qu'il prépare… Puis César refuse prétextant que les Helvètes ne pourraient s'empêcher de causer des dégâts sur leur passage.

Les Helvètes menés par Divico (déjà commandant lors de la guerre contre Cassius !) envisagent alors de passer par le territoire des Séquanes et des Éduens qui se trouve plus au Nord. Ils obtiennent de l'Éduens Dumnorix l'autorisation de passage ().

Diviciacos demande l'aide de César pour arrêter les Helvètes. A Rome, César qui peut donc se targuer de répondre à un appel… prétend que :

César lève 5 légions et pénétrer en Gaule à la rencontre de ses ennemis.

Les Allobroges des montagnes, resté des rebelles à l'autorité romaine, lui laissèrent traverser leur pays, mais ils aidèrent le peuple des Helvètes et les ravitaillèrent lorsque Jules César tente de les affamer.

Les Helvètes traversent la Saône, César arrive à attaquer ceux qui n'avaient pas encore traversé et en fit un grand massacre. Il fait construire un pont pour pouvoir poursuivre les Helvètes qui envoient une ambassade.

Le chef Divico lors d'un discours met en garde les romains. César lui répond qu'il est résolu à venger les actes passés et présents mais est prêt à accepter la paix si les Helvètes donnent des otages et s'ils réparent leur tort. Divico répond que chez les helvète on reçoit des otages, on n'en donne pas…

Les deux ennemis lèvent leur camp, la cavalerie romaine suit les Helvètes mais le fait de trop prêt et lors d'un engagement opposant 40 000 cavaliers romains contre les 500 cents cavaliers helvètes les romains perdent quelques hommes. Les Helvètes sont encouragés par cette "victoire" et se mettent à harceler les romains.

Diviciacos supplie César épargner son frère Dumnorix. César accepte et convoque Dumnorix pour lui faire part de ses reproches. Mais César revient sur sa promesse et le fait assassiner...

César a des problèmes de ravitaillement car les Éduens ne livrent pas le blé.

César se dirige vers Bibracte pour le ravitaillement, les Helvètes font alors demi-tour et harcèlent les romains qui se mettent en formation sous les ordres de César. César fait éloigner les chevaux pour que le danger soit le même pour tous et que pas un romain ne put s'enfuir.

Après des Combats acharnés durant 3 jours, les Helvètes durent fuir ("personne ne put voir un ennemi tourner le dos").

A la bataille de Bibracte en juin 58 avant Jésus-Christ, César est opposé à 263 000 Helvètes et 100 000 alliés, seul 110 000 survécurent selon César qui se met à leur poursuite.

Les Helvètes envoyent des députés pour demander la paix : César formule ses exigences, les Helvètes les acceptent.



Lutte contre les Suèves et les Sénons

Les Arvernes et les Séquanes ayant pris des germains suèves, une population germanique, comme mercenaires .Arioviste, un ancien allié de Rome, roi des Suèves, s'était établit chez les Séquanes.

Arioviste pratiquaient des razzias chez les Séquanes et les Éduens peuples amis des romains et jusque chez les Allobroges.

L'Éduens Diviciacos sollicite la protection de César contre Arioviste (mise en scène sûrement préalablement arrangée par les deux hommes).

César justifie une nouvelle fois la guerre par un appel d'un "ami du peuple romain" en rappelant ce qui risque d'arriver si les Germains passent en Gaule faisant référence aux invasions teutonnes et Cimbres des années 60..

César envoie successivement deux ambassades à Arioviste avec diverses exigences. Mais Arioviste n'en eut cure.

Après que des nouvelles de regroupements de germains lui soient parvenues, César se dirige vers Besançon.

Les soldats romains laissent paraître de la peur face à des adversaires si féroces (dénonciation de l'aristocratie par César). César dénonçant l'aristocratie, harangue ses troupes changeant leur attitude; la hâte de combattre est présente.

Arioviste envoi une ambassade. César répond qu'il ne fait la guerre que forcé. Arioviste répond à son tour que les Romains n'ont rien à faire avec une armée sur ses terres. César met en avant qu'il ne va pas abandonner de fidèles alliés.

La cavalerie germaine provoque les romains quii restent impassibles sur l'ordre de César. Les troupes romaines sont encore plus motivées à combattre après cet entretien.

Arioviste demande un nouvel entretien à César, ce dernier lui envoi des ambassadeurs ; Arioviste les garde en captivité.

Les armées se font face, les Suèves n'attaquent pas, César fait des préparatifs de fortifications. Bientôt un premier combat s'engage : les pertes furent sévères des deux côtés.

Puis la " vraie " bataille s'engagea près de Mulhouse dans la plaine d'Alsace. Repoussés, les Suèves, dont Arioviste, fuirent au delà du Rhin. A cette nouvelle les renforts Suèves rebroussèrent chemin, harcelés par les peuples proches du Rhin.

César mena ses troupes en quartier d'hiver chez les Séquanes (Labiénus se vit confier le commandement).

Les Senons de Gaule, menés par Camulogène, furent parmi les derniers à résister à Labienus le lieutenant de César.

César partit pour la Gaule Citérieure (Aquitaine et Narbonnaise)… pour y remplir ses fonctions de gouverneur.



Bataille de Bibrax

César demande à Diviciacos d'aller quérir les troupes Eduennes et d'entrer sur le territoire des Bellovaques pour le ravager. César pense ainsi diviser les forces de l'ennemi si nombreuses.

Dès qu'il apprit par ses éclaireurs, que les Belges marchant sur lui avec toutes leurs forces réunies, n'étaient déjà plus qu'à peu de distance, il fit passer à son armée l'Aisne et assit son camp sur la rive, rendant ainsi un des côtés du camp hors d'atteinte de l'ennemi.

Un pont existant sur la rivière, le transport des vivres qu'envoyaient les Rèmes et les autres peuples pouvait s'effectuer sans péril. Il plaça une garde sur le pont, et laissa sur l'autre rive Q. Titurius Sabinus, son lieutenant, avec six cohortes dans un camp qu'il fit fortifie d'un retranchement de douze pieds de haut et d'un fossé de dix-huit pieds de profondeur.

À huit mille pas du camp de César était Bibrax une ville des Rèmes que les Belges attaquèrent vivement. Elle se défendit tout un jour avec peine.

Les Belges entourent la place avec leurs troupes, et lancent de tous côtés des pierres sur le rempart. La grêle de pierres et de traits rend toute résistance impossible du haut des remparts. Ils forment la tortue, s'approchent des portes et sapent la muraille.

Lorsque la nuit eut mis fin à l'attaque, le Rème Iccios, commandant alors dans la place, lui dépêche des courriers pour l'informer que s'il n'était promptement secouru, il ne peut tenir plus longtemps. Vers le milieu de la nuit, César fait partir, sous la conduite des courriers d'Iccios, des Numides, des archers crétois et des frondeurs baléares. Leur arrivée ranime l'espoir des assiégés et enlève aux ennemis l'espérance de prendre la place.

Les Bleges restèrent alors quelque temps à l'entour, dévastant la campagne, brûlant bourgs et maisons, puis se dirigèrent avec toutes leurs troupes vers le camp de César, et placèrent le leur à moins de deux mille pas.

César résolut d'abord, à cause du grand nombre des ennemis et de la haute idée qu'il avait de leur courage, de différer la bataille. Chaque jour par des combats de cavalerie, il éprouvait la valeur de l'ennemi et l'audace des siens.

Quand il se fut assuré que les siens n'étaient point inférieurs, il marqua le champ de bataille, en avant du camp, dans une position naturellement avantageuse. La colline sur laquelle était placé le camp s'élevait insensiblement au-dessus de la plaine, et offrait autant d'étendue qu'il en fallait pour y déployer les troupes; elle s'abaissait à gauche et à droite, et se relevait vers le centre par une légère éminence qui redescendait en pente douce vers la plaine.

À l'un et l'autre côté de cette colline, César fit creuser un fossé transversal d'environ quatre cents pas; aux deux extrémités, il éleva des forts et y plaça des machines de guerre, afin d'empêcher que des ennemis si supérieurs en nombre ne vinssent le prendre en flanc et l'envelopper pendant le combat.

Cela fait, il laissa dans le camp les deux légions qu'il avait levées récemment, pour servir de réserve, et rangea les six autres en bataille devant le camp. L'ennemi avait aussi fait sortir ses troupes et formé ses lignes. Il y avait un marais peu étendu entre notre armée et celle des ennemis. Chacune des parties attendait que l'autre franchisse le marais.

La cavalerie engageait le combat de part et d'autre. César, après le succès d'une charge de cavalerie, fit rentrer ses légions dans le camp.

Aussitôt les ennemis se dirigèrent vers l'Aisne. Ayant trouvé des gués ils essayèrent d'y faire passer une partie de leurs troupes. César, averti par Titurius, passa le pont avec toute sa cavalerie, ses Numides armés à la légère, ses frondeurs, ses archers, et marcha à l'ennemi. Alors s'engagea un combat opiniâtre. Les Romains tuèrent un grand nombre de Belges, les suivants, pleins d'audace, s'efforçaient de passer sur le corps de leurs compagnons; une grêle de traits les repoussant. Ceux qui avaient réussi à traverser l'Aisne furent taillés en pièces par la cavalerie.

Les ennemis, ayant perdu espoir d'emporter le fort et de traverser la rivière, ne pouvant nous attirer pour combattre sur un terrain désavantageux, et les vivres commençant à leur manquer, tinrent conseil.

Ils décidèrent de retourner chacun dans son pays, et de se tenir prêts à marcher tous à la défense du premier que l'armée romaine envahirait, combattant ainsi sur leur propre territoire et les vivres chez eux leur seraient assurés. De plus arriva la nouvelle que Diviciacos et les Éduens approchaient des frontières des Bellovaques voulurent aller défendre leurs biens.

Le départ étant résolu, dès le seconde soir, ils sortirent de leur camp à grand bruit, en tumulte, sans ordre fixe, sans être commandés par personne, prenant chacun le premier chemin qui s'offrait, et se hâtant de gagner leur pays, faisant ressembler ce départ à une fuite.

César aussitôt averti par ses vedettes, mais craignant une embuscade, retint son armée. Au point du jour, le départ étant confirmé par ses éclaireurs, il détacha toute sa cavalerie commandée par ses lieutenants Q. Pédius et à Aurunculéius Cotta, pour arrêter l'arrière-garde. T. Labiénus, un autre de ses lieutenants, eut ordre de les suivre avec trois légions.

Ils atteignirent l'arrière-garde ennemie, la poursuivant pendant plusieurs milles, ils tuèrent un grand nombre des fuyards. Les derniers rangs firent alors halte et soutinrent le choc avec beaucoup de vigueur; mais ceux qui étaient en avant, se voyant éloignés du péril, et n'étant retenus ni par la nécessité de se défendre, ni par les ordres d'aucun chef, eurent à peine entendu les cris des combattants, qu'ils rompirent leurs rangs, et cherchèrent leur salut dans la fuite. Sans courir aucun danger, les Romains tuèrent à l'ennemi autant d'hommes que le permit la durée du jour et rentrèrent au camp, comme il leur avait été ordonné.

Bientôt César met le siège devant la capitale des Suessions qui, devant les armes de sièges dont ils ne connaissaient rien, envoyèrent une ambassade à César pour se rendre. Chez les Bellovaques le scénario se répéta. Les Ambiens se soumettent aussi.



Lutte contre Les Nerviens

Mais les Nerviens aidés par les Atrébates, les Viromanduens et de nombreuses autres tribus germaniques se préparent au combat.

César envoie des légions contre les alliés des Nerviens qui sont progressivement défaits.

Pendant se temps, les Nerviens prennent les romains en embuscade alors qu'ils établissaient leur camp. La situation était difficile; les Nervien, réussissent presque à battre Jules César.

Les Nerviens sont dans le camp romain. Certains alliés romains, les Trévires fuient et répandent la nouvelle que les romains sont battus.

César s'avança en première ligne pour combattre, les troupes galvaniées par sa présence se battent mieux. Bientôt la situation change, les légions ayant battues les alliés des Nerviens arrivent en renfort.

Jules César élabore un plan visant à exploiter l'absence de cavalerie chez les Nerviens, ces derniers sont décimés et finissent par demander l'armistice. Leur armée de 60 000 hommes fut réduite à 500 et leurs 600 sénateurs réduits à 3.

Les Aduatiques, une autre tribu, en marche pour les rejoindre ne purent atteindre la bataille à temps .Ils rebroussèrent chemin et se fortifièrent dans une ville. Eux aussi se rendent à la vue des outils de siège romains. César accepta mais exigea que les armes soient déposées. Mais les Atuatuques attaquèrent par surprise avec des armes qu'ils avaient dissimulées. Ils furent finalement facilement battus. César se montra très sévère en les vendant tous.

Après cette bataille, la plupart des tribus Belges se rendirent et Jules César leur accorda la paix demandée, sauf les Nerviens qui continuèrent à harasser les convois romains.

Ils firent finalement soumission complète. César prit soin de les ménager.

Toute la Gaule était soumise.

La réputation de César en Gaule était telle que tous les peuples lui envoyèrent des députés qui venaient lui promettre obéissance.

César repartit pour l'Italie où 15 jours de supplication furent décrétés, ce qui n'était encore arrivé à personne (Pompée : 12 jours pour sa victoire sur Mithridate).


Armorique

Conquête de l'Armorique

Cinq peuples ou nations se partagent le territoire de Bretagne et n'entrent dans l'Histoire qu'au moment de leur soumission à Rome :

En 57 avant Jésus-Christ, Viridorix se bat contre les légions romaines. Les Vénètes sont battus sur mer par César Publius Crassus. Les armoricains se soumettent à Rome et reconnaissent l'autorité romaine.



Triumvirat prolongé

En 56 avant Jésus-Christ, César part à Lucques renouveler le triumvirat avec Crassus et Pompée.

Un an plus tard, ils font voter une loi donnant :



Conquête de l'Angleterre

En 55 avant Jésus-Christ., César traverse la Manche avec ses troupes et entame sa première expédition dans l'île de Bretagne (l'Angleterre). Il en rentre bredouille.

César met en déroute les Usipètes et les Tencthères, mais les Trévires et les Éburons se soulèvent.

César part avec 4 légions, sans bagage et 800 cavaliers chez les Trévires qui essayaient de trouver du soutient au delà du Rhin.

César fait assassiner le chef celte Dumnorix.

Cette affaire règlée, César retourne en Bretagne (Angleterre).



Invasion de l'Égypte

Ptolémée XII Aulète à nouveau Pharaon

Mort de Bérénice IV

Ptolémée XII Aulète corrompt Aulus Gabinius, gouverneur de Syrie, proche de Pompée. Celui-ci envahit l'Égypte avec ses troupes en 55 avant Jésus-Christ.

Parmi ses officiers se trouve Marc Antoine.

À peine réinstallé au pouvoir, faisant preuve d'une rancune tenace, Ptolémée XII Aulète fait exécuter Bérénice IV, sa fille.

Ptolémée XII Aulète gouverne encore 3 ans sous la protection d'une garnison romaine.



Guerre contre Ambiorix

En 54 avant Jésus-Chris, de retour en Gaule, César est contraint de disperser ses légions en vue de l'hivernage. Mais comme les récoltes ont été médiocres dans le nord, il disperse ses légions en fonction des vivres disponibles :

Elles se retrouvent ainsi à quelques jours de marche les unes des autres.

Une légion et demie est casernée en pays Eburon, où règnent Catuvolcos (peu connu) et Ambiorix (notre homme !).

Du fait des mauvaises récoltes, une tension s'installe entre Éburons et romains.

Ambiorix régnait sur les Éburons, une tribu gauloise qui vivait entre la Meuse et le Rhin. En 57 avant Jésus-Christ., César avait libèré les Éburons du joug des Aduatiques.

À peine les Romains sont-ils installés depuis quinze jours, le roi des Éburons attaque la 14e légion romaine. A première vue, l'attaque échoue.

Les chefs du camp d'Aduatuca, Cotta et Sabinus, demandent à Ambiorix les raisons de son comportement. Pourquoi les a-t-il attaqués avec d'aussi faibles troupes, alors qu'ils sont en bons termes ?

Il imagine une ruse : il conseille aux Romains de quitter le territoire selon un tracé qu'il expose, en confiant qu'une offensive de grande envergure Gauloise et Germaines est prête à tomber sur les troupes.

Cette possibilité de s'éloigner en toute sécurité est en réalité une embuscade. Les officiers décident par souci de sécurité de rejoindre l'autre garnison romaine. Les Romains plient leurs tentes et s'en vont.

En chemin, dans une vallée étroite, Ambiorix les attaque et les massacre; environ 5 400 hommes soldats périront. Il inflige aux Romains la plus grande défaite de toute la Guerre des Gaules.

Ensuite, avec les Nerviens, les Aduatiques et les Ménapiens, Ambiorix organise un raid contre l'autre garnison romaine de la vallée de la Meuse, installée en territoire Nervien (Charleroi), commandée par Quintus Cicéron.

Ce dernier ne doit son salut qu'à l'intervention de César qui, parti d'Amiens, vainc les Nerviens, mais les Trévires se révoltent à leur tour puis sont battus par Labienus.

Toute l'année 53 avant Jésus-Christ est passée à guerroyer en Belgique

L'été suivant, Jules César rêvant de se venger des "Belgae", lance un raid punitif, avec 10 légions, soit environ 60 000 hommes..

La fin de la campagne voit une véritable chasse à l'homme contre Ambiorix ainsi qu'une guerre d'extermination , qualifiée même par certains de génocide, menée contre son peuple et ses voisins. Le pays est dévasté et les femmes et enfants emmenés comme butin de guerre.

Un des rares guerriers à échapper est Ambiorix qui traverse le Rhin et disparait dans la brume ardennaise, se réfugiant parmi les Germains et entre dans la légende


Soulèvement général des peuples de la Gaule

Soulèvement général des peuples de la Gaule

Comme la plupart des nobles guerriers, Vercingétorix s'illustre dans la cavalerie gauloise de César de 54 à 53 avant Jésus-Christ au début de la guerre contre le Barbare Ambiorix.

Vercingétorix ne veut pas accepter l'invasion de la Gaule. Avec ses amis, il tente de soulever les Arvernes de Gergovie, mais les notables les chassent de la ville.

Vercingétorix et ses compagnons battent alors les environs de la ville et reviennent avec une foule de partisans. En 53 avant Jésus-Christ, Vercingétorix est proclamé chef des Arvernes.

Les chefs gaulois décident de se réunir. La rencontre a lieu en forêt carnute en janvier 52 avant Jésus-Christ.

Le soulèvement général des peuples de la Gaule est décidé. A la demande des Bituriges, Vercingétorix est désigné chef suprême des armées gauloises, rétablissant en quelque sorte l'autorité du Brenn.

Vercingétorix demanda des renforts à tous les peuples de la Gaule, par exemple :

Jules César estime le nombre de soldats engagés contre ses troupes par chacun des peuples suivants :

Par contre :


Vercingétorix jette ses armes aux pieds de Jules César - Lionel-Noël Royer - 1899

Siège d'Alesia

Battu, le chef des Gaulois alla s'enfermer dans Alésia, l'oppidum des Mandubiens avec 80 000 gaulois.

En août 52 avant Jésus-Christ, César met le siège. Les six légions de César sont renforcées par quatre autres dirigées par son lieutenant Labienus, victorieux de la tribu des Parisii.

Arrivés à Alésia, les soldats romains se mettent à construire un ingénieux système qui empêche toute sortie efficace de l'armée gauloise et entoure l'oppidum d'une seconde muraille tournée vers l'extérieur, s'enfermant ainsi avec ces légions, dans une sorte d'anneau autour d'Alesia.

Alésia n'était pas préparée à abriter autant d'hommes pour un siège. Vercingétorix ne peut pas tenir un mois sans ravitaillement.

Vercingétorix commence par renvoyer les cavaliers puis il expulse les vieillards, les femmes et les enfants qui sont condamnés à mourir de faim entre le camp gaulois et le camp romain, car les romains ne les laissent pas passer.

Pendant ce temps, une prodigieuse armée de secours s'est constituée à Bibracte chez les Éduens.

Quand elle s'ébranle enfin, elle est constituée de 8000 cavaliers et 200 000 guerriers, le tout commandé par quatre chefs dont Vercassivellaun un chef gaulois arverne, cousin de Vercingétorix.

L'armée vient s'écraser sur les fortifications romaines.

A la tête d'un contingent de 60 000 guerriers, Vercassivellaun traversa la rivière de la Brenne et atteignit les positions romaines derrière la montagne de Bussy.

A cet endroit, il tenta de percer les défenses ennemies commandées par le légat Labienus, puis par César en personne. Plus de la moitié de ses hommes périrent et abandonnèrent 74 enseignes.

Vercingétorix tente une sortie héroïque et désespérée. Il est à deux doigts de passer, mais les légions romaines réussissent à maintenir le blocus.

Après un siège de 6 semaines, Vercingétorix se rend le 8 septembre 52.

Vercingétorix fait demander à César s'il le veut mort ou vivant. César exige les chefs et les armes. Paré comme pour une fête, le chef arverne jette ses armes au pied de son vainqueur.

Le site d'Alésia se situerait plus probablement à Chaux-des-Crotenay (Jura) sur le territoire des Séquanes qu'à Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or).



Clodius tué par les troupes de Milon

A Rome l'anarchie s'empare des rues, en 53 avant Jésus Christ on assiste à de véritable batailles entre les troupes de Milon, un ami de Pompée, et de Clodius un ami de César, proche du peuple.

Clodius est tué en 52 avant Jésus Christ, et le peuple incendie la Curie. Lépide exerce alors les fonctions d'inter-roi.

Puis le Sénat donne les pleins pouvoirs à Pompée.

En février 52 avant Jésus Christ, en réaction aux désordres qu'il a lui même suscité, le Sénat nomme (au mépris du droit romain) Pompée consul unique et à vie, avec les pleins pouvoirs pour remettre de l'ordre.

César ne réagit pas, se trouvant dans une situation difficile avec Vercingétorix; Pompée lui promet la mort de Milon alors en fuite.

Pompée, bénéficiant du soutien des sénateurs (parmi lesquels l'orateur Cicéron), fait passer des lois peu favorables pour César, comme l'obligation pour ce dernier de se présenter à Rome pour poser sa candidature de Consul.

Pompée se fait couramment appeler "princeps", ce qui signifie le premier des citoyens (d'où nous vient le mot prince). Mais il n'ose pas intervenir avec ses troupes à l'intérieur de Rome pour imposer ses volontés au Sénat et mettre fin aux luttes de factions.

En 50 avant Jésus-Christ, Pompée convainc le Sénat de lancer un sénatus-consulte contre César, enjoignant à celui-ci de prendre congé de son armée !



Jules César franchissent le Rubicon

De Ravenne son quartier général, César envoie Cassius et Marc-Antoine lire une communication au Sénat qui s'empresse de déclarer César hors-la-loi en Janvier 49 avant Jésus Christ

César, fort de sa popularité, qu'il cultive avec soin, et de la gloire militaire qu'il s'est acquise en conquérant les Gaules, Jules César, avec la XIIIème Légion, traverse le Rubicon le 11 janvier 49 avant Jésus-Christ.

Petit fleuve côtier d'Italie centrale qui se jette dans l'Adriatique, le Rubicon sépare la Gaule cisalpine, une province romaine ordinaire, du territoire administré en direct par les magistrats romains.

La loi de Rome interdit à quiconque de franchir ce fleuve avec une armée, sauf autorisation expresse du Sénat.

En violant la loi, César lance un défi au Sénat qui dirige la République.

Anerrifthô Kubos" (Que soit jeté le dé !), aurait-il alors lancé... en grec, la langue des élites romaines de l'époque; cette formule traduite en latine donne "Iacta esto alea", ou, plus communément, "Alea jacta est".

César entre dans la Ville éternelle, les Sénateurs ont fui et Pompée aussi.

César dévalise le temple de Saturne où se trouve le trésor de la ville.

César entreprend la conquête du reste de l'Italie qu'il soumet en neuf semaines.

Lépide devient préteur.

En récompense de l'aide et de du loyalisme de Lépide, à son retour à Rome en novembre 49 avant Jésus-Christ, César le nomme propréteur de l'Espagne Citérieure.


Prise de Marseille

Siège et prise de Marseille

Pendant la guerre civile qui ébranle Rome, la brillante cité de Marseille préfère soutenir Pompée. Cette erreur de jugement de la part d'avisés commerçants met César en colère.

En 49 avant Jésus-Christ, Jules César se rendait en Espagne pour y apaiser un soulèvement contre la domination romaine.

En traversant la Provence, il voulut obliger les Marseillais à renoncer entièrement au parti de Pompée, son rival.

César essaya d'abord d'attirer les Marseillais à lui par la persuasion ; n'y réussissant pas, il assiégea la ville.

Il fit construire douze galères à Arles, les plaça sous le commandement de Brutus Décimus et leur donna l'ordre de bloquer le port.

Comme il prévoyait que le siège pouvait être long, il en confia les opérations à ses lieutenants et il continua sa marche vers l'Espagne.

Trebonius, lieutenant de César fait le siège de Marseille sur terre avec 3 légions romaines (18 000 hommes environ) et sur mer.

Un combat naval eut lieu dans la rade de Marseille. Il ne fut pas favorable à la flotte marseillaise. Pompée envoya alors au secours de Marseille seize galères sous les ordres de Nasidius. La victoire demeura à Brutus. Toutes les galères furent coulées ou prises. Une seule rentra au port apportant la nouvelle du désastre.

Personne ne voulut se rendre et tous les citoyens valides mirent leur énergie à faire face aux assaillants du côté de la terre, où Trébonius poussait activement ses travaux d'approche et ses attaques.

Les assiégés résistèrent longtemps, grâce au secours de leurs alliés, les audacieux et intrépides montagnards connus sous le nom d'Albiques ou Albiciens, une confédération composée de huit peuplades.

A la fin pourtant, la tactique romaine l'emporta lorsque Jules César, de retour d'Espagne eut rejoint Trebonius.

César reçut la soumission des habitants.

Marseille fut obligée de livrer ses armes, ses bateaux, le trésor public et la citadelle, de démolir ses remparts et de subir une garnison romaine composée de deux légions.

Elle doit d'être épargnée du pillage et de la destruction à la stratégie politique de César car il risquait de s'aliéner l'opinion romaine, favorable à une si ancienne cité amie.

César laissa aux Marseillais le droit de vivre sous leurs lois, de jouir en paix des avantages de leur commerce, mais il leur ravit leur indépendance.

Les Romains établirent un camp, sur une colline proche de la ville, pour surveiller Marseille. On l'appela "la colline de la garde".



Soumission de la région

Non content de la soumission de la ville assiégée, le conquérant, irrité contre les âpres montagnards dont la bravoure avait si longtemps prolongé le siège, détacha une partie de ses légions pour venir attaquer ces tribus chez elles.

Les Reienses reçurent le premier choc. Ils se défendirent vaillamment, mais ils furent écrasés par le nombre, et les guerriers de la confédération qui combattaient avec eux se replièrent vers les montagnes. Les Romains, voulant soumettre toute la région qui s'étend depuis Riez jusqu'à Allos et depuis Sisteron jusqu'à Castellane, remontèrent la Durance et le Verdon, ayant à leur tête le conquérant de la Gaule lui-même. Mais la conquête ne fut définitive que pour Riez et ses environs.

Une nouvelle vague vétérans (Xe légion) s'établit dans la région et Narbonne devient la capitale de la Province et a le privilège d'être régie par le droit romain, elle devient Colonia Julia Paterna Narbo Martius Decumanus.



César Imperator, Dictateur à vie

En février 44 avant Jésus-Christ, il devient Dictateur perpétuel.

Lépide n'hésite pas à soutenir la cause de l'imperator en le faisant nommer dictateur à vie, en vertu d'une loi soumise aux comices.

César obtient aussi les pouvoirs d'un tribun et ceux d'un censeur, avec le titre de préfet des mœurs...

Il a désormais partie gagnée contre ses adversaires et devrait pouvoir se reposer sur ses lauriers...

Sous l'empire, la magistrature est vidée de son pouvoir, et seuls subsistent des consuls dits suffects. Seul l'empereur exerce l'imperium lié au consulat.

En 44 avant Jésus-Christ une prédiction des livres sibyllins affirmant que seul un roi pourrait triompher des Parthes accrédite la rumeur d'aspiration de Jules César à la royauté



Bataille de Modène

Soutenu par les financiers, en particulier par le richissime Mécène, Octave lève à ses propres frais une arme. Il se fait`conférer illégalement par le sénat l'imperium proconsulaire.

Antoine assiégeait dans Modène le conjuré Décimus Brutus. Octave avec les consuls Hirtius et Pansa bat Marc Antoine devant Modène le 21 avril 43 avant Jésus-Christ. Antoine est contraint de s'enfuir en Gaule Cisalpine.



Mort d'Hirtius et Pansa.

Fin juillet 43, Octave décide de réclamer le consulat, auquel il n'a pas droit du fait de son jeune age. Les sénateurs républicains lui refusent.

Lorsque les gouverneurs d'Espagne et de Gaule, avec Lépide, viennent appuyer Antoine, Octave renverse la situation en leur proposant une alliance contre le Sénat, par une marche commune sur Rome. Lors de cette marche en juillet 43 avant Jésus-Christ, il rallie à lui sans combat les trois légions que lui oppose le sénat.

Il s'appuie sur le peuple de Rome et se fait élire consul le 19 août 43 avant Jésus-Christ et conférer des pouvoirs extraordinaires qui le rendent maître de Rome.

Octave fait condamner les meurtriers de César par un tribunal régulier.



La reconstruction de Carthage

Le projet de fonder une colonie est repris par Jules César, mais celui-ci ne put le réaliser avant son assassinat.

C'est seulement en 44 avant Jésus-Christ que les triumvirs, exécutant les volontés du dictateur, installent une colonie qui occupe non l'emplacement de l'ancienne ville punique, mais la zone située au nord-ouest, autour du village arabe de La Malga.

Après des vicissitudes résultant des guerres civiles, Octave renforce cette colonie par un nouveau contingent de trois mille familles en 29 avant Jésus-Christ.

Il fait alors recouvrir le sol maudit en 146 par une cadastration régulière dans laquelle s'inscrivent maisons et édifices publics.

Le centre de cette cadastration se trouve sur l'actuelle colline de Byrsa, au chevet de la cathédrale.

Elle a la forme d'un carré de 1 400 mètres de côté, avec un angle battu du côté nord-ouest correspondant à l'emplacement de la colonie césarienne.

Cette colonie possédait un vaste territoire aux limites d'ailleurs mal connues.

On sait qu'il comprenait des pagi ou cantons, situés dans l'ouest de la Tunisie actuelle, dans la région de Dougga, à 100 kilomètres de Carthage.

Il est possible que cet immense domaine ait été d'un seul tenant :

Théoriquement, le sol de Carthage restait propriété publique du peuple romain.

Les traces de cette fiction juridique ne disparurent qu'avec Septime Sévère, qui conféra aux Carthaginois le jus italicum comportant pleine propriété de leurs terres.


Les institutions de Carthage

Les institutions de la Colonia Julia Karthago étaient, comme celles de toutes les colonies romaines, calquées sur celles de la République romaine.

L'assemblée des citoyens élit annuellement les magistrats, dont les principaux sont les duumvirs.

Les magistrats et anciens magistrats forment le sénat municipal ou ordo.

En outre, Carthage est la résidence du proconsul, gouverneur de la province d'Afrique, toujours pris parmi les sénateurs romains parvenus au sommet de la hiérarchie. Il est assisté de légats.

Le procureur gère les intérêts financiers de l'empereur. Il est le second personnage de la province.

L'un et l'autre sont assistés d'un nombreux personnel administratif, les officiales, en majorité esclaves ou affranchis, dont on a retrouvé les tombeaux.

Carthage est également le siège du conseil provincial, composé de délégués de toutes les cités africaines, qui choisit chaque année le prêtre du culte impérial.

Très vite, les descendants des colons italiens se fondent avec les Africains qui accèdent de plus en plus nombreux au droit de cité romain.

S'y ajoutent en assez grand nombre des immigrés venus de l'intérieur de l'Afrique et de toutes les régions de l'Empire.

Le chiffre de la population est impossible à apprécier exactement.

Les Anciens nous disent seulement que Carthage était la deuxième agglomération de l'Occident après Rome, et qu'elle ne le cédait guère aux principales villes d'Orient.

Or Rome a compté au moins 500 000 habitants et probablement un million.

Alexandrie et Antioche en avaient plusieurs centaines de milliers. Le chiffre de 300 000 Carthaginois peut être considéré comme raisonnable.

La cité la plus prospère d'Afrique rivalise bientôt avec Rome par la splendeur de ses monuments.

Les édifices publics et privés de la Carthage augustéenne ont été presque tous détruits lors de reconstructions massives, dont les plus importantes se situent dans la seconde moitié du IIe siècle et au IVe.

Très rares sont les murs en opus reticulatum, les mosaïques simples qui peuvent remonter au début de l'ère chrétienne.

Même les sculptures datables sont en très grande majorité d'époque antonine ou sévérienne.

Font exception : l'autel de la gens Augusta, dédié vers la fin du règne d'Auguste, et un relief représentant Mars Ultor et Vénus Genitrix (musée d'Alger).

A partir de l'avènement l'Empereur Auguste., Carthage connaît pendant deux siècles un développement éclatant grâce à la paix qui y a régné.



Guerre de Pérouse

Pour récompenser les légions qui ont combattu à Philippes, Octave procède à la confiscation des terres de 18 cités italiennes, ce qui crée un mécontentement exploité aussitôt par les partisans d'Antoine.

Lucius Antonius, frère d'Antoine, consul en 41 avant Jésus-Christ, fut chassé de Rome.

Mais Octave, avec l'aide du grand chef militaire Agrippa le prit dans Pérouse. La capitulation fut suivie de massacres.



Passion de Marc Antoine pour Cléopâtre

La même année, Marc Antoine ordonne à la reine d'Égypte, Cléopâtre de le rencontrer dans la ville de Tarse, en Cilicie et d'expliquer son refus d'aider le triumvirat dans la guerre civile.

Resté en Orient, Antoine commence à se perdre par sa folle passion pour Cléopâtre et retourne avec elle en Égypte où il passe l'hiver 41-40 avant Jésus-Christ.



Mariage d'Antoine avec Octavie

Pour sceller cette paix Antoine épouse Octavie, la soeur d'Octave. Mais Marc Antoine retourne en Égypte et reprend sa vie avec Cléopâtre. Octave profite de cette occasion pour susciter l'indignation du peuple romain envers Marc Antoine.



Naissance de Julia

En 39 avant Jésus-Christ, de l'union d'Octave avec Scribonia naît une fille, Julia.



Politique d'Antoine en Orient

À l'automne 37 avant Jésus-Christ, au retour d'Antoine, les deux amants se retrouvent à Antioche.

Les officiers d'Antoine et ses alliés ont chassé les Parthes.

Antoine substitue, à une administration directe de Rome, là ou c'est possible, des États clients qui lui sont fidèles. C'est le cas en Galatie, dans le Pont et en Cappadoce. Hérode devient roi de Judée avec l'appui direct d'Antoine.

Cléopâtre se voit confirmer la possession de Chypre, qui est en fait effective depuis 44 avant Jésus-Christ, mais aussi de villes de la côte syrienne, du royaume de Chalcis, au Liban actuel, et de la côte cilicienne.



Mariage de Marc Antoine avec Cléopâtre

Cléopâtre est restée à Alexandrie pour accoucher d'un troisième enfant du couple, Ptolémée Philadelphe.

En 36 avant Jésus-Christ, Marc Antoine épouse Cléopâtre, que César avait placée sur le trône d'Égypte.



Marc Antoine déclare Césarion successeur de César

En 34 avant Jésus-Christ, Marc Antoine déclare Césarion, le fils que Cléopâtre a eu avec Jules César, seul successeur de César au lieu d'Octave.

Marc Antoine partage l'Orient entre Cléopâtre et leurs enfants :

Ces projets sont irréalistes car une partie de ces royaumes ne sont pas réellement sous le contrôle réel de Marc Antoine.

Cléopâtre se contente de réclamer à son amant, en vain, la Judée.



Bataille d'Actium

En septembre 31 avant Jésus-Christ, contre le conseil de ses généraux et apparemment sur l'injonction de Cléopâtre, Marc Antoine donne le signal du début de l'affrontement.

Les flottes de Marc Antoine et de Cléopâtre réunies livrent bataille avec celles d'Octave, dans la mer d'Épire, devant le promontoire d'Actium sur la rive occidentale de la Grèce.

La flotte de Marc Antoine, composée d'environ 220 navires lourds équipés de catapultes, attaque à faible portée. La flotte d'Octave, qui compte environ 260 vaisseaux légers est plus maniable.

L'issue de la bataille reste indécise jusqu'à ce que Cléopâtre, apparemment intimidée par une manœuvre de l'ennemi, ordonne le retrait de la flotte égyptienne, composée de 60 navires environ.

Marc Antoine la suivit, mais la plupart de ses vaisseaux sont bientôt pris et détruits.

L'armée romano-égyptienne, assiégée à Alexandrie, doit se rendre à Octave.

Octave, vainqueur du combat, établit ainsi une suprématie indiscutée sur le monde romain.

Il envoie dans le port de Forum Julii (Fréjus) quelques trois cents galères, rescapées du désastre naval.



Mariage de Julie avec Marcellus

En 25 avant Jésus-Christ, Auguste donne sa fille unique, Julie âgée de 14 ans, en mariage à son neveu Claudius Marcellus, fils d'Octavie, dont il fait son héritier et l'élève aux dignités d'édile curule et de pontife



Mariage de Julie avec Agrippa

En 23 avant Jésus-Christ, la maladie dont le médecin Musa avait guéri Auguste emporte Marcellus, malgré les soins du même médecin.

Julie épouse Marcus Agrippa vieux compagnon d'Auguste que ce dernier honore de deux consulats consécutifs.

Il décore du titre d'Imperator les deux fils de sa femme, Tibère et Drusus.


Théâtre d'Orange

Le théâtre d'Orange

Le théâtre d'Orange est construit sous le règne d'Auguste. Il s'agit du théâtre le mieux construit du monde romain. Les spectateurs y sont placés selon leur rang social.

Les jeux qui y sont présentés sont les mêmes que ceux des cirques d'aujourd'hui : exhibitions de prestidigitateurs, de mimes, de montreurs d'ours, de danseurs, d'avaleurs de sabre, plongeurs et autres acrobates.

Le mur qui se situe derrière la scène est orné de niches abritant des statues.

Au centre, on peut voir celle de l'empereur Auguste qu'il a fait ériger en son honneur.


La Gaule au temps d'Auguste

La Gaule après la conquête de Jules César prit le nom de Gaule transalpine et l'Allobrogie devint une partie de la province romaine de Vienne.

De riches familles patriciennes romaines vinrent s'établir dans ce nouveau territoire romain et le pays se couvrit de villas couvertes en tuiles, de camps romains, de temples aux colonnes de marbre, de routes pavées sillonnées par les chars, de ponts de pierre, de monuments.

De nouvelles villes prirent leur essor comme Boutae (Annecy), et Aquae grationae (Aix-les-Bains) ou Romilia (Rumilly).

La Province se prêta avec une souplesse merveilleuse à la civilisation de Rome; elle adopta et cultiva avec succès ses arts, son industrie, parla sa langue, adora ses dieux, envoya ses enfants dans ses écoles; les habitants de la Province étonnaient les Romains : on les croirait nés à l'ombre du Capitole, disait Tacite; Pline appelait leur pays une véritable Italie; Arles était surnommée la seconde Rome.

Nulle contrée, d'ailleurs, ne reçut plus à profusion les présents de la civilisation romaine, et aujourd'hui encore, après dix-huit siècles, la Provence est moins célèbre par la beauté de son climat et de sa position que par ses innombrables monuments, aqueducs, thermes, ponts, cirques, temples, statues, qui lui donnent l'apparence d'un immense musée d'architecture romaine.

On distinguait cette Gaule méridionale par le nom de braccata, dérivé d'un certain vêtement, bracca (braie), en usage chez ses habitants.

On appliquait le nom de chevelue (comata), au reste de la Gaule où l'on portait de longs cheveux, suivant la coutume barbare.



Petits enfants d'Octave

Les enfants nés de l'union avec Agrippa :

Avant d'avoir quitté l'enfance, Gaius et Lucius sont nommés princes de la jeunesse et désignés consuls et sont tous les deux adoptés par Auguste.


Enceinte gallo-romaine d'Autun Théâtre romain d'Autun Temple de Janus à Autun Pyramide de Couhard à Autun

Fondation d'Autun

La cité d'Autun ou Augustodunum en latin est fondée durant le règne d'Auguste en 15 avant Jésus-Christ. Son nom antique signifie forteresse d'Auguste.

Elle est destinée à remplacer Bibracte, capitale des Éduens, afin de remercier ce peuple de son alliance ancestrale avec Rome.

Auguste a la volonté de créer en Gaule une grande cité qui montrerait la puissance romaine.

La création d'Autun attire les populations environnantes et notamment les habitants de Bibracte, l'oppidum éduen, qui tombe peu à peu dans l'oubli.

La muraille antique d'Autun, longue d'environ 6 km, en forme de losange, entoure une superficie de 200 ha environ. Elle est percée de 4 portes

aux extrémités des deux rues principales qui se coupent à angle droit :

Deux de ces portes subsistent :

Autun est dotée de splendides monuments. Le théâtre romain, le plus grand en capacité de la partie occidentale de l'Empire romain, pouvait contenir jusqu'à 20 000 personnes. Un canal est aménagé pour acheminer du bois du Morvan et alimenter les arènes d'Autun lors des naumachies. L'amphithéâtre, aujourd'hui disparu, était situé à côté du théâtre.

Le temple de Janus, situé au nord-ouest de la cité, sur la rive droite de l'Arroux, est construit sous la forme d'un fanum, à la manière des nombreux édifices gaulois en bois qui ont précédé la conquête romaine.

Il est constitué d'une cella ou salle de culte, une tour de plan carré, culminant à 24 m et large de 16 m, autrefois couverte, ceinte au rez-de-chaussée d'une galerie. L'emplacement des poutres destinées à maintenir sa couverture est visible sous les fenêtres du 1er étage.

La Pyramide de Couhard, haute de 33 m, se dresse dans une des grandes nécropoles de la cité en dehors des murailles. C'était très probablement un tombeau recouvrant les restes d'un défunt, ou un cénotaphe, célébrant sa mémoire. Seul le blocage intérieur nous est parvenu. Il était recouvert d'un parement régulier formant une pyramide.

Cette pyramide est percée d'un orifice, dû à des fouilles effectuées en 1640. Au XIXe siècle, d'autres fouilles ont eu lieu, infructueuses elles aussi.

On a trouvé à la base du monument une tablette magique du IIe siècle portant des inscriptions maléfiques en latin et en grec.



Mariage de Tibère avec Julia

Auguste tient à remarier sa fille Julia (Julie) le plus vite possible.

Il ne reste à Auguste d'autre beau-fils que Tibère et la femme d'Auguste, Livie, souhaite ardemment l'accession au trône de Tibère, fils qu'elle avait eu d'un premier mariage.

Tibère avait épouse la fille d'Agrippa, Vipsania Agrippina (Vepsanie Agrippine), qui lui donne un fils.

Auguste impose à Tibère :



Conquête des Alpes

De 16 à 13 avant Jésus-Christ, soumission de l´ensemble des Alpes :

En 15 avant Jésus-Christ, Auguste organise l'administration de la Gaule, à Lyon

En 15 avant Jésus-Christ, Trèves reçut d'Auguste le nom d'Augusta Treverorum.

Cottius, se soumit volontairement à Rome en 13 avant Jésus-Christ. Il conserve ses prérogatives locales et devient préfet.

En 12 avant Jésus-Christ, a lieu inauguration du temple de Rome et d'Auguste à Lugdunum (Lyon). Un gaulois Eduen Vercundaridubius y devint pontife du sacerdoce des "flamines augustales".

La soumission de Cottius est commémorée par l'arc de triomphe de Suse, érigé par Cottius à l'Empereur Auguste, en 8.

Il favorisa la soumission des montagnards en pratiquant dans les Alpes des chemins commodes. Les peuples ainsi soumis figurent à l'arc de triomphe de Suze.

En 7 et 6 avant Jésus-Christ, édification du Trophée des Alpes à la Turbie pour célébrer la soumission de la chaîne alpine.


Retranscription de l'inscription

A L'EMPEREUR AUGUSTE, FILS DU DIVIN CÉSAR, GRAND PONTIFE, IMPERATOR POUR LA XIV FOIS, INVESTI DE SA XVII PUISSANCE TRIBUNITIENNE, LE SÉNAT ET LE PEUPLE ROMAIN

PARCE QUE SOUS SA CONDUITE ET SOUS SES AUSPICES, TOUS LES PEUPLES ALPINS, DE L'ADRIATIQUE A LA MÉDITERRANÉE, ONT ÉTÉ SOUMIS A L'AUTORITÉ DU PEUPLE ROMAIN:

TRUMPILINI, CAMUNNI, VENNONETES, VENOSTES, ISARCI, BREUNI, GENAUNES, FOCUNATES, QUATRE PEUPLES VINDELICI, COSUANETES, RUCINATES, LICATES, CATENATES, AMBISONTES, RUGUSCI, SUANETES, CALUCONES, BRIXENTES, LEPONTI, VIBERI, NANTUATES, SEDUNI, VERAGRI, SALASSI, ACITAVONES, MEDULLI, UCENNI, CATURIGES, BRIGIANI, SOGIONTTI, BRODIONTI, NEMALONI, EDENATES, ESUBIANI, VEAMINI, GALLITAE, TRIULLATI, ECTINI, VERGUNNI, EGUITURI, NEMETURI, ORATELLI, NERUSI, VELAUNI, SUETRI.



Mariage de Germanicus avec Agrippina

Germanicus épouse en 4 ou 5 Agrippina. Leurs enfants sont :



Tibère divorce

Après une tentative de complot de Julie, Tibère divorce d'avec elle et ne la reverra jamais.



Bataille de Teutoburg

Varus avait contraint les Chérusques et d'autres tribus à payer l'impôt et les avait traités comme des esclaves.

Les Germains ne souffraient cela pas davantage que la domination étrangère. Ils prennent les armes pour défendre leur liberté.

En 9, Varus est chargé de marcher sur les rebelles avec trois légions.

Arminius, le chef chérusque, n'affronte pas les Romains en rase campagne, il emploie la tactique germanique de la guérilla.

Il se montrèrent amicaux et attirèrent Varus dans les bois. Varus se sent en sécurité. Après tout, les Chérusques sont des alliés de longue date. Beaucoup sont même mercenaires dans l'armée romaine, à des positions élevées.

Familiers de la tactique militaire des Romains et sur leur terrain dans les bois, les Germains prennent facilement l'avantage sur les légionnaires dans la forêt de Teutoburg. Le massacre dure trois jours.

Toute une armée est anéantie. Quinze mille légionnaires sont tués. C'en est fini de la réputation d'invincibilité de Rome. La tête tranchée de Varus est envoyée à l'empereur Auguste.



Insurrections en Pannonie et en Dalmatie

Lors de l'avènement de Tibère, des mouvements se produisent :

Tibère mate de terribles insurrections en Pannonie et en Dalmatie.



Naissance de Tiberius Gemellus

En 19, Drusus, fils de Tibère et de Vispania et sa femme Liville eurent des jumeaux :

Tiberius Gemellus fut adopté par Tibère en même temps que Caius, le fils de Germanicus et d'Agrippine.

Drusus prit son second consulat avec son père en 21 et se vit conférer l'année suivante la puissance tribunitienne.

Liville, la cousine de Drusus, (fille de Néron Drusus et d'Antonia), était aussi la maîtresse du préfet du prétoire, Séjan.

Les amants empoisonnèrent Drusus âgé de 35 ans.

Julia, fille de Drusus épouse en 20 son cousin issu de germains Nero, fils de Germanicus.

Après la mort de Nero en 29, Tibère lui fait épouser Séjan.

On se souvient que Séjan avait été l'amant de Livilla, la mère de Julia, et que le couple adultère avait obtenu la condamnation du mari.



Mort de Drusus

En 23, Drusus, fils de Tibère et de sa première femme, Vipsania Agrippina, meurt assassiné par sa femme, Livilla, avec l'aide du préfet du Prétoire, Séjan, son amant.

Julia, petite-fille d'Auguste, mourut en 27.



La Folie

Après six mois de règne, il tomba malade et peu à peu, sa santé mentale se détériora.

L'événement qui a définitivement fait sombrer Caligula dans la folie est certainement la mort de sa soeur Drusilla, avec qui il entretenait une relation incestueuse.

Dans sa démence, il dépensa tout l'argent légué par Tibère en construisant par exemple de somptueux navires.

On raconte également que Caligula avait l'intention de nommer son cheval Incitatus consul.

Sa politique devient de plus en plus incompréhensible, ce qui lui a valu de nombreuses oppositions venant des milieux dirigeants.

En ce qui concerne l'ordre intérieur, Caligula fit quelques changements, notamment en ce qui concerne la justice.

Sur le plan international par contre, il n'avait guère les moyens de faire de grandes actions.

Son règne est essentiellement marqué par un combat sur le Rhin en 39 et par une tentative d'invasion de la Bretagne, mais qui a échoué.

Dans les dernières années de sa vie, il se prenait même pour un dieu, si bien qu'il fît constuire un temple en son honneur.



La légende de la barque des Saintes Maries de la Mer

En 42, 10 ans après la mort et la résurrection de Jésus :

quittent Jérusalem chassés par les romains. A Joppé (Jaffa), ils sont capturés par les infidèles et jetés dans un bateau sans voile, sans rames.

La barque portée par les courants dérive en Méditerranée et s'échoue en Camargue. Sur la plage, ils élèvent un autel pour prier mais peu de temps après ils se dispersent. :

Le nom Marie est une adaptation du nom Myriam qui en hébreu signifie la princesse.

Marie Jacobé est la sœur de la Vierge Marie, c'est la tante de Jésus. Elle est la mère de Maximin, l'un des 72 disciples, de Marcelle, de Sidoine, et d'autres encore.

Marie Salomé est l'épouse d'un pêcheur de Bethsaïde, Zébédée. Elle est la mère des apôtres Jacques et Jean. Elle suivait Jésus et le servait, tenant à ce que ses deux fils Jacques et jean soient de chaque côté du Messie.

A leur mort, Marie Jacobé et Marie Salomé sont enterrée aux Saintes-Maries.



Mariage de Claude Ier avec Messaline Valeria

Mort de Messaline Valeria

Claude Ier épouse Messaline Valeria. leurs enfants sont

Claude abandonne alors le pouvoir à Messaline Valeria et à ses affranchis Pallas et Narcisse.

Messaline Valeria mène une vie de débauche, et tente vainement de supprimer son époux pour le remplacer par son amant.

En 48, Claude fait exécuter son épouse ambitieuse et infidèle sur les conseils pressants des conseillers qui lui étaient restés fidèles.



Mariage de Claude avec Agrippine la Jeune

En 49, l'empereur Claude Ier épouse sa nièce Agrippine la Jeune, soeur de Caligula, âgée alors environ de 34 ans.

Celle-ci avait déjà un fils d'un premier mariage, Lucius Domitius, plus connu sous le nom de Néron.



Mort de Claude

Mais Claude soutient encore trop Britannicus.

Anticipant une répudiation plus que probable, le 10 décembre 54, Agrippine décide alors d'empoisonner aux champignons son mari, avec la complicité de Locuste et du médecin même de l'empereur.


La paix romaine - Pax romana

Durant une assez longue période, la Pax Romana va permettre une lente assimilation des populations de la région à l'empire romain, à tel point que la Provincia est appelée par Pline "une autre Italie".

La Provence campagnarde et rustique devient urbaine et la prospérité permet la construction

A cette époque, de nombreux Provençaux font carrière à Rome :

De plus modestes s'engagent dans l'armée et reviennent jouir de leur retraite au pays, certains ont même accès à la garde prétorienne pourtant réservée aux Italiens.

La langue devient rapidement le Latin et des écoles s'ouvrent à Marseille et Arles.

Les anciens dieux ligures sont intégrés au Panthéon, Toutatis est assimilé à Mars, Belenos à Apollon...



Assassinat de Britannicus

Il fait cependant empoisonner Britannicus pour éliminer un rival possible.

En 58, c'est à la demande expresse des Eduens que les Boïens se fixent au sud du territoire des Eduens entre la Loire et l'Allier, sur l'actuelle Sologne bourbonnaise, puis ils dominent et contrôlent petit à petit, tout le Bourbonnais, avec l'accord des Arvernes, des Bituriges et des Eduens, à qui ils servaient de tampon et de protection.



Lutte contre les parthes

Le trône d'Arménie était revendiqué par les Parthes. La guerre repart de plus belle.

Ces luttes se poursuivront jusqu'en 63, où Vologèse Ier obtint finalement par traité le contrôle de l'Arménie.

Tiridate fut sacré roi d'Arménie à Rome par Néron et fonda la seconde dynastie des rois arméniens, les Arsacides.

Ceux ci régnèrent de 66 à 428 dans une relative indépendance vis à vis de Rome.

Après la mort de Marco Giulio Cozio II en 63, Néron réduit le royaume au rang de province (Alpae Cozziae). Elle comprenait la Maurienne, le Briançonnais, toute la vallée de Suze jusqu'au Pô.

Constantin la fusionna avec la Ligurie en conservant le nom d'Alpes Cottiennes en 66.

Rome y installa 4 grandes voies:


Saint-Pierre trônant, tenant les clefs du pouvoir apostolique

Saint Pierre Pape

Saint Pierre devient le premier Pape le 29 juin 64.

Pierre, toujours vêtu d'une tunique bleue et d'un manteau jaune, se reconnaît d'emblée avec son crâne chauve et ses cheveux grisonnants. Un enthousiasme quelque peu velléitaire le caractérise.

Saint Pierre, de sa profession pêcheur sur le lac de Tibériade en compagnie de son frère André (mort vers 64), est l'un des premiers disciples de Jésus et quitte tout pour le suivre.

L'Évangile selon Jean (que l'on pense avoir été écrit vers l'an 100) raconte que Jésus a été présenté à Simon par son frère André. Jean étant probablement avec André l'un des tout premiers disciples de Jésus. Jean semble être le plus jeune des apôtres, puisqu'il meurt le dernier, entre 98 et 117 dans l'île de Patmos.

Saint Pierre était sans doute marié, puisqu'il est question de la guérison de sa "belle-mère".

Dans les listes de Matthieu, Marc, Luc ainsi que dans les Actes, Saint Pierre est le premier des 12 apôtres de Jésus. Jésus aurait alors donné à Simon le nom de "Pierre" (Képhas). Le Christ dit :

Et moi Je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre, je bâtirai mon Église, et que les portes de l'Enfer ne prévaudront point contre elle. (Matthieu, 16:16-18). Tu es Petrus et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam, Tu es Pierre, et sur ce roc je bâtirai mon Église. Parmi ses nombreux attributs, le plus commun est la clef qui caractérise la primauté que lui confie le Christ à Césarée de Philippe.

Saint Pierre renie le Christ, 3 fois.

Saint Pierre confesse solennellement la divinité du Christ - et c'est à lui que Jésus adresse le célèbre "'Vade retro'" quand il s'oppose à la perspective de la Passion.

Le Christ dit 3 fois "Pais mes brebis" après sa résurrection. Le Christ ressuscité prophétise le martyre de Saint Pierre.

Saint Pierre sera avec Jean l'un des premiers à admettre et à témoigner de sa résurrection.

Saint Pierre rencontrera avec l'apôtre Jacques, "le frère du Seigneur", Paul (Saül) de Tarse [Saint-Paul, "l'apôtre des Gentils"].

Hormis les divers livres du Nouveau Testament : les Évangiles et le livre des Actes des Apôtres,, aucun document contemporain ne parle de saint Pierre ou des autres Apôtres. La dernière partie de sa vie n'est pas relatée dans les livres du Nouveau Testament.



Assassinat de Poppée – mariage avec Messaline

Sa deuxième femme, Poppée, meurt des suites des sévices que Néron lui fait subir. Il épouse Statilia Messaline dont il a fait assassiner le mari.



Rébellion du Gaulois Vindex

Le gaulois d'Aquitaine Vindex devint propréteur de la Lyonnaise.

En 67, il forma une armée gauloise et se souleva contre Rome, en s'alliant avec Galba.

Les légions du Rhin conduites par Virginius Rufus le battirent près de Vesonio. Se voyant perdu, il se perça le flanc d'un coup d'épée.



Révolte en Gaule belgique

Julius Sabinus est un gaulois issu de l'élite sociale lingonne. C'est un officier ou préfet de cohorte naturalisé romain comme l'indique son nom.

En 69, profitant de la période de troubles qui secoue l'Empire romain (année des 4 empereurs) et des troubles déclenchés sur le Rhin par les Bataves, Julius Sabinus déclenche une révolte en Gaule belgique avec Julius Classicus et Julius Tutor, des Trévires.

Après avoir été vaincu à Besançon par les Séquanes restés fidèles à Rome, les Lingons doivent livrer 70 000 guerriers à Frontin.

Sabinus s'enfuit pour se cacher dans une ferme qu'il incendie pour tromper ses ennemis, puis s'évade par un souterrain rejoignant une grotte que la tradition situe aux sources de la Marne.

À la suite de cette révolte, le territoire des Lingons est détaché de la Gaule belgique, et placé sous la surveillance directe de l'armée romaine du Rhin. Il fait ainsi partie de la province romaine de Germanie supérieure.



Guerre juive, destruction de Jérusalem

La guerre juive lui donna plus de difficultés.

Interrompue durant l'année 69, elle reprit au printemps 70.

C'est Titus avec 4 légions, des auxiliaires et des contingents royaux alliés qui assiège Jérusalem, il prend la ville, la pille, la brûle et la détruit.

Les Chrétiens se réfugient dans le royaume de Pétra, "regroupés autour des parents du Christ".

Le dernier foyer de rébellion tombera en mai 73

(prise de la forteresse de Massada).

Plus d'un million de juifs auraient péri dans cette guerre.



Mort de Julius Sabinus

Au bout de 10 années, Sabinus, las de se cacher, se rend à Rome avec sa femme Éponine et ses deux fils jumeaux, pour implorer Vespasien, mais celui-ci ne voulant rien entendre, les fait éxecuter.

Julius Sabinus meurt en 78.

Eponine est autorisée à partager le supplice de son mari.

Leurs fils sont séparés :


Arc de Titus

Titus Empereur romain

Premier fils de Vespasien dont il est le co-régent, Titus arrive au pouvoir en 79 à l'âge de 39 ans, il est bon général.

Titus est plus avenant que Vespasien et désireux d'être aimé, mais il gouverna comme lui, avec le même despotisme paternaliste, et se garda bien de donner à Domitien, qui le détestait, quelque place que ce soit dans l'État.

Il se montrait plus réformateur : il donna aux soldats le droit de tester.

Sa dévotion pour Isis et Apis l'aurait peut être incité à une politique tournée vers l'Orient qui du reste lui témoigna le plus d'attachement.

Son règne fut marqué par de nombreuses catastrophes, qui lui permirent de témoigner, à tous, cette attentive bienveillance qui a fait sa légende.



Construction de l'amphithéâtre Flavien - Le Colisée

Le plus vaste monument de l'Antiquité romaine arrivé jusqu'à nous prit son nom actuel au Moyen Age.

Il fut construit par Vespasien, à l'emplacement d'un lac artificiel qui s'insérait dans l'immense domaine de la Domus Aurea, et constitua le premier théâtre fixe de la ville.

En 80, Titus inaugura l'amphithéâtre Flavien que son père avait commencé avec des fêtes et des jeux splendides qui durèrent selon les récits plus de 100 jours

Domitien puis Alexandre Sévère y modifièrent certains aspects architecturaux.

Les 48,5 mètres de la façade se composent de trois niveaux d'arcs encadrés par des colonnes encastrées et sont recouverts de travertin.

A l'intérieur, l'arène elliptique était séparée des gradins par une cavea et une balustrade.

En haut, les femmes prenaient place tandis qu'en bas les hommes puissants avaient leur place réservée.

On voit aujourd'hui les galeries et labyrinthes qui constituaient les souterrains de l'arène; la machine fascine dans son organisation où ascenseurs, décors et effets scénographiques s'accumulaient pour le plaisir des romains.

On pouvait en placer plus de 50.000 dans cet espace souvent couvert par une grande toile…

Mais au Moyen Age la structure devint une forteresse et très vite une mine pour les chantiers en cours durant la Renaissance.

Grâce à Benoît XIV, le démantèlement de l'Amphithéâtre Flavien prit fin et l'édifice fut consacré à la Passion de Jésus.



Domitien Empereur romain

Il parvient au pouvoir en 81à l'âge de 30 ans.

Domitien avait participé au pouvoir lors de la crise de 69, mais fut tenu à l'écart ensuite tant sous Vespasien et que sous Titus.

Sa capacité était indiscutable, mais il était orgueilleux, violent, jalousement autoritaire et ces défauts augmentèrent avec l'exercice du pouvoir absolu.

Salué Empereur sans difficultés par les prétoriens à la mort de Titus, il fut investi très vite de tous les pouvoirs par le Sénat.

Il s'appuyait sur l'armée dont il augmenta les soldes d'un quart.

Pour l'essentiel son gouvernement ne différait guère de celui de Vespasien, avec une rigueur accrue, et la remise en vigueur de châtiments anciens.

Domitien était bon administrateur. L'ordre équestre vit grandir son importance.

Les gouverneurs et les procurateurs furent surveillés et les abus réprimés.

Il soutenu la viticulture en crise et s'acquit ainsi une popularité auprès des propriétaires italiens.

Dans les provinces, l'annexion fut préférée à la politique augustéenne des États clients.

Populaire en Italie, dans les armées, auprès des prétoriens, Domitien rencontra à Rome une opposition sans merci. Domitien commit l'erreur de s'aliéner les sénateurs.

On lui reprocha :

L'opposition bientôt dangereuse pour sa vie rendit Domitien impitoyable : exécutions, exiles, persécutions.



Nerva et le Sénat

Choisi par les conjurés qui assassinèrent Domitien, il fut accepté sans difficultés par le Sénat dont il était un des membres respectés.

Sans descendance, donc sans risque de retour à l'hérédité naturelle déconsidérée depuis Domitien, issu d'une famille aux affaires depuis Auguste, ayant parcouru lui même une carrière complète, plus civile que militaire, et pour finir disgracié par Domitien, Nerva honnête et effacé, ne suscitait aucune appréhension.

Ses rapports avec le Sénat furent excellents, respectueux et même déférent, il se garde bien de lui rendre quelque pouvoir.

Il jura, en plein sénat, qu'il ne ferait mourir aucun sénateur, et il garda son serment, bien qu'on ait attenté à sa vie. Il ne faisait rien sans la participation de citoyens du premier rang.

Bien que Verginius Rufus eût été plusieurs fois proclamé empereur, il ne fit pas difficulté de le prendre pour collègue au consulat. On mit sur le tombeau de Verginius cette inscription : "Après la défaite de Vindex, il assura l'empire, non à lui-même, mais à sa patrie".

Nerva gouvernait avec tant d'honnêteté, qu'il dit un jour :

Je n'ai rien fait qui puisse m'empêcher de déposer l'empire et de vivre en sûreté dans une condition privée.

Crassus Calpurnius, descendant des fameux Crassus, ayant conjuré avec quelques autres contre lui, il les fit asseoir à ses côtés pendant un spectacle, avant qu'ils sussent que leur conjuration était découverte, et leur donna des épées, en apparence pour examiner, comme c'est la coutume, si elles étaient pointues ; mais, en réalité, pour faire voir que peu lui importait de mourir sur-le-champ en ce lieu même.



Trajan séducteur

Trajan sait plaire à tous par son grand dévouement à la chose publique :



Première guerre contre les Daces

La Dacie est un puissant royaume situé au nord de la frontière du Danube, dans la Roumanie actuelle.

Le roi dace Décébale viole effrontément le traité de paix conclu avec Domitien.

On ne saura jamais si l'expédition de Trajan était absolument nécessaire. Elle a pour but de prévenir les troubles dans cette région en réglant une fois pour toute les comptes avec Décébale.

Au début de 101, après avoir rassemblé 100 000 hommes, Trajan quitte Rome, traverse le Danube et frappe au nord, au coeur de la Dacie.

Vers la fin de 101, il défait l'armée dace près de Tapae.

Puis la mauvaise saison arrivant Trajan cesse les combats et Décébale s'efforce de contre-attaquer en traversant le Danube plus bas, mais il est repoussé.

Trajan reprend les hostilités au printemps 102 et conclut victorieusement cette campagne, après s'être avancé plus profondément en territoire dace et avoir installé son camp devant la capitale du pays, Sarmizegetusa.

Trajan oblige le chef des Daces, Décébale à signer un armistice reconnaissant les romains vainqueurs et faisant de la Dacie un état vassal. La paix est accordée avec une relative clémence. De larges étendues de terre sont annexées au nord du Danube inférieur.

En 103, Trajan regagne Rome pour célébrer son triomphe qui est magnifique et reçoit le titre de Dacius de la part du sénat.



Conquêtes de la Mésopotamie

En 116, avec l'ambition de reconquérir l'empire d'Alexandre, Trajan lance une grande offensive et conquiert l'ensemble de la Mésopotamie, y compris Ctésiphon, la capitale construite en face de Séleucie du Tigre, près de l'actuelle Bagdad.

Il dompte toutes les nations qui habitaient entre les fleuves fameux de l'Indus et de l'Euphrate, et obligea Cosroïs, roi des Perses, à lui donner des otages.

L'empereur parvient jusqu'à l'embouchure du Tigre. Pendant une brève période, Rome possède une ouverture sur le golfe Persique.

L'Assyrie, l'Arménie et la Mésopotamie deviennent province romaine tandis que le royaume Parthe est placé sous suzeraineté romaine.

En 116, ces pays se révoltent et Trajan étant trop vieux pour aller guerroyer sur place confie cette mission à un de ses généraux Lucius Quietus qui ne parvient pas à venir à bout durablement des révoltes.

En 117, l'armée de Trajan ne parvient pas à prendre Hatra, cité du désert. Trajan est finalement contraint d'arrêter les opérations et de lever le siège, car la situation des assiégeants ne cesse de se dégrader.

La campagne se termine par une difficile retraite car une révolte juive (judéo-chrétiennes, christo-judaïques) très grave éclate sur ses arrières.



Politique extérieure

Hadrien abandonne la Mésopotamie dès son avènement en 117.

Sa politique extérieure, moins pacifiste que l'on ne l'a dit, fut excellente.

Peu soucieux de gloire militaire malgré ses capacités, il mit fin aux grandes entreprises et préféra la sécurité armée aux offensives onéreuses.

Il renforça considérablement les limes sur toutes les frontières, veilla à la discipline et au bon entraînement des unités.

Le recrutement régional devint la règle pour les légions, et les contingents auxiliaires se composèrent souvent de barbares.

Limitant ses domaines à ce qu'il pouvait conserver, il préfère signer la paix avec les Parthes et abandonner les conquêtes de Trajan.

Il repoussa les Alains, les Sarmates et des Daces.



Administration et politique financière

Hadrien est, avec Claude, le fondateur de l'administration impériale.

Il introduit des juristes dans le Conseil, développe l'administration centrale dont il expulse les affranchis des postes de directions.

Il entreprend sans le dire la provincialisation de l'Italie, divisée en 4 circonscriptions administratives.

Sa gestion financière est stricte. La perception directe par des fonctionnaires progresse aux dépens du régime de la ferme.

Hadrien réorganise l'exploitation des mines et celle des domaines impériaux d'Afrique et en Égypte.



Hadrien et les arts et les sciences

Hadrien est un intellectuel et un philosophe. Amateur distingué en toutes sortes de disciplines, il aime et protége les arts et les sciences.

Il est même un artiste, romantique et sait sculpter. Il cultive les lettres et la poésie avec succès.

Profondément hellénisé,il était passionné d'architecture.


Mur d'Hadrien

Hadrien bâtisseur

Mur d'Hadrien

En 130, Hadrien fait bâtir un rempart continu avec fossé et forts détachés au nord de 80 milles, soit 112 km, de la Tyne à la Salway entre la Calédonie et la Bretagne pour prévenir les incursions des barbares.


Télesphore Pape

Mort du Pape Sixte Ier

Télesphore Pape

Sixte Ier meurt en 125. La tradition chrétienne des IVe et Ve siècles affirme qu'il est mort en martyr, mais rien historiquement ne vient prouver cette assertion. Il est fait Saint par l'Église catholique romaine.

Sixte Ier aurait institué le carême.

Cependant, l'édition de 2003 de l'Annuario pontificio du Vatican identifie Sixte Ier à un Romain qui aurait régné à partir 117 ou 119 à 126 ou 128.

Selon la liste dressée par Irénée de Lyon, Télesphore devient le 8e Pape en 125. Il est d'origine grecque et se montre d'ailleurs compréhensif avec les Églises orientales qui fixent la fête de Pâques à une date différente de celle fixée à Rome.



Mort du Pape Télesphore

Hygin Pape

Télesphore meurt entre 136 et 138.

C'est par erreur que l'introduction du Gloria dans la liturgie ainsi que la coutume de la messe de minuit à la Noël lui sont attribués. Il est indûment fêté comme martyr car il est confondu avec un homonyme romain exécuté sous Hadrien.

Selon l'historiographie officielle de l'Église catholique, Hygin devient le 9e Pape vers 136. Il est Athénien et a étudié la philosophie.



Construction du mur d'Antonin

En 138, Antonin le Pieux fait construire un mur 130 km plus au nord que le mur d'Hadrien, de la Forth à la Clyde, soit 58 km, avec 19 forteresses isolées.



Antonin Administrateur

Son règne marque l'apogée de l'Empire humanistique profondément conformiste.

Son administration fut excellente, minutieuse et profondément humaine.

Les hauts fonctionnaires restaient longtemps à leurs postes et vieillissaient doucement avec leur Empereur dans un immobilisme dont les insuffisances n'apparurent que plus tard, au moment de la crise.

Jamais l'administration romaine ne fut meilleure :

Sa législation fut sensible au sort des pauvres, des esclaves et des emprisonnes.

Mais c'est également sous son règne qu'apparaît dans la jurisprudence la distinction entre les puissants et les humbles.



Gestion de l'Empire en "bon père de famille

À l'inverse d'Hadrien, Antonin ne mit pas souvent les pieds hors de Rome mais il s'occupa soigneusement des provinces, de leurs routes et de leurs cités.

Les frontières de l'Empire furent défendues avec vigilance, mais sans provocations hasardeuses.

Antonin adopta une politique pacifique et défensive comme son prédécesseur.

Antonin, réussit grâce à une diplomatie active, ferme et prompte aux démonstrations de force, à préserver la prépondérance romaine sur le Danube comme en Orient, en Arménie et auprès des Parthes.

Sous Antonin, aucune guerre ne fut déclarée et aucune révolte majeure n'éclata dans les provinces.

Les limes furent partout renforces et parfois doubles.

Cette stratégie résolument défensive trouva toute son expression dans la muraille (Mur d'Antonin) que l'empereur fit construire, en 142, en Grande-Bretagne entre le Forth et la Clide et qui "doublait" au Nord la fortification déjà édifiée par son père adoptif Hadrien.



Marc Aurèle consul

Antonin maria sa fille avec Marc-Aurèle.

En 140, puis en 145, Marc Aurèle fut nommé consul.

Mais jamais il ne reçu de commandement militaire, ni de gouvernement de province, Antonin ne le laissa pas même quitter l'Italie. Ce fut un tort et son apprentissage politique en souffrit.



Mariage de Marc Aurèle avec Faustine la Jeune

En 147, Marc Aurèle épouse Faustine la Jeune, fille d'Antonin.



Politique envers les Juifs

Antonin "le Pieux" commença par abroger les lois d'Hadrien qui interdisaient la pratique de la religion juive.

Cependant, il maintint en vigueur les mesures qui freinaient le prosélytisme juif qui jusqu'à cette époque, concurrençait fortement, et souvent avec grand succès, la propagande chrétienne. C'est donc une bonne affaire pour les Chrétiens.



Pâque juive et Pâque chrétienne

Depuis l'écrasement de la dernière grande révolte juive de 136, les Chrétiens commençaient à prendre de très nettes distances avec le judaïsme.

Progressivement, au prix de grosses prises de bec, les Chrétiens commencent à ne plus célébrer la Pâques à la même date que les Juifs.

Jusqu'au milieu du IIe siècle, la principale fête chrétienne ne rappelait donc pas le principal dogme, le dogme fondateur de la religion chrétienne, mais coïncidait avec la grande fête nationale juive !

Cette évolution ne démontre-t-elle pas que la "religion" chrétienne est restée fidèle aux cérémonies juives, beaucoup plus longtemps que les historiens chrétiens ne l'admettent communément ?

La Résurrection du Christ était-elle si peu accréditée à cette époque ?



Développement des idées gnostiques

Exclusion de Marcion de l'Église

Le pontificat de Pie Ier est marqué par le développement des idées gnostiques, propagées déjà sous le pontificat précédent par Cerdon et Valentin d'Égypte. Ceux-ci reçoivent un renfort de poids avec Marcion du Pont, qui remet en cause l'unicité de Dieu, l'Ancien Testament ainsi que la double nature humaine et divine du Christ. Pie Ier dénonce ses positions hérétiques et Marcion est exclu de l'Église vers 144. Quant à la lutte contre les idées défendues par les gnostiques, elle reçoit sur le plan intellectuel et philosophique le renfort d'un vrai dialecticien en la personne de Justin de Naplouse qui vient au secours d'un pape moins à l'aise que son prédécesseur Hygin dans ce genre de controverses.



Politique de Marc Aurèle

Avec le sénat ses rapports furent excellents. Marc Aurèle se montrait simple, affable, modeste, respectueux de la liberté de parole et de la personne des sénateurs.

Il institua de nouvelles charges comme celle de préteur tutélaire.

L'Empereur favorisa la réforme du droit civil afin d'y intégrer plus d'équité et d'humanité (protection des orphelins et des mineurs, respect du droit des esclaves et des affranchis,...).

Il consultait fréquemment l'Assemblée, la tenait informée, et accrut ses pouvoirs judiciaires de cour d'appel.

Il y introduisit de nombreux orientaux et africains cultivés. Il n'hésita pas à introduire dans l'ordre sénatorial et à porter aux plus hautes charges des officiers capables, même d'origine humble et provinciale, tels Avidius Cassius et Pertinax. Mais il veillait à la dignité de l'ordre, et obligeait les nouveaux sénateurs à investir en biens italiens le quart de leur fortune.

Les préfets du prétoire virent leurs pouvoirs s'accroître pour le maintien de l'ordre en Italie.

Les membres du Conseil obtinrent un statut de fonctionnaires permanents.

Mais dans l'ensemble, sa politique fut conservatrice : attachement aux distinctions sociales et au maintien des privilèges qui distinguaient entre honestiores et humiliores.

Sa politique fiscale fut très stricte et parfois dure, les guerres rendaient la crise financière menaçante.



Naissance de Commode

En août 161, Lucius Aelius Aurelius Commodus (Commode) naît à Lanuvium, fils de Marc Aurèle et de Faustine la Jeune. En fait, Marc Aurèle ne serait pas son père car Faustine, se serait prise de passion pour un gladiateur.

Né dans la pourpre, puisqu'à sa naissance, son père régnait depuis mars, Commode reçoit une éducation soignée sous l'autorité de précepteurs latins et grecs, avec lesquels il apprend la littérature et la rhétorique.

Malgré cela, Commode résume en lui tous les défauts de ces enfants gâtés, prétention à la divinité, paresse, débauche et cruauté.



Mort du Pape Anicet

Soter Pape

Anicet meurt en 166. Son corps repose au cimetière de Calixte sur la via Appia. Il est fait Saint.

Ce Pape ne nous est connu que par l'interdiction faite aux membres de son clergé de porter les cheveux longs. Sans doute comme son prédécesseur, Anicet laisse t'il de véritables penseurs chrétiens, tels Justin de Naplouse ou Hégésippe, lutter contre les hérésies gnostiques qui traversent les chrétiens de Rome conduites par Marcion toujours aussi remuant, et Valentin d'Égypte. La secte des carpocrates affirme que le monde a été créé par des anges et que Jésus est réellement le fils de Joseph mais que Dieu lui a donné le pouvoir de faire des miracles. D'après le témoignage d'Irénée de Lyon, présent à Rome sous le pontificat d'Anicet, rapporté par Eusèbe de Césarée le pape aurait reçu l'évêque de Smyrne, Polycarpe pour régler avec lui le différend qui opposait l'Église de Rome et celles d'Asie sans résultats probants.

Soter devient le 12e Pape en 166. Il semble être originaire de Campanie.



Nouvelle guerre contre les Parthes

En 172, les romains durent secourir avec succès le roi qu'ils avaient installé, chassé par le parti favorable aux Parthes.

Marc Aurèle confia le commandement de l'Orient au véritable triomphateur le général Gaius Avidius Cassius.



Commode co-régent puis Auguste

Commode devient co-régent le 27 novembre 176. Dès lors l'empereur l'associe à ses campagnes militaires.

En 177, Commode est associé à l'Empire avec le titre d'Auguste.

On a reproché à Marc Aurèle d'avoir mis fin au régime du " choix du meilleur " en établissant l'hérédité directe pour son fils, Commode. Mais on peut se demander ce qui serait advenu si l'empereur avait déshérité son fils au profit d'un meilleur que lui : une guerre civile à n'en pas douter !



Commode Empereur

A la mort de Marc-Aurele, son fils Commode, âgé de 19 ans, est avec lui dans la région du Danube. Il lui succède sans difficultés et devient empereur le 17 mars 180.

Il fut le deuxième empereur à recevoir le pouvoir de son père biologique. Avant lui, il y eut Titus, fils de Vespasien et frère aîné de Domitien. Commode est le dernier souverain de la dynastie des Antonins.

Il fut nommé 7 fois Consul, 18 fois investi de la puissance tribunitienne, et 8 fois salué imperator (général).



Paix avec les barbares

Commode devait choisir entre continuer la guerre ou conclure la paix, c'est la seconde solution qu'il choisit. Pompeianus n'était pas de son avis.

Désireux d'assurer son pouvoir et d'en jouir, Commode conclut rapidement une paix avec les barbares danubiens : les Daces, les Germains et les Iazyges. Cette paix n'est pas honteuse, car elle permet à l'empire de connaître quelques années de tranquillité à ses frontières. Il faut aussi comprendre que l'armée romaine était épuisée et qu'une grande offensive était impossible.

Les premières grandes invasions avaient donc été arrêtées, mais non sans peine !

Puis Commode gagne la capitale. Durant les premières années de son règne, il laisse le pouvoir aux collaborateurs de son père.



Assassinat de Lucilla et de Paternus

La situation des premières années du règne aurait pu perdurée si une première conjuration n'avait éclaté du fait de sa sœur, Lucille.

En 183, on tenta de poignarder l'empereur dans des conditions bizarres qui ne font pas penser à une véritable envie de tuer Commode. La répression ne tarda pas. Commode fait mettre à mort :

L'empereur fait preuve de méfiance et même de haine à l'égard des sénateurs qui le détestent en retour.

En contraste avec le règne de ses prédécesseurs, il se fait détester des Romains, par ces crimes odieux.



Perennis au pouvoir

A partir de 182, Commode recherche alors l'appui des chevaliers et l'obtint par le biais de Perennis le préfet du prétoire qui gouverne et place ses chevaliers aux postes importants tout en encourageant l'Empereur dans sa vie de débauches et de paresse.

Il est intriguant et cupide, mais actif et énergique, bien vu des armées danubiennes et des prétoriens et fait exécuter plusieurs opérations militaires avec succès, en Dacie, en Maurétanie et en Bretagne.



Mariage de Septime Sévère avec Julia Domna

Paccia Marciana, la première femme de Septime Sévère, était morte quelques années plus tôt.

À Lyon, il rencontre Julia Domna, une princesse syrienne dont le père était grand prêtre héréditaire d'El Gabal, le dieu solaire (Baal) d'Émèse.

Il apprend que des astrologues ont prédit à cette jeune fille qu'elle épouserait un jour un roi puissant. Il fait tout pour obtenir la main de la belle orientale et, en 185 ou 187, l'épouse en secondes noces en Syrie.

Elle est noble, a du caractère, est débauchée mais ambitieuse, intelligente et cultivée.

Elle aida beaucoup Septime Sévère dans sa carrière, fut comblée d'honneurs et rassembla autour d'elle une cour d'intellectuels, de savants, de philosophes et d'écrivains orientaux.



Naissance de Caracalla

Naissance de Geta

De l'union de Septime Sévère et de Julia Domna, naquirent 2 fils et quelques filles dont on ne connaît pas grand-chose.

Marcus Aurelius Antoninus naît en 188 à Lyon.

L'aîné des fils reçut le nom de son grand père maternel, Bassanius, mais il est plus connu sous le sobriquet de Caracalla, du nom d'un manteau gaulois dont il lança la mode à Rome.

Son frère, Géta, naît le 27 mai 189.

Ils avaient tout deux un terrible caractère que Septime Sévère supporte avec patience, mais inquiétude pour le futur.


Victor Ier Pape

Mort du Pape Éleuthère

Victor Ier Pape

Selon la tradition catholique, Éleuthère meurt le 24 mai 189. Il est fait Saint.

L'essentiel de son action apostolique se déroule en querelles avec les multiples sectes gnostiques qui se sont multipliées tels les marcionites, les valentiniens, les montanistes avec lesquels il opte pour une grande sévérité après avoir longtemps fait preuve de mansuétude. Il reçoit du roi d'Édesse, petit royaume périphérique et allié à l'empire romain, Abgar IX, une demande de missionnaires sans que l'on sache trop quelle réponse est apportée par Éleuthère.

Victor Ier devient le 14e Pape en 189. Selon le Liber Pontificalis Victor est berbère, originaire d'Afrique du Nord, un des rares papes africains du catholicisme, mais saint Jérôme en fait un authentique romain.



Affranchissement de Calixte Ier

Calixte Ier devient chrétien à l'âge adulte. Il travaille au service d'un haut fonctionnaire de l'empereur Commode, nommé Carpophore, qui était aussi chrétien. Son maître le charge d'administrer ses biens. En relation d'affaires avec la communauté juive de Rome, il fait de mauvaises opérations, s'affole, prend la fuite, est finalement rattrapé et enfermé dans un cachot. Carpophore, qui lui portait beaucoup d'estime, le fait relâcher, pensant qu'il parviendrait à récupérer l'argent perdu. Dans ce but, Calixte pénètre dans la synagogue un jour de sabbat pour réclamer l'argent qu'on lui devait. La communauté juive le met à la porte et le livre au préfet Tuscianus en le dénonçant comme chrétien. Il est condamné aux mines de soufre de Sardaigne. Il travaille donc durant 3 ans à l'extraction du minerai, faisant preuve de dévouement auprès des autres bagnards. La maîtresse de l'empereur de l'époque, Commodus (Commode), connaissait le jeune Calixte, et obtient qu'il soit libéré et affranchi vers 190.

Calixte Ier passe quelques années à Antium au sud-est de Rome en mission pour le pape Victor Ier.



Commode Gladiateur

L'amour immodéré des jeux, des fêtes, des spectacles amène Commode à puiser dans le trésor de l'État. Il dépense sans compter pour les orgies et les débauches qu'il organise avec ses concubines et ses favoris.

Commode était bâti comme un colosse et était d'un naturel féroce et cruel.

Revêtu de la tenue de gladiateur, il feignait de se battre contre des gladiateurs qu'il tuait,. Il se servait d'un fer pointu, quand ces malheureux n'avaient pour se défendre qu'un glaive de plomb, arrondi à l'extrémité.

Déjà il en avait tué un grand nombre, lorsque Scéva, l'un d'entre eux hardi, vigoureux et habile dans son art, jeta un regard de mépris sur l'arme avec laquelle il ne pouvait se défendre :

La vôtre nous suffira à tous deux dit-il à l'empereur. A ces paroles, Commode, n'osa pas l'affronter.

Devenu plus craintif, à l'égard des autres gladiateurs, il tourna sa rage contre les bêtes féroces qu'il combattait lui-même dans l'arène (plus de 1 000 combats).

Il se rendit, par cette soif inextinguible du sang, un objet d'horreur pour tout le monde.



Bas-Empire Romain

Pertinax Empereur romain

Marché entre Pertinax et les assassins de Commode

Mémoire de Commode effacée

Le 1er janvier 193, deux des commanditaires de l'assassinat de Commode, Eclectus et le préfet de la garde, Laetus, proposent la dignité impériale à Aulus Helvius Pertinax, préfet de la ville qui s'est signalé par ses talents militaires. Ils le firent acclamer par les prétoriens.

Celui-ci, alors âgé de 66 ans, accepte non sans promettre une substantielle prime de 3000 deniers aux prétoriens en échange de leur soutien.

Pertinax est accepté sans difficultés par le Sénat.

A la mort de Commode, les sénateurs, qui étaient assemblés dès le point du jour, en grand nombre, pour célébrer la fête des kalendes de janvier :

Quelques années plus tard, Septime Sévère, un empereur aussi aimé que lucide, rendra hommage à sa mémoire et fera par là même la part de l'histoire face aux légendes répandues avec complaisance sur Commode par les historiens latins.



Mort de Pertinax

Le 26 mars 193, 300 d'entre eux se ruent dans la cour du palais impérial. Pertinax, avec courage, vient à leur rencontre et entreprend de les raisonner. Le chef des insurgés coupe court à la tentative de séduction en plongeant son épée dans la poitrine de l'empereur. Son règne aura duré 87 jours.

Le règne de Pertinax laissa aux sénateurs d'assez bons souvenirs pour que son nom fût par la suite utilisé par la propagande des Sévères.



Clodius Albinus César

Maître de Rome, Septime Sévère pouvait maintenant s'occuper de ses concurrents.

Ne pouvant lutter sur deux fronts, pour gagner du temps, il s'arrange avec Clodius Albinus, qui tenait la Gaule et la Grande-Bretagne. En avril 193, il a l'habileté de conférer le titre de "César", une promotion qui l'associait au trône, afin de le dissuader de prendre le pouvoir dans son dos.

Septime Sévère peut alors consacrer tous ses soins à l'éviction de son autre concurrent, Pescennius Niger qui tenait tout l'Orient romain, la partie la plus riche et la plus peuplée de l'Empire.



Clodius Albinus Empereur romain

Decimus Clodius Septimius Albinus était lui aussi un africain d'Hadrumète, d'une famille sénatoriale, appelé par Commode au commandement de la Bretagne avec ses trois légions.

Sa brillante carrière, sa culture et une certaine douceur de caractère lui valaient à Rome une réelle popularité, s'ajoutant à l'appui de petits groupes d'africains.

En Gaule et en Espagne, il avait la faveur des régions les plus romanisées et des grands propriétaires de la noblesse gauloise.

Contre lui les régions militaires et de petites propriétés, peuplées de vétérans.

Mi-décembre 195, Clodius Albinus est déclaré ennemi public.

Clodius Albinus, ayant attendu longtemps la promotion suprême, abusé par les ruses de Septime Sévère, tente sa chance à son tour et prend la pourpre à la mi-janvier 196.



Mort du Pape Victor Ier

Zéphyrin Pape

Calixte Ier archidiacre de Rome

Victor Ier meurt en 199. Il est fait Saint.

C'est à cette époque que le latin supplante le grec dans la liturgie. Victor est le premier pape de langue latine, mais il faudra attendre l'an 230 pour que la messe soit célébrée à Rome en latin et non en grec. Avec Victor Ier commence à s'affirmer la volonté des évêques de Rome d'affirmer un magister moral sur les autres Églises. Il favorise systématiquement les éléments romains au sein de l'Église. Il réussit à organiser de nombreux synodes qui vont parvenir à s'entendre sur le jour de Pâques qui sera célébré un dimanche comme à Rome. Seule la province d'Asie refuse de s'aligner sur la pratique romaine. Il agit en évêque assez intransigeant et refuse le moindre pluralisme de pensée. Il combat aussi avec acharnement les gnostiques.

Zéphyrin devient le 15e Pape en 199. Zéphyrin, dès son élection, appelle Calixte Ier à ses côtés, le faisant son secrétaire personnel ainsi qu'archidiacre de la ville.

Zéphyrin est en butte aux critiques et aux mises en garde d'Hippolyte, prêtre romain, sans doute l'écrivain chrétien le plus prestigieux dans la partie occidentale de l'empire, extrêmement cultivé, intelligent et qui possède auprès des chrétiens de Rome une grande crédibilité. Il reproche en particulier à Zéphyrin l'influence de son archidiacre Calixte "un ambitieux, un cupide, un taré" selon Hippolyte.



Mariage de Caracalla avec Plautilla

Plautilla, fille de Plautanius, épouse Caracalla en 202.



Campagne contre les Calédoniens

En 208, l'empereur accompagné de ses 2 fils et du préfet du prétoire Papinien, se rend en GrandeBretagne pour repousser avec succès une invasion des Calédoniens d'Écosse.


Caracalla

Caracalla et Geta Empereur

Depuis leur naissance, les deux frères ne se supportent pas.

En 211, les soldats exigeaient que les volontés de l'empereur défunt soient respectées. Geta est couronné empereur avec son frère aîné Caracalla.



Règne de Caracalla

Caracalla ressemble à un gnome forcené, est court de taille, plutôt laid et débauché. Dans sa fièvre de régner, à 23 ans, il a hésité à assassiner son père en Bretagne,

Caracalla est plein de vices, de cruauté, il fait exécuter et confisquer, il haït toutes les supériorités et à le goût pour les soldats indisciplinés et brutaux.

Ce mégalomane maladif et complexé, prit pour modèle un prestigieux roi de l'Antiquité, Alexandre le Grand. Cette passion lui inspira le goût des soldats de grande taille et d'élite, ainsi que le désir d'avoir une politique extérieure brillante.

Caracalla obtint des résultats, notamment contre les germains, mais non sans leur verser parfois d'importants subsides.

Sa politique intérieure ne diffère guère de celle de Septime Sévère avec des aspects plus égalitaires, et certaines préoccupations religieuses.



Mort du Pape Zéphyrin

Calixte Ier Pape

Hippolyte Antipape

Zéphyrin meurt en 217. Il est fait Saint.

Zéphyrin se révèle peu apte à diriger son Église face aux grands conflits doctrinaux qui l'agitent en ce début de IIIe siècle. Aux montanistes et aux gnostiques s'ajoutent les monarchianistes et les modalistes qui se heurtent sur la Trinité et la part du divin dans le personnage du Christ. Zéphyrin manque totalement de subtilité pour lutter contre ces doctrines et son bagage théologique est semble-t-il assez faible.

Sous le règne de l'empereur Caracalla, Hippolyteest candidat à la succession de Zéphyrin mais se voit préférer Calixte, l'archidiacre de Zéphyrin, qui devient le seizième Pape en 217.

Calixte Ier reconnaît comme valide les unions entre esclaves et patricien(ne)s (hommes ou femmes libres). Hippolyte rejette totalement cette idée. Pour lui il s'agit d'un concubinage pur et simple, totalement inadmissible.

Calixte Ier accepte également le remariage des veufs ainsi que leur entrée éventuelle dans le clergé.

De plus Calixte Ier fait prévaloir l'usage d'absoudre tous les péchés.

Le conflit avec Calixte Ier est aussi un conflit de castes entre un pape de basse extraction et un Hippolyte de plus noble extraction et imbu de sa supériorité intellectuelle.Un groupe de partisans d'Hippolyte l'élit antipape en 217, premier antipape de l'Histoire.


Les catacombes de Saint Calixte

Calixte est le créateur du premier cimetière chrétien qui est construit dans le tuf sur sur la droite de la Via Appia Antica après la petite église du "Quo Vadis?" et qui porte aujourd'hui le nom de "Catacombe de Saint-Calixte".

Les catacombes de Saint Calixte se trouvent parmi les plus grandes et les plus importantes de Rome. Elles naquirent vers la moitié du second siècle et font partie d'un ensemble funéraire qui occupe une aire de 15 hectares de terrain, avec un réseau de galeries long de presque 20 kilomètres, sur différents niveaux, et qui atteignent une profondeur supérieure à 20 mètres.

On y trouve la sépulture de dizaines de martyrs, de seize pontifes et de très nombreux chrétiens.

A la surface l'on peut voir deux petites basiliques avec trois absides, appelées "Tricòre". Dans la basilique oritentale furent probablement enterrés le Pape Saint Zéphirin et le jeune martyr de l'Eucharistie, Saint Tarcisius.

Le cimetière souterrain comprend différentes zones :



Macrin Empereur

En 217, après l'assassinat de Caracalla, les soldats surpris et désespérés, car ils aimaient leur Empereur, ignorants de l'intrigue meurtrière du préfet du prétoire, choisirent sur le champ l'assassin Macrin pour Empereur. Afin de détourner les soupçons, il fait diviniser Caracalla. Pour la première fois un chevalier parvenait à l'Empire.

Dénué d'ancêtres, Macrin veut d'abord gagner le Sénat et lui adresse plusieurs lettres dans lesquelles il critique le principe d'hérédité et offre au Sénat de collaborer avec lui, lui promettant sécurité et liberté.

Il prend pour lui même le cognomen (surnom) de Severus.

En Avril 217, il confère à son fils Diaduménien le cognomen d'Antoninus et le titre de Caesar et de Prince de la jeunesse



Mort de Julia Domna

Macrin traite Julia Domna avec honneur, puis la renvoie à Emèse, où elle meurt rapidement, se laissant périr de faim, à la fois malade (cancer du sein) et désespérée.



Paix avec les Parthes

Après une campagne victorieuse en Mésopotamie à l'automne 217, Macrin s'attache à faire la paix avec les Parthes, l'Arménie et les Daces menaçants, au prix de concessions financières peu honorables.



Bataille d'Emèse

Bataille d'Antioche

Mort de Macrin et de son fils Diadumenien

Macrin marche alors contre les rebelles avec la IIIeme Parthica d'Apamée. Macrin est défait à Emèse en mai 218.

Macrin est défai à Antioche le 8 juin 218.

Cette bataille qui s'annonçait favorablement pour Macrin est retournée par les princesses qui se jettent au milieu des soldats.

Macrin s'enfuit, il est rattrapé en Byhtinie et il est assassiné quelques semaines plus tard. Son fils Diadumenien est massacré en cherchant à gagner le pays des Parthes.



Règne d'Élagabal

Son règne de 4 ans fut le règne de sa grand-mère Julia Moesa qui est ambitieuse et capable, et de sa mère Soemias qui est plus indolente.

Moesa gouverna avec l'aide de son favori, Comazon Eutychianus qui arriva à ses hautes charges de préfet du prétoire et de Consul en un temps record.

Aux yeux d'un sénateur traditionaliste, la carrière de cet ancien esclave est révolutionnaire.

Dans ces conditions, le christianisme n'eut pas à se plaindre des nouveaux dirigeants.

Contre Élagabal perdu dans ses rêves mystiques, et son entourage s'unirent les sénateurs et chevaliers indignés, que les affranchis allaient supplanter une fois de plus.



Assassinat d'Ulpien

Avec l'aide de juristes : Ulpien, originaire de Tyr en Phénicie, Paul, Modestin, Alexandre Sévère tente une collaboration plus étroite avec le Sénat et met en place un conseil de régence.

Ulpien est massacré par les prétoriens en 223.

L'incapacité de l'Empereur est significative face à ces constantes révoltes des soldats, qui est une plaie du règne et annonce l'anarchie militaire.

Sévère Alexandre entreprend quelques réformes comme l'introduction des préfets du prétoire dans l'ordre sénatorial, la modification dans le recrutement des gouverneurs de province.

Alexandre Sévère aménage les carrières des chevaliers et sénateurs, en s'appuyant notamment sur la pratique de l'intérim.



Religion

Urbain Ier connaît un pontificat marqué par des relations tranquilles avec l'institution impériale. Le nouvel empereur en effet, Sévère Alexandre étant plutôt bien disposé envers les chrétiens.

Sévère Alexandre renvoie à Emèse en Syrie, dès son arrivée au pouvoir le Bétyle, la pierre sacrée chère à Élagabal.

Il observe fidèlement les rites de la religion traditionnelle, et partage les tendances syncrétistes (fusion des doctrines) de son époque. Le christianisme prend de l'ampleur.

Le schisme d'Hippolyte se poursuit sous les règnes d' Urbain Ier.

Julia Mammaea fréquentait le prêtre romain Hippolyte et les chrétiens jouirent alors d'une tolérance presque officielle.



Mort du Pape Urbain Ier

Pontien Pape

Urbain Ier meurt en 230. Il est fait Saint.

La légende populaire fait d'Urbain le patron des vendanges.


Sainte Cécile

Sainte Cécile aurait vécu aux premiers temps du christianisme. Sa légende en fait une vierge qui, mariée de force, continue à respecter son vœu de chasteté. Elle vivait en Sicile. Après avoir converti de nombreuses personnes, dont son mari, elle aurait finalement subi le martyre à Rome à une époque incertaine (176 ou 230). Une mauvaise interprétation de cette légende en fait la patronne des musiciens, des luthiers et des autres fabricants d'instruments de musique. On la représente avec une couronne de fleurs, un plant de lys, un instrument de musique et une épée.

Ponuen ou Pontien, d'origine romaine devient le 18e Pape en juillet 230. Comme ses deux prédécesseurs, Pontien entre aussitôt en conflit avec l'Antipape Hippolyte lequel a le soutien d'une part non négligeable des fidèles de la ville.



Mort d'Alexandre Sévère et de sa mère Julia Mammaea

L'incapacité militaire de Sévère Alexandre le perd. Les soldats de Germanie se révoltent contre Sévère Alexandre. Le 18 mars 235, Sévère Alexandre, âgé de 27 ans est massacré, avec sa mère Julia Mammaea, par Maximin Ier le Thrace, un préfet des nouvelles recrues d'origine thrace.

La mémoire de Alexandre Sévère est condamnée. L'assassinat de ce dernier Sévère est considéré comme la fin du principat ou empire tel qu'Auguste l'avait inauguré.


Amphithéâtre de Thysdrus aujourd'hui El Jem, entre Monastir et Sfax

Amphithéâtre de Thysdrus

Les souverains de la dynastie des Sévères ont traité avec la plus grande bienveillance les provinces du sud de la Méditerranée dont ils étaient originaires. La province d'Afrique (l'actuelle Tunisie), a vécu son âge d'or sous leur règne. On peut s'en rendre aujourd'hui encore en visitant l'amphithéâtre de 40.000 places construit dans la ville de Thysdrus (aujourd'hui El Jem, entre Monastir et Sfax). Du fait de son isolement géographique et de sa situation dans une zone semi désertique à l'air sec, cet amphithéâtre comparable par sa taille au Colisée de Rome est aujourd'hui le mieux conservé qui soit.



Nouvelle persécution contre les Chrétiens

Déportation de Pontien et d'Hippolyte

Pontien est confronté en 235 à une nouvelle persécution après l'accession au trône de l'empereur Maximin Ier le Thrace. Les deux rivaux Pontien et Hippolyte sont condamnés aux travaux forcés dans les mines de Sicile. Emprisonnés en Sardaigne. Hippolyte se réconcilie avec Pontien. Le 28 septembre 235, première date qu'il est possible de déterminer avec une entière certitude dans l'histoire de la papauté, Pontien abdique, renonçant officiellement à sa charge, et Hippolyte à sa contestation.



Maximus nommé César

En 236, il nomme Caesar son fils Maximus avec le titre de prince de la jeunesse et affirme son désir de fonder à son tour une dynastie.

Il prétend s'imposer et assurer le pérennité de sa dynastie par la gloire militaire comme le montrent les monnaies "VICTORIA AUGUSTI" et "PAX AUGUSTI".


Règne de Maximin Ier le Thrace

Sa politique intérieure rappelle les excès de Caracalla, avec plus de brutalité envers les sénateurs, les riches et les élites.

Ses besoins d'argent, destinés à satisfaire les soldats et le peuple de Rome, engendrèrent un terrorisme fiscal, extorsions, aggravation du poids des impôts, multiplication des amendes et des confiscations, ce qui suscita l'opposition d'une grande partie de la population des régions riches, telles l'Italie du Nord et l'Afrique.


Maximin Ier le Thrace et les Chrétiens

Les chefs de l'église chrétienne sont persécutés à Rome et en Orient.



Inhumation de Pontien et d'Hippolyte

Fabien veille avec une acuité particulière au bon entretien des catacombes. Fabien obtient des autorités que les corps de Pontien et d'Hippolyte, soit ramené à Rome. Pontien et Hippolyte sont inhumés le même jour, le 13 août 236, dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte inaugurant une tradition qui continuera jusqu'à Eutychien.

Les querelles politiques entre les éphémères successeurs de Maximin Ier le Thrace éloignent pour un certain temps les menaces autour des chrétiens. Ce répit permet à Fabien de remettre en ordre l'Église romaine perturbée par de nombreuses années de conflits doctrinaux et par le schisme d'Hippolyte.



Gordien Ier et Gordien II Empereurs

En Afrique proconsulaire, les sénateurs et les villes souffraient plus qu'ailleurs des excès des procurateurs de Maximin Ier le Thrace.

En 238, éclate une véritable insurrection. Des propriétaires fonciers excédés arment leurs colons et leurs esclaves.

Le procurateur de la région d'Hadrumète est massacré à Thysdrus par des fils de notables, jeunes décurions et membres d'une organisation de jeunesse de la ville.

Craignant la réaction de Maximin Ier le Thrace, le 22 mars 238, les Thysdritains, ainsi que l'Assemblée des villes de Proconsulaire, mettent de force à leur tête le proconsul de la province Marcus Antonianus Gordianus, I Sempronianus Romanus Africanus âgé de 80 ans. Il est proclamé Empereur sous le nom de Gordien Ier.

Gordien Ier associe aussitôt à l'Empire, sous le nom de Gordien II, Marcus Antonianus Gordianus Sempronianus, son fils qui est son propre légat dans la province.

Valérien accueille, en tant qu'ancien consul, l'ambassade envoyée par Gordien Ier qui informe le Sénat des faits, par une lettre des deux nouveaux Empereurs.

En avril 238, le Sénat reconnaît les deux Empereurs avec enthousiasme.



Bataille d'Aquilée

Maximin Ier le Thrace marche sur Rome depuis Sirmium, et parvient aux portes de l'Italie avec une forte armée. La ville d'Aquilée résiste, bien défendue par deux consulaires, soutenus par une population très hostile à Maximin Ier le Thrace.



Mort de Maximin Ier le Thrace

Mort de Maximus

En mai 238, furieux de cet échec, Maximin Ier le Thrace se montre brutal avec ses officiers. Il est massacré par ses soldats ainsi que son fils Maximus et son préfet du prétoire.



Paix avec les Parthes

Désireux d'assurer rapidement son pouvoir à Rome, il se hâte de conclure une paix précaire avec Shapuhr Ier, en acceptant des concessions pécuniaires et territoriales.

Il laisse l'Orient sous le commandement de son frère Priscus,



Philippe II Empereur

Philippe L'Arabe nomme son fils Auguste en 247 sous le nom de Philippe II et partage avec lui le Grand Pontificat.


Dernière Communion et Martyr de Saint-Denis - Retable de Saint Denis - Henri Bellechose - 1416

Saint Denis - Entre Histoire et Légende

Denis (Dionysius) fait partie d'un groupe de 7 évêques envoyés par Rome pour évangéliser la France vers 250. Saint Denis fonde plusieurs églises en France.Lorsque Denis arrive à Paris, il y a de nombreuses conversions au christianisme au point que les prêtres des autres religions s'en inquiètent et demandent l'intervention de l'empereur qui envoie des troupes à Paris.

Pendant la persécution de Valérien, Saint Denis, saint Rustique et saint Éleuthère, sont arrêtés dans une carrière du faubourg Saint-Jacques avec de nombreux chrétiens. Ils sont incarcérés dans la prison de Glaucus (située au niveau de l'actuel marché aux fleurs sur l'île de la Cité).

Ils sont présentés au prévôt Sisinnius Fesceninus, qui leur demande de se soumettre à l'autorité de l'empereur. Ils sont torturés à la pointe amont (est) de l'île. Les 3 prêtres refusent. ils sont condamnés à être décapités devant le temple de Mercure, à l'extérieur de la ville, au sommet de la butte Montmartre (mons Martyrum).

Les soldats renonçant à monter jusqu'au sommet exécutent leurs victimes à mi-chemin de la pente, au niveau de l'actuelle rue Yvonne-le-Tac dans le 18è arrondissement.

Une fois décapité, saint Denis se relève et continue à grimper la butte, guidé par un ange. Sa tête sous le bras, il traverse Montmartre par le chemin qui sera nommé rue des Martyrs. Il fait une pause pour laver sa tête à une source puis poursuit sa route jusqu'à l'actuelle ville de Saint-Denis, à 6 km, où il tombe finalement aux pieds de la veuve Catulla, une femme pieuse originaire de la noblesse romaine. Celle-ci le fait enterrer selon les rites chrétiens et du blé pousse immédiatement sur sa tombe.

Selon certains textes, il semble qu'un bon nombre de chrétiens soient massacré dans la ville et alentours au moment de l'exécution du saint.



Mort du Pape Fabien

Le 20 janvier 250, Fabien est exécuté. Il est inhumé dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte où son sarcophage est retrouvé en 1915. Il est fait Saint.

Le pontificat de 14 ans de Fabien laisse de profondes marques dans l'Église du IIIe siècle. Il révèle de grandes qualités d'organisateur et jette les bases administratives d'une Rome chrétienne. Il nomme 7 diacres à la tête d'un district chacun dans la capitale. Il poursuit avec énergie les clercs coupables de diverses fautes, en particulier Privat, un évêque africain. La rédaction des actes des martyrs, entamée sous Antère, se poursuit sous son pontificat. Fabien est considéré comme l'apôtre des Gaules, où il envoie sept évêques missionnaires. Il acquiert de fait un prestige qui déborde largement la ville de Rome. C'est vers lui que se tourne par exemple Origène, alors en conflit avec Démétrios, l'évêque d'Alexandrie pour se justifier.



Trébonien Galle Empereur

Négociation avec les Goths

À mi-juin 251, Trebonianus Gallus dit Trébonien Galle, un Italien de Pérouse aux ascendances étrusques, est proclamé Empereur par ses soldats. Lors de son avènement, Trébonien Galle fait le choix de négocier avec le roi Goth Cniva, en lui versant un tribut. Cet humiliant traité achève de démoraliser les légions et rend Trébonien Galle profondément impopulaire.



Excommunication de Novatien

Un synode, réuni en automne 251, avec l'évêque Denys d'Alexandrie et Cyprien de Carthage, approuve la mansuétude de Corneille et excommunie Novatien pour sa dureté envers les repentis.

Le patriarche Fabien d'Antioche partisan, comme de nombreux évêques orientaux, de plus de fermeté, est le destinataire d'une lettre envoyée par Corneille ou celui-ci argumente son point de vue. Les fragments que nous possédons encore révèlent que Rome compte environ 150 ecclésiastiques chrétiens dont 7 diacres, 46 prêtres et...52 exorcistes.



Campagne contre les Goths

L'invasion reprend sur le limes danubien avec l'arrivée de nouvelles hordes barbares. Au printemps 253, le général Marcus Aemilius Aemilianus dit Émilien, commandant de l'armée des Balkans, gouverneur de Mésie supérieure, prend l'offensive, franchit le Danube. Il attaque les Goths du roi Cniva sur leur territoire même et met en déroute les Barbares.



Mort d'Émilien

Valérien se présente devant la ville de Spolète où les soldats d'Émilien campent. En Août 253, à la vue de l'armée de Valérien, les soldats d'Émilien le massacre après 88 jours de règne. Valérien, restant alors seul Empereur, est reconnu avec enthousiasme par le Sénat.



Crise interne à l'Église

Une crise interne à l'Église mène celle-ci au bord de la rupture avec les Église d'Orient et celle d'Afrique. Comme ses deux prédécesseurs Étienne est favorable à la réintégration des chrétiens apostats sous la persécutions de Trajan Dèce et repentis depuis. Mais le problème se pose aussi pour les clercs qui avaient le devoir de donner l'exemple, y compris dans le martyr. Étienne Ier refuse de réintégrer deux évêques d'Espagne qui avaient échappé à la persécution en produisant des certificats attestant qu'ils avaient sacrifié aux dieux païens. Étienne Ier fait de même envers l'évêque d'Arles, qui depuis, dans une totale inconséquence, était passé aux novatiens.

Étienne exige de la totalité des Églises chrétiennes qu'elles se conforment à la tradition romaine en ce qui concerne le baptême des hérétiques, des schismatiques et des chrétiens apostats, à savoir une simple imposition des mains de l'évêque, la confirmation, puisque ce sont des personnes qui dans le passé ont déjà été baptisées. Mais les Églises d'Orient et d'Afrique exigent un nouveau baptême.

Étienne Ierest un personnage autoritaire et il accepte mal cette indépendance. Un conflit s'engage avec Cyprien, l'évêque de Carthage, menacé par Étienne Ier d'excommunication. Cyprien reçoit le soutien des Églises d'Asie Mineure, de Syrie et de Cappadoce. Alarmé, Denys, le patriarche d'Alexandrie, joue les médiateurs mais en vain.



Mort de Cyprien Évêque de Carthage

Mort Étienne Ier Pape

Sixte II Pape

La mort de Cyprien et celle d'Étienne le 2 août 257 met fin à cette querelle et évite la rupture. Étienne est inhumé dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte bien que sa pierre tombale n'ait jamais été retrouvée. Il est fait Saint.

Sixte II ou Xyste II, d'origine grecque, devient le 24e Pape le 31 août 257. Il est le premier pape à porter un nom déjà utilisé.

Sixte II rétablit les relations avec les Églises d'Orient et d'Afrique qui avaient été interrompues par son prédécesseur sur la question du baptême.



Gallien à Rome

En janvier 258, Gallien revient à Rome pour inaugurer avec son père le consulat et célébrer sa victoire; il est Dacicus Maximus.



Mort du Pape Sixte II

À partir d'août 258, des mesures drastiques sont prises contre le clergé. Sixte II se réfugie avec plusieurs diacres dans une catacombe en bordure de la voie Appienne. Découvert le 6 août 258 par des soldats, Sixte II est traîné devant un tribunal, puis ramené sur le lieu de sa capture et décapité. Quatre diacres sont également exécutés. Avant de mourir, il aurait remis le saint Calice à son diacre saint Laurent. Il est inhumé dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte. Il est fait Saint.



Annexion de l'Arménie par les Perses

Le roi de Perse Shapuhr 1er ou Sapor brise la trêve qui, depuis l'époque de Philippe l'Arabe, le liait à l'empire romain.

L'imposant tribut annuel dû par Rome au Roi des Rois n'était plus payé depuis belle lurette.

L'armée perse annexe l'Arménie, jusqu-là protectorat de Rome.

L'armée perse envahit la Syrie avec sa capitale Antioche. Les cavaliers de Sapor conquièrent une bonne partie de l'Asie Mineure où ils opèrent leur jonction avec les hordes gothiques. Ils menacent la Palestine et l'Égypte, le grenier de Rome et ses irremplaçables réserves céréalières.



Campagne contre les Perses

Valérien rassemble toutes les forces disponibles Dès les premiers beaux jours de 259, Valérien s'embarque à Samosate pour l'Orient.

Il n'avait laissé à son fils Gallien que les troupes indispensables pour garder la péninsule italienne à l'abri des invasions germaniques et des prétentions de l'usurpateur Ingenuus.

Au début de la campagne, le général Aurélien :

Le roi des Perses est peu désireux d'affronter le gros des forces impériales dans des provinces hellénisées depuis des siècles, romanisées depuis des décennies et donc peuplées d'habitants par nature hostiles à sa cause.

Le roi des Perses évacue Antioche et emmène dans ses bagages Démétrien, l'évêque chrétien d'Antioche. Les Perses effectuent une retraite stratégique, abandonnant leurs conquêtes des années précédentes.

Le Roi des Rois, avec ses forces intactes, se retranche à un endroit idéal pour attendre Valérien, à l'Est du Haut Euphrate, aux environs de la ville d'Édesse (Urfa, au Sud de la Turquie). Le royaume chrétien d'Édesse n'avait été que récemment annexé à l'Empire romain.

La nostalgie de la liberté perdue était encore vive chez les habitants de la région. En outre, l'irruption de l'armée romaine, composée de soldats païens, et placée sous le commandement d'un empereur précédé d'une fâcheuse réputation de persécuteur de l'Église, ne risquait pas de susciter l'enthousiasme chez cette population majoritairement chrétienne.



Bataille d'Edesse

À l'été 260, l'armée de Valérien se trouve encerclée par les cavaliers perses à Edesse, avec ses légions affamées, assoiffées et décimées par la peste. Plusieurs jours, les Romains tentent vainement de briser l'encerclement perse

Ensuite, Valérien veut acheter au Roi des Rois le droit de faire retraite honorablement, mais Sapor, sûr de la victoire, refusa toute concession.

L'empereur romain capitule et est fait prisonnier par les troupes Perses.

Les légionnaires sont occupés à des travaux de terrassement aux confins de l'Empire perse. Le vieux Valérien est réduit à une captivité misérable.

Certains historiens racontent que le roi de Perse exhibait partout le vieil empereur, couronné et revêtu de la pourpre, mais enchaîné dans une cage étroite et souillée.



Régalien Empereur

Régalien, originaire de Dacie, issu de l'ordre sénatorial, était marié avec une dame de haut lignage, Sulpicia Dryantilla.

La population des environs de Carnuntum (ville de garnison du Haut Danube à 20 km à l'Est de Vienne) était menacée par une invasion imminente des Sarmates et elle ne savait plus vers qui se tourner pour la défendre.

Regalianius dit Regalien profite d'une victoire contre les Iazygues et les Roxolans pour se faire acclamer et prendre le pouvoir en Pannonie en 260.



Macrien, Quietus, Macrien Junius Empereurs

À l'instigation du préfet du Prétoire Ballista, les légions de l'armée d'Orient acclament T. Fulvius Macrianus dit Macrien Empereur à Ephèse en 260. Il accepte le trône et décide de le partager avec ses 2 fils qu'il élève au rang de co-empereur :



Edit de Tolérance avec les Chrétiens

Les espérances des Chrétiens sont réduites à néant par la déconfiture de leurs amis Perses. Macrien, ennemi juré de la Foi chrétienne, récolte les lauriers du triomphe.

Gallien, fils de Valérien le persécuteur, et les Chrétiens, persécutés, se retrouvent dans le même camp unis par une communauté d'intérêts.

En 260, moins 2 ans après le terrible édit de Valérien qui condamnait les chefs chrétiens à la peine capitale, Gallien effectue un revirement complet de la politique religieuse impériale.

Gallien fait cesser immédiatement toute poursuite, leur rend leurs lieux de cultes et rouvre leurs cimetières. Plusieurs rescrits en ce sens, sont adressés aux évêques des provinces que contrôlait Gallien.

Les Chrétiens jouissent désormais de la plus complète liberté de culte et leur Église peut disposer de tous ses biens fonciers passés, présents et à venir.

L'édit est reconduit pendant 40 années pendant lesquelles le christianisme est à l'abri des persécutions, toléré mais pas encore légalisé (religio licita). Cettepériode est appelée "la Petite Paix de l'Église".



Marche de Macrien sur Rome

Ancien ministre des finances de Valérien, Macrien dispose de considérables ressources financières, d'or en quantité suffisante pour fléchir les consciences les plus loyales. Il est à la tête de troupes victorieuses, au moral d'acier.

Toutes les provinces orientales de l'Empire reconnaissent son autorité, à l'exception du petit royaume de Palmyre.

Odenath considérait Gallien comme unique empereur romain car il représentait un suzerain beaucoup moins encombrant que les Macriens, père et fils.

Macrien gagne à sa cause Émilien (ne pas confondre avec l'empereur du même nom) le préfet de la si fertile province d'Égypte. Son ralliement assure un ravitaillement abondant et bon marché aux soldats de Macrien.

Macrien décide alors de renverser l'empereur Gallien. Accompagné de son fils aîné Macrien Junius, ils partent vers le Nord et marche sur Rome à la tête de la plus grande partie de leur armée.

En son absence, son autre fils Quietus est chargé de gouverner l'Orient avec l'aide du Préfet du Prétoire Ballista Callistus et de maigres troupes.



Mort de Quietus et Ballista Callistus

Après s'être concerté avec l'empereur Gallien, Odenath attaque Quietus et Ballista et leurs faibles troupes. Il leur inflige une grave défaite.

Quietus se replie alors dans la ville d'Émèse. Il y est assiégé par Odenath et est tué ainsi que Ballista Callistus (tué par la foule ou exécuté sur l'ordre du roi de Palmyre ?).



Victorin consul

Marcus Piavvonius Victorinus, dit Victorin, exerce, avec Postume, son commandant en chef, les fonctions de consul pour l'année 266 et 267, mais il ne s'agissait là que d'un titre honorifique.



Campagne d'Odenath contre les Perses

En 263 puis en 266 et 267, Odenath donne encore aux Perses une leçon d'art militaire en allant, une nouvelle fois, ravager les environs de leur capitale mésopotamienne de Ctésiphon.

Gallien le promeut au rang de Corrector totius orientus. Il est "Corégent de tout l'Orient" c'est-à-dire commandant des troupes romaines de Syrie, de Palestine, d'Arabie, de Cilicie, de Cappadoce et de Mésopotamie avec droit de regard sur l'administration civile et financière des provinces



Siège de Milan

Aureolus court s'enfermer dans la place forte de Milan avec les survivants de son armée. Gallien met aussitôt le siège devant la ville.



Mort de Gallien

Alors qu'il allait vaincre Aureolus, Gallien, suite à un nouveau complot, est assassiné.

Le complot vient de l'état-major de Gallien qui comporte :

Deux explications s'opposent :



Les Empereurs illyriens

Claude II le Gothique Empereur

À la fin de l'été 268, le général Claude revêt la pourpre impériale. L'armée, d'abord mécontente de la mort de Gallien, est calmée par une donation de 20 aureus par tête et par l'assurance que Gallien a désigné Claude II le Gothique pour lui succéder sur son lit de mort.

Le nouvel Empereur sait se faire accepter par le Sénat dont il se concilie les faveurs, sans que sa politique soit réellement différente de celle de Gallien.

La mort de Gallien incite l'Espagne et la Narbonnaise à reconnaître Claude II le Gothique.

C'était avant tout un soldat et il se prépara à combattre avec force, sans se préoccuper ni de la Gaule ni du royaume de Palmyre.



Mort de Denys Pape

Denys meurt le 26 décembre 268, unanimement regretté par ses fidèles. Il est inhumé dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte bien que sa pierre tombale n'ait jamais été retrouvée. Il est fait Saint.

Denys s'efforce de réorganiser l'Église, localement très éprouvée, et renforce le rôle des prêtres au détriment de celui des diacres. Denys renoue ensuite le contact avec les Églises d'Afrique et d'Asie.Une de ses lettres redéfinit la position de Rome sur la validité du baptême des hérétiques et sur la doctrine de la Trinité.

Denys gère avec habileté le conflit intervenu dans l'Église d'Alexandrie entre le patriarche et une partie de son clergé. Le patriarche, accusé d'hérésie, se disculpe auprès de Denys. Celui-ci, il est vrai, était resté très mesuré dans sa lettre relevant les griefs à l'encontre du patriarche.



Conquête de l'Égypte par le Royaume de Palmyre

L'armée de Palmyre sous le commandement le général Septimius Zabdas se lance en 269 à la conquête de l'Égypte, sans rompre ouvertement avec Rome. Les Palmyréniens occupent pratiquement tout l'Orient, de l'Asie Mineure à l'Égypte.



Mort de Victorin

Après avoir assouvi sa vengeance sur Autun, Victorin se retire à Cologne. C'est là que Victorin est assassiné par un de ses officiers, un certain Attilianus en novembre 271. L'assassin aurait voulu se venger de l'empereur qui avait séduit son épouse.

Victorin aurait eu un fils, Victorin le Jeune, qu'il aurait associé à son trône et qui aurait été assassiné avec lui.



Mariage de Flavius Hannibalius Afranius avec Eutropia la Syrienne

Flavius Hannibalius Afranius, fils d'Hannibalius de Tralles et de Flavia, épouse Eutropia la Syrienne. Leurs enfants sont :



Mariage de Maximien Hercule avec Eutropia la Syrienne

Maximien Hercule épouse avant 274 Eutropia la Syrienne. Leur enfant est :



Mort d'Aurélien

Tacite Empereur

En décembre 275, au moment de s'engager dans une campagne contre les Perses dans le but de reprendre la Mésopotamie, il est assassiné entre Perinthe et Bysance par des officiers de son entourage, abusés par la machination d'Eros un secrétaire criminel.

En 275, l'armée, surprise et désemparée après l'assassinat d'Aurélien, s'en remet au Sénat qui désigne le vieux sénateur Marcus Claudius Tacitus dit Tacite, âgé de 75 ans.

Il est choisi pour son grand âge, afin de ménager une transition qui devait permettre à tous de réfléchir sur l'avenir.

Tacite est considéré comme le restaurateur de la liberté et a d'excellentes relations avec le Sénat.

L'armée est gratifiée d'une donation.

Probus, alors le meilleur général, est chargé de maintenir l'ordre en Syrie et en Égypte.



Carin et Numérien Césars

Carus associe nomme Caesars ses 2 fils Carin et Numérien en 282.

En décembre 282, Carus laisse Carin en Occident et part pour l'Orient avec Numérien.


Novempopulanie

Création de la Novempopulanie

La réforme de Dioclétien restaure l'entité aquitaine initiale. Les Ibères obtiennent leur séparation du reste de l'Aquitaine celtique.

Une stèle actant la création de la Novempopulanie (des neuf peuples) est exposée en l'église de Hasparren au Pays basque.

Flamine, et duumvir (membre d'une assemblée de deux personnes), questeur (percepteur), maître du pays, Vérus ayant rempli la mission qui lui avait été donnée auprès de l'Empereur, obtint que les Neuf Peuples se séparent des Gaulois à son retour de Rome, il dédie cet autel au Génie du pays.

Elle montre que neuf peuples ont été séparés des Gaulois :

La Novempopulanie comptera bientôt douze peuples mais n'en gardera pas moins son nom.

S'ajoutent :

d'après les 12 évêchés des débuts de l'organisation chrétienne de l'Aquitaine.

Le reste de l'Aquitaine va être divisé en deux parties :



Traité de paix avec les Perses

Après l'expédition victorieuse de Carus au-delà de Ctésiphon, Dioclétien est en mesure d'imposer aux Perses un traité de paix avantageux :



Soumission des Francs

En 287, Maximien Hercule lutte contre les Germains et obtient la soumission du roi Franc Saliens Gennobaud.

En 288, Gennobaud est admis avec son peuple au sein de l'Empire. Il signe un foedus, un traité d‘alliance fédérant officiellement les Francs dans une région précise.

Privé de ses soutiens barbares, Carausius se retranche en Grande-Bretagne où il a le soutien de la population qu'il protége.



Instauration de la tétrarchie

Dioclétien et Maximien Hercule Augustes

Constance Ier Chlore et Galère Césars

Nouvelles capitales de l'empire

Mariage de Constance Ier Chlore avec

Mariage de Galère avec Galeria Valéria

La direction de l'Empire à deux têtes s'avère insuffisante :

Dioclétien souhaite résoudre le problème récurrent de l'instabilité de l'institution impériale romaine.

Chaque fois qu'un empereur romain meurt (le plus souvent de mort violente), plusieurs prétendants postulent et c'est celui qui dispose de l'armée la plus puissante, qui, au terme de guerres civiles ruineuses et sanglantes, s'impose après avoir éliminé tous ses rivaux.

Le 1er mars 293, encouragé par le succès de sa collaboration avec Maximien Hercule, Dioclétien instaure la "tétrarchie".

Tétrarchie, mot d'origine grecque, désigne une forme originale de gouvernement à 4 qui a été pratiquée dans quelques cités grecques.

Quatre empereurs se voient attribuer le gouvernement d'une région de l'Empire. Si un danger, quel qu'il fût, survient, chacun d'entre d'eux, étant "sur place", peut intervenir en personne, rapidement et efficacement.

Dioclétien et Maximien Hercule sont tout deux Auguste mais Dioclétien conserve un rang prééminent.

Constance Ier Chlore et Galère, les adjoints, prennent le titre de César.

Dioclétien se réserve l'Orient, région la plus riche, mais aussi la plus exposée,

Galère est chargé de maintenir les provinces danubiennes, l'Illyrie, à l'abri des invasions.

Maximien Hercule s'occupe de l'Italie et l'Afrique.

Il délègue à Constance Ier Chlore l'Espagne, la Bretagne et la Gaule,

L'accession au trône impérial ne doit être considérée que comme l'aboutissement ultime d'une brillante carrière militaire.

Quand un Auguste atteint l'âge de la retraite, il est automatiquement remplacé par son César.

Une fois promu, le nouvel Auguste se choisissait un César qui, le moment venu, le remplacera, et ainsi de suite.

Rome n'est plus le siège du gouvernement.

La Ville éternelle est délaissée au profit de villes frontalières plus proches des légions :

Les premiers résultats se révèlent satisfaisants : mieux encadrées, les légions repoussent avec succès les assauts barbares.

Constance Ier Chlore est contraint de répudier Hélène, sa concubine.

Constance Ier Chlore épouse Théodora, fille de Maximien Hercule.

Galère épouse Galeria Valéria, fille de Dioclétien.



Campagne de Constance Ier Chlore contre Carausius

Siège de Boulogne

Mort de Carausius

Allectus Empereur romain des Gaules

Maximien Hercule est trop occupé avec les Germains et sa présence est nécessaire en Afrique.

La situation de la Gaule n'est pas tenable.

La Gaule a impérativement besoin du blé britannique tandis que la Bretagne est privée du marché gaulois ainsi que de l'aide militaire de Rome.

Constance Ier Chlore s'occupe de soumettre Carausius et construit une nouvelle flotte.

Pendant l'été 293, Constance Ier Chlore repousse au-delà du Rhin les alliés francs de l'empereur breton puis met le siège devant le port de Boulogne (Gesoriacum) qui est pris après un siège éprouvant.

Carausius est chassé de la Gaule.

Avant de s'engager dans un débarquement en Grande-Bretagne, Constance Ier Chlore fortifie le limes afin d'assurer ses arrières.

Ce grave revers porte un coup fatal à Carausius.

Fin 293, Carausius meurt lors d'une révolution de palais.

Allectus, le principal lieutenant de Carausius, sans doute son assassin, un fonctionnaire des finances soutenu par les marchands de Londres, prend aussitôt la succession.

Afin de sauver ce qui pouvait l'être, Allectus renonce à défendre ses provinces continentales. Il rapatrie en Grande-Bretagne les légions les plus combatives ainsi que sa flotte intacte.



Grande persécution contre les Chrétiens

Dioclétien est Mithraïste. Dans le même temps où il décentralise l'administration de l'Empire, Dioclétien éprouve la nécessité de renforcer sa cohésion culturelle et politique. C'est pourquoi, en 299, débutent de grandes persécutions est marqué par de violentes persécutions contre les communautés chrétiennes qui refusent de sacrifier au culte impérial. Ces persécutions sont les plus dures qu'ait jamais connues l'Empire romain. Elles obligent les chrétiens à choisir entre le reniement et le martyre.

On peut cependant noter que Prisca, épouse de Dioclétien, ainsi que sa fille Valéria étaient sans doute chrétiennes… jusqu'au Pape Caius qui faisait probablement partie de la famille impériale.

La "grande persécution" commence avec l'exclusion de l'armée des soldats baptisés, ces derniers refusant en effet de verser le sang !



Fête à Rome

La réussite du nouveau régime est fêtée en mars 302 avec les décennales des Césars et surtout en 303 les vicennales des Augustes (colonne commémorative sur le Forum).



Mort du Pape Marcellin

Au début de 304, la persécution atteint son paroxysme avec un édit qui prescrit un sacrifice général dans tout l'Empire, sous peine de mort ou de condamnation aux travaux forcés dans les mines. Les fonctionnaires locaux exécutent les édits avec un zèle mouvant.

Marcellin meurt en 304. Il est fait Saint.

Au sujet de saint Marcellin, un doute subsiste.


Palais de Dioclétien à Split Palais de Dioclétien à Split

Abdication de Dioclétien et de Maximien Hercule

Galère Empereur d'Orient

Maximin II Daïa César d'Orient

Constance Ier Chlore le Blême Empereur d'Occident

Sévère II César d'Occident

La deuxième tétrarchie

Selon la règle de succession fixée, le 1er mai 305, Dioclétien et Maximien Hercule abdiquent conjointement :

Maximien Hercule et Dioclétien reçoivent le titre de seniores augusti.

Se ressentant encore de la grave maladie qui a failli l'emporter l'année précédente, Dioclétien n'aspire qu'à une retraite bien méritée et se retire à Split près de Salone, dans un magnifique palais qu'il s'était fait construire.

Dioclétien remet son sceptre à Galère qui l'a si bien secondé pendant 10 ans.

Selon le principe de la Tétrarchie, Galère, nouvel Auguste, s'adjoint un nouveau César, Maximin II Daïa, sans doute à la suggestion de Dioclétien.

Galerius Valerius Maximinus dit Maximin II Daïa (ou Daja, ou Daza) est un ancien berger thrace, neveu de Galère.

Maximien Hercule, lui, s'efface avec la plus extrême répugnance et se retire en Lucanie.

Maximien Hercule a un fils Maxence en âge de lui succéder.

Mais Dioclétien fait respecter les règles de la Tétrarchie et Maximien Hercule doit remettre ses pouvoirs à son subordonné Constance Ier Chlore.

Tout le monde pense que Constance Ier Chlore va nommer César, son fils aîné Constantin Ier le Grand.

Mais Dioclétien fait respecter la aussi les règles de la Tétrarchie et Flavius Valerius Severus dit Sévère II est imposé comme second à Constance

Les responsabilités administratives et militaires sont réparties entre les empereurs dans une optique nettement plus territoriale.

Théoriquement, Constance Ier Chlore est le premier des Augustes à qui les 3 autres "tétrarques" doivent le respect.

Mais Constance Ier Chlore n'est pas en position de faire valoir ses droits.

Galère et Maximin II Daïa, son neveu, contrôlent la plus grande partie de l'Empire, les provinces les plus riches et les plus peuplées.

Constantin Ier le Grand s'enfuit de Nicomédie, où Galère tente de le retenir comme otage, et rejoint Constance Ier Chlore, son père, en Bretagne (l'actuelle Grande-Bretagne).



Campagne contre les Pictes

Constantin Ier le Grand Empereur d'Occident

Sévère II Empereur d'Occident

Constantin Ier le Grand César d'Occident

Maxence César

En 306 une fois de plus, les Pictes (habitants de l'Écosse actuelle) franchissent le mur d'Antonin pour s'en venir piller le Nord de la (Grande- Bretagne).

Constance Ier Chlore prend prétexte de ce raid pour réclamer l'indispensable présence de son fils à ses côtés.

Galère ne peut qu'accéder aux désirs de celui qui, nolens volens, était son supérieur hiérarchique.

Constantin Ier le Grand rejoint donc père et l'accompagne dans son expédition bretonne.

Le 25 juillet ou août 306, au retour de cette campagne, Constance Ier Chlore meurt soudainement à York.

Après la mort de Constance Ier Chlore, son fils Constantin Ier le Grand est proclamé 34e auguste à Trèves par son armée par les légions de Bretagne.

Galère, devenu officiellement empereur principal, doit à ce titre régler les problèmes de succession. Il ne reconnaît pas Constantin Ier le Grand.

Respectant la loi de succession de la tétrarchie, Galère confirme la promotion de Sévère II au rang d'Auguste d'Occident en remplacement de Constance Ier Chlore.

Sévère II gouverne l'Italie et l'Afrique.

La péninsule ibérique lui est donnée en plus.

Mais Galère ne peut faire fi de l'armée de Bretagne d'autant plus que Constantin Ier le Grand combat déjà victorieusement sur le Rhin contre les Francs.

Galère déroge au principe de non-hérédité en reconnaissant Constantin Ier le Grand comme César d'Occident.

Constantin Ier le Grand accepte et gouverne alors les provinces de Gaule et de Grande-Bretagne pendant 6 ans.

Constantin Ier le Grand s'installe à Trêves avec le titre de Nobilissimus Caesar et Princeps Juvntutis .

Le 28 octobre 306, fort du pronunciamiento de Constantin Ier le Grand et lassé de ronger son frein en Italie, Maxence, fils de Maximien Hercule et gendre de Galère, se fait proclamer Caésar par les Prétoriens de Rome; déçus d'avoir été écartés des affaires.

Il prend le titre de "Princeps Invictus" (prince invincible).

Ensuite, il va dans le Sud de l'Italie afin de demander à son père de reprendre du service comme empereur à ses côtés.



Maxence et Maximien Hercule Empereurs d'Occident

Au printemps 307, Maxence est proclamé Auguste.

Maximien Hercule, qui n'a abandonné le pouvoir qu'à contrecœur, revêt à nouveau les insignes impériaux pendant l'été 307.

Maxence contrôle l'Italie et l'Afrique avec l'aide de Maximien Hercule.



Campagne de Sévère II contre Maxence et Maximien Hercule

Galère, ordonne à Sévère II, l'Auguste d'Occident, de marcher contre Maxence et Maximien Hercule.

Sévère II rejoint l'Italie et parvient sous les murailles de Rome, où se sont réfugiés Maxence et Maximien Hercule.

Mais l'armée de Sévère II est celle que Maximien Hercule avait commandée pendant des années.

Le 28 octobre 306, il suffit à l'ancien Auguste d'apparaître sur les remparts de Rome, revêtu de tous ses insignes impériaux, pour que tous ses anciens compagnons d'armes désertent en masse.

Lucius Domitius Alexander se rallie à Maximien Hercule.

Sévère II fuit avec une poignée d'officiers fidèles et se réfugie à Ravenne, ville inexpugnable.



Brouille entre Maximien Hercule et Maxence

En 308, rentré en Italie, Maximien Hercule se brouille avec son fils Maxence.

Maximien Hercule préfère alors se rend en Gaule et tente de convaincre Constantin Ier le Grand de marcher sur l'Italie, de détrôner son fils Maxence et de l'installer à sa place mais Constantin Ier le Grand refuse.


Flavia Maxima Fausta l'épouse de Constantin - musée du Louvre

Mariage de Constantin Ier le Grand avec Flavia Maxima Fausta

Toutefois Maximien Hercule se rapproche de Constantin Ier le Grand, à qui il donne en mariage sa fille Flavia Maxima Fausta.

Constantin Ier le Grand épouse Flavia Maxima Fausta, fille de Maximien Hercule et d'Eutropia la Syrienne. Leurs enfants sont :



Conférence de Carnuntum

Abdication de Maximien Hercule

Ayant scellé leur alliance, Ma ximien Hercule et Constantin Ier le Grand se sentent assez forts pour demander à Galère d'organiser une réunion de la dernière chance afin de sauver le peu de qui subsistait encore de la tétrarchie.

Elle se tient le 11 novembre 308 à Carnuntum (en Autriche actuelle, aux environs de Vienne).

Exceptionnellement, Dioclétien daigne sortir de sa retraite pour y assister, mais les efforts de Maximien Hercule pour le convaincre de revenir aux affaires avec lui restent vains.

Maximien Hercule doit abdiquer de nouveau.



Licinius Ier Empereur d'Occident

Maximin II Daïa Empereur d'Orient

Galère reforme la tétrarchie :

Licinius Ier, simple paysan originaire de Dacie (Roumanie actuelle), un proche de Galère, excellent officier illyrien sorti du rang, est chargé de gouverner la Pannonie et la Rhétie.

En 309, Maximin II Daïa prend le titre d'Auguste. Il est le maître de l'Orient où il reprend la persécution contre les Chrétiens

Maxence et Lucius Domitius Alexander sont laissés de côté.

Maxence est déclaré ennemi public, mais réussit à se maintenir en Italie.

Maximien Hercule et Maxence, déclarés usurpateurs, maintiennent leurs prétentions.

En froid avec son fils Maxence, Maximien Hercule décide de résider en Gaule auprès de sa fille Flavia Maxima Fausta et de son gendre Constantin Ier le Grand.

En Afrique, Lucius Domitius Alexander proclame les siennes.

On a alors 7 empereurs, une heptarchie, qui ressemble davantage à l'anarchie militaire.

Galère ne parvient pas à apaiser Maximin II Daïa et Constantin Ier le Grand en leur donnant le titre de Filius Augustorum (fils des augustes) début 309.



Siège d'Arles

Siège de Marseille

Mort de Maximien Hercule

Constantin Ier le Grand revient rapidement de Belgique et assiége Arles avec le gros de ses troupes.

Maximien Hercule s'enfuit pour se réfugier à Marseille, mais Constantin Ier le Grand assiége la ville et le capture.

Constantin Ier le Grand décide de pardonner à son beau-père.

Maximien Hercule est incapable de supporter la défaite et la déchéance et il recommence à conspirer contre Constantin Ier le Grand.

Il projette de le faire assassiner mais Constantin Ier le Grand est informé du complot.

Maximien Hercule meurt au début de l'été 310 exécuté sur ordre de Constantin Ier le Grand.

Ainsi, à ce moment, il y a :

Constantin Ier le Grand fait disparaître du monnayage qu'il contrôle, le culte de Jupiter et d'Hercule.

Constantin Ier le Grand se réclame du principe de l'hérédité dynastique et prétend descendre de Claude II.

Il choisit Apollon comme nouveau protecteur.



Promulgation de l'édit de tolérance

Galère comprit que l'heure n'était plus aux persécutions. Des révoltes chrétiennes ne manqueraient pas d'exploser sur ses arrières quand il serait contraint d'en découdre avec Constantin Ier le Grand ou Licinius Ier

C'est pourquoi, le 30 avril 311, Galère promulgue à Sardique (Sofia en Bulgarie) un édit de tolérance.

Par nos règlements visant à l'amélioration constante du bien public, nous avons jusqu'ici veillé à régler toutes choses en conformité avec les anciennes lois et la discipline civile des Romains.

Cela fut, d'une façon toute particulière, également notre objectif à l'égard de ces Chrétiens qui avaient renoncé à la religion de leurs ancêtres et furent contraints de revenir aux justes croyances.

Au lieu d'observer les institutions antiques que leurs propres ancêtres avaient probablement établies, ils avaient, par dieu sait quelle obstination et folie, suivi des lois qui leurs étaient propres et avaient rassemblé dans des sociétés distinctes beaucoup d'hommes de croyances très variées.

Suite à la publication de notre décret qui enjoignait aux Chrétiens de revenir d'eux-mêmes à l'observance des anciennes lois, beaucoup d'entre eux se sont soumis par peur de la contrainte et davantage encore en étant exposés à la répression.

Cependant, parce que beaucoup d'entre eux persistent encore dans leur croyance et parce que nous avons constaté qu'ils se refusent toujours à accomplir les actes prescrits de vénération et d'adoration des Dieux, et continuent d'adorer leur propre Divinité, nous avons donc estimé, par l'effet de notre clémence accoutumée dans le pardon accordé à tous, qu'il convient d'étendre notre indulgence à ces hommes, de leur permettre de redevenir Chrétiens et de les autoriser à rétablir les lieux de leurs assemblées religieuses ; si du moins cela ne trouble pas l'ordre public. (…)

Pour ce motif, suite à cette tolérance qui est nôtre, il sera du devoir des Chrétiens de prier leur Dieu pour notre conservation, pour celle du peuple, et pour la leur propre ; et ce afin que le bien commun puisse continuer à être garanti dans toutes les parties de notre Empire et qu'ils eux-mêmes puissent vivre tranquillement dans leurs demeures." (Lactance, De la Mort des Persécuteurs, XXXIV).

Par cet édit, non seulement Galère met fin à la persécution, mais, à la seule condition de ne pas troubler l'ordre public, il restitue aux Chrétiens la liberté de culte accordée par Gallien.

Il les autorise à reconstruire leurs lieux de culte et leur demande de prier pour la conservation de l'Empire et pour le salut des empereurs.

C'était la première fois que le Christianisme est reconnu, officiellement et explicitement, comme une religion "licite". Cet édit de tolérance est le dernier acte politique de Galère.


Songe de Constantin et bataille du pont Milvius - Illustration des Homélies de Grégoire de Nazianze - 879-882 - Bibliothèque nationale de France - Ms grec 510

Prise de Suse

Batailles de Turin

Batailles du Pont Milvius

Mort de Maxence

Entré de Constantin Ier le Grand à Rome

Conversion de Constantin Ier le Grand au Christianisme

Malgré ces mesures pro-chrétiennes, les armées de Constantin Ier le Grand quitte Trèves.

Elle ne comporte que 40.000 hommes seulement car Constantin Ier le Grand ne pouvait négliger la surveillance des frontières.

Ils passent sans doute par la Maurienne et traversent les Alpes au Mont-Genèvre.

Au passage Constantin Ier le Grand prend Suse.

En 312, Maxence consulte les livres sibyllins, avant d'affronter Constantin Ier le Grand.

Maxence dispose de 100.000 hommes mais il en laisse quelques uns à la garde de l'Italie du Nord de peur que Licinius Ier lui aussi n'attaque.

Les armées de Constantin Ier le Grand fondent sur Rome et battent celles de son concurrent à Turin et à Vérone.

Le 28 octobre 312, Maxence sort de Rome pour affronter l'armée de Constantin Ier le Grand à Saxa Rubra (dans le défilé les Roches Rouges) sur la Via Flaminia, à une dizaine de kilomètres au Nord-est de Rome.

Constantin Ier le Grand repousse l'armée de Maxence vers le vieux pont Milvius au Sud.

Maxence tente de s'enfuir avec ses troupes débandées.

Victime de l'étroitesse de l'ouvrage, Maxence ne peut se replier à temps.

Maxence trouve la mort, noyé dans les eaux du Tibre.

À la suite de cette victoire, Constantin Ier le Grand se déclare publiquement Chrétien.

Le lendemain de la bataille, Constantin Ier le Grand entre dans Rome :

De plus, il fait montre d'un respect presque obséquieux pour le Sénat.

Les historiens chrétiens de l'époque romaine (Eusèbe de Césarée et Lactance) écrivent que pendant la bataille, Constantin Ier le Grand aurait eu une vision, une croix de lumière dans les cieux, portant l'inscription "Par ce signe, tu vaincras" (In hoc signo vinces).

La "Légende dorée" et "la donation de Constantin Ier le Grand ", texte apparu au IXe siècle, rapporte que l'empereur était couvert d'une lèpre incurable.

Ce n'est que lorsque Sylvestre l'eut baptisé par immersion dans une piscine qu'il fut guéri et comprit qu'il lui fallait défendre la foi chrétienne.

On a attribué aussi à Sylvestre d'autres miracles, par exemple d'avoir ressuscité un taureau et dompté un dragon.



Arrêt des persécutions contre les Chrétiens

Constantin Ier le Grand choisit Maximin II Daïa comme consul avec lui, et Maximin arrête en conséquence les persécutions contre les Chrétiens.



Pacte d'alliance entre Licinius Ier et Constantin Ier le Grand

Mariage de Licinius Ier avec Constantia

Édit de Milan

En janvier 313, Licinius Ier, qui contrôle les Balkans et qui rêve de conquérir l'Orient gouverné par Maximin II Daïa, conclut à Milan un pacte d'alliance avec Constantin Ier le Grand.

Maximin II Daïa a longtemps poursuivi la politique de répression envers les Chrétiens, très nombreux dans la partie orientale de l'Empire.

Une nouvelle diarchie se met en place entre Constantin Ier le Grand et Licinius Ier.

En 313, Licinius Ier épouse Constantia, demi-sœur de Constantin Ier le Grand.

A l'occasion du mariage, Licinius Ier et Constantin Ier le Grand publient un rescrit commun sur l'égalité entre toutes les religions.

L'Édit de Milan n'est pas réellement un édit mais une déclaration de principe faite par 2 gouvernants, une arme de propagande, destinée à se procurer des intelligences en territoire ennemi.

Constantin Ier le Grand et Licinius Ier accordent aux Chrétiens la liberté de célébrer leur culte et leur rend leurs églises et leurs terres.

L'édit marque la fin d'une ère de persécutions des chrétiens.

Il aide l'Église chrétienne à prendre son essor.

Il place le Dieu chrétien au-dessus du rôle d'empereur à l'instar du Sol Invictus.

Constantin Ier le Grand est considéré comme saint par l'Église orthodoxe, de même que sa mère Hélène.

Par la promotion du christianisme, Constantin Ier le Grand favorise l'extinction du culte de Mithra.

Constantin Ier le Grand retourne rapidement sur le Rhin où les Francs s'agitent.



Guerre entre Licinius Ier et Constantin Ier le Grand

Début octobre 316, Licinius Ier entre en guerre avec une très grosse armée pour venger Bassianus.



Mariage de Gratien de Ciabalae avec Fausta

Gratien de Ciabalae épouse Fausta (305-330). Leurs enfants sont :



Inauguration de Constantinople

Le 11 mai 330, l'inauguration solennelle (ou "dédicace") est empreinte de rites païens, avec un sacrifice à la Fortune et une dédicace du philosophe néoplatonicien Sopâtros.

Constantin Ier le Grand désigne la nouvelle cité comme nouvelle capitale de l'empire romain sous le nom officiel de "Nouvelle Rome".

Cette cité, nouveau centre culturel de l'orient grec, ne prendra le nom de Constantinopolis ou Constantinople qu'après la mort de l'empereur.

Mais Constantinople naît à l'époque où le christianisme s'impose dans l'empire romain. À la différence de Rome, elle sera dépourvue de temples païens.

Un Sénat est constitué à l'image du Sénat romain.

Les habitants reçoivent les mêmes privilèges que les Romains, notamment l'exemption de l'impôt et les distributions gratuites de froment. Des patriciens romains et grecs bénéficient de palais. Mêlant avec bonheur les cultures hellénique et latine, la ville se développe très vite et surpasse Rome.

Constantin Ier le Grand lui-même réside dans la nouvelle capitale.



Assassinat des membres de la branche aînée, et légitime de la deuxième dynastie flavienne

En 337, les 3 fils de Constantin Ier le Grand se mettent d'accord pour faire assassiner les demi frères de Constantin Ier le Grand Ier et se partager l'Empire.

Le sinistre évêque Eusèbe de Nicomédie invente un hypothétique complot, révélé à Constantin Ier le Grand sur son lit de mort.

Delmace et Hannibalien avec leur père et leur oncle sont égorgés par des soldats furieux



Constance II, Constans Ier, Constantin II Le Jeune, Empereurs

Flavius Julius Crispus dit Crispus étant mort, il fallait désigner un successeur parmi les trois fils nés de l'union de Constantin Ier le Grand avec Flavia Maxima Fausta :

Les 3 fils de Constantin Ier le Grand, qui ne s'entendaient guère, sont nommés Auguste le 9 septembre 337 et sont donc empereurs romain en collégialité.


Wulfila évangélisant les Goths Bible de Wulfila - premier livre en langue germanique - bibliothèque d'Uppsala en Suède

Première conversion à l'arianisme de Wisigoths

Les talents de Wulfila lui valent d'être ambassadeur pour les Goths, son peuple d'adoption, auprès de l'empire romain d'Orient.

Wulfila y entre en contact avec Eusèbe de Nicomédie, évêque arien, qui le consacre évêque dès 341 à Antioche avec pour mission de retourner en Gothie pour y propager la version arienne du christianisme.

Afin d'évangéliser les Goths, il traduit la Bible en langue gotique, à l'aide d'un alphabet qu'il invente à cette fin.



Révolte de Magnence

Magnence, après une jolie carrière militaire est devenu, vers 350, le commandant en chef de plusieurs légions gauloises. Il est marié avec Justine.

Il comprend combien il serait facile de tirer parti du mécontentement général dû à la mauvaise administration des fils de Constantin Ier le Grand.

Magnence se concilie les bonnes grâces de Marcellinus, le trésorier de Constans Ier et celui-ci lui permet de puiser dans le trésor impérial.

Magnence distribue l'or aux légionnaires gaulois, et mène une propagande efficace (parce que justifiée) dénonçant l'inconsistance de Constant.

Grâce à sa rapidité et à une activité diplomatique importante, Magnence s'empare de la Bretagne, la Gaule, l'Italie et d'une partie des Balkans.



Soumission de Vetranio à Naissus

Ne voulant, dit-il, affronter un vieux serviteur de l'État comme Vetranio, Constance lui propose un partage de l'Empire.

Pour régler les modalités de l'alliance, il faut en discuter face à face. La rencontre est programmée à Naissus (Nish, en, Serbie).

Constance n'est accompagné que d'une faible escorte. Vetranio s'y rend avec toutes ses troupes mais Constance a soudoyé ses soldats.

Le 25 décembre 350, quand les deux rivaux apparaissent sur le front des troupes, les légionnaires acclament Constance.

Vétranio, abandonné de tous ses partisans, est contraint de se soumettre à Constance II qui lui laisse la vie sauve. Doté d'une confortable rente, Vétranio est exilé … mis à la retraite à Prusa, (Bursa, en Turquie).



Campagne contre Magnence

Durant les premiers mois de 351, les opérations militaires tournent nettement à l'avantage de Magnence dont l'armée est composée de soldats aguerris et incorruptibles

Magnence oblige Constance à s'enfermer dans une place forte des Balkans tandis qu'il ravageait tout le pays alentour. Constance voulut traiter avec Magnence qui, fort de son avantage, refusa tout compromis.



Mort de Constance Galle

Installé à Antioche, Constance Galle, mal conseillé par sa harpie d'épouse, se montre brutal et intransigeant. Grisé par son titre de César, il pense n'avoir plus de comptes à rendre à personne. Il rançonne et fait exécuter sans jugement les notables d'Antioche. Il fait même assassiner le conseiller que l'empereur, méfiant, a envoyé en Orient pour enquêter sur ses agissements.

Devant la peur d'une révolte de l'Orient, Constance II lui envoie une lettre qui l'invite à se rendre à Milan pour conférer avec lui d'une nouvelle répartition de leurs charges respectives.

Constance Galle ne se doute de rien. En chemin, il est appréhendé en Illyrie par les eunuques de l'empereur, enchaîné et égorgé sans autre forme de procès en décembre 354.

Constance II se retrouve seul Auguste.



Mariage d'Athanaric II de Wisigothie avec Ascyla de Toxandrie

Athanaric II de Wisigothie épouse Ascyla de Toxandrie ou Ascyla de Francie (morte en 414), fille d'Ascylius de Toxandrie (né en 325). Parmi leurs enfants citons :


Basilique Sainte Marie Majeure Basilique Sainte Marie Majeure

Construction de la Basilique Sainte Marie Majeure

La légende raconte qu'en août 356, la Vierge demanda au Pape Libère d'ériger un sanctuaire. Au matin, constatant qu'il avait neigé en plein mois d'août, le pape ordonne de construire la basilique Liberiana de "Santa Maria ad Nives" sur la surface enneigée en haut de la colline Esquilin. Avec son plan basilical aux nobles proportions, ses mosaïques, ses imposantes chapelles polychromes de la Contre-Réforme, la basilique Sainte Marie Majeure, l'une des 4 Basiliques Majeures de Rome, est un abrégé des grandes étapes de l'art chrétien à Rome. Libère achève sa construction deux années plus tard.



Libération du Pape Libère

Félix II chassé de Rome

L'exil à Bérée du pape Libère dure jusqu'au deuxième semestre de 358. Le pape, épuisé, capitule sur toute la ligne, qualifiant la foi orthodoxe de "perfidie". En échange, le pape Libère retrouve son siège épiscopal, qu'il est contraint de le partager avec l'antipape Félix. Le clergé réunit dans le grand cirque de Rome la population et annonce que l'Église sera administrée par deux évêques. C'est un tollé qui accueille cette décision et lorsque Libère arrive à Rome une émeute éclate et chasse Félix. Félix II tente de revenir par la force quelque temps après mais devant l'échec de sa tentative renonce définitivement et se retire sur ses terres dans les environs de Rome.



Mariage de Valentinien Ier avec Marina Severa

Avant qu'il ne soit monté sur le trône, Valentinien Ier épouse Marina Severa. Leur enfant est :

Socrate le Scolastique la nomme Severa.

Jean Malalas, Chronicon Paschale et Jean de Nikiou rapportent le nom Marina.



Julien II Le Philosophe ou l'Apostat Empereur romain

Constance ordonne à Julien de lui envoyer ses meilleurs contingents, pour renforcer ses effectifs

Les soldats gaulois refusent de quitter leur pays pour servir sous l'incompétent Constance et acclament Julien comme empereur en l'élevant sur un bouclier, à la mode gauloise à Lutèce, en février 360.

Malgré les tentatives de conciliation de Julien, Constance refuse de s'entendre avec son cousin. Il va même jusqu'à soudoyer des tribus germaniques afin qu'elles franchissent le Rhin et attaquent Julien.



Campagne de Julien contre Constance

Julien refuse de se laisser enfermer en Gaule. À la tête de ses légions gauloises, il franchit les Alpes. Il scinda son armée en deux :



Mort de Constance II

Constance II meurt, avant l'affrontement, empoisonné le 3 novembre 361, laissant Julien à la tête de l'Empire.

Bien sûr, Julien, est le principal bénéficiaire, mais, au moment du décès, il se trouvait à des centaines de kilomètres. D'autre part, il ne dispose presque d'aucun ami à la cour impériale. C'est d'ailleurs la cause première de l'incompréhension entre l'oncle et le neveu.

La mort de Constance ne pouvait que profiter aux Chrétiens catholiques qui, en éliminant le persécuteur Constance, espéraient sans doute avec Julien, regagner leur position prédominante compromise par la crise arienne.



Concile de Constantinople

Devenu l'apôtre des Goths, avec l'aide notamment de saint Nicétas le Goth, Wulfila se rend à Constantinople à plusieurs reprises, notamment à un concile sur l'arianisme, en 360



Fin de l'arianisme

Athanase se considère comme le véritable chef de la chrétienté, et convoque un synode avec l'approbation du pape Libère. Ce synode permet le retour dans la communion de l'Église des prélats qui avaient souscrit aux canons des conciles de Rimini et de Constantinople et qui vouaient les ariens aux gémonies.



Traité avec les Perses

Les uns, majoritairement païens, pensaient qu'il fallait exploiter la dernière victoire de Julien, anéantir l'ennemi démoralisé et ne traiter avec les Perses qu'en position de force.

Mais les autres légionnaires, Chrétiens pour la plupart, estimant que toute cette expédition n'avait été qu'une pure folie due à la mégalomanie de Julien, voulaient rentrer chez eux à n'importe quel prix.

L'empereur chrétien Jovien se rallie à l'avis de ses coreligionnaires et entame des négociations avec le roi Sassanide Sapor II qui, bien que vaincu, se montre intraitable.

Le 10 juillet 363, Jovien accepte un désastreux traité et signe la paix. L'Empire abandonne aux Perses toutes ses provinces mésopotamiennes, une partie de l'Arménie et 15 places fortes frontalières dont Nisibe et Singara. Le reste de l'Orient romain est désormais ouvert, sans défense, à n'importe quel raid ennemi.

Moyennant quoi, les restes de l'armée vers regagner ses bases de départ, la Syrie, sans être inquiétée par l'ennemi.



Nouvel édit de tolérance

Jovien, chrétien, restaure les privilèges de l'Église, se rallie au credo de Nicée et abolit les édits antichrétiens de Julien.

Il promulgue un nouvel édit de tolérance universelle. Cette tolérance, qu'ils avaient catégoriquement refusée des mains de Julien l'Apostat, les Chrétiens l'acceptent avec gratitude et soulagement de leur "frère en Christ" Jovien.

Il est vrai qu'en 3 ans, la situation avait considérablement évolué : le règne de Julien a amplement démontré qu'il est désormais impossible de gouverner contre (ou même simplement sans) le parti chrétien.



Mort de Jovien

Les Dynasties valentinienne et théodosienne

Valentinien Ier Empereur romain d'Occident

Dynastie théodosienne

Valens Empereur romain d'Orient

Le 17 février 364, alors qu'il rentre à Constantinople, Jovien meurt à Dadastana, petite bourgade située entre Nicée et Ancyre, accidentellement (peut être asphyxié par un brasero).

Il n'est pas question de lui donner pour successeur son fils Varronien.

Le 20 février 364 une assemblée de hauts fonctionnaires et d'officiers se réunit à Nicée et délibère sur le choix de l'empereur.

Valentinien Ier est officier de la garde, d'origine pannonienne arrivé jusqu'au rang de gouverneur de province.

Valentinien Ier est proclamé Auguste par l'armée le 26 février 364, avec Milan pour résidence.

Valentinien Ier est un homme cruel, coléreux et sanguinaire.

Sachant que l'empire est trop étendu pour être dirigé par une personne seule, l'armée lui demande de s'adjoindre tout de suite un collègue.

Le 28 mars 364, à Hebdomon (actuellement Bakirköy près d'Istanbul), Valentinien Ier associe à l'Empire son frère Valens, simple protector, sous Jovien.

Il lui confie le gouvernement de l'Orient avec Constantinople pour capitale.

Deux mois après cette investiture, les deux frères s'en vont dans leur province natale d'Illyrie.

À l'écart de la ville de Naissus (actuellement Niš en Serbie), ils se partagent les fonctionnaires et administrateurs et à Sirmium, ils font de même pour les armées.

Valentinien Ier prend la charge des provinces romaines d'Italie, d'Illyrie, d'Hispanie, de Gaule, de Bretagne et d'Afrique.

Chargé du gouvernement de la partie orientale de la péninsule balkanique, de la Grèce, de l'Égypte, de la Syrie et de l'Asie Mineure, Valens retourne à Constantinople en décembre 364 et y installe sa capitale.

La cruauté quand il se croit menacé et la rapacité de Valens le rendent impopulaire.

Moins habile et moins éclairé que son frère, Valens apporte cependant de l'ordre dans l'économie et fait baisser les impôts d'un quart.



Mariage de Valentinien Ier avec Justina Flavia Augusta

Selon Socrate le Scolastique, Marina Severa loue imprudemment la beauté de son amie Justina Flavia Augusta, auprès de Valentinien Ier.

Tombé sous le charme, Valentinien Ier fait passer une loi autorisant un homme à épouser 2 femmes.

Cette loi est discutée par les historiens bien que Timothy Barnes considère que cette loi ne concerne que certains Romains et non pas toute la population civile.

Jean Malalas, le Chronicon Paschale et Jean de Nikiou indiquent plutôt que Marina Severa a été bannie après avoir été impliquée dans une transaction illégale.

Barnes considère que cette histoire n'est qu'une manière de justifier le divorce de Valentinien Ier, sans blâmer l'empereur.

Justina Flavia Augusta est veuve de l'usurpateur Magnence.

Valentinien Ier épouse Justina Flavia Augusta. Leurs enfants sont :



Mort de Félix Antipape

Félix meurt le 22 novembre 365.

Curieusement au Moyen Âge le personnage de Félix connaît un regain de ferveur. Cela est la conséquence de l'opprobre post-mortem qui entoure le personnage de Libère et d'une confusion avec un homonyme, martyr très populaire. C'est ainsi que Félix II est honoré au Moyen Âge comme le pape légitime, souvent présenté comme un martyr.



Gratien Co-empereur

Valentinien Ier vient d'être gravement malade.

Le 24 août 367, Valentinien Ier proclame empereur à Amiens son fils Gratien (Flavius Gratianus), qui devint Auguste à 8 ans.

Valentinien Ier prend comme capitale Trèves, en 367.

Valentinien Ier entretient une foi chrétienne sincère, mais avec le souci de maintenir à l'égard du clergé chrétien les droits supérieurs de l'État.



Guerre contre les Wisigoths

De 367 à 369, le général Victor mène sur ordre de Valens, une guerre défensive contre les Wisigoths d'Athanaric II de Wisighotie qui menacent la frontière du Danube.

Athanaric II de Wisighotie se contente d'harceler les légions de Valens sans entrer en conflit frontal.

Les troupes sont désarçonnées par ces combattants qui pratiquent la guérilla.

La guerre engouffre des sommes astronomiques.

Valens, lassé, décide de rentrer à Constantinople, avec l'intension de recommencer année suivante.

Valens ne peut renouveler son projet pour cause d'lnondation du Danube, qui empêche les romains de passer le fleuve et donc de porter la guerre en territoire Goth.



Campagne en Écosse

Son grand général Théodose l'Ancien reprend la province de Bretagne, envahie par les barbares d'Écosse, d'Irlande et germaniques.

En 368, avec l'aide du général Théodose, Valentinien Ier repousse les Pictes et les Scots en Écosse


Aqueduc de Valens à Constantinople

Construction de l'aqueduc de Valens

L'aqueduc de Valens est certainement projeté et commencé sous la période de Constantin Ier le Grand ou de son fils Constance II.

L'aqueduc de Valens est terminé en 368 sous le règne de Valens.

L'aqueduc de Valens est construit en tant qu'élément d'un nouveau système d'approvisionnement en eau pour Constantinople.

L'eau de la forêt de Belgrad au-delà de la ville est apportée au centre de la ville au grand palais près de l'hippodrome.

L'aqueduc avec sa double rangée d'arches, s'étend à travers la petite vallée entre 2 des 7 collines de la ville (Fatih et Süleymaniye).

Il est à l'origine long de plus de 1 000 m et haut de 26,5 m en son milieu.

La structure, encore intacte, a aujourd'hui une longueur de 971 m et une hauteur maximale de seulement 20 m, car le niveau du sol environnant a été surélevé de 6 m.

Aujourd'hui, il enjambe la principale artère de la vieille ville, le boulevard Atatürk qui relie le pont Atatürk sur la corne d'Or au port Yenikapi, coupant la vieille ville en 2 suivant un axe nord-sud.

Il est en service lors de la période byzantine et la plus grande partie de la période ottomane.

La municipalité d'Istanbul a réparé intensivement l'aqueduc ces dernières années en remplaçant les pierres fendues.

Depuis début 2007 l'aqueduc est illuminé la nuit avec un système d'éclairage LED aux couleurs changeantes.



Mariage de Chlogio Ier de Cologne avec Blésinde d'Allemanie

Chlogio Ier de Cologne épouse vers 369 Blésinde d'Allemanie, fille de. Leurs enfants sont :



Paix entre Rome et les Wisigoths

Valens entreprend une nouvelle expédition en 369 en territoire Goth du coté de la Moldavie.

Athanaric II de Wisigothie est obligé cette fois de faire face aux légions.

Les Goths subissent une défaite prévisible mais parviennent à prendre la fuite sans avoir essuyé de trop grandes pertes. Athanaric recule dans les Serrorum Montes (Carpates de Transylvanie).

Valens se lasse de ne pouvoir porter de coup décisif à un peuple insaisissable.

Valens qui doit mater de nombreux troubles intérieurs, est contraint de signer la paix avec Athanaric II de Wisigothie en septembre 369.

Fidèle à la promesse faite à son père, Alhanaric refuse de se rendre sur le territoire romain. Athanaric II de Wisigothie, porte-parole des rois goths, rencontre l'empereur Valens sur un bateau amarré au milieu du Danube, en terrain neutre.

Valens donne à Athanaric le titre de Rex, Roi des Goths.

Celui-ci comprend reiks (riche) et s'en offense.

Athanaric exige de l'empereur la paix et la liberté de commerce.

Valens fait répondre : commerce contrôlé à deux points de passage, dernière concession.

Athanaric veut en outre avoir les mains libres pour pourchasser les Goths chrétiens, les petits Romains, comme il les appelle avec mépris.

Valens se désintéresse du sort de ses frères de foi en pays goth.

Athanaric peut faire d'eux ce qu'il veut.

Pour le reste, on trouvera bien un terrain d'entente.

Au nom de l'intérêt de l'État, l'empereur Valens décide d'accorder la paix aux Goths : Pax et amicitia.

Un grave différent naît entre Hermanaric et les Wisigoths qui font ouvertement sécession.



Loi qui interdisant les unions avec les barbares

Valentinien Ier édicte une loi qui interdit les unions avec les barbares en 370.



Mariage de Richimir de Toxandrie avec Ascyla de Francie

Richimir de Toxandrie épouse Ascyla de Francie (née vers 355). Leurs enfants sont :


Mosaïque de la Basilique de Saint Ambroise de Milan

Ambroise de Milan Évêque de Milan

En 374, Ambroise de Milan intervient comme administrateur de la province de Ligurie-Émilie pour rétablir l'ordre lors de l'élection du successeur de l'évêque de tendance arienne, Auxence.

Paulin, secrétaire et hagiographe d'Ambroise de Milan, raconte :

Ambroise de Milan vient à Milan alors que le siège épiscopal est vacant.

Le peuple s'assemble pour choisir un évêque.

Une grande sédition s'éleve entre les ariens et les catholiques sur le choix du candidat.

Ambroise de Milan y vient pour apaiser la situation.

Tout à coup un enfant s'écrie : Ambroise évêque. Alors à l'unanimité, tous s'accordent à acclamer Ambroise évêque.

Quand il voit cela, afin de détourner l'assemblée de ce choix, il sort de l'église, monte sur son tribunal et, contre sa coutume, il condamne à des tourments ceux qui sont accusés.

En le voyant agir ainsi, le peuple criait néanmoins : Que ton péché retombe sur nous.

Alors il est bouleversé et rentre chez lui.

Il fait entrer chez lui publiquement des femmes de mauvaise vie, afin qu'en les voyant le peuple revienne sur son élection.

Considérant qu'il ne parvient pas à ses fins, et que le peuple crie toujours : Que ton péché retombe sur nous, il prend la fuite au milieu de la nuit.

Et au moment où il se croyait sur le bord du Tessin, il se retrouve, le matin, à une porte de Milan, appelée la porte de Rome. Reconnu, il est gardé à vue par le peuple.

On adresse un rapport au très clément empereur Valentinien Ier, qui apprend avec la plus grande joie qu'on choisit pour remplir les fonctions du sacerdoce ceux qu'il a envoyés pour être juges.

Ambroise de Milan devient Évêque de Milan en 374.


Migration des Wisigoths

Suite de la migration des Wisigoths

En 376, Athanaric II de Wisigothie et ses fidèles se réfugient dans les Carpathes (transylvanie et Caucase).

Mais une grande partie de la nation wisigothefranchissent le Danube et entreprennent une marche vers la Moésie, avec à leur tête des chefs comme Aléric, Alavivus et Fritigern.

Fritigern, fait appel à l'empereur romain Valens et lui demanda l'autorisation de pouvoir s'installer sur les berges Sud du Danube, afin d'être protégés des Huns par le fleuve et par les puissantes armées romaines.

Valens accorde sa permission et aide même les Wisigoths à traverser le Danube.

Valens leur accorde cet asile en territoire romain à condition de fournir des mercenaires pour l'armée romaine, de remettre leurs armes et de livrer leurs enfants comme otages.

Les Wisigoths, s'installent donc sur la rive romaine du Danube, mais ils refusent de se défaire de leurs armes.

Les fonctionnaires romains, tous plus corrompus les uns que les autres, ferment les yeux sur cette violation de la plus importante des clauses du traité.

Cette migration accélère la conversion des Wisigoths et des Goths à l'homéisme.


Andrinople permet de protéger la via Egnatia des invasions venues du nord Bataille d'Andrinople - partie I Bataille d'Andrinople - partie II

Bataille d'Andrinople

Mort de Valens

Fritigern Roi des Wisigoths

Le 9 août 378, dans la plaine d'Andrinople ou d'Adrianople (aujourd'hui Edirne en Turquie européenne) s'affrontent :

Le 9 août 378 au matin, l'armée de Valens laisse les bagages et les enseignes impériales dans les environs d'Andrinople, se met en marche en direction du nord-est, et atteint le camp goth dans une plaine, vers 2 heures de l'après-midi.

Une partie des troupes des Wisigoths s'y trouve, protégée derrière les chariots vides qui servent de barricades.

Les renforts de Gratien ne sont pas encore arrivés.

Lorsqu'il réunit ses généraux, Victor et Richomer lui conseillent d'attendre Gratien, tandis que Sébastien défend l'idée d'une attaque immédiate, qui permettrait de profiter de l'effet de surprise.

Valens ne choisit aucune de ces solutions.

Les troupes romaines s'avancent en ligne :

Valens se tient derrière les troupes d'infanterie, avec sa garde personnelle.

Quand les Goths voient les Romains se rapprocher, Fritigern demande à parlementer.

Seules l'infanterie et une partie de la cavalerie se trouvent dans le campement : la plupart des cavaliers sont partis fourrager, sous le commandement des Ostrogoths Alatheus et Safrax.

Les deux armées se font face longuement et la bataille éclate spontanément à la surprise générale.

Les tribuns Cassio et Bacurius d'Ibérie donnent à leurs troupes auxiliaires l'ordre d'attaquer : elles se dirigent vers le campement wisigoth tandis que le reste de l'infanterie romaine reste sur sa position.

Le flanc gauche de la cavalerie se lance également à l'assaut, cherchant à prendre les Goths de côté tandis que ceux-ci affrontent les deux maigres divisions d'auxiliaires, qui sont repoussées sans difficulté, mises en fuite, et doivent regagner leurs positions d'origine.

Fritigern considére donc les négociations comme closes et ordonne d'attaquer, faisant sortir du camp la plupart de ses troupes pour les lancer à la rencontre de l'armée romaine.

C'est alors qu'arrive de la droite l'énorme armée de cavaliers commandée par Alatheus et Safrax, qui vient se heurter au détachement de cavalerie du flanc gauche des Romains, qui doit se replier après avoir subi de lourdes pertes.

Les Wisigoths sont déjà maîtres du terrain ; ils lancent sur les Romains leurs armes de jet, puis le corps à corps s'engagea.

Tandis que l'infanterie et le flanc droit de la cavalerie combattent les Barbares, et subissent de lourdes pertes, la cavalerie du flanc gauche revient à la charge et affronte Alatheus et Safrax, qu'une telle manœuvre prend au dépourvu.

Ils doivent reculer sous l'assaut des Romains, qui parviennent presque jusqu'aux chariots wisigoths.

La cavalerie romaine est rapidement submergée par le nombre ; elle perd pied, et ne reçoit pas de renfort, alors que les troupes wisigothes restées à l'intérieur du camp — et Fritigern lui-même — viennent renforcer leur cavalerie.

Ce qui reste de la cavalerie romaine est presque entièrement détruit, les rares survivants doivent fuir le champ de bataille.

Une fois les cavaliers romains mis en fuite, l'infanterie commandée par Fritigern vient renforcer les premières lignes de l'infanterie gothe, tandis que la cavalerie d'Alatheus et de Safrax contourne la bataille par la gauche pour prendre à revers l'armée romaine et attaquer l'arrière-garde de Trajan.

D'après Ammien Marcellin, l'arrivée de la cavalerie goth, comme surgie de nulle part, eut un effet particulièrement dévastateur sur les soldats romains.

Cela leur retira en tout cas toute possibilité de manœuvrer.

Les soldats qui ont été détachés sur le flanc gauche sont dès à présent condamnés. Ils combattent jusqu'à la mort.

Les pertes sont énormes des deux côtés.

Les troupes romaines qui le peuvent entament la retraite.

Les dernières unités de Trajan sont écrasées, tandis que Valens va se réfugier derrière ce qui reste de la cavalerie du flanc droit.

Quelques auxiliaires survivants tentent d'établir un noyau de résistance autour de l'empereur, auprès duquel se trouvent les généraux Trajan et Victor.

Concernant la mort de Valens, il existe différentes versions :

Personne ne pourra identifier le corps de Valens et il sera enterré anonymement avec ses soldats.

Les Wisigoths n'interrompent pas leur offensive une fois la bataille terminée.

Ils viennent de détruire la plus grande armée jamais vue dans les Balkans, et peuvent se considérer comme maîtres de cette région.

Les Wisigoths continuent donc leur politique de pillage et décident de commencer par Andrinople, très proche, où se trouve le trésor impérial et où se sont réfugiés 20 000 hommes de l'armée de Valens.

Prendre la ville permettrait également de contrôler les routes en direction de Constantinople.

La prise de la ville n'est pas chose facile.

Outre les milices urbaines, il faut compter avec les survivants de la bataille, même si les autorités locales ne leur ont pas permis d'entrer dans la ville : ils doivent construire une seconde ligne de fortifications à l'extérieur de la ville pour se mettre à l'abri.

La population d'Andrinople les aide afin de faire face à l'arrivée imminente des Goths.

De grands blocs de pierre sont placés derrière les portes afin d'empêcher l'ennemi d'entrer dans la ville.

Mais cela empêche également les survivants de l'armée de Valens de se replier dans la ville.

Les Wisigoths s'avancent jusqu'aux lignes de défense.

Ils doivent s'arrêter pour combattre sous les murs de la forteresse.

Les Romains peuvent leur jeter toute sorte de projectiles depuis les remparts.

Les assaillants lancent eux aussi leurs armes sur les assiégés, mais à un moment donné ces derniers se rendent compte que les Barbares relancent les lances et les flèches qu'ils ont reçues, ce qui montre que leurs armes s'épuisent.

Pour empêcher les Goths de relancer les projectiles, il est décidé de fragiliser les liens entre les pointes et le reste de la flèche ou de la lance.

De la sorte, l'arme peut servir encore une fois, mais se brise définitivement, qu'elle ait ou non atteint son but.

De plus, les pointes deviennent plus difficiles à extraire quand elles blessent les assaillants.

Pendant que le combat continue sous les murs de la ville, les assiégés mettent en ordre de bataille un onagre.

Visant le gros des troupes wisigothes, les Romains lancent un premier projectile.

Il ne fait pas beaucoup de dégâts, mais a un impact psychologique certain sur les assaillants, qui ne disposent pas d'armes de siège.

Ne sachant pas comment réagir, la cohésion de leurs forces en est considérablement altérée, facilitant la contre-attaque des Romains.

Après avoir subi de lourdes pertes, et échoué dans un nouvel assaut, les Wisigoths doivent finalement se retirer et se diriger vers le nord-est, laissant sauves les villes d'Andrinople et de Constantinople.

Une fois que la retraite des Goths leur est confirmée, les soldats survivants se rendent à Constantinople, ou trouvent refuge dans d'autres cités des alentours.

Beaucoup d'habitants d'Andrinople, craignant à tort le retour des Barbares, abandonnent leurs maisons.

La bataille a été relatée par deux contemporains de l'époque :

La bataille d'Andrinople marque l'avènement de la cavalerie.

Fritigern, victorieux, est reconnu comme roi par son peuple et les Wisigoths deviennent la principale puissance des Balkans.



Paix entre Romains et Wisigoths

Tentative d'alliance des Ostrogoths avec Théodose Ier le Grand

Théodose Ier le Grand conclut la paix avec Fritigern en 379.

Les Ostrogoths du Roi Alatheus tentent d'obtenir un traité similaire à celui très favorable signé entre les Wisigoths de Fritigern et l'empereur Théodose Ier le Grand en 379.



Edit de Thessalonique

Le Christianisme religion officielle de l'Empire

Concile de Constantinople

Grégoire de Naziance patriarche orthodoxe

Premier concile de Constantinople

Le 27 février 380, par l'édit de Thessalonique, Théodose Ier le Grand pour la première fois, reconnaît de manière officielle la primauté de l'église romaine. Il assure ainsi l'unité religieuse de l'Empire en faisant du christianisme la religion officielle de l'Empire.

Farouche partisan des thèses du concile de Nicée, Théodose Ier le Grand impose autoritairement les canons nicéens et combat systématiquement l'arianisme.

Pour célébrer le triomphe de l'orthodoxie nicéenne, Théodose Ier le Grand convoque à Constantinople, sans l'accord du pape Damase Ier, un concile œcuménique.

En 380, le premier concile de Constantinople confirme le dogme de Nicée, affirme la divinité du Saint-Esprit, et reconnaît, la suprématie du pontife romain tout en accordant une primauté d'honneur au patriarche de Constantinople.

À peine arrivé dans sa capitale de Constantinople, il convoque le patriarche arien et le somme de choisir entre une conversion à l'orthodoxie et l'exil, solution qui est adoptée par le prélat. Théodose Ier le Grand, tout juste baptisé, intronise Grégoire de Naziance, un chrétien fanatique, à la place de l'évêque exilé.

Ensuite, Théodose Ier le Grand envoie l'armée soumettre tous les ariens sous peine de mort.

Les églises hérétiques sont détruites ainsi que les livres sacrés.

En 15 années de règne, Théodose Ier le Grand allait promulguer pas moins de 15 édits de persécution des hérétiques, au rythme de un édit par an.

La connaissance des hiéroglyphes se perd avec la fermeture des lieux de culte païens.



Mort d'Athanaric II de Wisigothie

Depuis la scission deson peuple, Athanaric II de Wisigothie et ses fidèles sont dans les montagnes, laissant aux Huns la maitrise des plaines danubiennes.

Apprenant la vicloire de Fritigern, Athanaric II de Wisigothie se décide à quiter les Carpates et entre avec son peuplé dans l'Empire romain.

Il est possible aussi que ce soit Fritigern qui ait fait jouer de ses relations parmi les Goths restés avec Athanaric pour qu'ils le chassent, mais dans ce cas, Athanaric aurait déjoué les plans de son rival.

Athanaric II de Wisigothie est accueilli triomphalement par Théodose Ier le Grand, certainement au grand dam de Fritigern.

Athanaric II de Wisigothie renouvelle le feodus et reconnaît l'autorité de Théodose.

Athanaric II de Wisigothie meurt à Constantinople dans le palais Impérial le 21 janvier 381, probablement assassiné.

Théodose Ier le Grand organise des funérailles officielles



Concile de Constantinople

En 381, Wulfila se rend à Constantinople pour soutenir l'Arianisme contre l'empereur Théodose Ier qui défend avec la majorité des membres du concile la consubstantialité du Père, du Fils et du Saint Esprit, tout autre conception étant dès lors jugée hérétique.



Rétablissement de la situation militaire de l'Empire romain d'Orient

En 382, la situation militaire de l'Empire romain d'Orient est rétablie.

Des discordes naissent entre les envahisseurs Goths après la mort de leur chef Athanaric II de Wisigothie.

Refusant toute grande bataille, Théodose Ier le Grand en profite habilement pour contenir l'ennemi, dressant les tribus les unes contre les autres, achetant la retraite des barbares plus hostiles et incorporant d'autres hordes à sa propre armée.

Théodose Ier le Grand conclut un nouveau traité avec les Wisigoths.



Mariage de Maxime avec Hélène

Maxime épouse Hélène, fille d'Eudes. Leur enfant est :



La Grande Arménie sous la domination perse

Le royaume de la Grande Arménie tombe en 387 sous la domination perse.

La politique perse se durcit contre les Arméniens, par crainte d'une alliance avec des Perses archénemes.

Le roi Yazdegird veut alors convertir l'Arménie au zoroastrisme. La réponse à l'Édit du Grand Vizir Mihr-Nerseh était celle-ci :

Par cette croyance (christianisme), personne ne peut nous faire changer, ni le feu, ni les épées, ni l'eau, ni tout autre horrible torture. Tous nos biens, toutes nos possessions sont entre vos mains. Nos corps vous appartiennent, disposez-en comme vous souhaitez. Si vous nous laissez notre croyance, nous vous resterons fidèles, ne recherchant aucun autre seigneur sur Terre, et dans les cieux aucun autre dieu en place de Jésus Christ. Car il n'existe nul autre dieu que lui."



Raid des Ostrogoths et des Sarmates

Un raid Ostrogoth allié avec les Sarmates a lieu contre la partie occidentale de l'Empire en 387 mais en définitive la paix semblait être durablement assurée.



Conflit entre Justine et l'évêque Ambroise de Milan

Invasion de l'Italie par Maxime

Fuite de Valentinien II et de Justine en Orient

Justine est une adepte d'Arius et elle entre vite en conflit avec l'évêque Ambroise de Milan, farouche partisan de l'orthodoxie. Après une tentative d'assassinat ratée contre l'évêque, Justine promulgue un édit de tolérance qui met ariens et catholiques à égalité mais cela est un échec. Aussi Justine condamne Ambroise de Milan à l'exil mais il refuse de quitter son siège épiscopal et continue à haranguer ses fidèles.

Maxime décide de profiter de ce conflit, et feignant la plus stricte orthodoxie et fort du soutien des partisans d'Ambroise de Milan, il envahit l'Italie en 387. Valentinien II et Justine s'enfuient en Orient afin de demander justice à l'Empereur Théodose Ier le Grand. Étant catholique, Théodose Ier le Grand pose comme seule condition l'abandon de leurs croyances hérétiques et il s'engage à rétablir Valentinien II sur son trône.



Campagne de Théodose Ier le Grand contre Victor

Cependant Théodose Ier le Grand, ayant décidé d'en finir avec Victor, envoie en Gaule le général Franc Arbogast, accompagné de nombreux contingents romano-barbares. Victor ne peut résister à cette invasion.



Mariage de Sunno de Francie avec Merowna de Thuringe

Sunno de Francie épouse Merowna de Thuringe (vers 367-407) fille de Merwig Ier de Thuringe. Leur enfant est :



Mariage de Marcomir de Cologne avec Aldégonde de Lombardie

Marcomir de Cologne épouse vers 393 Aldégonde de Lombardie. Leurs enfants sont :



Mariage de Théodemir de Toxandrie avec Blésinde de Cologne

Théodemir de Toxandrie épouse en 397 Blésinde de Cologne. Leur enfant est :


Migration des Wisigoths

Invasion de l'Italie par les Wisigoths

En 400, allié avec le chef ostrogoth Radagaise, Alaric Ier de Wisigothie marche sur l'Italie, dévastant toute la partie nord.



Mort du Pape Anastase Ier

Anastase Ier meurt en 401. Il est fait Saint.

Anastase Ier condamne Origène et les donatistes, et censure les ouvrages qui ne correspondent pas à la cosmologie chrétienne, inaugurant la censure chrétienne. En référence, la censure est souvent surnommée Anastasie.

Au sein de l'Église, Anastase Ier est cependant un homme de conciliation en particulier au moment de la querelle avec Origène. Il est très attentif au retour paisible des chrétiens qui, devant la persécution, ont cédé par faiblesse. Nous avons de lui quelques lettres qui témoignent de cette miséricorde très fraternelle.



Théodose II, Co-empereur d'Orient

En 402, Arcadius associe au pouvoir son fils, Théodose II. Une brouille s'ensuivit avec Honorius.



Exil de Jean Chrysostome

Les relations d'Innocent Ier avec la cour de Constantinople et le patriarche sont fluctuantes. Innocent Ier refuse un partage de l'autorité avec le patriarche mais entretient de bonnes relations avec Jean Chrysostome pour lequel il intervient en vain lorsqu'en 403 celui-ci est exilé une première fois par les intrigues de l'impératrice Eudoxie.



Constantin III Empereur romain d'Occident

En 407, l'armée finit par désigner empereur un simple soldat Flavius Claudius Constantinus dit Constantin III, parce qu'il porte le nom propitiatoire de Constantin, le premier empereur chrétien... Ses prédécesseurs avaient été assassinés parce que leurs troupes étaient restées trop longtemps inactives. Donc, Constantin III s'embarque avec quelques troupes d'élite, traverse la Manche, débarque près de Boulogne avec toutes les légions de l'île en Gaule en 408.



Reconnaissance de Constantin par la Gaule

Constantin III somme les cités gauloises qui n'avaient pas été détruites par les hordes barbares de se soumettre à son autorité ce qu'elles font, faute de mieux. Le régent Stilicon le laisse guerroyer avec succès en Gaule contre les Barbares.



Massacre des femmes et des enfants des barbares servant dans l'armée romaine

Premier siège de Rome par les Wisigoths

Un groupe d'influence luttant contre la présence barbare prend le pouvoir à Rome. Leur politique mène au massacre, par les troupes romaines, des femmes et des enfants des 30 000 soldats wisigoths servant dans l'armée romaine. De ce fait, ces troupes rejoignent celles d'Alaric Ier de Wisigothie qui déclare la guerre.

Bien qu'Alaric Ier de Wisigothie désire avant tout la paix, l'empereur d'Occident Flavius Honorius refuse de lui accorder les terres et le butin demandés. De ce refus découle le siège de Rome par les Wisigoths en 408, jusqu'à ce que le Sénat accorde à Alaric le paiement d'un lourd tribut et aide dans ses négociations avec Honorius.



Deuxième siège de Rome par les Wisigoths

Priscus Attalus Empereur d'Occident

Alaric Ier de Wisigothie magister utriusque militiae

Irrésolu et protégé à Ravenne, Honorius refuse les demandes d'Alaric Ier de Wisigothie.

Rome est de nouveau assiégée en 409 par les Wisigoths.

Le Sénat romain s'accorde alors avec lui pour instituer un nouvel empereur, le faible Priscus Attalus ou Attale en novembre 409.

Il s'avère vite incompétent et perd la riche province d'Afrique, grenier de l'Empire, tenue par les partisans d'Honorius.

Alaric Ier de Wisigothie doit faire face à des émeutes frumentaires à Rome et à des légions envoyées par le neveu d'Honorius, Théodose II.

Alaric Ier de Wisigothie lève son blocus.

Attalus nomme Alaric Ier de Wisigothie magister utriusque militiae ("maître des deux armées"), mais il refuse de mener une armée en Afrique.



Déposition de Priscus Attalus

Mise à sac de Rome

Enlèvement de Galla Placidia par Alaric Ier de Wisigothie

Mort d'Alaric Ier de Wisigothie Roi Wisigoth

Athaulf de Wisigothie Roi Wisigoth

Jean prend part à des négociations entre Alaric Ier de Wisigothie et l'empereur Honorius.

À l'été 410, Alaric Ier de Wisigothie chasse Priscus Attale et tente d'ouvrir de nouveau des négociations avec Honorius.

Devant leur échec, il fait une troisième fois le siège de Rome.

En voyant les hautes murailles de la ville quasiment imprenable, il dit : " …plus l'herbe est drue, plus elle est facile à faucher… ".

Le 24 août 410, des alliés des Wisigoths ouvrent les portes de la ville, et les troupes occupent la ville pendant 3 jours.

Bien que les Wisigoths pillent Rome, les habitants sont bien traités, et seuls quelques bâtiments sont livrés aux flammes.

En 800 ans, c'était la première fois que la ville est capturée par des ennemis étrangers.

Galla Placidia est enlevée par Alaric Ier de Wisigothie lors de la prise de Rome.

Alaric Ier de Wisigothie continue vers le sud et ravage l'Italie méridionale.

Les Wisigoths tente d'envahir l'Afrique romaine en passant par la Sicile mais leurs navires sont détruits par une tempête.

Les Wisigoths marchent alors vers le Nord de l'Italie.

Alaric Ier de Wisigothie meurt à Cosentia ou Cosenza en Lucanie en Italie à fin 410 d'une fièvre.

Selon une légende citée déjà vers 550 par Jordanes, il serait enterré sous le lit de la rivière Busento, qui coule à Cosenza en Calabre.

La rivière est détournée, la tombe creusée, son corps est inhumé avec un important trésor, puis la rivière recouvre son cours.

Les esclaves ayant creusé la tombe sont mis à mort pour garder le secret.

De la naît la légende du Trésor d'Alaric.

Athaulf de Wisigothie est marié à Wallia, la soeur d'Alaric, dont il a eu plusieurs enfants.

Athaulf de Wisigothie est élu roi des Wisigoths en 410. Il appartient à la famille des Balthes.

Athaulf de Wisigothie préfère devenir l'allié des Romains car il est épris de Galla Placidia, fille de Théodose.



Consolide l'autorité du Pape dans l'Église

Il est clair que le temps est révolu où l'Église s'accommode d'un gouvernement parcellaire où chaque évêque est totalement responsable de son diocèse sans rendre de compte à Rome. L'autorité n'est plus assurée par l'empire. Pour Innocent seule une autorité forte, peut garantir le salut de l'Église. Continuant dans la voie prise par Anastase Ier et surtout Sirice, Innocent Ier consolide l'autorité du Pape, renforce les liens avec les évêques d'Occident (Carthage, Tarragone, etc.) mais aussi d'Orient (Thessalonique) et exige que les problèmes de doctrine soient débattus à Rome.



Révolte des Bagaudes en Armorique

Dans le même temps, des paysans romains, lourdement imposés par l'État romain, se rebellent en Armorique, constituant ainsi des bandes de pillards appelés Bagaudes et ravageant l'Ouest de la Gaule.

En 411, les Bagaudes sont écrasés avec l'aide des Huns.



Reddition de Constantin III

Constance a les moyens militaires pour mener sa mission à bien. Il est notamment aidé par les Ostrogoths. L'irruption de Constance sonne le glas des espérances de Constantin III qui ne peut songer à résister seul et conclut une alliance criminelle avec des bandes de Francs et d'Alamans.

Ils tentent de contraindre les assiégeants à lever le siège d'Arles, mais la cavalerie de Constance écrase les alliés de Constantin dans la vallée du Rhône.

Constantin III négocie sa reddition :

Constance accepte ces conditions. Les portes d'Arles s'ouvrent, Constantin reçoit l'onction sacerdotale et est envoyé en Italie sous bonne garde.



Mariage de Mérovée Ier de Francie avec Hatilde

Mérovée Ier de Francie épouse Hatilde (née vers 395), fille d'Asturius (né vers 370). Leurs enfants sont :



Mariage d'Athaulf de Wisigothie avec Galla Placidia

Athaulf de Wisigothie répudie Wallia, la soeur d'Alaric.

Peut-être pour s'imposer à Honorius comme son gendre, Athaulf de Wisigothie épouse une première fois Galla Placidia à Forli en Émilie, selon le rite germanique.



Prise de Valence par Athaulf de Wisigothie

Jovien Prisonnier

Mais Athaulf de Wisigothie préfère une alliance avec Constance, représentant du pouvoir impérial légal qui est mieux à même de lui offrir du ravitaillement. Athaulf de Wisigothie assiège d'abord Valence et s'en empare. Athaulf de Wisigothie capture donc Jovien à Valence.



Mort de Gonthier Roi des Burgondes

Gondicaire de BurgondieRoi des Burgondes

Installation des Burgondes à Worms et à Mayence

Gundahar ou Gonthier ou Gunthar ou Gunther ou Giselcar ou Guntharius, Roi des Burgondes, fils de Godemar, meurt en 413.

Gondahar ou Gondichar ou Gundicar ou Gondichaire ou Gondicaire de Burgondie, fils de Godemar, devient Roi des Burgondes en 413.

Les Burgondes, originaires de Scandinavie, sont arrivés depuis le IIème siècle en Poméranie.

En 413 Gondicaire, Roi des Burgondes, passe un traité (foedus) avec l'empereur romain Jovin qui établit les Burgondes sur la rive gauche du Rhin autour de Worms et de Mayence, entre les Alamans au sud et les Francs au nord. Il possède Spire et Strasbourg



Siège de Marseille

Le général Constance refuse la collaboration des Wisigoths tant que ceux-ci ne restituent pas la princesse impériale. Constance refuse de livrer des vivres promis aux hommes d'Athaulf de Wisigothie si bien que ce dernier en 413, avec son armée de cavaliers archers Taïfales, tente de surprendre et d'enlever Marseille. Le comte Boniface résiste. Les Wisigoths sont repoussés vigoureusement et doivent lever le siège après avoir éprouvé des pertes considérables. Athaulf de Wisigothie avait été lui-même grièvement blessé



Mariage de Athaulf de Wisigothie avec Galla Placidia

Athaulf de Wisigothie épouse à nouveau le 1er janvier 414 Galla Placidia selon le rite romain dans la ville de Narbonne. Leur enfant est :

Athaulf de Wisigothie se fixe à Saint Gilles où il fit construire un palais magnifique longtemps appelé le Palais des Goths.



Prise de Bordeaux et de Toulouse par les Wisigoths

Mort de Saint-Exupère

Cependant le mariage a peine terminé, en quelques mois, Athaulf de Wisigothie fait occuper les deux Aquitaines et la Novempopulanie, et s'établit à Bordeaux.

Mais Honorius ne l'entend pas de cette oreille.

L'empereur fait empêcher l'arrivée du blé africain en Aquitaine. La famine s'y installe. Les Wisigoths commencent à dilapider les réserves et à voler le bétail.

Bordeaux est évacuée non sans avoir été pillée et incendiée.

Les Wisigoths s'abattent ensuite sur Toulouse qui est prise avec la plus grande brutalité. Son évêque saint Exupère meurt hors les murs, à Blagnac.

Les Wisigoths occupent Narbonne jusqu'au début 415.

Les Wisigoths sont pourchassés par l'armée romaine d'Honorius dirigée par Constance.



Conquête de l'Espagne par les Wisigoths

Mais sous la pression de Constance les Wisigoths passent en Espagne.

Athaulf de Wisigothie avec ses troupes pour conquérir l'Espagne alors occupée par les Sueves, les Alains et les Vandales.



Mariage de Clodion le Chevelu avec Hildegonde de Cologne

Clodion le chevelu épouse Hildegonde de Cologne. Leurs enfants sont :



Négociation entre Wallia et Constance

Des négociations s'ouvrent avec Constance, lui rappelant la fidélité des Wisigoths envers Rome et le suppliant de lever sa sanction.



Fédèration de Wallia avec les Romains.

En 416, Wallia bat sévèrement les cavaliers alains qui échappent de peu à l'extermination totale.

Les Suèves sont forcés de se replier en Galice tandis que l'une des deux principales tribus vandales, les Sillings, est durement atteinte.Son roi Frédébal meurt au combat tandis que sa tribu est en partie exterminé et forcé de s'unir aux Vandales Hasdings de la Bétique (Andalousie).

Pendant ce temps, l'Aquitaine, la Novempopulanie et la Narbonnaise se remettent lentement du raz-de-marée dévastateur.


Galla Placidia et ses enfants

Mariage de Constance III avec Galla Placidia

Constance épouse en 417 Galla Placidia, sœur d'Honorius et veuve d'Athaulf de Wisigothie. Leurs enfants sont :

Ce mariage semble peu heureux pour Constance confronté à une Galla Placidia dominatrice et d'une piété intransigeante.



Synode de Ravenne

Boniface Ier Pape

Pour trancher la question, l'empereur Honorius convoque un synode à Ravenne le 8 février 419 et interdit aux deux prétendants d'entrer dans la ville de Rome.

En fait, le synode hésitant laisse la décision à l'empereur. Comme celui-ci semble prendre son temps, Eulalien s'impatiente et pénétre dans la cité de Rome pour y célébrer les cérémonies de Pâques.

Les troupes d'Honorius interviennent alors pour installer Boniface Ier comme 42e Pape.

Eulalien se console avec un évêché en Campanie.

Le choix de Boniface est assez heureux, car il rétablit la dignité pontificale écornée par son prédécesseur.

Pour éviter le renouvellement du problème, Honorius promulgue une ordonnance disposant qu'en cas de double élection, aucun des deux élus ne soit pape, mais que l'on procéderait à l'élection d'un troisième.


Germain l'Auxerrois - en bois polychrome - datée du XVe siècle

Germain l'Auxerrois Évêque d'Auxerre

À la suite de Saint-Amatre, Germain l'Auxerrois devient Évêque d'Auxerre en 418.

Selon la légende Amatre l'aurait désigné contre son gré.

Germain l'Auxerrois lutte contre le pélagianisme, en collaboration avec Hilaire, archevêque d'Arles son ami.

Comme lui, il va combattre l'hérésie particulièrement en Bretagne où il est accueilli par Elaf.



Campagne contre les Perses

Les armées de Théodose II combattent avec succès contre les Perses en 421.



Constance III Empereur romain d'Occident

Galla Placidia fait nommer Constance Auguste en 421 sous le nom de Constance III.

Honorius partage l'Empire romain d'Occident avec Flavius Constantius dit Constance III en 421.



Mariage de Salomon Ier avec Sainte Blanche

Salomon Ier épouse Sainte Blanche. Leurs enfants sont :



Mariage de Théodose II avec Eudoxie

Eudoxie est la protégée de Pulchérie, la sœur de Théodose II. Théodose II épouse en 421 Eudoxie qui devient ainsi Impératrice d'Orient.



Mariage de Chlodwig Ier de Cologne avec Wedelphe de Saxe

Chlodwig Ier de Cologne épouse Wedelphe de Saxe. Leur enfant est :



Mariage de Faramond des Francs Ripuaires avec Arcotes des Cimbres

Faramond des Francs Ripuaires épouse Arcotes des Cimbres (née en 400). Leurs enfants sont :



Campagne de Théodose contre Jean

Durant l'hiver 424-425, deux armées sont rassemblées pour reconquérir le trône de son jeune neveu :

Afin de repousser les envahisseurs orientaux, Jean libère et arme des esclaves.

Jean charge Flavius Aetius, alors âgé de 33 ans, d'aller recruter chez les Huns des escadrons entiers des cavaliers.

Aetius connait bien les Huns puisque, dans sa jeunesse, il a séjourné chez leur Khan comme otage. Il s'y est lié d'amitié avec Attila, son futur adversaire.



Échec de la flotte Théodose

Jean Prisonnier

Prise de Ravenne

La flotte de Théodose II est durement éprouvée par une tempête. Son chef Ardabur est fait prisonnier. Jean traite humainement le général ennemi espère ainsi s'accommoder avec l'empereur d'Orient. Ardabur, complotant derrière le dos de son vainqueur et geôlier, parvint à convaincre certains hauts fonctionnaires de trahir Jean. Jean est destitué, enchaîné et livré aux Orientaux. Aspar prend alors Ravenne.



Valentinien III Empereur romain d'Occident

Mariage de Valentinien III avec Licinia Eudoxie la Jeune

Aetius Maître des Milices de toute la Gaule

Le 23 octobre 425, Valentinien III est proclamé empereur romain d'Occident à Rome. Cependant Galla Placidia, en femme prudente, préfère s'installer à Ravenne, mieux défendue par une ceinture de marais.

Valentinien III est le fils de Constance III, Empereur d'Occident, et de Galla Placidia.

Valentinien III épouse Licinia Eudoxie la Jeune, fille de Théodose II et d'Athénaïs-Eudocie. Leurs enfants sont :

Galla Placidia est un cas unique dans l'histoire de l'empire romain de femme exerçant le pouvoir, surtout sur une aussi longue durée, 25 ans. Même après la majorité de son fils, même après son mariage avec Eudoxie, la fille de Théodose II, Galla exerce sur les affaires publiques une autorité et une influence incontestable. C'est d'ailleurs un exploit, car elle gouverne dans les pires conditions qui soient. L'étau barbare se resserre sur l'empire, elle ne dispose pas de réelles troupes, son fils est un faible et sa fille Honoria devient rapidement un objet de scandale.

Galla Placidia sait jouer habilement des rivalités entre les trois principaux généraux qui se disputent le pouvoir :

Aetius est trop puissant pour être combattu. Il est alors nommé le plus loin possible, en Gaule Valentinien accorda au général Aetius, le titre de Maître des Milices de toute la Gaule, devenant ainsi le commandant suprême de toutes les armées romaines de la Gaule.



Naissance de Landbert de Thérouanne

Landbert de Thérouanne naît en 425, fils de Clodion le Chevelu avec Hildegonde de Cologne.



Mariage de Gondicaire de Burgondie avec Clotilde de Wisigothie

Gondicaire de Burgondie épouse Clotilde de Wisigothie. Leurs enfants sont :



Mort du Pape Célestin Ier

Sixte III Pape

Célestin Ier meurt le 27 juillet 432. Il est fait Saint.

Célestin Ier agit aussi vigueur contre le pélagianisme soutenant dans ce combat saint Augustin en Afrique du nord et envoyant Germain l'Auxerrois et Loup de Troyes en Grande-Bretagne et saint Patrick en Irlande en 432.

Après avoir semblé pencher pour le pélagianisme dans sa jeunesse, il se rallie à une stricte orthodoxie suite à un échange de lettres avec Augustin d'Hippone. Il est un membre influent de l'entourage des papes Zosime, Boniface Ier et Célestin Ier. Sixte III devient le 44e Pape le 31 juillet 432.

Léon Ier le Grand est archidiacre de Rome de Sixte III dont il est l'homme de confiance.



Mort de Rugila Roi des Huns

Bléda et Attila Roi des Huns

Rugila meurt certainement empoisonner par Bléda.

Moundzouk a pour enfants :

Bléda et Attila succèdent tous deux à Rugila et deviennent Rois des Huns en 434.

Dès qu'il monte sur le trône, Bléda casse l'accord des 20 000 cavaliers "prêtés" à Valentinien III et réunit une armée.

Avec celle-ci, Bléda combat Théodose II au début de son règne, et fait augmenter le tribut que lui doit Byzance.

Bléda essaie de faire assassiner Attila son frère cadet.



Bataille entre Sébastien et Aetius

Mariage de Aetius avec la veuve de Boniface

En 434, Sébastien, gendre de Boniface, est vaincu par Aetius qui vient d'obtenir des renforts des nouveaux rois du peuple Huns, Bléda et Attila.

Aetius épouse la veuve de Boniface.



Aetius Patrice des Gaules

Fiançailles de Gaudentius avec la seconde fille de Valentinien III

Aetius devient l'homme le plus puissant de l'empire et reçoit le titre honorifique de Patrice des Gaules en 435. Curieusement se met alors en place un étrange duo entre le général vainqueur et Galla Placidia, duo qui va durer 16 ans :

Certes Aetius fiance son fils Gaudentius à la seconde fille de Valentinien III ce qui lui permet de prendre pied dans la famille impériale mais il s'occupe surtout de la Gaule et de ses relations à la fois fructueuses et conflictuelles avec les barbares.



Mariage de Mérovée II de Francie avec Chlodeswinthe de Francie

Mérovée II de Francie épouse vers 435 Chlodeswinthe de Francie.



Gondicaire de BurgondieCo Roi des Burgondes

Gonderic Co Roi des Burgondes

Convertis au christianisme orthodoxe (catholicisme), puis à l'arianisme, Gondicaire de Burgondie, Roi des Burgondes, rompt avec les Romains vers 435. Il décide d'agrandir son royaume au détriment de l'empire et se jette sur la Belgique.

Gonderic ou Gondion ou Gunderic devient Co Roi des Burgondes avec sont père Gondicaire de Burgondie.



Mort de Gondicaire de Burgondie Roi des Burgondes

Gondioc Co Roi des Burgondes

Aetius, général des Romains, aidé des Huns, arrête leur progression vers 436. Le roi Gondicaire et 20 000 de ses guerriers sont tués par les Huns.

Cet épisode inspire la chanson des Nibelungen.

Une partie d'entre eux traverse alors le Rhin pour se mettre au service d'Attila, tandis que les autres, bien que vaincus, se voient intégrés comme auxiliaires de l'armée Romaine.

Gondiuque ou Chlodio ou Gundioch ou Gundovech ou Gondioc, fils de Gondicaire de Burgondie, devient Co Roi des Burgondes en 436, avec sont frère Gonderic.



Écrasement des Bagaudes

En 437, Aetius parvient, avec l'aide de son ami Attila, à écraser les Bagaudes avant de refouler les Wisigoths de la Provence vers l'Aquitaine.



Nouvel écrasement des Bagaudes

Accord entre Aetius et Théodoric Ier

En 438, Aetius écrase à nouveau une nouvelle révolte Bagaude avant de contenir les turbulents Wisigoths.

Rétablissant magistralement la situation et le contrôle romain en Gaule, Aetius scelle alors une nouvelle alliance avec le Wisigoth Théodoric Ier de Wisigothie afin d'asseoir une nouvelle paix romaine et de clôturer les invasions barbares.



Campagne contre les Perses

Les armées de Théodose II combattent avec succès contre les Perses en 441.


Léon Ier le Grand Pape

Mort du Pape Sixte III

Conflit entre le patrice Aetius et le préfet du prétoire Albinus

Léon Ier le Grand Pape

Sixte III meurt le 19 août 440. Il est fait Saint.

Sixte III construit :

Dans ses rapports avec les Églises d'Orient Sixte III cherche l'apaisement surtout après la crise du nestorianisme mais défend avec vigueur ses prérogatives sur l'Illyrie face aux revendications du patriarche de Constantinople.

À la mort de Sixte III, Léon Ier le Grand est en Gaule à la demande de la cour de Ravenne afin d'arbitrer un conflit entre le patrice Aetius et le préfet du prétoire Albinus.

La réputation et l'influence de Léon Ier le Grand sont si grandes qu'il est élu par le peuple romain pendant son absence en Gaule. Il rentre à Rome pour être sacré Pape le 29 septembre 440.

Léon Ier le Grand exerce sa juridiction sur 3 zones :



Traité de paix avec les Vandales

Fiancailles d' Hunéric avec Eudoxie

Stabilisation des populations barbares

En 442, un traité de paix est signé avec les Vandales consacrant la perte de la province d'Afrique par Rome. Eudoxie, fille de Valentinien III est promise au fils de Genséric, Hunéric.

Malgré la perte de Carthage, Aetius entreprend de stabiliser les populations barbares et surtout développe une politique d'assimilation.



Installation de Burgondes en Savoie

Chilpéric Ier Co Roi des Burgondes

Hilpéric ou Chilperic ou Chilpéric Ier de Burgondie devient Co Roi des Burgondes en 443.

En 443 Aetius réunit les débris du peuple Burgonde. Il leur refuse l'installation en Lorraine ou en Champagne. Il les installe dans la province de Vienne et de la Savoie, la Sapaudia (ce qui signifie pays des sapins), pour gêner l'extension vers le sud des Alamans.Cette installation a en outre l'avantage de confier la protection et l'accès des cols alpins menant en Gaule. Les Burgondes fixent leur capitale à Genève qu´ils brûlent et qu´ils reconstruisent. Aetius leur confère la qualité de fédérés.

Les Burgondes, 25 000 personnes, sont minoritaires mais ils assurent la défense des terres contre les autres peuples barbares. Ils se partagent les revenus des terres avec les autochtones (les Gallo-romains), selon une règle très régulière en ces temps là, deux tiers de l'impôt foncier et un tiers de la capitation pour les Burgondes.



Mariage de Landbert de Thérouanne avec Theudria de Boulogne

Landbert de Thérouanne épouse Theudria de Boulogne (née vers 420). Leur enfant est :



Mariage de Chlodwig de Cologne avec Basine de Saxe

Chlodwig de Cologne épouse Basine de Saxe. Leur enfant est :



Mariage d'Euric Ier de Wisigothie avec Ragnachilde de Francie

Euric Ier de Wisigothie épouse Ragnachilde de Francie. Leurs enfants sont :



Bataille d'Helesme

Installation des Francs Saliens autour de Tournai

Clodion le Chevelu est vaincu par l'empereur Majorien et par Aetius près d'Arras à la bataille de Vicus Héléna (Helesme) en 448.

Aetius conclut un foedus avec le roi des Francs Saliens, Clodion le Chevelu, fixant le peuple de Clodion autour de la région de Tournai et de la Toxandrie.



Mort de Germain l'Auxerrois

Galla Placidia accueille Germain l'Auxerrois à Ravenne en 448, venu défendre la cause des Armoricains révoltés contre les auxiliaires barbares d'Aetius.

Il tombe malade.

Elle le veille avec amitié.

Germain l'Auxerrois meurt à Ravenne en Italie le 31 juillet 448. Il sera fait Saint.

Galla Placidia pourvoit à l'embaumement du corps et aux frais du voyage pour son rapatriement. Son corps est ramené à Auxerre selon ses dernières volontés.

Cinq jeunes filles sont choisies pour accompagner sa dépouille.

Pallaye, Magnance, Procaire, Camille et Maxime, éprouvées par leur voyage, mourront avant d'atteindre leur but.

Elle donne nom à plusieurs villages de l'Yonne dont Sainte-Magnance, Sainte-Pallaye et Escolives-Sainte-Camille.

Germain est enterré à l'endroit où il écrivit son premier journal.

S'y élève aujourd'hui l'abbaye qui porte son nom à Auxerre.



Inconduite d'Honoria

Rejet de la demande en mariage d'Attila

Les dernières années de Galla Placidia sont assombries par l'inconduite de sa fille Honoria. En 449 Honoria est exilée à Constantinople et mariée de force à un sénateur.

Au début 450, Honoria écrit secrètement à Attila lui proposant sa main et joignant son anneau impérial à la missive. Immédiatement renvoyée à son frère Honoria ne doit qu'à l'intervention de sa mère de ne pas être exécutée.

Toute la puissance d'Aetius repose sur ses liens d'amitiés, son alliance militaire avec Attila et sa redoutable et terrifiante horde hunnique. Or, Attila, devenu roi, demande en mariage la princesse Honoria, sœur de l'empereur Valentinien III mais la demande est rejetée. Devant l'affront subi, Attila rompt l'alliance avec Rome



Formation du peuple des Bavarois

Au Ve siècle, les Boïens étendent leurs possessions dans le Norique occidental d'où ils fusionnent avec des tribus germaniques tels que les Marcomans, les Thuringes, les Gépides, les Ruges, les Skires et les Hérules pour former le peuple des Bavarois.



Invasion des Huns

Desctruction de Metz

Coalition d'Aetius

Attila, le Fléau de Dieu, tourne ses regards vers l'Occident gallo-romain et le royaume wisigoth de Toulouse.

En 450, parti de la plaine danubienne, Attila franchit le Rhin et attaque la Gaule. Les Ostrogoths combattent sous les ordres des Huns. Metz est détruite.

La redoutable menace des Huns ruine toute la politique d'apaisement d'Aetius. Autour des légions romaines, il forme alors une gigantesque coalition. Tous les peuples germaniques présents en Gaule répondent avec empressement à l'appel de Rome :

Mérovée II de Francie en profite pour faire reconnaître officiellement les territoires occupés par les Francs en échange de sa reconnaissance de l'autorité de l'empereur.

L'invasion des Huns contre la Gaule est réellement dévastatrice. Une très grande partie de la Gaule est pillée.



Concile de Chalcédoine

En 451, après la mort de Théodose II, la nouvelle impératrice Pulchérie et son mari l'empereur d'Orient Marcien, favorables à l'Orthodoxie, convoquent un nouveau concile à Chalcédoine qui reconnaît les théories défendues par Léon Ier sur la nature du Christ.

Léon Ier le Grand y fait triompher son point de vue et à la lecture de son Tome à Flavien l'assemblée se lève s'écriant : "C'est Pierre qui parle par la bouche de Léon". Le triomphe doctrinal est complet.

Mais sur le plan politique, Léon Ier accuse un échec avec le 28e canon du concile qui affirme l'égalité de droit des sièges de Rome et de Constantinople, les deux villes étant Cités impériales. Pour Léon c'est inacceptable car sa primauté, estime-t-il vient non pas du prestige de la ville mais de sa qualité de successeur de Pierre.

Cette tension, source de bien des conflits dans l'avenir, reste pour l'instant contenue car Léon Ier est conscient de l'importance pour la papauté d'être présente à Constantinople.


Vartan Mamikonian

Bataille d'Avarair

Guerilla des arméniens contre les perses

Vartan Mamikonian est le fils du général (Sparapet) Hamazasp Mamikonian et de Sahakanush, la fille du Catholicos Sahak Bartev, un descendant de Grégoire l'Illuminateur. Il est considéré comme un maître de guerre au sein de l'armée perse. Le peuple arménien se tourne vers lui pour lutter contre l'empire perse.

En 451, c'est la bataille d'Avarair.

L'armée perse comptait 300 000 hommes, l'armée arménienne 66 000. Vartan exhorte ses troupes, rappelant l'héroïque et victorieux combat des Juifs contre le tyran perse Séleucide Anthiochus IV (175-164 avant Jésus Christ.) pour défendre leur foi.

Évidemment les Arméniens succombent. Le sacrifice de Vartan Mamikonian et de la plupart des princes Arméniens qui périssent avec lui convainc les Perses que cette conversion forcée est impossible.

Mais Vahan Mamikonian, neveu de Vartan, rallie les troupes et mène une guerilla durant 33 ans. Les pertes perses sont lourdes malgré tout.



Siège de Paris

Selon la tradition, en 451, grâce à sa force de caractère, Geneviève convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns et elle détourne la colère d'Attila par ses prières, et accessoirement grâce aux solides murailles de la cité.

Sainte Geneviève recommande à ses concitoyens de jeûner pendant 3 jours pour s'attirer la bienveillance de Dieu. Ô miracle, celui-ci exauce leurs prières et Attila renonce à prendre la ville.

Une autre hypothèse à ce sujet prétend qu'elle aurait averti l'envahisseur d'une épidémie de choléra sévissant dans la région. Enfin, par ses liens avec les Francs, intégrés au dispositif romain, elle aurait pu savoir qu'Attila voulait s'attaquer d'abord aux Wisigoths en Aquitaine, et ne voulait sans doute pas perdre du temps devant Paris.



Rencontre de Léon Ier le Grand avec Attila

En 452, Attila, après sa défaite aux Champs Catalauniques, réapparaît dans le Nord de l'Italie constituant une menace pour Rome : l'empereur, le Sénat et le peuple demandent à Léon Ier le Grand d'intervenir auprès d'Attila. Léon rencontre Attila près de Mantoue et r le persuade de faire demi-tour. Il est vrai que l'intervention de l'empereur Marcien sur les arrières des Huns n'est sans doute pas étrangère au retrait d'Attila.



Mariage de Sidoine Apollinaire avec Papianilla

Sidoine Apollinaire épouse en 452 Papianilla, fille de l'empereur Avitus, arverne comme lui. Sidoine Apollinaire accompagne Avitus à Rome et prononce son panégyrique devant le Sénat.



Mariage de Théodoric II avec la reine Pédauque

Théodoric II de Wisigothie épouse la reine Pédauque ("pied d'oie" en langue d'oc) connue pour son goût des bains, et qui est peut être également Ragnalcide.



Les Francs

La paix assurée en Gaule, Mérovée II de Francie peut continuer à régner en bonne intelligence avec les romains.

Enfin, après avoir vaincu à nouveau les Francs, Aetius les installe à l'embouchure du Rhin et les charge de surveiller la frontière romaine contre toutes autres invasions.



Mariage de Chlodebaud de Cologne avec Amalaberge de Saxe

Chlodebaud de Cologne épouse en 453 Amalaberge de Saxe dite la Franque. Leur enfant est :



Valamir d'Ostrogothie Roi des Ostrogoths

En 454 les Ostrogoths retrouvent leur indépendance sous le roi Valamir d'Ostrogothie qui s'attache tout d'abord à entretenir des relations relativement amicales avec l'Empire romain d'Orient.



Wisigoths sur la rive gauche du Rhône

Les Wisigoths, qui avaient déjà occupé la Narbonnaise première et l'Aquitaine avec l'autorisation d'Honorius, étendent leur influence, puis leur domination sur la rive gauche du Rhône.



Avitus Empereur romain d'Occident

En 455, Eparchius Avitus, dit Avitus, fait alliance avec Théodoric II de Wisigothie qui le fait élire Empereur. Avitus parvient à imposer son autorité au Sénat et au peuple de Rome.

À Beaucaire qui s'appelle alors Ugernum, la noblesse gauloise se réunit pour élire Avitus nouvel empereur.



Mariage de Théodemir d'Ostrogothie avec Erelieva

Théodimir d'Ostrogothie épouse Erelieva la Gauloise de Tongres (née vers 430). Leur enfant est :



Naissance de Théodoric Ier d'Ostrogothie

Teodorico Amal o Grande ou Thiudoric ou Théodoric Ier d'Ostrogothie , dit le Grand, naît en 456, fils de Théodimir d'Ostrogothie, Roi des Ostrogoths et d'Erelieva.

Théodoric Ier d'Ostrogothie passe son enfance à Constantinople où il sert d'otage et de garantie du traité conclu par son père avec l'Empire byzantin.

Élevé comme un Romain, bien traité par les empereurs Léon Ier et Zénon, Théodoric Ier d'Ostrogothie apprend beaucoup sur le gouvernement et la conduite militaire d'un empire.

Théodoric Ier d'Ostrogothie participe à divers conflits, intrigues et guerres dans l'empire byzantin et il a comme rival Théodoric Strabo, un parent éloigné et fils de Triarius.

Ce Théodoric Strabo, plus âgé mais de moindre qualité, semble avoir été le chef et non le roi de la branche des Ostrogoths.



Sidoine Apollinaire Prisonnier

Revenu à Lyon après la chute d'Avitus, Sidoine Apollinaire y est capturé par le nouvel empereur Majorien en 457. En raison de sa réputation, celui-ci le traite avec grand respect, et Sidoine Apollinaire prononce son panégyrique en retour, ce qui lui valut d'avoir une statue de bronze élevée sur le Forum et le titre de comte.



Vandales en Afrique du Nord

En 461, l'empereur d'orient Léon Ier lance une expédition de reconquête de l'Afrique du Nord.

Les Vandales y firent échec. Un traité fut signé reconnaissant la souveraineté des Vandales sur les terres qu'ils contrôlaient.

En Afrique du Nord, le roi Genséric a constitué un royaume Vandale.

Ses galères se livrent aux pillages sur les côtes d'Espagne, d'Italie, de Grèce, d'Asie mineure et d'Égypte.

Pour éliminer ces pirates Barbares, il est indispensable que toutes les forces romaines d'Occident et d'Orient s'unissent.

Ricimer entame donc des négociations avec l'Empereur d'Orient Léon Ier qui ne veut pas d'un Empereur d'Occident dévoué à Ricimer.



Mort de Léon Ier le Grand

Hilaire Pape

Léon Ier le Grand meurt le 10 novembre 461. Il est enseveli sous le portique de la basilique Vaticane. Il est, avec Grégoire Ier et Nicolas Ier, le seul pape auquel a été attribué le qualificatif de "grand". En 1751, Benoît XIV a déclaré Léon le Grand docteur de l'Eglise.

Léon Ier le Grand est énergique et serein, tenace et résolu. Il ignore probablement le grec, ne goûte guère la philosophie et les auteurs classiques dont on ne trouve quasiment pas de citations dans la centaine de sermons que l'on possède de lui.

Nous possédons de lui 173 lettres qui sont autant de documents sur la vie de l'Église chrétienne et de la papauté. Il est aussi le premier pape dont nous ayons les Sermons, 97 en tout, prononcés généralement lors des grandes fêtes de l'année liturgique, ou des temps privilégiés.

Ces sermons sont d'une une grande simplicité, clairs, souvent assez courts, ils exposent les mystères du Christ. Léon Ier le Grand y préconise le jeûne et la générosité. Certains sermons expliquent aussi sa conception du rôle du souverain pontife. Il est l'héritier de l'autorité conférée par Jésus à Pierre. Jésus est toujours présent dans l'Église et transmet à son successeur son autorité suprême. Il privilégie de façon claire la fonction plutôt que la personne qui l'assume. Seul le siège de l'Apôtre, c'est-à-dire Rome, doit recevoir la mission de diriger l'Église universelle (catholique). À la grandeur passée de la cité impériale doit succéder l'humilité de la Rome des apôtres Pierre et Paul. Ce principe ne sera plus réellement remis en question avant longtemps.

Hilaire, né en Sardaigne, devient Pape le 19 novembre 461.



Mariage d'Odoacre Ier des Hérules avec Evochilde de Wisigothie

Odoacre Ier des Hérules épouse Evochilde de Wisigothie (née vers 446). Leur enfant est :



Conflit entre Mamert de Vienne et l'archevêque d'Arles

Mamert de Vienne entre en conflit avec l'archevêque d'Arles dont il conteste la suprématie, mais il doit se soumettre en 463.


Visions de Childéric Ier de Francie et de la reine Basine - fol. 7v - Grandes Chroniques de France de Charles V

Mariage de Childéric Ier de Francie avec Basine de Thuringe

Childéric Ier de Francie épouse en 463 Basine de Thuringe, fille de Medelphus de Thuringe. Leurs enfants sont :

La légende dit que lors de leur nuit de noces, Basine demanda à Childéric de regarder par la fenêtre et de dire ce qu'il voyait.

Childéric dit : Je vois un lion avec une licorne et des animaux sujets qui sont très heureux et qui respectent le lion.

Basine lui répond : Retourne à la fenêtre, que vois-tu ?

Childéric dit : Je vois un ours et un léopard et des chacals qui leur mordent les pattes et des sujets qui baissent la tête et ne font plus la fête.

Basine lui demande : Que vois-tu maintenant ?

Childéric dit : Je vois des chacals, des chiens et des vautours qui se battent et des sujets malheureux !

Au matin de la nuit de noces, Basine lui révèle la signification de ses visions:



Anthemius Empereur romain d'Occident

Ricimer signe le traité d'alliance avec Byzance en 467.

En avril 467, Léon Ier désigne Procopius Anthemius dit Anthemius comme Empereur d'Occident.

Anthemius était le gendre de l'Empereur d'Orient Marcien, destitué par Léon Ier. Anthemius scelle son alliance avec Ricimer en lui donnant la main de sa fille.



Campagne contre les Vandales d'Afrique

Anthemius et Ricimer se préparent à attaquer les Vandales d'Afrique.

Aux vues de ces préparatifs, Marcellinus, qui dispose d'une flotte redoutable capable de rivaliser avec les galères du roi Vandale Genséric, se rallie à Anthemius.

L'armée d'Orient attaque Carthage par voie de terre tandis que les forces navales d'Anthemius et de Marcellinus attaquent la capitale Vandale par la mer.

Mais Genséric contre-attaque, anéantit la flotte ennemie. Marcellinus, trouve la mort.

Genséric contraint l'armée de terre d'Orient à la retraite en 468.

En 468, Zénon est le seul général qui échappe au discrédit qui retombe sur les militaires après l'échec de l'expédition contre les Vandales.



Mariage de Zénon Ier avec Ariane

Zénon renforce Ier sa position en épousant en 468 Ariane, fille de Léon Ier et de Vérine. Leur enfant est :

Tarasicodissa prend le nom de Zénon probablement pour se faire mieux accepter de la hiérarchie romaine et de la population grecque.



Mariage de Patricius avec Léontia

Le danger est perçu par Aspar, qui pousse son propre fils Patricius lequel vient aussi d'épouser une autre fille de Léon Ier, Léontia.



Lutte contre les Wisigoths

Bataille de Déols

Les années suivantes Anthemius retranché en Italie, perd ses dernières possessions en Gaule et en Espagne.

Les Wisigoths d'Euric Ier de Wisigothie s'emparent de toutes les provinces au Sud de Loire. En 469, Childéric Ier de Francie respecte à nouveau son alliance avec le successeur romain d'Aegidius, le comte Paul, pour arrêter une fois de plus la poussée wisigothique.

En 469, Riothime, à la tête de Bretons armoricains, répond à l'appel de l'empereur Anthemius, qui lui demande de défendre Bourges contre les Wisigoths, mais il est battu à Déols.



Mort de Valamir d'Ostrogothie

Théodimir d'Ostrogothie Roi des Ostrogoths

Bataille de Bolia

En revanche, les relations avec les Skires demeurent mauvaises et c'est en luttant contre eux que Valamir d'Ostrogothie trouve la mort en 470.

Théodimir d'Ostrogothie, son frère, devient Roi des Ostrogoths en 470.

Il reprend l'ensemble de sa politique, à savoir :

Théodimir d'Ostrogothie vainc les Skires du roi Edicca en 470 à la bataille de Bolia.

Théodemir lutte contre les Sarmates du roi Babaï.



Mort d'Aspar Maître des milices d'orient

Des émeutes religieuses éclatent contre les ariens et bien sur, en premier lieu contre Aspar, Maître des milices d'orient.

En 471, Aspar est assassiné ainsi que son fils Ardaburius dans des conditions peu claires mais probablement à l'instigation de Zénon et avec la complicité, au moins passive, de Léon Ier.

Le meurtre d'Aspar conduit les Ostrogoths à rompre leurs relations avec les romains. Les Ostrogoths se divisent alors encore une fois :



Prise de Rome par Ricimer

Mort d'Anthemius

Olybrius Empereur romain d'Occident

En 472, Ricimer décide de reprendre le pouvoir. Ricimer demande de l'aide à Chilpéric Ier de Burgondie. Gondebaud de Burgondie, fils aîné de Gondioc, et neveu de Ricimer, part à la tête d'une troupe de Burgondes. La ville est prise.

Pour éviter une nouvelle guerre civile, Saint Épiphane, l'évêque de Pavie, tente de réconcilier les adversaires.

Mais Ricimer fonce sur Rome avec une imposante armée composée de Burgondes et de Suèves. Rome est assiégée, prise, pillée.

Anthemius est tué sur son trône le 11 juillet 472.

Anicius Olybrius dit Olybrius est l'époux de Galla Placidia la Jeune, la plus jeune fille de Valentinien III. Olybrius, sénateur, devient empereur romain d'Occident le 11 juillet 472, soutenu ouvertement par Genséric, le roi des vandales, et par l'Empereur d'Orient Léon Ier.

Ricimer abandonne Rome à l'Empereur et se retire, menaçant, à Milan.



Installation des Ostrogoths en Macédoine

Léon Ier signe un nouveau foedus en 473 dans lequel les Ostrogoths sont installés en Macédoine avec une très large autonomie. Théodoric Ier d'Ostrogothie reçoit même le titre de maître des milices de cette province et reçoit un tribut annuel de la part de l'empereur.



Raid des Vandales en Épire

Zénon doit aussi lutter contre un raid des Vandales en Épire qui prennent provisoirement la ville de Nicopolis d'Épire.

Les relations de Zénon avec Vérine se dégradent. Vérine souhaite se remarier avec Patricius un ancien préfet du prétoire mais Zénon, peu pressé de voir poindre un nouveau prétendant alors que la mort de son fils le prive d'une forte légitimité, refuse ce mariage.



Basiliscus Empereur romain d'orient

Mais Zénon a négligé son impopularité due à ses origines, tant au Sénat que dans le peuple. Une conjuration, avec le général Illus ancien compagnon d'armes de Zénon, porte au pouvoir le frère de Vérine, le monophysite Basiliscus qui semble-t-il prend de vitesse sa sœur et Patricius. Zénon est obligé de se réfugier en Isaurie. En Janvier 475, Zénon quitte Constantinople pour Antioche.



Mariage de Chilpéric II de Burgondie avec Carétène

Chilpéric II de Burgondie, dit le Jeune, épouse Carétène ou Agrippine (vers 455-476) qui est catholique. Leurs enfants sont :


Espagne wisigothique

Prise de Clermont par les Wisigoths

Cession de l'Auvergne aux Wisigoths

La Provence temporairement sous l'autorité romaine

Indépendance du Royaume Wisigoth

Rédaction du Code d'Euric

Sidoine Apollinaire, avec son beau-frère Ecdicius, prend une part importante dans la défense de Clermont, qui a résiste aux assaillants Wisigoths pendant 3 ans. En 475, les Wisigoths prennent Clermont-Ferrand, l'Auvergne devient wisigothique. Nepos reconnaît la possession de l'Auvergne à Euric Ier de Wisigothie, le roi des Wisigoths.

Lors de la prise de Clermont,. Sidoine Apollinaire est emprisonné mais est bien traité, grâce surtout à son ami Victorius, haut fonctionnaire du roi Euric Ier de Wisigothie. Il est restauré dans ses fonctions par le souverain, gouvernant son évêché.

Victorius a la charge de Clermont, avec le titre de Comes civitatis Arvernensis. Grâce à lui la ville est relativement épargnée et ne subit pas de châtiment, même s'il fait mettre à mort le noble Eucharius, sans doute pour une haine personnelle (Grégoire de Tours, II, 20).

Après la cession de l'Auvergne aux troupes d'Euric, la Provence revient temporairement sous l'autorité romaine en 475.

Euric Ier de Wisigothie unifie les diverses factions et, en 475, force les Romains à leur accorder l'indépendance complète. La capitale est Tolède.

Trop peu nombreux pour occuper toute la péninsule, le peuple wisigoth est surtout établi au nord de la Meseta, entre le Tage et l'Èbre, s'implantant dans ces régions montagneuses et boisées au rude climat plutôt qu'en Andalousie et sur la côte Méditerranéenne. Peut-être qu'en groupant les Goths dans ces terres peu peuplées et moins romanisées du Nord, leurs rois ont voulu ainsi préserver la cohésion nationale, évitant ainsi une romanisation rapide et une absorption parmi la masse hispano-romaine de la moitié sud du royaume. On estime une population wisigothique, est plus largement germano-barbare (car les Wisigoths étaient constitués en plus de Goths, d'autres peuplades) à 200 000 individus au maximum pour une population ibérique estimée à 3 ou 4 000 000 d'individus. La domination wisigothique est donc surtout militaire. Ils cantonnent des troupes dans les principales cités d'Espagne.

Lors de sa plus grande extension, avant 507, le royaume wisigoth comprenait l'Aquitaine ainsi que toute la péninsule ibérique, mis à part une partie du nord de la péninsule, appartenant aux Basques, les Vascons, les Astures et les Cantabres (populations montagnardes d'origines celtibériques) et le royaume des Suèves dans le nord-ouest.

Euric Ier de Wisigothie fait mettre par écrit les coutumes des Goths, collection de lois appelée Forum Judicum, mais surtout combat le pouvoir des évêques catholiques.



Fuite de Nepos en Dalmatie

Nepos entre en conflit avec les troupes Barbares qui défendent l'Italie. Sous la conduite du général Oreste, ancien secrétaire du roi des Huns Attila, les Barbares mettent le siège devant Ravenne, où Nepos s'est retranché. Nepos prend peur et s'enfuit par la mer, rejoignant sa principauté dalmate où il exerce son autorité.



Euric maître de la Provence en deçà de la Durance

Léonce évêque d'Arles participe, avec ses collègues évêques, Groecus évêque de Marseille, Basile évêque d'Aix et Fauste évêque de Riez, aux négociations avec Euric Ier de Wisigothie à la demande de l'empereur Julius Népos.

Les transactions ayant échoué, Euric Ier de Wisigothie poursuit ses conquêtes. Chilpéric Ier de Burgondie se dresse contre eux, mais doit s'incliner. En 476, Euric Ier de Wisigothie entre à Arles et Marseille.

La Provence est partagée entre :



Traité de paix entre Zénon et Genséric

Zénon signe aussi un traité de paix en 476 avec Genséric le roi des Vandales où il reconnaît la suzeraineté de ce dernier sur l'Afrique, la Corse, la Sicile, les Baléares et la Sardaigne. En échange les Vandales mettent fin à leurs raids contre l'empire et ne persécutent plus les catholiques. Cet accord va tenir environ une cinquantaine d'années.



Exile de Romulus Augustule en Campanie

Romulus Augustule est exilé en Campanie avec une confortable pension. Il aurait fondé le monastère de Saint Séverin à Lucullanum qui perdurera jusqu'au Xe siècle.


La France vers 486

Syagrius esseulé

Les contemporains n'y voient en fait que la réunification de l'Empire romain sous la direction de l'empereur de Constantinople, Zénon qui ne pouvant matériellement imposer son autorité du fait de l'éloignement géographique

Une ambassade gallo-romaine part à Constantinople supplier l'empereur d'orient de désigner un nouvel empereur d'occident. L'empereur d'Orient refuse. L'éloignement de Constantinople permet de facto une totale indépendance des royaumes barbares tandis que Syagrius perd tout espoir de soutien.

Les nouveaux royaumes barbares, qui reconnaissent officiellement Zénon, étaient en réalité devenus totalement indépendants.

Ainsi Childéric Ier de Francie conclut une alliance avec Odoacre Ier des Hérules contre les Alamans.



Mariage de Théodoric Ier d'Ostrogothie avec Audoflède de Francie

Afin de nouer une entente durable, Théodoric Ier d'Ostrogothie, Roi des Ostrogoths, épouse Audoflède de Francie, sœur de Clovis Ier. Leurs enfants sont :



Mort de Victorius Duc d'Auvergne

Vers 479 ou 480 Victorius part pour Rome avec le fils de Sidoine Apollinaire et y meurt.



Mort de Chilpéric Ier de Burgondie

Gondebaud Co Roi des Burgondes à Lyon, à Besançon et à Vienne

Godégisèle Co Roi des Burgonde à Genève

Chilpéric Ier de Burgondie meurt en 480, n'ayant pas de fils. Le royaume est partagé entre les deux fils vivants de son frère Gondioc. Gondebaud de Burgondie et Godégisèle sont couronnés Co Roi de Bourgogne en 480 :

Les deux frères de confession arienne ont épousé des princesses franques ripuaires de confession catholique. Ces alliances leur permettent de s'appuyer sur le clergé et notamment l'épiscopat gaulois.



Mariage de Clodgar II de Thérouanne avec Gania de Cornouaille

Clodgar II de Thérouanne épouse Gania de Cornouaille. Leurs enfants sont :



Mariage de Gondebaud de Burgondie avec Carétène

Gondebaud épouse Caretène, une catholique. Leurs enfants sont :


Anneau sigillaire de Childéric Ier de Francie Fourreau de glaive en or et grenat de Childéric Ier de Francie Abeilles en or semées sur lemanteau de Childéric Ier de Francie Clovis Ier

Mort de Childéric Ier de Francie

Clovis Ier Roi des Francs Saliens puis Roi des Francs

Childéric Ier de Francie meurt le 26 décembre 481. Il est enterré à Tournai.

Le 27 mai 1653, à Tournai, un ouvrier, Adrien Quinquin, creusant les fondations d'un hospice à construire près de l'église Saint Brice, plante sa pioche dans une bourse pleine de pièces d'or. Il venait de découvrir un trésor :

Le trésor vécut quelques pérégrinations :

Le tombeau de Childéric Ier de Francie est le monument le plus ancien de la monarchie française.

Il était protégé par un grand tumulus de terre.

Il comprend, outre la sépulture, plusieurs étalons de guerres qui ont été sacrifiés et enterrés dans des fosses avoisinantes.

Dans sa tombe, on découvre le roi portant un bracelet en or et ses armes de cavaliers.

À cotés de lui se trouve un cheval richement harnaché.

Sur le crâne du cheval, il y a une pendeloque en forme de tête de taureau.

Le Roi est vêtu d'une cuirasse avec un manteau de soie pourpre semé d'abeilles en or.

Le pourpre symbolise les généraux romains.

Une fibule en or cruciforme ferme le manteau.

C'est le symbole des grands fonctionnaires romains.

Childéric Ier de Francie se considére à la fois un général et un gouverneur romain de la Gaule du Nord.

On retrouve un anneau sigillaire avec la figure du roi qui lui sert à authentifier ses actes.

On peut y lire une inscription CHILDIRICI REGIS.

Ses cheveux tressés avec soin sont placés à l'un de ses doigts.

Ceci semble devoir être mis en corrélation avec la sacralité conférée à la chevelure des monarques francs.

On a également retrouvé un remarquable fourreau de glaive en or et grenat.

Childéric Ier de Francie lègue à son fils un royaume encore restreint mais déjà puissant et respecté.

En 481, Clovis Ier est élu roi à Tournai dans l'actuelle Belgique et élevé sur le pavois.

Le véritable nom semble avoir été Hlodwig ou Khlodowig, mais on trouve des variantes avec Chlodweg ou Chlodoweg ou Clodovech.

Tous signifieraient "chemin de gloire" ou bien "illustre au combat".

Ce nom fut ensuite latinisé en Chlodovicus ou Clovis puis progressivement, l'usage simplifia son nom en Hludovicus puis Ludovicus signifiant Louis en latin.

En l'honneur de ce glorieux roi, de nombreux princes et 19 rois de France portèrent par la suite ce nom.


Félix III Pape

Mort du Pape Simplice

Église de Rome sous le contrôle du Sénat Romain

Félix III Pape

Simplice meurt en 483. Il est fait Saint.

Durant sa longue agonie, Simplice confie l'évêché de Rome et l'Église à Caecina Decius Maximus Basilius le Jeune, préfet du prétoire. Celui-ci profite de sa position et de l'effondrement de l'Empire pour placer l'Église de Rome sous le contrôle du Sénat. Simplice meurt le 10 mars 483 et est inhumé dans l'ancienne basilique Saint-Pierre. Il est fait Saint.

Simplice passe la plus grande partie de ses 15 années de pontificat à combattre le monophysisme. Avec l'aide de l'empereur Zénon Ier, le Pape Simplice fait reconnaître l'autorité du concile de Chalcédoine. Simplice rétablit sur le siège d'Alexandrie et sur celui d'Antioche les évêques catholiques qui en avaient été chassés par les Eutychiens.

Félix III est un aristocrate romain, veuf et père de famille (il a 2 enfants), fils d'un prêtre et bisaïeul du futur saint Grégoire le Grand. Félix III est élu Pape le 13 mars 483. Il arrive sur le trône de Pierre avec l'appui évident d'Odoacre Ier des Hérules, mais la forte personnalité du pape parvient rapidement à faire oublier ce soutien embarrassant.

Gélase Ier possède une très forte personnalité qu'il a mise au service de Félix III dont il est le principal collaborateur et dont il rédige toutes les lettres.



Premier schisme entre Rome et Constantinople

Le pape Félix III estime que le texte de l'Henotikon est trop teinté de monophysisme et lance un anathème contre le véritable auteur du texte, Acace (ou Acacius) le patriarche de Constantinople, en 484 (contre l'empereur cela comportait sans doute plus de risque). Le patriarche réagit en rayant le nom de l'évêque de Rome des diptyques liturgiques, ce qui revient à l'excommunier. Ce premier schisme avec Rome va durer 35 ans jusqu'au règne de Justinien.



Mariage d'Ausbert des Francs avec Alboflède de Francie

Ausbert des Francs Ripuaires épouse Alboflède de Francie, fille de Childéric Ier de Francie et de Basine de Thuringe. Leurs enfants sont :


La France vers 486 Image d'Épinal du vase de Soissons -19 siècle

Syagrius Roi de Soissons

Bataille de Soissons

Lorsque le général gallo-romain Syagrius, fils d'Aegidius, prend le contrôle du territoire romain de Soissons, il cherche à rétablir l'autorité romaine à son profit sur toute la Gaule. Le royaume de Syagrius est le dernier reste de l'Empire d'Occident.

Ce général, qui s'intitule "roi des Romains", ne reconnaît pas l'autorité d'Odoacre Ier des Hérules qui s'est installé à Rome.

Il maintient l'illusion d'une permanence de l'empire romain entre la Meuse et la Loire.

Syagrius est allié dans un premier temps à Childéric Ier. Pendant les premières années de son règne, Clovis Ier entretient des relations amicales avec Syagrius, à l'instar de son père.

Le roi franc ne peut accepter les liens étroits qu'il entretient avec les Wisigoths.

En 486, Clovis Ier lance son armée contre les Gallo-romains. Plusieurs raisons à cette campagne :

Clovis Ier écrase la dernière armée romaine lors de la bataille de Soissons.

L'épisode du fameux vase de Soissons, vase brisé par un soldat franc qui exigeait un partage égalitaire, n'eut jamais lieu. Le vase, à la demande des clercs de la ville, est rendu intact à l'Église. Les sources louent ce geste pieux d'un roi encore païen.



Mariage d'Alaric II de Wisigothie avec Theudicote d'Ostrogothie

Alaric II de Wisigothie épouse Theudicote d'Ostrogothie, fille de Théodoric Ier d'Ostrogothie et d'Audofèlde de Francie. Leurs enfants sont :



Exécution de Léontios et d'Illus

La révolte contre Zénon est écrasée en 488 avec l'exécution de Léontios et d'Illus.



Campagne des Francs contre les Thuringiens

La récente conquête du royaume de Syagrius met pour la première fois en contact le royaume franc avec le puissant et redoutable royaume des Wisigoths et celui des Burgondes.

Clovis Ier repousse les Thuringiens qui viennent d'atteindre le cours du Rhin menaçant la frontière orientale du royaume. De 490 à 491, Clovis mène plusieurs campagnes et soumet une première fois la Thuringe, royaume germain situé entre la Weser et la Saale, patrie de sa mère, Basine. Un traité prévoyant l'échange d'otages de haute naissance garantit un statut quo pacifique entre les deux peuples.



Mariage de Budic avec Anna

Budic épouse Anna fille d'Utherpendragon, Roi des Bretons d'Angleterre. Leurs enfants sont :



Mort de Zénon Ier Empereur romain d'orient

Mariage d'Anastase Ier avec Ariane

Anastase Ier Empereur byzantin

Zénon Ier meurt le 9 avril 491 sans avoir eu d'autres enfants avec Ariane.

Anastase est un haut fonctionnaire de l'empire sous le règne de Zénon Ier puisqu'il occupe le poste de silentiaire (officier du palais). Distinguée par l'impératrice Ariane, veuve de Zénon Ier, Anastase Ier l'épouse et accède ainsi au trône impérial en 491.



Fiançailles de Clovis Ier avec Clotilde de Burgondie

En 491, afin d'asseoir son pouvoir, Clovis Ier cherche à obtenir une l'alliance avec Gondebaud de Burgondie, Roi des Burgondes.

Il lui demande la main de sa nièce Clotilde de Burgondie. L'accord est passé.



Mort de Félix III

Félix III meurt à Rome le 1er mars 492. Il est fait Saint.

En Afrique les Vandales, ariens, déclenchent une violente persécution contre les catholiques. Félix III parvient, avec l'aide de Zénon Ier qui signe une trêve avec les Vandales, à mettre un terme aux persécutions contre les catholiques africains.

Félix III se trouve alors confronté au problème des catholiques devenus ariens sous les persécutions de Genséric et de son fils Hunéric et qui souhaitent redevenir catholiques. Ceux qui sont restés fermes dans leur croyance sous la persécution refusent ce retour et Félix III doit envoyer une lettre aux évêques d'Afrique exposant sous quelles conditions ils peuvent recevoir dans l'Église ces "brebis égarées".



Courrier de Gélase Ier à Anastase Ier

Gelase Ier fait parvenir à Anastase une lettre où il formule avec clarté le principe qui selon lui doit inspirer les relations entre la papauté et l'empire :

Deux pouvoirs, auguste Empereur, règnent sur le monde : le pouvoir sacré des évêques et le pouvoir des rois. Le pouvoir des évêques l'emporte d'autant plus sur celui des rois que les évêques auront à répondre au tribunal de Dieu de tous les hommes, fussent-ils rois. Votre pieuse majesté ne pourra donc qu'en conclure que personne, en aucun temps, sous aucun prétexte humain, ne pourra jamais se dresser contre la fonction absolument unique de cet homme que le précepte du Christ lui-même a placé a la tête de tous et que la Sainte Église reconnaît comme son chef."

Tout le Moyen Âge considérera ce document comme la charte qui fonde la papauté.



Négociations entre Théodoric Ier d'Ostrogothie et Gondebaud de Burgondie

Théodoric Ier d'Ostrogothie sorti vainqueur du conflit italien, envoie vers 493 une ambassade à Gondebaud de Burgondie pour lui réclamer le retour des prisonniers.

Un accord est trouvé, une partie des Liguriens est rachetée, et l'autre partie est échangée par le mariage de la fille de Théodoric avec le fils de Gondebaud.



Mariage de Clovis Ier avec Clotilde de Burgondie

Clovis Ier épouse à Lyon en 493 Clotilde de Burgondie. Leurs enfants sont :

Clovis Ier le païen entre alors dans un milieu très romanisé et de religion catholique. Il tombe sous l'influence de Rémi, évêque de Reims.

Il devine l'intérêt de se rallier les Gallo-romains en adoptant leur religion.

Sa femme Clotilde, princesse burgonde et pieuse catholique, le pousse à se convertir, de même que Geneviève, une sainte femme auxquels les Parisiens sont reconnaissants de les avoir préservés des Huns.

Mais lui-même hésite. Selon les croyances de son peuple, il bénéficie d'une ascendance divine dont atteste sa chevelure blonde qui n'a jamais connu le ciseau. Il se demande s'il n'a pas plus à perdre qu'à gagner en se convertissant.

Clotilde de Burgondie obtient de le faire baptiser, mais le voit mourir aussitôt. Clovis le lui reproche : C'est votre Dieu, dit-il à Clotilde, qui est la cause de la mort de l'enfant; si je l'avais consacré aux miens, il vivrait encore.



Mariage de Sigismond II de Burgondie avec Theudicote d'Ostrogothie

Sigismond II de Burgondie épouse vers 494 Theudicote d'Ostrogothie, fille de Théodoric Ier d'Ostrogothie et d'Audoflède de Francie. Leurs enfants sont :



Mort du Pape Gélase Ier

Anastase II Pape

Gélase Ier meurt le 21 novembre 496. Il est fait Saint.

Gélase Ier amplifie la politique d'indépendance totale de l'Église, entamée par Félix III, en particulier vis-à-vis de la cour de Byzance et du nouvel empereur Anastase Ier plus favorable au monophysisme.

Gélase Ier lutte avec acharnement contre le pélagianisme, qui relève provisoirement la tête. Il supprime la dernière fête païenne qui subsiste encore, celle des Lupercales et lui substitue sans doute la fête chrétienne de la Chandeleur.

Anastase II devient le 50e Pape le 28 novembre 496. Romain de naissance, il est le fils d'un nommé Pierre.

Anastase II est peut-être celui qui fut chargé de lire la lettre du pape Félix au concile de Rome, en 485, et les requêtes de Misène au concile de 495.

Dès son élévation au pontificat, Anastase II cherche à ramener les Ariens au sein de l'Église et à rétablir la paix au sein de celle-ci. Il envoie à cet effet des légats: les évêque Crescone et Germain, à Constantinople, avec une lettre pour l'empereur Anastase Ier, dans laquelle il exprime son ardent désir de la réunion, et le prie d'y travailler lui-même. Anastase II prie l'empereur, très humblement, de faire enlever le nom d'Acace, évêque arien de Constantinople, des sacrés diptyques.


Baptême de Clovis Baptême de Clovis

Baptême de Clovis Ier

Clovis Ier respecte alors la promesse faite à Clotilde de Burgondie de se convertir s'il sortait vainqueur de la campagne contre les Alamans.

Tous les rois barbares convertis avant lui s'étaient convertis à l'arianisme, une hérésie chrétienne très mal vue des Gallo-romains, massivement catholiques.

Clovis s'en distingue en adhérant à la religion catholique, l'orthodoxie chrétienne.

Le 25 décembre 496 ou 498 ou 508, Clovis Ier est baptisé à Reims avec 3 000 guerriers francs.

Alboflède de Francie est baptisée à Reims le 25 décembre 496.

Avant tous ses guerriers, il plonge dans le baptistère, une immense piscine dont les archéologues ont retrouvé les restes sous l'actuelle cathédrale. L'évêque Rémi lance au roi la formule célèbre : "Depona colla, Sigamber !", ce qui signifie : "Dépose tes colliers (amulettes des païens), Sicambre (Autre nom donné aux Francs)" souvent comprise comme "Courbe la tête fier Sicambre …"

Médard de Noyon et Godard de Rouen assistent Rémi.

Ce baptême apaise les tensions religieuses existantes entre les Francs païens et la population gallo-romaine chrétienne.

Pour le clergé gallo-romain de l'Église catholique, qui craignait une victoire de l'hérésie arienne, la conversion de Clovis a un caractère providentiel. Il assure à Clovis dès lors le soutien inconditionnel tant financier, politique du clergé, dans la compétition qui oppose les francs à leurs rivaux pour la domination de la Gaule.

Devant le prestige moral acquis, les populations chrétiennes des royaumes ariens voisins : Wisigoths ou Burgondes, facilitent les conquêtes ultérieures de Clovis Ier perçu comme un libérateur.

Anastase II écrit à Clovis Ier pour le féliciter de sa conversion.

On a gardé la lettre par laquelle, Avit de Vienne félicite Clovis Ier de s'être converti.



Première Campagne contre les Wisigoths

Le royaume des Wisigoths comprend la Gaule méridionale et une grande partie de l'Espagne. La capitale est Toulouse. Les Wisigoths pratiquent l'arianisme. Aussi Alaric II de Wisigothie a-t-il du mal à asseoir son autorité sur ses sujets gallo-romains.

Comme l'ambition du roi franc le porte à se tourner vers la Loire, avec les encouragements de l'épiscopat catholique, la lutte entre Clovis Ier et Alaric II de Wisigothie semble inévitable. Les hostilités débutent précocement dès 496 lorsque les Wisigoths lancent une offensive pour reprendre la ville de Saintes.

Cela présuppose que cette ville avait été précédemment prise par Clovis. Par conséquent, Clovis aurait déjà établit son contrôle sur cette région alors qu'aucune source ne nous le confirme.



Campagne contre la Burgondie

En 497, Clovis Ier lance une campagne contre Gondebaud de Burgondie, Roi burgonde, qu'il vainc et poursuit jusqu'à Avignon. Clovis, cependant, ne pousse pas son avantage et scelle une nouvelle alliance avec Gondebaud lui assurant définitivement sa neutralité.


Symmaque Pape

Mort du Pape Anastase II

Symmaque Pape

Laurent Antipape

Anastase II meurt en 498. L'Église romaine se divisait sur les concessions accordées pour rapprocher l'Orient et l'Occident.

Symmache ou Symmaque, né en Sardaigne vers 450, devient Pape le 22 novembre 498.

L'Antipape Laurent est élu au même moment en 498 par une partie dissidente du clergé qui considère que Symmaque, tout comme son prédécesseur Anastase II, est trop proche de l'Église de Constantinople.

Symmaque a le soutien du roi Théodoric Ier d'Ostrogothie, pourtant arien. Symmaque réunit un concile, avec ses opposants et l'antipape Laurent et restaure une paix relative du clergé pour un temps.


La France vers 500

Nouvelle campagne contre la Burgondie

Bataille de l'Ouche

Incorporation de l'Auxerrois et du Nivernais au Royaume des Francs

En 500, Godégisèle trahit Gondebaud de Burgondie, en passant un accord secret avec Clovis Ier, en lui demandant de l'aider à conquérir la totalité du royaume Burgonde et en contrepartie se reconnaît son tributaire.

Clovis Ier déclare la guerre aux Burgondes, les deux armées se rencontrent près de Dijon, aux bords de l'Ouche. Gondebaud découvre la trahison de son frère, quant ce dernier change de camp avec ses hommes. Gondebaud, vainc, se réfugie à Avignon, Clovis Ier le poursuit mais il ne peut pas forcer l'entrée de la ville.

Godégisèle doit payer un tribut à Clovis, il lui donne l'Auxerrois et le Nivernais qui sont incorporés dans le royaume des Francs.



Mariage d'Alaric II de Wisigothie avec Teodegonda Amal

Alaric II de Wisigothie épouse Teodegonda Amalasunta Amal, fille de Théodoric Ier d'Ostrogothie, Roi des Ostrogoths. Leur enfant est :



Mariage de Thierry Ier de Francie avec Eustère de Wisigothie

Thierry Ier de Francie épouse Eustère de Wisigothie, fille d'Alaric II de Wisigothie et de Theudicote d'Ostrogothie.

Thierry Ier de Francie scelle ainsi une nouvelle alliance avec ses anciens ennemis.

Néanmoins, son royaume limitrophe aux autres peuples barbares voisins reste exposé aux incursions. Thierry Ier de Francie demeure par-là même le garant de la sécurité des autres royaumes francs.



Mariage de Thierry Ier de Francie avec Suavegothe de Burgondie

Thierry Ier de Francie épouse vers 505 Suavegothe de Burgondie, fille Sigismond II de Burgondie, Roi de Burgondie. Leurs enfants sont :



Clovis Ier consul honoraire

En 508, auréolé d'un immense prestige et maître de la quasi-totalité de la Gaule, Clovis reçoit à Tours le titre de "consul honoraire" de la part de l'empereur byzantin Anastase, trop heureux de voir l'un de ses ennemis défait. Ce titre, particulièrement important, demeure l'une des plus hautes et des plus prestigieuses charges romaines. Clovis Ier reçoit également la chlamyde pourpre et le diadème d'or, insignes réservés exclusivement à l'empereur romain ce qui implique qu'il est officiellement reconnut par Byzance comme un roi ayant la prééminence sur tous les autres peuples barbares de l'Europe occidentale.

Anastase Ier s'allie, plus formellement que réellement avec Clovis Ier, le roi des Francs afin de prendre à revers les Ostrogoths.



Mort de Clodéric de Cologne

Mort de Chararic

Mort de Ragnachaire Roi de Cambrai

Mort de Riquier

Mort de Rignomer

Vers 509, Clovis Ier ordonne la mort de Clodéric de Cologne.

Il ordonne également la mort du roi Chararic, de son fils et de ses parents.

S'appuyant sur la tradition populaire, Grégoire de Tours raconte qu'à la fin du règne de Clovis Ier, Ragnacaire, roi de Cambrai, qui a un conseiller du nom de Farron, se débauche avec les filles de ses sujets, et mêmes ses proches parentes.

Clovis Ier ayant eu vent de son comportement, décide d'y mettre fin en soulevant les leudes de Ragnacaire contre leur roi.

Ragnacaire est fait prisonnier avec son frère Riquier.

Clovis Ier les tue d'un coup de hache, puis se débarrasse du troisième frère, qu'il fait tuer au Mans.

Ce troisième frère est nommé Renomer par Grégoire de Tours, nom corrigé le plus souvent en Rignomer ou Ragnomer, voire Richomer.



Paix entre Gondebaud de Burgondie et Théodoric Ier d'Ostrogothie

Gondebaud de Burgondie et Sigismond II de Burgondie doivent signer une paix humiliante avec Théodoric Ier d'Ostrogothie pour arrêter la conquête ostrogothe, en 509.



Mariage de Gésalic de Wisigothie avec Teodegonda Amalasunta Amal

Gesalic de Wisigothie, Roi des Wisigoths (vers 485 - 511) épouse N Vandale (née vers 510). Leur enfant est :



Mort de Tatto Roi des Lombards

Waccho Ier de Lombardie Roi des Lombards

Tatto meurt vers 510 assassiné par Waccho Ier de Lombardie, son neveu.

Waccho Ier de Lombardie devient Roi des Lombards. Le fils et le petit-fils de Tatto se réfugient chez les Gépides et tentent vainement de le chasser du pouvoir.

Waccho Ier de Lombardie entretient de bons rapports avec les Francs et les Bajuvares.


Gisant du tombeau de Clovis – Basilique royale de Saint-Denis – XIIe siècle Partage du Regnum Francorum de Clovis Childebert Ier Clotaire Ier

Mort de Clovis Ier

Thierry Ier de Francie Roi d'Austrasie

Clodomir Ier Roi d'Orléans

Childebert Ier Roi de Neustrie

Clotaire Ier Roi de Soissons

Clovis Ier s'éteint le 27 novembre 511 à Paris à l'âge de 45 ans. Il est inhumé dans la basilique de Sainte-Geneviève à Paris.

Son règne demeure l'un des plus glorieux et des plus brillants de la dynastie mérovingienne du fait de ses glorieuses conquêtes qui l'amènent à maîtriser la majeure partie de la Gaule.

Maître de la Gaule du Nord jusqu'aux Pyrénées, Clovis Ier organise méthodiquement l'unification de son royaume. A cette fin, il déplace sa capitale au fur et à mesure de ses conquêtes.

Sa conversion au christianisme lui vaut un prestige inégalé à l'époque.

Il tient à conserver le bréviaire d'Alaric II tout en codifiant par écrit la loi salique.

Son règne jette les bases de l'organisation et de l'administration du royaume mérovingien très puissant, agrandi et soutenu par l'Église qu'il lègue à ses fils.


Titre de roi des Francs

Tous les rois qui succédèrent à Clovis portèrent le titre de roi des Francs et non de roi de la partie de la Gaule qu'ils dirigeaient. Cela souligne une certaine conception de l'unité franque malgré les divisions politiques.

Clovis Ier et ses aïeux ont conquis et étendu le royaume mérovingien qui est donc considéré comme un gigantesque patrimoine foncier familial soumis à la loi salique. Cette dernière impose un partage équitable entre tous les héritiers directs mâles des biens du défunt.

Dès lors, en 511, le royaume est partagé équitablement entre les fils vivant de Clovis, Ingomer étant mort du vivant de son père. Chacun des fils de Clovis a sa capitale et son royaume dans les régions réellement occupées par les Francs :

Au-delà, il n'y a que des territoires militaires; chacun des 4 rois en a sa part.


Austrasie et Neustrie

L'Austrasie, "royaume de l'Est" en dialecte franc, est la partie des domaines mérovingiens organisée autour de Metz. C'est un royaume que traversent l'Escaut, la Meuse et le Rhin.

La Neustrie, "nouveau royaume" en dialecte franc, est un royaume organisé entre la Loire et la Meuse. Il inclut Paris et Soissons, les capitales de Clovis et de ses fils.

Les deux royaumes ont à leur tête un roi mérovingien.

En 511, Thierry Ier de Francie, est donc couronné Roi de Reims et d'Austrasie :

Childebert Ier est couronné Roi de Paris et de Neustrie. Il obtient comme territoire Paris, les vallées de la Seine et de la Somme, les côtes de la Manche jusqu'à la Bretagne et Bourges.

Clodomir est couronné roi d'Orléans et obtient un territoire, taillé dans l'ancien royaume de Syagrius comprenant la Loire, d'Orléans à Tours, plus les cités de Chartres, Sens, Auxerre et Poitiers.

Clotaire Ier est couronné Roi de Soissons, son royaume comprend :



Mariage d'Hoël Ier d'Armorique avec Alma Pompeia

Hoël Ier d'Armorique épouse sainte Alma Pompeia. Leurs enfants sont :



Sigismond II de Burgondie Patrice

Sigismond II de Burgondie est associé à la royauté burgonde en 513 avec le titre de patrice

Sigismond II de Burgondie relève et fait agrandir la célèbre abbaye d'Agaune (aujourd'hui Saint-Maurice en Valais).



Fondation de l'Abbaye de Saint-Maurice d'Agaune

Pour consolider la foi de son peuple, Sigismond II de Burgondie fonde en 515 le monastère de Saint-Maurice à Agaune (dans l'actuel Valais suisse), avec l'aide des moines de Saint-oyend, et de Romainmôtier. Ce monastère est dédié à saint Maurice, et le premier abbé est Hymnémode d'origine burgonde.



Mariage d'Haymon de Boulogne avec Maurianne d'Aquitaine

Haymon de Boulogne épouse vers 515 Maurianne d'Aquitaine (née vers 500). Leurs enfants sont :



Mariage d'Eutharic d'Ostrogothie avec Amalasonte d'Ostrogothie

Eutharic d'Ostrogothie épouse Amalasonte d'Ostrogothie (498-535). Leur enfant est :



Mariage de Childebert Ier avec Ultrogothe

Childebert Ier épouse Ultrogothe. Leurs enfants sont :



Mariage d'Amalaric Ier de Wisigothie avec Clotilde de France

Amalaric Ier de Wisigothie épouse en 517 Clotilde de France, fille de Clovis Ier et de Clotilde de Burgondie. Leurs enfants sont :



Mariage de Clotaire Ier avec Chunsène

Clotaire Ier épouse Chunsina ou Chunsène.



Mariage de Clotaire Ier avec Ingonde de Thuringe

Clotaire Ier épouse une première fois en 517 Ingundis ou Igonde ou Ingonde de Thuringe, fille de Chlodomir II de Germanie et d'Arnegonde de Saxe. Leurs enfants sont :



Mariage de Sigismond II de Burgondie avec Constance

Sigismond II de Burgondie est veuf de Theudicote d'Ostrogothie.

Sigismond II de Burgondie épouse en 518 Constance. Leur enfant est :

Constance est une servante de Theudicote d'Ostrogothie.



Mariage de Clodomir Ier avec Guntheuca de Burgondie

Clodomir Ier épouse Gundiuque ou Gondioque ou Guntheuca de Burgondie (vers 495-vers 532), petite-fille de Godégisèle. Leurs enfants sont :

Mais ce mariage au lieu de rapprocher les deux familles royales, va les déchirer. Guntheuca de Burgondie, arrivera à convaincre son mari, de venger la mort de ses parents, tués par le père de Sigismond II de Burgondie.



Mort de Ségéric de Burgondie

Ségéric de Burgondie, fils de Sigismond II de Burgondie, a une violente dispute avec Constance, la nouvelle femme de son père.

Constance va se plaindre à Sigismond II de Burgondie en lui disant que son fils projette de le tuer, afin de joindre son royaume à celui de Théodoric Ier d'Ostrogothie dont il est le petit-fils par sa mère.

En 522, Sigismond II de Burgondie, sans enquête, le fait étrangler sous ses yeux pour l'éliminer de la succession royale.

Le roi ne tarde pas à comprendre, qu'il vient de commettre à la fois un crime d'infanticide horrible, une injustice, et une erreur politique.

Pris de remords, il se retire au monastère d'Agaune en Valais dans la douleur et la pénitence.

Théodoric Ier d'Ostrogothie entend bien châtier l'assassin de son petit-fils, qui aurait pu lui succéder sur le trône d'Italie.

t Sigismond II de Burgondie perd avec Théodoric Ier d'Ostrogothie son dernier espoir de résister aux Francs.

Quant à Clotilde de Burgondie, la veuve de Clovis qui est aussi la cousine paternelle de Sigismond II de Burgondie, elle réclame le prix du sang au nom de la famille burgonde.

Au-delà des règlements de compte familiaux il y a les enjeux géopolitiques :



Mariage de Justinien Ier le Grand avec Théodora

Justin Ier fait modifier la loi interdisant à un sénateur d'épouser une actrice pour permettre le mariage de son neveu. Justinien épouse vers 523 Théodora, fille du gardien des ours du cirque, ancienne comédienne, probablement prostituée. elle pleine d' énergie et a une grande force morale.



Mariage de Ferréol de Narbonne avec Dode de Cologne

Ferréol de Narbonne, un Sénateur, épouse Dode de Cologne. Leur enfant est :



Expédition des Francs en Burgondie

Guerre de Burgondie

Défaite de Sigismond II de Burgondie et de Godomar III de Burgondie

Sigismond II de Burgondie Prisonnier de Clodomir

Clotilde de Burgondie s'est alliée avec Clodomir Ier, roi d'Orléans, le seul de ses enfants dont le royaume est limitrophe du territoire burgonde, pour engager une action militaire.

Dans le coeur de la vieille reine, c'est l'occasion idéale de venger enfin le meurtre de ses parents, Chilpéric II de Burgondie et Carétène assassinés par Gondebaud de Burgondie, le père de Sigismond II de Burgondie.

En 523, les 3 fils de Clovis Ier et de Clotilde de Burgondie :

se joignent dans une expédition contre les Burgondes.

Thierry Ier refuse de participer à l'attaque arguant du fait qu'il était le gendre de Sigismond II de Burgondie.

Théodoric Ier d'Ostrogothie ne veut pas perdre ses forces militaires dans un combat qui lui est inutile.

Aussi il ordonne au Duc Tuluin d'avancer le plus lentement possible, à moins que la victoire des Francs n'ait été confirmée.

Après d'âpres combats, les Francs parviennent à écraser Sigismond II de Burgondie et son frère Godomar III.

Sigismond II de Burgondie fuit en direction du monastère de Saint Agaune, poursuivit par Clodomir Ier.

Sigismond II de Burgondie décide de se tonsurer et d'entrer définitivement au monastère, mais il est trahit et livré par les siens à Clodomir Ier ainsi que Constance, son épouse, et ses deux fils, Gisald et Gondebaud.

Godomar III, le frère cadet de Sigismond, se réfugie entre Isère et Durance.

La majeure partie du royaume burgonde est répartie entre les 2 vainqueurs et les Ostrogoths s'acquittent d'une amende pour compenser leur absence lors des combats.

Une fois l'expédition accomplie les rois francs retournent dans leurs royaumes en laissant une garnison sur place.

Clodomir Ier emmène ses prisonniers dans son royaume d'Orléans.



Godomar III Roi des Burgondes

Reconquête du royaume des Burgondes

Godomar III, le frère de Sigismond II de Burgondie, devient Roi des Burgondes en 524.

Godomar III revient triomphant en Burgondie, à la tête des troupes envoyées par son allié et parent, Théodoric Ier d'Ostrogothie.

Là, il reprend les places fortes occupées par les Francs, avec l'aide de troupes Ostrogothes, et fait massacrer la garnison que les Francs avaient laissée.



Seconde expédition contre les Burgondes

Bataille de Vézenonce

Mort de Clodomir Ier

Mariage de Clotaire Ier avec Guntheuca de Burgondie

Puis, à la tête de troupes franques, Clodomir Ier se lance dans une seconde expédition contre les Burgondes et leurs alliés ostrogoths.

Clodomir Ier a joint ses forces à celles de Thierry Ier de Francie, son demi-frère, Roi d'Austrasie.

Le 21 ou le 25 juin 524, à Vézenonce, près de La Tour-du-Pin en Isère, ils livrent contre les Burgondes une terrible et sanglante bataille. Alors que Clodomir Ier s'élance à la poursuite de ses adversaires, ceux-ci font brusquement volte face et le tuent. Les Francs sont défaits par les troupes de Godomar III.

La tête du Mérovingien fichée au bout d'une pique est brandie par les Burgondes qui reste maître de leur royaume.

L'armée franque évacue la Burgondie car ses frères, apprenant la sinistre nouvelle, vont se partager ses domaines. Le royaume burgonde, quand à lui, survivra encore dix ans avant de succomber définitivement sous les coups des Francs.

Un casque a été retrouvé sur les lieux de la bataille, il se trouve actuellement au musée dauphinois de Grenoble.

Clodomir Ier laisse 3 enfants en bas âge : Théobald, Gontaire et Clodoald qui sont recueillis par leur grand-mère la reine Clotilde de Burgondie.

Clotaire Ier épouse Guntheuca de Burgondie, veuve de Clodomir.

Mais cela ne suffit pas pour qu'il obtienne le territoire de son défunt frère : la loi salique impose le partage du royaume entre les fils de Clodomir.



Mariage de Hermenfrid avec Amalabergue

Hermenfrid de Thuringe épouse Amalabergue, fille d'Amalafrede, soeur de Théoderic Roi des Ostrogoths et veuve de Trafimond Roy des Vandales.



Mariage de Brunulphe Ier d'Ardennes avec Crotechilde d'Ostrogothie

Brunulphe Ier d'Ardennes épouse vers 525 Crotechilde d'Ostrogothie, fille d'Eutharic d'Ostrogothie et d'Amalasonte d'Ostrogothie. Leurs enfants sont :



Mariage de Mundéric de Cologne avec Ode de Burgondie

Mundéric de Cologne épouse Ode de Burgondie, fille de Sigismond II de Burgondie et de Theudicote d'Ostrogothie. Leur enfant est :



Mariage d'Athalaric d'Ostrogothie avec Clothilde de Wisigothie

Athalaric d'Ostrogothie épouse vers 525 Clotilde de Wisigothie. Leur enfant est :



Mariage de Paconnius de Reims avec Sidonise d'Austrasie

Paconnius de Reims épouse Sidonise d'Austrasie. Leurs enfants sont :



Mariage d'Othel de Boulogne avec Clotilde de France

Othel de Boulogne épouse Clotilde de France (née vers 510).Leur enfant est :



Mariage de Mundéric de Cologne avec Arthémia de Genève

Mundéric de Cologne épouse Artemia ou Artnémia ou Arthémia de Genève (née vers 505). Leur enfant est :



Mariage de Waccho Ier de Lombardie avec Radégonde

Waccho Ier de Lombardie épouse Radégonde ou Raniconde fille de Basin II de Thuringe, Roi de Thuringe.



Mariage de Waccho Ier de Lombardie avec Austricuse

Waccho Ier de Lombardie épouse Austriguse ou Austricuse, une princesse Gépide, dite aussi Ostrogotha ou Ostrogothe, peut-être en raison de ses origines ostrogothique. Leurs enfants sont :



Mariage de Waccho Ier de Lombardie avec Salinga

Waccho Ier de Lombardie épouse Salinga, fille de Rodulf, Roi des Hérules.


Expansion de l'empire franc Offensives franques Clotaire Ier obtient les deux enfants de Berthaire

Bataille le long de la rivière Unstrut

Annexion de la Thuringe par Thierry Ier de Francie

Fuite Amalabergue à Constantinople

Partage du Butin entre Thierry Ier de Francie et Clotaire Ier

Mort de Hermenfrid de Thuringe

Théodoric Ier d'Ostrogothie, Roi des Ostrogoths, étant mort, Thierry Ier de Francie peut agir sans crainte de devoir faire face à un ennemi puissant. Il propose donc à son frère, Clotaire Ier, roi de Neustrie, une alliance en échange d'une part du butin.

En 531, une formidable armée franque se met en marche vers la Thuringe.

Pour pallier l'insuffisance de ses troupes, Hermenfrid de Thuringe fait creuser des fossés destinés à faire obstacle à la cavalerie ennemie. Le piège fonctionne mais les Francs réussissent à percer la défense des Thuringiens.

Contraints de se replier sur les rives de l'Unstrut, ceux-ci sont rattrapés par les hommes de Thierry et de Clotaire, et sauvagement massacrés.

Il s'en est suivi la destruction et l'annexion du premier royaume de Thuringe médiéval par l'empire des Francs.

Dans le "Decem Libri"Grégoire de Tours rapporte que :

la rivière fut remplie d'un tel monceau de cadavres que les Francs la traversèrent en marchant sur eux comme sur un pont.

Amalabergue, épouse d'Hermenfrid de Thuringe, s'enfuit à Constantinople. Hermenfrid de Thuringe se cache.

C'est tout juste si, lors du partage du butin, les deux frères n'en viennent pas aux mains. Clotaire Ier obtient notamment les deux enfants de Berthaire de Thuringe :

Faute de trouver un terrain d'entente avec son frère, Thierry Ier de Francie décide de négocier avec Hermenfrid de Thuringe, dont il a découvert la retraite.

Convoqué à Tolbiac, le Thuringien est accueilli en ami. Mais, lors d'une promenade sur les remparts, Thierry Ier de Francie le précipite dans le vide. La Thuringe, royaume germain, jusqu'à l'Elbe et la Saale est ainsi conquis par Thierry Ier de Francie.

Radegonde de Thuringe est emmenée en France, à Saint-Quentin, puis à Athies-en-Vermandois. Ingonde de Thuringe donne à Radegonde une éducation très religieuse.



Mariage de Clotaire Ier avec Ingonde de Thuring

Mariage de Clotaire Ier avec Arégonde de Thuringe

En 532 ou en 536, Ingonde de Thuringe demande à Clotaire Ier de trouver un mari, digne de sa haute lignée, pour Arégonde de Thuringe. Clotaire Ier ne trouve pas de meilleur prétendant que lui-même.

Clotaire Ier ré-épouse Ingonde de Thuringe et décide d'épouser Arégonde de Thuringe. Il les force à vivre ensemble jusqu'au décès d'Ingonde de Thuringe. Arégonde de Thuringe est la mère de :


Offensives franques

Siège d'Autun

Annexion du sud du Royaume des Burgondes

En 532, Clotaire Ier et Childebert Ier, les deux frères de Clodomir Ier se lancent à la conquête du royaume burgonde. La bataille a lieu à Autun où Godomar III s'est enfermé.

Les Francs conduisent le siège de la ville, mais celle-ci ne tombe qu'au bout d'une année. Godomar III a réussi à s'enfuir. Les deux frères ne poursuivent pas leur conquête et retournent dans leurs royaumes.

Cette ultime victoire des héritiers de Clovis doit beaucoup à l'influence de Clotilde de Burgondie qui a su, provisoirement, inciter ses fils à s'unir et à oublier les conflits qui ne cessent de les opposer.

Pendant ce temps, Théodoric Ier d'Ostrogothie en profite pour annexer avec ses Ostrogoths le sud du royaume Burgonde, vidé de ses soldats.

Le royaume Burgonde est affaibli, Godomar III convoque à Ambérieu-en-Bugey une grande assemblée de son peuple, pour décider des actions à conduire pour le renforcer.



Pillage de L'Auvergne

Sigivald Comte-Duc d'Auvergne

Mort de Sigivald

En 532, Thierry Ier de Francie ayant refusé de s'allier avec ses frères contre le royaume Burgonde, son armée, se voyant privé d'un fabuleux butin, menace de se rebeller contre lui.

Thierry Ier de Francie ne peut les apaiser qu'en leur permettant de piller l'Auvergne, sa propre province à titre préventif. Il la soupçonne en effet de fomenter une rébellion car Arcadius, se proclamant sénateur, vise à reprendre l'indépendance de l'Auvergne.

Dévastée par l'armée franque, la province se soumet définitivement à Sigivald, un proche parent du roi.

Sigivald devient Comte-Duc d'Auvergne en 532.

Mais peu de temps après, Thierry Ier de Francie fait exécuter Sigivald jugé trop puissant.



Sédition Nika à Constantinople

Incendie de Sainte-Sophie

Le peuple reproche à l'empereur Justinien son autoritarisme. Le 18 janvier 532, une violente sédition éclate à Constantinople contre l'empereur Justinien et contre son favori Tribonien.

Tribonien, questeur du sacré palais, a supervisé avec brio la compilation du droit romain mais il n'a lui-même rien de droit et sa vénalité hérisse l'opinion publique.

L'émeute prend naissance dans l'Hippodrome orné d'un obélisque et situé sur les hauteurs de la ville où des courses de chars se disputent dans une ambiance survoltée.

Les partisans de l'équipe des Verts, qui appartiennent aux franges populaires de la ville, font alliance avec les partisans de l'équipe des Bleus, d'origine patricienne.

Aux cris de "Nika !" (Sois vainqueur !), les insurgés brûlent la basilique Sainte-Sophie. Ils se dirigent vers le palais impérial dont ils incendient le vestibule. Ils proclament un nouvel empereur.

Justinien s'apprête à renoncer et à fuir lorsque son épouse Théodora prend les choses en main.

Quand il ne resterait de salut que dans la fuite, je ne voudrais point m'enfuir. Il n'est pas concevable que ceux qui ont porté la couronne puissent survivre à sa perte. Même si je tiens à la vie, la pourpre peut offrir un beau linceul !"

L'empereur alors se ressaisit.

La garde impériale, sous le commandement du général Bélisaire, qui revient d'une campagne contre les Perses, noie la révolte dans le sang. Plus de 30.000 personnes sont massacrées dans l'Hippodrome.

Rassuré sur son pouvoir, Justinien se consacre dès lors à la reconquête de l'Occident romain sur les barbares ainsi qu'à la reconstruction de Sainte-Sophie, plus belle et plus grande que jamais.



Campagne contre les Wisigoths en Septimanie

Siège d'Arles

Fiançailles de Théodebert Ier d'Austrasie et de Wisigarde de Lombardie

Mariage de Théodebert Ier d'Austrasie avec Deuterie

En 533, Théodebert Ier d'Austrasie mène une campagne contre les Wisigoths en Septimanie.

Il prend Rodez, Lodève, une partie du Biterrois, puis avance vers le Rhône, prend Uzès et assiège Arles.

Les fiançailles de Théodebert Ier d'Austrasie et de Wisigarde de Lombardie ont lieu en 533.

Deutérie de Reims est veuve du gouverneur de Cabriera, près de Béziers.

Théodebert Ier d'Austrasie épouse en 533 ou 535 Deutérie de Reims, issue de l'aristocratie gallo-romaine d'Auvergne. Leur enfant est :



Renversement de Hildéric Roi des Vandales

Gélimer Roi des Vandales

Gélimer renverse Hildéric, Roi des Vandales et l'emprisonne.

Hildéric, petit-fils de Valentinien III, cousin et ami de longue date de Justinien est le représentant de la tendance pro byzantine des Vandales et favorable à un rapprochement avec les catholiques.



Raisons de la reconquête de l'Afrique du Nord

Les Vandales dominent un vaste territoire qui comprenait l'actuelle Tunisie, le Nord-Est de l'Algérie, ainsi que la Sardaigne et la Corse. Ils possèdent une armée puissante, composée pour l'essentiel de cavaliers, secondée sur mer par une flotte redoutable qui contrôle une bonne partie de la Méditerranée occidentale.

Justinien Ier Le Grand, face aux royaumes gothiques d'Italie et d'Espagne, s'attaque d'abord au royaume des Vandales en Afrique du nord. Il craint que leur flotte ne perturbe plus tard ses opérations militaires en Italie et les liaisons commerciales. La reprise en main par Constantinople de la quasi totalité de l'Afrique du Nord et, par extension, la maîtrise navale de la Méditerranée peut asseoir suffisamment la puissance militaire et économique de l'Empire romain d'Orient.

Trois circonstances président à la reconquête du royaume vandale de Carthage par les armées de l'empereur Justinien :

Malgré la réticence de ses conseillers, Justinien décide d'agir vite. En 533, Justinien donne à Bélisaire le commandement d'un corps expéditionnaire d'environ 16 à 18 000 hommes, dont 5 000 cavaliers, rassemble une flotte avoisinant les 600 navires qui cinglent bientôt vers l'Afrique.



Mariage de Théodat d'Ostrogothie avec Amalasonte d'Ostrogothie

Théodat d'Ostrogothie épouse Amalasonte d'Ostrogothie.



Publication d'une seconde version du Code Justinien et des Novelles

Une seconde version du Code Justinien, le "Codex retitae praelectionis", la seule que nous possédions encore, est publiée en 534, la version de 529 étant perdue, Les Novelles, c'est-à-dire les mises à jour et les lois récentes, voulues par Justinien sont publiées après 534. Elles sont écrites en grec, la langue véhiculaire de l'empire.

Le "droit justinien" est l'oeuvre la plus importante qui nous reste de Justinien constituée :

Oublié dans l'anarchie des siècles suivants, il a été remis à l'honneur au XIe siècle dans les cercles savants d'Italie. Il est pour une bonne part à l'origine du Code Civil napoléonien et de nos propres lois !

Quelques formules savoureuses sont passées à la postérité. Par exemple :

Pater autem is est quem nuptiae demonstrant

(Le père est celui que le mariage désigne ; autrement dit, en cas de filiation douteuse d'un enfant, le père est réputé être le conjoint de la mère).

Justinien entreprend de nombreuses réformes administratives, contenues surtout dans les grandes Novelles de la période 535-536.

Leur objectif est essentiellement de renforcer le pouvoir de l'empereur en démembrant les grands offices, de lutter contre l'inquiétant développement de la grande propriété foncière ainsi que contre la corruption endémique des fonctionnaires impériaux.

Souvent pour des raisons fiscales, Justinien regroupe diverses provinces, considérées de taille insuffisante et, afin de simplifier l'administration locale, supprime un certain nombre de diocèses et regroupe parfois, comme en Égypte agitée par des troubles réguliers, les pouvoirs civils et militaires entre les mains de commandants militaires.

L'action législative de Justinien s'inscrit donc dans la durée avec une attention toute particulière pour l'Église.

En effet l'empereur est un chrétien sincère et il s'estime, dans la tradition césaro-papiste héritée de Constantin Ier, le dirigeant suprême de l'Église.

Le christianisme est, d'un point de vue institutionnel et juridique, religion d'État.

C'est en cela qu'il règle avec une minutie pointilleuse les conditions de recrutement des membres du clergé, leurs statuts, l'organisation de l'administration des biens ecclésiastiques.

C'est lui qui légalise le contrôle des évêques sur les autorités civiles locales, ce qui a comme curieuse conséquence d'atténuer les excès centralisateurs de nombre de ses décisions.

En effet les notables provinciaux, qui participent aux élections épiscopales, peuvent ainsi exprimer leurs avis et contrôler pour partie l'emploi de certains fonds publics.

Justinien est confronté aux dernières résurgences du paganisme contre lequel il agit avec vigueur. C'est ainsi qu'il met fin à l'Académie de Platon à Athènes, alors présidée par Damase et interdit l'adoration des dieux païens en particulier dans certaines régions reculées de l'Anatolie.

Justinien persécute les Juifs bien que la contrainte employée ne donne guère de conversions.



Mort de Thierry Ier de Francie

Théodebert Ier d'Austrasie Roi d'Austrasie

Thierry Ier de Francie, l'aîné des fils de Clovis Ier, s'éteint en 534. Il est inhumé à Metz.

Thierry Ier de Francie frappe les premières monnaies mérovingiennes afin de marquer son autonomie face à Byzance dont l'empereur garde théoriquement le privilège de la frappe monétaire. Néanmoins, il ne rompt pas totalement avec ce dernier puisque ses premières monnaies ne sont pas en or.

Childebert Ier et Clotaire Ier envisagent de s'emparer de son royaume de Reims en écartant voire en éliminant Théodebert Ier d'Austrasie, cet héritier gênant.

Théodebert Ier d'Austrasie doit interrompre rapidement le siège d'Arles pour faire prévaloir ses droits.

Grâce à l'attachement des guerriers du royaume depuis sa victoire de 522 sur les Danois, l'aristocratie locale défend son patrimoine.

Théodebert Ier d'Austrasie monte sur le trône de Reims, future Austrasie en 534.

Théodebert Ier d'Austrasie sera finalement adopté par Childebert Ier.

Le deux hommes partent alors en guerre contre Clotaire, qui se réfugie dans une forêt.

Tandis qu'il est assiégé, une tempête de grêle ravage le camp de ses ennemis, qui effrayés abandonnent le siège et concluent la paix.



Mort d'Athalaric d'Ostrogothie Roi des Ostrogoths

Théodat Roi des Ostrogoths

Athalaric d'Ostrogothie meurt le 2 octobre 534.

Théodat ou Thiudahad, neveu de Théodoric Ier d'Ostrogothie par la sœur de ce dernier, devient Roi des Ostrogoths en 534. Il pourrait être arrivé en Italie avec Théodoric Ier et est un vieil homme au moment de la succession.



Mariages de Théodechilde avec Hermangisel puis Radegisel

Théodechilde, fille de Thierry Ier de Francie, épouse Hermangisel, Roi des Warnes, peuple germain installé sur l'embouchure du Rhin.

Après la mort de son mari Hermangisel, elle se remarie avec son fils Radegisel.



Mariage de Severianus de Carthagène avec Theodora Amal

Severianus de Carthagène, Duc de Carthagène, épouse Theodora Amal. Leur enfant est :



Voyage de Agapet Ier à Constantinople

Agapet Ier va à Constantinople pour réconcilier Théodat, Roi Ostrogoths, avec Justinien, et refuse d'y nommer un patriarche eutychien.


La France vers 536

Mariage de Witiges avec Mathesuentha

Mort de Théodat d'Ostrogothie Roi des Ostrogoths

Witiges Roi des Ostrogoths

Cession de la Provence aux Francs

Witiges épouse en 536 Mathesuentha, la seule fille encore en vie d'Amalasonte.

Ce mariage est destiné à soutenir la revendication du trône de Witiges.

Witiges commandite l'assassinat de Théodat d'Ostrogothie après l'emprisonnement et la mort de sa belle-mère Amalasonte.

Théodat meurt en 536.

Witiges ou Vitigès ou Wittigeis un général est élu Roi des Ostrogoths en 536 au milieu de la guerre gothique.

Les Ostrogoths, en conflit en Italie contre les Byzantins de Justinien Ier, sont dans l'incapacité de défendre la Provence.

En 536, Witiges assure ses arrières en cédant la Provence aux Francs qui essayent depuis de nombreuses années d'accéder à la mer.

En vertu du traité passé avec Witiges, Théodebert Ier d'Austrasie envoie aux Ostrogoths une armée de 10 000 burgondes.

La Septimanie, toujours aux Wisigoths, échappe aux Mérovingiens.

Au cours de l'hiver de 536 à 537, Théodebert Ier d'Austrasie et son oncle Childebert Ier venu prendre possession de leur nouvelle acquisition, président à Arles des jeux à l'antique et y font frapper des monnaies à leurs effigies.



Mariage d'Athanagilde Ier de Wisigothie avec Goswinda des Wisigoths

Athanagilde Ier de Wisigothie, Roi des Wisigoths, épouse en 536 Goswinda des Wisigoths (née vers 520). Leurs enfants sont :



Tentative de rapprochement entre les églises chrétiennes

Justinien tente de mettre fin aux dissensions internes aux églises chrétiennes pour maintenir la cohésion de l'Empire. Il tente un rapprochement avec les monophysites, nombreux dans la partie orientale de l'empire (en Syrie et en Égypte), d'autant que les convictions religieuses de Théodora sont notoirement proches de ces derniers.



Mort d'Ingonde de Thuringe

Mariage de Clotaire Ier avec Radegonde de Thuringe

Mort d'Amalafroy

Ingonde de Germanie meurt en 536 en 538.

Clotaire Ier veut alors épouser Radegonde de Thuringe à Vitry-en-Artois. Elle tente d'abord de s'enfuir dans les alentours de Péronne. Rattrapée, elle doit se résoudre à la cérémonie, présidée par l'évêque Saint Médard, à Soissons.

Radegonde de Thuringe se détache des préoccupations mondaines pour mener une vie pieuse et charitable auprès des pauvres.

Clotaire Ier massacre Amalafroy, frère de Radegonde de Thuringe.

Elle est de plus en plus attirée par une vie de prière, alors que Clotaire Ier la veut toujours comme épouse et comme reine.



Mariage de Clotaire Ier avec Grinside

Clotaire Ier épouse Grinside. Leur enfant est :


Offensives franques

Théodebert Ier d'Austrasie en Italie du nord

Siège et Prise de Milan

Au printemps 539, Théodebert Ier d'Austrasie entre en Italie du Nord avec une armée de 100 000 hommes, après avoir rompu son accord de neutralité avec les Ostrogoths.

Appelé en même temps par Justinien Ier et par Witiges, qui se font la guerre, Théodebert Ier d'Austrasie écoute les propositions des deux partis, dans l'intention de les perdre l'un par l'autre, et d'agrandir son empire sur les débris de leurs États. Il trompe les deux puissances belligérantes par de fausses promesses.

En 539, allié avec l'empereur Justinien, Théodebert Ier d'Austrasie fond d'abord sur les Ostrogoths et ravage le nord de la péninsule Italienne jusqu'à l'Adriatique.

Puis Théodebert Ier d'Austrasie se retourne contre l'empereur Justinien Ier en aidant Witiges à assiéger Milan. Milan, la ville la plus importante de l'Italie après Rome, est reprise par les Ostrogoths et détruite. Les hommes sont massacrés et les femmes vendues comme esclaves en 539.



Mariage d'Ansbert de Brandebourg avec Mathilde de Boulogne

Ansbert de Brandebourg épouse en 540 Mathilde de Boulogne, Comtesse de Ternois et d'Arques. Leur enfant est :



Répudiation de Deutérie de Reims par Théodebert Ier d'Austrasie

Mariage de Théodebert Ier d'Austrasie avec Wisigarde de Lombardie

Théodebert Ier d'Austrasie répudie Deutérie de Reims.

Théodebert Ier d'Austrasie épouse vers 540 Wisigarde de Lombardie, fille de Waccho Ier de Lombardie, Roi de Lombardie, et d'Austricuse. Leur enfant est :

Il est possible que Berthoara soit identique à la princesse franque dont Procope dit qu'elle est demandée en mariage par le Totila vers 547-550. Mais ce projet n'aboutira pas à une noces.

Grégoire de Tours parle ensuite d'un veuvage rapide et d'un troisième mariage, mais il ne donne pas le nom de cette épouse.



Bataille de Pavie

Projet de conquête de Byzance par Théodebert Ier d'Austrasie

Théodebert Ier d'Austrasie défait le général byzantin Bélisaire à Pavie, et y organise le massacre de la population. Par la suite, il poursuit sur sa lancée en ravageant Gênes. Après s'être emparé de la Vénétie, il a peut-être conquis brièvement une partie de la Pannonie en 540.

Selon une lettre qu'il écrit à l'empereur, Théodebert Ier d'Austrasie dévoile son rêve de poursuivre ses conquêtes jusqu'à Byzance. Il a déjà intéressé les Gépides, les Lombards et plusieurs autres peuples impatients du joug de Justinien.

Finalement, Théodebert Ier d'Austrasie est contraint de se retirer avec son armée décimée par une épidémie.

Mais Théodebert Ier d'Austrasie laisse un duc en Vénétie qu'il fera plus tard reconnaître par Totila.

À Bologne, Théodebert Ier d'Austrasie ose faire frapper monnaie une monnaie d'or à son effigie, prérogative exclusivement byzantine.



Prise de Milan et de Ravenne par Bélisaire

Witiges et Mathesuentha prisonniers

Mort de Witiges Roi des Ostrogoths

Ildebad Roi des Ostrogoths

Partage de la Provence avec l'empire byzantin

Bélisaire marche vers le nord et prend Mediolanum (Milan) et Ravenne, la capitale des Ostrogoths, en 540.

Bélisaire, capture Witiges et Mathesuentha et les emprisonne à Constantinople où Justinien les traite avec honneur.

Witiges meurt à Constantinople sans enfant en 540.

Ildebad ou Hildibad ou Hildebad ou Heldebadus, un neveu de l'un des rois des Wisigoths d'Espagne, est élu Roi des Ostrogoths en 540.

Les Francs sont obligés de partager la Provence avec l'empire grec qui vient de renverser le royaume des Ostrogoths et de reconquérir presque tout le littoral du bassin occidental de la Méditerranée.

Les empereurs byzantins établissent, dans la partie qui leur est soumise, des gouverneurs qui ne tardent pas, enhardis par l'éloignement, à se rendre indépendants.



Mariage de Germanus avec Mathesuentha

Germanus le patricien, cousin de l'empereur byzantin, épouse Mathesuentha.



Mariage de Gontran Ier avec Vénérande

Gontran Ier épouse Vénérande.



Mariage de Gontran Ier avec Marcatrude

Gontran Ier épouse Marcatrude.



Mariage de Caribert Ier avec Ingeberge

Caribert Ier épouse Ingoberge ou Ingeberge. Leur enfant est :



Mariage d'Alduin avec Rodelinde

Alduin épouse Rodelinde, fille Hermenfrid de Thuringe. Leur enfant est :



Mort de Théodebert Ier d'Austrasie

Théodebald d'Austrasie Roi d'Austrasie

Théodebert Ier d'Austrasie meurt en 548, tué à la chasse :

Théodebert Ier d'Austrasie, le plus accompli des descendants de Clovis, est aussi vaillant qu'habile et généreux. C'est, dit Mezeray, un homme horriblement gourmand, qui prenait de l'aloès pour digérer les viandes dont il se gorgeait.

Il ne consulte jamais que son intérêt dans les alliances qu'il contracte avec ses oncles Childebert Ier et Clotaire. Théodebert mène une politique totalement indépendante vis à vis de l'Empire romain d'Orient, au contraire de Clovis qui visait une légitimation de son pouvoir.

Théodebert Ier d'Austrasie est le premier à braver l'empereur en battant des monnaies d'or à sa propre effigie, privilège exclusif du Basiléus. Sur une de ses monnaies, il figure avec le titre d'Auguste

Auréolé d'un immense prestige lié à ses conquêtes et ses entreprises belliqueuses, Théodebert Ier d'Austrasie veille également à resserrer les liens de la monarchie et de l'Église en protégeant celle-ci de certains abus fiscaux notamment en Auvergne.

Toutefois son conseiller Parthénius, issu d'une famille gallo-romaine, vise à assurer des revenus réguliers à la royauté franque en rétablissant une lourde fiscalité inspirée de l'ancien empire romain.

Mais cette tentative se heurte à l'hostilité de la population.

En 547, devant la révolte des habitants de Trèves contre Parthénius, le projet est abandonné.

Théodebald d'Austrasie, son fils, hérite du royaume agrandi de Reims et d'Auvergne à l'âge de 13 ans.



Mariage de Baudegiste de Cologne avec Sancia de Metz

Baudegiste de Cologne épouse en 549 Sancia de Metz. Leurs enfants sont :



Mariage de Mummolin de Reims avec Sidonise de Cologne

Mummolin de Reims épouse Sidonise de Cologne. Leurs enfants sont :



Mariage de Théodebald d'Austrasie avec Walrade de Lombardie

Théodebald d'Austrasie épouse en 552 ou 554 Walrade de Lombardie, fille de Waccho Ier de Lombardie, Roi des Lombard. Leurs enfants sont :



Fondation du monastère Sainte-Croix de Poitiers

Consacrée diaconesse par saint Médard, Radegonde de Thuringe fait un pèlerinage à Tours sur le tombeau de saint Martin. Radegonde demande ensuite conseil à saint Jean de Chinon qui vit dans un ermitage troglodyte toujours existant au-dessus de la ville. Radegonde se rend ensuite sur la terre de Saix que Clotaire Ier lui a donnée et y fonde un oratoire et un hospice où elle s'occupe elle-même des malades : c'était un des premiers hospices organisé en France.

Mais Clotaire Ier, qui avait d'abord accepté la vocation de la reine, change d'avis. Il envoie une troupe à Saix pour la ramener à la cour. Lorsque les soldats arrivent en vue de Saix, Radegonde s'enfuit vers le Sud à travers un champ d'avoine que des ouvriers achèvent de semer. La reine fait instantanément pousser l'avoine pour s'y cacher. Questionnés par les poursuivants, les moissonneurs, peuvent affirmer qu'ils n'ont vu personne dans le champ depuis le temps où cette avoine a été semée.

À partir de ce moment, Clotaire Ier lui laisse suivre son chemin vers une vie consacrée à la religion.

Radegonde de Thuringe va à Poitiers où elle fonde le monastère Notre-Dame (devenu depuis Sainte-Croix).

Avec Agnès, sa sœur spirituelle qu'elle choisit comme future abbesse du monastère, et Venance Fortunat, poète italien biographe de Radegonde, qui devient évêque de Poitiers, elle va en Arles pour se renseigner sur la règle de saint Césaire et l'adopter.

Le 25 octobre 552 ou 553, Radegonde de Thuringe entre dans le monastère Notre-Dame accompagnée de nombreuses jeunes filles, en présence d'une grande foule. Elle donna à ses compagnes une règle stricte. Elle se place sous la protection du Saint-Siège, pour être libre du pouvoir épiscopal.

Radegonde de Thuringe en rassemble un grand nombre de reliques qui seraient toujours au monastère Sainte-Croix, dont un fragment de la croix du Christ, qu'elle avait demandé et obtenu auprès de l'empereur Justin II. C'est à l'occasion de l'arrivée à Poitiers de cette insigne relique que saint Venance-Fortunat a composé l'hymne "Vexilla regis prodeunt".

Radegonde de Thuringe a le reste de sa vie une grande influence sur les grands de son époque, notamment Sigebert, successeur de Clotaire.



Commerce de la soie

L'empire byzantin entretient des relations commerciales avec Ceylan par l'intermédiaire du royaume éthiopien d'Axoum, avec la Chine par la route de la soie.

La nécessité d'approvisionner les ateliers byzantins en soie, et la volonté de contourner la Perse des Sassanides, explique en partie la politique entreprise par Justinien pour faire entrer les peuples caucasiens dans la sphère d'influence de l'empire.

À partir de 552, grâce à des vers à soie importés clandestinement de Chine, Byzance commence d'ailleurs elle-même à produire de la soie.



Affaire des Trois Chapitres

Justinien doit composer avec les divers papes dont il a besoin dans son entreprise de reconquête de l'Italie.

Cette politique de bascule s'illustre dans l'affaire dite des Trois Chapitres.

Dans l'espoir de rallier les monophysites à l'Église officielle, Justinien fait condamner la mémoire de 3 théologiens détestés par eux :

sous l'accusation de nestorianisme.

Le Ve concile œcuménique de 553 officialise cette condamnation mais ses décrets sont fort mal accueillis en Occident, surtout par le pape Vigile.

Justinien le fait enlever afin de le contraindre à les accepter, sans pour cela rallier les monophysites.



Mariage de Léovegilde Ier avec Théodora de Carthagène

Léovegilde Ier, Roi des Wisigoths, (vers 531-586) épouse vers 554 Théodosie ou Théodora de Carthagène (vers 535-567). Leurs enfants sont :



Mariage de Léovegilde Ier de Wisigothie avec Théodosie de Carthagène

Léovegilde Ier de Wisigothie épouse en 554 Théodosie de Carthagène.



Mort de Théodebald d'Austrasie

Partage du royaume de Reims et d'Auvergne

Clotaire Ier Roi de Reims et d'Austrasie

Mariage de Clotaire Ier avec Walrade de Lombardie

Théodebald d'Austrasie meurt en novembre 555, à 20 ans. Il laisse le pouvoir aux mains de Théodechilde, sa tante.

Sa fille, Théodelinde qui a épousé Ago, Roi des Lombards, est alors en Italie.

Childebert Ier et Clotaire Ier s'emparèrent de son royaume et se le partagent. Clotaire Ier est couronné Roi de Reims.

Marseille fait partie du royaume de Clotaire.

Walrade de Lombardie est veuve de Théodebald d'Austrasie.

Clotaire Ier épouse en 555 Walrade de Lombardie. Leur enfant est :



Saint-Germain de Paris Évêque de Paris

Childebert Ier, non-chrétien, comprend que l'intérêt général est de faire nommer Saint-Germain de Paris Évêque de sa capitale.

Il décline d'abord cet honneur.

Il finit par quitter son monastère et est sacré 20e Évêque de Paris vers 555.

Il a fort à faire avec les fils et petits-fils de Clovis qui, bien que baptisés, demeurent de vrais barbares.

Il reproche sa férocité à Childebert Ier qui finit par se convertir au christianisme ainsi que les seigneurs de la cour.



Répudiation de Walrade de Lombardie par Clotaire Ier

Mariage de Garibald Ier de Bavière avec Walrade de Lombardie

Garibald Ier de Bavière Duc de Bavière

Mais les évêques forcent Clotaire Ier à répudier Walrade de Lombardie.

Clotaire Ier la marie à Garibald Ier à un de ses fidèles et garde les biens qu'elle lui a apportés de Théodebald d'Austrasie.

C'est la première mention faite par l'histoire d'une rupture de mariage royal imposée par les évêques.

Garivald ou Garibald Ier de Bavière, Duc de Bavière, un prince bajuvare, épouse en 556 Walrade de Lombardie. Leurs enfants sont :

Clotaire Ier donne à Garibald Ier le duché de Bavière.

Tout en gardant une apparente soumission face au pouvoir royal mérovingien, Garibald se comporte rapidement en souverain indépendant.



Mariage de Chramsice de Béziers avec Ségolène d'Austrasie

Chramsice de Béziers épouse Ségolène d'Austrasie. Leur enfant est :



Mariage de Bodegisel Ier de Cologne avec Palatina d'Angoulême

Bodegisel Ier de Cologne épouse vers 560 Palatina d'Angoulême (née vers 540), fille de Maurilion d'Angoulême (né vers 510). Leur enfant est :



Bataille du Relec

Mort de Conobre le Maudit Comte de Poher

Mort de Chramne

Chramne complote à nouveau contre son père en 560. Cette fois, Clotaire Ier est bien décidé d'en finir. Chramne se réfugie en Bretagne, auprès de Conobre ou Conomor le Maudit, Comte de Poher. Les troupes du comte ne peuvent résister à l'armée de Clotaire Ier. Lors de la bataille du Relec, Conobre est vaincu et tué.

Chramne est capturé. Clotaire Ier ordonne de l'attacher sur un banc où il est battu pendant une heure et étranglé. Clotaire Ier ordonne que sa dépouille soit enfermée avec sa femme et ses enfants dans une cabane à laquelle on met le feu. Cette vengeance cruelle est suivie de regrets qui poussent Clotaire Ier vers la tombe.



Widhin Prisonnier

Mort de Widhin

Les Ostrogoths se soulèvent à Vérone et à Brescia avec une aide militaire minimale des Francs et des Alamans. La révolte prend fin avec la capture, en 561de Widhin, dernier chef de l'armée gothique. Widhin est finalement conduit à Constantinople pour y être exécuté en 561 ou en 562. Une minorité, soumise aux byzantins et convertie au catholicisme, survit à Ravenne. Le nom des Ostrogoths tombe alors dans l'oubli.



Mariage d'Alboïn avec Clodosinde

Alboïn épouse Clodosinde, fille de Clotaire Ier et d'Ingonde de Thuringe. Leur enfant est :



Mariage de Chilpéric Ier de Francie avec Audovère

Chilpéric Ier de Francie épouse Audovère. Leurs enfants sont :



Répudiation d'Ingeberge

Mariage de Caribert Ier avec Mirefleur

Mariage de Caribert Ier avec Marcouëfe

Aussitôt après la mort de Clotaire Ier, son père, Caribert Ier chasse Ingeberge, la femme qu'il lui avait donnée. Il épouse deux filles d'un ouvrier en laine. Caribert Ier épouse Méroflède ou Mirefleur.

Caribert Ier épouse Marcouëfe ou Mercouèse. Leurs enfants sont :



Paix de Byzance avec la Perse

La paix avec la Perse n'est définitivement signée qu'en 562 et aboutit à une progression de l'influence byzantine en Arménie et dans le Caucase.



Faide royale

Invasion des Huns

La période durant laquelle Sigebert Ier et Chilpéric Ier de Francie se déchirent est connue sous le nom de faide royale.

Les premières années du règne de Sigebert Ier sont troublées par une irruption des Huns dans ses États. Sigebert Ier remporte une grande victoire et les force à repasser le Rhin.

Le poète Fortunat remarque que ce jeune monarque se met à pied au premier rang, et que, la hache à la main, il charge les ennemis avec une intrépidité héroïque.

Pendant cette expédition, Chilpéric Ier de Francie s'emparé de Reims et de quelques autres places qui appartiennent à Sigebert. Celui-ci lui mène une guerre vive et dicte les conditions de la paix.


Les conquêtes de Justinien -En jauneBétique

Mort de Justinien Ier

Justin II Empereur byzantin

Justinien meurt le 14 ou 15 novembre 565 sans descendance après avoir désigné son neveu, Justin II, comme successeur.

Justinien Ier Le Grand est l'un des plus importants dirigeants de l'Antiquité tardive.

Que ce soit au niveau législatif, de l'expansion des frontières de l'Empire ou de la politique religieuse, il laisse une œuvre et une vision impérissables.

Dès le début de son long règne, près de 40 années, Justinien semble avoir comme objectif de reconstituer l'ancien empire romain autour de la Méditerranée.

Mais ce règne ne marque pas, contrairement à ce qui est souvent avancé, le début d'une ère nouvelle mais représente la dernière tentative du vieil empire romain pour refaire l'unité impériale, tant par la reconquête militaire que par la codification du droit et la volonté d'imposer le pouvoir du souverain à l'Église.

Les indéniables succès du règne vont, en particulier dans le domaine militaire et territorial, se révéler sans lendemains car démesurés pour les structures et les ressources de l'empire.

Justinien Ier Le Grand est un homme mûr à la personnalité contrastée qui possède d'indéniables qualités : un grand sens de l'État et de l'idée impériale, une forte puissance de travail, une relative simplicité de mœurs assez atypique à l'époque (il est végétarien et ne boit pas d'alcool), et une culture réputée.

Ses qualités sont cependant parfois gâchées par un caractère soupçonneux, influençable, un autoritarisme qui se change brutalement en pusillanimité (comme lors de la sédition Nika) et, surtout après la mort de l'impératrice Théodora en 548, un manque de persévérance dans l'action.

Il sait aussi, et c'est une de ses qualités premières, s'entourer de collaborateurs remarquables, quoique souvent sans scrupules, tels Bélisaire, Narsès, Tribonien ou le préfet du prétoire Jean de Cappadoce.

Il n'hésite pas à favoriser les hommes en qui il a confiance, l'exemple de Narsès, eunuque d'extraction modeste devenu l'un des plus grands chefs militaires de son temps en est la meilleure illustration.

La destruction du royaume vandale, et la baisse de la piraterie qui en découle, entraînent un dynamisme économique plus fort.

Les marchands d'Égypte et de Syrie entretiennent un commerce assez dynamique avec l'Occident dont la Gaule mérovingienne où ils vendent de l'huile, des fruits secs, des vins réputés, des verreries de Syrie et du papyrus.

L'empire est ravitaillé en esclaves par la Mer Noire.

La vie culturelle est intense sous Justinien et profondément marquée par la personnalité et les préoccupations de l'empereur.

On retrouve chez l'historien Procope, qui écrit l'histoire du règne de Justinien, cette recherche de la grandeur romaine qui anime le couple impérial (dont pourtant il médit beaucoup).

Les hymnes (poésie religieuse) de Romanos le Mélode sont un écho fidèle de la foi chrétienne profonde, quoique intolérante, de Justinien et Théodora.

Dans tout l'empire Justinien finance la construction de villes, de ponts, de thermes, de routes.

Justin II accède au trône à la mort de son oncle en novembre 565.

L'Empire est épuisé militairement et financièrement par les efforts de restauration de l'empire romain entrepris sous le règne précédent et le nouvel empereur n'est guère à la hauteur de sa tâche.



Mariage de Justin II avec Sophie

Justin II épouse Sophie, une nièce de l'impératrice Théodora, à qui il abandonne rapidement la réalité du pouvoir.



Mariage de Romhilde d'Austrasie avec Grasulf Ier de Frioul

Grasulf Ier de Frioul (vers 540 ou 542-581 ou 590), fils de Gisulf Ier de Frioul (vers 520-571), épouse Romhilde d'Austrasie. Leur enfant est :



Mariage de Brunulphe II d'Ardennes avec Clothilde de Cologne

Brunulphe II d'Ardennes épouse vers 565 Clothilde de Cologne. Leurs enfants sont :



Mariage d'Adalric de Brandebourg avec Richiriane d'Artois

Adalric de Brandebourg, Comte de Brandebourg et de Ternois, fils d'Ansbert de Brandebourg et de Mathilde de Boulogne, Comtesse de Ternois et d'Arques, épouse en 565 Richiriane d'Artois, Comtesse d'Artois et de Ponthieu, fille de Richard II d'Artois. Leurs enfants sont :


Mariage de Sigebert Ier et de Brunehaut - Manuscrit du XVe siècle - grandes chroniques - BNF

Mariage de Sigebert Ier avec Brunehaut

Mariage de Chilpéric Ier de Francie avec Galswinthe

Frédégonde d'Ardennes Maîtresse de Chilpéric Ier de Francie

Sigebert Ier épouse vers 566 Brunehaut, fille d'Athanagilde Ier de Wisigothie et de Goswinda des Wisigoths. Leurs enfants sont :

L'alliance royale que Sigebert vient de contracter fait désirer à Chilpéric Ier de Francie d'en former une semblable. Chilpéric Ier de Francie éloigne Frédégonde d'Ardennes, et épouse vers 566 la sœur de Brunehaut, Galswinthe mais il conserve sa maîtresse, Frédégonde d'Ardennes.



Mariage de Gontran Ier avec Austregilde

Gontran Ier épouse en 566 Austregilde. Leurs enfants sont :



Destruction du Royaume Gépides

Mort de Cunimond Roi des Gépides

Mariage d'Alboïn avec Rosemonde

Entré au service de Byzance avec son peuple tout entier, Alboïn, Roi des Lombards, s'allie aux Avars du khagan Bayan contre les Gépides dont il détruit le royaume sur le Danube en 566 ou 567, tuant leur vieux roi Cunimond.

Alboïn épouse Rosamonde ou Rosamundis ou Rosemonde, fille de Cunimond.

Selon la légende, Alboïn oblige Rosemonde à boire le vin de la victoire dans une coupe pratiquée avec le crâne de son propre père.



Mariage de Caribert Ier avec Teutegilde

Excommunication de Caribert Ier

Mort de Caribert Ier Roi de Paris

Caribert Ier épouse Teutegilde ou Theudelichilde, fille d'un gardeur de troupeaux.

Caribert Ier est le premier roi de France exclu par son évêque de la communion des fidèles pour sa conduite scandaleuse.

Caribert Ier meurt le 7 mai 567. Il est inhumé à Saint-Germain-des-Prés. Comme il ne laisse que des filles, son royaume est dépecé entre ses trois frères. Paris cependant reste neutre et indivis entre ses frères.



Chilpéric Ier de Francie chassé de son royaume

Brunehaut voue alors une haine farouche envers Chilpéric Ier de Francie et Frédégonde d'Ardennes et convainc son mari de se battre contre Chilpéric Ier de Francie.

Chilpéric Ier de Francie est chassé de son royaume par ses frères et est condamné à concéder à Brunehaut les cités de l'Aquitaine qui avaient été sa part de l'héritage de Caribert.

En 567, Sigebert Ier bat Chilpéric Ier de Francie et lui réclame les terres que Chilpéric Ier de Francie avait offertes à Galswinthe en cadeau de noces, à savoir, Bordeaux, Limoges, Cahors, le Béarn et la Bigorre.

Chilpéric Ier de Francie s'empare de Tours et de Poitiers.

Sigebert Ier s'allie à Gontran Ier, son frère, roi de Bourgogne, pour récupérer ses cités. Il récupère ainsi Tours et Poitiers.

Sigebert se brouille avec Gontran Ier, qui forme une coalition contre lui avec Chilpéric Ier de Francie.

Sigebert perd à nouveau Poitiers et Tours et une partie de l'Aquitaine.


Chilpéric Ier de Francie et Frédégonde d'Ardennes

Mort de Galswinthe

Mariage de Chilpéric Ier de Francie avec Frédégonde d'Ardennes

La passion de Chilpéric Ier de Francie pour sa maîtresse qu'il avait quittée l'emportant de nouveau. Galswinthe préfère se retirer dans un couvent où Chilpéric Ier de Francie et Frédégonde d'Ardennes la font tuer.

Chilpéric Ier de Francie épouse en 568 Frédégonde d'Ardennes. Leurs enfants sont :

Frédégonde d'Ardennes devient Reine légitime de Neustrie



Décision des Lombards de migrer vers l'Italie

Au début 568, peut-être par méfiance des Avars, mais aussi au courant de l'instabilité de la domination byzantine en Italie après la guerre gotique, il décide la migration de son peuple vers l'Italie du Nord non sans avoir conclu avec Bayan un droit de retour en Pannonie et en Norique valable deux siècles.

Alboïn, Roi des Lombards, se dirige dès lors avec son peuple mais également avec d'autres tribus dont des Gépides, des Saxons et même des Avars, vers l'Italie en partant du lac Balaton (en Hongrie actuelle) le lundi de Pâques 568.



Mariage de Léovegilde Ier avec Goswinda des Wisigoths

Léovegilde Ier épouse en 569 Goswinda des Wisigoths, fille d'Amalaric Ier de Wisigothie. Leur enfant est :



Traité avec les Avars

Justin II est obligé de signer avec les Avars un traité en 571 par lequel il s'engage à payer un fort tribut.



Révolte des Arméniens contre les Perses

Échec devant Nisibe

En Orient, tandis que Justinien achetait la paix aux frontières par le versement de tributs, Justin II adopte une diplomatie ferme et reprend la guerre avec les Perses, en partie pour soutenir les Arméniens révoltés contre le joug perse en 571. Justin II envoie le général Marcien, mais ce dernier échoue à prendre Nisibe.



Mariage de Léovegilde Ier de Wisigothie avec Richilde de Neustrie

Léovegilde Ier de Wisigothie, roi des Wisigoths (vers 531-586) épouse vers 572 Richilde de Neustrie (née vers 560). Leur enfant est :



Mort de Cleph Roi des Lombards

Anarchie chez les Lombards

Cleph Roi des Lombards meurt en 574, 18 mois à peine après son élection. Il est assassiné avec sa femme par une jeune garde du corps.

Autharis ou Authari ou Autharic, fils du roi Cleph, ne peut lui succéder. Une période d'anarchie de 10 ans débute au royaume des Lombards.



Mariage d'Ansbert de Thurgovie avec Blithilde de Francie

Ansbert de Thurgovie épouse Blithilde de Francie (née vers 550). Leur enfant est :



Mariage de Garnier Ier de Trèves avec Ermengarde d'Austrasie

Garnier Ier de Trèves épouse Ermengarde d'Austrasie. Leurs enfants sont :


Siège de Tournai - Guillaume Crétin BNF Assassinat de Sigebert

Mort de Sigebert Ier

Chilpéric Ier de Francie à nouveau Roi de Neustrie et de Soissons

Childebert II Roi d'Austrasie

Chilpéric Ier de Francie et sa femme Frédégonde d'Ardennes sont encerclés dans Tournai, et ne peuvent s'échapper.

En 575, Sigebert Ier se fait proclamer Roi de Soissons par les sujets de Chilpéric Ier de Francie.

Deux scélérats envoyés par l'implacable Frédégonde d'Ardennes poignardent Sigebert Ier à Vitry-en-Artois, où il s'est rendu pour recevoir les hommages des Neustriens.

Chilpéric Ier de Francie recouvre alors son royaume de Neustrie et de Soissons, occupe la plus grande partie des États de Caribert et notamment Paris, et relègue Brunehaut à Rouen.

Après l'assassinat de Sigebert, Brunehaut et le jeune Childebert II sont arrêtés par ordre de Frédégonde d'Ardennes.

C'est sous le règne de Sigebert Ier qu'il est parlé pour la première fois de la dignité de maire du palais, qui fut par la suite si funeste à la puissance royale.

Mais, Gondebaud, un seigneur austrasien, a l'adresse de libérer Childebert II, de le mener en Austrasie, où les grands l'élèvent sur le trône, et balaye ainsi les projets formés par Chilpéric Ier de Francie et Frédégonde d'Ardennes, d'unir ce royaume à leur couronne.

Childebert II succède à son père et est couronné roi d'Austrasie en 575 n'étant âgé que de 5 ans. Childebert II gouverne sous la tutelle de sa mère, Brunehaut.

Pendant la captivité de Brunehaut, les seigneurs austrasiens exercent la régence, et s'accoutument si bien au pouvoir, qu'à l'époque où elle est libérée, elle est réduite à essayer de reprendre par des intrigues une autorité qu'elle croyait devoir lui appartenir, comme mère du roi mineur.

Chilpéric Ier de Francie et Frédégonde d'Ardennes, malgré leurs crimes, réussissent à se maintenir sur le trône et gouvernent même leur royaume avec assez d'habileté.

En 575, Marseille revient à Childebert II, fils de Sigebert Ier, mais Gontran Ier, oncle de ce dernier, tout en s'instituant son tuteur, s'attribue la moitié de la ville : la ville basse. Childebert II, outré de ce procédé, rompt avec son oncle.

Théodore, évêque de Marseille, épouse la cause de Childebert II et a à soutenir une lutte des plus vives contre Dynamius ou Dyname ou Diname, recteur de la Provence pour le compte de Gontran Ier de 575 à 587.

Théodore et Dyname ont des partisans déterminés. Cette querelle amène des troubles sérieux dans Marseille.

Dès le début, Dyname est appelé à une entrevue qui doit avoir lieu hors des murs de la ville, à l'église de Saint-Étienne (aujourd'hui Notre-Dame du Mont). Dyname est séparé de ses gardes et mis dans l'obligation de laisser pénétrer les soldats de Childebert II dans la ville.

Dyname se venge bien par la suite : il fait emprisonner à plusieurs reprises Théodore. L'évêque subit en dernier lieu une assez longue détention, mais Childebert II et Gontran Ier s'étant réconciliés, il peut reprendre la direction de son diocèse et tout rentre dans l'ordre.

La ville devient une indivision sous l'autorité des deux souverains, représentés par un seul fonctionnaire appelé rector et nommé par le roi austrasien.

La région d'Arles, de son côté, semble dépendre de ducs aux pouvoirs territoriaux plus étendus.



Prise de Vannes

Bataille du Pont-Neuf

Waroch, le chef du Vannetais breton, n'acceptant pas la suprématie des Francs, s'empare en 577 de Vannes.

En 578, le roi franc Chilpéric Ier de Francie, décide de reprendre la ville et organise une expédition contre Waroch. Ce dernier, informé des projets du roi franc, envisage d'attendre l'armée royale au passage de la Vilaine. Le combat a lieu aux abords du Pont-neuf (le pont romain).

Waroch persuade les machtiems des plous bretons situés à l'ouest de la Vilaine (Guipry, Winnon, Anast,…) de l'intention du roi Chilpéric Ier de Francie de détruire leurs villages, de brûler leurs moissons et de leur faire payer un lourd tribut. Ils rejoignent Waroch, dont les troupes se trouvent réunies sur les landes recouvrant les terres actuelles de Godier, du Bouéxic et de Launay dans le plou de Guipry. Tous les passages de la Vilaine sont gardés. Les troupes de Chilpéric, renforcées par des éléments locaux du comté de Nantes, se maintiennent sur les landes de Bagaron.

Profitant de la nuit, Waroch et ses hommes traversent discrètement la Vilaine et tombent à l'improviste sur les Saxons qui forment le fer de lance de l'armée franque. Ils en massacrent la majeure partie. Battu, Chilpéric traite avec son vainqueur.



Mariage de Carloman de Landen avec Gertrude de Bavière

Carloman de Landen épouse en 580 Gertrude de Bavière, fille de Garibald Ier de Bavière (vers 540-593), Duc de Bavière, et de Waldrade de Lombardie (531-572). Leur enfant est :



La Provence au temps des mérovingiens

Pour les descendants de Clovis Ier, installés dans le nord de la France, la Provence ne présente que peu d'intérêt mis à part le débouché Méditerranéen qu'offrent ses ports. Les démembrements nombreux, successifs aux héritages mérovingiens, et les pillages lombards ont un effet désastreux sur la vie matérielle et spirituelle. De 580 à 599, 7 épidémies (variole, dysenterie et peste) déciment les populations, les campagnes sont abandonnées et les marécages reprennent leur place, on ne parle plus de Villa mais de castella fortifiés. Dans les villes, on aménage des habitations dans les monuments romains pour se protéger (théâtre d'Orange, Arènes d'Arles); même l'église est touchée, l'évêque de Carpentras s'enfuit à Venasque, certains évêchés disparaissent. Seule à cette époque Marseille s'en sort grâce aux échanges avec l'Orient et Rome.



Mort de Cassiodore

Cassiodore meurt en 580 à près de cent ans.

Avec Isidore de Séville, il a contribué à transmettre à l'Occident la culture antique.



Voyage de Colomban

Dans la tradition des moines voyageurs irlandais, Colomban décide de s'exiler définitivement vers 580. Il part vers l'Europe avec 12 compagnons : Gall, Autierne, Cominin, Eunoch, Eogain, Potentin, Colomban le jeune, Desle, Luan, Aide, Léobard, Caldwald.

Ils traversent la mer d'Irlande sur leur curragh, bateau souple fait de lattes enveloppées de cuir.

Puis ils longent les côtes de la Cornouailles anglaise et font étape près de Tintagel. Les deux villages de Saint-Colomb-Major et Saint-Colomb-Minor témoignent de ce passage.

Selon la tradition, ils débarquent sur la plage du Guesclin à Saint-Coulomb près de Saint-Malo en Bretagne.

Une croix en marquerait le souvenir et un lieu-dit portant le nom d'ermitage serait une trace que le groupe a séjourné en ce village.

Ensuite, ils se dirigent vers Reims en passant par Rouen et Noyon.

Colomban souhaite rencontrer Childebert II, le roi d'Austrasie pour solliciter un lieu de séjour. Il obtient le droit de s'installer dans ce royaume.

Le groupe repart alors vers Châlons-en-Champagne, Langres, à la recherche d'un endroit propice à leur installation.



Adoption de Childebert II par Chilpéric Ier de Francie

En 581, après une brouille avec Gontran Ier, Childebert II se fait adopter par Chilpéric Ier de Francie.



Mariage de Herménéghild II avec Ingonde d'Austrasie

Herménéghild II (vers 555-après 585) épouse vers 581 Ingonde d'Austrasie (vers 567-585).