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Événements contenant la ou les locutions cherchées



29 événements affichés, le premier en 1719 - le dernier en 1785



Naissance d'Étienne-François de Choiseul

Étienne-François de Choiseul naît à Nancy le 28 juin 1719, fils de François Joseph de Choiseul (1700-1770), Marquis de Stainville.



Mariage de Louis François Crozat avec Marie-Thérèse Catherine de Gouffier

Louis François Crozat épouse le 5 septembre 1722 Marie-Thérèse Catherine de Gouffier (vers 1695-1746), Dame de Trémazan, fille de Charles-Antoine de Gouffier, Marquis d'Heilly. Leurs enfants sont :



Entrée de la France dans la Guerre de Succession d'Autriche

Traité d'alliance Franco-prussien

La France a accepté à mi-mot la Pragmatique Sanction, pour autant qu'elle ne lésât pas les intérêts des tiers. En l'espèce, elle lèse ceux de Charles VII Albert de Bavière.

Dans l'opinion, un fort courant se dessine pour affaiblir l'ennemi traditionnel, les Habsbourg. Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle se fait le champion de cette position. André Hercule de Fleury, devenu vieux, n'a plus la force de s'y opposer.

Louis XV succombe à la pression du parti antiautrichien de la cour.

Le 5 juin 1741, Frédéric II de Prusse signe un traité d'alliance avec Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Par ce traité, Louis XV :

En contrepartie, Frédéric II de Prusse ne consent que des promesses.

Les autres alliés de la Prusse, hormis la France, sont l'Espagne et la Bavière.

La cause autrichienne est elle soutenue par la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies, traditionnels opposants à l'hégémonie de la France. D'autres alliés les ont joints plus ou moins constamment : le royaume de Piémont-Sardaigne, et la Saxe.

Étienne-François de Choiseul s'engage dans l'armée dans le régiment de Navarre, avec lequel il participe à la campagne de Bohême en 1741.

Victor Riqueti de Mirabeau fait la campagne de Bavière en 1741 et 1742.

Louis Auguste II de Bourbon prend part à la Guerre de Succession d'Autriche.

Louis François Ier de Bourbon-Conti sollicite un commandement mais, faute d'avoir obtenu satisfaction, il part sans autorisation rejoindre l'armée de Jean-Baptiste François Desmarets. Louis XV, apprenant son insubordination, le fait mettre aux arrêts mais, grâce à l'intercession de Louise Élisabeth de Bourbon-Condé, sa mère, Louis François Ier de Bourbon-Conti est libéré et peut faire la campagne de Bohême comme simple volontaire sans grade.



Siège de Coni

Bataille de la Madonne de l'Olmo

Bataille de Cuneo

Durant la guerre de Succession d'Autriche, Coni est assiégé par les alliés franco-espagnoles commandés Louis François Ier de Bourbon-Conti.

Louis François Ier de Bourbon-Conti n'a plus beaucoup de réserves. Ses troupes sont fatiguées d'une longue campagne, et ses lignes de communications trop tendues.

Charles-Emmanuel III de Savoie rassemble une armée consistante.

La bataille de la Madonne de l'Olmo a lieu dans les environs de Coni ou Cuneo le 30 septembre 1744.

Les Sardes ébranlent les lignes franco-espagnoles qui ne reculent pas.

Louis François Ier de Bourbon-Conti charge à la tête de ses troupes, culbute une colonne ennemie sur une de ses batteries et retourne ses canons contre elle.

Louis François Ier de Bourbon-Conti a sa cuirasse percée en deux endroits et deux chevaux sont tués sous lui.

Étienne-François de Choiseul participe à cette bataille de Coni.

Charles-Emmanuel III de Savoie vaincu est repoussé.

Victor-Amédée III de Savoie combat avec son père.

Les Sardes perdent 5 000 hommes.

Les Français en perdent 1 200 et les Espagnols 900.

Mais dans la confusion de la mêlée les Sardes ont réussi à faire entrer dans la ville assiégée un renfort d'un millier d'hommes ainsi que de tout un convoi de ravitaillement.

Aussi les défenseurs de Coni continue de résister.

Les assiégeants sont eux toujours sujets aux épidémies et ont des difficultés de ravitaillement. Les montagnards dressent des embuscades au long de leurs lignes de communications trop étendues.

Louis François Ier de Bourbon-Conti est en désaccord avec le général espagnol.

Le 22 octobre 1744, l'armée franco-espagnole lève le siège, se retirant par la vallée de la Stura di Demonte, passant par Demonte, avant de se rendre en France, sans avoir réussi à faire la jonction avec les armées espagnoles du Sud.

Voltaire conclut : " C'est presque toujours le sort de ceux qui combattent vers les Alpes, et qui n'ont pas pour eux le maître du Piémont, de perdre leur armée, même par des victoires. "

Cette victoire héroïque vaut à Louis François Ier de Bourbon-Conti la réputation d'un héros, le roi fait chanter en son honneur un Te Deum à Notre-Dame.

Louis François Ier de Bourbon-Conti rentre à Versailles le 9 décembre 1744.

Louis François Ier de Bourbon-Conti réclame à Louis XV des charges militaires de plus en plus importantes mais Louis XV n'ose pas lui confier les plus hautes fonctions dans l'armée, car par certains côtés, il craint son cousin.



Mariage de Étienne-François de Choiseul avec Louise Honorine Crozat du Châtel

Étienne-François de Choiseul épouse en 1750 Louise Honorine Crozat du Châtel, fille de Louis François Crozat, Marquis du Châtel.

Elle lui apporte une vaste fortune et se montre très dévouée.

Étienne-François de Choiseul devient propriétaire de l'Hôtel de Choiseul par ce mariage.



Étienne-François de Choiseul Ambassadeur à Rome

Étienne-François de Choiseul est nommé ambassadeur à Rome en 1753, où il mène les négociations concernant les troubles provoqués par la résistance janséniste à la bulle papale Unigenitus. Il y agit avec efficacité.



Étienne-François de Choiseul Ambassadeur à Vienne

En 1757, Madame de Pompadour, sa protectrice, fait nommer Étienne-François de Choiseul à Vienne, où on le charge de cimenter la nouvelle alliance entre la France et l'Autriche.


Étienne-François de Choiseul par Carle Van Loo

Étienne-François de Choiseul Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

Étienne-François de Choiseul Duc de Choiseul et pair de France

La réussite d'Étienne-François de Choiseul lui permet de devenir secrétaire d'État aux Affaires étrangères de 1758 à 1761 comme successeur d'Antoine Louis Rouillé.

Étienne-François de Choiseul est fait alors Duc de Choiseul et pair de France.


Béatrix de Choiseul - par Alexandre Roslin - vers 1774 - collection particulière.

Mariage d'Antoine VII de Gramont avec Béatrix de Choiseul

Béatrix de Choiseul est appelée à Paris, où l'on essaie d'abord, mais sans y réussir, de la marier à Joseph de Bauffremont, qui élude l'alliance.

Peu après, Antoine VII de Gramont épouse à la chapelle de l'hôtel de Noailles à Paris le 16 août 1759 Béatrix de Choiseul (1729 ou 1730-1794). Leur enfant est :

L'union est mal assortie. Femme ambitieuse et d'un caractère ferme, elle est une bibliophile distinguée.

Antoine VII de Gramont consent à cette union sur la promesse que lui fait Étienne-François de Choiseul de lever l'interdit de ses biens.


Château de Chanteloup

Agrandissement du Château de Chanteloup

Le château de Chanteloup est considérablement étendu et transformé à partir de 1760 par l'architecte Louis-Denis Le Camus pour Étienne-François de Choiseul.

Il construit 2 longues ailes ornées de colonnades et terminées l'une par une chapelle et l'autre par un pavillon des Bains.

Il procède également à des aménagements intérieurs, dessine de nouveaux parterres et édifie de vastes communs.



Étienne-François de Choiseul Secrétaire d'État à la Guerre et à la Marine

Choiseul-Praslin Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

En 1761, Étienne-François de Choiseul devient également secrétaire d'État à la Guerre et à la Marine, transférant le secrétariat d'État aux Affaires étrangères à son cousin Choiseul-Praslin.



Pacte de famille Bourbon

En 1761, Étienne-François de Choiseul négocie avec Jeronimo Grimaldi le troisième Pacte de famille Bourbon entre la France et l'Espagne.



Traité de Paris

Perte de la Nouvelle-France canadienne et de la rive gauche du Mississippi

Enrichissement de Georges-Tobie de Thellusson et Jacques Necker

Étienne-François de Choiseul cherche à finir rapidement la guerre de Sept Ans, signant le traité de Paris de 1763.

Le traité transfère à la Grande-Bretagne de George III de Grande-Bretagne :

Le traité conserve à la France les Antilles et la production du sucre.

La Martinique est rendue à la France.

Georges-Tobie de Thellusson et Jacques Necker font rapidement fortune en spéculant sur les effets du Trésor français et sur les fonds anglais au moment de la paix de 1763, dont ils sont instruits d'avance, en spéculant sur les blés et en prêtant au Trésor public.



Expulsion des Jésuites en France

Dissolution de l'ordre des jésuites

Louis-Ferdinand de France s'oppose vivement à Étienne-François de Choiseul et désapprouve la dissolution de l'ordre des jésuites mais soutient Louis XV contre les parlements.

Le 9 mars 1764, les jésuites doivent renoncer à leurs vœux sous peine de bannissement.

Clément XIII répond par une protestation contre la violation des droits de l'Église et casse l'arrêt de 1762.

Mais les ministres de Louis XV ne peuvent permettre qu'on annule ainsi une loi française et Louis XV signe un acte de dissolution de l'ordre dans tout le royaume à fin novembre 1764.



Mort de la Bête du Gévaudan

En juin 1765, sur les ordres de Louis XV et d'Étienne-François de Choiseul, François Antoine succède aux louvetiers normands, les d'Enneval, pour tuer la Bête du Gévaudan.

Le Roi vient de se déterminer à envoyer le sieur Antoine, son porte-arquebuse, avec 6 autres bons tireurs et de bons chiens, dans le Gévaudan, pour y donner la chasse au monstre.

Pour François Antoine, la Bête n'est rien d'autre qu'un loup : les traces relevées n'offrent aucune différence avec le pied d'un grand loup.

François Antoine ne parvient cependant pas immédiatement à débusquer l'animal. Mis à mal par la géographie du pays, François Antoine demande de nouveaux chiens en renfort.

À la mi-juillet 1765, François Antoine s'installe avec ses gardes au Besset, paroisse de La Besseyre-Saint-Mary.

Le 9 août 1765, la Bête est débusquée près de Servières mais elle s'enfuit sans qu'on puisse la tirer.

Les chasseurs rebroussent chemin vers le Besset.

Moins de 3 heures plus tard, la Bête tue une vachère à moins de 500 mètres des fenêtres du château.

Le 16 août 1765, François Antoine fait enfermer 3 membres du clan Chastel à Saugues, après une altercation avec ses propres gardes de la capitainerie royale.

Le 18 septembre 1765, après de long mois de traque, François Antoine se rend près de Saint-Julien-des-Chazes en Auvergne alors que la Bête n'y a jamais été signalée.

François Antoine voit un énorme loup venir à lui et lui tire dans l'œil avec sa canardière, chargée de 5 coups de forte poudre, de 35 postes à loup et d'une balle de calibre.

Ce coup le fait reculer de 2 pas. Le loup tombe mais se relève aussitôt.

François Antoine, qui n'a pas eu le temps de recharger, tire son couteau de chasse et retourne sa canardière pour assommer l'animal avec la crosse.

Le garde-chasse Rinchard accourt et tire un coup de carabine.

Le loup fait quelques mètres et meurt.

François Antoine en conclut qu'il s'agit de la Bête et la fait aussitôt ouvrir par un chirurgien de Saugues.

La dépouille arrive jusqu'à Versailles. Le Roi déclare la Bête du Gévaudan officiellement morte, et attribue à François Antoine le droit de porter dans ses armes un loup mourant, symbolisant la Bête.

Cependant les massacres reprennent derechef en Gévaudan après le départ des chasseurs pour Paris.

Malgré le mécontentement général et la consternation des curés, François Antoine ne reviendra pas en Gévaudan et soutiendra qu'il a bien tué la Bête, bien que les actes de sépultures de 1766 et 1767 contredisent ses affirmations.


Allégorie de la mort du Dauphin Louis-Ferdinand de France - par Louis Jean François Lagrenée – 1765 - huile sur toile de 129 x 97 cm - Musée national du château de Fontainebleau

Mort de Louis-Ferdinand de France Dauphin de France

Louis-Ferdinand de France confie à Jean-Aymard II de Nicolaï ses instructions secrètes qui ne devront être soumises à Louis XVI, son fils, que le jour ou ce dernier montera sur le trône.

Aimar-Chrétien-François-Michel de Nicolaï est si proche de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe que la cour pense qu'il serait nommé Premier ministre à l'avènement du prince.

Dans son testament, Louis-Ferdinand de France recommande à Louis XVI, la famille de Nicolaï qui a été de tout temps fidèle et dévouée à la nôtre.

Paul d'Albert de Luynes est ami de Louis-Ferdinand de France.

Il l'assiste dans ses derniers moments.

Louis-Ferdinand de France, Dauphin de France, meurt au château de Fontainebleau le 20 décembre 1765, de la tuberculose.

Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Étienne à Sens.

Sa vie morale irréprochable édifie, Louis XV, son père.

Le bruit court qu'Étienne-François de Choiseul l'a fait empoisonner.

Louis XVI devient alors l'héritier au trône de France et devient le Dauphin.



Mort de Stanislas Ier Leszczynski

Rattachement de la Lorraine et du Barrois à la France

Stanislas Ier Leszczynski meurt à Lunéville le 23 février 1766, presque nonagénaire.

En février 1766, Étienne-François de Choiseul prend officiellement possession de la Lorraine et du Barrois au nom de Louis XV.

C'est la dernière expansion territoriale du royaume de France sur le continent avant la Révolution.



Étienne-François de Choiseul Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

Choiseul-Praslin Secrétaire d'État à la Marine

Étienne-François de Choiseul est à nouveau secrétaire d'État aux Affaires étrangères de 1766 à 1770.

Choiseul-Praslin prend la Marine.



Révolte corse

Étienne-François de Choiseul vise à occuper des positions stratégiques dans la Méditerranée afin de s'opposer à la puissance croissante des Britanniques et éviter un encerclement au sud, où la Corse occupe une position importante.

Incapable de s'opposer toute seule à la révolte corse, Gênes reçoit un soutien trop faible des troupes impériales.

Gênes se trouve forcée à faire appel au roi de France pour obtenir des troupes d'occupation.

Plusieurs milliers de soldats français - pour le compte du gouvernement de Gênes et à ses frais - sont ainsi envoyés garnir les forteresses de l'île contre les Corses qui les assiègent.

Étienne-François de Choiseul préfère tenir ses troupes enfermées dans les ports et dans les forteresses corses plutôt que de balayer la révolte, en se donnant des airs de médiateur entre les Corses et Gênes.

En quelques années, l'ancienne République se trouve endettée de 2 millions de livres avec Louis XV, au-delà de ses possibilités économiques.

Les Génois comprennent qu'ils dépensent des sommes colossales et inutiles pour conserver une île entièrement révoltée qui ne leur rapporte plus rien.


Comtesse du Barry

Liaison de Louis XV avec la Comtesse du Barry

Mariage de Guillaume du Barry avec la Comtesse du Barry

Jean du Barry, Comte du Barry, dont elle a été la maîtresse la présente au roi.

Louis XV a une liaison en 1768 avec Jeanne Bécu.

Louis XV la marie.

Guillaume du Barry, frère de Jean du Barry, épouse Jeanne Bécu.

Étienne-François de Choiseul montre ouvertement son hostilité pour la maîtresse royale.


Marie-Amélie d'Autriche

Mariage de Ferdinand Ier de Parme avec Marie-Amélie d'Autriche

La France et l'Espagne mettent tout en œuvre pour organiser le mariage de Ferdinand Ier de Parme.

Guillaume du Tillot, Premier ministre toujours en exercice, préfère Marie Béatrice d'Este, fille d'Hercule III d'Este duc de Modène. À la mort de celui-ci, les deux duchés auraient été réunis entre les mains de Ferdinand.

Étienne-François de Choiseul propose Louise Marie Thérèse Bathilde d'Orléans particulièrement riche, mais l'Espagne repousse cette proposition.

Pour sa part, l'empereur Joseph II d'Autriche calcule que si le duché reste sans héritier, il pourrait faire retour aux possessions autrichiennes.

La France et l'Espagne tergiversant, la cour de Vienne fait converger les avis de tous en proposant l'archiduchesse Marie-Amélie d'Autriche.

Le 21 juin 1769, Ferdinand Ier de Parme demande officiellement la main de Marie-Amélie d'Autriche.

Une fois obtenue la dispense papale nécessaire en raison de leur proche parenté, le mariage est célébré à Vienne par procuration le 27 juin 1769.

Marie-Amélie d'Autriche quitte l'Autriche le 1er juillet 1769.

Elle arrive à Mantoue le 16 juillet 1769, accompagnée de son frère Joseph II d'Autriche.

Ferdinand Ier de Parme va à leur encontre accompagné du Duc Sforza-Cesarini et du Duc Grillo.

Au cours d'une cérémonie, l'évêque confirme le mariage le 19 juillet 1769 dans le Palazzo Ducale de Colorno.

Leurs enfants sont :

S'ensuivent fêtes et spectacles.

Le couple ducal rejoint Parme le 24 juillet 1769 au matin.


Ponte Novu Ponte Novu

Guerre de Corse

Bataille de Ponte Novu

Noël Jourda de Vaux Gouverneur général de la Corse

Honoré-Gabriel Riqueti participe à la campagne de Corse en 1768 et 1769.

En février 1769, Noël Jourda de Vaux est appelé au commandement de l'armée en Corse.

Il débarque le 7 avril 1769, à Saint-Florent

Louis Charles René de Marbeuf commande alors un corps.

Le 8 mai 1769, sur le pont génois reliant les deux rives du Golo à Ponte Novu, a lieu l'affrontement entre :

Pasquale Paoli donne l'ordre à sa troupe d'attaquer l'armée royale sur la rive gauche du Golo.

En deuxième rideau, il dispose sur le Ponte Novu un millier de mercenaires prussiens avec à leur tête Antoine Gentili, maréchal de camp.

La troupe prussienne reçoit pour consigne d'empêcher les patriotes de refluer par le pont en cas de retraite.

L'artillerie française occupe plusieurs éminences.

Hachés par la mitraille, les miliciens corses se précipitent donc sur le pont.

Les Prussien refusent le passage, baïonnette au fusil.

Des centaines de Corses se pressent sur le pont, la bousculade étouffe nombre d'entre eux.

Soudain un coup de feu claque depuis les rangs prussiens. Les patriotes tombent par dizaines.

De leur côté, les Français ne chôment pas non plus.

Le sang coule à flots dans le Golo en crue.

Par dizaines, les Corses tentent de franchir le fleuve à la nage, mais la plupart se noient dans les flots tumultueux.

Pasquale Paoli, qui observe de loin la tragédie, est incapable d'apporter le moindre secours à ses hommes.

Cette bataille marque la fin de la seconde et dernière phase de la guerre de Corse.

Elle ouvre aux grenadiers français la route de Corte, capitale de la nation corse.

Jean Nicolas Houchard combat en Corse dans le régiment de Bourbon-Dragons où il devient capitaine.

Jean Nicolas Houchard est blessé à la joue par un coup de sabre dans ce combat.

Voltaire, dans Le Siècle de Louis XIV (1751), écrit, admiratif, à l'occasion de ce combat :

L'arme principale des Corses est leur courage. Ce courage est si grand que dans un de ces combats, vers une rivière nommée Golo, ils se font un rempart de leurs morts pour avoir le temps de recharger derrière eux avant de faire une retraite nécessaire ; leurs blessés se mêlent parmi les morts pour affermir le rempart. On trouve partout de la valeur, mais on ne voit de telles actions que chez les peuples libres.

Suite à cette défaite, Pascal Paoli comprend alors que son rêve d'indépendance est fini prend le chemin de l'exil en Angleterre.

Charles Marie Bonaparte avec Maria Letizia Ramolino et le petit Joseph Bonaparte fuit d'abord à travers le maquis, puis la famille choisit de prendre le parti de la France.

Le 22 juin 1769, Noël Jourda de Vaux écrit à Étienne-François de Choiseul …Toute la Corse est soumise au Roy…

Le 1er août 1769, Noël Jourda de Vaux est nommé gouverneur général de la Corse.

Dans les mois qui suivent près d'une centaine de familles corses, parmi les plus influentes, sont anoblies par Louis XV, dont la plupart de celles qui ont participé à la bataille aux côtés de Paoli.

L'exemple des Bonaparte est le plus connu.

Le Ponte Novu sera détruit durant la Seconde Guerre mondiale. Il est aujourd'hui, pour certains Corses, le symbole d'une résistance héroïque.



Naissance de Charles Marie Casimir de Saulx

Charles Marie Casimir de Saulx naît au château de Versailles le 5 octobre 1769, à 15 heures 47, fils de Charles François Casimir de Saulx et de Marie Éléonore Eugénie de Lévis.

Il est baptisé dans une chapelle du château de Versailles le 9 octobre 1769 par le cardinal Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, Archevêque coadjuteur de Reims.

Son parrain est Étienne-François de Choiseul.

Sa marraine est Charlotte Anne Françoise de Montmorency-Luxembourg.

On lui donne comme nourrice Madeleine Courey, femme d'Antoine Courey, un aubergiste aisé du Faubourg Saint-Honoré, qui vient d'avoir une fille, Martine Courey (1769-1778).

Il y restera avec cette nourrice jusqu'à ses quatre ans.



Disgrâce d'Étienne-François de Choiseul

René Nicolas de Maupeou Garde des Sceaux de France

Exil d'Étienne-François de Choiseul

La gestion intérieure d'Étienne-François de Choiseul est jugée favorablement par les encyclopédistes qu'il soutient. C'est une des raisons de sa chute, avec son soutien à La Chalotais, et l'opposition des parlements provinciaux à sa politique.

Ses ennemis menés par la comtesse du Barry et le chancelier René Nicolas de Maupeou, convainquent Louis XV de l'incapacité d'Étienne-François de Choiseul à faire face à la fronde du parlement.

En 1770, Étienne-François de Choiseul reçoit l'ordre de se retirer dans son château de Chanteloup près d'Amboise.

Il est remplacé de fait par René Nicolas de Maupeou qui s'applique à restaurer l'autorité royale.

Les membres du parlement se mettent en grève. René Nicolas de Maupeou les fait arrêter par des mousquetaires en exigeant qu'ils reprennent leur service. Devant leur refus, ils sont exilés.

René Nicolas de Maupeou entreprend alors une réforme structurelle fondamentale. La justice, jusqu'alors administrée par des magistrats dont la charge est héréditaire, devint une institution publique, avec des fonctionnaires payés par l'État.

Les intrigues contre Étienne-François de Choiseul augmentent sa popularité, laquelle est déjà grande.

Durant son bannissement qui durera jusqu'en 1774, Étienne-François de Choiseul est visité par des personnages puissants et apparaît alors comme un véritable chef de l'opposition.

Ses partisans n'ont de cesse de contrecarrer toutes les tentatives de réforme.


Château de La Ferté-Vidame - État actuel

Reconstruction du château de La Ferté-Vidame

Jean-Joseph de Laborde confie à l'architecte Antoine Matthieu Le Carpentier le soin de reconstruire entièrement le château, dont il ne conserve qu'une partie du donjon féodal, mais rendue méconnaissable sous les ajouts.

Les travaux ne durent que 3 ans, achevés en 1771, ce qui est court pour édifier un immense bâtiment de 3 étages, qui comprend, dit-on, 167 pièces.

Le bâtiment est construit en briques et pierres avec un plan en trapèze très ouvert et apparaît comme une sorte de sublimation de la grande architecture classique.

Les pièces de réception sont situées au premier étage.

Le pavillon central et les deux pavillons situés à l'extrémité des deux ailes sont couverts de toits en dômes carrés.

Sur le jardin, la saillie ovale du corps central est inspirée du château de Vaux-le-Vicomte. Elle renferme un salon ovale édifié sur deux niveaux et surmonté d'une coupole à laquelle répondaient les coupoles plus basses coiffant les pavillons latéraux.

Les anciennes douves sont été transformées en fossés gazonnés.

Laborde dépense à La Ferté-Vidame 14 millions de livres.

Il y reçoit Louis XV, Joseph II d'Autriche et Étienne-François de Choiseul.



Retraite de Jacques Necker des affaires

À plusieurs reprises, notamment en 1772, Jacques Necker avance des sommes importantes au Trésor royal, ce qui lui vaut d'être remarqué par Étienne-François de Choiseul et par l'abbé Terray.

Jugeant avoir suffisamment fait fortune et ayant d'autres ambitions, Jacques Necker se retire en 1772, cédant toutes ses affaires à son frère Louis, connu sous le nom de M. de Germany, et associé de Girardot.

Sa réussite éclatante comme banquier lui a permis d'accumuler en peu de temps une notoriété et une fortune considérable.



Retour de Étienne-François de Choiseul à Paris

À l'avènement de Louis XVI, Étienne-François de Choiseul espère son rappel. Il est expérimenté et populaire et a été l'homme de l'alliance avec l'Autriche.

Marie-Antoinette d'Autriche apprécie Étienne-François de Choiseul et souhaite son retour.

Mais Louis XVI ne lui pardonne pas de s'être vivement opposé à son père, Louis-Ferdinand de France, à propos de l'expulsion des Jésuites en 1764.

Le Roi ne rappelle pas Étienne-François de Choiseul mais, cédant aux instances de la Reine, il met fin à son exil et lui permet de revenir à Paris.

Étienne-François de Choiseul reparaît à la Cour le 12 juin 1774.

À cette date, Maurepas domine le Conseil et Charles Gravier occupe le poste de secrétaire d'État aux Affaires étrangères.

Louis XVI lui réserve un accueil maussade, se bornant à lui dire : Monsieur de Choiseul, vous avez perdu une partie de vos cheveux.

Étienne-François de Choiseul comprend qu'il n'y a rien à espérer et repart dès le lendemain pour Chanteloup.


Pagode du château de Chanteloup

Construction de La Pagode au Château de Chanteloup

Dans le parc, au Sud du Château de Chanteloup, Étienne-François de Choiseul fait construire entre 1775 et 1778 par Louis-Denis Le Camus une pagode de 7 étages. Elle est destinée à des fêtes nocturnes.

Les pierres utilisées pour édifier la Pagode proviendraient de la Bourdaisière à Montlouis, un des châteaux de Louise Henriette Marie Adélaïde de Bourbon, détruit en partie suite à un caprice d'Étienne-François de Choiseul.

Ce château sera reconstruit sous la Terreur par Armand Joseph Dubernad.

Haute de 44 mètres, la Pagode comporte 7 étages qui reposent sur un péristyle circulaire de 16 colonnes et 16 piliers. Un escalier intérieur de 142 marches monte jusqu'au sommet.

Située au sommet d'une colline, elle forme le point de rencontre de 8 longues avenues tracées dans la forêt d'Amboise.

Elle est à la lisière de la forêt d'Amboise, au bord d'un miroir d'eau en demi-lune qui se prolongeait au Sud par un grand canal aujourd'hui engazonné et formant un boulingrin.

Devant l'absence de sources et les difficultés de recueillir des eaux de ruissellement, Étienne-François de Choiseul fait venir de Valenciennes l'ingénieur Laurent, créateur des canaux du Nord, qui, afin d'amener les eaux de l'étang des Jumeaux, trace un canal à travers la forêt sur 13 kilomètres. Ce canal sera détruit à la Révolution pour récupérer le plomb du réseau des canalisations...

Au premier étage, Choiseul aurait fait graver sur des tables de marbre blanc les noms des 210 personnes de haute condition qui vinrent le visiter durant son exil, bravant le Roi.



Mort de Étienne-François de Choiseul

Cession du Château de Chanteloup

Étienne-François de Choiseul meurt à Paris le 8 mai 1785.

Louise Honorine Crozat, sa veuve, cède le Château de Chanteloup et le domaine à Louis Jean Marie de Bourbon.


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