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Événements contenant la ou les locutions cherchées



899 événements affichés, le premier en 254 - le dernier en 2002



Mort du Pape Lucius Ier

Étienne Ier Pape

Lucius Ier meurt de mort naturelle en 254.Il est inhumé dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte. Il est fait Saint.

Euenne ou Étienne Ier devient le 23e Pape le 12 mai 254. Son pontificat s'insère entre deux vagues de persécutions.



Crise interne à l'Église

Une crise interne à l'Église mène celle-ci au bord de la rupture avec les Église d'Orient et celle d'Afrique. Comme ses deux prédécesseurs Étienne est favorable à la réintégration des chrétiens apostats sous la persécutions de Trajan Dèce et repentis depuis. Mais le problème se pose aussi pour les clercs qui avaient le devoir de donner l'exemple, y compris dans le martyr. Étienne Ier refuse de réintégrer deux évêques d'Espagne qui avaient échappé à la persécution en produisant des certificats attestant qu'ils avaient sacrifié aux dieux païens. Étienne Ier fait de même envers l'évêque d'Arles, qui depuis, dans une totale inconséquence, était passé aux novatiens.

Étienne exige de la totalité des Églises chrétiennes qu'elles se conforment à la tradition romaine en ce qui concerne le baptême des hérétiques, des schismatiques et des chrétiens apostats, à savoir une simple imposition des mains de l'évêque, la confirmation, puisque ce sont des personnes qui dans le passé ont déjà été baptisées. Mais les Églises d'Orient et d'Afrique exigent un nouveau baptême.

Étienne Ierest un personnage autoritaire et il accepte mal cette indépendance. Un conflit s'engage avec Cyprien, l'évêque de Carthage, menacé par Étienne Ier d'excommunication. Cyprien reçoit le soutien des Églises d'Asie Mineure, de Syrie et de Cappadoce. Alarmé, Denys, le patriarche d'Alexandrie, joue les médiateurs mais en vain.



Mort de Cyprien Évêque de Carthage

Mort Étienne Ier Pape

Sixte II Pape

La mort de Cyprien et celle d'Étienne le 2 août 257 met fin à cette querelle et évite la rupture. Étienne est inhumé dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte bien que sa pierre tombale n'ait jamais été retrouvée. Il est fait Saint.

Sixte II ou Xyste II, d'origine grecque, devient le 24e Pape le 31 août 257. Il est le premier pape à porter un nom déjà utilisé.

Sixte II rétablit les relations avec les Églises d'Orient et d'Afrique qui avaient été interrompues par son prédécesseur sur la question du baptême.


Sainte-Geneviève

Mort de Sainte-Geneviève

Sainte-Geneviève meurt en 512 dans l'ermitage de Paris, âgée de 89 ans.

Elle est enterrée dans l'église Saint Pierre et Saint Paul aux côtés de Clovis Ier et rejointe plus tard par la reine Clotilde de Burgondie, ses plus célèbres disciples.

Sainte-Geneviève est considérée par les catholiques comme la sainte patronne de Paris, du Diocèse de Nanterre et de la gendarmerie nationale française.

La chasse ayant contenu ses reliques est honorée dans l'église Saint-Étienne-du-Mont à Paris.

La chasse ne contient plus les restes de Sainte-Geneviève, ceux-ci ayant été jetés aux égouts à l'époque révolutionnaire en 1793.


Siège de Tournai - Guillaume Crétin BNF Assassinat de Sigebert

Mort de Sigebert Ier

Chilpéric Ier de Francie à nouveau Roi de Neustrie et de Soissons

Childebert II Roi d'Austrasie

Chilpéric Ier de Francie et sa femme Frédégonde d'Ardennes sont encerclés dans Tournai, et ne peuvent s'échapper.

En 575, Sigebert Ier se fait proclamer Roi de Soissons par les sujets de Chilpéric Ier de Francie.

Deux scélérats envoyés par l'implacable Frédégonde d'Ardennes poignardent Sigebert Ier à Vitry-en-Artois, où il s'est rendu pour recevoir les hommages des Neustriens.

Chilpéric Ier de Francie recouvre alors son royaume de Neustrie et de Soissons, occupe la plus grande partie des États de Caribert et notamment Paris, et relègue Brunehaut à Rouen.

Après l'assassinat de Sigebert, Brunehaut et le jeune Childebert II sont arrêtés par ordre de Frédégonde d'Ardennes.

C'est sous le règne de Sigebert Ier qu'il est parlé pour la première fois de la dignité de maire du palais, qui fut par la suite si funeste à la puissance royale.

Mais, Gondebaud, un seigneur austrasien, a l'adresse de libérer Childebert II, de le mener en Austrasie, où les grands l'élèvent sur le trône, et balaye ainsi les projets formés par Chilpéric Ier de Francie et Frédégonde d'Ardennes, d'unir ce royaume à leur couronne.

Childebert II succède à son père et est couronné roi d'Austrasie en 575 n'étant âgé que de 5 ans. Childebert II gouverne sous la tutelle de sa mère, Brunehaut.

Pendant la captivité de Brunehaut, les seigneurs austrasiens exercent la régence, et s'accoutument si bien au pouvoir, qu'à l'époque où elle est libérée, elle est réduite à essayer de reprendre par des intrigues une autorité qu'elle croyait devoir lui appartenir, comme mère du roi mineur.

Chilpéric Ier de Francie et Frédégonde d'Ardennes, malgré leurs crimes, réussissent à se maintenir sur le trône et gouvernent même leur royaume avec assez d'habileté.

En 575, Marseille revient à Childebert II, fils de Sigebert Ier, mais Gontran Ier, oncle de ce dernier, tout en s'instituant son tuteur, s'attribue la moitié de la ville : la ville basse. Childebert II, outré de ce procédé, rompt avec son oncle.

Théodore, évêque de Marseille, épouse la cause de Childebert II et a à soutenir une lutte des plus vives contre Dynamius ou Dyname ou Diname, recteur de la Provence pour le compte de Gontran Ier de 575 à 587.

Théodore et Dyname ont des partisans déterminés. Cette querelle amène des troubles sérieux dans Marseille.

Dès le début, Dyname est appelé à une entrevue qui doit avoir lieu hors des murs de la ville, à l'église de Saint-Étienne (aujourd'hui Notre-Dame du Mont). Dyname est séparé de ses gardes et mis dans l'obligation de laisser pénétrer les soldats de Childebert II dans la ville.

Dyname se venge bien par la suite : il fait emprisonner à plusieurs reprises Théodore. L'évêque subit en dernier lieu une assez longue détention, mais Childebert II et Gontran Ier s'étant réconciliés, il peut reprendre la direction de son diocèse et tout rentre dans l'ordre.

La ville devient une indivision sous l'autorité des deux souverains, représentés par un seul fonctionnaire appelé rector et nommé par le roi austrasien.

La région d'Arles, de son côté, semble dépendre de ducs aux pouvoirs territoriaux plus étendus.



Clodulphe de Metz Évêque de Metz

Clodulphe de Metz devient 32e Évêque de Metz en 656.

Il occupera ce poste pendant 40 ans.

Il fait richement décorer la cathédrale Saint-Étienne.

Il est proche de sa belle-sœur Gertrude de Nivelles.



Retraite de Bathilde d'Ascanie à l'abbaye de Chelles

Vers 665, Bathilde d'Ascanie est destituée et prend le voile à l'abbaye de Chelles. Dès ce moment, Ébroïn gouverne en maître.

Bathilde d'Ascanie adjoint à la communauté féminine de Chelles des frères pour assurer le temporel.

Elle fait bâtir une basilique dédiée à Sainte-Croix, Saint Georges et Saint- Étienne.

Bertille est née au pays de Soissons vers 650. Veuve et sans enfant, sous l'influence de Saint-Ouen, elle entre fort jeune à l'abbaye de Jouarre. Elle y est cellerière

Bathilde d'Ascanie la fait venir de Jouarre à Chelles.



Mariage d'Adalbert d'Alsace avec Gerlinde de Pfalzel

Adelberg ou Adalbert d'Alsace épouse en 715 Gerlinde de Pfalzel, fille de Odon de Pfalzel et d'Adèle de Pfalzel. Leurs enfants sont :

Gerlinde de Pfalzel est, à sa mort, est inhumée dans l'abbaye Saint-Étienne.



Construction de l'abbaye de Saint Étienne de Strasbourg

Adalbert d'Alsace construit l'abbaye de Saint Étienne de Strasbourg en 717.

La crypte présente les vestiges de la basilique romaine du Ve siècle.

Attale, fille d'Adalbert d'Alsace y est la première abbesse.



Mariage d'Adalbert d'Alsace

Adalbert d'Alsace est veuf de Gerlinde de Pfalzel.

Adalbert d'Alsace épouse Bathilde, une riche femme d'Alsace. Leurs enfants sont :



Naissance d'Étienne III

Étienne III naît en Sicile vers 720.



Mort d'Adalbert d'Alsace Duc d'Alémanie et d'Alsace, Comte de Sundgau

Luitfrid Ier d'Alsace Duc d'Alsace

Eberhard d'Eguisheim Comte du Sundgau

Adalbert d'Alsace augmente la dotation première du monastère de Honau en y ajoutant des biens et des revenus en juin 722.

Adalbert d'Alsace meurt, peut-être en sa villa de Koenigshoffen, avant le 11 décembre 722.

Il est inhumé dans le cœur de l'abbaye Saint-Étienne.

Luitfrid Ier d'Alsace, son fils, lui succède et devient Duc d'Alsace.

Luitfrid Ier d'Alsace fait Eberhard d'Eguisheim, son jeune frère, Comte du Sundgau.



Mort d'Attale Abbesse du monastère de Saint-Étienne

Attale meurt le 3 décembre 741.



Mort du Pape Zacharie

Étienne Pape éphémère

Mort d'Étienne

Étienne II Pape

Zacharie meurt le 14 mars 752, mais le martyrologe de 1922 a estimé que sa mort n'était survenue que le 22 mars. Il est fait Saint.

Étienne est élu pape en mars 752 mais il meurt d'apoplexie 3 jours après, avant d'avoir pu être consacré, ni même d'avoir été ordonné évêque.

Le pape était choisi parmi les prêtres ou les diacres de Rome et il n'arrivait jamais qu'un homme déjà évêque d'un autre diocèse soit élu pape. Le pape étant par définition évêque de Rome, il n'était considéré légitime qu'au jour de son ordination. Étienne ne fut donc pas considéré comme un pape légitime et oublié des listes de papes.

Ethienne ou Étienne II (en latin Stephanus), membre d'une famille riche et aristocratique de Rome, est élevé au palais du Latran. Devenu adulte, il est ordonné diacre et prend part à l'administration des hospices, qui jouent un rôle crucial dans l'accueil des pèlerins.

Étienne II est consacré Pape à l'unanimité le 25 mars 752, premier pape italien (Grégoire II excepté) après une longue série de pontifes orientaux.



Conquête de l'exarchat de Ravenne

Menace du roi des Lombards sur le pape

Astolphe, Roi des Lombards, conquiert en 752 l'exarchat de Ravenne. Les Lombards, devenus maîtres de l'exarchat de Ravenne, entendent faire reconnaître leur souveraineté sur toute l'Italie romaine. Refusant cette tutelle, Étienne II demande le soutien de Constantin V Copronyme. L'Empereur romain d'Orient, aussi puissant que lointain, est en mauvaise posture et nullement en mesure de secourir le Pape. En réponse, il lui envoie un négociateur, le silentiaire Jean. Étienne II délègue son frère pour accompagner celui-ci à Pavie. Peine perdue, Astolphe refuse de rendre Ravenne. Après cet échec, l'empereur nomme le pape son négociateur direct.


Donation de Pépin

Rencontre d'Étienne II et de Pépin III le Bref

Traité de Quierzy-sur-Oise

Étienne II se met en quête d'un protecteur militaire. Or Pépin III le Bref, roi des Francs, est redevable à la papauté qui a légitimé le renversement des Mérovingiens. Étienne II se résout à se rendre auprès du roi des Francs pour lui demander une aide militaire. C'est la première fois qu'un pape entreprend pareil voyage. Il n'a pas d'autre choix. Étienne se met donc en route pour le rencontrer et au passage, tente une ultime négociation avec Astolphe, qui échoue.

En plein hiver de 753 à 754, Étienne traverse donc les Alpes.

Le 6 janvier 754, au palais de Ponthion, au sud de la Champagne, Pépin III le Bref, vient au-devant de lui et avec déférence, prend la bride de son cheval. Habile politique, il reproduit de la sorte le geste d'allégeance de l'empereur Constantin le Grand à l'égard du pape Sylvestre Ier.

Étienne II propose à Pépin une alliance par laquelle il confirmerait par un second sacre, fait par lui-même, la grâce divine sur le roi des Francs et sur ses fils.

L'accord définitif se fait le 14 avril 754, à Quierzy-sur-Oise, au nord de Paris.

Le pape reconnaît la dynastie carolingienne et approuve la relégation au couvent qui a été imposée au roi mérovingien

En échange, Pépin III le Bref s'engage à intervenir contre les Lombards.

L'Exarchat de Ravenne, la Corse, la Sardaigne et la Sicile, possession théorique de l'Empereur sont données au pape pour le mettre à l'abri de toute agression.

Les États pontificaux sont ainsi créés.



Sacre pontifical

Le 27 ou le 28 juillet 754, le pape gagne l'abbaye de Saint-Denis, au nord de Paris, que 1 000 liens affectifs rattachent à Pépin III le Bref et à sa famille.

Étienne II y sacre Pépin III le Bref avec éclat et lui confère les titres de roi des Francs et de Patrice des Romains ("Patricius Romanorum").

Les fils et héritiers de Pépin III le Bref : Carloman et Charles (le futur Charlemagne), sont aussi sacrés par la même occasion, ce qui légitime la future lignée carolingienne.

Leur mère, Berthe Au Grand Pied, est bénie par le souverain pontife.

Le pape, par cet acte, établit un lien entre l'onction faite aux rois de l'Ancien Testament et celle des rois de la nouvelle dynastie. Pendant le millénaire qui va suivre, tous les souverains de France vont se réclamer de cette cérémonie pour se faire sacrer à leur avènement. La légitimité des rois des Francs est désormais de droit divin et ne dépend plus exclusivement des seigneurs francs, électeurs de leur roi. Le principe de cette royauté de droit divin va durer en France sans interruption pendant 1 100 ans.

En confirmant la royauté de Pépin III sur les Francs et en lui conférant lui-même l'onction, le pape prend ses distances avec l'empereur byzantin. C'est le début d'un long conflit entre la papauté et l'empereur byzantin et le patriarcat de Constantinople. Le Saint-Siège s'en remet désormais pour sa sécurité aux souverains francs. C'est le début d'une longue collaboration, bien que souvent orageuse, avec les Carolingiens et leurs lointains héritiers du Saint Empire romain germanique.

Pépin III le Bref se voit obligé, pour satisfaire le pape Étienne II de rompre l'alliance qui le liait aux Lombards.

L'envoi d'une délégation auprès des Lombards, le 14 octobre 754, ne suffit pas à calmer leurs revendications.



Mariage de Lothaire de Moselgau avec Térence de Lombardie

Lothaire de Moselgau est envoyé par Pépin III le Bref vers le pape Étienne II.

Lothaire de Moselgau épouse Tarente ou Térence de Lombardie, fille d'Astolphe de Lombardie.



Siège de Rome

Donation de Pépin

Création des États pontificaux

Mais en 756, Astolphe, Roi des Lombards, s'allie avec le Duc de Bénévent pour assiéger Rome. Étienne II parvient à demander du secours aux Francs par voie de mer. Pépin vient de nouveau assiéger Pavie, contraignant Aistulf à lever le siège de Rome.

Astolphe doit alors promettre de rendre les territoires pris par ses troupes. Pépin confirme par écrit ses promesses : c'est la donation de Pépin. Fulrad, abbé de Saint-Denis, se voit confier la tâche de prendre possession de ces territoires au nom du pape. Il en dépose ensuite les clefs sur le tombeau de Saint Pierre, faisant ainsi de ces territoires le "patrimoine de Saint Pierre". Ainsi naissent les États pontificaux.



Serge Archevêque de Ravenne prisonnier

Étienne II nomme ensuite deux représentants chargés d'administrer en son nom l'exarchat et la Pentapole. L'archevêque en titre de Ravenne, Serge, proteste devant ce qu'il juge être une intrusion. Il est arrêté.



Naissance de Gisèle

Ghirlanda ou Ghirla ou Isbergue ou Gisèle dite la lépreuse naît en 757, fille de Pépin III Le Bref et de Berthe Au Grand Pied.

Pépin III Le Bref envoie une ambassade au Pape Étienne II, le priant de devenir le père spirituel de Gisèle. Le pape accepte et lui envoie un de ses premiers dignitaire pour tenir l'enfant sur les fonds baptismaux.



Nouvelle abdication de Ratchis Roi des Lombards

Didier de Lombardie Roi des Lombards

Didier de Lombardie, Duc lombard de Toscane, qualifié quelquefois de Duc d'Istrie, rassemble une armée et force Rachis, frère d'Astolphe, à lui céder ses droits en 757.

Étienne II se retrouve en position d'arbitre dans la succession des Lombards. Il favorise Didier de Lombardie qui est élu Roi des Lombards contre la promesse de livrer les villes rendues par Astolphe, promesse dont il ne s'acquittera que partiellement.



Mort de Étienne II (III) Pape

Paul Ier Pape

Étienne II meurt le 26 avril 757.

Paul Ier devient Pape en 757, succèdant à son frère le pape Étienne II (III).



Mariage de Liutfrid II d'Alsace avec Hiltrude de Wormsgau

Liutfrid II d'Alsace épouse Hiltrude de Wormsgau. Leurs enfants sont :



Étienne III (IV) Pape

Étienne III devient pape le 1er août 768.



Déposition de Constantin II

L'Antipape Constantin II est déposé. Il est interné dans un monastère en 769 après l'élection d'Étienne III et eut les yeux arrachés. Tous les actes de son pontificat sont annulés.



Répudiation d'Hilmitrude

Mariage de Charlemagne avec Désirée de Lombardie

Le contrat de mariage de Charlemagne et d'Hilmitrude est annulé en 770, sous la pression de Berthe Au Grand Pied.

Pour étendre encore son royaume et son pouvoir, Didier de Lombardie, Roi des Lombards, désire :

Didier de Lombardie espère avoir en Charlemagne un allié sûr.

Le pape Étienne III, craignant pour son état pontifical, prie Charlemagne de ne pas s'unir à Désirée et Carloman Ier de Francie à Gerberge de Lombardie. Mais Charlemagne accepte l'union.

Charlemagne épouse le 25 décembre 770 à Mayence Désirée de Lombardie, fille de Didier de Lombardie et d'Ansa.



Mariage de Gérard Ier de Paris avec Rotrude d'Austrasie de Morvois

Gérard Ier de Paris épouse en 770 Rotrude d'Austrasie de Morvois, fille de Carloman de France. Leurs enfants sont :



Prise de Rome par Didier de Lombardie

Répudiation de Désirée de Lombardie par Charlemagne

Mariage de Charlemagne avec Hildegarde de Souabe

En 771, Didier de Lombardie marche vers Rome et pénètre la ville. Étienne III implore alors Charlemagne.

Désirée de Lombardie est répudiée en 771 sous la pression du pape. Charlemagne fait ainsi comprendre à Didier de Lombardie qu'il le condamne.

Charlemagne épouse à Aix-la-Chapelle en 771 Hildegarde de Souabe. Leurs enfants sont :



Mort de Étienne III Pape

Adrien Ier Pape

Adrien Ier inquiété par Didier de Lombardie

Étienne III (IV) meurt le 24 janvier 772. Il est fait Saint

Étienne III établit qu'aucun laïque ne pourrait être élu pape s'il n'avait pas été cardinal. Il déclare nul le synode iconoclaste de Constantinople et condamne l'antipape Constantin II.

Adrien Ier, né à Rome, fils d'un certain Théodore, appartenait à une famille noble de Rome, les Colonna. Très populaire, Adrien Ier monte progressivement les échelons de la hiérarchie ecclésiastique, devenant notaire régionnaire, puis sous-diacre à l'appel de Paul Ier, avant d'être nommé diacre par Étienne III.

Hadrien ou Adrien Ier est élu 95e Pape le 9 février 772, à un moment où l'Église de Rome avait besoin d'un protecteur.

Adrien Ier reconstruit les aqueducs détruits par les Lombards et les murs de la ville. Il commence une restauration grandiose des églises romaines et de la construction de l'hôpital de Santo Spirito.

Didier de Lombardie pense pouvoir manipuler Adrien Ier aussi facilement que l'ancien pape mais Adrien Ier lui tient tête et le somme de lui rendre les villes qu'il détient indûment. À l'imitation d'Étienne II, Adrien Ier envoie un émissaire à Charlemagne afin de lui demander aide et soutien.



Étienne Comte de Paris

Étienne devient Comte de Paris en 778.



Mort d'Étienne Comte de Paris

Étienne meurt en 811.



Bégon Ier de Paris Comte de Paris

Bégon Ier de Paris succède à son frère Étienne de Paris et devient Comte de Paris en 815.

Il contribue à la prospérité de l'abbaye Saint-Pierre-du-Fossé.



Mort de Léon III Pape

Étienne IV ou V Pape

Léon III Pape meurt le 11 juin 816 à Rome.

Il est inhumé le 12 juin à Saint-Pierre, aux côtés de Léon Ier et Léon II.

Il sera canonisé en 1673 par Clément X.

Léon III fonde l'école palatine, le premier noyau de l'université de Paris.

Léon III combattit l'adoptianisme en Espagne.


Querelle du Filioque

La "querelle du Filioque" est la querelle théologique entre l'Église catholique romaine et l'Église orientale, à propos du dogme de la Trinité.

Le mot Filioque est ajouté unilatéralement dans le credo occidental: "ex Patre Filióque procedit" "Il procède du Père et du Fils".

Ce mot était déjà employé notamment en Espagne, afin de réfuter l'arianisme.

Léon III accepte le Filioque comme une vérité de foi mais, malgré la pression des évêques de France et d'Espagne, refuse de l'insérer dans la liturgie.

C'est Charlemagne qui l'ajoute au symbole de Nicée.

Le pape proteste en faisant apposer, sur les portes de sa cathédrale, gravés sur des plaques métalliques, les textes latin et grec du credo original.

Étienne IV, né à Rome, est élu pape le 12 juin 816 sans attendre que Louis Ier le Pieux approuve cette élection.

Pour ne pas offenser l'empereur, Étienne IV ordonne aux Romains de prêter fidélité au roi des Francs puis envoie à Louis des ambassadeurs afin d'expliquer cet hommage.



Couronnement de Louis Ier le Pieux

Indépendance de l'État de Rome

Le Pape Étienne IV se rend lui-même à la cour des Francs.

Le 5 octobre 816, il procède à Reims au couronnement comme empereur et impératrice de Louis Ier le Pieux et d'Ermengarde de Hesbaye.

Le pape obtient de Louis Ier le Pieux que l'État de Rome redevienne indépendant, ce que Charlemagne avait toujours refusé.

Le roi des Francs est désormais le vassal du pape en Francie, chose que n'acceptera pas Lothaire Ier, fils de Louis Ier le Pieux.



Mort du Pape Étienne IV

Pascal Ier Pape

Étienne IV meurt le 24 janvier 817 à Rome.

Pascal Ier, né à Rome, est élu 98e pape en 817.

Il a été auparavant directeur du monastère Saint-Étienne à Rome.



Mort d'Agobard de Lyon

Agobard de Lyon meurt à Saintes en 840.

Il sera fait Saint.

Il est à l'origine de la suppression de la personnalité des lois en Burgondie, et écrivit notamment contre les épreuves de l'eau et du feu et contre la croyance aux sorciers.

Il a laissé 22 ouvrages, dont l'une des premières éditions savantes est publiée en 1668 Étienne Baluze.


Lothaire II de Lotharingie Lothaire II de Lotharingie

Abdication Lothaire Ier

Traité de Prüm

Mort de Lothaire Ier

Louis II le Jeune Empereur d'Occident

Louis II le Jeune Roi d'Italie

Lothaire II de Lotharingie Roi de Lotharingie

Charles de Provence Roi de Provence ou de Bourgogne Cisjurane

Girard II de Paris Précepteur de Charles de Provence et Régent du royaume de Provence

À la fin de sa vie, Lothaire Ier comble les abbayes de Murbach, de Lièpvre, d'Erstein, de Saint-Étienne à Strasbourg et de Munster.

En 855, Lothaire Ier abdique et convoque ses grands vassaux.

Selon la tradition germanique, par le traité de Prüm, il partage ses possessions entre ses fils, en leur présence pour éviter tous troubles au moment de la vacance du trône.

Ce dernier domaine va s'appeler la Lotharingie, nom issu du latin Lotharii Regnum, le royaume de Lothaire.

Puis Lothaire Ier s'enferme dans l'abbaye de Prüm.

Lothaire Ier meurt à Prüm le 29 septembre 855.

Les frères de Lothaire Ier, Charles II le Chauve et Louis II le Germanique, s'emparent et se partagent une partie des possessions de Lothaire Ier. Le reste est partagé comme prévue entre les fils de Lothaire Ier.

Louis II le Jeune l'aîné demeure empereur d'Occident et Roi d'Italie.

Lothaire II de Lotharingie est couronné premier Roi de Lotharingie en 855.

Son territoire est situé entre la Meuse et le Rhin allant des Vosges à la Frise, comprenant notamment la future Lorraine et le futur Brabant. Il fixe sa capitale à Metz. Les comtés de Haute Bourgogne sont légués à Lothaire II de Lotharingie.

Lothaire II de Lotharingie, après avoir reçu le serment de fidélité de ses nouveaux sujets, va, à Francfort, voir son oncle Louis II le Germanique, dont il désire se faire un appui.

Charles de Provence hérite du royaume de Provence, appelée aussi Bourgogne Cisjurane. Ses territoires s'étendent de la Méditerranée à la Bourgogne actuelle, en incluant la Provence, Lyon et la Suisse.

Mais Charles de Provence n'est qu'un enfant et il est épileptique. Le véritable maître du royaume est son précepteur Girard II de Paris qui agit en régent du royaume.

Les velléités d'indépendance de la Provence en 848 expliquent peut-être quelques années plus tard l'apparition de ce royaume de Provence.


La Papesse Jeanne La Papesse Jeanne

Légende de la Papesse Jeanne

La légende de la papesse Jeanne conte l'histoire d'une femme qui aurait usurpé la papauté catholique en cachant sa véritable identité sexuelle. Cette légende fut accréditée jusqu'au XVIe siècle par l'Église elle-même. La légende s'est développée au cours du Moyen Âge. La première mention connue de la papesse se trouve dans la chronique de Jean de Mailly, dominicain du couvent de Metz, rédigée vers 1255. La légende se propage ensuite rapidement et sur une large étendue géographique, ce qui laisse supposer qu'elle existait déjà auparavant et que le dominicain se soit contenté de la consigner par écrit. Vers 1260, l'anecdote se retrouve chez Étienne de Bourbon, également dominicain et de la même province ecclésiastique que Jean de Mailly, dans son Traité des divers matériaux de la prédication. C'est surtout le récit qu'en fait le dominicain Martin le Polonais, chapelain de plusieurs papes, dans sa Chronique des pontifes romains et des empereurs, vers 1280, qui lui assure le succès. L'érudit Onofrio Panvinio, moine augustin, rédige en 1562 la première réfutation sérieuse de la légende dans sa Vitæ Pontificum (Vie des papes).


Naissance de Jeanne au tarot

Jeanne au tarot naît en 822 à Ingelheim, à proximité de Mayence, fille d'un moine, peut être Gerbert, un des évangélistes du pays des Angles venus prêcher la bonne parole aux frères saxons. La petite Jeanne baignant dans cet univers de savoir eut donc la chance de pouvoir étudier, ce qui était refusé à aux femmes de l'époque. Seule la carrière ecclésiastique permettant de pouvoir continuer de solides études, elle entre donc en religion comme copiste sous le nom masculin de Johannes Anglicus (Jean l'Anglais). Selon Martin le Polonais, elle aurait simplement suivi son amant étudiant. Elle voyage énormément de monastères en monastères. Elle se rend tout d'abord à Constantinople où elle aurait vu Théodora, l'impératrice douairière. Elle passe par Athènes afin d'étudier la médecine auprès du Rabbi Isaac Istraeli. De retour en Germanie, elle se rend au Regnum Francorum chez le roi Charles II le Chauve.


Jeanne au tarot Secrétaire aux affaires internationales du pape Léon IV

Jeanne au tarot se rend à Rome en 848 où elle obtient une chaire d'enseignement. Dissimulant toujours son identité, elle est accueillie dans les milieux ecclésiastiques et en particulier, à la Curie. En raison de sa réputation de connaissance universelle, elle rencontre le pape Léon IV et devient rapidement son secrétaire aux affaires internationales.


Jeanne au tarot Pape

En juillet 855, succédant à celui-ci, elle se fait élire pape sous le nom de "Benoît III".

En 857, la papesse se trouve enceinte, obligée de dissimuler sa grossesse, elle est prise de contractions au cours d'une procession et accouche quasiment en publique. Selon Jean de Mailly, elle est lapidée à mort par la foule. Selon Martin le Polonais, elle meurt en couches.



Naissance de Léon VI le Sage

Léon VI Philosophos ou Léon VI, dit le Sage de, naît le 1er ou le 19 septembre 866, fils de Basile Ier, empereur byzantin et d'Eudocie Ingerina.

L'identité de son père n'est pas été formellement tranchée. Officiellement, Léon VI est le fils de Basile Ier le Macédonien et d'Eudoxie Ingerina, sa seconde épouse. Mais la majorité des chroniqueurs contemporains indique que Léon VI le Sage et son frère Étienne seraient nés de Michel III et d'Eudoxie Ingerina.

Toujours est-il que la jeunesse de Léon VI le Sage est troublée par les sentiments d'antipathie et de dégoût que Basile Ier le Macédonien, son père, éprouve à son égard.

Léon VI le Sage est instruit par Photios futur patriarche de Constantinople. Il est surnommé le sage car il est moins ignorant que ses contemporains.



Bataille de Remich

Mort de Wala Évêque de Metz

Mariage de Godfrith avec Gisèle de Lotharingie

Les pillards remontent le Rhin et la Moselle et s'approchent de Metz, où Wala, évêque de Metz est vaincu et tué à la bataille de Remich le 11 avril 882.

Charles III le Gros, rentré d'Italie, convoque une forte armée à Worms en mai 882 pour combattre les Vikings qui se sont repliés à Elsloo ou Ascaloha ou Asselt dans le Limbourg.

Il les y assiège et négocie leur retrait.

Godfrith se fait baptiser.

Godfrith épouse Guisla ou Gisèle de Lotharingie, fille de Lothaire II de Lotharingie et de Waldrade de Wormsgau.

Godfrith reçoit le Kennemerland, en Frise occidentale, et plusieurs milliers de livres d'argent et d'or prélevées sur le trésor de Saint-Étienne de Metz.



Mort du Pape Adrien III

Étienne V Pape

Adrien III meurt en 885.

Il est fait Saint.

Adrien III maintient avec fermeté ce qui avait été fait contre Photius, patriarche de Constantinople.

Étienne V (VI), né à Rome, devient Pape en 885.



Exil de Photius

Étienne patriarche

Léon VI le Sage exile le patriarche Photius qu'il contraint d'abdiquer.

Le jour de Noël 886, Léon VI le Sage fait couronner patriarche son propre frère puîné, Étienne : maladif, ce dernier est aussi coopératif qu'on le lui demande.


Publication des Basiliques

Léon VI le Sage termine la recodification du droit romain, commencée sous Basile Ier le Macédonien, Connu sous le titre de Basiliques ou Basilica, c'est la traduction grecque et la mise à jour du code de lois créé par Justinien Ier.

Le grec est alors la seule langue comprise par le peuple et les fonctionnaires.



Louis III l'Aveugle Roi d'Arles, de Provence et de Bourgogne Cisjurane

En 890, à Valence, le concile des prélats et des grands féodaux, élisent Louis III l'Aveugle, comme roi d'Arles, roi de Provence et roi de Bourgogne Cisjurane.

Richard le Justicier est présent au sacre royal de son neveu Louis et lui assure son soutien.

Le royaume s'étend sur la rive gauche du Rhône de Lyon à Arles et du Vivarais à la Tarentaise.

Le pape Étienne VI donne son consentement.



Guy III de Spolète Empereur d'Occident

Le 21 février 891 le pape Étienne VI consacre Guy III de Spolète Roi d'Italie et Empereur d'Occident.



Mort du Pape Étienne V ou VI

Formose Pape

Étienne V (VI) meurt en 891.

Formose est élu pape le 6 octobre 891.



Étienne VI Évêque d'Anagni

Étienne VI est sacré Évêque d'Anagni par le pape Formose.



Mariage d'Ermengaud Ier de Rouergue avec Adélaïde de Toulouse

Ermengaud Ier de Rouergue épouse en 895 Adélaïde de Toulouse. Leurs enfants sont :



Mort de Formose Pape

Boniface VI Pape

Mort du Pape Boniface VI

Étienne VI Pape

Formose meurt le 4 avril 896.

Boniface VI, originaire de Rome, est élu 112e pape en 896 par une faction de Romains. Il ne règne que 15 jours, au bout desquels il meurt de la goutte ou est déposé par la faction spolétaine, suivant les traditions.

Étienne VI est d'origine romaine et fils d'un prêtre nommé Jean. Étienne VI (VII) est élu Pape en mai 896.


Le pape Formose et Étienne VI lors du Concile cadavérique - Jean-Paul Laurens (1870)

Le Concile cadavérique

Jugement Posthume de Formose

Étienne VI, sous l'influence de Lambert de Spolète et d'Agiltrude met Formose en jugement devant un synode d'évêques romains, ce qu'on a appelé le Concile cadavérique. Le cadavre est exhumé en janvier 897, revêtu des vêtements d'apparat pontificaux et assis sur un trône pour faire face à toutes les accusations portées autrefois par Jean VIII. Le verdict est que le défunt n'était pas digne du pontificat. Toutes ses mesures et ses actes sont annulés et les ordres conférés par lui sont déclarés invalides.Les vêtements de cérémonie pontificaux sont arrachés de son corps, les 3 doigts de sa main droite que le pape avait employés dans des consécrations sont coupés et le cadavre jeté dans le Tibre. On retrouve le cadavre de Formose pris dans des filets de pêcheurs. Étienne VI contraint également des clercs ordonnés par Formose à se retirer.



Mort d'Étienne VI

Romain Pape

Mort de Romain Pape

Théodore II Pape

Mort de Théodore II Pape

Étienne VI meurt en 897 étranglé au cours d'une émeute populaire, suite au concile. Après la mort d'Étienne VI, le corps de Formose est ré enterré à Saint-Pierre tandis qu'on interdit d'intenter à l'avenir des procès contre des défunts.

Romain devient Pape en août 897 et meurt en novembre 897.

Théodore II est élu Pape en décembre 897 pendant seulement une vingtaine de jours.

Certains indices suggèrent que Théodore II aurait été assassiné. Sa dépouille est inhumée dans l'ancienne basilique Saint-Pierre.



Exaction de Zwentibold envers les grands seigneurs de son royaume

Révolte de Régnier Ier de Hainaut contre Zwentibold

Sigard de Hainaut Comte de Hainaut

Zwentibold s'entoure de femmes sans mœurs, de gens de rien, de flatteurs et de complices.

Il se fait un jeu de la vie et de l'honneur des hommes les plus puissants, les plus vertueux.

À partir de 898, Zwentibold s'en prend aux grands seigneurs de son royaume.

Zwentibold les chasse, les dépouille de leurs dignités, leur enlève tous leurs biens et leurs terres pour les distribuer à ses favoris.

Son père Arnulf de Carinthie fait tout pour réconcilier son fils avec quelques-uns de ces grands seigneurs, mais en vain.

Régnier Ier de Hainaut tombe en disgrâce en 898, et ses bénéfices dont le Hainaut lui sont retirés.

Il refuse de les rendre, se révolte contre Zwentibold et se retranche à Durfost, en aval de Maastricht.

Zwentibold confie le comte de Hainaut à Sigard de Hainaut.



Mort de Zwentibold

Rattachement de la Lotharingie à la Germanie

Zwentibold dresse contre lui l'aristocratie du pays.

Zwentibold est surpris dans une bataille livrée près de l'abbaye de Susteren sur la Meuse, le 13 ou le 18 ou le 19 ou le 30 août 900.

Les attaquants sont :

Zwentibold y meurt avec les deux tiers de son armée.

Il est tué par Étienne d'Ardennes, fils de Sadiger d'Ardennes.

Le royaume de Lotharingie est rattaché à la Germanie de Louis IV l'Enfant.



Romain Ier Lécapène Amiral

Mariage de Romain Ier Lécapène avec Théodora

Romain Ier Lécapène devient amiral et épouse en 901 Théodora (morte en 923). Leurs enfants sont :



La pornocratie pontificale

La pornocratie pontificale désigne une période sombre de la papauté romaine de 904 à 963. Le terme vient de l'allemand "Römisches Hurenregiment", utilisé par les historiens du XVIIIe siècle, et qui signifie littéralement "gouvernement romain des courtisanes".

Durant cette période, la papauté subit la forte influence de femmes débauchées appartenant aux familles des comtes de Tusculum, les familles des Théophylactes et des Crescentii. Ces grandes familles romaines font et défont les papes, plaçant souvent sur le siège épiscopal des laïcs incompétents.

De tels papes n'étaient évidemment que des fantoches avec une durée de vie très brève. Les chroniqueurs du Moyen Âge (dont Liutprand de Crémone) rapportent que la période est marquée par la débauche, les actes de cruauté et les sacrilèges. Cependant, l'historiographie actuelle a largement relativisé cette vision qui était surtout le fait d'écrivains partisans de l'empereur Othon Ier le Grand qui met fin à cette période.



Naissance d'Étienne Ier de Rouergue

Étienne Ier de Rouergue naît vers 915, fils Ermengaud Ier de Rouergue (vers 870-937) et d'Adelaïde (née vers 875).



Mariage de Bérard de Beaujeu avec Wandelmode de Salins

Bérard de Beaujeu épouse vers 920 Wandelmode de Salins, fille de Guy Ier de Tonnerre et d'Adèle de Salins. Leurs enfants sont :



Mariage d'Acfred II de Carcassonne

Les enfants d'Acfred II de Carcassonne sont :



Étienne Lécapène et Constantin Lécapène associés au trône

Romain Ier Lecapène associe également au trône ses autres fils Étienne Lécapène et Constantin Lécapène en 925, de telle sorte que l'empire a désormais 5 empereurs associés.



Mort de Jean X Pape

Léon VI Pape

Jean XI Cardinal

Mort de Léon VI Pape

Étienne VII Pape

Jean X est emprisonné puis meurt assassiné à Rome à l'instigation de Marozie Iere ou de Guy de Toscane en 928.

Léon VI, né à Rome de la famille des Sanguigna, devient Pape en mai 928.

Jean XI est nommé cardinal par Léon VI en 928.

Léon VI meurt en décembre 928.

Étienne VII (VIII), né à Rome, devient Pape en 928.



Mort de Étienne VII Pape

Jean XI Pape

Étienne VII meurt en février 931.

Marozie Iere de Tusculum place sur la chaire de saint Pierre le jeune Jean XI, son fils, qui devient Pape en mars 931. Jean XI subit la forte influence de Marozie, puis de son demi-frère Albéric II de Spolète.

Malgré cette influence de débauche, Jean XI favorise les réformes d'Odon de Cluny.



Mariage d'Étienne Ier de Rouergue avec Anne

Étienne Ier de Rouergue épouse vers 937 Anne (née vers 920). Leurs enfants sont :



Mariage de Foulques II d'Anjou avec Gerberge du Maine

Foulques II d'Anjou épouse en 937 Gerberge du Maine de Gâtinais, fille de Hervé, Comte de Bretagne et du Maine, et Godehilde du Maine. Leurs enfants sont :



Naissance de Bertrand Ier de Gévaudan

Bertrand Ier de Gévaudan naît vers 938, fils d'Étienne Ier de Rouergue et d'Anne.



Mort du Pape Léon VII

Étienne VIII Pape

Léon VII meurt le 13 juillet 939. Il est inhumé dans l'ancienne basilique Saint-Pierre.

Léon VII favorise la réforme clunisienne.

Étienne VIII (IX) , né à Rome, devient Pape le 14 juillet 939.



Mort d'Étienne VIII Pape

Marin II Pape

Étienne VIII (IX) meurt en octobre 942.

Marin II, né à Rome, devient Pape le 30 octobre 942.



Déposition de Romain Ier Lécapène

Romain Ier Lécapène délaisse les affaires de l'État pour s'enfermer avec des moines et s'enfonce dans une religiosité accrue. Le 20 décembre 944, Étienne et Constantin Lécapène, craignant pour leur avenir, déposent Romain Ier Lécapène, leur père, et l'exilent sur l'île Proti, où il est tonsuré.



Mort d'Albéric Ier de Mâcon

Létald II de Mâcon Vicomte de Mâcon et de Besançon

Humbert Comte de Salin

Albéric Ier de Mâcon meurt entre 943 et 945.

Albéric est Inhumé, dans la première église Saint-Étienne de Besançon.

Cette église sera démolie en 1038 et remplacé par un nouvel édifice, lui-même démoli en 1674, situé à l'emplacement actuel de la Citadelle.

Létald II de Mâcon, fils d'Albéric, succède à son père et devient vicomte de Mâcon et de Besançon.

Humbert Ier de Salins, son frère, hérite des terres de Salins.

Humbert Ier de Salins et Létald II de Mâcon rendent hommage à Hugues le Noir.


Christ couronnant Constantin VII Porphyrogénète

Prise réelle du pouvoir par Constantin VII Porphyrogénète

À Constantinople le peuple, légitimiste et resté fidèle à la dynastie macédonienne, rejette Étienne et Constantin Lécapène et impose Constantin VII, dont le règne commence vraiment. Le 27 janvier 945, les deux Lécapène sont arrêtés, tonsurés et envoyés dans des lieux d'exil distincts.

Ennemie de la famille Lécapène, la famille Phocas, une famille de Cappadoce, jouit des préférences de l'Empereur : Bardas Phocas est ainsi nommé général des armées d'Orient tandis que ses fils Nicéphore Phocas et Léon Phocas deviennent stratèges d'Anatolie et de Cappadoce.



Mariage de Bérard de Beaujeu avec Wandelmode de Salins

Bérard de Beaujeu épouse Wandelmode de Salins, fille d'Humbert Ier de Salins et de Wandelmode. Leurs enfants sont :



Naissance d'Emildis de Gévaudan

Ermengarde ou Hermengarde ou Eimilde ou Emildis de Gévaudan naît vers 950, fille d'Étienne de Gévaudan (mort en 975) et d'Anne.


Blason des Ducs de Bourgogne

Mort de Hugues le Noir

Gilbert de Chalon-sur-Saône Comte de Châlon, d'Autun, de Beaune, de Troyes et de Dijon

Gilbert de Chalon-sur-Saône Comte principal de Bourgogne

Létald II de Mâcon Comte de Besançon et de Mâcon

Hugues le Noir meurt le 17 décembre 952 et est enterré à l'église Saint-Étienne de Besançon. Les terres d'Hugues le Noir sont réparties entre Gilbert de Chalon-sur-Saône et Liétaud qui ont probablement épousé les filles de Hugues.

Principal lieutenant d'Hugues le Noir, Gilbert de Chalon-sur-Saône lui succède dans ses différents comtés : Châlon, Autun, Beaune, Troyes et Dijon, mais sans être reconnu Duc de Bourgogne. Il doit se contenter du titre de Comte principal de Bourgogne.

Létald II de Mâcon devient Comte de Besançon et Comte de Mâcon et récupère la Haute-Bourgogne et le Mâconnais.



Étienne II de Gévaudan vicomte de Gévaudan

Stephanus ou Étienne II de Gévaudan, fils de Bertrand Ier de Gévaudan, Vicomte de Gévaudan, et d'Eimildis, devient Vicomte de Gévaudan en 954.

Il gouverne Saint-Julien de Brioude et Mende, et domine le sud de l'Auvergne.



Mariage de Bertrand Ier de Gévaudan avec Eimildis

Bertrand Ier de Gévaudan épouse vers 957 Eimildis ou Emilgardis (née vers 940). Leurs enfants sont :



Naissance d'Étienne II de Gévaudan

Stephanus ou Étienne II de Gévaudan naît vers 960, fils de Bertrand Ier de Gévaudan et d'Eimildis.



Robert II est surnommé le Jeune

Robert II d'Auvergne est cité comme Vicomte d'Auvergne lors de la donation que fait son frère, Étienne, l'évêque de Clermont, au chapitre de Brioude en 962.



Naissance d'Étienne de Mehun-sur-Yèvre

Étienne de Mehun-sur-Yèvre naît en 965.



Naissance d'Almodis de Gévaudan

Adalmode ou Aumode ou Almodis de Gévaudan naît en 965, fille d'Étienne Ier de Rouergue ou de Limoges, Comte de Gévaudan, et d'Anne.



Mort d'Étienne Ier de Rouergue Comte de Gévaudan

Étienne Ier de Rouergue meurt vers 967.



Mariage de Géza Arpad avec Sarolt de Transylvanie

Géza Arpad épouse Sarolta de Siebenbuergen, fille de Gyula de Transylvanie, Prince de Transylvanie. Leurs enfants sont :

Ses sœurs épousent l'une, un prince bulgare, l'autre, le.



Naissance d'Étienne Ier de Hongrie

Vajk ou Vaïk ou István ou Étienne Ier de Hongrie naît à Esztergom au nord de Budapest en 969 ou 975, fils de Géza Arpad, Prince de Hongrie, et de Sarolta de Siebenbuergen de Transylvanie.



Mort de Étienne II de Gévaudan

Étienne II de Gévaudan meurt en 970.



Mariage d'Henri II le Querelleur avec Gisèle de Bourgogne

Henri II le Querelleur épouse avant 972 Gisèle de Bourgogne, fille de Conrad III le Pacifique et d'Adélaïde de Provence. Leurs enfants sont :



Naissance d'Étienne d'Agde

Stephanus ou Estève ou Étienne d'Agde naît à Agde en 975.



Mariage de Guillaume IV d'Auvergne avec Umnerge de Limoges

Guillaume IV d'Auvergne épouse vers 975 Umnerge de Limoges, fille d'Aimon Ier de Bourbon et d'Aldesinde de Déols. Leurs enfants sont :



Mariage de Herbert III de Vermandois le Jeune avec Ermengarde de Bar

Herbert III de Vermandois le Jeune épouse en 977 Hermengarde ou Ermengearde ou Ermengarde de Bar, fille de Renaud ou Renard de Bar-sur-Seine. Leurs enfants sont :



Mariage d'Étienne II de Gévaudan avec Adélaïde d'Anjou

Étienne II de Gévaudan épouse en 967 ou vers 979 Adélaïde d'Anjou, fille de Foulques II d'Anjou et de Gerberge du Maine. Leurs enfants sont :



Naissance de Bertrand II de Gévaudan

Bertrand II de Gévaudan naît vers 980, fils d'Étienne II de Gévaudan et d'Adélaïde d'Anjou.



Mariage d'Hubert Ier de Vendôme avec Emmeline de Chartres

Hubert Ier de Vendôme épouse Emmeline de Chartres. Leurs enfants sont :



Naissance d'Hermengarde de Gévaudan

Hermengarde de Gévaudan naît en 981, fille d'Étienne II de Gévaudan et d'Adélaïde d'Anjou.



Naissance de Philippa de Gévaudan

Philippe ou Philippie ou Philippa de Gévaudan naît en 982, fille d'Étienne II de Gévaudan et d'Adélaïde d'Anjou.



Mort d'Étienne II de Gévaudan

Étienne II de Gévaudan meurt vers 982.



Conversion de Géza Arpad et d'Étienne Ier de Hongrie au catholicisme

Géza Arpad se tourne vers Othon II Le Roux.

Après un traité, Géza Arpad accepte la venue de missions chrétiennes, telles celles envoyées par Adalbert de Prague. Bruno, Évêque de Saint-Gall, fait parti de cette mission.

Adalbert de Prague, l'évêque de Prague, que les Przemislides, la famille rivale de la sienne, empêchent d'accomplir son ministère, découvre à Rome sa véritable vocation: l'action missionnaire.

L'empereur fait sa connaissance et d'interminables conversations nourrissent une amitié que la séparation ne devait pas altérer. La tonalité mystique qu'on trouve dans tous les projets d'Othon III du Saint-Empire provient de l'autorité morale d'Adalbert.

Géza Arpad et Étienne Ier de Hongrie, son fils âgé de 10 ans, se convertissent au catholicisme romain en 985. Vajik prend alors pour nom de baptême le nom d'Étienne (István en hongrois).

Étienne Ier de Hongrie est éduqué par Adalbert de Prague et ses disciples qui organisent l'Église hongroise.

Des églises et des monastères sont fondés en Hongrie telle l'abbaye bénédictine de Pannonhalma.

Géza Arpad fait convertir de gré ou de force un grand nombre de seigneurs et de guerriers et persécute les " chamans " et les païens récalcitrants. Géza Arpad aurait fait enterrer vivant le chef des Petchenègues Thonuzoba.

Géza Arpad doit affronter de nombreuses révoltes, mais renforce son pouvoir.



Mort de Herbert III de Vermandois le Jeune

Albert II de Vermandois Comte de Vermandois

Etienne Ier de Vermandois Comte de Meaux et de Troyes

Herbert III de Vermandois le Jeune meurt entre 993 et 1002.

Il est inhumé dans l'église abbatiale de Lagny-sur-Marne.

Les armes d'Herbert III de Vermandois le Jeune deviennent celles de l'abbaye de Lagny-sur-Marne.

Albert II de Vermandois devient Comte de Vermandois.

Étienne Ier de Vermandois devient Comte de Meaux et de Troyes en 993.

Étienne Ier de Vermandois continue la restauration de l'abbaye de Lagny-sur-Marne entreprise par Herbert III de Vermandois le Jeune, son père.



Conversion du Roi de Hongrie

Baptême de Waïc

Les Hongrois vaincus par Othon Ier le Grand vont se stabiliser en Pannonie, sur les bords du Danube, dans ce qui est aujourd'hui la Hongrie.

Adalbert, lors d'une de ses tournées missionnaires, confirme la conversion du Roi, dont le fils, Waïc, est baptisé à Cologne, en 994, en présence d'Othon III du Saint-Empire qui est le parrain de ce néophyte.

Il prend le nom d'Étienne de Hongrie.



Mort d'Étienne de Polignac

Étienne de Polignac meurt en 995.



Mariage d'Étienne de Mehun-sur-Yèvre

Étienne de Mehun-sur-Yèvre épouse en 995 Amilis. Leur enfant est :



Naissance de Béatrix de Mehun-sur-Yèvre

Béatrix de Mehun-sur-Yèvre naît en 995, fille d'Étienne de Mehun-sur-Yèvre et d'Amilis.



Mariage d'Étienne Ier de Hongrie avec Gisèle de Saxe de Bavière

Étienne Ier de Hongrie épouse en fin 995 ou début 996 Gisèle de Saxe de Bavière, fille d'Henri II le Querelleur et Gisèle de Bourgogne.

Leurs enfants sont :

Gisèle de Saxe de Bavière sera faite sainte.



Naissance d'Édith Arpad

Ealdgyth ou Algith ou Algithe ou Édith Arpad naît en 995 ou vers 1001, fille d'Étienne Ier de Hongrie et de Gisèle de Saxe de Bavière.



Mariage de Gothelon Ier de Verdun avec Barbe de Lebarten

Gothelon Ier de Verdun épouse en 995 Barbe de Lebarten (sans que cela soit assuré).

Leurs enfants sont :



Mort d'Herbert IV de Vermandois le Jeune

Mariage de Étienne Ier de Troyes avec Adélaïde

Étienne Ier de Troyes Comte de Meaux, de Troyes, d'Omois et de Vitry

Herbert IV de Vermandois le Jeune meurt en 995 ou en 996.

Il est inhumé dans l'abbatiale de Lagny-sur-Marne.

Étienne Ier de Troyes épouse une Adélaïde.

Ils n'ont pas d'enfant.

Étienne de Vermandois, fils d'Herbert IV de Vermandois le Jeune, devient Comte de Meaux et de Troyes, d'Omois et de Vitry en 995 sous le nom d'Étienne Ier de Troyes.

Étienne Ier de Troyes, fils d'Herbert IV de Vermandois le Jeune, achève la reconstruction du monastère de Lagny-sur-Marne.



Mort de Géza Arpad

Étienne Ier de Hongrie Duc des Magyars

Géza Arpad meurt le 1er février 997.

Étienne Ier de Hongrie devient Duc des Magyars.



Révolte en Hongrie

Étienne Ier de Hongrie mate une révolte de l'aristocratie magyare païenne conduite par le chef Koppany en 998.

Toujours en accord avec Sylvestre II, une province ecclésiastique est créée à Gran, garantissant l'autonomie religieuse de cette Hongrie dont les cavaliers inspiraient un demi-siècle plus tôt une vive crainte aux pays voisins.


Étienne Ier de Hongrie-peinte en 1875 par Benczúr Gyula (1844-1920)-Magyar Nemzeti Galéria de Budapest

Étienne Ier de Hongrie Roi de Hongrie

Étienne Ier de Hongrie est sacré Roi de Hongrie le jour de Noël de l'an 1000 avec une couronne envoyée par le pape Sylvestre II, ce qui le fait qualifier de Roi apostolique, et avec le consentement de l'empereur germanique Otton III.

Otton III lui fait parvenir la première couronne royale, apportée par le légat Aserik, ou Anastase, futur Archevêque d'Esztergom.

Un autre prélat, Domonkos, premier Évêque hongrois, participe à la cérémonie.

Étienne Ier de Hongrie impose le christianisme en Hongrie et défend l'indépendance de la Hongrie contre les Bulgares voisins et contre l'empereur germanique Conrad II le Salique (il se déclare vassal du Saint-Siège).



Demande d'une couronne royale par Boleslas Ier de Pologne

En 1001, Boleslas Ier de Pologne envoie l'abbé Astryk-Anastazy auprès du pape Sylvestre II afin de lui demander une couronne royale.

Mais celui-ci trahit Boleslas Ier de Pologne au profit d'Étienne Ier de Hongrie qui veut également être couronné roi.



Mariage de Roubaud II de Provence avec Ermengarde

Mariage de Roubaud Ier de Provence avec Emildis de Gévaudan

Roubaud II de Provence épouse vers 1002 Ermengarde ou Hermengarde. Leurs enfants sont :

Ermengarde est peut-être sœur d'Humbert Ier de Savoie, premier Comte de Savoie.

Roubaud Ier de Provence épouse Ermengarde ou Emildis de Gévaudan, fille d'Étienne de Gévaudan, Vicomte de Gévaudan, et d'Anne. Leur fils est :



Réunion de la Transylvanie au royaume de Hongrie

Étienne Ier de Hongrie réunit la Transylvanie au royaume entre 1003 et 1006.



Révolte en Hongrie

Étienne Ier de Hongrie accueille des missionnaires et doit fréquemment combattre les Magyars païens comme lors de la révolte conduite par le chef Ajtony vers 1003.

Étienne Ier de Hongrie crée des archevêchés : Kalocsa et Esztergóm, et 8 évêchés.

Étienne Ier de Hongrie abolit le système tribal de son peuple et transforme les territoires des clans en comtés (megye), basés autour d'une place forte et ayant à leur tête un ispan.

Les deux tiers de la population et des terres dépendent ainsi directement du Roi, qui fait de grandes donations aux églises et aux monastères.

Le Roi et sa cour se déplacent dans les résidences royales, en particulier les forteresses d'Esztergom (Gran) et Székesfehérvár (Stuhlweissenburg).

Étienne Ier de Hongrie gouverne avec l'aide d'un Conseil, composé entre autres de l'Archevêque d'Esztergom et du palatin (nádor).

La christianisation du pays est lente et rude.

Les Hongrois doivent :



Mariage de Richard Ier de Millau avec Hermengarde de Gévaudan

Richard Ier de Millau épouse en 1005 Hermengarde de Gévaudan, fille d'Étienne II de Gévaudan, Comte de Gévaudan, et d'Adélaïde d'Anjou. Leur enfant est :



Mort de Mathilde de Bourgogne-Comté

Mathilde de Bourgogne-Comté meurt le 13 novembre ou le 13 décembre 1005.

Elle est inhumée à Saint-Étienne d'Auxerre.



Naissance d'Émeric de Hongrie

Henricus ou Émeric de Hongrie, en hongrois Imre, en allemand Emmerich, naît à Székesfehérvár en 1007, fils d'Étienne Ier de Hongrie et de Gisèle de Saxe de Bavière.

Étienne Ier de Hongrie fait venir des ecclésiastiques tel le moine bénédictin Gérard ou Gellert de Venise, précepteur Émeric de Hongrie.

Il sera Évêque de Csanad.

Gellert est un écrivain célèbre et créateur d'écoles pour les Grands du royaume.



Mort de Bouchard Ier le Vénérable

Bouchard Ier le Vénérable, fidèle d'Hugues Capet, meurt le 26 février 1007 au monastère de Saint Maur des Fossés.

À la mort de son père, Renaud II de Vendôme séjourne alors dans le Vendômois.

Renaud II de Vendôme est à l'initiative de nombreux défrichements en particulier dans la forêt de Gatine au sud ouest de Lavardin et Montoire.

Renaud II de Vendôme fonde plusieurs villages :



Baptême de Samuel Aba

Mariage de Samuel Aba

Samuel Aba ou Owon est Prince des Kabars, tribu de Hongrie d'origine khazare née à la fin du IXe siècle de la fusion de trois tribus plus modestes.

Le judaïsme, majoritaire dans l'aristocratie khazare expliquerait peut-être son nom.

Il dominait le nord de la Grande Plaine et les monts Matra.

Vers 1010, Samuel Aba doit se faire baptiser.

Puis Étienne Ier de Hongrie lui donne sa sœur en mariage.

Aucun autre Hongrois n'qui épousera princesse de la famille royale à cette époque.

Le Comitat d'Ujvar est créé sur les territoires du Prince.

S'ensuivent la fondation du très vaste diocèse d'Eger et celles des monastères bénédictins d'Abasar et de Feldebrö.



Mariage de Eudes II de Blois avec Irmengarde d'Auvergne

Eudes II de Blois épouse en 1010 Irmengarde d'Auvergne, fille de Robert Ier d'Auvergne, Comte d'Auvergne, et d'Hermengarde de Toulouse.

Leurs enfants sont :



Étienne d'Agde Évêque d'Apt

Étienne d'Agde devient Évêque d'Apt le 16 décembre 1010.

Au cours de son épiscopat, Étienne ne perd pas l'habitude de voyager puisqu'il retourne en Palestine, en Italie et en Espagne.



Naissance d'Étienne Ier de Blois

Étienne Ier de Blois naît en 1015, fils d'Eudes II de Blois et d'Irmengarde d'Auvergne.



Thierry Ier de Lorraine Prisonnier

Thierry Ier de Lorraine est à nouveau capturé en 1018 en combattant Étienne de Bourgogne,

Thierry Ier de Lorraine vainc Eudes II de Blois, Comte de Troyes et de Meaux.



Mariage de Guillaume V d'Auvergne avec Philippa de Gévaudan

Guillaume V d'Auvergne épouse en 1020 Philippie ou Philippa de Gévaudan, fille d'Étienne II de Gévaudan et d'Adélaïde d'Anjou.

Leurs enfants sont :



Mort de Étienne de Vermandois Comte de Troyes, de Meaux, de Vitry et d'Omois

Maison de Blois

Eudes II de Blois Comte de Troyes, de Meaux

Eudes II de Blois Comte de Champagne

Étienne Ier de Vermandois meurt en 1022 sans descendance.

Eudes II de Blois, son cousin, occupe rapidement la Champagne : les comtés de Troyes et de Meaux.

Le Roi Robert se résigne à lui accorder les domaines d'Étienne Ier de Troyes afin de résoudre les conflits dans sa propre famille concernant le choix de son fils Henri Ier de France comme son successeur sur le trône de France.

Cette acquisition de la Champagne est une source de nouveaux conflits.

Eudes II de Blois est couronné comte de Champagne.

Eudes II de Blois conserve ses droits sur le Comté de Reims aux dépens d'Ebles de Roucy, Archevêque de Reims à qui ces droits devaient revenir et bat monnaie à sa place.

L'Abbaye de Lagny-sur-Marne passe sous la protection des comtes de Champagne.



Mort d'Étienne Ier de Vermandois

Étienne Ier de Vermandois meurt en 1023.



Mort de Henri II le Saint Empereur germanique

Dynastie Salienne ou franconienne

Conrad II le Salique Roi de Germanie

Conrad II le Salique Roi des Romains

Henri II le Saint meurt le 13 juillet 1024 à Grona près de Gottingen en Allemagne, dernier roi de la dynastie des Saxons ou des Ottoniens.

Ezzon de Bonnegau, époux de Mathilde de Germanie fille d'Othon II le Roux, revendique la couronne impériale, en vain.

Conrad II le Salique, Duc de Franconie, est élu, non sans tumulte, Roi de Germanie et Roi des Romains à Mayence en 1024.

Conrad II le Salique cède le Schleswig à Canut le Grand, Roi d'Angleterre et du Danemark.

Conrad II le Salique est vainqueur de Mieszko II, Roi de Pologne.

À l'avènement de l'Empereur Conrad II, les barons lombards dont Héribert, l'Archevêque de Milan, veulent s'émanciper des Allemands et offrent la couronne d'Italie :

Eudes II de Blois accepte la couronne mais les Lombards renoncent ensuite à leur idée pour ne pas se brouiller avec Robert II le Pieux qui oriente le choix sur le Duc d'Aquitaine qui échouera d'ailleurs.

Après la mort d'Henri II le Saint, les rapports de la Hongrie avec l'Allemagne s'enveniment.

La situation pourrait s'expliquer par une très hypothétique tentative d'Étienne Ier de Hongrie pour proposer la candidature d'Émeric de Hongrie comme Duc de Bavière, Émeric de Hongrie étant plus proche parent du dernier empereur que ne l'est Conrad II le Salique.



Destitution d'Ottone Orseolo

Pietro Barbolano Doge de Venise

Peu de temps après, Domenico Grandenigo, âgé de 18 ans et membre d'une des plus importantes familles de Venise, est nommé évêque de Olivolo (un des quartiers de Venise).

Ottone Orseolo s'oppose à cette nomination.

Une révolte éclate commandée par Domenico Flabanico:

Ottone Orseolo est capturé et destitué.

On lui coupe la barbe et il est envoyé à Constantinople.

Pierre Orseolo, son fils, se réfugie chez son oncle Étienne Ier de Hongrie.

Orso Orseolo, son frère, est chassé de Grado.

Pietro Barbolano est élu 28ème Doge de Venise en 1026.



Attaque de Mieszko II Lambert contre la Saxe

En 1028, Mieszko II Lambert attaque la Saxe pendant qu'Étienne Ier de Hongrie attaque le Saint-Empire.

Mieszko II Lambert pille et ravage la Saxe orientale avant de se diriger vers l'embouchure de l'Oder pour remettre de l'ordre en Poméranie occidentale.


Émeric de Hongrie

Mort d'Émeric de Hongrie

Émeric de Hongrie, le prince héritier, meurt à Veszprém le 2 septembre 1031, tué, dit-on, par un sanglier au cours d'une partie de chasse.

Il est enseveli dans l'église de Székesfehérvár (Alba Regalis) fondée par son père.

Pierre Orseolo, né chrétien tout en descendant d'Arpad, est désigné officiellement comme héritier du trône hongrois.

Samuel Aba, alors comte palatin d'Étienne Ier de Hongrie, n'est pas retenu par Étienne comme successeur potentiel. Il n'est pas du sang Arpad et sa conversion ne parait peut-être pas entièrement sincère au roi.

Pour avoir grandi dans le paganisme, sont aussi écarté :

Vazul se rebelle contre cette décision. Étienne Ier de Hongrie lui fait crever les yeux et plomber les oreilles. Il fait exiler ses fils en Pologne pour les évincer de la succession.



Construction d'une crypte sous l'église Sainte-Croix d'Orléans

Sainte Croix d'Orléans élevée au rang de cathédrale d'Orléans

Au XIe siècle, l'église cathédrale Sainte Étienne devient trop exigüe pour rester le siège du Diocèse d'Orléans.

L'église Sainte Croix d'Orléans est alors élevée au rang de Cathédrale.

Les bâtiments du chapitre sont regroupés au sud et à l'est de la Cathédrale actuelle.

Au XIe siècle, le roi Robert II Le Pieux décide la construction d'une crypte sous l'église Sainte-Croix d'Orléans pour abriter les reliques de Saint-Aignan.

Cette crypte remaniée au XIVe siècle est l'une des plus grandes de France. On peut encore y admirer les chapiteaux sculptés du XIe siècle.



Renoncement d'Eudes II de Blois à la succession de Bourgogne

Conrad II le Salique est couronné en 1033 à l'Abbaye de Payerne puis une nouvelle fois, plus tard, à Genève.

Eudes II de Blois n'en poursuit pas moins son projet et envahit la Bourgogne: il s'empare de Vienne, et occupe les châteaux de Joux, de Neuchâtel et de Morat, dans le Jura et conserve l'appui de Renaud Ier de Bourgogne-Comté sur le comté de Bourgogne.

Eudes II de Blois se laisse appeler "Roi" par ses partisans.

Eudes II de Blois abandonne la partie devant une coalition formée par le nouvel empereur Conrad II le Salique et Henri Ier de France.

L'archevêque de Besançon Hugues Ier qui a choisit le parti de Conrad II le Salique, est récompensé. Il lance les travaux de restauration de l'église Saint-Étienne de Besançon vers 1033.



Mariage de Eudes Ier de Penthièvre avec Agnès de Cornouaille

Eudes Ier de Penthièvre épouse entre 1034 et 1037 Agnès de Cornouaille, fille d'Alain III Canhiart et de Judith de Nantes. Leurs enfants sont :



Différents entre Bermond de Sauve et Pierre-Raymond de Carcassonne

Vers 1035, un plaid est tenu à l'occasion des différents qu'entretiennent Bermond de Sauve et Pierre-Raymond de Carcassonne, son frère utérin.

Ils terminent leur querelle par un accord qu'ils font dans une assemblée qu'Étienne, évêque de Béziers, préside.

Bermond de Sauve s'engage, par serment, à se déclarer vassal de Pierre-Raymond de Carcassonne son frère, auquel il donne 5 seigneurs pour otages (entre autre son cousin Pons-Bernard de Sommières) qui cautionnent chacun pour la somme de mille sols.

Bermond de Sauve abandonne à Pierre-Raymond de Carcassonne ses droits sur les abbayes de Gellone et d'Aniane qu'il reprend en fief selon la coutume de l'époque.



Bataille de Hanol

Mort d'Eudes II de Blois

Mort de Manassès de Dammartin Comte de Dammartin-en-Goële et de Combs-la-Ville

Thibault III de Blois Comte de Blois, Tours, Chartres, Châteaudun et Sancerre

Thibault III de Blois Seigneur de Château-Thierry, Provins et Saint-Florentin

Étienne Ier de Blois Comte de Meaux et de Troyes et de Vitry

En association avec Eudes de France, frère cadet d'Henri Ier de France, Eudes II de Blois cherche à se créer un royaume entre France et Germanie.

Il attaque en Lorraine, prend Bar le Duc et se porte sur Aix la Chapelle.

Gothelon Ier de Verdun qui défend ses duchés, bat Eudes II de Blois à Honol ou Hanol entre Bar-le-Duc et Verdun le 15 septembre ou novembre 1037.

Henri Ier de Louvain aide Gothelon Ier de Verdun.

Manassès de Dammartin meurt le 15 novembre 1037 tué à Bar-le-Duc.

Eudes II de Blois meurt lors de la bataille et est inhumé à coté de ses aïeux dans l'Abbaye de Marmoutier à Tours.

À la fin de sa vie, Eudes II de Blois fait construire à Tours un grand pont sur la Loire.

Conrad II le Salique décide de lever les sentences contre ses adversaires d'hier.

Le Comte Renaud, chef de la coalition, réfugié à Dijon, reçoit une ambassade de l'empereur qui lui annonce ses désirs de réconciliation.

Le patrimoine d'Eudes II de Blois est partagé en 1037 entre ses deux fils :

Raoul III de Valois organise la résistance du camp blésois face à Henri Ier de France.



Mariage d'Étienne Ier de Blois avec Adèle d'Aumale

Étienne Ier de Blois épouse en 1037 Adèle d'Aumale, fille de Guérinfrid d'Aumale, Seigneur d'Aumale. Leur enfant est :



Construction d'une nouvelle cathédrale

Les ruines de la cathédrale d'Apt, dans le centre de la cité julienne, sont telles qu'Étienne renonce à la faire reconstruire sur place.

Étienne d'Agde choisit de faire édifier une nouvelle cathédrale sur les vestiges d'une église paléochrétienne.

Étienne d'Agde la consacre le 15 août 1038 et la place sous le vocable de saint Pierre, sainte Marie et saint Castor.

Elle restera plus connue sous le nom de Sainte-Marie Nouvelle.



Mort d'Étienne Ier de Hongrie

Pierre Orseolo Roi de Hongrie

Étienne Ier de Hongrie meurt à Buda le 15 août 1038.

Il est inhumé dans l'église de Székesfehérvár (Alba Regalis) où il rejoint Émeric de Hongrie, son fils.

Pierre Orseolo, neveu d'Étienne et fils du doge de Venise, est couronné Roi de Hongrie avec l'accord du pape Benoît IX.

Pierre Orseolo :

Bref : il est haï.



Mariage de Raoul V de Beaumont avec Emmeline de Montreveau

Raoul V de Beaumont épouse longtemps avant 1045 Emma ou Emmeline de Montreveau (morte le 12 septembre 1058), Dame du Lude, fille d'Étienne de Montreveau. Leurs enfants sont :



Bataille de Syracuse

Après la victoire de Syracuse, en 1040, l'armée byzantine s'effondre.

Michel IV le Paphlagonien rappelle alors Maniakès et confie le commandement à son beau-frère Étienne Calaphatès, qui ne peut empêcher la défaite définitive.



Naissance d'Eudes III de Champagne

Eudes III de Champagne naît en 1040, fils d'Étienne Ier de Blois et d'Adèle d'Aumale.



Rébellion contre Henri Ier de France

De 1041 à 1044, Étienne Ier de Blois et Thibault III de Blois participent à la rébellion contre Henri Ier de France menée par Raoul III de Valois (Raoul IV de Vexin) et Galéran III de Meulan.

Galéran III de Meulan est vaincu et ne conserve ses terres que par le soutien de Guillaume le Conquérant.

Capturé par l'armée royale en 1041, Raoul III de Valois change de camp et se rallie au capétien, favorisant sa politique en Champagne.



Mariage de Thibault III de Blois avec Gersende du Maine

Thibault III de Blois épouse en 1044 Gersent ou Gersende du Maine du Mans, fille d'Herbert Ier Éveille-chien, Comte du Maine, et de Paule de Preuilly. Leurs enfants sont :


Bataille de Nouy

Siége de Tours

Bataille de Nouy

Thibault III de Blois Prisonnier

Cession de la Touraine

Henri Ier de France reçoit l'aide de Geoffroy II Martel, Comte d'Anjou.

Ce dernier, après avoir assiégé Tours, bat Thibault III de Blois et Étienne Ier de Blois à Nouy (Saint-Martin-le-Beau) le 21 août 1044.

Cette victoire stabilise définitivement la position d'Henri Ier de France.

Thibault III de Blois est fait prisonnier et est enfermé au château de Loches.

Pour prix de sa liberté, Thibault III de Blois doit céder à Geoffroy II Martel toutes ses possessions de Touraine avec la ville de Tours et les châteaux de Chinon et de Langeais.

Il ne conserve que l'Abbaye de Marmoutier.

Thibault III de Blois, prisonnier, perd définitivement Tours et la Touraine.

De nombreux tenants des Comtes de Blois sont évincés non seulement en Touraine mais également dans les régions voisines : Vendômois,… La Maison de Blois ne réussira plus jamais à intervenir dans ces régions.

Le Val de Loire est désormais sous l'influence Angevine.

Le centre de gravité des possessions de la Maison de Blois se déplace de la Loire vers la Seine.

A partir de là, Henri Ier de France s'inquiète de la montée en puissance du Comte d'Anjou et ne le laisse plus agir à sa guise.



Naissance de Étienne-Henri de Blois

Étienne-Henry ou Étienne-Henri de Blois naît en 1045 ou en 1047, fils de Thibault III de Blois et de Gersende du Maine.

D'abord prénommé Henri il y ajoutera celui d'Étienne issu de la famille Carolingienne de Vermandois.



Condamnation de Gaucher II de Salins

En 1045, le jour de la Saint-Étienne, l'archevêque Hugues et Renaud Ier de Bourgogne-Comté rendent justice à Besançon, et condamnent le frère de l'archevêque, Gaucher II de Salins, à renoncer à l'avouerie du monastère de Romainmôtier qu'il occupe injustement.



Mort d'Étienne d'Agde

Étienne d'Agde meurt le 6 novembre 1046.

Il est inhumé dans la cathédrale Sainte-Marie Nouvelle.



Mort d'Étienne Ier de Blois

Eudes III de Champagne Comte de Meaux et de Troyes

Thibault III de Blois Tuteur d'Eudes III de Champagne

Étienne Ier de Blois meurt en 1047.

Eudes III de Champagne devient Comte de Meaux et de Troyes sous le nom d'Eudes II.

Thibault III de Blois devient le tuteur d'Eudes III de Champagne.

De fait, Thibault III de Blois reconstitue ainsi l'ensemble Bléso-Champenois d'Eudes II de Blois, son père.

Ayant un meilleur sens politique que celui-ci, il a la sagesse de se rapprocher d'Henri Ier de France.



Alfant d'Agoult Évêque d'Apt

Alfant d'Agoult succède à Étienne d'Agde et est élu Évêque d'Apt en 1048.

Dès le début de son épiscopat, Alfant d'Agoult donne à son Église des biens sis à Saignon et à Joucas ainsi que des dîmes en vin, pain et viande.



Consécration de l'église Saint-Étienne de Besançon

Le 3 octobre 1050, Hugues Ier, l'archevêque de Besançon accueille dans sa cité, son ami le pape León IX qui consacre l'église Saint-Étienne.



Mariage de Guillaume le Conquérant avec Mathilde de Flandre

Guillaume a du mal à conquérir les faveurs d'une bien-aimée cousine, Mathilde de Flandre, qui hésite à convoler avec un bâtard. Il use de violence pour s'emparer de la jeune fille et il semble que celle-ci ne lui en tient pas longtemps rigueur...

Guillaume Ier le Conquérant épouse en 1053 Mathilde de Flandre. Leurs enfants sont :

Mais ce mariage fait apparaître Guillaume le Conquérant trop puissant aux yeux d'Henri Ier de France qui inverse son alliance et prend le parti :

et des barons normands rebelles à Guillaume le Conquérant.



Mariage de Guillaume Ier Tête-Hardie avec Étiennette de Longwy-Metz

Guillaume Ier Tête-Hardie épouse en 1053 Étiennette de Longwy-Metz, fille d'Albert II d'Alsace avec Clémence de Foix. Leurs enfants sont :



Mariage de Richard Ier de Clare avec Rohese Giffard

Richard Ier de Clare épouse Rohaise ou Rohese Giffard, Dame de Bolbec. Leurs enfants sont :

Rohese Giffard est la fille de Gautier Giffard, seigneur de Longueville, et d'Ermengarde, fille de Gérard Flaitel, et sœur de Guillaume, l'évêque d'Évreux.

Le mariage est dit avoir été arrangé par Édouard le Confesseur.

La dot de Rohese Giffard comprend des terres dans le Huntingdonshire et le Hertfordshire.

Rohese Giffard était la sœur de Walter Giffard.



Étienne Évêque de Clermont

Étienne, fils de Guillaume V d'Auvergne et de Philippa de Gévaudan, devient Évêque de Clermont en 1054.



Retour de Léon IX à Rome

Envoi de Légats à Constantinople

Prisonnier, León IX tombe malade en février 1054 et ne rentre à Rome que pour y mourir.

Le schisme a pour origine le souci de la Papauté d'uniformiser les rites dans la partie sud de l'Italie, récemment conquise par les Normands sur les Byzantins. Il se heurte à l'opposition du patriarche de Constantinople, Michel Cérulaire (Keroularios), tout aussi soucieux de les uniformiser dans le domaine du patriarcat de Constantinople. La pierre d'achoppement est l'usage du pain non levé en Occident, mais notons aussi comme autres points de litige :

Michel Cérulaire (Keroularios), patriarche de Constantinople, abhorrant la suprématie pontificale, inspire un document à diffuser à "tous les évêques des Francs et au vénérable pape lui-même", qui condamne violemment certaines pratiques de l'Église romaine, entachées de péché et de judaïsme.

Suit un échange de lettres maladroites où est soulevée l'œcuménicité du patriarcat de Constantinople, alors que l'empereur Constantin IX le Monomaque est partisan d'une alliance avec Rome et se veut conciliant.

Cela aboutit à l'envoi par Léon IX d'une délégation à Constantinople composée de :

Ces derniers, ayant combattu à Civitate contre les Normand, gardent une amère rancune contre les Byzantins qui ne sont pas venus se battre, ce qu'ils assimilent à une trahison.



Naissance d'Étienne Ier de Penthièvre

Étienne Ier de Penthièvre naît vers 1055 ou 1060, fils d'Eudes Ier de Penthièvre et d'Agnès de Cornouaille.



Mariage de Gérard Ier d'Alsace avec Hedwige de Namur

Gérard Ier d'Alsace épouse avant 1055 Hedwige de Namur ou de Flandre, fille d'Albert II de Namur et de Régelinde de Lorraine. Leurs enfants sont :

Ce mariage le rapproche de la noblesse Lorraine.



Naissance d'Étienne de Tréguier

Étienne de Tréguier naît en 1055, fils Eudes de Penthièvre et d'Agnès de Cornouaille.



Naissance de Étienne Ier de Bourgogne

Étienne Ier de Bourgogne, dit Tête-Hardie ou le Hardi, naît en 1057 ou 1061 ou 1065, fils Guillaume Ier Tête-Hardie et d'Étiennette de Longwy-Metz.


Étienne IX Pape

Mort de Victor II Pape

Étienne IX Pape

Benoît X Antipape

Victor II meurt à Arezzo le 28 juillet 1057. Il est inhumé dans S. Maria Rotonda de Ravenne.

L'importance du rôle qu'il continue à tenir dans d'autres affaires politiques de la région, fait dire de Victor II qu'il est davantage chancelier du Saint Empire romain germanique que chef de l'Église catholique romaine.

Frédéric est le fils de Gothelon Ier de Verdun et de Barbe de Lebarten est un bénédictin né en Lorraine, ancien abbé du Mont-Cassin, est élu pape le 2 ou 3 août 1057 sous le nom d'Étienne IX (X), sans l'aval de l'empereur.

Jean Mincius, Comte de Tusculum est élu antipape le 3 août 1057 par une faction de l'aristocratie romaine sous le nom de Benoît X.


Guillaume Ier Tête-Hardie - Cathédrale Saint-Jean de Besançon

Mort de Renaud Ier de Bourgogne-Comté Comte de Bourgogne

Guillaume Ier Tête-Hardie Comte de Bourgogne

Renaud Ier de Bourgogne-Comté, Comte de Bourgogne, meurt le 4 septembre 1057. Renaud est enterré dans l'église Saint-Étienne de Besançon.

Guillaume Ier Tête-Hardie, son fils, devient comme Comte de Bourgogne sous le nom de Guillaume Ier de Bourgogne.

Il est déjà associé aux décisions comtales depuis quelques années et assure l'autorité sur la Comté en l'absence de tout souverain.

Il est vassal contre son gré de l'empire germanique.


Nicolas II Pape

Mort de Étienne IX

Benoît X antipape chassé

Nicolas II Pape

Étienne IX meurt le 29 mars 1058 assassiné à Florence car il s'oppose à la nomination des papes par l'empereur germanique.

Benoît X est chassé le 29 mars 1058 après par les Romains.

Gérard l'Allobroge est sacré pape à Rome le 28 décembre 1058 sous le nom de Nicolas II.

Ce pape est d'abord un moine d'un grand savoir encyclopédique pour son temps, mais n'appartenait probablement pas à l'ordre de Cluny.



Mariage de Néel II de Saint-Sauveur avec Adèle d'Eu

Néel II de Saint-Sauveur épouse Adèle d'Eu, fille de Gilbert de Brionne et d'Adelize de Clermont. Leurs enfants sont :



Naissance d'Étienne II d'Aumale

Étienne II d'Aumale naît en 1061, fils d'Eudes III de Champagne et d'Adélaïde de Normandie.



Mariage de Thibault III de Blois avec Alix de Crépy de Nanteuil

Thibault III de Blois épouse en 1062 Alix de Crépy de Nanteuil, fille de Raoul III de Valois et d'Adèle de Bar-sur-Aube. Leurs enfants sont :



Mariage d'Eudes III de Champagne avec Adélaïde de Normandie

Eudes III de Champagne Comte d'Aumale

Adélaïde de Normandie, sœur de Guillaume le Conquérant, est veuve de Lambert de Lens.

Quelque temps après son arrivée en Normandie, Eudes III de Champagne épouse entre 1065 et 1070 Adélaïde de Normandie, fille de Robert II dit le Diable ou le Magnifique, Duc de Normandie, et d'Herleva de Falaise. Leur enfant est :

Après leur mariage, Eudes III de Champagne obtient de Guillaume le Conquérant de ne pas retourner en Champagne, où la situation est trop dangereuse pour lui.

Eudes III de Champagne devient Comte d'Aumale sous le nom d'Eudes Ier d'Aumale.

Eudes III de Champagne obtient, en droit de sa femme, la cité d'Aumale avec 10 chevaliers de l'archevêque de Rouen, charge à lui de porter l'étendard de l'archevêque lorsqu'il utilise ces hommes.



Mariage de Thierry Ier de Montbéliard avec Ermentrude de Bourgogne-Comté

Thierry Ier de Montbéliard épouse en 1065 Ermentrude de Bourgogne-Comté, fille de Guillaume Ier Tête-Hardie et d'Étiennette de Longwy-Metz. Leurs enfants sont :



Thibault III de Blois Comte de Troyes et de Meaux

Thibault III de Blois Comte de Champagne

Thibault III de Blois, oncle d'Eudes III de Champagne et frère d'Étienne Ier de Blois, en l'absence d'Eudes III de Champagne, s'empare alors de ses comtés de Meaux et de Troyes qu'il unifie.

C'est le premier Comte de Champagne sous le nom de Thibault Ier de Champagne.


Blason des Comtes d'Anjou

Bataille de Brissac

Foulques IV le Réchin Comte d'Anjou et de Tours

Foulques IV le Réchin Comte du Gâtinais

Geoffroy III de Preuilly Prisonnier

Cession du Gâtinais à Philippe Ier de France

Foulques IV le Réchin et Geoffroy III le Barbu se brouillent à nouveau au début 1068.

Geoffroy III de Preuilly prend part au conflit qui oppose Geoffroy III le Barbu et Foulques IV le Réchin.

Soutenant d'abord Foulques, Geoffroy III de Preuilly inverse son alliance et est emprisonné par Lancelin de Beaugency.

Foulques IV le Réchin remporte sur Geoffroy III le Barbu la bataille de Brissac début avril 1068 et l'enferme dans un cachot à Chinon où il restera 28 ans.

Geoffroy III le Barbu en devient fou.

Philippe Ier de France et le Comte Étienne de Blois essayent en vain de le délivrer.

Pourtant Foulques, à force de concessions, réussit toujours à garder son frère prisonnier.

Après sa victoire, Foulques IV le Réchin se proclame Comte d'Anjou et de Touraine le 19 juin 1068.

Pour acheter sa neutralité, Foulques IV le Réchin rend hommage au Comte de Blois pour la Touraine.

Foulques IV le Réchin se trouve confronté à ses vassaux qui le contestent, en particulier Supice d'Amboise et Hardouin de Trêves.

Pendant le règne de Foulques IV le Réchin l'anarchie féodale se développe dans le Comté d'Anjou et les guerres privées ont libre cours au grand tort des populations.

La justice a quasiment disparu et la misère est à son comble.

Chaque seigneur guerroyait pour son compte.

Foulques IV le Réchin doit soumettre un à un les Seigneurs Angevins et Tourangeaux, rentrant en force dans Amboise, Rochecorbon, l'Île Bouchard, brûlant puis relevant le château de Maille (actuellement Luynes).

Foulques IV le Réchin devient également Comte du Gâtinais mais pour acheter sa neutralité, il est contraint de le céder au Roi de France Philippe Ier de France de qui il devient le vassal.

Le roi garantit les coutumes du pays aux barons du Gâtinais.

Le rattachement du comté à la couronne permet d'assurer la prospérité des abbayes gâtinaises qui, pour certaines d'entre elles, bénéficient de la protection royale et se retrouvent donc à l'abri des saccages provoqués par les rivalités seigneuriales.

En réalité, le roi n'a guère qu'une autorité nominale et les comtes du Gâtinais domineront la région jusqu'au règne de Philippe II Auguste.



Mariage de Gui Ier de Senlis

Gui Ier de Senlis dit de La Tour épouse Berthe. Leurs enfants sont :



Mariage de Guillaume Ier de Garlande avec Havoise

Guillaume Ier de Garlande épouse en 1069 Havoise.

Leurs enfants sont :



Étienne-Henri de Blois Comte de Blois, de Châteaudun et de Chartres

Dès 1074, Thibault III de Blois, son père, laisse le pouvoir à Étienne-Henri de Blois à Blois, Châteaudun et Chartres, sous le nom d'Étienne II


Géza Ier Arpad

Géza Ier Arpad Roi de Hongrie

D'abord duc de Slovaquie, Géza Ier Arpad s'oppose à son cousin Salomon dont il revendique le trône.

S'alliant au duc d'Olomük, Géza Ier Arpad réussit à vaincre Salomon le 14 mars 1074.

Géza Ier Arpad devient Roi de Hongrie.

Géza Ier Arpad laisse le duché de Slovaquie à Ladislas Ier Arpad et Lambert Arpad, ses frères.

Protégé par Byzance, Géza Ier Arpad reçoit de Michel VII Doukas une couronne qui, jointe à celle envoyée par le pape à Étienne Ier de Hongrie, formera la Sainte Couronne hongroise.

Il ne sera pas couronné.

La prise du pouvoir par Géza Ier Arpad marque l'échec de la politique interventionniste polonaise



Mort de Bernard Guilhem IV de Montpellier

Bernard Guilhem IV de Montpellier confie la garde de Guilhem V de Montpellier à Belliarde ou Beliarde, sa grand-mère, ainsi qu'à des proches parents, Guilhem Arnaud, Raimond Étienne et Guilhem Aymoin qui ont recours à la protection de Raymond VI de Toulouse.

Bernard Guilhem IV meurt vers 1076.



Mort d'Eudes Ier de Penthièvre Comte de Penthièvre

Geoffroy Ier de Penthièvre Comte de Penthièvre

Eudes Ier de Penthièvre meurt le 7 janvier 1079.

Il est inhumé dans la cathédrale de Saint Brieuc.

Geoffroy Botterel, son fils, devient Comte de Penthièvre en 1079 sous le nom de Geoffroy Ier de Penthièvre.

Étienne Ier de Penthièvre devient Comte de Trégor et Seigneur de Goëlo.



Mariage de Pons II de Polignac avec Élisabeth de Montboissier

Pons II de Polignac Vicomte de Polignac

Pons II de Polignac épouse en 1080 Élisabeth de Montboissier (vers 1060-1096), fille d'Hugues-Maurice III de Montboissier et de Marguerite. Leur enfant est :

Pons II de Polignac devient Vicomte de Polignac en 1080.



Mariage d'Étienne-Henri de Blois avec Adèle de Normandie

Étienne-Henri de Blois épouse à la cathédrale de Chartres en 1080 ou 1081 Adèle de Normandie, fille de Guillaume le Conquérant et de Mathilde de Flandre. Leurs enfants sont :

Étienne-Henri se trouve ainsi de plein pied partie prenante des affaires du Royaume d'Angleterre.

Adèle de Normandie est 15 ans plus jeune que lui.



Naissance de Guillaume de Blois

Guillaume de Blois naît en 1080 ou 1084, fils d'Étienne-Henri de Blois et d'Adèle de Normandie.



Canonisation d'Étienne Ier de Hongrie

Étienne Ier de Hongrie est canonisé en 1083 sous le nom de Szent István, sous le règne de saint Ladislas et le pontificat de Grégoire VII.

Cinquante ans après la mort du roi, cette cérémonie l'installe définitivement dans son image de fondateur et affirme avec éclat que la difficile christianisation des Hongrois est désormais acquise.

Le culte public d'Émeric de Hongrie est aussitôt organisé par Ladislas et les moines clunisiens.



Mariage d'Étienne II d'Aumale avec Havoise de Mortimer

Étienne II d'Aumale épouse Hawise ou Havoise de Mortimer, fille de Ralph de Mortimer, lord de Wigmore, et de Mélisende. Leurs enfants sont :


Forteresse de Fréteval

Mort de Foucher de Fréteval seigneur de Meslay

Nivelon II de Fréteval Seigneur de Meslay

Foucher de Fréteval meurt en 1087.

Nivelon II de Fréteval devient Seigneur de Meslay.

De 1087 à 1097, Nivelon II de Fréteval fait construire à Fréteval, avec l'aide d'Étienne-Henri de Blois, un donjon circulaire en pierre pour surveiller la rive gauche du Loir.

Il s'agirait du premier donjon circulaire...

Il fait face au château de Vendôme qui est sous la suzeraineté du comte d'Anjou et garde le Dunois du reste de la vallée du Loir.

Le siège administratif de la seigneurie reste implanté à Meslay-le-Vidame, près de Chartres,



Mariage d'Étienne Ier de Bourgogne avec Béatrice de Louvain

Étienne Ier de Bourgogne épouse Béatrice de Louvain, fille d'Henri III, Comte de Louvain.



Mort de Guillaume Ier Tête-Hardie Comte de Bourgogne et de Macon

Renaud II de Bourgogne Comte de Bourgogne et de Mâcon

Étienne Ier de Bourgogne Co-comte de Mâcon

Guillaume Ier Tête-Hardie meurt à Besançon le 11 ou le 12 novembre 1087. Il est inhumé dans l'église Saint-Étienne de Besançon.

Renaud II de Bourgogne devient Comte de Bourgogne et de Mâcon en 1087. Étienne Ier de Bourgogne, son frère partage le pouvoir sur le comté de Mâcon avec lui.



Mort de Thibault III de Blois Comte de Champagne

Étienne-Henri Comte de Blois, de Meaux et de Champagne

Eudes III de Troyes Comte de Troyes

Thibault III de Blois meurt à Épernay le 29 ou le 30 septembre 1089. Il est inhumé dans l'église de l'abbaye de Saint-Martin d'Épernay.

Thibault III de Blois est un des premiers grands Seigneurs à adopter la réforme Grégorienne : les puissances laïques ne doivent plus intervenir dans l'investiture des dignités Ecclésiastiques.

Il soutient également le retour de l'Église vers l'idéal monastique et protège les monastères contre les abus de pouvoirs des Seigneurs et accorde aux moines exemptions et avantages. Il permet à l'Abbaye de Cluny de s'implanter sur le territoire de Reims en dépit de l'hostilité des Archevêques.

Fidèle à la tradition familiale, il multiplie les donations pieuses envers l'abbaye tourangelle Saint-Martin de Marmoutier dont la pénétration dans le diocèse de Meaux remonte à cette période.

La Champagne est éclatée :



Mariage d'Étienne Ier de Bourgogne avec Béatrice de Lorraine

Étienne Ier de Bourgogne épouse vers 1090 Béatrice de Lorraine, fille de Gérard Ier d'Alsace, Duc de Lorraine, et d'Hedwige de Namur. Leurs enfants sont :



Naissance de Renaud III de Bourgogne

Rainaud ou Renaud III de Bourgogne naît en 1087 ou en 1090 ou vers 1093, fils d'Étienne Ier de Bourgogne, Comte de Mâcon, et de Béatrice de Louvain.



Mort d'Adélaïde de Normandie

Étienne II d'Aumale Comte d'Aumale

Adélaïde de Normandie meurt en 1090.

Étienne II d'Aumale, leur fils, devient Comte d'Aumale mais peut-être au terme d'une querelle de succession avec sa demi-sœur Adelaïde II.



Naissance de Thibault IV de Blois

Thibault IV de Blois, dit le Grand, naît le 2 avril 1090 ou en 1093, fils d'Étienne-Henri de Blois et d'Adèle de Normandie.



Intervention en Normandie

En 1090, Guillaume II le Roux décide d'intervenir en Normandie.

D'après le chroniqueur Orderic Vital, il est encouragé en cela par le clergé normand qui souffre de l'anarchie qui s'est installée en Normandie, à cause des piètres qualités de gouvernant de Robert II Courteheuse.

Il obtient le soutien des barons anglais, et achète la loyauté de plusieurs barons de la Haute-Normandie principalement ceux qui contrôle des points stratégiques : ports, châteaux...

Parmi eux :

Guillaume II le Roux contrôle une partie importante de ce qui est aujourd'hui la Haute-Normandie.

Ceux-ci fortifient leurs châteaux et y accueillent des chevaliers mercenaires.

En octobre 1090, Robert II Courteheuse apprend que les partisans de Guillaume le Roux complotent pour s'emparer de la ville de Rouen.

Pour contrer cette conspiration, il réussit à réunir autour de lui d'importants barons :

Le soutien des deux premiers est plutôt surprenants, vu qu'ils avaient un temps été emprisonnés par Robert II Courteheuse en 1088.

Pour l'historien britannique Frank Barlow, il est probable que les deux hommes, comprenant le sérieux de la situation, aient préféré conserver Robert II Courteheuse comme duc.

Toujours d'après Barlow, c'est presque certainement ce qui sauve la mise à celui-ci.

Après la répression sanglante de la révolte des bourgeois de Rouen, Robert II Courteheuse organise sa défense.

Il s'attache la loyauté d'Hélias de Saint-Saëns qui possède le château-fort de Saint-Saëns, qui est idéalement placé entre Rouen et les trois châteaux tenus par les partisans de Guillaume II le Roux :

Robert II Courteheuse demande l'aide de son ancien allié Philippe Ier de France.

Après une courte incursion en Normandie, Philippe Ier de France est soudoyé par Guillaume II le Roux et repart en France.



Naissance de Lithuise de Blois

Adélaïde ou Adèle ou Lithuise de Blois ou de Troyes naît en 1092, fille d'Étienne-Henri de Blois et d'Adèle de Normandie.



Mariage d'Hugues Ier d'Avranches avec Ermentrude de Clermont-en-Beauvaisis

Hugues Ier d'Avranches épouse en 1093 Ermentrude de Clermont-en-Beauvaisis (vers 1065-1119). Leur enfant est :



Mort de Geoffroy Ier de Penthièvre Comte de Penthièvre

Étienne Ier de Penthièvre Comte de Penthièvre

Geoffroy Ier de Penthièvre meurt le 24 août 1093 à Dol-de-Bretagne.

Étienne Ier de Penthièvre, son frère, devient Comte de Penthièvre.


Château de Bamburgh

Complot contre Guillaume II le Roux

Siège au château de Bamburgh

Robert de Montbray Prisonnier

Orderic Vital, le moine chroniqueur raconte que Robert de Montbray aidé par son neveu Morel pille 4 navires de commerce norvégiens qui mouillent sur la côte de Northumbrie.

Guillaume II le Roux le somme de comparaître pour s'expliquer, mais il ne vient pas.

Guillaume II le Roux est obligé de rembourser les marchands sur son propre trésor.

Après 2 autres appels infructueux à comparaître devant lui, Guillaume II le Roux finit par marcher avec une armée contre Robert de Montbray.

Quand Guillaume II le Roux approche de ses terres, Gilbert de Clare lui révèle qu'il y a une conspiration contre lui afin de placer sur le trône Étienne II d'Aumale, son cousin.

Il se dénonce donc lui-même et d'autres tels Guillaume II d'Eu et Roger de Lacy.

Guillaume II le Roux assiège d'abord un château de Robert de Lacy qui se situe sur la Tyne, et qui est gardé par son frère.

Guillaume II le Roux prend aussi un petit fort à Morpeh, dans lequel se trouvent presque tous les meilleurs hommes de Montbray.

Il jette en prison le frère de Robert de Montbray ainsi que tous les chevaliers qu'il trouve à l'intérieur du château.

En août 1095, Guillaume II le Roux met le siège au château de Bamburgh dans lequel s'est réfugié Robert de Montbray.

Guillaume II le Roux y fait bâtir un fort qu'il nomme Malvoisin, y place une garnison et doit s'absenter pour le Pays de Galles.

Après son départ, essayant peut-être de faire sortir Robert de Montbray de sa forteresse, les gouverneurs de Newcastle promettent à Robert de Montbray de l'admettre dans leur forteresse, s'il arrive à s'enfuir à l'insu de ses assiégeants.

Acceptant avec joie la proposition, Robert de Montbray prend le chemin de Newcastle de nuit avec 30 hommes.

Les chevaliers qui assiègent le château, se rendant compte de la fuite, envoient des messagers avertir la garnison de Newcastle.

Robert de Montbray doit trouver refuge à Tynemouth, puis après avoir été blessé, dans le monastère de Saint-Oswin.

Robert de Montbray en est extirpé, puis est jeté en prison.

Après une expédition dans le pays de Galles début octobre 1095, Guillaume II le Roux revient dans le nord du pays.

Il ordonne que Robert de Montbray soit emmené à Bamburgh, et qu'on lui arrache les yeux, à moins que Mathilde de L'Aigle, sa femme, et son neveu, le shérif Morel, ne rendent le château.

Après qu'ils ont accédé à la demande du roi, Robert de Montbray est emmené à Windsor. Il y sera gardé prisonnier pendant une vingtaine ou une trentaine d'années selon les sources.



Naissance de Guillaume IV de Bourgogne-Comté

Guillaume IV de Bourgogne-Comté naît en 1088 ou en 1095, fils d'Étienne Ier de Bourgogne et de Béatrice de Lorraine.



Extension des possessions d'Arnoult de Montgomery

Sur les terres reprises à Étienne II d'Aumale, Guillaume II le Roux donne en 1096 à Arnoult de Montgomery l'honneur d'Holderness et un grand territoire dans les ridings du Yorkshire de l'Est inclut des terres dans le Lincolnshire.



Naissance d'Olive de Penthièvre de Bretagne

Olive de Penthièvre de Bretagne naît en 1096, fille d'Étienne Ier de Penthièvre et d'Havoise de Guingamp.



Naissance d'Henri de Blois

Henri de Blois naît vers 1096 ou vers 1100, fils d'Étienne-Henri de Blois et d'Adèle de Normandie.

Il naît :



Première Croisade

L'engouement est grand, relayé par des prédicateurs comme Pierre l'Ermite. Les armées partent au cri de "Dieu le veut!".

De 1096 à 1099, se déroule la première croisade qui est composée:

Les principaux chefs de la Croisade des Barons sont :

Sont également croisés :

Hugues II de Campdavaine et Enguerrand, son fils, accompagnent Robert II Courteheuse.



Départ de Robert II Courteheuse pour la Croisade

Prise de la Normandie par Guillaume II le Roux

En septembre 1096 Robert II Courteheuse part pour la Terre sainte dans la première croisade.

Au moment de son départ, il est si pauvre qu'il doit rester dans son lit par manque de vêtements.

Afin de lever de l'argent pour la croisade, Robert II Courteheuse hypothèque son duché à son frère Guillaume II le Roux pour la somme de 10.000 marcs.

Guillaume II le Roux gouverne la Normandie et fait la paix avec Élie Ier de Beaugency.

Robert II Courteheuse et Étienne-Henri de Blois dirige le contingent français.

Étienne-Henri de Blois est en charge des fonds de la première croisade.



Départ d'Alain IV Fergent en croisade

Ermengarde d'Anjou Régente du duché de Bretagne

La tranquillité dans laquelle vit le duché permet à Alain IV Fergent de répondre à l'appel d'Urbain II et, en compagnie d'autres seigneurs bretons, de se joindre, à l'été 1096, à la première croisade.

Étienne de Goyon figure au nombre des chevaliers bretons qui suivent Alain IV Fergent en Palestine.

Il s'absente de Bretagne durant 5 ans laissant le duché sous la ferme autorité d'Ermengarde d'Anjou.

Se plaisant peu à Rennes et dans l'Ouest du duché, Ermengarde d'Anjou préfère Nantes ou la région de Saumur.



Naissance d'Étienne de Blois

Stephen ou Étienne de Blois naît à Blois en 1096 ou 1097, fils d'Étienne-Henri de Blois et d'Adèle de Normandie.



Mariage de Coloman Arpad avec Félicie de Hauteville

Coloman Arpad épouse en 1097 Félicie de Hauteville, fille de Roger Ier de Hauteville et d'Eremburge de Mortain. Leurs enfants sont :



Naissance de Geoffroy II Botterel

Geoffroy II Botterel, Comte de Lamballe, naît en 1097, fils d'Étienne Ier, Comte de Penthièvre et d'Havoise, Comtesse de Guingamp.



Étienne Ier de Bourgogne Régent du Comté de Bourgogne

Guillaume II l'Allemand Comte de Mâcon

Renaud II de Bourgogne part en croisade.

En 1097, Renaud II de Bourgogne confie la régence du Comté de Bourgogne à Étienne Ier de Bourgogne, son frère.

Guillaume II l'Allemand devient de fait Comte de Mâcon.


Godefroy reçu par Alexis Comnène Alexis Comnène et Hugues Ier de Vermandois - Guillaume de Tyr - Historia BNF Mss.Fr.68 folio 83v

Godefroy et les barons reçus par l'empereur Alexis Ier Comnène

Alexis Ier Comnène demande aux croisés de prêter le serment de lui rendre tous les territoires conquis sur les Turcs en échange de leur traversée du Bosphore.

Ils négocient longuement et acceptent finalement ces conditions sans aucune intention de tenir parole.

Tancrède de Hauteville refuse de jurer.

Raymond VI de Toulouse se contente de promettre de protéger l'empereur et de ne pas lutter contre ses intérêts.

Étienne-Henri de Blois arrive à Constantinople le 14 mai 1097.


Siège de Nicée

Siège de Nicée

Mort de Guillaume III de Forez Comte de Lyon et de Forez

En mai 1097, Tancrède de Hauteville, Godefroy de Bouillon, Robert II de Flandre, Hugues Ier de Vermandois, Étienne-Henri de Blois, Thomas de Marle mènent le siège de Nicée.

Les chroniques mentionnent la présence de Gaston IV de Béarn pour la première fois à Nicée.

Albert d'Aix nomme Guillaume III de Forez parmi ceux qui prennent part à ce siège.

Guillaume III de Forez meurt à Nicée en juin 1097.

Le 29juin 1097, la ville se rend à l'armée d'Alexis Ier Comnène après des négociations secrètes avec les Turcs Seldjoukides.

Les drapeaux sont immédiatement hissés sur les remparts et les croisés sont très déçus de ne pas pouvoir piller la ville.

Cela provoque une défiance de Tancrède de Hauteville à l'égard des Byzantins.



Défaite de Ridwan d'Alep

Mort de Thoros d'Édesse

Baudouin de Boulogne Comte d'Édesse

Mariage de Baudouin de Boulogne avec Arda

Expédition de secours de Kerbogha

Retour de Étienne-Henri de Blois et d'Hugues Ier de Vermandois en France

Siège d'Édesse

Yâghî Siyân, émir d'Antioche, demande l'aide de Ridwan d'Alep, qui est vaincu le 9 février 1098.

Thoros d'Édesse meurt le 9 mars 1098, au cours d'une émeute, peut-être avec la complicité de Baudouin de Boulogne qui devint alors Comte d'Édesse.

Baudouin de Boulogne épouse Arda, une arménienne. Cela le fait mieux accepter par la population arménienne d'autant plus qu'il en repousse efficacement les Turcs, agrandissant ses domaines jusqu'aux rives de l'Euphrate.

Baudouin de Bourcq se rend à Édesse auprès de Baudouin de Boulogne.

Yâghî Siyân demande alors l'aide du sultan Barkiyârûk, qui demande à Kerbogha d'organiser une expédition de secours.

En avril 1098, Kerbogha rassemble à Mossoul une armée de 30 000 hommes.

Découragé par les rigueurs et les difficultés du siège d'Antioche et inquiet de l'arrivée de l'armée de secours conduite par Kerbogha, Étienne-Henri de Blois et Hugues Ier de Vermandois quittent, avec 4 000 vassaux et soldats, le siège d'Antioche au début mai 1098 pour revenir en France.

Mais Kerbogha ne se rend pas directement à Antioche, distante de 2 semaines de marche, car il veut reprendre Édesse à Baudouin de Boulogne. Il craint que ce dernier ne l'attaque ensuite sur ses arrières. Malgré le conseil de ses officiers qui estiment que Baudouin de Boulogne ne dispose pas de troupes suffisantes, Kerbogha assiège Édesse du 4 mai au 25 mai 1098.



Mort d'Alain II le Noir

Alain II le Noir meurt en 1098.

Étienne Ier de Penthièvre, son frère, hérite de l'Honneur de Richmond.



Siège d'Antioche par les turcs

Kerbogha, rejoint par les renforts de Duqâq de Damas, Soqman ibn Ortoq et Janah al Dawla, émir d'Alep, n'atteint Antioche que le 4ou 5 juin 1098.

Seule résiste encore la citadelle, commandée par Shams al-Dawla, qui est contraint de la remettre à Kerbogha. Il tente de prendre la ville à partir de la citadelle, mais sans succès, et doit se résoudre à assiéger la ville.

Kerbogha ne regrettera jamais assez d'avoir perdu 3 semaines au siège d'Édesse.

D'assiégeants, les francs deviennent assiégés.

Mais au sein des assiégeants, les dissensions commencent à diviser l'armée de Kerbogha. L'exigence de Kerbogha de se faire remettre la citadelle soulève les inquiétudes des émirs syriens qui craignent qu'il n'en profite pour s'implanter en Syrie et ne la domine. Ridwan d'Alep n'a pas rejoint la grande armée seldjoukide, au contraire de son frère et ennemi Duqâq de Damas. Ridwan d'Alep craint que Duqâq de Damas ne complote avec Kerbogha. Ridwan d'Alep attise les rivalités au sein de l'armée.

Chez les croisés, la situation est critique et le moral est bas.

Durant les 2 jours qui séparent la prise de la ville de l'arrivée de Kerbogha, les Croisés n'ont pas pu reconstituer les réserves de vivres de la ville.

Les désertions se multiplient. Hugues Ier de Vermandois, découragé, abandonne les croisés et revient en France sans avoir accomplit son vœu.

Étienne-Henri de Blois affirme à Alexis Ier Comnène que la ville est déjà tombée et que tous les croisés sont morts. et le dissuade de continuer vers Antioche.

La situation semble désespérée lorsqu'un moine Pierre Barthélémy prétend, grâce à une vision et la révélation de saint André, avoir découvert la Sainte Lance qui perça le flanc de Jésus-Christ (malgré que la soi-disante vraie lance se trouvait déjà à Byzance !). Cela redonne un moral d'acier à l'armée chrétienne.

Fort de leur assurance retrouvée, Pierre l'Ermite et un certain Herluin qui parle turc, sont envoyés comme émissaires par les princes chrétiens afin de rencontrer Kerbogha pour proposer une entente entre les parties. Kerbogha, qui pense avoir le dessus, refuse la proposition.

La bataille a lieu le 28 juin 1098.

Les chefs chrétiens qui sourient entre eux s'emparent de la relique. L'armée des francs sort de la ville pour affronter l'ennemi.

Kerbogha, malgré les avis des émirs, attend la sortie de toute l'armée croisée, au lieu de les attaquer au fur et à mesure de leur sortie. Il craint que les survivants ne se replient dans la ville et sent que son armée se désagrège, ce qui ne lui permettrait pas la poursuite du siège.

Gaston IV de Béarn reçoit son premier commandement important et conduit les nobles de Gascogne et du Poitou, avec à ses côtés le légat pontifical à la recherche de Raymond de Saint-Gilles, malade.

Les turcs font preuve d'un manque total de cohésion entre leurs positions. Alors que les émirs commencent à déserter le champ de bataille, les chrétiens chargent l'armée musulmane et la mettent en déroute.

Déconsidéré et brisé, Kerbogha doit battre en retraite et rentrer à Mossoul.

Bohémond Ier de Hauteville conserve la ville, malgré les véhémentes protestations de Raymond VI de Toulouse. Bohémond Ier de Hauteville fait de la ville le centre d'une principauté et devient Bohémond Ier d'Antioche.

Ses descendants indirects gouverneront tant bien que mal durant plus de deux siècles.

Voyant que les autres chefs de la croisade s'attardent dans la ville, Raymond VI de Toulouse organise une mise en scène pour relancer l'armée croisée vers Jérusalem.

Raymond VI de Toulouse se joint aux pèlerins non combattants, pieds nus et portant une robe de pèlerins, et part avec eux devant les soldats croisés.

Ceux-ci se décident alors à marcher vers Jérusalem, entraînant derrière eux les chefs croisés.



Mort de Renaud II de Bourgogne Comte de Bourgogne

Étienne Ier de Bourgogne Comte de Bourgogne

Guillaume II l'Allemand Comte de Bourgogne

Renaud II de Bourgogne meurt en 1099 lors de la première croisade.

Étienne Ier de Bourgogne, son frère, et Guillaume II l'Allemand, son fils, lui succèdent conjointement.



Mariage d'Armand IV de Polignac

Armand IV de Polignac épouse Auxiliende (née vers 1080 ou vers 1095). Leurs enfants sont :

Armand IV de Polignac affronte les armées du roi Louis VI le Gros.



Naissance d'Isabelle de Bourgogne-Comté

Élisabeth ou Isabelle de Bourgogne-Comté ou de Varais naît en 1100, fille d'Étienne Ier de Bourgogne et de Béatrice de Lorraine.



Naissance d'Alice de Blois

Alice de Blois naît en 1100, fille d'Étienne-Henri de Blois et d'Adèle de Normandie.



Naissance de Marguerite Clémence de Bourgogne

Marguerite Clémence de Bourgogne naît en 1100, fille d'Étienne Ier de Bourgogne et de Béatrice de Lorraine.



Naissance d'Alain III de Penthièvre

Alain III de Penthièvre ou de Bretagne, dit le Noir (en latin : Alan Niger), naît en 1100, fils d'Étienne Ier de Penthièvre et d'Havoise de Guingamp.



Nouveau départ en croisade d'Étienne-Henri de Blois et d'Hugues Ier de Vermandois

La prise de Jérusalem couvre Hugues Ier de Vermandois de honte et, pour réparer son manquement, Hugues Ier de Vermandois repart vers la Palestine.

De retour à Blois, Étienne-Henri de Blois est fraîchement accueilli par Adèle de Normandie, sa femme qui se dit offusquée. Elle, fille de Guillaume le Conquérant, est mariée à un lâche. Après une campagne de harcèlement moral, elle le persuade de penser à sa réputation, et de retourner en Terre sainte.

Étienne-Henri de Blois rejoint la seconde vague de participants à la première croisade qui part au printemps 1101. La chevauchée est terrible. Étienne-Henri de Blois ne rejoint Baudouin de Boulogne, Roi de Jérusalem, qu'avec une poignée d'hommes.

Hugues VI de Lusignan participe également à la croisade de secours en 1101

Welf IV Welf joint la croisade de 1101.



Naissance d'Étienne II Arpad

István ou Étienne II Arpad dit le Foudre naît en 1101, fils de Coloman Arpad et de Félicie de Hauteville.



Fondation du prieuré de Saint-Valery

A son retour de Palestine, Étienne de Goyon fonde le prieuré de Saint-Valeri ou Saint-Gallery ou Saint-Valery, près de Matignon.


Thibault IV de Blois - Comte de Champagne - de Blois - de Chartres - de Meaux -de Châteaudun - de Troyes

Deuxième bataille de Rama

Mort de Étienne-Henri de Blois

Thibault IV de Blois Comte de Blois, de Chartres, de Meaux, de Châteaudun et de Sancerre

Thibault IV de Blois Seigneur d'Amboise

En mai 1102, une armée égyptienne de près de 20 000 hommes, commandée par Charaf, le fils du vizir al-Afdal, arrive en Palestine et parvient à surprendre les troupes de Baudouin de Boulogne à Rama, près du port de Jaffa.

Le roi de Jérusalem n'échappe à la capture qu'en se cachant parmi les roseaux.

La plupart des chevaliers sont tués ou capturés.

Albert d'Aix rapporte qu'Étienne-Henri de Blois aurait été capturé puis décapité. Étienne-Henri meurt le 19 mai ou le 13 juillet 1102 à Rama en Héraclée.

Charaf peut reprendre Jérusalem, mais par son indécision laisse des renforts Francs arriver par mer.

Hugues de Saint-Omer se porte secours de Baudouin de Boulogne retiré à Joppé.

Charaf doit retourner en Égypte.

Guillaume de Blois est déshérité probablement pour des problèmes mentaux

Thibault IV de Blois hérite en 1102 des domaines de son père Étienne-Henri de Blois.

Il devient ainsi Comte de Meaux sous le nom de Thibault II, Comte de Blois et Seigneur de Sancerre.

Adèle de Normandie assure la direction du Comté pendant la minorité de ses enfants.

Elle s'entoure de conseillers comme Yves de Chartres, Évêque de Chartres.

Elle constitue une Chancellerie et fait régner la paix dans ses états.

Sous le règne de Thibault IV de Blois les mentions des foires de Champagne se multiplient.

À l'origine, il y a la volonté délibérée du comte de provoquer sur son territoire la rencontre entre Flamands et Italiens.



Étienne II d'Aumale Comte d'Holderness

Arnoult de Montgomery est dépouillé de ses possessions anglaises.

Étienne II d'Aumale est restauré dans ses possessions et récupère le comté d'Holderness en 1102.


Renaud III de Bourgogne - Cathédrale Saint-Jean de de Besançon

Mort d'Étienne Ier de Bourgogne Co-Comte de Bourgogne

Renaud III de Bourgogne Co-Comte de Bourgogne

Guillaume IV de Bourgogne-Comté Comte de Mâcon

Étienne Ier de Bourgogne part pour la terre sainte.

Étienne Ier de Bourgogne meurt le 27 mai 1102 assassiné en croisade à Ascalon en Palestine.

Renaud III de Bourgogne, son fils, devient Comte de Bourgogne.

Guillaume IV de Bourgogne-Comté devient Comte de Mâcon en 1102 sous le nom de Guillaume III de Mâcon.



Mariage d'Hugues III du Puiset avec Agnès de Blois

Hugues III du Puiset épouse avant 1104 Agnès de Blois, fille d'Étienne-Henri de Blois et d'Adèle de Normandie. Leurs enfants sont :



Mariage d'Étienne Ier de Penthièvre avec Havoise de Guingamp

Étienne Ier de Penthièvre épouse en 1105 Havoise de Guingamp, fille de Thibault III de Blois et d'Alix de Crépy de Nanteuil. Leurs enfants sont :

L'armorial d'Augustin du Paz imprimé en 1619 mentionne l'existence d'une autre fille mais cette assertion n'est confirmée par aucune source :



Naissance d'Agnorie de Penthièvre

Agnorie de Penthièvre naît en 1105, fille d'Étienne Ier de Penthièvre et d'Havoise de Guingamp.



Mariage de Hugues Ier de Champagne avec Isabelle de Bourgogne-Comté

Hugues Ier de Champagne épouse en 1110 Isabelle de Bourgogne-Comté, Dame de Champlitte, fille d'Étienne Ier de Bourgogne et de Béatrice de Lorraine. Leur enfant est:



Charte de l'abbaye de Bonneval

Au palais d'Étampes, le 1er octobre 1110, Louis VI le Gros donne une charte à l'abbaye de Bonneval. Thibault IV de Blois et son frère Étienne sont témoins.



Bernard de Clairvaux moine à l'abbaye de Cîteaux

Étienne Harding Abbé de l'abbaye de Cîteaux

En 1112, Bernard de Clairvaux entre à l'abbaye de Cîteaux, dont Étienne Harding vient juste d'être élu abbé.



Mariage d'Aimery II de Narbonne avec Ermengarde de Servian

Aimery II de Narbonne épouse Ermengarde de Servian. Leurs enfants sont :

Ermengarde est attestée à ses côtés pour la première fois dans une charte du 26 mai 1114 et disparaît des documents après le 15 mars 1126.

L'historienne Jacqueline Caille pense qu'Ermengarde n'est pas morte entre 1126 et 1130, mais a plutôt été répudiée.

Les deux fils sont morts avant Aimery II de Narbonne.

La famille de Servian est à la fin du XIe siècle une des plus puissantes de la noblesse biterroise.

Ermengarde de Servian serait la sœur d'Étienne de Servian, attesté de 1103 à 1112, et la tante de Raymond Étienne de Servian attesté de 1127 à 1158.



Mariage de Guy Ier de Joigny avec Alice de Blois

Guy Ier de Joigny épouse vers 1115 Alice de Blois, fille d'Étienne-Henri de Blois et d'Adèle de Normandie. Leur enfant est :



Mariage d'Henri Ier de Fougères avec Olive de Penthièvre

Henri Ier de Fougères épouse en 1115 Olive de Penthièvre, fille d'Étienne Ier de Penthièvre, Comte de Lamballe (vers 1055-1137) et d'Havoise de Guingamp (née vers 1075). Leurs enfants sont :

Olive de Penthièvre appartient à la famille des Eudonides.

Havoise de Guingamp appartient à la famille des Thibaldiens.



Mariage d'Étienne de Blois avec Daméta de Normandie

Étienne de Blois épouse vers 1115 Daméta de Normandie. Leur enfant est :



Mariage de Guigues IV le Dauphin avec Marguerite Clémence de Bourgogne

Guigues IV le Dauphin épouse vers 1115 Marguerite Clémence de Bourgogne, fille d'Étienne Ier de Bourgogne et de Béatrice de Lorraine. Leurs enfants sont :


Bernard de Clairvaux - vers 1450 - musée de Cluny Bernard de Clairvaux - manuscrit du XIIIe siècle

Fondation de l'abbaye de Clairvaux

Bernard de Clairvaux Abbé de l'abbaye de Clairvaux

En 1115, Étienne Harding envoie le jeune homme à la tête d'un groupe de moines pour fonder une nouvelle maison cistercienne dans la vallée de Langres, 17 ans après la fondation de Cîteaux. La fondation est appelée "claire vallée", qui devient ensuite Clairvaux.

Bernard de Clairvaux est élu abbé de cette nouvelle abbaye, et confirmé par Guillaume de Champeaux, Évêque de Chalons et célèbre théologien.

Les débuts de Clairvaux sont difficiles : la discipline imposée par Bernard est très sévère.

C'est le véritable point de départ de la réforme cistercienne, qui entend lutter contre le luxe excessif de Cluny et appliquer dans toute sa rigueur la règle de saint Benoît.

Bernard de Clairvaux poursuit ses études sur l'Écriture Sainte et sur les Pères de l'Église. Il a une prédilection presque exclusive pour le Cantique de Salomon et pour saint Augustin. Cet auteur et ce livre correspondent aux tendances de l'époque.

Les gens affluent dans la nouvelle abbaye, et Bernard de Clairvaux convertit même toute sa famille : son père, Tescelin, et ses 5 frères entrent à Clairvaux en tant que moines.

Sa sœur, Humbeline, prend également l'habit au prieuré de Jully-les-Nonnains.


Étienne II Arpad

Mort de Coloman Arpad

Étienne II Arpad Roi de Hongrie

Coloman Arpad meurt le 3 février 1116.

Il est inhumé à Székesfehérvár.

Coloman Arpad limite le pouvoir des nobles, améliore l'administration et édicte de nombreuses lois, notamment une loi punissant de mort l'adultère de la femme alors que le mari n'encourt qu'une peine légère.

Coloman Arpad fixe les bornes des propriétés et la régularité des redevances.

Le règne de Coloman est considéré comme une époque de culture par de nombreuses chroniques.

Étienne II Arpad devient Roi de Hongrie.

Il mène sans grand succès des guerres contre les Vénitiens, les Polonais, les Russes et les Tchèques, et est battu par l'empereur byzantin Jean II Comnène.



Rébellion de Geoffroy II Botterel

Dès 1118, Étienne Ier de Penthièvre fait face à la rébellion de Geoffroy II Botterel, son fils, qui réclame l'avance sa part d'héritage et obtient le Penthièvre avec Lamballe et Moncontour.



Chapitre général des cisterciens

En 1119, Bernard de Clairvaux fait partie du chapitre général des cisterciens convoqué par Étienne Harding, qui donne sa forme définitive à l'ordre. La "Charte de Charité" qui y est rédigée est confirmée peu après par Calixte II.

À cette époque, Bernard de Clairvaux rédige ses premières œuvres, des traités et homélies, et surtout une Apologie, écrite sur la demande de Guillaume de Saint-Thierry, qui défend les bénédictins blancs (cisterciens) contre les bénédictins noirs (clunisiens).

Pierre le Vénérable, Abbé de Cluny, lui répond amicalement, et malgré leurs différends idéologiques, les deux hommes se lient d'amitié.

Bernard de Clairvaux envoie également de nombreuses lettres pour inciter à la réforme le reste du clergé, en particulier les évêques.

Sa lettre à l'archevêque de Sens, Henri de Boisrogues, surnommée par la suite De Officiis Episcoporum (Sur la conduite des évêques) est révélatrice du rôle important joué par les moines au XIIe siècle, et des tensions entre clergé régulier et séculier.



Naissance de Béatrix d'Aumale

Mathilde ou Béatrix d'Aumale naît en 1120, fille d'Étienne II d'Aumale et d'Havoise de Mortimer.



Construction de la Cathédrale Saint-Lazare d'Autun

La cathédrale Saint-Lazare d'Autun est projetée par Étienne de Bagé afin de conserver les reliques Saint-Lazare, jusqu'alors situées dans Cathédrale Saint Nazaire d'Autun.

La Cathédrale Saint-Lazare d'Autun est commencée vers 1120.

Elle est bâtie sur le modèle de l'abbatiale de Paray-le-Monial.



Mariage de Raoul Ier de Vermandois avec Éléonore de Blois

Raoul Ier de Vermandois épouse vers 1120 Éléonore de Blois, fille d'Étienne-Henri de Blois et d'Adèle de Normandie. Leur enfant est :

Certaines généalogies attribuent à cette union, un fils Hugues II qui serait devenu moine sous le nom de Félix de Valois, mais cette affirmation semble être un canular du XVIe siècle.



Étienne Évêque de Die

Étienne devient Évêque de Die en 1121.



Naissance d'Étienne de La Chapelle

Étienne de La Chapelle, surnommé Paris, naît vers 1123, fils de Josselin II de Beaumont-en-Gâtinais et d'Hésceline Haran.



Mariage de Thibault IV de Blois avec Mathilde de Carinthie

Thibault IV de Blois épouse en 1123 Mathilde de Carinthie, fille d'Engelbert II de Carinthie, Duc de Sponheim, et d'Uta de Passau de Putten. Parmi leurs 11 enfants citons :

Mathilde de Carinthie est la nièce de l'Archevêque de Cologne et de l'Évêque de Ratisbonne.



Mariage de Josselin II de Beaumont-en-Gâtinais avec Hésceline Haran

Josselin II de Beaumont-en-Gâtinais épouse en 1124 :

Leurs enfants sont :



Mariage de Guillaume IV de Bourgogne-Comté avec Alice Traves

Guillaume IV de Bourgogne-Comté épouse en 1125 Adélaïde ou Alice Traves, fille de Thibault de Traves, Connétable de Bourgogne, et d'Alix. Leurs enfants sont :



Mariage d'Étienne de Blois avec Mathilde de Boulogne

Étienne de Blois épouse à Westminster à Londres en 1125 Mathilde de Boulogne, fille d'Eustache III, Comte de Boulogne et Lens, et de Marie d' Écosse. Leurs enfants sont :



Serment d'allégeance du baronnage anglais à Mathilde l'Emperesse

Le 1er janvier 1127, Henri Ier Beauclerc fait prêter serment d'allégeance à Mathilde l'Emperesse, seule héritière du trône d'Angleterre, par tout le baronnage anglais, y compris Étienne de Blois.



Mort de Étienne Évêque de Die

Étienne meurt en 1127.



Mort d'Étienne II d'Aumale Comte d'Aumale et d'Holderness

Étienne II d'Aumale meurt en 1127 ou 1128.



Naissance d'Eustache IV de Boulogne

Eustache IV de Boulogne naît en 1127 ou 1130, fils d'Étienne de Blois et de Mathilde de Boulogne.



Mort de Guillaume III de Bourgogne

Renaud III de Bourgogne Comte de Bourgogne

Guillaume III de Bourgogne meurt en février ou le 1er mars 1127 assassiné par des barons de sa suite :

avec Pierre de Glane et Philippe de Glane ainsi que d'autres nobles chevaliers.

Sa mort ouvre la succession sur le comté entre son oncle Conrad de Zahringen et son cousin Renaud III de Bourgogne.

Renaud III de Bourgogne, cousin de Guillaume III, le fils d'Étienne de Mâcon, lui succède et devient seul Comte de Bourgogne.

Renaud III de Bourgogne est la souche de la branche aînée de Bourgogne-Comté.

Renaud III refuse de rendre l'hommage au roi Lothaire II de Supplinbourg, sous prétexte qu'il n'a pas de droits sur le royaume de Bourgogne. En effet ce royaume a appartenu à son prédécesseur Conrad II, uniquement parce qu'il était le mari de Gisèle, nièce du roi Rodolphe III, et comme il n'est pas un descendant de celle-ci, il ne lui reconnaît pas son autorité.

Renaud III de Bourgogne installe sa résidence à Dole, qui devient la capitale du comté de Bourgogne.

Renaud III de Bourgogne développe l'atelier monétaire de Lons le Saunier créé par son grand-père.



Mariage de Béla II Arpad avec Hélène de Rascie

Béla II Arpad épouse le 28 avril 1127 Jelena ou Hélène de Rascie (morte après 1146), princesse serbe. Leurs enfants sont :



Mariage de Renaud II de Clermont-en-Beauvaisis

Mariage de Renaud II de Clermont-en-Beauvaisis avec Clémence de Bar

Entre la mort d'Adélaïde de Vermandois et le mariage avec Clémence de Bar, il s'écoule 6 années.

Sachant que le comte n'a à cette époque qu'une seul fille, il parait improbable qu'il aie attendu avant de se remarier.

Renaud II de Clermont-en-Beauvaisis épouse une femme dont l'histoire n'a pas retenu le nom.

Renaud II de Clermont-en-Beauvaisis épouse en 1129 Clémence de Bar (1112-1182), fille de Renaud Ier de Bar, dit le Borgne, Comte de Bar, et de Gisèle de Vaudémont. Les enfants de ce ou de ces mariages sont :



Fondation de l'Abbaye de Bégard

Étienne Ier de Penthièvre est le bienfaiteur de l'Abbaye de Bégard dont il favorise l'établissement le 10 novembre 1130 selon la tradition.

Il obtiendra le droit d'y être inhumé avec son épouse.



Mariage de Pons III de Polignac avec Guillemette de Ceyssac

Pons III de Polignac épouse Guillemette de Ceyssac (1110-1142), Dame de Ceyssac. Leurs enfants sont :



Naissance d'Eustachie de Blois

Eustachie de Blois naît en 1130, fille d'Étienne de Blois et de Mathilde de Boulogne.



Naissance de Étienne II de Bourgogne-Comté

Étienne II de Bourgogne-Comté naît en 1130, fils de Guillaume IV de Bourgogne-Comté et d'Alice de Traves.



Excommunication de Simon Ier d'Alsace

Simon Ier d'Alsace entre en conflit avec Étienne de Bar, Évêque de Metz, et Adalbéron, Archevêque de Trèves, tous deux alliés du comte de Bar. L'archevêque l'excommunie, mais le pape Innocent II lève l'excommunication.


Béla II Arpad

Mort d'Étienne II Arpad

Béla II Arpad Roi de Hongrie

Étienne II Arpad meurt à Várad (aujourd'hui Oradea) le 1er mars 1131, sans postérité bien que marié 2 fois.

Il est inhumé en cette même ville.

Étienne II Arpad fait de Béla II Arpad, son cousin germain, son successeur.

Béla II Arpad est rappelé en Hongrie.

Il est couronné le 28 avril 1131.



Naissance de Marie de Blois

Marie de Blois naît en 1131, fille d'Étienne de Blois et de Mathilde, comtesse de Boulogne. Jeune, elle est placée dans un couvent à Ramsey.



Naissance d'Étienne Ier de Champagne

Étienne Ier de Champagne naît en 1132 ou 1133, fils de Thibault IV de Blois et de Mathilde de Carinthie.



Naissance de Guillaume de Blois

Guillaume de Blois naît en 1132 ou 1135, fils d'Étienne de Blois de Mathilde de Boulogne.



Naissance d'Henri II Plantagenêt

Henry ou Henri II Plantagenêt, dit Courtemanche (Curtmantle), naît au Mans le 5 mars ou mai 1133, fils de Geoffroy V Plantagenêt dit le Bel, Duc de Normandie, et de Mathilde l'Emperesse. Il est surnommé Curtmantle à cause des manteaux courts qu'il portait, contrairement à la mode normande de l'époque des manteaux longs

L'enfance d'Henri II se déroule dans une atmosphère de guerre en raison de la lutte de ses parents pour retrouver leur héritage usurpé par Étienne de Blois.



Naissance d'Étienne IV Arpad

Étienne IV Arpad naît vers 1133, fils de Béla II Arpad et d'Hélène de Rascie.



Naissance de Mathilde de Blois

Mathilde de Blois naît en 1134 fille d'Étienne de Blois avec Mathilde de Boulogne.



Mariage d'Olivier II de Dinan avec Agnorie de Penthièvre

Olivier II de Dinan épouse en 1120 ou en 1135 Agnorie de Penthièvre (1106-1167), fille d'Étienne Ier de Penthièvre, Comte de Penthièvre et de Lamballe, et d'Havoise de Guingamp. Leurs enfants sont :



Mort d'Henri Ier Beauclerc Roi d'Angleterre

Étienne de Blois Roi d'Angleterre

Étienne de Blois Duc de Normandie

Guerre civile nommée L'Anarchie

Construction du château de Devizes

Henri Ier Beauclerc meurt le 1er décembre 1135 à Lyons-la-Forêt (Saint-Denis-en-Lyons) près de Gisors, d'une indigestion de lamproies.

Il est inhumé l'abbaye de Reading dans le Berkshire.

Guillaume II de Warenne, Galerand IV de Beaumont-le-Roger et Robert II de Beaumont-le-Roger sont présents à son chevet.

Guillaume II de Warenne est l'un des 5 barons qui escortent son corps jusqu'à Rouen pour qu'il soit embaumé.

Henri Ier Beauclerc est connu comme Lion de Justice.

Son règne est connu pour les limitations des pouvoirs de la couronne, ses améliorations dans les rouages du gouvernement, sa réunification des territoires de son père.

Henri Ier Beauclerc est le roi anglais ayant eu le plus grand nombre d'enfants bâtards reconnus, 35 au total.

Dans un premier temps un conseil de régence est établi.

Mathilde l'Emperesse est absente du royaume.

Ses frasques sexuelles et son remariage avec l'angevin, Geoffroy V Plantagenêt, un ennemi des Normands, ne plaident pas en sa faveur.

Bien que les barons aient juré allégeance à Mathilde l'Emperesse comme héritière, elle est écartée du trône.

Thibault IV de Blois fait partie des successeurs possibles.

Étienne de Blois, son frère, Comte de Mortain et de Boulogne, Seigneur de Bellême, agit avec rapidité et détermination.

Il traverse la Manche dès qu'il apprend la nouvelle de la mort du roi et réclame le trône avec le support populaire.

S'il est rejeté à Douvres et à Canterbury; Étienne de Blois est reconnu par les Londoniens.

Thibault IV de Blois se rallie à ce choix et finit par assister son frère.

Henri de Blois, Évêque Winchester, est un acteur capital dans l'obtention du trône anglais pour son frère.

Henri de Blois rallie l'opinion publique à Étienne de Blois et obtient l'approbation :

Guillaume de Pont-de-l'Arche lui livre le château avec le trésor royal.

Étienne de Blois devient Roi d'Angleterre et Duc de Normandie sous le nom d'Étienne Ier d'Angleterre.

Guillaume de Corbeil, archevêque de Canterbury, sacre Étienne de Blois le 22 décembre 1135 à l'abbaye de Westminster à Londres..

Le clergé ne tarde pas à dénoncer la validité du mariage de Mathilde l'Emperesse et de Geoffroy V Plantagenêt.

La lutte entre Mathilde l'Emperesse et Étienne de Blois provoque une longue guerre civile connue comme l'Anarchie.

Robert Ier de Dreux participe à cette guerre civile contre les Anglais.

Étienne de Blois trouve le soutien des grands prélats :

Roger de Salisbury emmène avec lui le trésor royal et le système administratif en 1135.

Étienne de Blois déclare que si Roger de Salisbury exige la moitié du royaume, il doit l'avoir.

Roger de Salisbury fait construire le château le plus splendide de la chrétienté à Devizes dans le Wiltshire.

Roger de Salisbury et ses neveux semblent avoir construit un certain nombre de châteaux hors de leurs propres diocèses.



Alain III de Penthièvre 1er Comte de Richmond

Alain III de Penthièvre est créé 1er Comte de Richmond par Étienne de Blois pour le récompenser de son rôle lors de la déposition de Mathilde l'Emperesse.



Révolte de ses barons en Anjou contre Geoffroy V Plantagenêt

Geoffroy réprime une révolte de barons en Anjou en 1135. Les barons normands qui possèdent pour beaucoup des domaines des deux côtés de la Manche, profitent de la rivalité entre Mathilde l'Emperesse et Étienne de Blois pour se lancer à nouveau dans les guerres privées qui les opposent et se partager entre les deux prétendants.



Conflit entre David Ier d'Écosse et Étienne de Blois

Henry de Northumberland Comte de Huntingdon

En janvier 1136, David Ier d'Écosse franchit la frontière avec l'Angleterre et atteint Durham. David Ier d'Écosse prend Carlisle, Wark, Alnwick, Norham et Newcastle-upon-Tyne.

Le 5 février 1136, Étienne de Blois atteint Durham avec une troupe imposante de mercenaires flamands, et David Ier d'Écosse est obligé de parlementer.

Étienne de Blois récupère Wark, Alnwick, Norham et Newcastle, et laisse David Ier d'Écosse conserver Carlisle et Doncaster, en espérant qu'il sera plus loyal envers lui à l'avenir.

Avec Carlisle va une grande partie du Cumberland, ainsi que les honneurs du Lancashire.

Étienne de Blois demande à David Ier d'Écosse de lui faire serment d'allégeance, mais ce dernier répond qu'il l'a déjà juré à Mathilde l'Emperesse.

Afin de satisfaire Étienne de Blois, David Ier d'Écosse demande à son jeune fils Henry de Northumberland, de prêter serment.

Henry de Northumberland reçoit en récompense le Comté de Huntingdon, le comté de Northampton inclus. Ces comtés étaient jusque là tenus par son père.



Réginald de Dunstanville en Normandie

En 1136, Réginald de Dunstanville fait partie des barons qui rendent hommage à Étienne de Blois.

Mais peu après Réginald de Dunstanville rejoint le parti de Mathilde l'Emperesse à Argentan en Normandie.

Il est possible que Réginald de Dunstanville rejoigne la Normandie pour suivre Baudouin de Reviers, son ami et allié, qui est exilé par Étienne de Blois.



Hommage des grands du royaume d'Angleterre à Étienne de Blois

Le 22 mars 1136 les grands du royaume rendent hommage à Étienne de Blois à l'abbaye de Westminster.

À Pâques 1136, Guillaume II de Warenne est présent à la cour d'Étienne de Blois.



Charte des libertés d'Oxford

Henri de Blois parvient alors à obtenir d'Étienne de Blois, son frère, des garanties pour l'autonomie de l'Église, dans la charte des libertés d'Oxford en 1136.

Étienne de Blois promet d'être un souverain modèle envers l'Église.



Mariage de Galerand IV de Beaumont-le-Roger avec Mathilde de Blois

Roger III de Tosny Prisonnier

Galerand IV de Beaumont-le-Roger et Robert II de Beaumont-le-Roger prennent parti pour Étienne de Blois en échange d'un don important de terres.

Galerand IV de Beaumont-le-Roger épouse en 1136 Mathilde de Blois âgée seulement de 2 ans, fille d'Étienne de Blois et de Mathilde de Boulogne.

Avec ses terres importantes et ses contacts politiques en Normandie et en Île-de-France, de 1136 à 1139, Galerand IV de Beaumont-le-Roger joue un rôle central en essayant d'obtenir l'allégeance des Normands à Étienne de Blois.

Apparemment, Étienne de Blois confie à Galerand IV de Beaumont-le-Roger la défense du duché de Normandie contre Geoffroy V Plantagenêt, l'époux de Mathilde l'Emperesse.

Il repousse deux offensives de ce dernier et fait prisonnier Roger III de Tosny, partisan des Angevins.



Mariage de Rotrou Ier de Perche avec Harvise d'Évreux

Rotrou Ier de Perche, dit le Grand, fils de Geoffroy III de Bellême, Comte du Perche, et de Béatrice de Montdidier épouse en 1136 Harvise d'Évreux. Leurs enfants sont :



Concile d'Oxford

En avril 1136 a lieu un concile à Oxford où le roi Étienne de Blois fait d'importantes concessions au clergé mais il y obtient la reconnaissance du comte Robert de Gloucester, demi-frère bâtard de Mathilde l'Emperesse.



Mort d'Étienne Ier de Penthièvre Comte de Penthièvre

Étienne Ier de Penthièvre meurt le 13 ou le 21 avril 1136. Il est inhumé à Saint-Mary à York en Angleterre.

Alain III de Penthièvre, son fils, hérite de ses terres anglaises qui viennent des frères de son père.

Le patrimoine familial, le comté de Penthièvre, est partagé en deux parties égales entre :

Le partage avait probablement été convenu depuis longtemps, car Alain III de Penthièvre agît comme lord de Richmond dès 1123.

Alain III de Penthièvre est souvent désigné Comte de Richmond (Earl of Richmond). Il semble que la création de ce titre soit implicite.



Appel de Mathilde l'Emperesse et d'Étienne de Blois au Pape

Mathilde l'Emperesse et Étienne de Blois font appel au Pape Innocent II mais ce dernier est en plein conflit envers l'antipape Anaclet II. Il n'envoie une réponse que le 11 décembre 1136 adressée à "Étienne, Roi d'Angleterre".



Siège d'Exeter

En 1136, l'un des premiers partisans de Mathilde l'Emperesse menacé en Angleterre est Baudoin de Reviers, qui est assiégé pendant 3 mois dans sa place d'Exeter avant de se rendre. Il ne tarde pas à se réfugier dans l'île de Wight d'où il rançonne les ports de Portsmouth et de Southampton. Tous ses biens anglais sont alors confisqués.

Guillaume II de Warenne, Henri de Blois sont au siège d'Exeter avec Étienne de Blois.

Après la reddition de la garnison, Étienne de Blois confie à Henri de Blois la garde du château d'Exeter et de la région environnante.



Prise de Lisieux

Mathilde l'Emperesse et Geoffroy V Plantagenêt se donnent pour priorité de reprendre la Normandie, voisine de la principauté de l'Angevin. Ils font reconnaître leur souveraineté sur Argentan, Exmes et Domfront et ravagent les biens normands de leur adversaire, à commencer par le comté de Mortain.

S'ils tiennent Sées et Domfront les Angevins ont du mal à obtenir le soutien des seigneurs du Cotentin et de Haute Normandie où le comte de Meulan, gendre d'Étienne, mène la résistance.

Parmi les partisans de Mathilde l'Emperesse, Baudoin de Reviers, seigneur d'Exeter, banni d'Angleterre, contrôle la région de Bricquebec depuis son château de Nehou.

Mathilde obtient le ralliement de Renaud de Denestanville son demi-frère, et frère de Robert de Gloucester, détenteur de biens dans le comté de Mortain.

Geoffroy V Plantagenêt engage la lutte en 1136 et prend Lisieux. Il est blessé. La menace de rébellion en Anjou ralentit son avance en Normandie, et semble être une raison de sa non-intervention outre Manche.

Geoffroy V Plantagenêt ne reprend le combat qu'en 1137.

Le 25 février 1137 Étienne de Blois débarque en France et y conforte le dévouement de ses partisans. En juillet, une trêve de deux ans avec les Angevins est achetée par Étienne de Blois.



Hommage d'Eustache IV de Boulogne à Louis VI le Gros

Étienne de Blois et Eustache IV de Boulogne, son fils, prête hommage au roi Louis VI de France pour la Normandie en 1137.



Traité de Mautern

Léopold IV de Babenberg signe avec Reginmar, Évêque de Passau, le traité de Mautern de 1137 :

C'est dans ce traité que Vienne est mentionnée pour la première fois en tant que civitas.



Occupation d'une grande partie du Cotentin par les partisans de Mathilde l'Emperesse

Les partisans de Mathilde l'Emperesse :

mènent des opérations militaires en Cotentin, défendu, pour Étienne de Blois, par :

Tous deux périssent tour à tour dans une embuscade. Les partisans de Mathilde occupe une grande partie du Cotentin.



Mariage d'Alain III de Penthièvre avec Berthe de Bretagne

Alain III de Penthièvre épouse vers 1137 ou en 1138 Berthe de Bretagne, fille de Conan III le Gros et de Mathilde de Normandie. Leurs enfants sont :

Le mariage a comme but de réunir la Bretagne au camp mené par Étienne de Blois lors de l'Anarchie anglaise.



Galerand IV de Beaumont-le-Roger Vicomte d'Évreux et Comte de Worcester

Étienne de Blois fait Galerand IV de Beaumont-le-Roger Vicomte d'Évreux et 1er comte de Worcester en décembre 1138.

La position de Galerand IV de Beaumont-le-Roger à la cour d'Angleterre s'apparente à un statut de favori du roi.



Ralliement de Robert de Gloucester à Mathilde l'Emperesse

Prise de Hereford

Siège de Caen

Mort de Robert II Bertrand de Bricquebec

Dans le Pays de Galles, les seigneurs anglo-normands confrontés à un grand chef de guerre, Owain Gwynedd, perdent leurs terres, y compris Ceredigion, où le château de Cardigan demeure un avant-poste isolé.

La reconquête de ces terres est lente car Étienne de Blois perd le contrôle de places fortes telles que Gloucester et Hereford, traditionnellement utilisées comme bases pour lancer des campagnes contre le Pays de Galles.

À Pâques 1138, Robert de Gloucester, fils illégitime d'Henri Ier Beauclerc, passe au parti de Mathilde l'Emperesse, sa demi-sœur.

Étienne de Blois ordonne la confiscation des biens anglais et gallois de Robert de Gloucester, dont l'importante forteresse de Bristol. Mais cette dernière est défendue par Philippe, fils aîné du comte de Gloucester et ne cède pas. Au contraire les partisans de Mathilde la rallient en masse.

Étienne de Blois hésite à attaquer Gloucester mais s'attaque à Hereford qui se rend.

Robert de Gloucester contrôle alors les châteaux de Caen et Bayeux, ainsi que l'évêché de Bayeux. Il lui apporte le Bessin.

En réaction Galerand IV de Beaumont-le-Roger et Guillaume d'Ypres, chef de mercenaires assisté d'un renfort de 1000 hommes de Raoul de Péronne entrent en campagne.

Les Angevins se retirent en Anjou.

Les partisans d'Étienne de Blois se portent alors sur Caen mais, ne pouvant prendre la ville, ils ravagent la région.

Dans une bataille sur l'Orne, devant Caen, Robert II Bertrand de Bricquebec meurt en 1138 en défendant Geoffroy V Plantagenêt contre Étienne de Blois.



Bataille de l'Étendard

Alors qu'Étienne de Blois est appelé à intervenir en Normandie, David Ier d' Écosse organise une série de razzias dans la zone frontalière en 1138 à la demande de Mathilde l'Emperesse.

Les Écossais sont confrontés à une armée de barons du nord de l'Angleterre, à la tête de laquelle se trouve Thurstan, archevêque d'York, et Walter Espec, Seigneur du château de Helmsley.

Le 22 août 1138, l'armée anglaise inflige une défaite aux Écossais à Cowton Moor près de Northallerton, à la bataille de l'étendard (Battle of the Standard).

Elle est connue sous ce nom parce que les Anglais se battent sous les bannières de Saint-Pierre d'York, de Saint-Jean de Beverley et de Saint-Wilfrid de Ripon, fixées à un mât de vaisseau.

David Ier d'Écosse est obligé de se réfugier à Cardiff, au château de Gloucester.



Siège de Shrewsbury

Prise de Douvres

Du 22 au 27 août 1138, Étienne de Blois assiège Shrewsbury défendue par le neveu de Gloucester, Guillaume Fitz-Alan. La place tient une semaine, le commandant parvient à prendre la fuite, la garnison est passée par les armes.

Des troubles éclatent dans différents comtés, notamment dans le Kent. Mathilde de Boulogne, épouse d'Étienne de Blois, tente de prendre la place de Douvres avec des troupes boulonnaises. Robert de Ferrière vient d'être fait Comte de Derby part Étienne de Blois. Robert de Ferrière est le beau-père de celui qui garde la place pour Robert de Gloucester. Robert de Ferrière négocie avec son gendre et obtient la reddition de la place.



Thibaut en Angleterre

Thibaut du Bec Archevêque de Cantorbéry

Henri de Blois Légat papal d'Angleterre

Thibaut du Bec voyage en Angleterre pour de surveiller les terres et les biens de l'abbaye du Bec qui s'y trouvent.

Henri de Blois espère bien le poste d'Archevêque de Cantorbéry.

Robert de Beaumont et Galerand IV de Beaumont-le-Roger, utilisent leur influence pour faire élire Thibaut du Bec.

Étienne de Blois choisit Thibaut du Bec.

L'élection par un concile eut lieu le 24 décembre 1138.

Étienne de Blois et Albéric d'Ostie, légat du pape, sont présents, ainsi qu'un petit groupe de barons et d'évêques. Henri de Blois est absent.

La plupart des historiens estiment qu'Étienne de Blois a choisi le jour de l'élection en fonction d'une absence d'Henri de Blois, son frère.

Pour Edmund King, il est très probable que la nomination de Thibaut du Bec à l'archevêché fait partie d'un accord passé en Angleterre avec Albéric d'Ostie.

Thibaut du Bec jure fidélité à Étienne de Blois et le reconnait comme roi d'Angleterre.



Traité de Durham

Le traité de Durham en 1139 entérine la pacification de la frontière et apporte à Étienne de Blois le soutien des barons du nord.



Mariage d'Henry de Northumberland avec Ada de Warenne

Probablement à la demande d'Étienne de Blois, Henry de Northumberland épouse en 1139 Ada de Warenne. Leurs enfants sont :



Prise de Malmesbury et South Cerney par Étienne de Blois

Étienne de Blois prend Malmesbury et South Cerney mais échoue devant Wallingford et Trowbridge.



Mariage de Mathieu Ier de Lorraine avec Berthe de Hohenstaufen

Mathieu renforce les liens entre la Lorraine et le Saint-Empire où une nouvelle dynastie, les Hohenstaufen, viennent de s'installer.

Mathieu Ier de Lorraine épouse le 25 mars 1139 Berthe de Hohenstaufen. Leurs enfants sont :

Berthe de Hohenstaufen est la sœur de Frédéric Ier Barberousse.



Arrestation de Roger de Salisbury et de ses neveux

Selon les Gesta Stephani, Galerand IV de Beaumont-le-Roger et Robert II de Beaumont-le-Roger convainquent Étienne de Blois d'abattre le parti de Roger de Salisbury.

En juin 1139, la cour royale réunie à Oxford ordonne l'arrestation :

et la saisie de leurs châteaux et de leurs charges.

Roger Salisbury et Alexandre de Lincoln sont arrêtés le 24 juin 1139.

Seul Nigel d'Ely parvient à s'échapper avec Mathilde de Ramsey, sa concubine, et son fils Roger le Pauvre pour se réfugier dans la forteresse de Devize.

Nigel d'Ely finit par se rendre.

Les 3 évêques cèdent leurs forteresses au roi.

Ce faisant, Étienne de Blois s'aliène le haut clergé.

Étienne de Blois est considéré comme ayant commis un crime presque impardonnable en contrevenant aux injonctions des Écritures pour avoir usé de violence sur des membres de l'Église.

Selon la plupart des historiens, Thibaut du Bec prend peu de part à la controverse qui suit le conseil. Cependant deux historiens, prétendent que Thibaut du Bec a pris un rôle plus actif dans le conseil.



Concile de Winchester

Au concile de Winchester, le 22 août 1139, Henri de Blois convoque Étienne de Blois, son frère, devant la cour qu'il tient en tant que légat papal, et exige le rétablissement de Roger de Salisbury.

Le roi est accusé d'avoir enfreint sa promesse sur les libertés cléricales et doit répondre de cette accusation. Étienne de Blois arrive à écarter les charges qui pèsent sur lui.

Le seul point positif pour Henri de Blois est que son frère ait reconnu l'autorité de sa cour.



Débarquement de Mathilde l'Emperesse en Angleterre

Le 30 août 1139, Mathilde l'Emperesse débarque en Angleterre pour venir y contester le trône à Étienne de Blois.

Mathilde l'Emperesse accepte de rencontrer son adversaire au château d'Arundel le 30 septembre ou le 1er octobre. C'est un échec.

Dans la guerre civile qui s'ensuit, Henri de Blois poursuit une politique indépendante grâce à sa position très favorable de légat.

En octobre 1139, les partisans de Mathilde l'Emperesse, provenant surtout de l'ouest de l'Angleterre et de l'Est-anglie, débarquent sur la côte sud près de Wareham.

En octobre 1139, Robert de Gloucester attaque Worcester, détruisant une partie de la ville et emportant un large butin.

Henri de Blois convainc Étienne de Blois, son frère, qu'il est mieux de contenir ses ennemis en un seul endroit du royaume.

Henri de Blois sert de médiateur entre Robert de Gloucester et Étienne de Blois pour obtenir un sauf-conduit à Mathilde l'Emperesse, puis il l'escorte jusqu'à Bristol.

Mathilde l'Emperesse parvient à rejoindre son demi-frère Robert de Gloucester à Bristol.

Le 13 novembre 1139, Galerand IV de Beaumont-le-Roger reprend Worcester faisant de nombreux prisonniers. Il combat avec énergie dans le Worcestershire et le Gloucestershire, là où les combats sont les plus féroces.



Mort de Roger de Salisbury

Philippe d'Harcourt Chancelier d'Angleterre

Roger de Salisbury ne vit pas assez longtemps pour se voir vengé et meurt à Salisbury en décembre 1139.

C'est un grand bureaucrate et un bâtisseur dont le goût est en avance sur son âge.

Ses contemporains ont néanmoins probablement raison lorsqu'ils font de lui le type de l'évêque plongé dans les affaires du monde, ambitieux, avare, affranchi de toute notion de moralité personnelle.

Le fils de Roger de Salisbury meurt peu après.

Alexandre de Lincoln recouvre sa chaire épiscopale mais pas ses forteresses.

Étienne de Blois choisit comme nouveau chancelier Philippe d'Harcourt, un proche de Galerand IV de Beaumont-le-Roger.



Mariage de Réginald de Dunstanville avec Béatrice FitzRichard

Réginald de Dunstanville épouse début 1140 Béatrice FitzRichard, fille de Guillaume FitzRichard, Baron des Cornouailles, Seigneur de Cardinham. Leurs enfants sont :

Guillaume FitzRichard détient de nombreuses terres en Cornouailles.

Réginald de Dunstanville a aussi des enfants illégitimes?,

Guillaume de Malmesbury relate que peu après, Réginald de Dunstanville est créé comte de Cornouailles par Robert de Gloucester. Celui-ci agit alors sans doute pour le compte de leur demi-sœur Mathilde l'Emperesse.

Son beau-père ayant déjà rejoint le parti de l'Emperesse, les deux hommes tentent d'y rallier les autres barons du comté.

Il s'ensuit une intense et féroce campagne dans laquelle Réginald de Dunstanville commet l'erreur de s'aliéner les ecclésiastiques locaux en leur imposant une taxe.

Il est finalement excommunié.

Étienne de Blois envoie alors Alain III de Penthièvre en Cornouailles mener une contre-campagne qui trouve un certain soutien.

Réginald de Dunstanville se retrouve isolé et ne contrôle plus qu'un territoire limité à un seul château, probablement celui de Launceston.

Alain III de Penthièvre réussit à maintenir dans sa nouvelle position de comte de Cornouailles et tient même une cour de justice à Bodmin.



Naissance d'Étienne Ier de Goyon

Étienne Ier de Goyon naît en 1140.



Mariage de Milon III de Noyers avec Odeline de Chappes

Milon III de Noyers épouse vers 1140 Odeline de Chappes, Dame de Lagesse et de Venday, fille de Clérambaud Ier de Chappes, Seigneur de Jully-sur-Sarce et de Chappesavant, et d'Adélaïde du Donjon dite de Brienne. Leur enfant est :



Mariage de Gérard Ier de Picquigny avec Béatrix d'Aumale

Gérard Ier de Picquigny épouse en 1140 Mathilde ou Béatrix d'Aumale (né en 1120), fille d'Étienne II d'Aumale et d'Havoise de Mortimer. Leurs enfants sont :



Mariage de Robert III Bertrand de Bricquebec avec Adelise d'Aumale

Robert III Bertrand de Bricquebec épouse en 1140 Adelise d'Aumale, fille d'Étienne II d'Aumale et d'Havoise de Mortemer. Leur enfant est :



Siège de Lincoln

Dans la guerre civile entre Étienne de Blois contre Mathilde l'Emperesse, Alain III de Penthièvre est au service d'Étienne de Blois.

Ranulf de Chester et son frère Guillaume de Roumare, Comte de Lincoln, beau-frère de Baudoin de Reviers, s'emparent début 1140 du château de Lincoln.

Aussitôt Étienne de Blois entre dans la ville avec l'aide des habitants et assiège le château.

Ranulf de Chester parvient à s'enfuir pour lever une armée pour s'opposer au Roi.

Vers 1140, Alain III de Penthièvre entre en conflit avec son voisin Guillaume le Gros, le comte de Richmond, entre autres pour le contrôle des possessions de Gilbert de Gand, son cousin germain, durant sa minorité.

Étienne de Blois, Roi d'Angleterre, envoie Alain III de Penthièvre, en Cornouailles, mener une contre-offensive contre Réginald de Dunstanville, le Comte de Cornouailles.

Ce dernier mène une campagne contre les barons locaux hostiles à sa demi-sœur Mathilde l'Emperesse.

Alain III de Penthièvre y trouve un certain soutien.

Alain III de Penthièvre parvient à isoler son adversaire, qui ne contrôle plus qu'un territoire limité à un seul château (probablement celui de Launceston).

Alain III de Penthièvre réussit à maintenir sa position de comte de Cornouailles et tient même une cour de justice à Bodmin.

Vers fin 1140, Alain III de Penthièvre s'empare du château de Galclint (identifié généralement comme le château de Belvoir).

Agissant au nom d'Étienne de Blois; roi d'Angleterre, Alain III de Penthièvre le reprend à Ranulph de Gernon qui l'avait acquis peu avant en en expulsant Guillaume d'Aubigné, le lord de Belvoir.

En 1140, après la reprise par Étienne de Blois de la ville et du château de Lincoln au comte de Chester Ranulph de Gernon, une bataille d'envergure se prépare.

Étienne de Blois ordonne des attaques contre les autres châteaux de Ranulph dans la région.

Alain III de Penthièvre attaque Belvoir, que le comte a acquis récemment.

Alain III de Penthièvre prend aussi les châteaux d'Howden et Ripon où il met en garnison des troupes loyales au roi.

Alain III de Penthièvre rejoint ensuite Étienne de Blois à Lincoln, avec des troupes venant du Yorkshire, qu'il a mobilisées avec l'aide de Guillaume le Gros, le comte de York.



Rencontre à Bath

Henri de Blois œuvre en vain pour la paix en réunissant les partis d'Étienne de Blois et de Mathilde l'Emperesse à Bath à l'été 1140.



Bataille de Lincoln

Étienne de Blois prisonnier

Le 2 février 1141 les partisans de Mathilde l'Emperesse assiègent la ville de Lincoln.

Galerand IV de Beaumont-le-Roger y commande pour Étienne de Blois.

Le combat est sanglant mais bientôt les partisans du roi passent à l'ennemi, Hugues Bigot, Comte de Norfolk, en premier.

Seule une poignée d'hommes restent à ses côté.

Galerand IV de Beaumont-le-Roger réussit à s'enfuir.

Étienne de Blois est vaincu et capturé.

Il se retrouve en captivité à Bristol.

Quelques jours plus tard, c'est au tour d'Alain III de Penthièvre d'être fait prisonnier par Ranulf de Gernon, le comte de Chester.

Réginald de Dunstanville reprend le contrôle du comté de Cornouailles.

Il a alors le contrôle des châteaux royaux et des shérifs.



Concile de Winchester

Mathilde l'Emperesse Dame d'Angleterre et de Normandie

La capture d'Étienne de Blois contraint Henri de Blois à s'entendre avec Mathilde l'Emperesse.

Le 8 avril 1141, au concile de Winchester :

Elle s'attache les partisans d'Étienne de Blois tels que Geoffroy de Mandeville dans le Bessin, dont elle reconnaît les titres et accroît les possessions.

Se souvenant du sort fait à Roger de Salisbury, le clergé s'empresse de se déclarer pour Mathilde l'Emperesse.

Thibaut du Bec n'assure pas aussitôt de sa fidélité à Mathilde l'Emperesse, affirmant qu'il a besoin de parler à Étienne de Blois.

Après s'être concerté avec lui, Thibaut du Bec finit par rejoindre Henri de Blois.

Henri de Blois reçoit Mathilde l'Emperesse lors d'une cérémonie dans sa cathédrale où elle est accompagnée par une procession d'évêques et d'abbés.

Toutefois, Mathilde l'Emperesse ne réussit pas à gagner suffisamment de partisans pour s'emparer de la couronne.



Mathilde l'Emperesse à Londres

Henri de Blois se prépare à la couronner à Westminster, mais son refus de faire définitivement la paix avec Étienne de Blois et Eustache IV de Boulogne, son fils, pousse Henri de Blois à s'éloigner d'elle.

En juin 1141, Mathilde l'Emperesse part à Londres se faire sacrer alors même que les Londoniens viennent lui demander d'intercéder pour Étienne de Blois.

Entrée dans la ville le 24 juin 1141 elle décide de les châtier pour leur intervention, refuse de reconnaître leurs franchises et exige d'eux d'énormes taxes.

Le soir, alors qu'elle banquette à Westminster, le tocsin sonne, la ville s'arme contre la Dame d'Angleterre. Mathilde l'Emperesse prend la fuite en catastrophe.

Henri de Blois, l'évêque de Winchester, change à nouveau de camp.



Siége de Winchester

Fin juillet 1141, Mathilde l'Emperesse prend la décision de marcher sur Winchester pour forcer Henri de Blois à la couronner.

Elle vient l'assiéger dans son château.

Une armée menée par Mathilde de Boulogne, l'épouse d'Étienne de Blois, vient à son secours et défait les partisans de Mathilde l'Emperesse.



Conquête de la Normandie par Geoffroy V Plantagenêt

La Normandie passe à Mathilde l'Emperesse et Geoffroy V Plantagenêt : Verneuil, Nonancourt, …

Geoffroy V Plantagenêt a l'appui de Robert de Gloucester qui tient en Normandie les régions de Caen et de Bayeux.

À partir de 1141 Geoffroy V Plantagenêt engage une conquête systématique et méthodique de la Normandie.

Les Angevins lancent une vaste offensive sur le duché de Normandie :

En même temps l'évêque de Coutances, Algare, voit assiéger ses places de Coutances et de Saint-Lô.

Geoffroy V Plantagenêt réussit à s'imposer d'abord à l'ouest et au centre de la Normandie.

D'abord partisan d'Étienne de Blois, Rotrou III du Perche organise en 1141 une réunion des seigneurs normands qui se rallient massivement à Mathilde l'Emperesse et à Geoffroy V Plantagenêt.



Galerand IV de Beaumont-le-Roger En Normandie

Après plusieurs mois de résistance, Galerand IV de Beaumont-le-Roger, à la suite de nombreux officiers de la cour et de barons anglais, abandonne la cause d'Étienne de Blois pour embrasser la cause de Mathilde l'Emperesse.

Un revirement d'autant plus urgent qu'en Normandie, l'avance des Angevins menace ses terres. Galerand IV de Beaumont-le-Roger part pour le duché Normandie, et ne remettra plus les pieds en Angleterre.

Galerand IV de Beaumont-le-Roger est accueilli par son nouveau seigneur, Geoffroy V Plantagenêt qui, pour prix de sa soumission, lui remet le château de Montfort-sur-Risle, une nouvelle forteresse dans la vallée de la Risle.

Galerand IV de Beaumont-le-Roger est bien accueilli car il est un guerrier et un leader reconnu, d'une lignée prestigieuse et riche.



Mariage de Galerand IV de Beaumont-le-Roger avec Agnès de Montfort

Galerand IV de Beaumont-le-Roger épouse en 1140 ou en 1141 Agnès de Montfort, Dame de Gournay et Rochefort, fille d'Amaury III de Montfort et d'Agnès II de Garlande, Comtesse de Rochefort. Leurs enfants sont :



Libération d'Étienne de Blois et de Robert de Gloucester

Un échange de prisonnier est négocié par Henri de Blois et Thibaut du Bec, entre les deux camps en novembre 1141.

Un traité est négocié, assurant :

Les revirements d'Henri de Blois durant 1141 lui attirent les foudres des 2 camps.

Brian FitzCount lui envoie une lettre en forme de réprimande cinglante sur les vertus de la constance.

Selon lui, l'évêque est responsable, par ses actions, du prolongement de la guerre civile.

Il le défie d'ailleurs en duel.

Henri de Blois change à nouveau de camp à nouveau et tient un autre conseil de légat à Westminster, qui reconnait à nouveau Étienne de Blois comme roi.

Thibaut du Bec couronne solennellement Étienne de Blois comme roi à Cantorbéry aux environs de Noël 1141.



Événements en Normandie

Mort de Richard II de Kent

Philippe d'Harcourt Évêque de Bayeux

Prise de Carentan et de Cherbourg

En juillet 1142, restauré sur le trône, Étienne de Blois débarque en Normandie et rencontre Geoffroy V Plantagenêt à Caen qui lui démontre que le duché lui est perdu.

En 1142, Richard II de Kent, évêque pro-angevin de Bayeux, meurt.

Son diocèse est donné à Philippe d'Harcourt, partisan d'Étienne de Blois.

Les Angevins lui interdisent l'accès à son siège. Avec l'archevêque de Rouen, il excommunie ses adversaires et en appelle au pape.

À la fin de l'année 1142, Étienne de Blois fait passer Ranulf dans son camp. Les Angevins ont cependant connu quelques succès, en prenant Carentan ou Cherbourg.



Siège d'Oxford

En septembre 1142, Étienne de Blois attaque Oxford où demeure Mathilde l'Emperesse.

La ville tombe le 26 septembre, la prétendante se retrouve assiégée dans le château.

Elle parvient à prendre la fuite et la place se rend le 20 décembre 1142.

Entre 1142 et 1148, Mathilde l'Emperesse ne sera jamais en mesure d'obtenir assez de puissance pour lui permettre d'être couronnée.

Étienne de Blois n'est pas non plus en mesure de vaincre de façon décisive les soutiens de Mathilde l'Emperesse, si bien que les luttes entre les 2 camps continuent.



Bataille de Wilton

Étienne de Blois compte alors s'emparer de la place de Wilton sur la ligne de communication des Angevins. Prévenu, Robert de Gloucester y dispose ses forces en mars 1143.

Le roi se présente devant la ville le 1er juillet 1143 et manque de peu d'être capturé.



Révolte des comtes d'Essex et de Chester

En automne 1143, les comtes d'Essex et de Chester se révoltent.

Étienne de Blois doit mater ses barons rebelles.



Perte de la mission de légat d'Angleterre d'Henri de Blois

Célestin II est opposé à Étienne d'Angleterre et n'est donc pas favorable à son frère Henri de Blois.

Henri de Blois perd sa mission de légat.

Henri de Blois essaie alors, sans succès de la faire renouveler ou de faire transformer son évêché de Winchester en archevêché.



Mariage de Guillaume Ier le Bouteiller de Senlis

Guillaume Ier le Bouteiller de Senlis épouse en 1144 Adeline ou Adelvise ou Adelvie. Leurs enfants sont :



Thibaut du Bec à Rome

Thibaut du Bec arrive à Rome peu avant la mort de Célestin II.

Célestin II interdit à Thibaut du Bec de permettre tout changement dans la position de la couronne d'Angleterre, reconnaissant donc Étienne de Blois comme roi de ce pays.



Anarchie en l'Angleterre

En 1144, l'anarchie fait rage dans la majeure partie de l'Angleterre. Des soulèvements éclatent en tous lieux et de nombreux châteaux sont construits en dehors de l'autorité du roi Étienne de Blois.



Mariage de Géza II Arpad avec Euphrosine de Kiev

Géza II Arpad épouse en 1146 Euphrosine de Kiev (vers 1130-vers 1193), fille de Mstislav Ier de Kiev et de Liubava Dmitrievna. Leurs enfants sont :



Réginald de Dunstanville intermédiaire entre le parti Mathilde l'Emperesse et Étienne de Blois

Réginald de Dunstanville agit en tant qu'intermédiaire entre le parti Mathilde l'Emperesse et Étienne de Blois en 1146.

Philippe de Gloucester, son neveu, qui a rejoint le camp d'Étienne de Blois, capture Réginald de Dunstanville et sa suite alors qu'il effectue cette mission d'intermédiaire.

Étienne de Blois oblige peu après Philippe de Gloucester à libérer Réginald de Dunstanville, car il lui a donné un sauf-conduit.



Arrestation du Comte de Chester

En 1146, Étienne de Blois parvient à faire arrêter le comte de Chester, L'anarchie se calme quelque peu en Angleterre.



Naissance d'Étienne III Arpad

Étienne III Arpad naît en 1147, fils de Géza II Arpad et d'Euphrosine de Kiev.



Mariage de Gérard Ier de Bourgogne-Comté avec Marie de Salins

Gérard Ier de Bourgogne-Comté épouse en 1147 ou en 1152 Marie de Salins. Leurs enfants sont :



Construction de la cathédrale Saint-Étienne de Vienne

La construction de la cathédrale Saint-Étienne, signe visible de la nouvelle importance de Vienne, se termine en 1147.

La petite église romane de l'époque, située à l'extérieur de l'enceinte de la ville, est consacrée le 8 juin 1147.



Expédition de Henri II Plantagenêt en Angleterre

Henri II Plantagenêt, âgé de 14 ans, conduit de sa propre initiative une opération en Angleterre, dès 1147, reprenant audacieusement à son compte la lutte de sa mère Mathilde l'Emperesse contre Étienne de Blois.

Cet épisode restera sans conséquences mais déjà, pour les barons normands, Henri II Plantagenêt est un prince plus facilement accepté que Geoffroy V Plantagenêt, son père, l'ancien ennemi.

De 1147 à 1148 le conflit se rallume un temps dans l'évêché de Bayeux, mais Geoffroy V Plantagenêt rend justice à l'évêque contre ses propres partisans.



Mariage d'Henri II Jasomirgott avec Théodora Comnène

Henri II Jasomirgott épouse en 1148 Théodora Comnène, nièce de Manuel Ier Comnène. Leur enfant est :



Mariage de Gauthier Ier de Villebéon avec Aveline de Château-Landon

Gauthier Ier de Villebéon Seigneur de Nemours

Gauthier Ier de Villebéon épouse en 1150 Aveline de Château-Landon, Dame de Nemours, fille d'Orson de Château-Landon. Leurs enfants sont :

Gauthier Ier de Villebéon succède à Orson Ier de Château-Landon et devient le premier Seigneur de Nemours.


Commanderie de Saint-Étienne de Renneville – D'après une gravure de M.Laumonier - Cliché Th. Garnier

Fondation de la commanderie de Saint-Étienne de Renneville

Seigneur de Renneville, chevalier du Temple, Richard d'Harcourt fonde la commanderie de Saint-Étienne de Renneville sur la commune de Sainte-Colombe-la-Campagne (aujourd'hui Sainte-Colombe-la-Commanderie) vers 1150.



Mort de Mathilde de Boulogne

Mathilde de Boulogne, épouse d'Étienne de Blois, meurt le 30 mai 1151.


Geoffroy V Plantagenêt - plaque tombale en cuivre et émail champlevée - musée de Tessé au Mans

Mort de Geoffroy V Plantagenêt

Henri II Plantagenêt Comte d'Anjou

Hommage d'Henri II Plantagenêt au Roi de France

Dans son testament, Geoffroy V Plantagenêt stipule que son second fils Geoffroy VI d'Anjou sera Comte d'Anjou et du Maine si son fils aîné Henri II Plantagenêt parvient à devenir roi d'Angleterre.

Geoffroy V Plantagenêt meurt à Château-du-Loir au Mans le 7 septembre 1151 d'un refroidissement suite à une baignade dans le Loir.

Il est inhumé dans la cathédrale du Mans (Saint-Julien du Mans).

La plaque tombale, ciselée peu avant 1160, est commandée par Guillaume de Passavant, évêque de la ville.

C'est la plus grande pièce (63 x 34 cm) qu'ait laissé le Moyen Âge occidental.

Mathilde L'Emperesse, sa femme, bien que plus âgée lui survit.

Henri II Plantagenêt devient Comte d'Anjou en 1151.

Les partisans d'Étienne de Blois tentent d'en profiter pour soulever le comté de Mortain, occupant un temps la forteresse du Teilleul qui leur est reprise.

Venu prêter hommage au roi de France pour le duché de Normandie en 1151, Henri II Plantagenêt rencontre Aliénor d'Aquitaine.



Mariage de Raoul Ier de Vermandois avec Laurette de Lorraine

Raoul Ier de Vermandois épouse en 1152 Laurette de Lorraine ou d'Alsace, fille de Thierry III d'Alsace. Leurs enfants sont :


Blason des Comtes de Champagne

Mort de Thibault IV de Blois

Henri Ier le Libéral Comte de Champagne et de Brie

Thibault V de Blois Comte de Blois et de Chartres

Étienne Ier de Champagne Comte de Sancerre

Thibault passe désormais le restant de ses jours à s'occuper d'affaires religieuses.

Thibault IV de Blois meurt à Lagny-sur-Marne entre le 8 et le 11 janvier 1152.

Il est inhumé en l'abbatiale de Lagny-sur-Marne.

Par son ascendant et son habileté, Thibault IV de Blois étend le petit comté de Troyes à toute la Champagne, imposant sa suzeraineté à 5 vassaux de l'archevêque de Reims,à autant de l'évêque de Langres et à plusieurs ducs de Bourgogne (notamment Joigny). Aussi fait-il de Troyes la capitale de ses États, et devient-il un des principaux vassaux de la couronne, comte palatin et pair de France.

Henri Ier le Libéral, fils aîné de Thibault, devient Comte de Champagne, Comte palatin de Troyes, de Meaux et de Brie.

Thibault V de Blois hérite des comtés de Blois et de Chartres.

Étienne Ier de Champagne reçoit la seigneurie de Sancerre alors érigée en comté. Son héritage est moindre comparé à ses deux premiers frères.

Guillaume-aux-Blanches-Mains, le frère cadet, ne reçoit rien.

Entre 1145 et 1160, les comtes de Champagne ont opéré une sélection parmi la multitude des petites foires locales existantes. La documentation révèle ainsi une douzaine de foires comtales en Champagne :

A peine arrivé au pouvoir, Henri Ier le Libéral établit le calendrier annuel des grandes foires "internationales" de Champagne. L'originalité réside dans le fait qu'elles constituent un cycle ininterrompu de rencontres couvrant presque toute l'année :

La période libre entre la foire de Mai de Provins et celle de la Saint-Jean de Troyes était consacrée par de nombreux marchands à la foire du Lendit de Saint-Denis.

Chaque foire dure de 2 semaines (Lagny, Bar-sur-Aube) à 2 mois pour les foires de Troyes avec:

Parallèlement se déroulent la foire du cuir tanné, puis celle de l'avoir-du-poids (marchandises vendues au poids).

Les Flamands y vendent draps et toiles. Les Italiens ne se rendent régulièrement en Champagne qu'à partir de 1170 et y vendent les soieries, épices orientales, cire. Les gens du Midi français vendent des cuirs venus de Cordoue, les Bourguignons du vin, les Allemands des fourrures et des cuirs.

Le change des espèces, très actif, est entre les mains des Lombards et des Toscans.

Les Anglo-Normands sont les grands absents de ce rendez-vous quasi-permanent du commerce européen.



Mariage d'Étienne Ier de Champagne avec Alix Mathilde de Donzy

Siège du château-fort de Saint-Aignan

En 1153, Ancel ou Anseau de Traisnel, l'un des favoris d'Henri Ier le Libéral, doit épouser Hermansède ou Adélais ou Alix Mathilde de Donzy, fille de Geoffroy III de Donzy et de Garne de Toucy de Cosnes.

Étienne Ier de Champagne enlève Alix Mathilde de Donzy au matin de ce mariage, avec la complicité Geoffroy III de Donzy.

IL la ramène devant l'église. Étienne Ier de Champagne épouse publiquement Alix Mathilde de Donzy.

Il s'enfuit avec elle vers Sancerre puis Saint-Aignan.

Anseau de Traine et Hervé de Donzy, frère d'Alix Mathilde de Donzy, demandent justice à Henri Ier le Libéral, frère d'Étienne.

Henri Ier le Libéral en appelle à Louis VII Le Jeune, roi de France, car le comté de Sancerre, étant un arrière-fief de la couronne, ne peut être attaqué sans l'accord du roi.

Anseau de Traine, Hervé de Donzy, Henri Ier le Libéral, Thibault V de Blois et Louis VII Le Jeune, se dirigent vers le château-fort de Saint-Aignan et l'assiègent.

Une population innocente paie de son sang les méfaits de son seigneur. Il n'y a pas de combat mais un accord à l'amiable est trouvé.

L'union devant l'Église ayant été célébrée et le mariage ayant été consommé, Alix Mathilde de Donzy reste avec Étienne Ier de Champagne.

Hervé de Donzy récupère la seigneurie de Gien, faisant partie de la dot de sa sœur.



Mort d'Eustache IV de Boulogne

Guillaume de Blois Comte de Boulogne, de Mortain et de Surrey

Mort de Simon II de Saint-Lis

Traité de Westminster

Complot contre Henri II Plantagenêt

Étienne de Blois a bâti des contre-châteaux près de Wallingford pour attaquer un soutien de Mathilde retranché dans le château de Wallingford.

Henri II Plantagenêt vient en renfort et attaque ces contre-châteaux.

Une bataille rangée est attendue entre les deux camps, mais certains nobles, lassés de cette guerre civile interminable qui dure depuis 1135, s'interrogent sur la futilité de ce conflit sans fin.

Étienne de Blois est convaincu et des négociations s'engagent.

Étienne de Blois et Henri II Plantagenêt discutent, chacun d'un côté d'un cours d'eau (peut-être la Tamise, au niveau d'un gué), et un accord verbal sur une trêve est trouvé.

Réginald de Dunstanville est présent aux côtés Henri II Plantagenêt lors des négociations du traité.

Eustache IV de Boulogne, fils d'Étienne de Blois, apprenant l'accord, entre dans une colère noire après son père et quitte la cour.

Quelques jours plus tard, le 10 août 1153, Eustache IV de Boulogne meurt subitement, peut-être empoisonné.

Guillaume de Blois devient Comte de Boulogne, de Mortain et de Surrey.

Simon II de Saint-Lis, comte de Northampton et d'Huntingdon, lui aussi très opposé à tout accord, meurt la même semaine d'une maladie semblable.

La disparition de ces 2 farouches opposants lève les obstacles à un accord entre les deux parties.

Le traité, initié à Wallingford, formellement écrit à Winchester, est finalisé à l'abbaye de Westminster.

Ce traité, parfois aussi appelé traité de Wallingford ou traité de Winchester, est conclu le 6 novembre 1153 entre Étienne de Blois et Henri II Plantagenêt.

Fin novembre 1153, une assemblée publique de seigneurs et barons se tient à Winchester.

Étienne de Blois et Henri II Plantagenêt s'y retrouvent.

Étienne de Blois reconnait Henri II Plantagenêt pour fils, et Henri II Plantagenêt reconnait Étienne de Blois pour père.

Les principaux articles du traité stipulent?:

Le traité de Wallingford confirme à Guillaume de Blois la possession du comté de Surrey et des terres baronniales qui appartenaient à son père.

Étienne de Blois emmène Henri II Plantagenêt à Londres.

La nouvelle s'étant propagée, la population les acclame.

L'accord final est signé à l'abbaye de Westminster, le 25 décembre 1153.

Le chroniqueur Gervase de Canterbury parle d'un complot ayant pour but de faire assassiner Henri II Plantagenêt à Canterbury par des mercenaires flamands.

Guillaume de Blois aurait connaissance du complot.

Le complot étant découvert, il prend la fuite et se rend en Normandie.



Nouvelle rencontre d'Étienne de Blois et d'Henri II Plantagenêt

Étienne de Blois promulgue une charte royale au début 1154.

Immédiatement après, Étienne de Blois et Henri II Plantagenêt rencontrent de nouveau à Oxford où les comtes et barons du royaume sont réunis en assemblée.

Ils jurent fidélité à Henri II Plantagenêt, et le reconnaissent comme successeur.

En avril 1154, Henri II Plantagenêt retourne en Normandie.

Réginald de Dunstanville devient son représentant en Angleterre.


Henri II Plantagenêt La France en 1154

Mort d'Étienne de Blois Roi d'Angleterre

Henri II Plantagenêt Roi d'Angleterre

Étienne de Blois meurt au château de Douvres le 25 octobre 1154. Il est inhumé dans l'abbaye de Fervesham dans le Kent.

Henri II Plantagenêt est couronné Roi d'Angleterre à l'abbaye de Westminster le 19 décembre 1154.

Guillaume Ier, Baron de Courcy et Écajeul, est maitre d'hôtel d'Henri II Plantagenêt.

Dès lors, malgré une réconciliation passagère, les affrontements sont permanents entre Louis VII le Jeune et Henri II Plantagenêt.

Henri II Plantagenêt devenu roi d'Angleterre n'obéit au pas tout de suite au testament de son père car l'Anjou et le Maine coupent en deux ses possessions :

Henri II Plantagenêt ne donne pas l'Anjou et le Maine à Geoffroy VI d'Anjou, son frère.

Réginald de Dunstanville est l'un des plus proches conseillers laïcs d'Henri II Plantagenêt avec Robert III de Beaumont-le-Roger et Richard de Lucy.

Réginald de Dunstanville n'a pas de fonction officielle dans l'administration, mais son influence est aussi importante que celle du Robert III de Beaumont-le-Roger.

La position dans les Cornouailles de Réginald de Dunstanville n'est pas remise en question par Henri II Plantagenêt, alors que celui-ci a pour politique de réduire autant que possible les pouvoirs des barons de son royaume.

Réginald de Dunstanville est virtuellement indépendant, les shérifs du comté ne répondant que de lui.

Réginald de Dunstanville détient la troisième baronnie du royaume en termes de richesse.

Son contrôle s'étend aussi dans le comté voisin du Devon où ses alliés de la famille de Reviers sont comtes.

Les chroniqueurs contemporains le reconnaissent comme le plus puissant baron du royaume avec le Comte de Leicester.

Parmi ses nombreux neveux figurent:



Mariage d'Anselme Ier de Saint-Pol avec Eustachie de Blois

Anselme Ier de Saint-Pol épouse en 1155 Eustachie de Blois, fille d'Étienne de Blois et Mathilde de Boulogne.

Leurs enfants sont :



Coutumes octroyées aux marchands de Sancerre

En 1155, Étienne Ier de Champagne accorde les Coutumes, octroyées par Louis VI Le Gros aux habitants de Lorris-en-Gâtinais, aux marchands de Sancerre et probablement à 7 autres villes.



Mort de Guillaume IV de Bourgogne-Comté

Gérard Ier de Bourgogne-Comté Comte de Mâcon de Vienne et Seigneur de Salins

Étienne II de Bourgogne-Comté Comte d'Auxonne

Guillaume IV de Bourgogne-Comté meurt le 27 septembre 1155 ou en 1157.

Gérard Ier de Bourgogne-Comté devient Comte de Mâcon de Vienne et Seigneur de Salins.

Étienne II de Bourgogne-Comté devient Comte d'Auxonne.



Étienne II de Bourgogne-Comté Seigneur de Traves et de Scey sur Saône

Étienne II de Bourgogne-Comté devient Seigneur de Traves et de Scey sur Saône en 1156.


Mariage de Frédéric Barberousse avec Béatrice Ire de Bourgogne – par Giovanni Battista Tiepolo -1751 - Imperial Hall of the Residenz à Würzburg

Mariage de Frédéric Ier Barberousse avec Béatrice Ire de Bourgogne

Maison de Hohenstaufen

Béatrice Comtesse de Bourgogne

Frédéric Ier Barberousse Comte de Bourgogne

Berthold IV de Zähringen Recteur de Bourgogne

Frédéric Ier Barberousse préfère épouser l'héritière du comté de Bourgogne Cisjurane et la Provence plutôt que de les conquérir.

Frédéric Ier Barberousse épouse dans la cathédrale de Würzburg ou Wurzbourg le le 9 ou le 16 juin 1156 Béatrice Ire de Bourgogne, fille de Renaud III de Bourgogne et d'Agathe de Lorraine.

Leurs enfants sont :

Béatrice Ire de Bourgogne récupère ses droits sur le comté de Bourgogne.

Les deux fils de Guillaume IV de Bourgogne-Comté :

restent encore très présents dans l'histoire du comté, et notamment sur Lons Le Saunier et sa saline où ils exercent une co-seigneurie.

Étienne II de Bourgogne-Comté exclut de l'héritage comtois s'emploie à miner l'autorité impériale.

Le comté échappe à Berthold IV de Zähringen qui, en compensation, reçoit en 1156 de Frédéric Ier Barberousse le titre de recteur de Bourgogne et l'autorité sur les villes Sion, Lausanne et Genève.

Le pape Alexandre III soutient l'évêque de Lausanne, dans ses prétentions temporelles faisant reculer Berthold IV de Zähringen.

Les trois évêques maintiennent leur autonomie.



Fondation de la collégiale Saint-Etienne de Troyes

Henri Ier le Libéral fonde en 1157 la collégiale Saint-Étienne de Troyes, future nécropole des Comtes de Champagne.



Mariage de Rotrou IV du Perche avec Mathilde de Blois

Une alliance matrimoniale avec la maison de Blois consolide le pouvoir du comté de Perche, qui est en déclin.

Rotrou IV du Perche épouse avant 1160 Mathilde de Blois, fille de Thibault IV de Blois, et de Mathilde de Carinthie. Leurs enfants sont :



Maurice de Sully Évêque de Paris

De retour dans sa région avec ses titres universitaires, Maurice de Sully entre dans les ordres et devient chanoine au chapitre de Bourges.

Sa réputation lui vaut d'être ensuite nommé chanoine puis archidiacre de Paris.

Il enseigne la théologie à l'université.

Grâce à son érudition et à sa piété, Maurice de Sully devient Évêque de Paris le 12 octobre 1160.

L'accroissement de la population rend l'ancienne cathédrale Saint-Étienne de Paris insuffisante.

Dès l'année de son élection, Maurice de Sully décide de construire de la Cathédrale Notre-Dame de Paris.



Naissance d'Innocent III

Giovanni Lotario, futur Innocent III, naît à Gavignano en 1160, issu par son père de la puissante famille de Segni et par sa mère de la noblesse romaine.

Innocent III étudie d'abord à Rome puis à Paris, où il reçoit l'enseignement de Pierre de Corbeil en même temps qu'Étienne Langton et Robert de Courson, qu'il élèvera plus tard à la dignité de cardinal.

Innocent III effectue ensuite un bref passage par Bologne, où il est l'élève du canoniste Uguccio de Pise, qui lui inspirera un programme politique, la théocratie pontificale.



Mariage de Louis VII le Jeune avec Adèle de Champagne

Louis VII le Jeune est veuf de Constance de Castille.

Louis VII le Jeune épouse à Paris le 13 novembre 1160 Adèle de Champagne, fille de Thibault IV de Blois et de Mathilde de Carinthie.

Leurs enfants sont :

Adèle de Champagne est sacrée Reine le jour de son mariage.

Étienne de la Chapelle, chanoine de l'église de Sens, assiste à ce sacre.

Adèle de Champagne joue un grand rôle dans la vie politique du royaume et pour mettre en avant ses frères :

Elle obtient pour Guillaume-aux-Blanches-Mains son premier siège, l'évêché de Chartres.

Louis VII le Jeune promet les deux filles qu'il a eues d'Aliénor d'Aquitaine aux frères de sa nouvelle femme :



Mort de Guillaume III de Nevers

Guillaume IV de Nevers Comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre

Guillaume III de Nevers meurt à Auxerre le 21 novembre 1161.

Guillaume IV de Nevers devient Comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre.

Étienne Ier de Champagne et Renaud III de Joigny dévastent le comté de Nevers.



Étienne III Arpad Roi de Hongrie

Mort de Géza II Arpad

Géza II Arpad meurt le 31 mai 1162.

Il est inhumé à Székesfehérvár.

Étienne III Arpad, son fils, devient Roi de Hongrie.

Son premier règne ne dure que 6 semaines.



Ladislas II Arpad Roi de Hongrie

Manuel Ier Comnène tente d'imposer Ladislas II Arpad, oncle d'Étienne III Arpad, un prétendant au trône qu'il protège afin de vassaliser la Hongrie.

Ladislas II Arpad devient Roi de Hongrie à mi-juillet 1162 pendant 6 mois.



Étienne de la Chapelle Évêque de Meaux

Étienne de la Chapelle est Abbé de Déols.

Le pape Alexandre III nomme Étienne de la Chapelle Évêque de Meaux en 1162.



Mort de Rivallon de Penthièvre

Étienne II de Penthièvre Comte de Penthièvre

Rivallon de Penthièvre meurt en 1162.

Étienne II de Penthièvre, son fils, devient Comte de Penthièvre.



Mort de Ladislas II Arpad

Étienne IV Arpad Roi de Hongrie

Ladislas II Arpad meurt le 14 janvier 1163.

Il est inhumé à Székesfehérvár.

Étienne IV Arpad, son frère, devient Roi de Hongrie.



Bataille de La Marche

Étienne Ier de Champagne et Renaud III de Joigny sont battus en 1163 par Guillaume IV de Nevers, dans une violente bataille à La Marche, entre Nevers et La Charité.


Étienne III Arpad

Bataille de Székesfehérvár

Étienne III Arpad à nouveau Roi de Hongrie

Fiançailles de Béla III Arpad et de Marie Comnène

Béla III Arpad Héritier de l'Empire byzantin

Étienne IV Arpad est vaincu le 19 juin 1163 dans les environs de Székesfehérvár par l'armée d'Étienne III Arpad, son neveu, soutenu par des mercenaires recrutés en Autriche avec l'appui de l'empereur Frédéric Ier Barberousse.

Étienne III Arpad devient à nouveau Roi de Hongrie le 19 juin 1163.

Étienne IV Arpad se réfugie en territoire byzantin et demande aussitôt l'aide de l'empereur Manuel Ier Comnène.

Ce dernier refuse de le soutenir et se rapproche d'Étienne III Arpad.

Béla III Arpad, l'héritier hongrois est envoyé à la cour de Manuel Ier Comnène à Constantinople pour y être éduqué.

Manuel Ier Comnène fiance Béla III Arpad en 1163 avec Marie Porphyrogénête, sa fille.

Il a l'intention d'en faire de son héritier, assurant ainsi une union durable entre la Hongrie et l'Empire.

À la cour, Béla III Arpad prend pour nom Alexis et reçoit le titre de despote, la qualité de "kaisar", qui n'a été jusque là utilisé que pour désigner l'Empereur lui-même.



Hommage de Renaud de Gimel à Raimond II de Turenne

Renaud de Gimel, Vicomte de Gimel, rend hommage à Raimond II de Turenne le 26 février 1163 à Gimel en présence d'Étienne II de Scorailles et de Bourran.



Accord entre Manuel Ier Comnène et la Hongrie

Un accord est conclu en 1164 entre Manuel Ier Comnène et la Hongrie mais son non-respect par Étienne III Arpad entraine une nouvelle tentative de l'empereur byzantin d'imposer son candidat.



Mort d'Étienne II de Penthièvre

Geoffroy III de Penthièvre Comte de Penthièvre

Étienne II de Penthièvre meurt en 1164, sans enfant.

Geoffroy III de Penthièvre, frère d'Étienne II de Penthièvre, devient Comte de Penthièvre en 1164.



Mort d'Étienne IV Arpad

Étienne IV Arpad meurt à Zemun en Hongrie le 11 avril 1165.

Il est inhumé à Székesfehérvár.



Charte en faveur de la monnaie de Meaux

En 1165 ou après, Étienne Ier de Champagne confirme une charte d'Henri Ier le Libéral, son frère, en faveur de la monnaie de Meaux.



Construction d'une chapelle Saint-Aignan à Paris

Une chapelle Saint-Aignan est bâtie au XIIe siècle, en 1166 sur l'île de la Cité à Paris tout près de Notre-Dame.

Cette construction est dûe à Étienne de Garlande, Doyen de Saint Aignan d'Orléans et chancelier de Louis VI le Gros.

On peut aujourd'hui encore observer les vestiges de ce site dans les murs du 19, rue des Ursins.



Fondation du prieuré de Charnes

Étienne Ier de Champagne fonde le prieuré de Charnes sur le territoire de la commune de Bannay, dans le canton de Sancerre.

Attesté en 1167, il fait donation à la Vierge Marie et aux frères de Grandmont, qui demeurent dans les bois de Charnes, où ils ont bâti un monastère, de tous ses droits : haute, moyenne et basse justice, droit de gruerie (ancienne juridiction où les officiers forestiers jugeaient les délits).

Il donne en outre 3 sous par jour.

Cette donation est confirmée par Godefroy, Abbé de Saint-Satur.



Projet de mariage d'Étienne Ier de Champagne avec Sibylle de Jérusalem

En 1169, une délégation, menée par Frédéric de la Roche, Archevêque de Tyre, cherchant des alliances et des soutiens financiers en Europe, offre à Étienne Ier de Champagne les mains de Sibylle de Jérusalem, fille d'Amaury Ier d'Anjou. Étienne Ier de Champagne accepte.



Naissance d'Hugues Ier Goyon

Hugues Ier Goyon dit de Matignon naît en 1170, fils d'Étienne Ier de Goyon et de Luce de Matignon.


Le château de Sancerre au XVIIe siècle

Construction du château de Sancerre

Sur la colline de Sancerre, facilement défendable, à proximité du village formé autour de l'abbaye de Saint-Satur, Étienne Ier de Champagne fait remplacer et renforcer les fortifications en bois de la ville et fait construire une citadelle de pierre armée de 6 tours.

Un nouveau village se constitue autour du château, qui finit par devenir plus important que le village d'origine.



Mariage d'Étienne II de Bourgogne-Comté avec Judith de Lorraine

Étienne II de Bourgogne-Comté épouse vers 1170 Judith de Lorraine, fille de Mathieu Ier de Lorraine, Duc de Lorraine, et de Berthe de Hohenstaufen. Leur enfant est :



Naissance de Étienne III d'Auxonne

Étienne III d'Auxonne naît en 1170 ou 1172, fils d'Étienne II de Bourgogne-Comté et de Judith de Lorraine.



Départ d'Étienne Ier de Champagne d'Hugues III de Bourgogne pour la Terre Sainte

À fin 1170, Étienne Ier de Champagne se dirige vers la Terre Sainte, accompagné d'Hugues III de Bourgogne et d'un trésor, cadeau de Louis VII le Jeune.

Humbert II de Coligny accompagne en Terre-Sainte, avec plusieurs de ses vassaux, Hugues III de Bourgogne.



Étienne Ier de en Palestine

Étienne Ier de Champagne débarque en Palestine à l'été 1171.

Étienne Ier de Champagne est pressenti pour devenir Roi de Jérusalem, par les droits de Sibylle de Jérusalem, sa future épouse, héritière d'Amaury Ier d'Anjou.

Pour des raisons inconnues, Étienne Ier de Champagne rompt brusquement les négociations de mariage, peu après son arrivée, et quitte la région pour Constantinople

Mleh d'Arménie attaque et rançonne l'armée d'Étienne Ier de Champagne près de Mamistra, en Cilicie, ville peu éloignée d'Iconium.

Étienne Ier de Champagne part ensuite pour la France.



Étienne de la Chapelle Archevêque de Bourges

Étienne de la Chapelle devient soixante-septième Archevêque de Bourges en 1171.



Mariage d'Étienne Ier de Goyon avec Luce de Matignon

Étienne Ier de Goyon épouse en 1172 Luce de Matignon, fille de Denys de Matignon. Leurs enfants sont :

Étienne Ier Goyon devient ainsi Seigneur de Matignon.


Bela III de Hongrie

Mort d'Étienne III Arpad

Béla III Arpad Roi de Hongrie

Étienne III Arpad meurt le 1er mars 1172.

La Hongrie est réduite à un état de dépendance et Manuel Ier Comnène y impose sa volonté pour le choix du roi : Béla III Arpad est couronné le 1er mars 1172.

De retour en Hongrie, Béla III Arpad mène une politique favorable au pape tout en maintenant l'équilibre avec le Saint Empire Romain Germanique.

Il imite les monarchies occidentales pour améliorer l'administration de la Hongrie.

Il crée une chancellerie et de nouveaux impôts (douanes, péages, droit sur les foires et marchés).



Mort d'Étienne de La Chapelle

Étienne de La Chapelle se retire en l'abbaye Saint-Victor de Paris.

Étienne de La Chapelle y meurt le 13 février 1173 empoisonné. Il y est inhumé.

Gauthier Ier de Villebéon, son frère, fondera, en l'église, un anniversaire en sa mémoire.



Naissance d'Alain Ier Goyon

Alain Ier Goyon dit de Matignon naît en 1173, fils d'Étienne Ier de Goyon et de Luce de Matignon.



Mort de Étienne II de Bourgogne-Comté

Étienne II de Bourgogne-Comté meurt en 1173 ou 1198.



Construction de la cathédrale de Meaux

La construction de la cathédrale Saint-Étienne gothique de Meaux débute par le chœur, entre 1175 et 1180. La pierre de Varreddes est utilisée.



Retour d'Étienne Ier de Champagne

Mariage d'Étienne Ier de Champagne

À son retour de Palestine, Étienne Ier de Champagne épouse en 1176 Béatrix. Leurs enfants sont :



Naissance de Guillaume Ier de Sancerre

Guillaume Ier de Sancerre naît vers 1176, fils d'Étienne Ier de Champagne et de Béatrix.



Mort de Béatrix

Béatrix, épouse d'Étienne Ier de Champagne, meurt en 1179.



Invasion de la région de Lorris

Étienne Ier de Champagne et les cottereaux flamands (pillards) envahissent la région de Lorris en 1180 dans le but de détruire l'influence de Philippe Ier d'Alsace sur son neveu, le roi de France, et de rétablir l'autorité de la reine-mère, Alix de Champagne, sa sœur.


Blason des Comtes de Champagne

Mort d'Henri Ier le Libéral

Henri II de Champagne Comte de Champagne, de Troyes et de Meaux

Henri Ier le Libéral meurt le 17 mars 1181 à Troyes. Il est inhumé le 23 mars dans l'église Saint-Étienne de Troyes.

Henri II de Champagne succède à son père à la tête du comté de Troyes et de Meaux.

Marie de France exerce la Régence du Comté de Champagne pendant la minorité d'Henri II.



Mariage de Raoul III de Nesle avec Alix de Dreux

Raoul III de Nesle épouse avant 1183 Alix de Dreux. Leurs enfants sont :


Château de Brie-Comte-Robert

Robert II de Dreux Comte de Dreux

Mariage de Robert II de Dreux avec Yolande de Coucy

En 1184 Robert Ier de Dreux cède le Comté de Dreux à Robert II de Dreux, son fils.

Robert II de Dreux épouse en 1184 Yolande de Coucy (1164-1222), fille de Raoul Ier de Coucy, Seigneur de Coucy, de Vervins, de Marle, de la Fère, de Crécy, deLandousies et dePinon, et d'Agnès de Hainaut dite la Boiteuse. Leurs enfants sont :

Robert II de Dreux donne au château de Brie-Comte-Robert entouré de douves, son aspect actuel. C'est le seul château d'Île-de-France datant de cette époque. Il n'a jamais eu de rôle militaire prépondérant, il s'agit plus d'un poste pour délimiter le pouvoir des Rois Capétiens par rapport aux Comtes de Champagne.



Mariage d'Étienne III d'Auxonne avec Béatrix de Thiern

Liaison de Étienne III d'Auxonne avec Blanche de Cicon

Étienne II d'Auxonne marie son fils. à l'héritière du comté de Chalon Étienne III d'Auxonne épouse vers 1186 Béatrix de Thiern. Leurs enfants sont :

À dater de ce mariage, leurs descendants prennent le patronymique de Chalon. Étienne III d'Auxonne continue ses anciennes relations avec Blanche de Cicon.



Mariage d'Étienne Ier de Champagne avec Aénor

Étienne Ier de Champagne est veuf de Béatrix.

Étienne Ier de Champagne épouse en 1187 Aénor. Leur enfant est :



Naissance d'Étienne II de Sancerre

Étienne II de Sancerre naît en 1180 ou en 1190, fils d'Étienne Ier de Champagne et d'Aénor.


Donjon de Châtillon-Coligny

Construction du Château de Châtillon-Coligny

Entre 1180 et 1190, Étienne Ier de Champagne fait bâtir le donjon du Château de Châtillon-Coligny.

Celui-ci sert d'habitation au seigneur et à sa famille.

Le château fort sera construit ensuite.



Naissance de Jean Ier de Chalon

Jean Ier de Chalon, dit Jean de Bourgogne, l'antique ou le Sage, naît en 1190, fils d'Étienne III d'Auxonne et de Béatrix de Thiern.



Bataille d'Arsur

Mort d'Étienne Ier de Champagne Comte de Sancerre-en-Berry et de Gien

Guillaume Ier de Sancerre Comte de Sancerre

Robert II de Dreux participe à la bataille d'Arsur ou d'Arsouf le 7 septembre 1191.

Henri II de Champagne, resté en Terre Sainte, participe à cette bataille.

Étienne Ier de Champagne meurt le 7 septembre 1191 à Saint-Jean-d'Acre.

Guillaume Ier de Sancerre devient Comte de Sancerre.



Mariage de Geoffroy V de Châteaudun avec Adèle de Nevers

Geoffroy V de Châteaudun épouse vers 1195 Adèle de Nevers (1170-1206). Leurs enfants sont :



Naissance de Béatrix de Bourgogne-Comté

Béatrice ou Béatrix de Bourgogne-Comté ou d'Auxonne naît en 1195, fille d'Étienne III d'Auxonne et de Béatrix de Thiern.



Étienne III d'Auxonne Comte d'Auxonne

Étienne III d'Auxonne tient fortement les bords de Saône, par ses châteaux d'Oiselay, de Scey-sur-Saône, de Traves, de Frotey.

Fort des appuis des grands barons comtois, Gaucher de Salins, Richard de Montfaucon, Comte de Montbéliard, Étienne III d'Auxonne entre en guerre contre Othon Ier de Hohenstaufen.

Ayant reçu l'approbation du prieur de Saint-Vivant de Vergy dont il tient la cité en fief, Étienne III d'Auxonne prend en 1197, le titre de comte d'Auxonne. Il se déclare vassal d'Eudes III de Bourgogne, Duc de Bourgogne, et inféode Auxonne, faisant rentrer la ville et son château dans la zone d'influence du duché de Bourgogne.



Mort de Guillaume IV de Thiern

Séparation d'Étienne III d'Auxonne et de Béatrix de Thiern

À la mort de Guillaume IV de Thiern, son beau-père, Étienne III d'Auxonne obtient la répudiation de Béatrix de Thiern en 1197. Il vit alors publiquement avec Blanche de Cicon.



Mariage d'Alain Ier Goyon avec Marguerite de Gajola et Pagalet

Alain Ier Goyon épouse en 1200 Marguerite de Gajola et Pagalet ou Galoia dite de Plancoët et Galois (1175-1237). Leur enfant est :



Naissance d'Étienne II de Goyon

Étienne II de Goyon ou Gouyon dit de Matignon naît en 1200, fils d'Alain Ier Goyon et de Marguerite de Gajola et Pagalet.



Saint Étienne Évêque de Die

Saint Étienne, Prieur de la Chartreuse de Portes, devient Évêque de Die en 1200.

Il est le premier saint canonisé régulièrement en France du fait de miracles opérés sur son tombeau.


Aliénor d'Aquitaine amenant sa petite fille Blanche à Louis VIII le Lion pour les marier - Fresque de la chapelle Sainte-Radegonde à Chinon. Blanche de Castille

Traité du Goulet

Mariage de Louis VIII le Lion avec Blanche de Castille

Aliénor d'Aquitaine est choquée de la conduite scandaleuse de son dernier fils Jean-Sans-Terre. En 1200, elle décidé malgré ses 78 ans de traverser les Pyrénées malgré un hiver très rigoureux pour amener sa petite fille Blanche au fils aîné de Philippe II Auguste afin de les marier.

Au carême 1200, Aliénor d'Angleterre accueille sa mère.

Par le traité du Goulet le 22 mai 1200, Philippe II Auguste reconnaît à Jean-Sans-Terre le titre de Roi d'Angleterre moyennant :

Jean-sans-Terre désigne Robert II d'Harcourt comme pleige et otage dans ce traité. Il fait partie des 9 barons qui, de part et d'autre, se portent garants du traité et jurent d'abandonner celui des deux princes qui le violerait.

Louis VIII le Lion épouse à Port-Mort en Normandie le 23 mai 1200 Blanche de Castille. Leurs enfants sont :



Mort d'Othon Ier de Hohenstaufen

Jeanne Ire de Bourgogne Comtesse de Bourgogne

Othon Ier de Hohenstaufen meurt à Besançon le 13 janvier 1197 ou en 1200 ou le 14 janvier 1201 assassiné.

Jeanne Ire de Bourgogne, l'aînée de ses filles, hérite du comté de Bourgogne.

Étienne III d'Auxonne et de Béatrix de Thiern se séparent.



Mort de Geoffroy III du Perche

En 1202, Geoffroy III du Perche et Étienne, son frère, décident de prendre part à la quatrième croisade.

Geoffroy III du Perche meurt à Soissons en 1202 peu avant le départ.


Blason Empereur latin de Constantinople

Enrico Dandolo Despote de la Romanie

Baudouin VI de Hainaut Empereur latin de Constantinople

Enrico Dandolo refuse, dit-on, la couronne qui lui est offerte mais il se fait élire despote de la Romanie.

Les Vénitiens sont inquiet du pouvoir que pourrait prendre Boniface Ier de Montferrat un parent de Philippe II Auguste. Boniface Ier de Montferrat est candidat des Génois et des Pisans.

Le 9 mai 1204, avec l'appui du doge de Venise, Baudouin VI de Hainaut, Comte de Flandre et de Hainaut, est choisi par les troupes croisées comme empereur de Constantinople sous le nom de Baudouin Ier de Constantinople.

Nivelon de Chérisy est un de ses électeurs.

Baudouin VI de Hainaut est couronné le 16 mai 1204 par le légat du pape dans l'église de Sainte-Sophie. Il fonde l'empire latin de Constantinople aussi appelé empire de Romanie qui durera 57 ans.

Louis de Blois assiste au couronnement.

Nivelon de Chérisy est chargé d'annoncer l'élection de Baudouin VI de Hainaut et ramène en France des reliques :



Mariage d'Étienne III d'Auxonne avec Blandine de Cicon

Étienne III d'Auxonne épouse en 1207 Blandine de Cicon. Leur enfant est :



Mariage d'Othon Ier de Méranie avec Béatrice II de Bourgogne

Mort de Philippe Ier de Souabe Anti Roi d'Allemagne

Étienne III d'Auxonne a nourri le dessein de sceller la réconciliation de la branche palatine avec la branche cadette de Bourgogne-Comté en mariant son fils Jean Ier de Chalon avec Béatrice II de Bourgogne.

Pour mettre fin aux agitations dans le comté de Bourgogne, Philippe Ier de Souabe, frère de Othon Ier de Hohenstaufen, marie sa nièce à un prince d'origine bavaroise, Duc de Méranie, duché situé sur la côte dalmate.

Othon Ier de Méranie épouse le 21 juin 1208 Béatrice II de Bourgogne. Leurs enfants sont :

Othon Ier de Méranie devient Comte de Bourgogne sous le nom d'Othon II de Bourgogne.

Othon, étranger aux pays par son origine, sa langue et sa culture se désintéresse de ce lointain comté.

Le mariage déclenche un conflit entre Othon Ier de Méranie et Étienne III d'Auxonne qui durera jusqu'en 1211.

Philippe Ier de Souabe est pratiquement vainqueur dans la guerre civile pour le pouvoir.

Philippe Ier de Souabe offense mortellement Otton de Wittelsbach, comte palatin de Bavière, son allié, en lui refusant la main de sa fille.

Le soir même du mariage d'Othon Ier de Méranie, Philippe Ier de Souabe meurt à Bamberg le 21 juin 1208 poignardé par Otton de Wittelsbach.

Le crime pourrait aussi avoir été perpétré à l'instigation d'Othon IV de Brunswick.

Après l'assassinat de Philippe Ier de Souabe, Henri Ier de Brabant lutte contre Hugues de Pierrepont, évêque de Liège.

Otton IV de Brunswick est réélu à Francfort le 11 novembre 1208



Interdit du Pape sur le royaume d'Angleterre

Innocent III jette l'interdit sur le royaume d'Angleterre le 23 mars 1208, car Jean-Sans-Terre refuse la nomination d'Étienne Langdon comme archevêque de Cantorbéry.



Mariage d'Étienne II de Sancerre avec Éléonore de Nesle-Vermandois

Étienne II de Sancerre épouse en 1210 Éléonore de Nesle-Vermandois, fille de Raoul III de Nesle et d'Alix de Dreux. Leurs enfants sont :



Mariage de Étienne II de Blois avec Éléonore de Vermandois

Étienne II de Blois (mort en 1252), Seigneur de Châtillon-sur-Loing, épouse vers 1210 Éléonore de Vermandois.



Traité de Dijon

Finalement, sous la médiation d'Eudes III de Bourgogne, un traité est signé le 18 octobre 1211 à Dijon entre Othon Ier de Méranie et Étienne III d'Auxonne.

Aux termes de cette paix, entre autres clauses en faveur d'Étienne III d'Auxonne, Othon Ier de Méranie reconnait à Étienne III le droit de porter le titre de comte vassal de Bourgogne.



Mariage de Étienne III d'Auxonne avec Agnès de Dreux

Étienne III d'Auxonne épouse en 1212 ou 1214 Agnès de Dreux, fille de Robert II de Dreux, Comte de Dreux et de Braine, et de Yolande de Coucy.



Étienne de Châtillon Évêque de Die

Étienne de Châtillon, succédant à Humbert, devient Évêque de Die en 1212.



Mort de Étienne de Châtillon Évêque de Die

Didier de Lans Évêque de Die

Étienne de Châtillon meurt en 1213. Il sera fait Saint. Didier de Lans devient Évêque de Die en 1213.



Mariage de Jean Ier de Chalon avec Mahaut de Bourgogne

Dans le conflit entre les deux branches du comté de Bourgogne, Frédéric II de Hohenstaufen apporte un soutien invariable à Othon Ier de Méranie.

Étienne III d'Auxonne resserre les liens avec Eudes III de Bourgogne en mariant son fils à la demi-sœur du duc. Une paix précaire règne sur le comté de Bourgogne.

Jean Ier de Chalon épouse en janvier 1214 Mahaut de Bourgogne (1190-1242), fille d'Hugues III de Bourgogne et de Béatrice d'Albon. Leurs enfants sont :


Bataille de Bouvines - par Horace Vernet Bataille de Bouvines Mathilde II de Dammartin Philippe Auguste ramenant Ferrand de Flandre et Renaud de Dammartin - faits prisonnier à la bataille de Bouvines. Grandes Chroniques de France - Bibliothèque Nationale de France - Département des manuscrits

Bataille de Bouvines

Ferrand de Flandre, Renaud de Dammartin, Thiébaud Ier de Lorraine prisonniers

Prise de contrôle du Boulonnais par Philippe II Auguste

Mathilde II de Dammartin Comtesse de Dammartin, de Boulogne et d'Aumale

À la nouvelle de la victoire de la Roche-aux-Moines, Philippe II Auguste décide de prendre l'initiative sur le front nord avec le reste de son armée, avant que les renforts lorrains et allemands ne rejoignent les troupes de l'empereur.

Othon IV de Brunswick, avec son armée, arrive le 12 juillet 1214 à Nivelle et se dirige vers Valenciennes où il plante son camp.

Le 23 juillet 1214 Philippe II Auguste convoque ses vassaux, ses arrière-vassaux et les milices communales du nord de la France qu'il arme pour cette campagne. 17 des 39 communes répondent à l'appel :

Philippe II Auguste et son armée, forte de 20 000 cavaliers et 39 000 piétons, quitte Péronne pour Douai.

Philippe II Auguste entend couper ses ennemis des renforts en provenance d'Allemagne et tente de surprendre Othon IV de Brunswick par le Nord-Est. Il plante l'oriflamme de Saint-Denis à Tournai le 26 juillet 1214.

Othon IV de Brunswick a vent de la manœuvre de Philippe II Auguste et se déplace à Mortagne à quelques lieues de l'armée royale.

Après avoir observé l'armée d'Othon IV de Brunswick à 2 lieues de distance, Philippe II Auguste propose à ses généraux d'attaquer.

Les barons, conscients de leur infériorité numérique, le lui déconseillent. Philippe II Auguste décide de se replier sur Lille.

Othon IV de Brunswick qui pense que Philippe II Auguste veut éviter la bataille et fuit, scinde alors son armée :

Ils suivent l'armée française qui se replie.

Le dimanche 27 juillet 1214 l'armée française doit traverser la Marque et emprunter le pont de Bouvines situé entre Cisoing et Sanghin.

Le site forme un véritable entonnoir avec un étang d'un coté et un bois de l'autre; on ne peut se battre ni dans l'un, ni dans l'autre.

Othon IV de Brunswick s'étonne d'avoir rattrapé Philippe II Auguste qui l'a sans doute attiré dans ce piège.

Bien que l'Église l'interdise, Othon IV de Brunswick, déjà excommunié, décide de lancer l'attaque sur l'arrière-garde française.

L'armée de Philippe II Auguste se retourne brusquement et se déploie en ligne entre l'étang et le bois.

Guillaume le Breton, chapelain de Philippe II Auguste, présent à Bouvines, dit que les lignes de combattants se tiennent dans un espace de 40 000 pas, ce qui ne laisse pas beaucoup de dégagement et prédispose au corps à corps.

Sur cette ligne, l'infériorité numérique est effacée. L'armée d'Othon IV de Brunswick n'a plus l'espace nécessaire pour déployer ses effectifs. Trop nombreuse elle est obligée de se gêner puis de se piétiner.

L'armée d'Othon IV de Brunswick comporte :

Othon IV de Brunswick est entouré de :

Raoul Ier de Lusignan combat avec les Anglais.

L'armée de Philippe II Auguste comporte :

Geoffroy V de Châteaudun participe à cette bataille.

Le pont de Bouvines, unique moyen de retraite à travers les marécages, est gardé par 150 sergents d'armes du roi (R) qui forment la seule réserve des troupes française.

Eudes III de Bourgogne a pour lieutenants :

Les principaux chevaliers placés au centre autour de Philippe II Auguste sont :

Participent aussi à cette bataille :

Guillaume Ier de Joigny est mobilisé dans le contingent champenois de la comtesse Blanche de Navarre par Philippe II Auguste.

Le premier choc oppose Eudes III de Bourgogne à Ferrand de Flandre. Les chevaliers chargent vigoureusement.

Guillaume Ier de Sancerre est signalé parmi un groupe de chevaliers :

chargeant les troupes de Ferrand de Flandre après l'épisode des insultes lancées par Eustache de Maquilin.

L'affrontement au centre est en revanche initialement dominé par l'infanterie d'Othon IV de Brunswick. L'objectif de tuer Philippe II Auguste.

Une partie des troupes de l'aile gauche d'Othon IV de Brunswick se déportent pour soutenir l'effort de capture du roi de France.

Enguerrand III de Coucy charge Othon IV de Brunswick lance baissée et le désarçonne.

Au même moment Philippe II Auguste est à la merci des soldats allemands et ne doit son salut qu'à l'intervention in extremis de ses chevaliers qui abandonnent Othon IV de Brunswick et agitent l'oriflamme pour rassurer les combattants français, et notamment Pierre Tristan,son chambellan qui lui fait un rempart de son corps.

Par contrecoup une faille apparait sur l'aile gauche d'Othon IV de Brunswick. Cela facilite une percée de l'aile droite française.

Pris à revers, Ferrand de Flandre est surpris et se rend, consacrant la déroute du flanc gauche d'Othon IV de Brunswick.

Jeanne de Constantinople règne alors seule sur la Flandre.

Au centre et à gauche, les gens d'armes d'Othon IV de Brunswick s'empilent systématiquement sur les blessés et les morts qui sont en ligne de front, et sur lesquels trébuchent ceux qui essaient de reculer sous la charge des français. Ceux qui sont à l'arrière ne comprennent pas ce qui se passe devant. Ils commencent à voir des fuyards. C'est le début de la débandade sur une partie du front.

Quelques instants plus tard, Othon IV de Brunswick manque à son tour de se faire occire par les chevaliers français Guillaume Des Barres et Girard Scophe.

Othon IV de Brunswick ne doit son salut qu'à sa fuite du champ de bataille.

Les troupes de Robert II de Dreux sont tout d'abord enfoncées par les hommes conduits par Guillaume Longue-Épée et Renaud de Dammartin et sont obligées de défendre le pont de Bouvines pied à pied.

Guillaume Longue-Épée finit par être capturé et ses soldats anglais prennent la fuite.

Mathieu II de Montmorency s'empare lui-même de 12 bannières ennemies.

La légende rapporte que Philippe II Auguste l'autorise pour cela à rajouter 12 alérions au blason des Montmorency, au lieu de 4 auparavant.

Renaud de Dammartin, le dernier à résister farouchement sur le champ de bataille, finit par se rendre à la vue de la débandade générale de ses alliés. Il refuse de se soumettre à Philippe II Auguste. Il est fait prisonnier. Philippe II Auguste prend le contrôle du Boulonnais qu'il administre alors directement.

Mathilde II de Dammartin devient Comtesse de Dammartin, de Boulogne et d'Aumale sous le nom de Mathilde II.

Henri Ier de Brabant manque de peu d'être capturé.

Simon II de Dammartin s'enfuit et s'exile. Philippe II Auguste s'empare de ses biens.

Thiébaud Ier de Lorraine est aussi fait prisonnier, mais est rapidement libéré.

Othon IV de Brunswick s'enfuit déguisé et perd sa couronne. Il ne conserve que le Brunswick. Son influence décroit considérablement.

La victoire de Philippe II Auguste est totale, ses pertes en hommes minimes et une bonne partie des seigneurs coalisés est entre ses mains.

Par cette victoire, Philippe II Auguste assure sa tranquillité au nord et à l'est, et supprime tout appui continental à Jean-Sans-Terre qui doit reconnaître de fait les conquêtes de son rival.

Philippe II Auguste est désormais l'arbitre incontesté au-dessus de ses barons.

Le retour de Philippe II Auguste à Paris est triomphal.

Les festivités qui durent 6 jours seront exploitées par la monarchie pour en faire, non sans abus, l'une des premières manifestations de l'unité nationale :

Philippe II Auguste écrit à l'Université de Paris : " Louez Dieu !, car nous venons d'échapper au plus grave danger qui nous ait pu menacer... ".

Raoul Ier de Lusignan se fait confisquer ses terres par Philippe II Auguste.



Mort d'André de Brienne

En mai 1215, Eustachie de Courtenay expose que son fils, André de Brienne, mourant, la charge, ainsi que Guillaume Ier de Courtenay-Tanlay, frère de la comtesse, de ses dernières volontés.

André de Brienne meurt en 1215. Il est inhumé dans l'église Saint-Étienne d'Auxerre.

Eustachie de Courtenay fonde son anniversaire en donnant au Chapitre d'Auxerre tout ce qu'André de Brienne possède à Préhy.



Mariage de Béla IV Arpad de Hongrie avec Marie Lascaris

Béla IV Arpad de Hongrie épouse en 1218 Marie Lascaris. Leurs enfants sont :



Naissance de Constance de Sancerre

Comtesse ou Constance de Sancerre naît en 1221, fille d'Étienne II de Sancerre et d'Éléonore de Nesle-Vermandois.



Mariage de Simon Ier de Joinville avec Béatrix de Bourgogne-Comté

Simon Ier de Joinville est veuf d'Ermengarde de Walcourt.

Simon Ier de Joinville épouse en 1224 Béatrix de Bourgogne-Comté, Dame de Marnay, fille de Étienne III, Comte d' Auxonne, et de Béatrix de Thiern, Comtesse de Chalon-sur-Saône. Leurs enfants sont :



Mort d'Étienne Ier de Goyon Seigneur de La Roche-Goyon-en-Plévénon et de la Gouesnière et de Lanquenau

Étienne Ier de Goyon meurt en 1224.



Mariage de Roland Ier de Dinan avec Agnès de Corron

Roland Ier de Dinan épouse vers 1225 Agnès de Corron, fille d'Étienne de Corron et de Sarra de Larretz. Leurs enfants sont :

Roland Ier de Dinan est l'auteur de la branche de Montafilant.



Nouvel épisode de la guerre entre les deux branches du comté de Bourgogne

Par un refus d'hommage d'Étienne III d'Auxonne pour Oiselay et Rochefort, en décembre 1225, la guerre se rallume entre les deux branches du comté de Bourgogne. Le nord de la province tient pour la branche aînée alors que le midi soutient le branche cadette.

Étienne III d'Auxonne a avec lui Jean Ier de Chalon, son fils, Henri de la maison de Vienne, Josserand de Brancion, Hugues de Fouvent, Ponce de Cicon. Il est en outre aidé par Hugues IV de Bourgogne.

Othon Ier de Méranie fait appel aux troupes de Lorraine, puis aux forces de Thibaut IV de Champagne.

La guerre, envenimée par les haines de famille, est cruelle. Étienne III d'Auxonne est défait.

Ses forteresses du bord du Doubs, autour de la forêt de Chaux, de Gray-le-Mont, (Commune de Rancenay, Doubs), Montbarrey, Flageolet, Liesle, Rosoy sont renversées. Le pays d'Amous est ravagé.



Charte accordée aux Auxonnais

Étienne III d'Auxonne accorde une charte d'affranchissement aux Auxonnais en 1229.



Naissance d'Alain II de Goyon

Alain II de Goyon naît en 1230, fils d'Étienne II de Goyon et de Jeanne de Maure.



Mariage d'Étienne II de Goyon avec Jeanne de Maure

Étienne II de Goyon épouse en 1230 Jeanne de Maure. Leur enfant est :



Mort de Béatrice II de Bourgogne

Maison d'Andechs

Othon II de Méranie Comte de Bourgogne.

Béatrice II de Bourgogne meurt en 1231.

Othon II de Méranie, son fils, lui succède comme Comte de Bourgogne sous le nom d'Othon III de Bourgogne.

Othon III, étranger aux pays par son origine, sa langue et sa culture se désintéresse de ce lointain comté.

Les forces locales conduites toujours par le comte Étienne de Chalon, s'abandonnent aux désirs d'autonomie, plus ou moins attisés par le roi de France et le duc de Bourgogne, seul l'archevêque de Besançon conserve le parti de l'empire.



Mariage d'Étienne II de Sancerre avec Agnès de Montreuil-Bellay

Étienne II de Sancerre est veuf d'Éléonore de Nesle-Vermandois.

Agnès de Montreuil-Bellay est veuve Galéran II d'Ivry.

Étienne II de Sancerre épouse en 1234 Agnès de Montreuil-Bellay, Leur enfant est :



Mariage d'André II Arpad de Hongrie avec Béatrice d'Este

André II Arpad de Hongrie épouse le 14 mai 1234 Béatrice d'Este, fille d'Aldobrandino Ier d'Este. Leur enfant est :



Mort d'André II Arpad de Hongrie

Naissance de Étienne de Hongrie

André II Arpad de Hongrie meurt le 21 ou le 26 octobre 1235. Il est inhumé à Ègres en Hongrie.

Istvan Arpad ou Étienne de Hongrie naît, fils posthume d'André II de Hongrie et de Béatrice d'Este.

La légitimité d'Étienne de Hongrie est contestée et la paternité de l'enfant est attribuée par la rumeur au baron Denis fils d'Ampod.



Mariage d'Hugues III de Chalon avec Adélaïde de Méranie

Hugues III de Chalon épouse le 1er novembre 1236 Adélaïde de Méranie. Leurs enfants sont :



Leg à Étienne d'Oiselay

En 1237, Étienne III d'Auxonne veut assurer l'avenir d'Étienne d'Oiselay, son fils illégitime. Avec l'accord de Jean Ier de Chalon, son fils légitime, il lui lègue :



Mariage d'Adam III de Melun avec Constance de Sancerre

Adam III de Melun est veuf de Gertrude X.

Adam III de Melun épouse entre 1239 et 1244 Constance de Sancerre, Comtesse de Sancerre et de Nesle, Dame de Marcheville, de Concressault, d'Esprenne et de La Loupe, fille d'Étienne II de Sancerre, Seigneur de Châtillon-sur-Loing, Saint-Brisson et la Loupe, et d'Éléonore de Nesle-Vermandois. Leurs enfants sont :

Par lettres de mars 1239, Étienne II de Sancerre assigne pour dot à Constance de Sancerre une rente de 200 livres, assise sur son château de Châtillon-sur-Loing, et sur ses autres domaines.



Naissance d'Étienne V de Hongrie

István ou Stephen ou Étienne V de Hongrie naît en 1239, fils de Béla IV Arpad de Hongrie et de Marie Lascaris.


Gisant de Richard d'Harcourt

Mort de Richard d'Harcourt

Jean Ier d'Harcourt Seigneur d'Harcourt

Richard d'Harcourt est Seigneur de Renneville, de Cailleville, de Beaumesnil, de La Saussaye, de Beauficel, de Potigny et d'Elbeuf.

Richard d'Harcourt meurt en 1239.

Le gisant de Richard d'Harcourt est placé à l'origine dans la chapelle de la commanderie de Saint-Étienne de Renneville.

Il y est représenté, couché et revêtu de sa cotte de mailles, les yeux fermés, les mains jointes, portant son épée et son bouclier. Son épitaphe est :

CI-GIT FRERE RICHARD DE HARCOURT, CHEVALIER DEL COMMANDEMENT DE LA CHEVALERIE DEL TEMPLE, FONDATEUR DE LA MAISON SAINT-ETIENNE.

Ce gisant sera transféré en l'église Saint-Aubin de Saint-Aubin-d'Écrosville dans l'Eure.

Jean Ier d'Harcourt devient Seigneur d'Harcourt



Mort de Étienne III d'Auxonne

Sentant la fin de ses jours arriver, Étienne III d'Auxonne se fait porter au château de Marnay, près de Béatrix de Bourgogne-Comté, sa fille.

Couché, comme il le dit lui-même, "In lecto egritudinis et in periculum anime sue" sur son lit de maladie qui fut pour lui un lit de mort, il se ranime un moment pour recommander à Odon de Bellevaux et Amédée de la Charité, abbés de l'ordre de Cîteaux, l'exécution de ses dernières volontés et reconnaître les droits de ses vassaux.

Étienne III d'Auxonne meurt le 6 ou le 16 mars 1241. Il est inhumé en l'abbaye de La Charité.

Étienne III d'Auxonne était, par excellence, un grand batailleur, qui abhorrait et supportait impatiemment le joug des comtes bourguignons de la branche aînée.



Mariage de Jean Ier de Chalon avec Isabelle de Courtenay

Jean Ier de Chalon épouse en mars 1242 Isabelle de Courtenay, Dame de Selles-sur-Cher, fille de Robert Ier de Courtenay-Champignelles et de Mahaut de Mehun-sur-Yèvre.

Leurs enfants sont :



Mariage de Robert V d'Auvergne avec Éléonore de Baffie

Robert V d'Auvergne épouse en 1245 Éléonore, Dame de Baffie d'Ambert et de Livradois, fille de Guillaume Ier le Vieux, Seigneur de Baffie, et de Éléonore, Dame de Forez de Saint-Germain-Laval.

Leurs enfants sont :



Mort d'Étienne II de Goyon Seigneur de Languénan

Étienne II de Goyon meurt en 1246 ou 1247.


Mont Granier Sanctuaire de Myans

Éboulement du Mont Granier

Le Mont Granier est un sommet situé entre Chapareillan en Isère et Entremont-le-Vieux en Savoie, limitant le massif de la Chartreuse.

C'est une montagne calcaire, karstique; elle possède un réseau de grottes et de galeries creusées par l'eau, jusqu'à 500 milligrammes de calcaire par litre d'eau de pluie.

Il est recensé 341 gouffres de 10 à 560 m de profondeur, correspondant à 66 km de galeries.

Ces réseaux constituent le point de faiblesse de la montagne.

Dans la nuit du 24 au 25 novembre 1248, une partie de la corniche cède, et tombe sur un terrain composé de strates de marnes, gorgées d'eau des pluies abondantes de l'automne.

Cette chute déclenche un glissement du terrain.

Le frottement des strates l'une contre l'autre crée une élévation de la température qui provoque la vaporisation de l'eau présente dans les interstices qui accélère le glissement et génère des coulées de boue.

Tout un pan de la montagne perd ainsi une partie de la base sur laquelle elle était posée.

La largeur de la falaise, l'actuelle face nord, ainsi créée est de 700 à 800 m, sa hauteur est d'environ 900 m.

Le volume des éboulis est estimé à 500 millions de m³, les roches de la corniche ayant déclenché l'éboulement ne composant que 1 % du total.

Les éboulis suivent la pente naturelle vers le nord-est et sont été stoppés par les moraines des Marches, de Murs et de Seloge.

La zone d'épandage fait environ 23 km², avec une longueur et une largeur maximales de, respectivement, 7,5 km et 6,5 km.

Il y a une accumulation sur certaines zones de plus de 40 m d'éboulis.

Cette zone, la Diluvium Granerii, est appelée les abymes de Myans à cause de la forme bosselée qu'a pris le terrain.

Elle est utilisée depuis le début du XIVe siècle pour la culture des vignes d'où provient le vin d'Apremont.

Le nombre de victimes est habituellement estimé à 5 000 personnes, mais ce chiffre a été récemment revu à la baisse, avec une estimation d'un peu plus de 1 000 de morts.

Cinq paroisses ont été entièrement détruites par ensevelissement :

et 16 hameaux.

Deux paroisses ont été partiellement détruites :

Le mont Granier s'appelait auparavant le mont Apremont, et a été rebaptisé suite à cette catastrophe avec le nom d'un des villages engloutis.

Réciproquement, le village d'Apremont, construit sur les éboulis, a pris l'ancien nom de la montagne.

Il y a plusieurs textes relatifs à cette catastrophe :

Les textes complets, en latin et traduits, sont présentés et commentés dans un livre de Jacques Berlioz.

Matthieu Paris, moine bénédictin anglais, considère qu'il s'agit d'une punition divine et rejette la faute sur les Savoyards, qu'il accuse de trois péchés : ce sont des usuriers hypocrites, ils pratiquent la simonie et ils abusent les voyageurs de passage.

Son jugement est sans doute influencé par la haine qu'il porte aux Savoyards, suite aux épousailles en 1236 d'Henri III Plantagenêt avec Éléonore de Provence dont l'entourage savoyard prend trop d'importance, selon lui, dans les affaires du royaume d'Angleterre.

Étienne de Bourbon considère lui aussi qu'il s'agit d'une punition divine, mais sur la faute d'un seul homme.

Jacques Benevais ou Bonivard est Conseiller d'Amédée IV de Savoie et intrigue auprès du pape Innocent IV pour obtenir la jouissance d'un prieuré sous la promesse de détourner son maître de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen et le ramener sous l'influence papale.

L'éboulement a lieu la nuit même du jour où il expulse sans ménagement les moines du prieuré.

Une légende dit que les moines expulsés du prieuré se réfugièrent dans l'église Notre-Dame de Myans, et prièrent la Vierge, qui arrêta les diables et leur œuvre destructrice au pied de l'édifice religieux.



Mariage d'Henri Ier de Wittelsbach avec Élisabeth Arpad

Henri Ier de Wittelsbach épouse en 1250 Élisabeth Arpad, fille de Béla IV Arpad de Hongrie et de Marie Lascaris.

Leurs enfants sont :



Naissance d'Étienne II de Sancerre

Étienne II de Sancerre naît en 1252, fils de Jean Ier de Sancerre et de Marie de Vierzon.



Mariage de Michel VIII Paléologue avec Théodora Vatatzès

Michel VIII Paléologue épouse en 1253 Théodora Vatatzès (1240-1303), cousine des empereurs Lascaris de Nicée.

Leurs enfants sont :



Mariage d'Hugues XII de Lusignan avec Jeanne de Fougères

A son retour de croisade, Raoul III de Fougères marie sa fille unique à Hugues XII de Lusignan

Hugues XII de Lusignan épouse le 29 janvier 1254 Jeanne de Fougères.

Leurs enfants sont :



Mariage d'Étienne V de Hongrie avec Élisabeth de Coumans

Sheihan, khan des Coumans réfugiés en Hongrie pour fuir les Mongols

Étienne V de Hongrie épouse Élisabeth de Coumans, fille de Sheihan. Leurs enfants sont :

La fille de Sheihan est alors baptisée sous le nom d'Élisabeth.



Étienne V de Hongrie Duc de Transylvanie

Étienne V de Hongrie est fait duc de Transylvanie en 1257.



Naissance de Marie Arpad de Hongrie

Mária ou Marie Arpad de Hongrie naît 1257, fille d'Étienne V de Hongrie et d'Élisabeth de Coumans.



Mariage de Jean Ier de Sancerre avec Marie de Vierzon

Jean Ier de Sancerre épouse en 1259 Marie de Vierzon, Dame de Menetou-Salon et de Soesmes, fille de Guillaume II de Vierzon et de Blanche de Joigny, Dame de Cézy. Leurs enfants sont :



Naissance d'Anne de Hongrie

Anne de Hongrie naît en 1260, fille d'Étienne V de Hongrie et d'Élisabeth Coumans.



Étienne V de Hongrie Gouverneur de la Transylvanie

Après avoir revêtu pendant une courte période la dignité de duc de Styrie, Étienne V de Hongrie gouverne de nouveau la Transylvanie de 1260 à 1270.

Étienne V de Hongrie, excellent chef militaire, tourne les armes contre Béla IV Arpad de Hongrie, son père. Étienne V de Hongrie bénéficie de l'appui des Coumans et des troupes des barons félons qu'il attire dans son camp.

Étienne V de Hongrie guerroie avec succès contre Ottokar II de Bohême et contre la Bulgarie.


Possessions d'Ottokar II de Bohême entre 1253 et 1271

Bataille de Kroissenbrunn

En 1260, Ottokar II de Bohême vainc Béla IV Arpad de Hongrie et Étienne V de Hongrie à Kroissenbrunn.

De 1260 à 1269, Étienne V de Hongrie doit céder à la Bohême :



Mariage d'Alain II de Goyon avec Mathilde Goyon

Alain II de Goyon épouse en 1260 Mathilde Goyon (morte en 1302), fille de Raoul Goyon de Matignon.

Leurs enfants sont :



Accord de Pozsony

En 1262-1263, au terme de l'accord de Pozsony :



Bataille d'Isaszeg

Après quelques succès initiaux, le parti de Béla IV Arpad de Hongrie est vaincu.

Étienne V de Hongrie remporte la bataille décisive début mars 1265 à Isaszeg.

Étienne V de Hongrie se fait proclamer roi-junior de la moitié orientale de la Hongrie.



Naissance d'André III Arpad de Hongrie

András ou André III Arpad de Hongrie naît en 1265, fils d'István ou Étienne Árpád de Hongrie (1235 ou 1236-1272) , Duc de Slavonie, et de Tomassina Morosini (morte vers 1300), une patricienne de Venise.



Armistice de l'île aux Lièvres

L'armistice entre Béla IV Arpad de Hongrie et Étienne V de Hongrie est signé en mars 1266 sur l'île aux Lièvres (actuelle île Sainte Marguerite à Budapest).

Les deux partis s'engagent au respect mutuel de leurs droits et à la restitution des biens indûment détenus.



Mort de Jean Ier de Chalon

Othon IV de Bourgogne Comte " titulaire " de Chalon

Jean Ier de Chalon meurt le 20 septembre 1267.

Il est inhumé dans le chapitre de l'abbaye de La Charité à côté d'Étienne III d'Auxonne, son Père.

Adélaïde de Méranie, sa belle-fille, dirige alors le comté de Bourgogne.

Elle se retrouve alors seule face à l'empereur Rodolphe Ier de Habsbourg qui veut restaurer la vassalité du comté de Bourgogne au saint empire Allemand

Othon IV de Bourgogne devient Comte titulaire de Chalon en 1267.

Saint-Louis doit intervenir comme médiateur dans de nombreuses querelles de succession familiale.



Mariage de Jean Ier de Brabant avec Marguerite de France

Jean Ier de Brabant se rapproche du royaume de France.

Jean Ier de Brabant épouse en février 1269 Marguerite de France, fille de Saint-Louis et de Marguerite de Provence.

Leur enfant est :

Le tournoi de Cambrai célèbre ce mariage le 27 mai 1269.

Étienne II de Sancerre est le sixième chevalier à s'élancer.



Mariage de Mathieu Ier Visconti avec Bonacossa Borri

Mathieu Ier Visconti épouse en août 1269 Bonacossa Borri, fille du capitaine Squarcino Borri. Leurs enfants sont :


Couronnement d'Étienne V de Hongrie - miniature du Chronicon Pictum - XIVe siècle

Mort de Béla IV Arpad de Hongrie

Étienne V de Hongrie Roi de Hongrie

Béla IV Arpad de Hongrie meurt le 3 mai 1270.

L'anarchie féodale triomphe en Hongrie.

Étienne V de Hongrie devient Roi de Hongrie en 1270.

Après 10 années de trêve, l'avènement d'Étienne V de Hongrie, oncle de Cunégonde de Slavonie, rallume la guerre entre la Bohême et la Hongrie.



Mariage de Charles II d'Anjou avec Marie Arpad de Hongrie

Charles II d'Anjou épouse en 1270 Marie Arpad de Hongrie, fille d'Étienne V de Hongrie et d'Élisabeth de Coumans. Leurs enfants sont :

Marie Arpad de Hongrie est la sœur et l'héritière de Ladislas IV de Hongrie



Naissance d'Étienne Ier de Bavière

Étienne Ier de Bavière naît le 14 mars 1271, fils d'Henri Ier de Wittelsbach et d'Élisabeth Arpad.



Mariage d'Andronic II Paléologue avec Anne de Hongrie

Andronic II Paléologue (1259-1332) épouse en 1272 Anne de Hongrie, fille d'Étienne V de Hongrie et d'Élisabeth de Coumans. Leurs enfants sont :

Le mariage avec Anne de Hongrie est arrangé par Michel VIII Paléologue pour des raisons politiques.

Il n'en est pas moins un mariage heureux.



Mort d'Étienne V de Hongrie

Étienne V de Hongrie meurt le 6 août 1272 sur l'île Csepel.

Il est inhumé dans l'abbaye dominicaine de l'île aux Lièvres auprès de Marguerite de Hongrie, sa sœur.


Jean XXI Pape

Mort d'Adrien V Pape

Grégoire XI Pape éphémère

Mort de Grégoire XI

Jean XXI Pape

Adrien V meurt le 16 août 1276.

Guglielmo Visconti Visconti (en latin Guillelmus Vicedominus de Vicedominis), neveu de Grégoire X aurait été élu pape le 5 septembre 1276 sous le nom de Grégoire XI.

Mais son nom n'a pas été proclamé (habeus papam) lorsqu'il meurt le 6 septembre 1276.

Ce Pape éphémère ne figure pas dans les listes de papes. Son cas est à rapprocher de celui du pape éphémère Étienne qui mourut avant d'être couronné ou de Célestin II qui fut contraint de renoncer le lendemain de son élection. Son nom et son numéro ont été repris par le pape légitime Grégoire XI, le 30 septembre 1370.

Pedro Julião est élu 187e Pape le 8 ou le 13 septembre 1276 sous le nom de Jean XXI et est couronné le 20 septembre. Il est le seul pape portugais de l'histoire.

Médecin, philosophe et mathématicien, il envisage une nouvelle théorie fondée sur la logique et la grammaire.



Mort de Jean Ier de Sancerre Comte de Sancerre, Seigneur de Châtillon-sur-Loing, de Meillant, de Charenton-du-Cher et de Coësmes

Étienne II de Sancerre Comte de Sancerre

Jean Ier de Sancerre meurt en 1280 ou le 22 mai 1284.

Jean Ier de Sancerre frappe plusieurs deniers de type chartrain ou des oboles avec un écu.

Étienne II de Sancerre hérite du comté de Sancerre.



Mariage de Andronic II Paléologue avec Yolande de Montferrat

Andronic II Paléologue Roi de Thessalonique

Andronic II Paléologue épouse en 1284 Yolande de Montferrat, fille de Guillaume VII de Montferrat et de Béatrice de Castille. Leurs enfants sont:

Ce mariage permet à Andronic de s'assurer le titre de roi de Thessalonique, porté par son beau-père et d'éteindre les prétentions de la famille de Montferrat sur Thessalonique.

Yolande est rebaptisée Irène.


Tournoi de Chauvency

Tournoi de Chauvency

En 1285, Louis V de Looz, Comte de Chiny, donne une brillante fête chevaleresque, à Chauvency-le-Château, près de Montmédy.

Pendant 6 jours, plus de 500 chevaliers vont se défier dans des joutes et au cours de la mêlée d'un tournoi.

Jacques Bretel, un trouvère, raconte les festivités et dédicace ce texte au comte Henri IV de Salm (ruines de son château: commune de La Broque).

Le tournoi se tient juste aux limites de la France et de l'Allemagne, à la frontière des langues romanes et des dialectes germaniques.

Les territoires de Montmédy et de Chauvency-le-Château sont terres d'Empire. Mais, une fois passé le pont qui enjambe la Meuse sous les remparts de Sathenay (aujourd'hui Stenay, à 9 km à vol d'oiseau, plus à l'Ouest), c'est le royaume de France.

La chevalerie lorraine, allemande, flamande ou anglaise, réunie à Chauvency, ne parle qu'une seule et même langue : le français.

Étienne II de Sancerre est le héros de la 11ème joute contre Geoffroi d'Âpremont... et le malheureux rival des Luxembourg dans la mêlée du Jeudi.



Reconstruction d'une cathédrale à Upsal

En 1287, l'archevêque de Suède recrute Étienne de Bonneuil, un tailleur de pierre français de l'école de Notre-Dame de Paris, avec pour mission de rebâtir à Upsal une cathédrale qui serait la plus vaste de Scandinavie.



Étienne de Sola de Montarene Abbé de Montmajour

Selon la règle de Saint-Benoît, l'abbé doit être élu par la communauté des moines, toutefois cela ne fut pas toujours le cas. Ainsi certains abbés n'appartenaient pas à la communauté de Montmajour.

Étienne de Sola de Montarene, moine à Saint-Gilles du Gard, qui n'appartient pas à la communauté de Montmajour, devient abbé de l'abbaye de Montmajour en 1287. Il le restera jusqu'en 1297.

Étienne de Sola de Montarene meurt en 1298.



Mariage d'Étienne II de Sancerre avec Marie de Lusignan

Étienne II de Sancerre épouse en 1288 Marie de Lusignan, fille d'Hugues XII de Lusignan et de Jeanne de Fougères.



Mariage de Bertrand Ier de Goyon avec Jeanne de Clisson

Bertrand Ier de Goyon épouse en 1289 Jeanne de Clisson, fille d'Olivier Ier de Clisson et de Plaisou de Penthièvre. Leur enfant est :



Naissance d'Étienne II Visconti

Étienne II Visconti naît vers 1282 ou en 1289, fils de Mathieu Ier Visconti et de Bonacossa Borri.



Mort d'Henri Ier de Wittelsbach

Otton III de Bavière Duc de Basse-Bavière

Louis III de Bavière Duc de Basse-Bavière

Étienne Ier de Bavière Duc de Basse-Bavière

Henri Ier de Wittelsbach meurt le 3 février 1290.

Otton III de Bavière, Louis III de Bavière et Étienne Ier de Bavière deviennent conjointement Duc de Basse-Bavière en 1290.



Naissance d'Étienne III Goyon

Étienne III Goyon naît en 1290, fils de Bertrand Ier de Goyon et Jeanne de Clisson.



Étienne de Montarène Abbé de Montmajour

Étienne de Montarène devient abbé de l'abbaye de Montmajour en 1296.

En 1296, Durand de Trésémines, Évêque de Marseille assiste le pape Boniface VIII pour régler le conflit entre Étienne de Montarène et Aymon de Montagny Grand maître de Saint Antoine dans l'Isère.



Mariage d'Étienne Ier de Bavière avec Jutta de Schweidnitz

Étienne Ier de Bavière épouse en 1297 Jutta de Schweidnitz. Leurs enfants sont :



Mariage de Foulques de Laval avec Jeanne Chabot

Jeanne Chabot dite la Folle est la fille de Girard III Chabot (mort en 1338), Seigneur de Retz et de Machecoul, et de Marie Clémence de Parthenay (mort en 1359), Dame de Saint-Étienne-de-Mer-Morte et de La Mothe-Achard.

Foulques de Laval épouse le 14 juillet 1299 Jeanne Chabot. Leurs enfants sont :


Soldats flamands à la Bataille de Courtrai - détails de la Malle de Courtrai Bataille des Éperons d'Or par le peintre Nicaise de Keyser- 1836

Bataille de Courtrai

Mort de Robert II d'Artois

Mahaut d'Artois Comtesse d'Artois

Mort de Raoul II de Clermont-Nesle

Mort de Guy Ier de Clermont-Nesle

Mort de Simon de Melun Maréchal de France

Mort de Godefroy de Brabant Seigneur d'Aerschot et de Vierzon

Mort de Jean de Brabant

Mort de Guillaume II de Fiennes Baron de Fiennes et de Tingry

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne Connétable de France

Après les Matines de Bruges les rebelles tiennent le pays sauf deux places fortes importantes, Cassel et Courtrai. La ville de Courtrai est prise par Gui de Dampierre dans les premiers jours de juillet 1302 et la garnison française se réfugie dans le château.

Entre-temps le roi Philipe IV le Bel lève une armée à la tête de laquelle se trouve le comte Robert II d'Artois.

Guillaume V de Juliers, neveu de Gui de Dampierre, rejoint alors son oncle au siège de Courtrai ainsi que Jean Ier de Namur, le frère de celui-ci.

Le 8 juillet 1302, les deux armées se font face. Les forces en présence sont déséquilibrées.

Les troupes flamandes, les "Klauwaerts", la "piétaille flamande", sont composées de 20 000 combattants, des hommes à pied munis du goedendag, lourde lance hérissée d'une pointe métallique. Ils prennent position sur un plateau bordé par la Lys d'une part et des marécages d'autre part, le long d'un fossé en demi-lune. Derrière eux se trouvent les murailles du château de Courtrai.

Les troupes françaises, environ 50 000 hommes, constituée d'archers italiens, de fantassins et de chevaliers, s'amassent dans la plaine de Groeninghe. Elle se partage en 3 corps :

Combattent également lors de cette bataille :

Robert II d'Artois, sûr de la victoire, rejette la suggestion de contourner l'armée flamande.

Le 11 juillet 1302 au matin, les archers italiens entament les hostilités avec un certain succès.

Après un échange de flèches et de carreaux d'arbalètes, les Français font avancer leurs fantassins jusqu'au fossé.

Les chevaliers français, impatients de récolter les fruits d'une victoire qu'ils jugent facile, s'élancent et dans la précipitation s'embourbent dans les marécages.

Le corps d'armée de Raoul II de Clermont-Nesle puis celui de Robert d'Artois s'engouffrent dans ce piège.

Les chevaliers trop lourdement armés ne peuvent s'extirper du bourbier. Le fossé en arc de cercle les empêche de contourner l'obstacle.

Louis Ier de Bourbon commande l'arrière garde française. Il y évite le massacre de ses troupes et sa propre porte perte en se repliant sur Lille une fois la défaite devenue certaine. Étienne II de Sancerre s'enferme dans Lille avec les restes de l'armée française.

L'arrière-garde, commandée par Hugues II de Blois-Châtillon, décide de rebrousser chemin.

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne se bat en héros.

Les combattants flamands, peu au fait des us et coutumes de la guerre, massacrent les chevaliers à terre sans chercher à faire de prisonnier. Périssent ainsi dans la bataille un grand nombre de chevaliers français dont :

Les biens de Godefroy de Brabant sont partagés entre ses 4 filles.

Les troupes victorieuses ramènent comme trophées les éperons d'or de tous les chevaliers tombés dans la bataille. Ces trophées orneront l'église Notre-Dame de Courtrai avant d'être récupérés par la France et installés à Dijon.

On trouve des détails de cette bataille sur les panneaux en bois d'une malle : la malle de Courtrai.

Mahaut d'Artois, l'héritière directe de Robert II d'Artois, lui succède comme Comtesse d'Artois en occultant son neveu Robert III d'Artois qui ne songe pas alors à faire valoir une représentation des droits de son père qu'ignore la coutume d'Artois. En compensation Robert III d'Artois reçoit les héritages et apanages normands de Robert II d'Artois.

Pour les Flamands, cette victoire sonne le début de leur indépendance.

Cet événement a acquis une valeur symbolique puisque le jour de la bataille a été choisi comme date de la fête annuelle de la communauté flamande en Belgique.

Il est à noter que les milices flamandes ont bénéficié d'une aide appréciable des Brabançons et des Namurois. Cet aspect semble quelque peu effacé aujourd'hui, dans le but de nourrir le combat pour l'émancipation de la culture flamande.

Guy III de Dampierre, bientôt de retour à la tête de son comté, organise le mouvement de libération qui gagne plusieurs grandes villes de Flandre.

Le roi Philippe IV le Bel sort très affaibli par cette défaite. Il y a perdu une grande partie de sa chevalerie et de son prestige. Il est contraint de lever des impôts pour reconstituer une armée. Il gardera par la suite une grande méfiance vis à vis de la capacité de résistance des troupes flamandes.

Après la mort de Raoul II de Clermont-Nesle, Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, Comte de Porcéan, est fait Connétable de France en 1302 par Philippe IV le Bel.



Mariage de Frédéric II de Sicile avec Éléonore d'Anjou

Frédéric II de Sicile épouse en 1302 Éléonore d'Anjou, fille de Charles II d'Anjou et de Marie Arpad de Hongrie. Leurs enfants sont :



Naissance d'Henri II de Wittelsbach

Henri II de Wittelsbach, dit le Vieux ou l'Ainé (der Ältere), naît le 29 septembre 1305, fils d'Étienne Ier de Bavière et de Jutta de Schweidnitz.



Mort d'Étienne II de Sancerre

Jean II de Sancerre Comte de Sancerre

Étienne II de Sancerre meurt le 16 mai 1306.

Jean II de Sancerre, son frère, hérite du comté de Sancerre et des fiefs attenants.

Étienne II de Sancerre et Charenton est le dernier seigneur à émettre monnaie.



Naissance d'Otton IV de Wittelsbach

Otton IV de Wittelsbach naît en 1307, fils d'Étienne Ier de Bavière et de Jutta de Schweidnitz.



Mariage de Louis IV de Wittelsbach avec Béatrix de Silésie

Louis IV de Wittelsbach épouse en 1309 Béatrix de Silésie dite de Shlesien-Glogau. Leurs enfants sont :



Mort d'Étienne Ier de Bavière

Henri II de Wittelsbach Duc de Bavière

Otton IV de Wittelsbach Duc de Bavière

Étienne Ier de Bavière meurt le 21 décembre 1310.

Henri II de Wittelsbach et Otton IV de Wittelsbach deviennent conjointement Duc de Basse-Bavière en 1310 sous les noms d'Henri XIV de Bavière et Othon VI de Bavière.



Naissance d'Étienne II de Bavière

Étienne II de Bavière naît le 22 décembre 1313 ou en 1319, fils de Louis IV de Wittelsbach et de Béatrix de Silésie.

Il est membre de la dynastie des Wittelsbach.



Mise à l'écart des ministres de Philippe IV le Bel

Pierre de Latilly et Raoul de Presles Prisonniers

Étienne de Mornay Chancelier

Condamnation d'Enguerrand III de Marigny

Les principaux ministres de Philippe IV le Bel sont éloignés ou poursuivis, Charles Ier de Valois et les princes du sang voulant se venger d'avoir été écartés des affaires par les légistes et les favoris.

Charles Ier de Valois prive d'abord Pierre de Latilly de sa charge de chancelier, qu'il attribue à Étienne de Mornay, son chambellan, et le fait ensuite jeter en prison avec Raoul de Presles, avocat principal au parlement, les accusant de crimes imaginaires.

Poursuivi par la haine populaire, et plus encore par la haine de Charles Ier de Valois, Enguerrand III de Marigny, qui avait été tout-puissant sous Philippe IV le Bel, est pris comme bouc émissaire.

Enguerrand III de Marigny est arrêté sur l'ordre de Louis X le Hutin, répondant à la demande de Charles Ier de Valois.

On porte sur lui 41 chefs d'accusation (la totalité de ceux-ci sont répertoriés dans les Grandes Chroniques de France).

On refuse de l'entendre.

Mais comme ses comptes sont en ordre et ne présentent aucune irrégularité, Louis X le Hutin souhaite seulement condamner l'ancien bras droit de son père au bannissement dans l'île de Chypre.

Charles Ier de Valois présente alors une accusation de sorcellerie qui, bien que totalement fausse, est plus efficace.

Enguerrand III de Marigny refuse de se défendre face à un tribunal où l'accusateur principal n'est autre que son propre frère cadet, l'évêque Jean de Marigny.

Cette trahison, selon toute vraisemblance, le rend très amer.

La seule déclaration d'Enguerrand III de Marigny est d'affirmer avec énergie que, dans tous ses actes, il n'a fait que servir son roi, Philippe IV le Bel.



Mariage de Roland III de Dinan avec Thomasse de Châteaubriant

Roland III de Dinan épouse en 1315 Thomasse de Châteaubriant, fille de Geoffroy VII de Châteaubriant (1257-1301), Châtelain du Désert, Seigneur de Vioreau, de Challain, du Lion-d'Angers et de Chanzeaux, et d'Isabeau ou Jeanne de Machecoul (1272-1316), Dame des Huguetières. Leurs enfants sont :



Bataille de Voghera

Bataille de Montecatini Terme

Mort de Pierre de Sicile

Mort de Charles d'Anjou

Prise de Pavie

Lucien Visconti Seigneur de Pavie

Occupation d'Alexandrie et de Verceil

En 1315, Marco Visconti vainc le sénéchal angevin sur la rivière Scrivia, à proximité de Voghera.

En 1315, Florence, en lutte avec les Gibelins de Pise, demande des secours à Robert Ier d'Anjou, Roi de Naples.

Il leur envoie Philippe Ier d'Anjou à la tête d'une armée.

La bataille entre les deux armées eu lieu à Montecatini Terme.

Uguccione della Faggiuola, aidé de Marco Visconti et Lucien Visconti, vainc les guelfes toscans et Philippe Ier d'Anjou.

Pierre de Sicile, Comte de Gravina, et Charles d'Anjou, fils de Philippe Ier d'Anjou, meurent lors de cette bataille.

En 1315, Étienne II Visconti entre par surprise dans Pavie puis se retire et enfin.

Lucien Visconti est nommé seigneur de Pavie en 1315.

En 1315, Marco Visconti occupe Alexandrie et peu après Verceil.


Guillaume Ier de Melun

Guillaume Ier de Melun Archevêque de Sens et Primat des Gaules et de Germanie

Guillaume Ier de Melun était chanoine de Saint Étienne et seulement sous diacre.

Homme d'une rare piété, Guillaume Ier de Melun succède à Philippe Le Portier de Marigny et devient Archevêque de Sens et Primat des Gaules et de Germanie en 1316.



Mariage d'Étienne II Visconti avec Valentine Doria

Étienne II Visconti épouse en 1318 Valentine Doria, fille de Barnabò ou Barnaba Doria de Sassello et de Eliana Fieschi de Lavagna.

Leurs enfants sont :



Naissance de Mathieu II Visconti

Matteo ou Mathieu II Visconti naît vers 1319, fils aîné d'Étienne II Visconti et de Valentine Doria.



Mariage de Charles Robert de Hongrie avec Élisabeth Piast

Charles Robert de Hongrie épouse le 6 juillet 1320 Élisabeth Piast, fille de Ladislas Ier de Pologne et d'Hedwige de Kalisz. Leurs enfants sont :



Mariage d'Étienne III Goyon avec Jeanne Paynel

Étienne III Goyon épouse vers 1320 Jeanne Paynel, Dame du Launay-en-Ploubalay, fille de Guillaume V Paynel, Seigneur de Hambye, et de Marguerite d'Avaugour. Leur enfant est :



Naissance d'Alain III Goyon

Alain III Goyon naît en 1320, fils d'Étienne III Goyon et de Jeanne Paynel.



Naissance de Galéas II Visconti

Galeazzo ou Galéas II Visconti naît vers 1320, fils d'Étienne II Visconti et de Valentine Doria.



Naissance de Barnabé Visconti

Barnabo ou Bernabò ou Barnabé Visconti naît en 1319 ou au début 1323, fils d'Étienne II Visconti et de Valentine Doria.


Marguerite II de Hainaut

Mariage de Louis IV de Wittelsbach avec Marguerite II de Hainaut

Louis IV de Wittelsbach épouse en Allemagne le 25 février 1324 Marguerite II de Hainaut, fille de Guillaume Ier de Hainaut et de Jeanne de Valois. Leurs enfants sont :



Mariage d'Étienne III Goyon avec Jeanne de Launay

Étienne III Goyon épouse en 1325 Jeanne de Launay, fille de Geoffroy de Launay. Leur enfant est :



Mariage d'Othon d'Autriche avec Élisabeth de Bavière

Othon d'Autriche épouse en 1325 Élisabeth de Bavière (vers 1306-1330), fille d'Étienne Ier de Bavière. Leurs enfants sont :


Azzon Visconti - illustration anonyme du XVIIIe siècle Armes des Visconti

Mort d'Étienne II Visconti Seigneur de Milan

Destitution de Galéas Ier Visconti

Azzon Visconti Seigneur de Milan

Étienne II Visconti meurt le 4 juillet 1327.

Les rivalités familiales surgissent : Marco Visconti accuse Galéas Ier Visconti, en 1327, auprès de l'empereur Louis IV de Wittelsbach, de trahison au profit du pape Jean XXII.

Le 5 juillet 1327, Louis IV de Wittelsbach destitue Galéas Ier Visconti et le fait incarcérer dans la prison des Fours (I Forni) de Monza avec ses deux autres frères Jean Visconti et Lucien Visconti. Il les l'accuse de l'assassinat d'Étienne II Visconti, leur frère.

Azzon Visconti fait alors son possible pour reconquérir la cité.

Azzon Visconti devient Seigneur de Milan en 1327.

Selon une légende, on doit à Azzon Visconti les armes des Visconti, le serpent avalant un homme. On raconte qu'il réussit à chasser sans peur une vipère qui s'était introduite dans son heaume. Le fait qu'il ne soit pas mordu est considéré comme un prodige. Il exploite l'évènement en le rappelant dans ses armes.



Mariage d'Étienne II de Bavière avec Élisabeth de Sicile

Étienne II de Bavière épouse le 27 juin 1328 Élisabeth de Sicile, fille de Frédéric II de Sicile et d'Éléonore d'Anjou. Leur enfant est :



Mariage de Louis II de Sancerre avec Béatrix de Roucy

Louis II de Sancerre épouse en juillet 1329 Béatrix de Pierrepont, dite de Roucy (1310-1349), Dame de Bommiers, de Condé, de Montfaucon-en-Poitou, de Mirebeau, et de Villebeon, fille du Jean V de Roucy (1285-1346), Comte de Roucy, de Braines, et de Rochefort, et de Marguerite de Beaumetz, Dame de Bommiers, de Châteaumeillant, de Blaison et de Mirebeau. Leurs enfants sont :


Albert II d'Autriche

Mort de Frédéric III le Bel

Albert II d'Autriche et Othon d'Autriche Co-Duc d'Autriche et de Styrie

Frédéric III le Bel meurt le 13 janvier 1330 au château de Gutenstein dans le Wienerwald, et est inhumé à Mauerbach dans un monastère qu'il a fondé.

Lorsque celui-ci fut fermé en 1783, on conduisit sa dépouille à la cathédrale Saint-Étienne de Vienne.

Albert II d'Autriche et Othon d'Autriche règnent conjointement sur le patrimoine des Habsbourg et deviennent Co-Duc d'Autriche et de Styrie en 1330.



Naissance de Étienne de Hongrie

Étienne de Hongrie naît en 1332, fils de Charles Robert de Hongrie et d'Élisabeth Piast.



Syrgiannès Prisonnier Andronic III Paléologue

Fuite de Syrgiannès en Serbie

En 1333, Andronic III Paléologue fait arrêter Syrgiannès, ancien compagnon d'armes de Jean Cantacuzène qu'il avait nommé gouverneur de Thessalonique et dont la loyauté lui paraissait douteuse. Celui-ci parvient cependant à s'enfuir et se rallie à Étienne Dusan, Roi de Serbie.



Mort de Syrgiannès

Traité entre Andronic III Paléologue et entre Etienne Dusan

Expédition d'Andronic III Paléologue en Thessalie

Décidé à affermir ses positions à Thessalonique, Andronic III Paléologue permet à un de ses officiers, Sphrantzès Paléologue, d'entrer en contact avec Syrgiannès, qu'il assassine, permettant ainsi à l'empereur byzantin d'obtenir du Roi serbe la signature d'un traité, en août 1334, par lequel l'Empire byzantin récupérait toutes les places conquises par les serbes.

De Macédoine, Andronic III Paléologue entre en Thessalie, dont le gouvernement est devenu vacant suite au décès du sébastocrator Étienne Gabrielopoulos.


Palais vieux d'Avignon Palais vieux d'Avignon

Benoît XII à Avignon

Construction du premier palais pontifical d'Avignon

Du palais épiscopal qu'occupa Jean XXII sur le rocher des Doms, ne demeure que le plan.

Tenté de gagner Rome en 1335, Benoît XII s'accommode en définitive de demeurer à Avignon.

Le palais épiscopal d'Avignon paraît insuffisant aux yeux de Benoît XII qui en fait l'acquisition, le démolit et fait construire sur son emplacement une puissante forteresse, vaste et austère, reflétant ses goûts sobres d'ancien moine cistercien.

Originaire de Mirepoix, Pierre Poisson reçoit d'abord le titre honorifique d'écuyer, avant d'être choisi comme architecte et maître des œuvres et édifices du pape.

En 1335, les travaux commencent avec la construction de la "la Tour des Anges", tour forteresse de 46 mètres de haut, aux murs épais, conçue pour abriter le Trésor à sa base, et les nouveaux appartements du pape.

La Chambre du Pape est située au cœur de la Tour des Anges, entre la Chambre du Camérier et le Trésor Haut, qui contient une partie du trésor et la Bibliothèque. Cette chambre est divisée par des cloisons mobiles. En général, le pape y dort avec les cubiculaires, qui assurent son service. Il peut également y donner des audiences particulières.

Simultanément, Benoît XII fait agrandir l'église Saint-Étienne, parallèle à la Cathédrale Notre-Dame des Doms, devenue chapelle pontificale, dénommée Chapelle Benoît XII.



Naissance d'Étienne III de Bavière

Étienne de Wittelsbach ou Étienne III de Bavière, dit le Pacifique, naît en 1337, fils d'Étienne II de Bavière et d'Élisabeth de Sicile.



Franchises accordées aux vassaux de l'abbaye de Saint-Jacut aux foires et marchés de Matignon

En 1338, Étienne Goyon, seigneur de Matignon et de la Roche-Goyon, accorde aux moines de Saint-Jacut des franchises aux foires et marchés de Matignon pour tous les vassaux de cette abbaye.

Étienne III Goyon fonde en outre deux chapelles dans l'église de Matignon



Naissance de Frédéric II de Bavière-Landshut

Frédéric II de Bavière-Landshut dit le Sage ou le Riche (der Weise) naît en 1339, fils d'Étienne II de Bavière et d'Élisabeth de Sicile.



Cession de la seigneurie de Cusse

En 1340, Armand VII de Polignac vend sa seigneurie de Cusse à Étienne de Vissac, seigneur d'Arlanc, chancelier de France.



Mort de Jean III de Bretagne Duc de Bretagne

Guerre des Deux Jeannes

Prise d'Auray et de Nantes par Jean de Montfort

Charles de Blois-Châtillon Duc de Bretagne

Jeanne de Penthièvre Duchesse de Bretagne

Prise du duché de Bretagne par Charles de Blois-Châtillon

Jean III de Bretagne meurt le 30 avril 1341 à Caen.

Malgré ses 3 mariages, Jean III ne laisse à la Bretagne aucun héritier direct.

Deux prétendants s'affrontent

Cette guerre de 20 ans est appelée Guerre de succession de Bretagne ou Guerre des Deux Jeannes : Jeanne de Penthièvre et Jeanne la Flamme.

Jean de Montfort a le soutien d'Édouard III d'Angleterre à qui il prête hommage en juillet 1341.

Jean IV de Beaumanoir embrasse avec chaleur la cause de Charles de Blois-Châtillon.

Quoique beau-frère de Jean de Montfort, Guy X de Montmorency-Laval embrasse le parti de Charles de Blois-Châtillon, parce que ce parti lui parut le plus juste.

La guerre de Succession démarre immédiatement.

D'avril à mi-mai 1341, Jean de Montfort assiège Rennes et s'en emparer.

Jean de Montfort s'empare de Brest, Hennebont et d'Auray en juin 1341.

Jean de Montfort s'empare de Nantes en juillet 1341.

Vers juillet 1341, le château de Jugon, qui a pour capitaine Amaury de Clisson, est assiégé et pris par Jean de Montfort.

Vannes se donne paisiblement à Jean de Montfort.

Le 2 ou le 7 septembre 1341, la cour de Philippe VI de Valois, réunie à Conflans, désigne officiellement Charles de Blois-Châtillon comme Duc de Bretagne sous le nom de Charles Ier.

Charles de Blois-Châtillon est proclamé Duc de Bretagne par un arrêté du Parlement de Paris.

Jeanne de Penthièvre devient Duchesse de Bretagne, Dame d'Avaugour, de l'Aigle et de Châtelaudren, Comtesse de Penthièvre et de Goëllo, Vicomtesse de Limoges.

En octobre 1341, Charles de Blois-Châtillon marche à la suite de Jean II le Bon pour soutenir ses prétentions sur le duché de Bretagne contre Jean de Montfort.

Charles Ier de Montmorency commande l'armée.

Charles de Blois-Châtillon prend possession du duché.

Le 2 novembre 1341 ils prennent Nantes et capturent Jean de Montfort.

Pierre Ier de Bourbon fait ses premières armes en Bretagne sous les ordres de Jean II le Bon en 1341.

Jacques Ier de Bourbon combat en 1341 et en 1342 pour le compte de Charles de Blois-Châtillon.

Amaury de Clisson embrasse le parti de Jean de Montfort.

Olivier IV de Clisson, son frère, se range du côté de Charles de Blois-Châtillon.

Philippe VI de Valois confisque l'Aigle à Jean de Montfort et la donne à Charles II d'Alençon.

Étienne III Goyon est capitaine-gouverneur du château de Jugon, et l'un des plus zélés serviteurs de Charles de Blois-Châtillon.

En punition de son attachement aux Penthièvre, Jean de Montfort dépouille Étienne III Goyon de sa seigneurie de la Roche-Goyon.



Naissance de Jean II de Bavière

Jean II de Bavière dit le Pacifique naît vers 1341, fils d'Étienne II de Bavière et d'Élisabeth de Sicile.


Louis V de Bavière - par Ernst Herter -1899 - Siegesallee, Berlin

Mort de Louis IV de Wittelsbach Empereur germanique

Louis V de Bavière, Louis VI le Romain, Otto V le bavarois, Étienne II de Bavière, Guillaume Ier de Bavière-Straubing et Albert Ier de Bavière Co-Duc de Bavière

Louis V de Bavière, Louis VI le Romain, Otto V le bavarois, Étienne II de Bavière, Guillaume Ier de Bavière-Straubing et Albert Ier de Bavière Co-Comte de Hollande et de Hainault

Louis IV de Wittelsbach meurt en Allemagne le 11 octobre 1347 d'un incident cardiaque lors d'une partie de chasse.

Cette disparition subite évite à Charles Ier de Luxembourg d'entrer en guerre avec l'empereur encore très puissant.

Louis V de Bavière, Louis VI le Romain, Otto V le bavarois, Étienne II de Bavière, Guillaume Ier de Bavière-Straubing et Albert Ier de Bavière, ses fils lui succède en commun comme Duc de Bavière et Comte de Hollande et de Hainault.

Marguerite II de Hainaut, veuve de Louis IV de Wittelsbach, décide alors de s'occuper de ses comtés de Hainaut, de Hollande et de Zélande.



Division des possessions des Wittelsbach

En 1349, la Bavière et les possessions des Wittelsbach aux pays-Bas sont divisées :



Mariage de Barnabé Visconti avec Béatrice Reine delle Scala

Comme prévu depuis 1345, Barnabé Visconti épouse à Vérone le 27 septembre 1350 Béatrice Reine delle Scala, fille de Mastino II della Scala, Seigneur de Vérone et Vicence, et de Taddea.

Leurs enfants sont :

Sous la mainmise de Barnabé, au caractère pour le moins autoritaire et indépendant, elle va vivre dans Milan au palais San Giovanni in Conca et son existence sera surtout rythmée par les grossesses successives, mettant au monde 15 enfants en 25 ans.



Mariage d'Étienne de Hongrie avec Marguerite de Bavière

Étienne de Hongrie épouse en 1351 Marguerite de Bavière (1325-1374).

Leurs enfants sont :


Innocent VI Abbaye de Montmajour

Mort de Clément VI Pape

Renoncement de Hugues Roger de Beaufort à la Tiare

Innocent VI Pape

Clément VI meurt le 6 décembre 1352.

Clément VI donne à la Curie romaine un rôle accru dans le gouvernement de l'Église et à la cour pontificale un lustre sans précédent.

Clément VI aime le faste.

Clément VI décide que l'année sainte n'aurait plus lieu tous les cent ans mais tous les cinquante.

Il annonça la suivante pour 1350.

Homme de goût et amoureux des arts, il attire les artistes, savants et hommes de lettres.

Il renforce l'administration pontificale et alourdit la fiscalité.

Le luxe et ses actions ruinent le trésor pontifical, néanmoins, il est très admiré par ses contemporains et son règne marque l'apogée de la papauté avignonnaise.

Clément VI est le dernier pape à jouer le rôle, déjà très contesté, d'un arbitre des affaires européennes.

Il tente vainement de ramener la paix entre la France et l'Angleterre, échoue dans une médiation entre l'Aragon et Majorque, se perd, après la mort de Robert Ier d'Anjou, dans l'imbroglio des querelles italiennes et notamment de la révolte romaine de Cola di Rienzo.

Hugues Roger de Beaufort, frère de Clément VI, élu pape en 1352, renonce à la tiare par humilité.

Étienne Aubert, futur Innocent VI, naît à Beyssac-en-Corrèze d'origine modeste.

Il reçoit une formation de juriste, et obtient un doctorat en droit canonique à la faculté de Toulouse.

Il est Évêque de Clermont et Conseiller du roi de France Jean II le Bon.

Hélie de Talleyrand-Périgord participe à ce conclave.

Le conclave désigne à l'unanimité Jean Birelle, Général des chartreux, comme nouveau pontife.

Il ne convient pas à Hélie de Talleyrand-Périgord et son éloquence fait le reste.

Un nouveau vote met Étienne Aubert sur le trône de Pierre en 1352 sous le nom d'Innocent VI.

Il est le seul pape à être barbu.

Dès son élection, Innocent VI offre à Jean Birel une place au Collège des cardinaux.

Mais le chartreux refuse, désirant plutôt monter en vertus qu'en dignités.

Innocent VI mène une politique d'économie après les fastes de la cour pontificale et du pape lui-même, sous Clément VI.

Innocent VI tente de ramener la papauté à Rome.

Il envoie le cardinal Albornoz, archevêque de Tolède, en Italie, afin de pacifier les États pontificaux, ce qu'il fait brillamment.

Innocent VI fait face à la menace des Grandes compagnies dans le sud du royaume de France, et plus particulièrement en Languedoc.

Pour cela, il fait fortifier Avignon, enceinte toujours visible de nos jours.

La tour de guet de l'abbaye de Montmajour est construite au XIVe siècle.

Les constructions des XIVe et XVe siècles sont édifiées pour résister aux grandes compagnies qui ravagent alors la Provence.

Le mur d'enceinte de l'époque est aujourd'hui totalement détruit.



Mariage de Louis Ier de Hongrie avec Élisabeth de Bosnie

Louis Ier de Hongrie est veuf de Marguerite de Luxembourg.

Louis Ier de Hongrie épouse à Cracovie le 20 juin 1353 Élisabeth de Bosnie (1340-1387), fille d'Étienne II Kotromanic, Ban de Bosnie, et d'Élisabeth de Cujave.

Leurs enfants sont :

Louis Ier de Hongrie étend sa domination jusqu'à l'Adriatique : laDalmatie, une partie de la Bosnie et de la Bulgarie.



Mort de Étienne de Hongrie

Étienne de Hongrie meurt en 1354.



Établissement des Turcs à Gallipoli

Pendant ce temps la monarchie byzantine s'affaiblit par les attaques du tsar serbe Étienne IX, l'insolence des génois et l'établissement des Turcs à Gallipoli en 1354.


Réunion des états généraux

Campagne du Prince Noir contre Jean II le Bon

Réunion des états généraux

Édouard III d'Angleterre rompt pour de bon la trêve.

Son fils, le prince de Galles Édouard, débarque à Bordeaux avec des troupes en septembre 1355.

Surnommé le Prince Noir en raison de son armure, il se lance dans de grandes expéditions ou "chevauchées" à travers le royaume de France.

Les Anglais pillent les villages et les bourgs et tuent les manants qui font mine de leur résister.

Le Roi de France cherche désespérément des subsides pour faire face à ce nouveau malheur et réunit en décembre 1355 les états généraux.

La bourgeoisie est excédée par les gaspillages de la cour.

Conduite par le nouveau prévôt des marchands de Paris, Étienne Marcel, un riche marchand drapier membre de la confrérie Notre-Dame et des pèlerins de Saint-Jacques, elle concède des subsides en échange de promesses formelles de réformes.

Étienne Marcel, un riche drapier quadragénaire est élu prévôt des marchands de Paris.

Il tient les fonctions d'un maire et rêve pour sa ville d'une autonomie analogue à celle des villes flamandes ou italiennes de l'époque (Bruges, Florence,...).



Acquisition de la maison aux piliers

La maison aux piliers, ainsi nommée parce qu'elle était soutenue par de gros piliers, a appartenu à Philippe II Auguste.

On l'appelle aussi la maison du dauphin, parce qu'après avoir été prise par Philippe VI de Valois à Clémence de Hongrie, veuve de Louis X le Hutin.

Elle est donnée à Guy, dauphin de Vienne.

En juillet 1357, Étienne Marcel, prévôt des marchands, acquiert place de grève la maison aux piliers et y installe le siège de la municipalité parisienne.

On l'appelle indifféremment maison de Ville ou maison de la Prévôté.



Échec de Pierre Ier de Villiers à contenir des pillards aux portes deParis

À Paris, sous les ordres, notamment, d'Étienne Marcel, Pierre Ier de Villiers échoue à contenir une bande de pillards aux portes de la capitale.


Révolution d'Étienne Marcel

Révolution d'Étienne Marcel

Mort de Robert de Clermont

Mort de Jean de Conflans

Siège de Paris

Les bourgeois de Paris songent à tirer parti de l'absence de Jean II le Bon, prisonnier à Londres suite à la défaite de Poitiers, pour imposer leurs volontés à Charles V le Sage, qui exerce alors le pouvoir royal.

Étienne Marcel, à leur tête, cherche à instaurer en France une monarchie contrôlée.

Le 22 février 1358, Étienne Marcel fait irruption dans la chambre de Charles V le Sage.

Il s'en prend à deux conseillers du dauphin, les maréchaux de Champagne et de Normandie, Robert de Clermont et Jean de Conflans, et les accuse de mal servir la couronne.

Les deux hommes sont assassinés sous les yeux terrifiés de Charles V le Sage, un jeune homme, malingre et incapable de tenir une épée.

Le dauphin doit accepter de coiffer le chaperon rouge et bleu, aux couleurs de la capitale, dont Étienne Marcel a fait le signe de ralliement de ses partisans.

Complètement démuni, le dauphin dépend du prévôt pour obtenir des subsides.

Aussi feint-il d'accepter ses conseils et ses projets de réformes.

Étienne Marcel le reconnaît comme régent du royaume.

Quelques semaines après avoir fait mine de se soumettre au prévôt des marchands, Charles V le Sage s'enfuit de Paris de façon quelque peu rocambolesque et rassemble ses fidèles en vue de reprendre sa capitale qu'il assiège aussitôt avec ses troupes.

Pierre Ier d'Orgemont fait preuve d'une loyauté sans faille envers la couronne pendant la révolte d'Étienne Marcel, ce qui lui vaudra la reconnaissance de Charles V le Sage.



Ordonnance du Vermandois

Le 14 mai 1358, Charles V le Sage prend l'ordonnance dite du Vermandois en vue de renforcer les forteresses qui bordent l'Oise, la Seine et la Marne.

Son objectif est d'affamer Paris en bloquant le ravitaillement qui lui arrive par les trois cours d'eau.

Il semble que des agents d'Étienne Marcel aient fait croire aux paysans des environs que ces dispositions militaires visent à leur soumission.



Grande Jacquerie du Beauvaisis

Les brigands

Le 21 mai 1358, une centaine de paysans du Beauvaisis se réunissent en bande et s'en prennent aux maisons de gentilshommes et aux châteaux de la région, violant et tuant allègrement les habitants, brûlant les demeures.

Le château de Chantilly est mis à sac par les Jacques.

Leur révolte s'étend très vite à la paysannerie du bassin parisien.

C'est le début de la plus grande des jacqueries qui ont ensanglanté les campagnes françaises au Moyen Âge.

Sous l'impulsion d'un certain Guillaume Calle ou Carle (ou Karle), un ancien soldat originaire du village de Mello, près de Senlis, la Grande Jacquerie du Beauvaisis rassemble en quelques semaines 6 000 paysans...

et trouve auprès d'Étienne Marcel un soutien intéressé.

Les jacqueries sont des révoltes paysannes ainsi nommées d'après l'appellation de Jacques ou Jacques Bonhomme donnée aux paysans.

Leurs participants ne sont pas de pauvres hères.

Au contraire, ils figurent parmi les paysans aisés de l'une des régions les plus riches d'Europe.

Leur révolte est motivée par la rage d'être spoliés par les seigneurs et les bourgeois.

Les paysans ne supportent pas que les nobles, défaits au combat et ayant souvent fui de façon très lâche devant les Anglais, fassent maintenant pression sur eux pour leur extorquer de nouvelles taxes.

Ils le supportent d'autant moins que, depuis l'épidémie de Grande Peste qui a ravagé l'Occident 10 ans plus tôt et tué une grande partie de la population, les seigneurs et les grands propriétaires sont partout en quête de main-d'œuvre pour remettre en culture les terres abandonnées.

Libéré contre rançon, Henri V de Joinville est chargé en 1358 de réprimer une Jacquerie en Champagne, puis Henri V de Joinville combat les grandes compagnies.

Qui plus est, des bandes de soldats désœuvrés courent la campagne et ravagent les villages, pillant, violant et tuant à qui mieux mieux.

De cette époque date le changement de sens du mot brigand, qui à l'origine désignait un soldat et finit par ne plus désigner qu'un bandit.

Les villageois résistent avec leurs pauvres moyens.

Et l'on raconte à l'envi l'histoire du Grand Ferré, un robuste géant des environs de Compiègne qui, choqué par la mort de son seigneur lors d'une attaque de brigands, s'en prit à ces derniers et en tua, dit-on, des dizaines avant d'aller se désaltérer d'une grande rasade d'eau glacée.

Mal lui en prit.

Saisi de fièvre, il trouva encore la force d'abattre quelques brigands avant de succomber au mal.

Respectueux de la monarchie, les paysans veulent exercer le droit qui leur est reconnu de résister aux exactions des hommes d'armes, nobles ou brigands.

Mais cette fois, le droit de résistance dégénère en exactions de la pire espèce.

Et les habitants des bourgs se joignent aux paysans dans les pillages.


Mort d'Étienne Marcel

Siège de la forteresse d'Ermenonville

Bataille de Mello

Mort d'Étienne Marcel

Pendant ce temps, Guillaume Carle fait le siège de la forteresse d'Ermenonville, au nord-est de Paris, avec le concours de quelques milices parisiennes envoyées par Étienne Marcel.

Le capitaine général des Jacques lève le siège en apprenant que Charles II le Mauvais, Roi de Navarre, assisté de 400 lances, a pris la tête de la répression dans le Beauvaisis.

Il se rend à sa rencontre dans les environs de Clermont-en-Beauvaisis.

Charles II le Mauvais fait mine de vouloir négocier un armistice.

Quand Guillaume Carle se rend à sa rencontre pour en discuter, il est aussitôt capturé.

Le 10 juin 1358, les paysans privés de leur chef sont écrasés à Mello.

Plusieurs milliers de paysans sont massacrés un peu partout et les villages incendiés en guise de punition.

Les chefs des révoltés sont impitoyablement torturés et exécutés.

À Clermont-en-Beauvaisis, Guillaume Carle est décapité après avoir été couronné d'un trépied de fer chauffé à blanc !

Ce drame relaté par le chroniqueur Jean Froissart ne met pas pour autant un terme aux révoltes paysannes.

De son côté, Étienne Marcel se déconsidère par ses alliances avec les paysans en révolte du Beauvaisis et le Charles II le Mauvais, Roi de Navarre.

Jehan Pastoret et son ami Jean Maillart ou Maillard, un échevin fidèle à la royauté, luttent pour remettre Paris sous l'obéissance du dauphin.

Le 31 juillet 1358, Jean Maillard fait assassiner le prévôt des marchands, Étienne Marcel, devant la porte Saint-Denis, alors qu'il s'apprête à livrer les clés de la ville à Charles II le Mauvais.



Mariage d'Étienne II de Bavière avec Margaretha de Hohenzollern

Étienne II de Bavière est veuf d'Élisabeth de Sicile.

Étienne II de Bavière épouse en 1359 Margaretha de Hohenzollern.



Mort d'Étienne III Goyon Seigneur de Matignon et de la Roche-Gouon

Étienne III Goyon meurt en 1362.



Mort de Meinhard III de Bavière

Meinhard III de Bavière meurt au château de Tyrol le 13 janvier 1363.

Étienne II de Bavière, son oncle, récupère la Haute-Bavière



Mariage d'Étienne III de Bavière avec Thadée Visconti

Étienne III de Bavière épouse le 13 octobre 1364 Thadée Visconti, fille de Barnabé Visconti, et de Béatrice Reine delle Scala.

Leurs enfants sont :



Naissance de Louis VII de Bavière

Ludwig ou Louis VII de Bavière, dit le Barbu, naît en 1365 ou vers 1368, fils d'Étienne III de Bavière et de Thadée Visconti.

Il était appelé le Barbu, car il portait la barbe, selon la mode française de l'époque.



Mariage d'Adolphe III de La Marck avec Marguerite de Juliers

Adolphe III de La Marck épouse en 1369 Marguerite de Juliers, fille de Gérard VI de Juliers et de Marguerite de Ravensberg. Parmi leurs 14 enfants citons :



Mariage de Philippe de Tarente avec Élisabeth de Slavonie

Veuf, Philippe de Tarente épouse le 20 octobre 1370 Élisabeth de Slavonie (1352-1380), fille d'Étienne de Hongrie, Duc de Slavonie, et de Marguerite de Bavière et petite-fille de Charles Robert d'Anjou. Leur enfant est :



Naissance d'Isabeau de Bavière

Ysabeau ou Isabelle ou Isabeau de Bavière naît à Munich en 1369 ou 1371, fille d'Étienne III de Bavière et de Thadée Visconti


Robert Ier du Saint-Empire et Élisabeth de Nuremberg

Mariage de Robert Ier du Saint-Empire avec Élisabeth de Hohenzollern-Nuremberg

Robert Ier du Saint-Empire épouse le 27 juin 1374 Élisabeth de Hohenzollern-Nuremberg, fille de Frédéric V de Nuremberg. Leurs enfants sont :



Mort d'Étienne II de Bavière

Étienne III de Bavière Co-Duc de Basse-Bavière

Frédéric II de Bavière-Landshut Co-Duc de Basse-Bavière

Jean II de Bavière Co-Duc de Basse-Bavière

Étienne II de Bavière meurt à Landshut le 10 mai 1375.

Étienne III de Bavière, Frédéric II de Bavière-Landshut et Jean II de Bavière règnent d'abord conjointement sur la Basse-Bavière.



Mariage de Raymond VIII de Turenne avec Marie de Boulogne

Raymond VIII de Turenne Vicomte de Turenne

Raymond VIII de Turenne épouse le 28 octobre 1375 Marie de Boulogne, nièce de Jeanne Ire d'Auvergne. Leur enfant est :

Guillaume III Roger de Beaufort, son père, lui remit en usufruit la vicomté de Turenne et de Châlus Dès lors, la titulature vicomtale est effectivement portée à la fois par le père et le fils.

La famille de Raymond VIII de Turenne possède de nombreux fiefs :



Prise d'Arles

Au printemps 1384, Étienne Augier plus connu sous le nom de Ferragut, le chef tuchin allié de Charles III de Durazzo, s'installe dans les Alpilles et fait régner la terreur jusqu'au Rhône. Il prend la ville d'Arles le 24 juillet 1384 avec des complicités internes. Après quelques heures de troubles, les habitants se révoltent contre les Tuchins et les chassent de la cité. Le lendemain, une répression sévère est menée contre leurs partisans


Mariage de Charles VI avec Isabeau de Bavière Isabeau de Bavière avec Christine de Pisan

Mariage de Charles VI le Fou avec Isabeau de Bavière

Charles VI le Fol épouse à la cathédrale d'Amiens le 17 juillet 1385 Isabeau de Bavière, fille d'Étienne III de Bavière et de Thadée Visconti. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean II de Montagu l'Aîné avec Jacqueline de La Grange

Jean II de Montagu l'Aîné épouse en 1388 Jacqueline de La Grange, fille d'Étienne de La Grange, président du Parlement de Paris, et de Marie du Bois. Leurs enfants sont :



Naissance de Étienne de Vignolles

Étienne de Vignolles, dit La Hire, naît à Vignolles en Gascogne vers 1390.

Il deviend le valet de cœur dans les jeux de cartes,

Son surnom de La Hire viendrait du fait qu'il était assez violent et coléreux (ire = colère en français d'alors).



Louis VII de Bavière en France

Lors d'un voyage en Italie, le pape romain Boniface IX charge Louis VII de Bavière et Étienne III de Bavière, son père, de s'engager en faveur de la papauté romaine en France et dans le Saint-Empire Romain Germanique.

Fin 1391, Louis VII de Bavière se rend donc pour la première fois en France. Il est chaleureusement accueilli.

Son beau-frère, Charles VI le Fou et des courtisans de la cour de France lui offrent en son honneur des vêtements dans le style allemand de l'époque et lui laissent élever les frais de séjour à 5000 francs.

Louis VII de Bavière passera entre 1391 et 1415 quelques années en France.



Étienne III de Bavière Duc de Bavière-Ingolstadt

Frédéric II de Bavière-Landshut Duc de Bavière-Landshut

Jean II de Bavière Duc de Bavière-Munich

Jean II de Bavière répugne à participer aux aventures italiennes de ses frères, tous deux mariés à des filles de Barnabé Visconti.

En 1392, les frères procèdent à un partage la Basse-Bavière.


Jean II le Meingre et Antoinette de Turenne en prière

Mariage de Jean II le Meingre avec Antoinette de Turenne

Au début 1393, le pape Clément VII, Marie de Blois-Châtillon, et Guillaume III Roger de Beaufort pensent à marier Antoinette de Turenne.

Ils choisissent Charles de Tarente, frère de Louis II d'Anjou, fils de Marie de Blois-Châtillon.

Mais Raymond VIII de Turenne refuse, n'étant pas homme à s'agenouiller devant son gendre.

L'idée est abandonnée.

Charles VI de France et son Conseil proposent Jean II Le Meingre. Raymond VIII de Turenne est d'accord.

En présence de Raymond VIII de Turenne, Jean II le Meingre, maréchal Boucicaut, épouse en la chapelle du château des Baux-en-Provence le 23 décembre 1393 Antoinette de Turenne. Leur enfant est :

Jean II Le Meingre reçoit en dot :

Jean II Le Meingre affirme être prêt à soutenir la querelle de son beau-père qui l'oppose à Odon de Villars et Alix des Baux, nièce du vicomte, et même à lui céder son château de Boulbon à la date du 1er avril 1394. Ce qu'il ne fera jamais.

Ce mariage de raison est une réussite. Boucicaut aime Antoinette.

Sans doute la vie fort dévote que mènent le couple y est pour beaucoup.

Antoinette de Turenne vit au château d'Alès.



Mariage de Robert de Chabannes avec Alix de Bort-les-Orgues

Robert de Chabannes épouse vers 1395 Hélix ou Hélis ou Alix de Bort-les-Orgues. Leurs enfants sont :


Massacre des chrétiens après Nicopolis

Croisade contre les Turcs ottomans

Bataille de Nicopolis

Jean Sans Peur prisonnier

Mort de Jean de Vienne Amiral de France

Mort d'Henri de Bar

Mort de Philippe de Bar

Édouard III de Bar héritier du duché de Bar

Philibert de Naillac Grand maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

Quand le sultan Bajazet ou Bayezid Ier l'attaque, Manuel II Paléologue fait appel aux Croisés Occidentaux.

Sigismond Ier de Luxembourg dirige une croisade contre les Turcs ottomans en 1396.

Charles II de Lorraine participe à l'expédition avec Jean sans Peur, fils de Philippe II le Hardi

Jacques II de Bourbon-La Marche fait ses premières armes dans cette croisade.

Guy VI de La Trémoïlle participe à la croisade de Jean sans Peur.

Philibert de Naillac, avec de nombreux hauts seigneurs français et une troupe de quelques dizaines d'Hospitaliers, rejoint l'armée des croisés.

Elle est renforcée par de forts contingents de différentes nations chrétiennes : Angleterre, Allemagne, Italie, Pologne, Espagne, Bohême.

Au total entre 90 et 100 000 hommes se portent à la rencontre de l'armée ottomane, forte elle aussi d'environ 100 000 hommes, commandée par le sultan Bajazet.

Les deux armées se combattent le 25 septembre 1396 aux environs de Nicopolis (aujourd'hui Nikopol, en Bulgarie), sur les rives du Danube.

Dans un premier temps, les armes paraissent favorables aux chrétiens, qui mettent hors de combat près de 30.000 Turcs, mais ils finissent par se heurter, dans le plus grand désordre (l'indiscipline des chevaliers français n'y est pas étrangère) au corps d'armée commandé par Bajazet en personne, qui s'assure bientôt le dessus.

L'armée de Sigismond Ier de Luxembourg, de son côté, est prise à partie par les troupes chrétiennes du corps serbe du despote Étienne Lazarévitch, beau-frère et allié de Bajazet.

La défaite chrétienne est transformée en déroute par la désertion des éléments valaques et transylvaniens, qui n'ont pas pris part au combat.

Bajazet Ier, ivre de vengeance en raison des pertes subies par son armée dans les débuts de la bataille, ne fait pas de quartier aux vaincus. Seuls seront épargnés les hauts seigneurs dont les Ottomans pourront tirer une forte rançon.

Jean Sans Peur et Guy VI de La Trémoïlle sont fait prisonniers.

Jean aurait gagné son surnom de "sans Peur" à Nicopolis.

Jean de Vienne meurt lors de cette bataille.

Henri de Bar et Philippe de Bar meurent en 1396 à Nicopolis.

Édouard III de Bar devient l'héritier du duché de Bar.

Avant que la déroute ne soit consommée, le proche entourage de Sigismond Ier de Luxembourg, parmi lesquels Philibert de Naillac et quelques Hospitaliers, convainquent le roi de fuir. Ils parviendront à gagner les rivages de la mer Noire, puis Constantinople.

C'est là que Philibert de Naillac apprend son élection comme 34ème grand maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem par le chapitre général, qui s'est réuni, en son absence.

Philibert de Naillac est encouragé par le chapitre général à se tenir éloigné de toute influence politique romaine ou avignonaise,.



Mort d'Étienne Boulart

Étienne Boulart, écuyer et probablement Seigneur de Guermantes, meurt en 1397. Il est inhumé dans l'église Guermantes.



Guy II de Laval Baron de Rais

En 1400, Jeanne Chabot, dernière héritière de la famille de Rais, désigne Guy II de Laval comme seul héritier, à l'unique condition qu'il abandonne pour lui et ses descendants le nom et les armes de Laval, pour prendre les armes et le nom de Rais.

Il hérite ainsi des seigneuries de Machecoul, de Saint-Étienne-de-Mer-Morte, de Pornic, de Princé, de Vue, de Bouin, qui forment la baronnie de Rais, correspondant peu ou prou à l'actuel Pays de Retz.



Mariage de Étienne III de Bavière avec Élisabeth de la Marck

Étienne III de Bavière est veuf de Thadée Visconti.

Élisabeth de la Marck est veuve de Reinold von Valkenburg.

Étienne III de Bavière épouse le 16 janvier 1401 Élisabeth de la Marck.


Tour Jean sans Peur

Construction de la Tour Jean sans Peur

Jean Sans Peur gouverne depuis son hôtel parisien, à l'intérieur duquel il fait construire de 1409 à 1411 de nouveaux bâtiments, dont une haute tour, actuellement 20 rue Étienne Marcel

Celle-ci abrite les salles de conseil du duc de Bourgogne, desservies par deux escaliers successifs. La voûte de la grande vis est un des chefs-d'œuvre de la sculpture gothique française.



Don des châteaux et des paroisses de Saint Étienne, de Volans, et de Saint-Germain de Cormorose

Louis de France, Dauphin du viennois, Duc de Guyenne , donne à Aynard III de Clermont-en-Trièves, le 30 octobre 1410 les châteaux et les paroisses de Saint Étienne, de Volans, et de Saint-Germain de Cormorose pour être réunies à la vicomté de Clermont-en-Trièves dont elle avaient été démembrées.


Louis VII de Bavière - Aquarelle de Christian Hörmann de Gutenberg -1750

Mort d'Étienne III de Bavière

Louis VII de Bavière Duc de Bavière-Ingolstadt

Étienne III de Bavière meurt à Niederschönfeld le 26 septembre ou le 25 novembre 1413.

Louis VII de Bavière devient Duc de Bavière-Ingolstadt.



Liaison de Nicolas III d'Este avec Filippa della Tavola

Nicolas III d'Este a une liaison avec Filippa della Tavola. Leurs enfants sont :



Naissance d'Étienne Jamin

Étienne Jamin naît vers 1410 ou en 1415, fils d'Étienne Jamin (né vers 1380), Procureur au Parlement de Poitiers.



Siège de Coucy

Étienne de Vignolles se distingue contre les bourguignons dès 1418 au siège de Coucy.



Mort de Marguerite de Sancerre

Béraud II Comte de Sancerre et Seigneur de Sagonne

Marguerite de Sancerre meurt en 1419, dernière descendant direct d'Étienne Ier de Champagne.

Béraud III Dauphin d'Auvergne et Marie d'Auvergne, héritent de toutes ses possessions.

Béraud III Dauphin d'Auvergne devient Comte de Sancerre et Seigneur de Sagonne en 1419.


Henri II de Sassenage- château de Sassenage Bataille de Verneuil

Prise du château Ivry-la-Bataille

Siège du château d'Ivry par les Anglais

Bataille de Verneuil

Mort d'Henri II de Sassenage

Mort de Jean Stuart

Mort de Robert Stuart

Mort d'Archibald Douglas

Mort de James Douglas

Mort de Guillaume II de Narbonne Vicomte de Narbonne

Mort d'Hugues de Chalon

Mort de Guy Malet

Mort de Jean Rouhault

Jeanne II de Chalon Comtesse de Tonnerre

Jean II d'Alençon Prisonnier

Libération d'Antoine de Chabannes

Guillaume III de Narbonne Vicomte de Narbonne

Mort de Jean VIII d'Harcourt Comte d'Aumale

Mort de William Seton

Jean de Dunois Capitaine du Mont Saint-Michel

Un partisan du Dauphin prend par surprise le château Ivry-la-Bataille ce qui entraîne en réaction un siège anglais.

Les assiégés proposent de se rendre le 15 août 1424 si aucun secours ne leur parvient.

L'armée du Dauphin réunie à Châteaudun, se met en route pour les secourir.

Les éclaireurs ayant démontré la trop forte position anglaise, les Français décident de se détourner d'Ivry-la-Bataille.

Il leur parait alors opportun de prendre la ville proche de Verneuil-sur-Avre dans l'Eure.

Déguisant les archers écossais en archers anglais, ils occupent la ville.

Jean de Lancastre furieux marche sur Verneuil.

Après avoir parlementé, les Franco-Écossais acceptent de livrer bataille le 17 août 1424 plutôt que de subir un siège.

11 000 Français et quelque 7 000 Écossais affrontent 14 000 Anglais.

Jean Poton de Xaintrailles combat à la bataille de Verneuil.

Thomas Montaigu participe à la bataille de Verneuil.

Jean V de Bueil sert lors de sa première bataille aux côtés de Jean II d'Alençon et sous Guillaume II de Narbonne.

Malgré sa jeunesse, Jean V de Bueil gagne le surnom de Fléau des Anglais.

Après de longues heures d'attente et d'observation, les archers anglais décident de provoquer les Français.

Cependant, ces derniers chargent avant que les archers aient pu se fixer sur leurs nouvelles positions, faisant voler en éclats l'aile droite anglaise.

Au même moment, sur la droite franco-écossaise, les archers écossais s'avancent et engagent un formidable duel d'archerie, 12 000 archers s'affrontant pendant près de 3/4 d'heure.

Et plus à droite, les mercenaires espagnols et lombards, contournant ce combat d'archers, s'attaquent aux bagages anglais et s'éloigne avec son butin.

Plutôt que de protéger ses valets, l'escorte des bagages anglais contre-attaque victorieusement l'aile gauche française.

Les Français battent en retraite tandis que les Anglais encerclent les Écossais et les massacrent.

John Stuart participe à la bataille de Verneuil.

Sont tués :

Henri II de Sassenage institue Albert III de Sassenage, son frère cadet, et François III de Sassenage comme héritiers de la baronnie de Sassenage.

Jeanne II de Chalon devient Comtesse de Tonnerre.

Jean II d'Alençon et Antoine de Chabannes sont pris par les Anglais.

Le château Ivry-la-Bataille est finalement repris par les Anglais qui détruisent les parties supérieures.

Libéré, Antoine de Chabannes devient le page d'Étienne de Vignolles, puis de Charles Ier de Bourbon.

Guillaume II de Narbonne est le dernier vicomte de Narbonne de la maison de Lara. Guillaume II de Narbonne lègue sa vicomté à son demi-frère utérin Pierre de Linières, qui prend le nom de Guillaume III de Narbonne.

Après la mort de Guillaume II de Narbonne, Jean V de Bueil entre au service du mercenaire Étienne de Vignolles.

Jean VIII d'Harcourt meurt lors de cette bataille.

Il est inhumé à la Saussaie.

N'ayant pas d'héritier légitime, sa charge de capitaine du Mont Saint-Michel passe à Jean de Dunois, son cousin, époux de Marie d'Harcourt, fille de Jacques d'Harcourt et de Marguerite de Melun.



Mort d'Aynard III de Clermont-en-Trièves Vicomte de Clermont-en-Trièves

Aynard III de Clermont-en-Trièves est Seigneur de Virieus, de Saint-Étienne, de Saint-Geoire, de Paladru, de Montmirail et en partie de La Motte de Galaure.

Aynard III de Clermont-en-Trièves teste le 14 février 1426.

Aynard III de Clermont-en-Trièves meurt après 15 février 1426.

Aynard III de Clermont-en-Trièves choisit sa sépulture dans l'église de Silvebenite, dans la chapelle fondée par ses prédécesseurs.


La journée des Harengs - Enluminure du XVe siècle

La journée des Harengs

Mort de John Stuart Lord Darnley ou Dernley

Mort de Jean de Naillac

Louis de Culan revient à Orléans avec 200 hommes de renfort le 30 janvier 1429.

La bataille de harengs ou journée des Harengs se déroule, à Rouvray-Saint-Denis en Eure-et-Loir dans la région de Pithiviers.

Les Français postent des espions auprès des armées anglaises pour tenter de connaître leurs intentions.

Un de ces hommes informe les Français de la sortie de 300 chariots de la ville de Chartres, convoi escorté par 1 500 Anglais sous le commandement de John Fastolf et de Simon Morhier, prévôt de Paris.

Le convoi anglais transporte du poisson et autres victuailles destinés à être consommés pendant le carême.

John Stuart arrive à Orléans le 8 février 1429 avec un corps de 1 000 Écossais.

Apprenant la nouvelle, plusieurs milliers de Français sortent d'Orléans le 12 février 1429 avec à leur tête Jean de Dunois.

Louis de Culan et participent à ce combat.

Charles Ier de Bourbon, prend du retard pour effectuer sa jonction avec Jean de Dunois.

Les Français manquent leur effet de surprise.

Les Anglais en profitent pour disposer leurs chariots en cercle et attendent les Français de pied ferme.

Une dispute éclate entre John Stuart commandant les troupes écossaises et Jean de Dunois.

Chacun a son avis sur l'opportunité de livrer bataille aux Anglais.

John Stuart veut combattre à cheval, Jean de Dunois préfère se battre à pied.

Charles Ier de Bourbon, arrive au moment où la dispute éclate, mais n'intervient pas.

Pour finir, chacun engage le combat selon sa propre idée.

Les Anglais sortent de leur retranchement et mettent en déroute les Français.

Il y a bien une légère riposte d'Étienne de Vignolles et de Jean Poton de Xaintrailles, mais bien qu'ils fassent plusieurs tués, ils abandonnent eux aussi la lutte.

Ce qui devait être une victoire facile, se termine par une terrible défaite.

Jean de Naillac et Jean de Brosse, son beau-frère, participent à cette bataille.

Jean de Dunois est blessé.

Sont tués :

John Stuart est inhumé en la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans.

Guy III de Chauvigny participe cette bataille.

Le découragement est à son comble, la plupart s'enfuient d'Orléans par la porte de Bourgogne, la seule porte restée ouverte qui n'est pas encore aux mains des Anglais.

Le pont traversant la Loire et reliant la ville à la rive gauche au royaume de Charles VII de France est coupé.

Louis de Culan se retire d'Orléans le 18 février 1429.

Jean de Naillac est Vicomte de Bridiers (La Souterraine dans la Creuse), Seigneur de Naillac, de Gargilesse, de Chateaubrun, de Montipouret, du Blanc (dans l'Indre), de Vaux et de Châteaudun, d'Aiguriande (Pouligny-Saint-Martin dans l'Indre), de Mondon (Les Mondon à Migné dans l'Indre)

Jean de Naillac meurt le 12 février1428 lors de cette bataille, sans héritier.

Jean II de Brosse, son neveu, hérite de ses biens et terres.


Jeanne d'Arc au siège d'Orléans par Lenepveu Liberation d'Orleans - Vigiles de Charles VII

Libération d'Orléans

Jean Ier de Brosse, Jacques Ier de Chabannes et Jean de Dunois prêtent main-forte au gouverneur de la ville, Raoul de Goncourt.

Ils défendent au mieux Orléans. Ils sont rejoints par le cousin de Jean, Louis de Culan.

La ville subit depuis 7 mois déjà un blocus de la part des généraux anglais. Jean de Dunois assure le commandement de la défense de la ville. Louis de Culan était chargé du commandement en second.

La capitulation semble n'être plus qu'une question de jours.

Charles VII de France accepte de confier à Jeanne d'Arc un important corps d'armée composé de 4 000 hommes.

Jean d'Aulon, un écuyer qui lui restera toujours fidèle, fait l'éducation militaire de Jeanne.

En allant demander des renforts à Charles VII de France, Jean Ier de Brosse rencontre Jeanne d'Arc.

Jean Ier de Brosse et Louis de Culan (son cousin) sont désignés pour escorter Jeanne d'Arc à la tête d'une troupe qui rejoint le gros des forces royales.

Devenue Chef de guerre, Jeanne d'Arc se fait donner une épée trouvée dans l'église Sainte-Catherine de Fierbois.

De Blois, Jeanne d'Arc part pour Orléans.

Guy III de Chauvigny, Pierre de Rieux, Pierre d'Amboise et Louis d'Amboise combattent avec Jeanne d'Arc au siège d'Orléans.

De retour en France, Louis Ier de Bourbon-Vendôme participe à la libération d'Orléans avec Jeanne d'Arc.

Quand Jeanne se présente le 29 avril 1429 devant les chefs de l'armée royale dans son armure de capitaine avec la prétention de libérer Orléans, ceux-ci la tournent d'abord en dérision. Mais son énergie et sa foi ont vite fait de lui rallier ces énergiques capitaines :

Les rudes soldats acceptent même de mettre un bémol à leurs jurons et de renvoyer les ribaudes et prostituées qui s'attachent d'ordinaire à leurs pas.

Le 29 avril 1429, Jeanne d'Arc fait habilement entrer son armée et des vivres dans Orléans en évitant les Anglais et défile avec Jean de Dunois, qui défend la cité depuis plusieurs mois.

Les vivres, malgré ce secours, vont manquer. On décide d'aller en chercher à Blois. Ambroise II de Loré est chargé de cette mission. Il revient à Orléans le 4 mai 1429 et est assez heureux pour introduire, dans la ville, vivres et troupes, sans combat, sous les yeux de l'ennemi.

Jacques Ier de Chabannes revient avec cette armée.

Orléans sur la rive nord de la Loire est cernée au nord et à l'ouest par un réseau de fortifications, et l'accès par l'est est verrouillé par le fort de Saint Lou. Le pont sur la Loire au sud de la ville est tenu par les Anglais; son accès sud est fortifié. Enfin l'accès fluvial est verrouillé en amont par le fort de Saint Jean le Blanc qui est le pendant de Saint Lou sur la rive sud.

Le 4 mai 1429, une escarmouche oppose des français aux défenseurs de Saint Lou. Jeanne d'Arc, réveillée en pleine sieste, charge la bastille avec un fort parti de miliciens orléanais. Pour contrer cette sortie, John Talbot envoie des troupes de ses fortifications au nord pour prendre Jeanne d'Arc à revers et soutenir Saint Lou.

Jean de Dunois voyant la manœuvre sort à son tour et attaque la bastille de Saint Pouair qui marque l'extrémité nord de son réseau de fortifications.

John Talbot doit alors rapatrier ses hommes pour ne pas être pris de flanc et perdre Saint Pouair. Jean de Dunois se replie et Saint Lou est prise par Jeanne d'Arc.

Le 6 mai 1429, Ambroise II de Loré participe avec fougue à l'assaut de la bastille des Augustins.

L'accès fluvial par l'est n'étant plus verrouillé, les anglais transfèrent des troupes de Saint Jean le Blanc vers la bastide de la Tourelle qui permet de tenir le pont. Malgré les difficultés dues aux bancs de sable qui encombrent le lit du fleuve à Orléans, Jeanne d'Arc réussit à traverser la Loire en bateau à l'est de la ville avec un fort contingent, jusqu'à l'île aux toiles.

Voyant l'importance de ces troupes, la garnison de Saint Jean le Blanc abandonne la bastille qu'elle tenait et se replie vers la Tourelle. Les sapeurs français construisent un pont au dessus du petit bras de Loire qui sépare l'île aux toiles de la rive sud, et Jeanne d'Arc prend facilement possession de la bastide de Saint Jean le Blanc.

L'attaque de la dernière bastille, le fort des Tourelles, commence le samedi 7 mai 1429, au petit matin, après la messe habituelle. La Pucelle paye de sa personne en montant elle-même à l'assaut des murs. Elle est blessée d'une flèche à l'épaule.

Quand le soir tombe, les assaillants français sont épuisés et Jean de Dunois s'apprête à donner le signal de la retraite. Jeanne d'Arc, qui s'est retirée à l'écart pour se reposer et prier, voit cela. Elle agite sa bannière, donnant le signal d'un ultime assaut. Le capitaine anglais Glasdale, qui commande la bastille, tombe des murailles et se noie dans le fleuve. La bastille est prise.

Les liaisons sont rétablies entre Orléans et le sud de la Loire.

Le lendemain 8 mai 1429, l'armée anglaise se met en ordre de bataille dans la plaine.

Mais Jeanne d'Arc refuse le combat car ce jour est un dimanche. Incontinent, John Talbot, qui commande l'armée anglaise, comprend qu'il n'a plus rien à gagner à rester. Il lève le siège et se retire.

À Orléans, les Français prouvent qu'ils peuvent désormais surpasser leurs adversaires dans l'art des engins de siège.


Étienne de Vignolles (La Hire) et Jean Poton de Xaintrailles - enluminure du XVe siècle

Campagne de la vallée de la Loire

Bataille de Jargeau

William de La Pole Prisonnier

Pour aller à Reims où Charles VII de France doit être sacré, Jeanne d'Arc veut une route libre et sûre.

Dans cette logique elle s'emploie à chasser définitivement les troupes anglaises encore en place dans la vallée de la Loire.

Jean V de Bueil combat sous la bannière de Jeanne d'Arc pendant la campagne de 1429 sur la vallée de la Loire.

Sur ordre de Charles VII de France, 200 livres-tournois sont payées à Jean V de Bueil par le trésorier dans les mois d'avril et de mai 1429, pour le dédommager, ainsi que ses 30 gens d'armes et 40 gens de traict, des dépenses effectuées durant l'escorte des marchandises pour le réapprovisionnement de la ville assiégée d'Orléans.

Jeanne d'Arc veut savoir dans quelle direction se replient les différents corps de l'armée anglaise : elle détache en éclaireurs Ambroise II de Loré et Étienne de Vignolles, avec une centaine de cavaliers, pour suivre et observer l'ennemi pendant près de 8 lieues.

À une quinzaine de kilomètres d'Orléans, dans la petite bourgade de Jargeau, subsiste alors toujours une partie des troupes anglaises, commandée par William de La Pole, Duc de Suffolk. Il s'apprête à recevoir Jean de Lancastre accompagné de renforts.

L'armée française forte de 2 000 hommes, commandée par Jean II d'Alençon, est bientôt rejointe par les compagnies de Jean de Dunois et Florent d'Illiers, alors capitaine de Châteaudun. Il se retrouve ainsi doté d'une force deux fois plus importante qu'à son origine.

Antoine de Chabannes, Jean Poton de Xaintrailles, Gilles de Rais, Guy III de Chauvigny et Jean Ier de Brosse, Louis Ier de Bourbon-Vendôme combattent à Jargeau.

Jeanne d'Arc pousse les capitaines à la marche sur Jargeau, voyant leur hésitation face à la probable multitude des Anglais réfugiés là-bas. L'armée royale, se met alors en route vers la petite cité, dans l'idée de s'arrêter pour la nuit aux portes de la ville. Cependant, l'armée anglaise vient à la rencontre des troupes françaises les contraignant au combat.

Jeanne, prenant son étendard, va à l'attaque, exhortant les soldats qui font tant que, cette nuit là, ils sont logés dans les faubourgs de Jargeau. Si les Anglais étaient sortis de la ville, les soldats du roi auraient été en grand péril.

Le lendemain, le 12 juin 1429, la bataille s'engage de nouveau, et Jeanne d'Arc insuffle la volonté de Dieu aux troupes françaises, leur assurant la victoire : "Agissez et Dieu agira". Peu après le début de la bataille, Jeanne d'Arc monte aux remparts en brandissant son étendard. Cependant, une pierre vient la frapper à la tête et provoque sa chute dans le fossé. Portée par sa détermination, à nouveau son étendard en main, elle se relève et exhorte ses compagnons.

En plein combat, William de La Pole demande à être entendu afin d'obtenir une trêve, mais ce n'est plus l'heure des demandes. Dans un irrésistible élan, les Français s'emparent de Jargeau puis se lancent à la poursuite des Anglais.

William de La Pole est fait prisonnier et restera prisonnier de Charles VII de France pendant 3 ans.

Les troupes anglaises se replient en désordre sur Meung-sur-Loire et Beaugency.


Bataille de Patay - illustration des Chroniques de Charles VII

Bataille de Patay

John Talbot Prisonnier

Arthur III de Bretagne en Normandie

On ne connaît pas exactement l'endroit où l'armée anglaise prend position le 18 juin 1429 le lendemain de la reddition anglaise de Beaugency, mais la tradition attribue cet honneur au petit village de Patay.

John Fastolf, John Talbot et Thomas de Scales, lieutenant de Jean de Lancastre, commandent l'armée anglaise.

La tactique défensive habituelle des francs-archers anglais consiste à ficher des épieux taillés en terre devant leurs batteries, ce qui arrête les charges de cavalerie et ralentit suffisamment les progrès de l'infanterie pour leur laisser le temps d'éliminer les assaillants.

Mais à Patay, avant d'avoir pu se mettre en ordre de bataille, un cerf traverse le champ près des lignes anglaises. Les archers abattent l'animal et poussent un cri de triomphe qui révèle leur position aux éclaireurs français.

L'avant-garde française d'environ 1 500 hommes, des piquiers, menée par Étienne de Vignolles, Ambroise II de Loré et Jean Poton de Xaintrailles, attaque les 4 000 archers par les flancs. N'ayant pas eu de temps se protéger, ils se débandent rapidement.

Jacques Ier de Chabannes, Antoine de Chabannes, Bernard VIII d'Armagnac, Guy III de Chauvigny et Jean Ier de Brosse sont présents lors de cette bataille.

Pendant ce temps, les chevaliers anglais fuient devant la charge de cavalerie française. Cet ultime combat est la seule bataille rangée de la campagne de la Loire. Pour la première fois, la tactique française de la charge de cavalerie lourde l'emporte, avec des résultats inattendus.

Jean de Dunois contribue puissamment à cette victoire.

Florent d'Illiers combat à Patay.

John Fastolf, accompagné d'une petite troupe, parvient à s'enfuir mais est dès lors disgracié : Jean de Lancastre met la défaite sur son compte et le radie de l'Ordre de la Jarretière.

Ainsi prit naissance la fâcheuse réputation qui devait faire de lui le prototype du personnage de Falstaff.

Ultime haut fait de la reconquête du Val de Loire, la bataille de Patay décapite pour longtemps l'armée anglaise, qui y perd ses meilleurs officiers et l'élite de ses archers.

John Talbot et de nombreux officiers sont capturés par les Français. Jean Poton Xaintrailles renvoie John Talbot sans rançon. John Talbot aura bientôt l'occasion d'user de la même courtoisie à l'égard de son libérateur.

Malgré la victoire, Arthur III de Bretagne reçoit l'ordre de s'en retourner et les places fortes ferment leurs portes sur son passage.

Attaché à la cause française, bien que toujours en disgrâce, Arthur III de Bretagne s'en va batailler en Normandie, contraignant les Anglais à diviser leurs forces.



Prise de Compiègne

Jean Ier de Brosse demande des secours auprès de Charles VII de France, sans résultat.

Il se ruine définitivement pour réunir une armée.

Jean Ier de Brosse part vers Compiègne aidé de Jean Poton de Xaintrailles et Étienne de Vignolles secourir Jeanne à la tête d'une armée de 2 000 soldats et de nombreux paysans.

Le 11 septembre 1430, Jean Ier de Brosse est nommé lieutenant-général des régions situées au-delà de la Seine, de la Somme et de la Marne.

Le 28 octobre 1430, ils entrent et libèrent Compiègne qui est toujours sous le siège des Bourguignons.

Louis Ier de Bourbon-Vendôme participe à cette bataille.

Continuant sur sa lancée, Jean Ier de Brosse bât Philippe III le Bon.

Sa victoire favorisera la rupture entre les Bourguignons et les Anglais.

Pour ces faits de guerre, Charles VII de France donne plus de pouvoirs à Jean Ier de Brosse.


Les vigiles de Charles VII chassent les assiégeant Anglais durant le siège de Lagny

Troisième siège de Lagny-sur-Marne

La garnison de Lagny-sur-Marne est un continuel sujet d'alarme et une gêne insupportable pour l'approvisionnement de Paris, alors occupée par les Anglais et leurs alliés, les Bourguignons.

Jean de Lancastre, accompagné d'un grand nombre de généraux Bourguignons, mets les grands moyens.

Avec 6 000 combattants commandés par :

et un nombre prodigieux de machines de guerre, Jean de Lancastre vient investir Lagny-sur-Marne, défendue par 800 à 1 000 combattants commandés par Ambroise de Loreil, capitaine écossas, et Jean Foucault.

Le siège débute en juillet 1432.

La ville de Lagny-sur-Marne est investie de toutes parts.

Plusieurs engins de siège sont placés afin de battre les murailles et les portes de la ville

Un pont est construit sur la Marne pour que les assiégeants puissent passer d'une rive à l'autre afin de rendre leurs communications sûres et faciles.

Le camp anglais est fortifié et mis à l'abri de toute attaque.

La ville commence à manquer de vivres.

Charles VII de France résout de secourir la garnison, en envoyant de 600 à 800 combattants commandés par :

Les troupes de secours partent d'Orléans, arrivent à Melun où ils passent la Seine et de là en traversant la Brie, approchent de Lagny.

Ils arrivent à temps.

Les Anglais avaient déjà planté leur bannière sur un des boulevards de la ville, mais ils se retirèrent dans leur camp, et les Français vinrent leur présenter bataille.

Jean de Lancastre reste en fermé dans son enceinte.

Tout se borna à de fortes escarmouches et à des faits d'armes qui se passèrent dans l'intervalle des deux armées.

Voyant que les Anglais refusent le combat, les chefs français décident de faire entrer un convoi dans la ville.

La garnison fait une sortie.

Les Anglais qui gardent cette porte se trouvent trop faibles.

Jean de Lancastre sortit alors de son camp, et bientôt commence une effroyable mêlée, où à peine amis et ennemis peuvent se reconnaitre au milieu de la poussière.

C'était le 10 août 1432, la chaleur était excessive.

Les Français en souffrent moins que les Anglais, qui, selon leur coutume, combattent à pied.

Il en tombe plus de 300 étouffés dans leur armure.

Leurs chefs se hâtent de les ramener dans le camp.

Raoul VI de Gaucourt entre dans la ville avec les vivres et un puissant renfort.

Le 11 août 1432, Jean de Dunois et Gilles de Rais s'éloignèent en remontant la rive gauche de la Marne.

Lorsqu'ils sont près de la Ferté-sous-Jouarre, ils commencent à réunir des bateaux pour faire un pont, passer la rivière et s'avancer vers Paris car c'était le moyen assuré de faire lever le siège de Lagny-sur-Marne, tant Jean de Lancastre a toujours des craintes dès qu'il s'agit de Paris.

Le 20 août, Jean de Lancastre quitte son camp avec une telle hâte, qu'il abandonne ses canons et ses vivres.

Ce retour parait bien honteux aux Parisiens.

Ils ont payé de leurs deniers tant de préparatifs qui se trouvent inutiles.

La campagne devient plus que jamais livrée aux Armagnacs et les arrivages sont gênés de toutes parts.

La disette est grande dans la ville de Paris, les maladies y font de grands ravages.

Aussi les murmures et le mécontentement s'en vont croissant.

L'abbesse de Saint-Antoine et plusieurs de ses religieuses sont mises en prison, parce qu'on les soupçonne d'avoir formé un complot pour livrer aux Français la porte de la ville.



Naissance d'Étienne III le Grand

Stefan cel Mare ou Étienne III Musat de Moldavie ou Étienne III le Grand naît à Borzesti en 1433, fils de Bogdan II Musat et,

Il est issu de la famille des Musatini.



Cession à Jean V le Sage de Mauléon, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, Le Loroux-Bottereau, Pornic et Champtocé

Prigent VII de Coëtivy Seigneur de Chantocé et d'Ingrandes

En 1434, Gilles de Rais est obligent de vendre à Jean V le Sage, Duc de Bretagne, les places de Mauléon, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, Le Loroux-Bottereau, Pornic et Champtocé.

Prigent VII de Coëtivy reçoit les châteaux, seigneuries et châtellenies de Chantocé et d'Ingrandes qui appartenaient à Gilles de Rais en 1443.



Bataille de Gerberoy

Entrée de l'armée royale à St Denis

L'armée anglaise tient la ville de Saint-Denis, au nord de Paris. D'un côté, Charles VII de France négocie la paix avec Philippe III le Bon et d'un autre côté, il accentue sa pression militaire sur les Anglais.

Au printemps 1435, des capitaines bretons, sur ordre d'Arthur III de Bretagne, surprennent la garnison anglaise de Saint-Denis et parviennent à s'y installer provisoirement. Toutefois, pour chasser les Anglais de Paris, il faut s'y maintenir durablement. Pierre de Rieux défend Saint-Denis.

En mai 1435, l'armée française conduite par Jean Poton de Xaintrailles et Étienne de Vignolles dit La Hire (souvent orthographié Lahire) défait celle des Anglais, conduite par le comte d'Arundel à Gerberoy en Beauvaisis. Jean Poton de Xaintrailles fait prisonnier le comte d'Arundel.

Lors du siège de Saint-Denis, Thomas de Scales commande un corps formé de 728 archers et d'environ 50 fantassins, certains armés d'armes à feu primitives.

Le 1er juin 1435, Jean d'Orléans, Comte de Dunois, entre dans Saint-Denis, étape décisive vers Paris.


Jean de Dunois en prière devant la Vierge - Heures de Dunois - vers 1436

Arthur III de Bretagne Lieutenant-général en Île-de-France, Normandie, Champagne et Brie

Prise de Paris

Reconquête de la Normandie par Charles VII

Début 1436, 4 évêques, dont Pierre Cauchon, sont chargés de gouverner Paris au nom d'Henri VI Plantagenêt.

Charles VII de France se sent désormais en mesure d'engager la contre-offensive contre les Anglais. Il a hâte de retrouver sa capitale.

Le 8 mars 1436, Charles VII nomme Arthur III de Bretagne lieutenant-général en Île-de-France, Normandie, Champagne et Brie, avec la charge de reprendre Paris.

Jean de Villiers de L'Isle-Adam assiste Arthur III de Bretagne.

Ayant reçu le renfort de troupes bourguignonnes, les Anglais sont repoussés aux portes de la capitale.

Le 13 avril 1436, Arthur III de Bretagne se présente sous les murs de la cité.

La ville est en pleine effervescence.

Victimes de la fureur populaire des Parisiens, les Anglais doivent se réfugier dans la bastille Saint-Antoine.

Le 15 avril 1436, la garnison capitule.

Pierre Cauchon est contraint de fuir, non sans s'être acquitté d'une forte somme d'argent.

Henri VI Plantagenêt perd donc la capitale du royaume de France.

La prise de Paris renforce encore la position d'Arthur III de Bretagne auprès de Charles VII de France, d'autant que les Bretons du connétable s'illustrent en Île-de-France aux côtés de :

Le château de Vincennes est également libéré de la présence anglaise.

En 1436, Henri Beaufort envoie Edmond Beaufort seconder John Talbot en Normandie où il résiste difficilement à l'armée de Charles VII de France.

Charles VII de France revient à Fontainebleau après la libération de l'Île-de-France et de Paris en 1436, privilégiant le lieu pour sa salubrité.



Procès de l'Église contre Gilles de Rais

Mort de Gilles de Rais

Dès la Pentecôte 1440, un conflit larvé s'installe entre Gilles de Rais et l'Église, qu'il aurait défiée en reprenant par la force une de ses possessions. De ce fait, Gilles de Rais tombe sous la juridiction de l'Église, et permet à celle-ci de lancer parallèlement une procédure pour enquêter sur les rumeurs qui courent à son encontre.

Le 13 septembre 1440, Jean de Malestroit, Évêque de Nantes cite Gilles de Rais à comparaître après avoir recueilli des témoignages et des rumeurs sur les exactions de celui-ci. Gilles de Rais se laisse capturer sans opposer de résistance.

Lorsqu'il est arrêté le 15 Septembre 1440, il est seulement accusé d'être entré armé dans une Église et d'avoir, pendant l'office, molesté et arrêté un homme lige du Duc de Bretagne.

Gilles de Rais est emprisonné dans le château de Nantes tandis que Jean V le Sage, Duc de Bretagne, charge son commissaire, Jean de Toucherond, de commencer l'instruction du procès civil.

Deux des gens de Gilles de Rais sont arrêtés, Henriet et Étienne Corillaut dit Pontou ou Poitou.

Le procès qui s'ouvre à Nantes devant le tribunal de l'inquisition le 8 octobre 1440. Il est très bien préparé et suit une stratégie machiavélique, Gilles de Rais a la possibilité de récuser les juges pour partialité à l'ouverture du procès, mais l'acte d'accusation ne fait alors état que de l'acte véniel mentionné précédemment, ce qui soulage l'accusé qui reconnaît la compétence des juges.

À la deuxième audience, le 13 octobre 1440, Gilles de Rais découvre ses véritables chefs d'accusation, les plus graves de l'époque : sodomie, sorcellerie et assassinat. Il est accusé d'avoir violé, torturé et assassiné 140 enfants, notamment dans le cadre de rites sataniques, durant les 8 années précédentes. Il est alors trop tard pour récuser les juges.

Le dossier d'accusation est très étoffé et les langues se délient. Les témoignages à charge commencent à affluer, identiques les uns aux autres. Ses valets et ses complices présumés qui l'auraient assisté dans ses crimes, également arrêtés et le voyant sans ressources, se mettent à l'accabler. Gilles de Rais comprend alors qu'il a été piégé. Il s'emporte et se révolte, ce qui entraîne en réaction son excommunication par l'évêque qui préside le procès.

Cette excommunication l'effraie et il se résout alors à faire des aveux en échange de la levée de cette sanction, ce qui lui est accordé. Sa confession, prononcée dans sa prison puis répétée à l'audience du 22 octobre 1440, horrifie l'assistance tant les détails de la cruauté décrite dépassent l'entendement.

Le maréchal de Rais s'est en outre rendu coupable du crime de félonie. En effet, après avoir vendu à son suzerain la place de Saint-Étienne-de-Mer-Morte, il s'en est remis en possession en menaçant le gouverneur d'égorger son frère s'il ne la lui livre pas.

Le jugement est prononcé le 25 octobre 1440 par le tribunal présidé par le procureur et sénéchal de Bretagne, Pierre de l'Hôpital : Gilles de Rais et ses deux valets sont condamnés à être pendus puis brûlés. À sa demande, le tribunal lui accorde 3 faveurs :

Le lendemain matin, le 26 octobre 1440 après une messe à la Cathédrale Saint-Pierre de Nantes, l'exécution est accomplie dans les prairies de l'île de La Biesse (aujourd'hui l'île est rattachée à la berge gauche de la Loire, le gibet avait été dressé à l'endroit de l'actuel Hôtel-Dieu).

Tandis que ses valets, Poitou et Henriet, sont laissés sur le bûcher, le corps de Gilles de Rais en est retiré, avant d'être trop abîmé par les flammes.

Son corps est enseveli dans l'église du monastère Notre-Dame-des-Carmes à Nantes.

Ce monastère et le monument funéraire dédié à sa mémoire furent détruits durant la Révolution française.

Ce procès est l'un des tout premiers procès des barons du royaume, qui jusque là étaient maîtres en leur baronnie, et ne relevaient de la justice de personne.

Dans les souterrains du château de La Suze-sur-Sarthe, lequel lui a appartenu, auraient ultérieurement été découverts quelques 49 crânes humains.

Marie de Rais hérite de la seigneurie de Retz.



Mariage d'Étienne Jamin avec Marguerite de Bourgogne

Étienne Jamin est notaire royal, Conseiller et Secrétaire du Roi, échevin, membre du Conseil des Cent et greffier des assises du Poitou.

Étienne Jamin épouse Marguerite de Bourgogne, fille illégitime de Philippe III le Bon.

Leur enfant est :



Naissance de Louise Jamin

Louise Jamin naît vers 1440 ou en 1442, fille d'Étienne Jamin et de Marguerite de Bourgogne.

Elle est la filleule de Louis XI.



Mariage d'Etienne de Bours avec Jeanne Chastellain

Étienne de Bours, dit Maillotin, Gouverneur de Gorgues et de Dunkerque (mort en 1450) épouse en 1442 Jeanne Chastellain.



Mort d'Étienne de Vignolles

Étienne de Vignolles meurt à Montauban le 11 janvier 1443.



États généraux à Montpellier

En septembre 1444 sont présent aux états généraux à Montpellier :



Naissance d'Étienne de Vesc

Étienne de Vesc naît vers 1445, fils de Pierre de Vesc, Seigneur de Caderousse, et d'Isnarde de Saint-Pol.

Étienne de Vesc passe son enfance dans la région de Dieulefit.



Jean de Bourbon Régent de l'archevêché Lyon

L'archevêché de Lyon est administré de 1449 à 1466 pendant la minorité de Charles II de Bourbon par Jean III de Bourbon, Évêque du Puy.

Jean III de Bourbon s'appuie pour la gestion du diocèse sur Étienne de la Chassagne, Abbé de Belleville, qui est évêque in partibus.



Mariage d'Étienne III le Grand avec Marusca

Étienne III le Grand épouse Marusca (morte en 1457). Leur enfant est :



Mariage d'Ivan III de Moscou avec Marie de Tver

Ivan III de Moscou épouse le 4 juin 1452 Marie de Tver (vers 1442-1467), fille de Boris de Tver. Leur enfant est :



Étienne III le Grand Voïvode de Moldavie

La couronne est élective en Moldavie.

Étienne III le Grand peut y prétendre, étant grand boyard.

Mais, en avril 1457, Étienne III le Grand mène un coup d'État avec son armée.

Il s'empare du trône à Suceava, la capitale de la Principauté et devient Voïvode de Moldavie.

Pierre Aron (roumain : Petru Aron), le prince régnant, s'enfuit en Pologne.

Étienne III le Grand est acclamé prince de Moldavie par le Sfatul Tarii (Chambre des boyards) et sacré le 14 avril 1457 par le Métropolite Théoctiste Ier.


Étienne le Grand - fresque réalisée de son vivant - Église d'Humor

Renouvellement des privilèges accordé aux marchands allemands

Le 13 mars 1458, Étienne III le Grand renouvelle le privilège accordé par Alexandre Ier le Bon aux marchands allemands pour favoriser le commerce entre la Moldavie et la Transylvanie.

En revanche, Étienne III le Grand ne renouvelle pas ceux des Génois dans leurs comptoirs des ports de :

Étienne III le Grand fortifie ces cités et développe sa propre flotte de commerce et de guerre.

Étienne III le Grand réorganise aussi l'armée, préférant recruter des fermiers libres (razesi) ou des bergers libres (mocani) qu'il n'hésite pas à anoblir, plutôt que d'utiliser des mercenaires.

Étienne III le Grand agrandit et consolide les principales forteresses, qui doivent désormais pouvoir résister aux tirs d'artillerie :

Étienne III le Grand offre à Matthias Ier de Hongrie les anciens comptoirs génois de Chilia et Cetatea Alba, ce qui permet à la Hongrie de disposer de 2 ports sur la mer Noire.

Ayant besoin du soutien des métropolites de Suceava, Étienne III le Grand édifie des monastères et des églises.

Sous le règne d'Étienne III le Grand, la tolérance religieuse est de mise.

Des églises catholiques fonctionnent à Baia, Suceava, Bacau et Chilia, des synagogues à Baia, Roman, Iasi et Chilia.

La plupart des églises de Moldavie sont construites sous le règne d'Étienne III le Grand

Le monastère de Putna et le monastère de Voronet qui ont conservé leurs fresques polychromes d'origine, sont

Selon les chroniqueurs moldaves Miron Costin et Grigore Ureche, Étienne Mu?at était un homme de petite taille, rouquin, râblé, portant cheveux longs et grosse moustache et c'est bien ainsi qu'il est représenté sur une fresque exécutée de son vivant au monastère de Voronet.

Ultérieurement, l'iconographie le concernant évolua de plus en plus vers des représentations élancées et de grande taille, tandis que chevelure et moustache diminuaient...



Traité de la Moldavie avec la Pologne

Le 4 avril 1459, Étienne III le Grand signe une nouvelle alliance avec la Pologne, qui le reconnaît de droit comme voïvode légitime.



Pillage des pays des Sicules

Étienne III le Grand pénètre en 1461 en Transylvanie, vassale du Royaume de Hongrie, pour piller les pays des Sicules, et rentre avec un important butin.


Louis XI Louis XI

Mort de Charles VII de France Roi de France

Joachim Rouhault de Gamaches Maréchal de France

Louis XI de France Roi de France

Pierre de Brézé prisonnier

Jean de Montauban Amiral

Charles VII de France meurt à Mehun-sur-Yèvre le 22 juillet 1461.

Joachim Rouhault de Gamaches, Seigneur de Bois-menard, est fait Maréchal de France le 3 août 1461 par Louis XI de France.

Louis XI de France apprend la mort de son père au château de Genappe, propriété du duc de Bourgogne.

Il cache mal sa joie de devenir Roi.

Les obsèques royales de Charles VII de France sont célébrées le 8 août 1461 à Saint-Denis.

Louis XI n'y assiste pas.

Louis XI revient en France. Olivier Le Daim l'accompagne.

Le 15 août 1461, Jean II Jouvenel des Ursins sacre Louis XI de France Roi de France en la cathédrale de Reims.

Louis XI de France entre solennellement dans Paris le 30 août 1461.

Joachim Rouhault tient le rang de grand écuyer lors de cette l'entrée.

Philippe III le Bon est remarqué avec son escorte comptant pour la moitié du cortège, et comprenant une troupe en armes.

Le nouveau roi ne demeure pas longtemps à Paris. Dès le 25 septembre 1461, Louis XI de France s'installe à Tours, ville gagnée à sa cause.

A son arrivée au pouvoir, la France est un ensemble de fiefs qui doivent hommage au Roi.

Louis XI veut abattre les fiefs de Bretagne et de Bourgogne qui représentent des dangers pour l'unité française.

François II de Bretagne :

François II de Bretagne rend l'hommage simple - et non lige, au roi de France et Louis XI n'y voit étonnamment rien à redire.

Voulant restaurer le pouvoir royal, Louis prend rapidement ses distances avec le duc de Bourgogne.

Favori de Charles VII de France, Jean II de Bourbon doit subir la haine de Louis XI après l'avènement de ce dernier. Louis XI lui retire le gouvernement de la Guyenne.

Louis XI congédie les conseillers de son père comme Thomas Basin, et s'entoure de ses fidèles comme son conseiller Philippe de Commynes

Jean V de Bueil perd son titre d'amiral au profit de Jean de Montauban, et est forcé de se retirer de la Cour royale.

Pierre de Brézé prépare une expédition en faveur de Marguerite d'Anjou épouse de Henri VI Plantagenêt quand l'avènement de Louis XI le fait tomber en disgrâce

Pierre de Brézé est emprisonné pendant un moment.

Louis XI commence à tenir rigueur à Gaston IV de Foix-Béarn de sa fidélité à Charles VII de France mais renonce à son animosité, espérant utiliser Gaston pour retirer des avantages de la guerre civile ravageant le royaume d'Aragon.



Mariage d'Étienne III le Grand avec Eudoxie Olelkovitch de Kiev

Étienne III le Grand est veuf de Marusca.

Étienne III le Grand épouse le 5 juin 1463 Eudoxie Olelkovitch de Kiev (morte 4 septembre 1467), fille d'Alexandre (Olelko) Vladimirovitch, Prince de Kiev. Leurs enfants sont :

En 1463, François Ier Sforza signe un traité avec Louis XI de France qui lui cède la ville de Gênes.



Jean de Moulins de Rochefort Maire de Poitiers

Mariage de Jean de Moulins de Rochefort avec Louise Jamin

Jean de Moulins de Rochefort est notaire et secrétaire de Louis XI.

En mai 1464, par ordre de Louis XI, Jean de Moulins de Rochefort remplace, Étienne Jamin, son beau-père, au poste d'échevin de Poitiers.

Jean de Moulins de Rochefort est élu Maire de Poitiers en juin 1464.

Louis XI marie sa filleule. Jean de Moulins de Rochefort épouse le 12 juin 1464 Louise Jamin. Leurs enfants sont :

Louis XI leur fait don de son Hôtel particulier, l'hôtel de Rochefort situé dans la paroisse de Saint-Savin à Poitiers.



Conflit entre Étienne III le Grand et Matthias Ier de Hongrie

Étienne III le Grand révoque les droits de la Hongrie dans les ports de Chilia, et de Cetatea Alba en 1465.

Matthias Ier de Hongrie confisque les citadelles de Balta et Ciceu près de Dej, domaines d'Étienne III le Grand en Transylvanie.



Suite du conflit entre Étienne III le Grand et Matthias Ier de Hongrie

Incendie de Roman

Matthias Ier de Hongrie envahit la Moldavie le 19 novembre 1467.

Matthias Ier de Hongrie incendie Roman et menace Suceava.

Matthias Ier de Hongrie entre dans Baia, d'où il se fait chasser par Étienne III le Grand dans la nuit du 14 au 15 décembre 1467.

La situation reste indécise, mais la menace ottomane détermine les 2 monarques à se réconcilier.

Étienne III le Grand récupère ses domaines de Transylvanie et Matthias Ier de Hongrie ses privilèges dans les ports moldaves.



Visite pastorale du diocèse de Lyon

Pour la gestion du diocèse de Lyon, Charles II de Bourbon s'appuie sur plusieurs hommes de confiance qui sont des hommes de haute valeur religieuse.

Étienne de Chassagne, entouré des vicaires généraux, procède à une visite pastorale du diocèse de Lyon en 1469 et 1470.

Son procès-verbal mentionne 804 églises et un état général du diocèse plutôt bon.

De nouveaux statuts synodaux sont promulgués.



Bataille de la forêt de Lipnic

Le 20 août 1470, Étienne III le Grand bat les Tatars dans la forêt de Lipnic près du Nistru ou Dniestr.

Il arrête leurs pillages et capture de nombreux prisonniers Roms qui étaient les éclaireurs, charriers, maquignons et ferblantiers des Tatars, mais deviennent serfs (robi) des boyards ou des monastères moldaves.

Des princes tatars sont également capturés et gardés prisonniers contre rançon.

Quelques-uns, ne pouvant être libérés, préfèrent passer à l'orthodoxie et s'intégrer à l'aristocratie moldave, comme le khân Demir à l'origine la famille princière moldave Cantemir.



Basarab III Laiota cel Batrân Voïvode de Valachie

Entre 1470 et en 1473, Étienne III le Grand s'immisce dans les querelles dynastiques de la principauté de Valachie et y impose comme voïvode Basarab III Laiota cel Batrân.

Face aux progrès de l'Empire ottoman, Basarab III Laiota cel Batrân doit peu après se reconnaître vassal de la " Sublime Porte ".

À cette occasion, Étienne III le Grand annexe à la principauté de Moldavie la région jusque-là valaque de Vrancea, au nord-ouest de Foc?ani.



Mariage d'Étienne III le Grand avec Marie Paléologue

Étienne III le Grand est veuf d'Eudoxie Olelkovitch de Kiev.

Étienne III le Grand épouse le 14 septembre 1472 Marie Paléologue ou Asan-Paléologue de Mangoup, Princesse de l'État byzantin de Théodoros en Crimée. Leurs enfants sont :



Suzeraineté sur la Moldavie de Matthias Ier de Hongrie

La Moldavie a 2 suzerains protecteurs et alliés contre la menace ottomane : la Hongrie et la Pologne.

Le 12 juillet 1474, à Iasi, Étienne III le Grand reconnait la suzeraineté de Matthias Ier de Hongrie et confirme la liberté de commerce pour les marchands hongrois de Moldavie.



Soulèvement de l'Alsace

Mort de Pierre de Hagenbach

Alliance entre la France et les Cantons suisses

Bataille d'Héricourt

En 1474, l'Alsace se soulève contre Charles le Téméraire à cause :

Pierre de Hagenbach est arrêté et décapité. Étienne de Hagenbach son frère ravage les villes qui se sont révoltées.

En octobre 1474, Louis XI signe un traité d'alliance avec les Confédérés suisses et leurs alliés (Basse Ligue, villes autrichiennes d'Alsace et impériales de Souabe), dont le but est de briser la puissance de Charles le Téméraire.

Dès que les ravages d'Étienne de Hagenbach sont connus, les Confédérés déclarent la guerre à Charles le Téméraire et se mettent en marche. Le 8 novembre 1474, ils installent le siège devant la ville de Héricourt, où Étienne de Hagenbach et ses troupes se sont réfugiés.

Charles le Téméraire, est fort occupé au siège de la Neuss et ne peut pour l'instant pas intervenir. Les attaquants, après avoir bombardé intensivement la ville, font une brèche dans la muraille et, au vu de la tournure des événements, les assiégés, mal approvisionnés, se rendent. La ville de Héricourt est prise le 12 novembre 1474.

Entre temps, le comte Henri de Neuchâtel-Blamont, maréchal de Bourgogne, se porte au secours des assiégés. Il est épaulé par les troupes de Jacques de Savoie, Comte de Romont, et gouverneur de Bourgogne, en tout environ 6 800 hommes. Le comte de Romont lève aussi environ 5 000 mercenaires lombards, qu'il presse de venir le rejoindre.

Les Confédérés repèrent leur avancée le 13 novembre 1474, lèvent le camp et attaquent. Les mercenaires italiens, fatigués par la marche forcée au travers des Alpes et du Jura, lâchent pieds presque aussitôt. Les milices de Franche-Comté se retrouvent donc seules devant 18 000 ennemis, piétaille et cavaliers suisses et autrichiens. L'armée du comte de Romont, écrasée par les forces en surnombre des Suisses et des Autrichiens, est mise en déroute. La victoire des alliés du roi de France, Louis XI est totale.



Bataille de Vaslui

Le 10 janvier 1475, Étienne III le Grand repousse les Ottomans du sultan Mehmed II à la bataille de Vaslui.

Cette victoire a un grand retentissement, parvenant jusqu'aux oreilles du pape Sixte IV qui qualifie Étienne III le Grand d'athlète du Christ.



Prise de Caffa

Les appels à l'aide d'Étienne III le Grand pour former un grand front uni contre les envahisseurs Turcs restent lettre morte parmi les princes d'Europe.

Les Ottomans prennent Caffa en Crimée sur les bords de la mer Noire le 6 juin 1475.

22 ans après la chute de Constantinople, ils mettent fin à la présence byzantine en Crimée, d'où Marie Paléologue, l'épouse d'Étienne III le Grand, est originaire.



Bataille de la Valea Alba

Siège de Suceava

Siège de Hotin

Le 26 juillet 1476, l'armée d'Étienne III le Grand se replie dans la vallée de la Moldova et pratiqu la politique de la terre brûlée devant les Ottomans.

Étienne III le Grand est pourtant battue à la Valea Alba, au nord ouest de Roman.

La Moldavie est dévastée

Si les Ottomans lèvent le siège de Suceava et de Hotin le 10 août 1476, c'est seulement faute de pouvoir trouver du ravitaillement.

Étienne III le Grand signe la paix avec les Ottomans, et se résout à payer le tribut annuel de 6 000 ducats d'or.

La Moldavie devient ainsi à la fois vassale :

situation diplomatiquement instable.



Naissance d'Étienne Jamin

Étienne Jamin naît vers 1477, fils d'Hugues Jamin et de Mathurine Boilève.



Mariage d'Étienne III le Grand avec Marie Voichita

Étienne III le Grand est veuf de Marie Asan-Paléologue.

Étienne III le Grand épouse en mars 1478 Marie Voichita (morte en 1511 et inhumée à Poutna), fille de Radu III le Beau, Prince de Valachie. Leur enfant est :



Liaison d'Étienne III le Grand avec Marie de Harlau

Étienne III le Grand a une liaison avec Marie de Hârlau. Leur enfant est :



Mariage d'Ivan le Jeune avec Hélène de Moldavie

Ivan le Jeune épouse en 1482 Hélène de Moldavie, fille d'Étienne III le Grand.


Renaud de Bourbon -Sépulture dans l'église paroissiale Montverdun

Mort de Renaud de Bourbon

Renaud de Bourbon est Pair de France

Renaud de Bourbon meurt au prieuré de Montverdun dans la Loire le 6 juin 1483.

Il est inhumé en l'église paroissiale Saint-Étienne et Saint-Porchaire de Montverdun.


Cénotaphe de Louis XI reconstruit au XIXe siècle Charles VIII Charles VIII

Mort de Louis XI

Charles VIII de France Roi de France

Charles VIII de France Comte de Provence et de Forcalquier

Anne de France Régente du Royaume de France

Sa vie durant, Louis XI est un perpétuel malade :

Louis XI subit une troisième attaque cérébrale le 28 août 1483.

Louis XI déclare Anne de France, sœur aînée de Charles VIII de France, de femme la moins folle de France.

Louis XI souhaite sur son lit de mort qu'elle prenne la régence, avec son époux, Pierre II de Bourbon pendant la minorité de Charles VIII de France, son frère.

Il fait remettre les sceaux au dauphin Charles VIII de France.

Jacques Coitier assiste Louis XI jusqu'au dernier moment.

Louis XI meurt au Château de Plessis-Lès-Tours dans la commune de La Riche en Indre-et-Loire le 30 août 1483 d'une congestion cérébrale.

La mise en bière semble avoir eu lieu à Lyon.

La tradition dans la monarchie française voulait que les restes mortels des souverains reposent dans l'abbaye de Saint Denis.

Le 7 septembre 1483, il est inhumé selon son vœu en la basilique Notre-Dame de Cléry et non à Saint-Denis avec ses ancêtres.

Il recommande qu'on le représente sur son tombeau dans sa force, avec son chien, son cor de chasse, en habit de chasseur.

À la Révolution française, la municipalité de Cléry évitera la vente et la destruction de la basilique. Cependant beaucoup d'éléments sont vendus ou détruits comme la statue de Louis XI. Le tombeau de Louis XI est profané par un révolutionnaire de Beaugency.

Étienne Chevalier, Seigneur de Vignau, est son exécuteur testamentaire.

Louis XI a dû être un homme complexe assez proche de celui qu'a dépeint Philippe de Commynes: à la fois bon et haineux, dissimulé mais fin psychologue, méfiant mais lucide, sachant sacrifier l'accessoire à l'essentiel.

Louis XI a le sens de l'État, de la raison d'État. Il croit que la fin justifie les moyens.

C'est le premier roi à avoir ouvertement pris la défense du petit peuple contre les grands féodaux et même contre l'Inquisition.

Les paysans vaudois du Valpute, en Dauphiné, le remerciant par le nom de Vallouise donné à leur vallée.

Louis XI, de mauvaise foi et sans scrupules, est manipulateur :

Autoritaire et parfois cruel, il fait enfermer ses ennemis dans des cages de fer, ses "fillettes".

Louis XI n'est pas physiquement particulièrement avantagé. Il est pauvrement vêtu et très avare, a l'opposé de Charles VII de France qui vécut fastueusement.

C'est un homme qui aime se déplacer dans le royaume, peu enclin à une vie de Cour.

Bien que ne reniant pas la noblesse, Louis XI se plait dans la compagnie de personnes plutôt humbles comme :

avec qui il hante les tavernes et les filles,


Louis XI et l'Église

Louis XI est d'une nature pieuse, multipliant les actes de dévotion superstitieuse et les pèlerinages avec l'âge grandissant. Il est couvert de médailles.

Il montre de la souplesse dans son comportement vis-à-vis de l'Église. Il rompt avec la politique agressivement gallicane de son père et conclut un concordat qui remplace la Pragmatique Sanction, abolie en 1461, mais dont plusieurs articles furent conservés ou rétablis.


Louis XI et l'économie

Sur décombres de la guerre de Cent Ans et de la Grande Peste, sans que le Roi, ses conseillers, ses officiers n'interviennent, s'amorce la remontée démographique, économique, artistique de la France.

Face à une noblesse et à une Église désemparées, la bourgeoisie se développe.

Surtout absorbé par la diplomatie et la guerre, Louis XI perçoit toutefois l'importance de la prospérité économique pour la puissance des États. Il s'intéresse à l'intendance.

Louis XI incite, sans succès, les nobles à répudier le préjugé de dérogeance et à pratiquer industrie et surtout commerce.

Il montre beaucoup de souplesse dans la levée des impôts, l'attitude à l'égard des villes.

Il sait aussi accepter que la "décentralisation géographique" vienne limiter la "centralisation institutionnelle"

Il veut mettre une monnaie assainie au service de l'économie française en créant en 1475, une monnaie forte : l'écu au soleil.

Il favorise l'introduction de nouvelles activités économiques en France comme la soie à Lyon et Tours. Il bâtit la première manufacture de soierie.

Il favorise le développement des foires (Lyon contre Genève).

Il cherche aussi à renforcer l'infrastructure de l'unité du royaume :

Il améliore l'organisation militaire. Il améliore les routes.

La draperie se répand dans les petites villes et les campagnes et une ordonnance royale la réglemente, en 1469, pour tout le royaume.

Il développe l'imprimerie, à Paris en 1470, à Lyon en 1473.


Louis XI et l'Agriculture

Vers 1475 s'achève "la première restauration rurale", celle qui a affecté "les anciens terroirs riches".

La spécialisation agricole fait des progrès :


Louis XI et l'Art

De nouveaux traits culturels en grande partie italiens, apparaissent parmi les survivances "médiévales". Si le gothique flamboyant demeure le style dominant, la Renaissance s'instaure lentement : miniatures et peintures de Fouquet, sculptures de Michel Colombe.

En 1483, Charles VIII de France devient Roi et Comte de Provence.

Il est âgé de 13 ans et demi, la majorité royale étant fixée alors à 14 ans.

Cet enfant, plutôt disgracieux physiquement, connaît une puberté difficile et surtout un retard dans son développement intellectuel.

Cette décision déplait à Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, cousin le plus proche du Roi, qui revendique la couronne.



Mort d'Étienne Jamin

Étienne Jamin meurt vers 1484.



Incendie de Suceava

Les troupes turques dévastent tout jusqu'à Suceava, la capitale de la Moldavie, incendiée le 19 septembre 1485.

Étienne III le Grand renouvelle son serment de fidélité à Casimir IV Jagellon. Étienne III le Grand réussit, avec l'aide de Casimir IV Jagellon, à battre les Turcs le 16 novembre 1485, mais ne peut reprendre Chilia.



Naissance de Jean Ier de Hongrie

Jean Zapolya ou Jean Ier de Hongrie (en hongrois Szapolyai János) naît à Szepesvár le 2 juin 1487, fils d'Étienne Zapolya, comte de Zips et d'Edwige de Teschen (en polonais Jadwiga de Cieszyn).

Étienne Zapolya est un des plus grands propriétaires fonciers de Hongrie.



Étienne III le Grand vassal du sultan

En 1489, Étienne III le Grand accepte de se reconnaître définitivement vassal du sultan Bajazet II, et assure ainsi à la principauté de Moldavie son autonomie vis-à-vis de la Sublime Porte.



Mariage de Jean de Poitiers avec Jeanne de Batarnay

Jean de Poitiers épouse en 1489 Jeanne de Batarnay ou Baternay (morte vers 1505) fille d'Imbert, Seigneur du Bouchage. Leur enfant est :

Elle apporte une dot de 20 000 écus d'or.

Jean de Poitiers a Étienne François, un fils bâtard.



Naissance de Claire de Vesc

Claire de Vesc ou de Voesc naît en 1490, fille de Claude de Vesc, Seigneur de Montjoux.

Claude de Vesc est proche parente d'Étienne de Vesc, Duc de Nola, gouverneur de Gaëte et Ministre de Charles VIII de France.



Prise de Florence

Déposition de Pierre II de Médicis à Florence

Révolution populaire à la Florence

Fondation de la République

Exil des Médicis

Charles VIII de France se dirigeant vers Naples doit traverser la Toscane après avoir laissé des troupes en Lombardie pour sécuriser ses lignes de communication.

Pierre II de Médicis tente de rester neutre, mais ceci apparaît comme inacceptable au roi de France qui envahit la Toscane.

Pierre II de Médicis essaie alors de résister, mais ne reçoit pas beaucoup de soutien de Florence.

Les Italiens sont terrorisés.

Pierre II de Médicis est comme sont père la cible des prêches de Jérôme Savonarole qui prédit qu'un nouveau Cyrus traverserait l'Italie en punition du luxe et la débauche. L'entrée fracassante de l'armée française de Charles VIII de France en Toscane en 1494 parut confirmer sa prophétie.

Les propres cousins de Pierre II de Médicis l'abandonnent pour rejoindre les rangs des Français.

Pierre II de Médicis cesse donc toute opposition tandis que l'armée de Charles VIII de France s'approche de Florence et il accorde, au Roi de France tout ce qu'il réclame, sans tenter de négocier de meilleures conditions.

La furie qu'engendrèrent à Florence ces concessions jugées humiliantes conduit les Médicis à s'enfuir, suite à quoi leur palais est pillé.

Sans aucune résistance, les Français entrent à Florence le 17 novembre 1494.

Jérôme Savonarole rencontre Charles VIII de France, fixe les conditions de la paix, qu'il adoucit, et évite le sac de la ville.

Les Florentins sont autorisés par le roi de France à choisir leur propre mode de gouvernement. Jérôme Savonarole devient alors dirigeant de la cité. Il institue une République chrétienne et religieuse qui survivra jusqu'en 1512.

Une de ses premières décisions est de rendre la sodomie, auparavant punie d'amende, passible de la peine de mort. Jérôme Savonarole modifie également le système d'imposition pour le rendre plus juste, abolit la torture, prend des lois contre l'usure, établit une cour d'appel, établit un système de secours aux pauvres.

Ces lois et ce gouvernement, auront une influence sur les intellectuels européens pour les siècles à venir.

Savonarole s'imposa comme le chef politique de la cité où il exerce une dictature théocratique proclamant Jésus-Christ "roi du peuple florentin". Savonarole prend en main la jeunesse : les jeunes adolescents, revêtus de robes blanches, parcourent les rues pour inciter les Florentins à l'aumône (de plus en plus forcée).

Les Médicis sont officiellement exilés, condamnés à errer entre les divers États italiens et européens. Pierre II de Médicis s'enfuit tout d'abord à Venise où il est accueilli grâce à l'intervention de Philippe de Commynes.

Léon X doit lui-même fuir, accoutré en franciscain et mène alors une vie de dilettante, conservant cependant des mœurs personnelles plus réservées que celles de ses collègues cardinaux.

Les Français quittent Florence le 28 novembre 1494.

Jean de Ganay, Pierre de Rohan-Guémené et Étienne de Vesc, sénéchal de Beaucaire retournent voir le pape Alexandre VI, le 26 décembre 1494.

Charles VIII de France arrive à Rome le 31 décembre 1494.

Il se fait remettre un prisonnier, le prince Djem, frère du sultan turc Bajazet.



Conférence de Lewocza

Jean Ier Albert Jagellon souhaite se poser en champion du christianisme contre les Ottomans.

Étienne III le Grand lui demande son aide.

Jean Ier Albert Jagellon, suzerain de Moldavie, est bien placé pour lancer une attaque contre l'Empire ottoman.

Lors de la conférence de Lewocza ou Levoca, en 1494, Vladislas II Jagellon, Jean Ier Albert Jagellon et Alexandre Ier Jagellon se rencontrent.

Jean Ier Albert y expose le plan d'attaque qu'il a conçu contre les Ottomans avec Vladislas II Jagellon et, Jean Ier Cicéron de Brandebourg, en coopération avec Étienne III le Grand, hospodar de Moldavie.

L'objectif est de récupérer Chilia et Cetatea Alba.


Forteresse de Suceava

Croisade contre les Turcs

En 1496, Jean Ier Albert Jagellon rassemble difficilement les 80 000 hommes dont il a besoin pour sa croisade contre les Turcs.

Toutefois, l'expédition moldave de Jean Ier Albert Jagellon contre les Turcs se solde par un échec avant même l'affrontement avec l'ennemi.

Étienne III le Grand, pour des raisons qui sont demeurées obscures, envahit en effet la Podolie polonaise.

Étienne III le Grand reçoit des informations de Hongrie indiquant que Jean Ier Albert Jagellon voudrait placer, sur le trône moldave.

Il semblerait que des rumeurs venues de Hongrie aient prêté à Jean Ier Albert Jagellon la volonté de déposer Étienne III le Grand pour le remplacer par Sigismond Ier de Pologne, son propre frère.



Mariage d'Étienne Jamin avec Mariette de la Fontaine

Étienne Jamin épouse Mariette de la Fontaine, Dame de Parigny, fille de Jean de la Fontaine.


Forêt de Cosmin

Siège de Suceava

Bataille de la forêt de Cosmin

Bataille de Sipinti

En 1497, Jean Ier Albert Jagellon met de côté les plans pour l'invasion ottomane.

Jean Ier Albert Jagellon réussit à rassembler 80.000 hommes et se prépare à une expédition lorsque Étienne III le Grand envahit Ruthenia et le pille.

Pour restaurer sa suzeraineté sur la Moldavie et briser l'allégeance de celle-ci à la Hongrie et à l'Empire ottoman, Jean Ier Albert Jagellon entre en Moldavie à Hotin, décidant de ne pas prendre la forteresse.

Il se rend directement à Suceava et l'assiège du 24 ou 26 septembre 1497 au 16 octobre 1497, sommant Étienne III le Grand de ne prêter allégeance qu'à la Pologne.

Étienne III le Grand utilise la tactique de la terre brûlée.

Mais Jean Ier Albert Jagellon ne réussi pas à sécuriser ses lignes de communication avec la Pologne.

Son approvisionnement s'avère impossible et les Polonais sont été obligés de vivre d'une terre déjà épuisée.

Étienne III le Grand négocie avec lui et le rassure.

Face à la famine, la maladie, le mauvais temps et la perspective de l'hiver prochain, Jean Ier Albert Jagellon est obligé de lever le siège.

Étienne III le Grand obtient le retrait des troupes polono-lituaniennes vers Lwow.

Apparemment, Étienne III le Grand leur accorde un passage sûr à la condition qu'ils retournent en Pologne par le chemin pris à l'aller.

Étienne III le Grand ne permet pas qu'une autre partie de son pays soit dévastée par les troupes polonaises dans leur retraite.

Jean Ier Albert Jagellon ne lui fait pas confiance, quitte Suceava le 19 octobre 1497 et marche vers la Siret.

Étienne III le Grand réagit et surprend Jean Ier Albert Jagellon avec son armée dans la forêt de Cosmin où il lui inflige une cuisante défaite le 26 octobre 1497.

La Forêt de Cosmin est située près de Tchernivtsi en Ukraine, à environ 50 km au nord de de Suceava, dans les collines entre :

Jean Ier Albert Jagellon est incapable de déployer ses forces, rendant la cavalerie lourde polonaise complètement inutile. La bataille dure 3 jours.

Le 29 octobre, un contingent moldave intercepte une force de secours polonaise assemblée à la hâte et l'anéantit totalement à Lentesti.

Le 30 octobre 1497, au moment où Jean Ier Albert Jagellon traverse le Prut à Cernau?i, le reste de son armée est taillé en pièces à Sipinti.



Étienne de Poncher Président aux enquêtes

Originaire d'une famille honorable de Tours, Étienne de Poncher s'élève par son mérite aux premières dignités.

Il est président aux enquêtes en 1498.



Entrée en Podolie d'Étienne III le Grand

Le 22 juin 1498, Étienne III le Grand dépasse ses frontières et entre en Podolie.

Il incendie plusieurs villes, et emmène des milliers de personnes qu'il installe en Moldavie.

C'est le début de la présence ukrainienne dans les territoires qui formeront, bien plus tard, la Bucovine et la Bessarabie.



Traité entre la Pologne et la Moldavie

Jean Ier Albert Jagellon doit signer un traité de paix avec Étienne III le Grand entre la Pologne et la Moldavie le 12 juillet 1499.

Pour la Moldavie c'est la fin de la vassalité et de l'alliance polonaise pour la Moldavie.



Étienne de Poncher Évêque de Paris

Étienne de Poncher devient Évêque de Paris en 1503.



Mort d'Étienne III le Grand

Durant les 7 dernières années de son long règne, Étienne III le Grand fait tout pour assurer au pays une paix durable, la prospérité commerciale et la vie culturelle et religieuse.

Lui qui avait tant bataillé, conseille à ses successeurs, quels qu'ils soient, de rechercher la paix.

Étienne III le Grand meurt à Suceava le mardi 2 juillet 1504.

Il est inhumé au monastère de Poutna.



Naissance de Jean de Morvilliers

Jean de Morvilliers naît à Blois le 1er décembre 1506, fils d'Étienne de Morvilliers, Seigneur de Nezement (né vers 1480) et de Marie Gaillard (née en 1486).



Quatrième guerre d'Italie

Traité de Cambrai

Ligue de Cambrai

Louis XII admet Étienne de Poncher dans son conseil.

Étienne de Poncher a le courage de combattre la colère aveugle de Louis XII contre les Vénitiens et de s'opposer à la ligue de Cambrai.

Le traité de Cambrai est signé le 10 décembre 1508 et débouche sur la quatrième guerre d'Italie qui durera de 1508 à 1513.

La ligue de Cambrai est une coalition militaire dirigée contre Venise. Elle regroupe :

Jean de Ganay assiste, en 1508, à l'acte de serment fait par Louis XII de France de respecter le traité de Cambrai.



Étienne de Poncher Garde des sceaux

Étienne de Poncher devient Garde des sceaux en 1512.



Mariage de Sigismond Ier de Pologne avec Bonne Sforza

Sigismond Ier de Pologne est veuf de Barbara Szápolya.

Sigismond Ier de Pologne épouse le 15 juin 1518 Bonne Sforza, fille de Jean Galéas II Sforza et d'Isabelle de Naples, Leurs enfants sont :



Étienne de Poncher Archevêque de Sens

François de Poncher Évêque de Paris

Étienne de Poncher devient Archevêque de Sens en 1519.

François de Poncher succède à Étienne de Poncher, son oncle, à l'évêché de Paris en 1519.



René de Bresche de La Trémoïlle Évêque de Coutances

René de Bresche de La Trémoïlle est le fils bâtard de Jean de la Trémoïlle, Seigneur de Brèches et en partie de Sully-fur-Loire, et de Charlotte d'Autry.

René de Bresche de La Trémoïlle est abbé de Saint-Bénigne, de Saint-Étienne de Dijon et de Flavigny.

René de Bresche de La Trémoïlle est élu évêque de Coutances en 1520.



Naissance d'Anne du Bourg

Anne du Bourg naît à Riom en 1521, fils d'Étienne du Bourg (mort en 1557), Seigneur de Seilhoux, et d'Anne Thomas.

Anne du Bourg est le neveu du chancelier Antoine du Bourg.

Anne du Bourg étudie à l'université d'Orléans.

Anne du Bourg y devient professeur et a Étienne de La Boétie pour élève.


Tombeau de Louis de Poncher et de Robine Le Gendre - par Guillaume Regnaud et Guillaume Chaveleau - Musée du Louvre

Mort de Louis de Poncher

Louis de Poncher meurt à Paris le 6 octobre 1521.

Son tombeau est commandé à Tours par Étienne de Poncher, le 4 novembre 1521 et placé en 1523 dans la chapelle de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris.



Mort d'Étienne de Poncher

Étienne de Poncher meurt en 1524.



Naissance d'Étienne Ier Bathory

Étienne Ier Bathory (en hongrois Báthory István, en roumain ?tefan Bathory, en polonais Stefan Batory, en lituanien Steponas Batoras) naît à Szilágysomlyó (aujourd'hui ?imleu Silvaniei en Roumanie) le 27 septembre 1533, fils de d'István Báthory.

Il appartient à une des familles les plus nobles et les plus anciennes de la Hongrie.



Mort d'Étienne Jamin

Étienne Jamin meurt après 1534.


Façade occidentale de la cathédrale de Meaux

Fin de la construction de la cathédrale de Meaux

Le portail gauche est achevé avant 1506. Il en va de même de la première chapelle gauche de la nef.

La tour droite de la cathédrale de Meaux est enfin achevée suite à une longue campagne allant de 1505 à 1540

Sa construction s'est déroulée sur plus de 350 ans.

On y trouve un peu toutes les étapes du style gothique, mais les différents architectes qui se sont succédé ont réussi à maintenir une réelle harmonie entre les différentes parties de l'édifice.

Le monument reste inachevé, comme en témoigne sa façade profondément dissymétrique et dotée d'un clocher provisoire, devenu définitif au fil des siècles.

La cathédrale de Meaux a :

La cathédrale a 5 vaisseaux et un transept non saillant.

Elle comporte une courte nef, plus courte que le chœur, de seulement 5 travées dont les 2 premières, partie intégrante du bloc façade occidental (ou Westbau), constituent un narthex ou pré-nef.

La nef est longée, au nord comme au sud, par un double bas-côté. La hauteur des voûtes de ces collatéraux atteint environ 15 mètres, soit la moitié de celle de la nef principale. On ne retrouve cela nulle part ailleurs dans une autre cathédrale gothique.

La partie rectangulaire du chœur comporte 4 travées. Il se termine par une abside semi-circulaire à 5 pans.

La partie rectangulaire du chœur est entourée d'un double déambulatoire.

Au niveau de l'abside, le déambulatoire se réduit à un seul vaisseau en demi-cercle qui fait suite au déambulatoire interne de la partie rectangulaire du chœur. La partie externe du déambulatoire est remplacée par les chapelles rayonnantes du chevet.

Un très court transept sépare le chœur de la nef. Il comprend deux travées rectangulaires par croisillon.

Au centre de l'édifice se trouve la croisée du transept.

La grande façade occidentale présente 3 portails monumentaux :

Au centre de la façade se trouve une splendide grande rosace flamboyante créée dans la seconde moitié du XVe siècle.

La tour nord de la cathédrale est la seule à avoir été achevée.

La tour sud, faite en bois, désigné sous le nom de tour noire, a été construite pour héberger provisoirement les cloches. Elle est devenue progressivement définitive.

Les portails nord et sud, du transept représentent la vie de Saint-Étienne , premier martyr chrétien.

Le portail sud est également appelé portail des Merciers.

Le portail nord, actuellement fermé, permettait de communiquer avec la cour de la Cité épiscopale.

Un peu plus à l'ouest, en direction du chevet, une jolie porte (dite de Maugarni) s'ouvre sur le déambulatoire du chœur de la cathédrale.



Mariage de Philippe Ier de Hesse avec Marguerite von der Saale

Toujours marié à Christine de Saxe et avec l'accord de Martin Luther, Philippe Ier de Hesse épouse morganatiquement le 4 mars 1540 Marguerite von der Saale (1522-1566) Leurs enfants sont :

Marguerite von der Saale est titrée comtesse de Dietz.

Philippe Ier de Hesse est donc ouvertement bigame.



Retour de Marguerite d'Angoulême en Navarre

Dès la fin 1542, Marguerite d'Angoulême retourne sur ses terres. Elle partage son temps entre la composition de l'Heptaméron et les responsabilités du pouvoir en l'absence de son mari.

Marguerite, au fur et à mesure que son influence politique décline, voit son rôle de protectrice des lettres augmenter. On peut en juger par le nombre croissant d'œuvres qui lui sont dédicacées: Nicolas Bourbon, Jean Salmon, Paul Paradis, Étienne Dolet, Vauzelles, Salel, Nicolo Martelli, Bandello, l'Arétin, Luigi Alamanni.



Mort d'Étienne Dole

Étienne Dolet, imprimeur qui publie des textes réformateurs, est brûlé le 3 août 1546.


Transi de René de Chalon

Sculpture du Transi de René de Chalon

En 1547, Anne de Lorraine, femme de René de Chalon, demande à Ligier Richier de représenter le corps de son époux.

L'artiste lorrain représente René de Chalon avec son cœur à la main, comme s'il voulait l'offrir.

Le Transi de René de Chalon est visible dans l'église Saint-Étienne de Bar-le-Duc.



Création de la Pléiade

Joachim Du Bellay signe en 1549 un manifeste collectif pour la Défense et illustration de la langue française.

La Brigade se transforme en Pléiade avec l'arrivée de 4 nouveaux membres :



Réconciliation de l'Angleterre avec les Cornouailles

Paix de l'Angleterre avec la France

En 1550, John Dudley réconcilie en le royaume d'Angleterre avec les Cornouailles et conclut la paix avec les Français, renonçant de façon inconditionnelle aux possessions anglaises sur le territoire écossais ainsi qu'à la ville de Boulogne-sur-Mer.

L'accession au pouvoir de John Dudley s'accompagne du déclin décisif du catholicisme en Angleterre.

Sous son influence, les autorités imposent plus strictement encore qu'auparavant l'usage du livre de la prière commune et toute édition officielle de la Bible est augmentée d'annotations anti-catholiques.

Durant 1550 et 1551, les symboles papistes sont déclarés iconoclastes et les cours de justice anglaises condamnent plusieurs dissidents religieux au bûcher.

Dans le même temps, les personnalités catholiques les plus influentes telles :

sont déposées et remplacées par des réformateurs protestants comme Nicholas Ridley.

Le Conseil de régence confisque les derniers territoires dont l'Église de Rome revendiquait la possession, parachevant la dissolution des monastères.

Cette décision fait de John Dudley le plus grand propriétaire terrien d'Angleterre.



Mariage de François de Montmorency avec Diane de France

Mariage de Florimond III Robertet avec Jeanne d'Halluin

François de Montmorency a contracté un mariage demeuré secret avec Jeanne d'Halluin, mais après avoir subi les foudres de la colère paternelle, il se soumet.

Le mariage secret est rompu.

Diane de France est veuve d'Horace Farnèse. Henri II de France la remarie.

François de Montmorency, contre son gré, épouse à Villers-Cotterêts le 3 mai 1557 Diane de France, fille d'Henri II de France et de Filippa Ducci. Leurs enfants sont :

François de Montmorency dira d'ailleurs de Diane de France à Henri II de France que c'était la seule de ses enfants qui lui ressemblât.

Florimond III Robertet épouse en 1557 Jeanne d'Halluin. Leur enfant est :



Prise de Saint-Étienne

Bataille d'Arnay-le-Duc

Henri de Bourbon Chef des protestants

Gaspard II de Coligny peut alors reprendre l'initiative, lève des troupes, pille les villages catholiques et prend Saint-Étienne au début 1570.

Gaspard II de Coligny remonte la vallée du Rhône

Le 27 juin 1570, Gaspard II de Coligny bat Artus de Cossé-Brissac et arrête l'armée royale à Arnay-le-Duc.

Henri de Bourbon, futur Henri IV de France, se distingue lors de cette bataille.

Gaspard II de Coligny s'établit à La Charité-sur-Loire, interdisant l'accès des troupes royales au sud du royaume et menaçant ainsi Paris.

Les confréries bourguignonnes du Saint-Esprit, catholiques, galvanisent la résistance à l'hérésie.

Henri IV de France devient le chef du parti réformé sous la tutelle de Gaspard II de Coligny.



Mort de Jean II de Hongrie

Étienne Ier Bathory Voïvode de Transylvanie

Jean II de Hongrie désigne comme successeur Gáspár Bekes.

Jean II de Hongrie meurt à Alba Iulia le 14 mars ou le 25 mai 1571 sans héritier.

Il lègue une situation juridique incertaine aux Ordres de la Principauté.

Étienne Ier Bathory est élu voïvode ou prince de Transylvanie contrairement aux vœux de Jean II de Hongrie.



Bataille de Kereloszentpál

Gáspár Bekes, soutenu par Maximilien II de Habsbourg et les Sicules, est définitivement battu par Étienne Ier Bathory, allié aux ottomans et aux valaques, lors de la bataille de Kereloszentpál.



Tribut annuel payé par la Transylvanie au Sultan ottoman

Sous le règne Étienne Ier Bathory, à partir de 1575, la Transylvanie paye un tribut annuel de 15 000 florins au Sultan ottoman.


Étienne Ier Bathory

Étienne Ier Báthory Roi de Pologne

Anna Jagellon Reine de Pologne

Jan Zamoyski Chancelier

Christophe Báthory Gouverneur de Transylvanie

À l'automne 1575, Étienne Báthory, prince de Transylvanie est présenté aux électeurs.

Anna Jagellon est la sœur de Sigismond II Auguste, le dernier roi de Pologne.

Lors des deuxièmes élections de la République des Deux Nations, près de Varsovie, Étienne Ier Báthory et Anna Jagellon sont élus Co-Roi de Pologne grâce à Jan Zamoyski et à la szlachta le 14 ou 15 décembre 1575, avec le soutien du sultan turc Murad III.

Ils ont le double titre de Roi de Pologne et Grand-duc de Lituanie.

Pour Anna le titre est en latin : Anna Dei Gratia Infans Regni Poloniae ; en française : Anna, par la grâce de Dieu, Infante du royaume de Pologne.

Étienne Ier Báthory doit accepter d'épouser Anna Jagellon.

Jan Zamoyski est nommé Chancelier.

Le gouvernement de la Transylvanie passe alors à Christophe Báthory, frère d'Étienne Ier Báthory.

Étienne Ier Bathory continue la politique Jagellonnienne de tolérance à l'égard du Judaisme.

Il favorise la réforme catholique (particulièrement en encourageant l'éducation) et s'oppose aux idées protestantes.



Combat d'Étienne Ier Bathory contre Dantzig

Étienne Ier Bathory doit combattre Dantzig qui est réfractaire à son élection de 1576 à 1577.


Anna Jagellon - en costume de sacre - par Kober

Mariage d'Étienne Ier Bathory avec Anna Jagellon

Le couronnement d'Étienne Báthory et d'Anna Jagellon a lieu à Cracovie, le 1er mai 1576.

Pour légitimer son accession au trône, Étienne Ier Bathory épouse le 1er mai 1576 Anna Jagellon.

Anna Jagellon est restée célibataire jusqu'à l'âge de 52 ans.



Guerre contre les Tatars

Désirant engager la lutte contre Moscou, Étienne Ier Bathory réorganise l'armée, jusque-là réduite à 3 000 hommes à peine.

Il engage des cavaliers pour lutter contre les Tatars.

Jan Zamoyski, nommé grand-hetman, organise l'infanterie en recrutant des paysans du domaine royal qu'il arme à la hongroise.

La guerre dure de 1577 à 1586.



Fondation de l'Académie de Wilno

Étienne Ier Báthory apporte de sages réformes dans l'administration civile et promeut l'éducation.

Ainsi, Étienne Ier Báthory fonde, avec l'aide des jésuites, l'Académie qui devient l'université de Wilno en Lituanie en 1578.



Mariage d'Étienne de Bonne avec Madeleine Rosset

Étienne de Bonne est le fils de Charles de Bonne (mort en 1592), Seigneur d'Auriac, et de Jeanne de Varey.

Étienne de Bonne épouse vers 1585 Madeleine Rosset. Leurs enfants sont :



Mort d'Étienne Ier Bathory

Étienne Ier Báthory pense à faire de la Pologne un royaume héréditaire.

Étienne Ier Bathory meurt à Grodno (aujourd'hui Hrodna en Biélorussie) le 12 décembre 1586 d'un accès de colère (probablement victime d'une rupture d'anévrisme).

Il est inhumé à Cracovie dans la crypte de la cathédrale du Wawel.


Sigismond III Vasa

Ernest de Habsbourg candidat au trône de Pologne

Sigismond III Vasa Roi de Pologne

Sigismond III Vasa Grand duc de Lituanie

Ernest de Habsbourg est candidat au trône de Pologne, en 1587.

Sigismond III Vasa a des droits à la couronne de la République des Deux Nations unissant la Pologne et la Lituanie catholiques par Catherine Jagellon, sa mère.

Sigismond III Vasa a le soutient du tout-puissant Jan Zamoyski de Jelita, Grand Hetman.

Anna Jagellon, veuve d'Étienne Ier Bathory, essaie d'imposer tout de suite auprès des électeurs, Sigismond III Vasa, le seul fils de sa sœur cadette, Catherine Jagellon, reine de Suède.

Sigismond III Vasa a à vaincre :

Sigismond III Vasa est reconnu comme Roi par le régent, le primat de Pologne Stanislas Karnkowski.

Sigismond III Vasa est élu Roi de Pologne et Grand duc de Lituanie le 19 août 1587 par la Diète, sous le nom de Sigismond III de Pologne.


Jacques Clément assassine le roi d'un coup de couteau

Réconciliation d'Henri III de France avec Henri IV de France

Siège de Paris

Mort d'Henri III de France

Henri III de France et Henri IV de France tentent ensemble de reprendre Paris, alors aux mains des ligueurs.

Les deux rois ont réuni une armée de plus de 30 000 hommes.

Paris est défendue par 45 000 hommes de la milice bourgeoise, armée par Philippe II d'Espagne.

Henri III de France s'installe au Château de Saint-Cloud et désigne Jérôme de Gondi pour conduire le siège de Paris.

Charles de Choiseul suit Henri III de France au siège de Paris en qualité de capitaine d'une compagnie de gendarmes.

La Sainte Ligue sait qu'elle ne pourra résister.

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France devant Paris.

Le 1er août 1589, Henri III de France reconnaît formellement son beau-frère et cousin Henri IV de France comme son successeur légitime.

Repoussant catégoriquement toute tentative d'alliance avec les protestants, Louis de Gonzague quitte la cour.

Le 1er août 1589, quelques heures après, Henri III de France meurt assassiné dans ce même château par Jacques Clément, un moine dominicain fanatique.

À la demande d'Henri III de France mourant, Jean-Louis de Nogaret se rallie à Henri IV de France.

Catherine-Marie de Lorraine se vante d'être à l'origine de l'assassinat du roi. Débarrassée de son pire ennemi, elle déverse alors sa haine sur Henri IV de France.

Catherine de Clèves n'a pardonné au roi l'assassinat de son mari. Farouche partisane de la Ligue, elle approuve l'assassinat Henri III.

Jean Héroard, médecin d'Henri III de France, réalise l'autopsie d'Henri III de France.

François Ier de Bourbon-Vendôme se rallie à Henri IV de France.

Armand de Gontaut-Biron et Jean VI d'Aumont sont parmi les premiers à reconnaitre Henri IV et à lui jurer fidélité.

Paris est une vraie anarchie", écrit le parlementaire Étienne Pasquier à son fils en 1589.

Pour mettre un terme au conflit, Henri IV de France doit s'appuyer sur les princes catholiques ralliés et sur ceux des protestants qui acceptent la perspective de l'abjuration du roi et de sa conversion au catholicisme.

Présenté par Touchard, Jacques Davy du Perron entre dans la maison du cardinal Charles Ier de Bourbon, chef de la Ligue. Jacques Davy du Perron se rallie à Henri IV de France, auquel il rédige de concert avec ses patrons, une requête dans laquelle il est menacé de défection s'il ne se fait pas catholique.


Portrait d'Anna Jagellon - par Martin Kober - en 1595

Mort d'Anna Jagellon

Anna Jagellon meurt le 9 septembre 1596.

Elle est le dernier membre régnant en Pologne et Lituanie de la dynastie des Jagellon.

Varsovie a été la résidence principale d'Anna Jagellon avant qu'elle ne devienne la capitale du pays.

Elle embellit la ville en finançant la construction d'une grande variété de bâtiments, dont beaucoup existent encore aujourd'hui.

Anna Jagellon a également financé plusieurs monuments situés dans la cathédrale de Wawel :



Étienne de Bonne Colonel d'un régiment d'infanterie de son nom

Étienne de Bonne est Capitaine au régiment de Piémont.

Étienne de Bonne devient Colonel d'un régiment d'infanterie de son nom le 6 mars 1597.



Transfert des prérogatives de Rodolphe II de Habsbourg à son frère Matthias Ier de Habsbourg

Rodolphe II de Habsbourg tente d'imposer le catholicisme en Hongrie. Après une révolte en juin 1604 d'Étienne II Bocskai et de ses alliés Ottomans, la plupart des prérogatives Rodolphe II de Habsbourg passent à son frère Matthias Ier de Habsbourg.



Naissance de François-Étienne de Caulet

François-Étienne de Caulet naît à Toulouse le 19 mai ou le 18 novembre 1610, fils de Jean Georges de Caulet et de Marguerite de Garaud (vers 1587-1652).

Jean Georges de Caulet est président des Trésoriers de France.

Marguerite de Garaud es fille d'un président au parlement de Toulouse.

François-Étienne de Caulet commence ses études auprès d'un précepteur.

François-Étienne de Caulet continue ses études au Collège des jésuites de Toulouse puis au Collège de La Flèche.

François-Étienne de Caulet termine ses études à Paris au Collège de Laon avec un doctorat de droit canon.



Étienne de Bonne Chevalier des ordres du Roy

Étienne de Bonne devient Chevalier des ordres du Roy en 1615.



Mariage d'Étienne de Vallée avec Marie du Raynier

Marie du Raynier ou du Renier est la fille d'Isaac du Raynier (vers 1568-1647), Seigneur de Droué, et de Madeleine Thoreau de Molitard.

Étienne de Vallée, Seigneur de Pescheray, épouse vers 1618 Marie du Raynier. Leurs enfants sont :



Étienne de Bonne Maréchal des camps et armées du roi

Étienne de Bonne devient Maréchal des camps et armées du roi le 11 juillet 1620.



Mort d'Étienne de Vallée

Étienne de Vallée meurt en 1622.



Mariage de Guillaume Ier de Bade-Bade avec Marie von Hohenzollern-Hechingen

Guillaume Ier de Bade-Bade épouse le 13 octobre 1624 Marie von Hohenzollern-Hechingen, fille de Jean Georges de Hohenzollern-Hechingen. Leurs enfants sont :



François-Étienne de Caulet Abbé commendataire de l'abbaye Saint-Volusien de Foix

François-Étienne de Caulet est pourvu en commende de l'abbaye Saint-Volusien de Foix en 1627.



Mariage d'Alexandre de Bonne avec Marie de Neufville de Villeroy

Alexandre de Bonne est le fils d'Étienne de Bonne, Comte d'Auriac, et de Madeleine Rosset.

Alexandre de Bonne épouse Marie de Neufville de Villeroy. Leurs enfants sont :


Château de Lourdon à Lournand

Démolition château de Lourdon

En 1632, la démolition du château de Lourdon à Lournand est effectuée à coups de mines

Les ruines du château occupent une plate-forme trapézoïdale d'environ un hectare.

Il en subsiste une partie des soubassements du mur d'enceinte, flanqué, au sud, d'une tour circulaire à demi détruite, dite tour du Pigeonnier et, au nord, de la tour de la Poudrière, dont l'étage supérieur émerge seul des remblais. Au milieu, se dresse les vestiges de deux bâtiments implantés dans le prolongement l'un de l'autre.

Une tour ronde demi-hors œuvre est adossée à l'extrémité ouest de la muraille du bâtiment oriental, laquelle supporte 9 piliers carrés de maçonnerie hauts, au maximum, de 7,50 mètres.

Un cartouche aux armes de Lorraine et la date de 1586 permettent d'attribuer à Claude de Guise cette construction dont on ne sait si elle fut une grange ou un jeu de paume, nom sous lequel on la désigne traditionnellement.

À l'est, une avant-cour avec fossé creusé de main d'homme défendait l'accès du château.

Un parc boisé de 15 hectares avec une petite chapelle dédiée à Saint-Étienne, une vigne et quelques terres ont été entourés au XVIe siècle d'une enceinte de 3 kilomètres, défendue par 12 tours rondes, dont divers éléments sont encore visibles.



Premiers emplois de Jean-Baptiste Colbert

En 1634, Jean-Baptiste Colbert travaille :

Jean-Baptiste Colbert est ensuite au service de son cousin Jean-Baptiste Colbert de Saint-Pouange, premier commis du département de la guerre sous Louis XIII.



François-Étienne de Caulet Ordonné prêtre

François-Étienne de Caulet est ordonné prêtre vers 1636.

François-Étienne de Caulet semble tenté par une carrière séculière mais il rencontre Charles de Condren, responsable de l'oratoire supérieur qui l'incite à rejoindre le séminaire Saint-Magloire.

François-Étienne de Caulet rejoint Jean-Jacques Olier pour la fondation du séminaire de Vaugirard et la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice.

Lorsque Jean-Jacques Olier accepte la paroisse de Saint-Sulpice à Paris, François-Étienne de Caulet prend pratiquement la tête du séminaire.



Souhait de François de la Rochefoucauld de passer les dernières années de sa vie dans la Compagnie de Jésus

Depuis ses études au collège de Clermont, La Rochefoucauld est resté proche des jésuites.

En 1636, François de la Rochefoucauld exprime à Étienne Binet, provincial de France, le souhait de passer les dernières années de sa vie dans la Compagnie de Jésus.

Muzio Vitelleschi, le supérieur général, consulte le pape Urbain VIII qui estime que l'Église de France a besoin de lui.

Le 22 septembre 1636 Muzio Vitelleschi communique à Étienne Binet la volonté pontificale, ajoutant que, de son côté il ne s'oppose pas à ce que François de la Rochefoucauld réside dans une maison jésuite.



Mort d'Étienne de Bonne Comte d'Auriac, Vicomte de Tallard

Étienne de Bonne est Conseiller d'État, Lieutenant général en Lyonnais

Étienne de Bonne meurt en septembre 1636.



Perrette Dufour Nourrice de Louis XIV

Dès sa naissance, Louis XIV a 2 dents.

Il mord ses nourrices lors des tétés.

Plusieurs démissionnent.

Selon la légende, le médecin de Louis XIII remarque à Montesson, Perrette Dufour épouse d'Étienne Ancelin qui allaite son fils Louis Ancelin.

Elle devient la nourrice de Louis XIV.

Elle aurait utilisé une astuce campagnarde consistant à protéger la pointe de son sein par une couenne de lard.

Une grande affection naît entre Louis XIV et Perrette !

Lorsqu'on lui retirera le dauphin, Perrette devient femme de chambre d'Anne d'Autriche.


François-Étienne de Caulet

François-Étienne de Caulet Évêque de Pamiers

À la suite de la suggestion de saint Vincent de Paul, Louis XIV nomme François-Étienne de Caulet Évêque de Pamiers en 1644.

François-Étienne de Caulet succède à Henri de Sponde.

François-Étienne de Caulet n'a pas cherché les honneurs épiscopaux, mais une fois évêque il se lance avec zèle dans la réforme du clergé.

François-Étienne de Caulet :

François-Étienne de Caulet sanctionne les manquements et traque les entorses aux lois de l'Église chez les fidèles.

De plus, François-Étienne de Caulet effectue la visite annuelle de son diocèse, stimulant :

François-Étienne de Caulet fait relever la cathédrale de Pamiers, ruinée par les guerres de religion.

Tout le cœur qu'il met à l'ouvrage ne manque pas de soulever l'opposition.

Les chapitres de Foix et de Pamiers, qu'il essaie de réformer avec rigueur, se révoltent ouvertement.



Mariage de Pierre Bidal avec Catherine Bastonneau

Pierre Bidal épouse le 25 avril 1647 Catherine Bastonneau (1620-21 janvier 1690).

Leurs enfants sont :

Pierre Bidal est Marchand de drap et de soie à Paris.



Mariage de Jean Hocquart avec Françoise Vermant

Jean Hocquart épouse le 22 avril 1648 Françoise Vermant, fille d'Alexandre d'Issenlis, Conseiller du Roy, Bailli et contrôleur du grenier à sel de la ville de Vailly, et d'Élisabeth de Pleure.

Leurs enfants sont :



Récompense de Perrette Dufour

Perrette Dufour, nourrice de Louis XIV, reçoit une maison à Montesson et une pension.

Étienne Ancelin, son mari, obtient le privilège des voitures entre Paris et les grandes villes de l'est de la France...

Il est anobli en 1653.



Étienne Hocquart capitaine d'une compagnie de 100 hommes

Étienne Hocquart est nommé le 4 décembre 1656 capitaine d'une compagnie de 100 hommes dans la région de Roquepine.



Étienne Hocquart Lieutenant d'une compagnie de chevau-légers au régiment de la Hilliere

Étienne Hocquart est nommé Lieutenant le 20 mai 1658 d'une compagnie de chevau-légers au régiment de la Hilliere.



Charles-Paris d'Orléans-Longueville Abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen

Charles-Paris d'Orléans-Longueville devient Abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen de 1661 à 1664.



Charles-Paris d'Orléans Abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen

En 1661, Louis XIV nomme Charles-Paris d'Orléans abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen ;

Ses prédécesseurs était uniquement intéressés par les revenus qu'ils pouvaient tirer de cette riche abbaye royale et étaient en conflits avec les frères,

Le passage de Charles-Paris d'Orléans à la tête de l'abbaye caennaise est marqué par la générosité d'Henri II de Valois-Longueville et d'Anne Geneviève de Bourbon-Condé envers les religieux.



Mariage d'Étienne Hocquart avec Marguerite Billet

Étienne Hocquart épouse le 14 août 1662 Marguerite Billet, fille de Maitre Pierre Billet et de Julienne Martin. Leur enfant est :



Naissance de Jean Marie Hocquart

Jean Marie Hocquart naît en 1663, fils d'Étienne Hocquart et de Marguerite Billet.

Il est baptisé le 21 octobre 1666.



Étienne Hocquart Capitaine dans le régiment de la Reine

Étienne Hocquart est nommé le 24 octobre 1663 Capitaine d'une compagnie de 100 hommes de guerre à pied français dans le régiment de la Reine.



Démission de Charles-Paris d'Orléans Abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen

Charles-Paris d'Orléans résigne ses fonctions d'Abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen entre les mains de Louis XIV le 2 janvier 1664.



Mort de Étienne Ancelin

Étienne Ancelin meurt en 1668.

Perrette Dufour, sa veuve, partage son temps entre le château de Gournay-sur-Marne, chez Louis Ancelin, son fils, et sa maison rue Barre-au-Bec à Paris.



Charles-Maurice Le Tellier abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen

Charles-Maurice Le Tellier coadjuteur de l'évêque de Langres puis de l'archevêque de Reims

Charles-Maurice Le Tellier Archevêque titulaire de Nazianzus

De 1668 jusqu'à sa mort, Charles-Maurice Le Tellier est abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen et de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon.

Charles-Maurice Le Tellier devient coadjuteur de l'évêque de Langres.

Charles-Maurice Le Tellier est nommé coadjuteur de Antonio Barberini, archevêque de Reims, le 8 juillet 1668.

Il est confirmé à Reims le 3 septembre 1668.

Charles-Maurice Le Tellier est nommé le même jour archevêque titulaire (in partibus) de Nazianzus.

Charles-Maurice Le Tellier est sacré archevêque titulaire de Nazianzus le 11 novembre1668 par Antonio Barberini assisté du cardinal du Camboust de Coislin et de Michel Colbert de Saint-Pouange, Évêque de Mâcon qui est son cousin germain.



Mariage de Pierre Louis Reich de Pennautier avec Madeleine Le Secq

Pierre Louis Reich de Pennautier épouse à la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse après le 25 juin 1670 Madeleine Le Secq.



Extension de la Régale au Languedoc, à la Guyenne, à la Provence et au Dauphiné

La régale est la gestion par le roi de France des bénéfices des évêchés vacants.

Les évêchés de Provence, de Dauphiné, de Languedoc, de Cambrai et de Besançon sont exempts du droit de régale.

D'autres s'en sont rachetés.

Par la déclaration de Saint-Germain du 10 février 1673, Louis XIV, reprenant une décision de 1608, étend le droit de régale à tout le royaume, sauf les évêchés rachetés.

Louis XIV étend ainsi la régale aux provinces de Languedoc, de Guyenne, de Provence et de Dauphiné.

s'opposent à la décision royale et refuse l'extension de ce droit de régale aux évêchés du Midi.

Ils sont soutenus par le pape Innocent XI tandis que la Sorbonne et le Parlement de Paris soutiennent Louis XIV.



Réparations de l'église Notre-Dame de l'Assomption à Varilhes

Sur ordre de François-Étienne de Caulet, de grosses réparations sont réalisées sur l'église Notre-Dame de l'Assomption à Varilhes en 1674.



Étienne Hocquart Commandant au Fort de François de Bergue

Étienne Hocquart est nommé le 22 avril 1675 Commandant pour le Roy au Fort de François de Bergue.



Messes noires célébrées à la demande de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart

Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart demande à Catherine Deshayes d'organiser une messe noire pour qu'elle puisse revenir dans les faveurs du roi en éliminant sa rivale, Marie Angélique de Scoraille.

Catherine Deshayes accepte et fait appel à l'abbé Étienne Guibourg pour l'aider.

Pour plus de résultats, la messe doit être récitée 3 fois.

La première fois, Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart les rejoint à Villebouzin dans un châtelet isolé entre Paris et Orléans.

Elle se dévêt et se couche sur les dalles froides et humides du château, les bras en croix, un cierge dans chaque main.

L'abbé Étienne Guibourg déclame la messe sur son corps, un calice sur son ventre.

Puis, Étienne Guibourg soulève un nourrisson, lui tranche la gorge et récolte son sang dans le calice.

Étienne Guibourg et Catherine Deshayes récitent ces paroles :

Astaroth, Asmodée, princes d'amour, je vous conjure d'accepter le sacrifice de cet enfant.

En échange, je voudrais conserver l'affection du roi, la faveur des princes et des princesses de la cour et la satisfaction de tous mes désirs.

Le deuxième office a lieu de la même manière, mais dans les ruines d'une cabane retirée en pleine campagne.

La troisième se déroule dans une maison chic de la rue Beauregard, à Paris, la demeure de Catherine Deshayes en personne.

On a conservé le témoignage de la fille de Catherine Deshayes obtenu sous la torture, qui raconte comment elle aide sa mère à préparer la cérémonie.

Elle étend un matelas sur des sièges, un tabouret à chaque bout.

Catherine Deshayes accroche des tentures sur les fenêtres, rendant la pièce sombre.

Elle dispose 1 ou 2 chandeliers dans les coins.

Étienne Guibourg porte une chasuble blanche, brodée de pives noires.

Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart entre nue et s'allonge sur le matelas.

On lui met un napperon sur le ventre, un crucifix et un calice dessus.

On raconte aussi que durant ce culte, le sang du nourrisson ne coule pas car il est né prématurément, et Étienne Guibourg doit transpercer son cœur pour recueillir un peu de son sang.

Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart en rapporte un petit peu pour en mettre dans la nourriture du roi.


Tombe de François-Étienne de Caulet - en la cathédrale de Pamiers -le château de Pamiers aujourd'hui rasé y est gravé

Mort de François-Étienne de Caulet

François-Étienne de Caulet meurt à Pamiers le 6 ou le 7 août 1680.

Par humilité, François-Étienne de Caulet se fait ensevelir dans la cathédrale alors encore en travaux, non pas dans le chœur mais là où les fidèles pourront fouler sa tombe.

Lors de son enterrement, on arrache ses ornements et ses cheveux, car François-Étienne de Caulet, à force de conviction et de travail, est considéré comme un saint par ses fidèles.

Trahi par son entourage, spolié par le roi, François-Étienne de Caulet fait appel à Innocent XI qui publie alors plusieurs brèves louant son courage et sa loyauté envers l'Église.

La dernière de ces brèves, datée du 17 juillet 1680, parvient à Pamiers juste après sa mort, contenant le plus bel éloge qu'un évêque puisse recevoir.

Le chapitre de Pamiers refuse de reconnaitre le vicaire général nommé par l'archevêque de Toulouse et installé dans ses fonctions par Foucault, l'intendant de Montauban.

Le chapitre désigne 3 grands vicaires pour assurer l'intérim.

Les pères Rech et d'Aubarède sont chargés, par leurs confrères, d'administrer le diocèse.

Foucault et le marquis de Mirepoix, gouverneur du Pays de Foix, vont à Pamiers avec 4 compagnies de cavalerie et embastillent le vicaire capitulaire d'Aubarède.

D'Aubarède reste 6 ans en prison à Caen où il devient aveugle.

Pour le remplacer, le 31 août 1680, les chanoines réguliers nomment alors le père Jean Cerle, vicaire général et official du diocèse, et Antoine Charlas.

Rech est enfermé au château d'Ax.



Mort de Pierre-Paul Riquet Baron de Bonrepos

Atteint de goutte et souvent victime d'accès de fièvres quartes caractéristiques d'un paludisme dégénérant, Pierre-Paul Riquet associe à la construction du canal Jean-Mathias de Riquet, son fils ainé, qui est souvent son intermédiaire auprès de Jean-Baptiste Colbert.

Pierre-Paul Riquet meurt dans son hôtel de Frascati à Toulouse le 1er octobre 1680.

Il est inhumé le 2 octobre 1680 dans la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse dans un caveau voûté accessible sous une dalle au sol aux inscriptions difficilement lisibles.

Une plaque commémorative sur le pilier rappelle néanmoins sa présence.

Pierre-Paul Riquet ne voit donc pas la fin de la construction du canal royal en Languedoc.

La Feuille, ingénieur du roi, prend le relais.

Ses deux fils achèvent l'ouvrage (Jean-Mathias en prenant la direction).

Pierre-Paul Riquet est fortement endetté en raison des retards de paiement de Jean-Baptiste Colbert, les finances de l'État en guerre sont au plus bas.

Ses héritiers doivent vendre la moitié de leurs parts du canal.



Achèvement du transept sud de la Cathédrale d'Orléans

Le transept sud de la Cathédrale d'Orléans est achevé en 1690.

La marque de Louis XIV apparaît en introduisant une part de classicisme dans l'édifice de style gothique flamboyant.

Son portrait et sa devise Nec pluribus impar figurent également sur le portail du transept sud.

L'architecte Étienne Martellange y œuvre pour la Cathédrale d'Orléans au XVIIe siècle.



Naissance de Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf

Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf naît à Paris en 1698, fille d'Étienne Berthelot de Pléneuf.

Étienne Berthelot de Pléneuf est un financier riche mais sans scrupule, fermier général des poudres et salpêtres.



Mariage de Léopold Ier de Lorraine avec Élisabeth Charlotte d'Orléans

Léopold Ier de Lorraine épouse une nièce de Louis XIV.

Léopold Ier de Lorraine arrive à Nancy, pour la première fois de sa vie, le 17 août 1698.

Élisabeth Charlotte d'Orléans devait épouser Joseph Ier de Habsbourg.

Le mariage par procuration avec Léopold Ier de Lorraine, a lieu à Fontainebleau le 13 octobre 1698, Henri de Guise-Lorraine, chef de la branche française de la Maison de Lorraine représentant Léopold Ier de Lorraine.

Léopold Ier de Lorraine épouse de vivo à Bar-le-Duc le 25 octobre 1698 Élisabeth Charlotte d'Orléans, fille de Philippe Ier d'Orléans et d'Élisabeth Charlotte Wittelsbach von Pfalz. Leurs enfants sont :

Le mariage est consommé le soir même.



Mort de Marie-Madeleine de Broglie

Marie-Madeleine de Broglie meurt à Toulouse ou château de Saint-Agne le 9 janvier 1699 d'une fièvre puerpérale.

Il semble que ce décès soit dû à deux grossesses trop rapprochées.

Elle est inhumée dans le caveau des Riquet dans la nef de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse.



Naissance d'Aymard-Félicien Boffin de la Sône

Aymard-Félicien Boffin de la Sône naît à Grenoble le 8 juin 1700, fils de Jean Félicien Boffin et de Antoinette Dauphin de Saint -Étienne.



Mariage de Charles VI de Habsbourg avec Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel

Charles VI de Habsbourg épouse le 1er août 1708 Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel. Leurs enfants sont :

Princesse protestante d'une grande beauté et d'un caractère affirmé, Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel s'oppose d'abord à ce mariage pour ne pas avoir à se convertir au catholicisme et menace même de se suicider avant de changer d'opinion.

Le couple sera très uni et Charles VI de Habsbourg ne craint pas de lui céder la régence de ses possessions espagnoles pendant qu'il mène ses troupes au combat alors qu'elle n'a pas 20 ans.

L'union reste d'abord stérile pendant 8 ans.



Naissance de François III Étienne de Lorraine

François-Stéphane ou François III Étienne de Lorraine naît à Nancy le 8 décembre 1708, fils de Léopold Ier de Lorraine et d'Élisabeth Charlotte d'Orléans.



Joseph-Emmanuel de La Trémoïlle Abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen

Joseph-Emmanuel de La Trémoïlle devient Abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen en 1710.



Naissance d'Étienne-François de Choiseul

Étienne-François de Choiseul naît à Nancy le 28 juin 1719, fils de François Joseph de Choiseul (1700-1770), Marquis de Stainville.



Mariage de Louis François Crozat avec Marie-Thérèse Catherine de Gouffier

Louis François Crozat épouse le 5 septembre 1722 Marie-Thérèse Catherine de Gouffier (vers 1695-1746), Dame de Trémazan, fille de Charles-Antoine de Gouffier, Marquis d'Heilly. Leurs enfants sont :


Louis XV en costume de sacre

Couronnement et sacre de Louis XV

Louis XV est près d'entrer dans sa quatorzième année, âge de la majorité.

Louis III de Mailly-Nesle porte la queue du manteau de Louis XV, lorsqu'il reçoit le Collier de l'Ordre du Saint-Esprit à Reims, le 17 octobre 1722.

Le 25 octobre 1722, Louis XV est couronné et sacré à Reims.

Lors du sacre, André Hercule de Fleury tient le rôle d'un pair ecclésiastique. Nicolas Chalon du Blé porte la main de justice.

C'est la fin de la Régence, mais Philippe II d'Orléans reste le plus important personnage du royaume après le roi.

François III Étienne de Lorraine assiste avec sa famille à ce couronnement.

Il y salue Élisabeth Charlotte Wittelsbach von Pfalz, sa grand-mère qui, dans son abondante correspondance, ne tarit pas d'éloges sur la beauté, le bon caractère et les bonnes manières de ses petits enfants lorrains.

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes assiste à ce couronnement.



Mort de Léopold Clément Charles de Lorraine

François III Étienne de Lorraine Héritier des duchés de Lorraine et de Bar

Léopold Ier de Lorraine songe à faire partir Léopold Clément Charles de Lorraine, son fils aîné, pour Vienne afin de lui faire terminer son éducation auprès de l'empereur, son cousin et ami d'enfance.

Léopold Clément Charles de Lorraine meurt en 1723 de petite vérole (variole).

François III Étienne de Lorraine devient héritier des duchés de Lorraine et de Bar.

Léopold Ier de Lorraine envoie alors François III Étienne de Lorraine à la cour de Charles VI de Habsbourg qui l'élève comme son propre fils.

Charles VI de Habsbourg prévoit de le marier à Marie-Thérèse de Habsbourg, sa fille.

Marie-Thérèse de Habsbourg est très vite passionnément amoureuse de son promis.

Ce mariage risque de renforcer considérablement la puissance autrichienne, déjà en possession des provinces Belges et du Luxembourg. Cela couperait à la France la route du Rhin et rapprocherait dangereusement les forces autrichiennes de Paris.



Jean-François-Joseph de Rochechouart Prieur de Saint-Étienne de Castillon

Jean-François-Joseph de Rochechouart est nommé en 1724 prieur de Saint-Étienne de Castillon dans le diocèse de Carcassonne.



François III Étienne de Lorraine Duc de Teschen

François III Étienne de Lorraine devient Duc de Teschen en 1724.



Naissance d'Étienne-Charles de Loménie

Étienne-Charles de Loménie naît à Paris le 9 octobre 1727.

Issu de la famille de Loménie, originaire de Flavignac en Limousin, et dont on peut remonter la lignée jusqu'au XVe siècle, il fait des études brillantes et entre dans les ordres.

Il est le frère de Louis-Marie-Athanase de Loménie.



Mort de Léopold Ier de Lorraine

François III Étienne de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Élisabeth Charlotte d'Orléans Régente des duchés de Lorraine et de Bar

Léopold Ier de Lorraine meurt au château du Ménil à Lunéville le 27 mars 1729.

Léopold Ier de Lorraine s'occupe peu de politique extérieure, ce point fait partie des restrictions du traité de Riswick.

Il reprend la politique de neutralité des anciens ducs, et ne participe pas aux guerres européennes.

Léopold Ier de Lorraine entreprend la reconstruction de ses états, afin d'effacer les traces des guerres et occupations qui ont ravagé les duchés.

Léopold Ier de Lorraine réforme le gouvernement, s'inspirant de ce qui se fait en France, en nommant 4 Secrétaires d'États, découpe les duchés en 17 baillages et 58 prévôtés, et renforce la centralisation.

Léopold Ier de Lorraine réforme également la fiscalité afin d'en améliorer le rendement.

Pour repeupler les duchés, Léopold Ier de Lorraine encourage l'immigration et fait remettre en état le réseau routier avant de créer des nouvelles routes : les Ponts-et-Chaussées est l'un des 4 Secrétariats d'État créés.

A la fin de son règne, on peut circuler dans les duchés sans encombre et en toute sécurité.

Léopold Ier de Lorraine fait reconstruire le château de Lunéville, qui est bientôt qualifié de Versailles lorrain.

En 1729, François III Étienne de Lorraine devient Duc de Lorraine et de Bar.

François III Étienne de Lorraine rejoint sa patrie qu'il a quittée à 15 ans au paravent et rentre à Lunéville mais devient assez impopulaire du fait de sa froideur germanique.

En 1729, François III Étienne de Lorraine confie la régence des duchés de Lorraine et de Bar à Élisabeth Charlotte d'Orléans, sa mère. Elle l'assurera jusqu'en 1737

Elle adopte totalement la cause de ses sujets notamment depuis l'humiliation du mariage de Louis XV.



Naissance de Marie Louise Sophie de Faoucq

Marie Louise Sophie de Faoucq naît à Paris le 14 juin 1732, fille de Guy Étienne Alexandre de Faoucq et de Charlotte Sophie de Sonning.



François III Étienne de Lorraine Vice-roi de Hongrie

François III Étienne de Lorraine devient Vice-roi de Hongrie en 1732.



Siège de Kehl

Jacques Ier Fitz-James reçoit le commandement de l'armée du Rhin.

Les courtisans de Louis XV, parmi lesquels se trouvent :

rejoignent Jacques Ier Fitz-James.

L'armée française envahit la Lorraine de François III Étienne de Lorraine et se porte sur la frontière allemande.

Le Siège de Kehl, du 13 octobre au 29 octobre 1733, est le premier épisode de la Guerre de Succession de Pologne.

Pierre-François de Rougéet Louis Joseph de Montcalm-Gozon prennennt part à ce siège.

Malgré la prise de la citadelle de Kehl, par souci d'économie, ou par crainte d'exciter plus qu'il ne faut la jalousie des États allemands, en décembre 1733, André Hercule de Fleury ordonne à Jacques Ier Fitz-James de prendre les quartiers d'hiver sur la rive Ouest.

Là s'arrêtent la campagne de 1733.


Elisabeth-Christine de Brunswick-Bevern par Antoine Pesne

Mariage de Frédéric II de Prusse avec Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern

Frédéric II de Prusse épouse au château de Salzdahlum aujourd'hui en Basse-Saxe le 12 juin 1733 Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern, fille de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et d'Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg d'Este.

On remarque la présence à ce mariage de François III Étienne de Lorraine.

Après la cérémonie, on donne :

Élisabeth-Christine de Brunswick-Bevern est la nièce de l'empereur Charles VI de Habsbourg.

Le ménage princier s'installe séparément :



Naissance de François Étienne Christophe Kellermann

François Étienne Christophe Kellermann naît à Strasbourg le 28 mai 1735.



Traité de Vienne

Stanislas Ier Leszczynski Duc de Lorraine et de Bar

Charles VI de Habsbourg Duc de Parme de Plaisance et de Guastalla

La guerre de Succession de Pologne prend fin par le traité de paix de Vienne négocié en secret en 1735.

Comme secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Germain Louis Chauvelin se montre très hostile à l'Autriche à qui il cherche constamment à opposer l'Espagne.

André Hercule de Fleury, pacifiste, négocie souvent en sous-main, comme pour les préliminaires du Traité de Vienne, qui subordonnent la paix à la résolution de la question lorraine.

Par des négociations secrètes, André Hercule de Fleury obtient la renonciation de François III Étienne de Lorraine.

Germain Louis Chauvelin n'intervient que pour vaincre les dernières résistances de l'Autriche.

Par le traité de paix de Vienne :

Cette guerre peu coûteuse, comparativement aux ponctions humaines et financières exorbitantes des campagnes de Louis XIV, est un franc succès pour André Hercule de Fleury et la diplomatie française.

Habile négociateur, Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle contribue puissamment à assurer les duchés de Bar et de Lorraine à la France.

La guerre a cependant encore décimé la population polonaise, déjà fortement réduite dans les années qui précédaient le conflit.

Le dernier des Médicis meure en Toscane.

François III Étienne de Lorraine est autorisé à épouser l'archiduchesse héritière Marie-Thérèse de Habsbourg à la grande joie de celle-ci, très amoureuse du prince Lorrain.

Charles d'Espagne III épousera Marie-Amélie de Saxe, fille de Frédéric-Auguste II de Saxe, le vainqueur de Stanislas Ier Leszczynski.



Mariage de François III Étienne de Lorraine avec Marie-Thérèse de Habsbourg

François III Étienne de Lorraine épouse le 12 février 1736 Marie-Thérèse de Habsbourg, fille de Charles VI de Habsbourg et d'Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel. Leurs enfants sont :

Marie-Thérèse est une épouse très amoureuse. On l'a dite parfois envahissante!

Ils sont les fondateurs de la Maison de Habsbourg-Lorraine.

Les époux vont ensuite prendre possession de la Toscane où ils ne restent que 3 mois.

Marie-Thérèse décide qu'elle sera la marraine de la fille aînée de chacun de ses enfants, qui tous devront donner à leur fille aînée le prénom de leur grand-mère.



Mort d'Eugène-François de Savoie-Carignan

À la fin de sa vie, Eugène-François de Savoie-Carignan, principal conseiller de Charles VI de Habsbourg, se consacre au gouvernement du Conseil de guerre aulique qu'il préside.

Début avril 1736, un de ses valets découvre Eugène-François de Savoie-Carignan étouffé dans son lit, sans doute à la suite des problèmes respiratoires qu'il a depuis longtemps. Il est enterré dans la Cathédrale Saint-Étienne de Vienne.



Stanislas Ier Leszczynski Duc de Lorraine et de Bar

Stanislas Ier Leszczynski reçoit de François III Étienne de Lorraine les duchés de Lorraine et de Bar en 1737.



Prise d'Otchakiv

Prise de Karasubazar

Prise et reprise de Nis

En juillet 1737, l'armée de Burckhardt Christoph von Münnich prend d'assaut la forteresse ottomane d'Otchakiv ou Otchakov.

Les troupes de Peter de Lacy (déjà fortes de 40 000) font mouvement en Crimée au même moment, infligeant un certain nombre de défaites à l'armée du khan de Crimée et s'emparant de Bilohirsk ou Belogorsk ou Qarasuvbazar ou Karasow-Bazar ou Karasubazar.

Cependant, Peter de Lacy et ses régiments sont contraints de se retirer de Crimée en raison de la déficience du train des équipages.

En juillet 1737, les Autrichiens, dont les troupes sont commandées par François III Étienne de Lorraine assisté du général Friedrich Heinrich von Seckendorff, entrent en guerre contre l'Empire ottoman, lancent une offensive en Macédoine et s'emparent de Niš.

En 1737, les Turcs lancent une contre-offensive et reprennent Niš.



Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix Ambassadeur de France à Vienne

Ratification de la Paix de Vienne

Échange du royaume de Naples et de Sicile contre le duché de Parme et le grand duché de Toscane

François III Étienne de Lorraine Grand-duc de Toscane

Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix est Ambassadeur de France à Vienne auprès de Charles VI de Habsbourg.

Par les remarquables transactions qu'il mène, Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix assurera ultérieurement la possession de la Lorraine à la France.

Le traité de Vienne, concluant la guerre de Succession de Pologne, est ratifié le 18 novembre 1738.

Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix reçoit le cordon du Saint-Esprit.

Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix devient ensuite ambassadeur extraordinaire à Londres.

En 1738, Charles VI de Habsbourg échange le royaume de Naples et de Sicile contre le duché de Parme et le grand duché de Toscane qu'il confie à l'aîné de ses gendres.

François III Étienne de Lorraine devient Grand-duc de Toscane sous le nom de François II.



Mort d'Étienne Joseph de La Fare Évêque de Laon

Jean-François-Joseph de Rochechouart Évêque-Duc de Laon

Étienne Joseph de La Fare s'est beaucoup dépensé dans la lutte anti-janséniste et a entretenu un climat de lutte contre les philosophes et les parlements.

Étienne Joseph de La Fare meurt au château de Leschelles le 23 avril 1741.

À son retour de Rome, Jean-François-Joseph de Rochechouart refuse l'évêché de Dijon.

Jean-François-Joseph de Rochechouart succède à Étienne Joseph de La Fare.

Le 15 octobre 1741, Jean-François-Joseph de Rochechouart est sacré Évêque-Duc de Laon au château de Gaillon (Eure) :

Jean-François-Joseph de Rochechouart devient le second pair ecclésiastique du royaume.

Jean-François-Joseph de Rochechouart a à cœur de pacifier son diocèse autant par son tempérament mesuré que par conviction, se préoccupant davantage de la question sociale.

Jean-François-Joseph de Rochechouart lance de grands travaux pour fournir du travail aux artisans (cathédrale et églises du diocèse, château d'Anizy-le-Château dans l'Aisne).

Il était également abbé commendataire des abbayes de la Madeleine de Châteaudun, de Saint-Rémy-de-Reims, de Signy-l'abbaye (Ardennes), de Saint-Ouen de Rouen.



Naissance de Joseph II d'Autriche

Joseph II d'Autriche naît à Vienne le 13 mars 1741, fils de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.



Entrée de la France dans la Guerre de Succession d'Autriche

Traité d'alliance Franco-prussien

La France a accepté à mi-mot la Pragmatique Sanction, pour autant qu'elle ne lésât pas les intérêts des tiers. En l'espèce, elle lèse ceux de Charles VII Albert de Bavière.

Dans l'opinion, un fort courant se dessine pour affaiblir l'ennemi traditionnel, les Habsbourg. Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle se fait le champion de cette position. André Hercule de Fleury, devenu vieux, n'a plus la force de s'y opposer.

Louis XV succombe à la pression du parti antiautrichien de la cour.

Le 5 juin 1741, Frédéric II de Prusse signe un traité d'alliance avec Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Par ce traité, Louis XV :

En contrepartie, Frédéric II de Prusse ne consent que des promesses.

Les autres alliés de la Prusse, hormis la France, sont l'Espagne et la Bavière.

La cause autrichienne est elle soutenue par la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies, traditionnels opposants à l'hégémonie de la France. D'autres alliés les ont joints plus ou moins constamment : le royaume de Piémont-Sardaigne, et la Saxe.

Étienne-François de Choiseul s'engage dans l'armée dans le régiment de Navarre, avec lequel il participe à la campagne de Bohême en 1741.

Victor Riqueti de Mirabeau fait la campagne de Bavière en 1741 et 1742.

Louis Auguste II de Bourbon prend part à la Guerre de Succession d'Autriche.

Louis François Ier de Bourbon-Conti sollicite un commandement mais, faute d'avoir obtenu satisfaction, il part sans autorisation rejoindre l'armée de Jean-Baptiste François Desmarets. Louis XV, apprenant son insubordination, le fait mettre aux arrêts mais, grâce à l'intercession de Louise Élisabeth de Bourbon-Condé, sa mère, Louis François Ier de Bourbon-Conti est libéré et peut faire la campagne de Bohême comme simple volontaire sans grade.



Naissance de Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine

Marie Christine Jeanne Josèphe Antoinette ou Maria Christina Johanna Josepha Antonia ou Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, surnommée Mimi dans sa famille, naît à Vienne le 13 mai 1742, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.

La préférence dont Marie-Thérèse de Habsbourg, sa mère, fait montre à son égard lui vaut la jalousie de ses frères et sœurs, particulièrement de l'empereur Joseph II d'Autriche



François III Étienne de Lorraine Roi des Romains

En 1742, François III Étienne de Lorraine se fait couronner Roi des Romains.



Liaison de Louis-Philippe Ier d'Orléans avec Mlle Le Marquis

Pour se consoler, Louis-Philippe Ier d'Orléans se met en ménage avec une actrice, Mlle Le Marquis. Leurs enfants sont :

Ces enfants naturels seront élevés avec soin par la famille d'Orléans.



Siège de Coni

Bataille de la Madonne de l'Olmo

Bataille de Cuneo

Durant la guerre de Succession d'Autriche, Coni est assiégé par les alliés franco-espagnoles commandés Louis François Ier de Bourbon-Conti.

Louis François Ier de Bourbon-Conti n'a plus beaucoup de réserves. Ses troupes sont fatiguées d'une longue campagne, et ses lignes de communications trop tendues.

Charles-Emmanuel III de Savoie rassemble une armée consistante.

La bataille de la Madonne de l'Olmo a lieu dans les environs de Coni ou Cuneo le 30 septembre 1744.

Les Sardes ébranlent les lignes franco-espagnoles qui ne reculent pas.

Louis François Ier de Bourbon-Conti charge à la tête de ses troupes, culbute une colonne ennemie sur une de ses batteries et retourne ses canons contre elle.

Louis François Ier de Bourbon-Conti a sa cuirasse percée en deux endroits et deux chevaux sont tués sous lui.

Étienne-François de Choiseul participe à cette bataille de Coni.

Charles-Emmanuel III de Savoie vaincu est repoussé.

Victor-Amédée III de Savoie combat avec son père.

Les Sardes perdent 5 000 hommes.

Les Français en perdent 1 200 et les Espagnols 900.

Mais dans la confusion de la mêlée les Sardes ont réussi à faire entrer dans la ville assiégée un renfort d'un millier d'hommes ainsi que de tout un convoi de ravitaillement.

Aussi les défenseurs de Coni continue de résister.

Les assiégeants sont eux toujours sujets aux épidémies et ont des difficultés de ravitaillement. Les montagnards dressent des embuscades au long de leurs lignes de communications trop étendues.

Louis François Ier de Bourbon-Conti est en désaccord avec le général espagnol.

Le 22 octobre 1744, l'armée franco-espagnole lève le siège, se retirant par la vallée de la Stura di Demonte, passant par Demonte, avant de se rendre en France, sans avoir réussi à faire la jonction avec les armées espagnoles du Sud.

Voltaire conclut : C'est presque toujours le sort de ceux qui combattent vers les Alpes, et qui n'ont pas pour eux le maître du Piémont, de perdre leur armée, même par des victoires.

Cette victoire héroïque vaut à Louis François Ier de Bourbon-Conti la réputation d'un héros, le roi fait chanter en son honneur un Te Deum à Notre-Dame.

Ladislas Ignace de Bercheny se distingue en protégeant la retraite de Louis François Ier de Bourbon-Conti.

Louis François Ier de Bourbon-Conti rentre à Versailles le 9 décembre 1744.

Louis François Ier de Bourbon-Conti réclame à Louis XV des charges militaires de plus en plus importantes mais Louis XV n'ose pas lui confier les plus hautes fonctions dans l'armée, car par certains côtés, il craint son cousin.



Mariage de Jean-Louis Tourteau de Septeuil avec Marie Anne Étienne

Jean-Louis Tourteau de Septeuil épouse Marie Anne Étienne. Leur enfant est :



Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes Abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen

En 1745, Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes est nommé Abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen.



Naissance de Charles Joseph d'Autriche

Charles Joseph d'Autriche naît le 1er février 1745, fils de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.



Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes Abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes est nommé abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen en 1745.


François III Étienne de Lorraine - par Martin van Meytens - Kunsthistorisches Museum Wien

François III Étienne de Lorraine Roi de Germanie et Empereur des Romains

Marie-Thérèse de Habsbourg fait élire son époux.

François III Étienne de Lorraine est élu Roi de Germanie et Empereur des Romains le 13 septembre 1745 à Francfort-sur-le-Main, sous le nom de François Ier du Saint-Empire.

François III Étienne de Lorraine est couronné dans la même ville le 4 octobre 1745, jour de la fête de saint François d'Assise, son saint patron.

Marie-Thérèse est impératrice consort, pas impératrice en titre mais, dans les faits, c'est elle qui dirige l'Empire et administre ses territoires patrimoniaux.

Elle est pour toutes les cours, les chancelleries et pour le public, simplement l'Impératrice. Ses contemporains la nomme assez rapidement Marie-Thérèse la Grande.



Naissance de Marie-Amélie d'Autriche

Marie-Amélie d'Autriche naît en 1746, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.



Approbation de la loi ordonnant le droit de primogéniture dans le duché de Cobourg-Saalfeld

La loi ordonnant le droit de primogéniture dans le duché de Cobourg-Saalfeld est approuvée par François III Étienne de Lorraine en 1747.



Naissance de Léopold II d'Autriche

Pierre-Léopold de Habsbourg-Lorraine ou Léopold II d'Autriche naît au château de Schönbrunn près de Vienne en Autriche le 5 mai 1747, fils de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.

Léopold II d'Autriche est d'abord destiné à l'état ecclésiastique. On le contraint à mener des études théologiques.

On pense que c'est l'origine de sa position défavorable envers l'Église.



Projet de mariage de Louis Antoine Sophie de Vignerot du Plessis avec Jeanne Alexandrine Le Normant d'Étiolles

Brillant courtisan, Louis François Armand de Vignerot du Plessis exerce une grande influence sur Louis XV.

Jeanne Antoinette Poisson souhaite faire épouser Jeanne Alexandrine Le Normant d'Étiolles, sa fille, par Louis Antoine Sophie de Vignerot du Plessis, fils de Louis François Armand de Vignerot du Plessis.

Ce dernier esquive la demande en prétendant que la mère de son fils étant princesse de Lorraine, on doit obtenir l'accord du chef de cette famille, François III Étienne de Lorraine.

Jeanne Antoinette Poisson ne pousse pas plus loin ses revendications mais, offensée par ce refus, elle éloigne Louis François Armand de Vignerot du Plessis du Roi sans parvenir pour autant à le priver de tout crédit.



Naissance de Marie-Jeanne Gabrielle d'Autriche

Marie-Jeanne Gabrielle d'Autriche naît le 4 novembre 1750, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.



Mariage de Étienne-François de Choiseul avec Louise Honorine Crozat du Châtel

Étienne-François de Choiseul épouse en 1750 Louise Honorine Crozat du Châtel, fille de Louis François Crozat, Marquis du Châtel.

Elle lui apporte une vaste fortune et se montre très dévouée.

Étienne-François de Choiseul devient propriétaire de l'Hôtel de Choiseul par ce mariage.



Naissance de Marie-Josèphe d'Autriche

Marie-Josèphe d'Autriche naît le 19 mars 1751, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.



Étienne-Charles de Loménie Docteur en théologie

En 1751, en dépit d'une thèse peu orthodoxe à son goût, Étienne-Charles de Loménie obtient le titre de Docteur en théologie.



Jacques Philippe de Choiseul-Stainville dans les troupes de Marie-Thérèse de Habsbourg

Jacques Philippe de Choiseul-Stainville sert dès sa jeunesse dans les troupes de Marie-Thérèse de Habsbourg, reine de Hongrie et de Bohême.

Après avoir été capitaine de dragons, Jacques Philippe de Choiseul-Stainville est commandeur de l'Ordre de Saint-Étienne.

Jacques Philippe de Choiseul-Stainville est chambellan de François III Étienne de Lorraine.


Louise Augustine Salbigothon Crozat (vers 1775) - par Jean Ranc (1674–1735)

Mariage de Victor-François de Broglie avec Louise Augustine Salbigothon Crozat de Thiers

Victor-François de Broglie est veuf de Marie Anne du Bois de Villiers.

Victor-François de Broglie épouse en la chapelle de la maison abbatiale des Vaux-de-Cernay le 11 avril 1752 Louise Augustine Salbigothon Crozat de Thiers. Leurs enfants sont :

La famille vécut dans le grand hôtel de Broglie, acheté en mai 1752 par Victor-François de Broglie à M. de Langonnay et Dame Julliet de Franconville et toujours visible au 73 de la rue de Varenne.

Son titre de duchesse ouvre à Louise Augustine Salbigothon Crozat de Thiers les portes de la Cour où elle est présentée en mai 1752.



Étienne-Charles de Loménie Grand vicaire de Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes

En 1752, Étienne-Charles de Loménie est nommé grand vicaire de Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes.



Naissance de Marie-Caroline d'Autriche

Marie Caroline Luise Josephe Johanna Antonie ou Marie-Caroline d'Autriche naît à Vienne le 13 août 1752, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.



Étienne-François de Choiseul Ambassadeur à Rome

Étienne-François de Choiseul est nommé ambassadeur à Rome en 1753, où il mène les négociations concernant les troubles provoqués par la résistance janséniste à la bulle papale Unigenitus. Il y agit avec efficacité.


Mariage de François III Étienne et Marie-Thérèse de Habsbourg et leur famille en 1754 - par Martin van Meytens

Naissance de Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine naît au palais de Schönbrunn à Vienne en Autriche le 1er juin 1754, fils de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.

La famille impériale de gauche à droite :

Marie-Antoinette d'Autriche naîtra l'année suivante suivie un an plus tard par Maximilien François d'Autriche.


Château de La Ferté-Vidame –par Louis-Nicolas van Blarenberghe - vers 1750 - musée de Boston Tombeau de Louis III de Rouvroy de Saint-Simon et de Marie Gabrielle de Durfort au choeur de l'église de la Ferté Vidame

Mort de Louis III de Rouvroy de Saint-Simon

Louis III de Rouvroy de Saint-Simon meurt en son hôtel de la rue de Grenelle à Paris le 2 mars 1755.

Il est inhumé en l'église Saint-Nicolas à La Ferté Vidame en Eure et Loire.

Le château de La Ferté-Vidame qui a conservé son aspect médiéval de forteresse cantonnée de 8 grosses tours, passe à sa petite-fille, Marie-Chrétienne de Rouvroy de Saint-Simon de Ruffec, épouse de Charles-Maurice de Grimaldi de Monaco, Comte de Valentinois.

Les Mémoires de Louis III de Rouvroy de Saint-Simon sont confisquées avec d'autres papiers sur l'ordre de Louis XV, contresigné par Étienne-François de Choiseul.



Naissance de Marie-Antoinette d'Autriche

Maria Antonia Josepha Johanna de Habsbourg-Lorraine ou Marie-Antoinette d'Autriche ou de France naît à Vienne en Autriche le 2 novembre 1755, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.



Étienne-François de Choiseul Ambassadeur à Vienne

En 1757, Jeanne-Antoinette Poisson, sa protectrice, fait nommer Étienne-François de Choiseul à Vienne, où on le charge de cimenter la nouvelle alliance entre la France et l'Autriche.


Étienne-François de Choiseul par Carle Van Loo

Étienne-François de Choiseul Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

Étienne-François de Choiseul Duc de Choiseul et pair de France

La réussite d'Étienne-François de Choiseul lui permet de devenir secrétaire d'État aux Affaires étrangères de 1758 à 1761 comme successeur d'Antoine Louis Rouillé.

Étienne-François de Choiseul est fait alors Duc de Choiseul et pair de France.



Victor-François de Broglie Prince du Saint-Empire

En reconnaissance des services qu'il lui a rendus dans la guerre contre la Prusse, François III Étienne de Lorraine fait Victor-François de Broglie Prince du Saint-Empire romain germanique le 28 mai 1759, titre qui se conservera dans la famille.


Béatrix de Choiseul - par Alexandre Roslin - vers 1774 - collection particulière.

Mariage d'Antoine VII de Gramont avec Béatrix de Choiseul

Béatrix de Choiseul est appelée à Paris, où l'on essaie d'abord, mais sans y réussir, de la marier à Joseph de Bauffremont, qui élude l'alliance.

Peu après, Antoine VII de Gramont épouse à la chapelle de l'hôtel de Noailles à Paris le 16 août 1759 Béatrix de Choiseul (1729 ou 1730-1794). Leur enfant est :

L'union est mal assortie. Femme ambitieuse et d'un caractère ferme, elle est une bibliophile distinguée.

Antoine VII de Gramont consent à cette union sur la promesse que lui fait Étienne-François de Choiseul de lever l'interdit de ses biens.



Naissance de Georges Jacques Danton

Georges Jacques Danton ou d'Anton naît à Arcis-sur-Aube dans la province de Champagne le 26 ou 28 octobre 1759, fils de Jacques Danton (1722-1762) et de Marie Madeleine Camut.

Il est baptisé le même jour en l'église Saint-Étienne d'Arcis-sur-Aube.

Georges Camus, charpentier, est son parrain.

Marie Papillion, fille du chirurgien Charles Papillion est sa marraine.

Jacques Danton est avocat.


Château de Chanteloup

Agrandissement du Château de Chanteloup

Le château de Chanteloup est considérablement étendu et transformé à partir de 1760 par l'architecte Louis-Denis Le Camus pour Étienne-François de Choiseul.

Il construit 2 longues ailes ornées de colonnades et terminées l'une par une chapelle et l'autre par un pavillon des Bains.

Il procède également à des aménagements intérieurs, dessine de nouveaux parterres et édifie de vastes communs.



Étienne-Charles de Loménie Évêque de Condom

Après une visite à Rome, Étienne-Charles de Loménie est fait évêque de Condom en 1760.



Étienne-François de Choiseul Secrétaire d'État à la Guerre et à la Marine

Choiseul-Praslin Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

En 1761, Étienne-François de Choiseul devient également secrétaire d'État à la Guerre et à la Marine, transférant le secrétariat d'État aux Affaires étrangères à son cousin Choiseul-Praslin.



Pacte de famille Bourbon

En 1761, Étienne-François de Choiseul négocie avec Jeronimo Grimaldi le troisième Pacte de famille Bourbon entre la France et l'Espagne.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès et Étienne Hubert de Cambacérès Pénitent blanc de Montpellier

Jean-Jacques Régis de Cambacérès et Étienne Hubert de Cambacérès deviennent Pénitent blanc de Montpellier en 1763.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès reste toute sa vie attaché à cette confrérie.


Étienne-Charles de Loménie - par Édouard Debat-Ponsan (1896) - détail d'un tableau- salle des Illustres du Capitole de Toulouse

Étienne-Charles de Loménie Archevêque de Toulouse

En 1763, Étienne-Charles de Loménie est fait archevêque de Toulouse. Il y entreprend de grands travaux publics qui transforment la ville.



Fin de la guerre de Sept Ans

Traité de Paris

Perte de la Nouvelle-France canadienne et de la rive gauche du Mississippi

Enrichissement de Georges-Tobie de Thellusson et Jacques Necker

Étienne-François de Choiseul cherche à finir rapidement la guerre de Sept Ans, signant le traité de Paris de 1763.

Le traité transfère à la Grande-Bretagne de George III de Grande-Bretagne :

Le traité conserve à la France les Antilles et la production du sucre.

La Martinique est rendue à la France.

Georges-Tobie de Thellusson et Jacques Necker font rapidement fortune en spéculant sur les effets du Trésor français et sur les fonds anglais au moment de la paix de 1763, dont ils sont instruits d'avance, en spéculant sur les blés et en prêtant au Trésor public.

Le 17 juin 1763, un feu d'artifice est tiré devant l'Hôtel de Ville de Paris pour la publication de la Paix.

Après les déboires rencontrés par la France lors de la guerre de Sept Ans, Louis de Bourbon-Condé élabore des plans de remise en ordre de l'armée.

Durant la guerre de Sept Ans la Marine royale a enregistré de lourdes défaites.

François Joseph Paul de Grasse commande alors le Protée aux Antilles.



Clément Charles François de L'Averdy Contrôleur général des finances

Clément Charles François de L'Averdy est Conseiller au Parlement de Paris, membre de la première chambre des enquêtes, janséniste notoire.

Clément Charles François de L'Averdy est nommé Contrôleur général des finances de Louis XV le 14 décembre 1763.

Clément Charles François de L'Averdy est un homme d'une grande rectitude intellectuelle et morale.

Sa piété n'est pas feinte.

Clément Charles François de L'Averdy ne connait ni les finances, ni l'administration, ni la cour.

Clément Charles François de L'Averdy est dénué non seulement de connaissances administratives, mais du moindre instinct gouvernemental.

Un de ses nombreux défauts était une humilité exagérée qui, jointe à une ingénuité déconcertante, lui fait clamer son ignorance complète du département qu'on lui a confié.

Affolé, noyé dans ses dossiers, courant d'une affaire à l'autre, changeant d'avis, se répandant en aveux d'inexpérience et en protestations de bonne volonté, il n'en impose à personne, pas même à ses anciens collègues des parlements, dont il découvre avec stupeur la nocivité et à qui il ne savait répondre que par des objurgations timides et des supplications éplorées (P. Gaxotte).

La solidité et la compétence de l'équipe formée par les intendants des finances pallient dans la mesure du possible l'impéritie du maître.

D'autre part, l'intimité d'Étienne-François de Choiseul avec Jean-Joseph de Laborde, banquier de la cour, procure des secours au Trésor, en même temps qu'elle lui donne barre sur Clément Charles François de L'Averdy.

Néanmoins, Clément Charles François de L'Averdy restera 5 ans dans ce ministère.

Il tente des réformes courageuses, concernant en particulier les fermiers généraux.



Création de l'Ordre de Saint-Étienne

En 1764, l'impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg institue l'Ordre de Saint-Étienne en l'honneur d'Étienne Ier de Hongrie.



Expulsion des Jésuites en France

Dissolution de l'ordre des jésuites

Louis-Ferdinand de France s'oppose vivement à Étienne-François de Choiseul et désapprouve la dissolution de l'ordre des jésuites mais soutient Louis XV de France contre les parlements.

Défendant avec ardeur l'ordre des Jésuites, Marie-Adélaïde de France se met à dos le Parlement

Le 9 mars 1764, les jésuites doivent renoncer à leurs vœux sous peine de bannissement.

Clément XIII répond par une protestation contre la violation des droits de l'Église et casse l'arrêt de 1762.

Mais les ministres de Louis XV ne peuvent permettre qu'on annule ainsi une loi française et Louis XV signe un acte de dissolution de l'ordre dans tout le royaume à fin novembre 1764.

Cette dissolution consterne les enfants de Louis XV de France.



Suppression de toute entrave au commerce des grains

Étienne-François de Choiseul et Clément Charles François de L'Averdy décident de mettre en application les théories des Physiocrates qui préconisent la liberté du commerce des grains.

En juillet 1764, ils supprimèrent toute entrave au commerce des grains.

Les belles récoltes et les bas prix de 1760 à 1763 incitent à l'optimisme,

Mais, dès 1764, la production agricole connait une situation difficile et la spéculation fait rage, faisant s'envoler les prix.

Pour tenter de résoudre la crise, Clément Charles François de L'Averdy s'appuie sur un boulanger entreprenant du nom de Malisset, à qui la monarchie avait déjà fait appel à plusieurs reprises, depuis 1748, dans de semblables circonstances.



Mort de la Bête du Gévaudan

En juin 1765, sur les ordres de Louis XV et d'Étienne-François de Choiseul, François Antoine succède aux louvetiers normands, les d'Enneval, pour tuer la Bête du Gévaudan.

Le Roi vient de se déterminer à envoyer le sieur Antoine, son porte-arquebuse, avec 6 autres bons tireurs et de bons chiens, dans le Gévaudan, pour y donner la chasse au monstre.

Pour François Antoine, la Bête n'est rien d'autre qu'un loup : les traces relevées n'offrent aucune différence avec le pied d'un grand loup.

François Antoine ne parvient cependant pas immédiatement à débusquer l'animal. Mis à mal par la géographie du pays, François Antoine demande de nouveaux chiens en renfort.

À la mi-juillet 1765, François Antoine s'installe avec ses gardes au Besset, paroisse de La Besseyre-Saint-Mary.

Le 9 août 1765, la Bête est débusquée près de Servières mais elle s'enfuit sans qu'on puisse la tirer.

Les chasseurs rebroussent chemin vers le Besset.

Moins de 3 heures plus tard, la Bête tue une vachère à moins de 500 mètres des fenêtres du château.

Le 16 août 1765, François Antoine fait enfermer 3 membres du clan Chastel à Saugues, après une altercation avec ses propres gardes de la capitainerie royale.

Le 18 septembre 1765, après de long mois de traque, François Antoine se rend près de Saint-Julien-des-Chazes en Auvergne alors que la Bête n'y a jamais été signalée.

François Antoine voit un énorme loup venir à lui et lui tire dans l'œil avec sa canardière, chargée de 5 coups de forte poudre, de 35 postes à loup et d'une balle de calibre.

Ce coup le fait reculer de 2 pas. Le loup tombe mais se relève aussitôt.

François Antoine, qui n'a pas eu le temps de recharger, tire son couteau de chasse et retourne sa canardière pour assommer l'animal avec la crosse.

Le garde-chasse Rinchard accourt et tire un coup de carabine.

Le loup fait quelques mètres et meurt.

François Antoine en conclut qu'il s'agit de la Bête et la fait aussitôt ouvrir par un chirurgien de Saugues.

La dépouille arrive jusqu'à Versailles. Le Roi déclare la Bête du Gévaudan officiellement morte, et attribue à François Antoine le droit de porter dans ses armes un loup mourant, symbolisant la Bête.

Cependant les massacres reprennent derechef en Gévaudan après le départ des chasseurs pour Paris.

Malgré le mécontentement général et la consternation des curés, François Antoine ne reviendra pas en Gévaudan et soutiendra qu'il a bien tué la Bête, bien que les actes de sépultures de 1766 et 1767 contredisent ses affirmations.


François III Étienne de Lorraine et Marie-Thérèse de Habsbourg et leur enfants en 1764 - par Martin van Meytens (1695–1770) - huile sur toile - 202 × 196 cm - Musée de l'Histoire de France, Château de Versailles Joseph II d'Autriche

Mort de François III Étienne de Lorraine

Joseph II d'Autriche Empereur

François III Étienne de Lorraine meurt à Innsbruck le 18 août 1765 juste après le mariage de son fils Léopold II d'Autriche.

Il est inhumé à Vienne en Autriche dans le caveau familial des Capucins.

Joseph II d'Autriche devient Empereur romain germanique et corégent avec Marie-Thérèse de Habsbourg, sa mère

Josépha de Bavière devient impératrice consort.

Marie-Thérèse de Habsbourg, tout à sa douleur, songe à abdiquer.

Effrayée par le tempérament autoritaire et vindicatif de Joseph II d'Autriche, son fils, elle préfère conserver le pouvoir et seulement l'associer au gouvernement des États héréditaires.

Joseph II d'Autriche n'est chargé que de la représentation et des affaires militaires.

Joseph II d'Autriche est exclu de la politique étrangère et des décisions politiques internes de l'empire.

Plein de rancœur contre la manière dont Marie-Thérèse de Habsbourg, lui lie les mains, Joseph II d'Autriche décide de voyager en Italie, en France et dans les terres de la Couronne.



Naissance de Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald naît à Sedan dans les Ardennes le 17 novembre 1765, fils de Neil MacEachen (plus tard MacDonald) of Howbeg et de Marie Alexandrine Gonaut.

Sa famille est écossaise et originaire de l'île de South Uist, dans les Hébrides.


Allégorie de la mort du Dauphin Louis-Ferdinand de France - par Louis Jean François Lagrenée – 1765 - huile sur toile de 129 x 97 cm - Musée national du château de Fontainebleau

Mort de Louis-Ferdinand de France Dauphin de France

Louis-Ferdinand de France confie à Jean-Aymard II de Nicolaï ses instructions secrètes qui ne devront être soumises à Louis XVI, son fils, que le jour ou ce dernier montera sur le trône.

Aimar-Chrétien-François-Michel de Nicolaï est si proche de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe que la cour pense qu'il serait nommé Premier ministre à l'avènement du prince.

Dans son testament, Louis-Ferdinand de France recommande à Louis XVI, la famille de Nicolaï qui a été de tout temps fidèle et dévouée à la nôtre.

Paul d'Albert de Luynes est ami de Louis-Ferdinand de France.

Il l'assiste dans ses derniers moments.

Louis-Ferdinand de France, Dauphin de France, meurt au château de Fontainebleau le 20 décembre 1765, de la tuberculose.

Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Étienne à Sens.

Sa vie morale irréprochable édifie, Louis XV, son père.

Le bruit court qu'Étienne-François de Choiseul l'a fait empoisonner.

Louis XVI devient alors l'héritier au trône de France et devient le Dauphin.



Renvoi de Jean Baptiste Charles Henri Hector d'Estaing de Saint-Domingue

La mission qu'Étienne-François de Choiseul confie à Jean Baptiste Charles Henri Hector d'Estaing le rend impopulaire auprès des notables locaux qui obtiennent son renvoi en 1766.



Mort de Stanislas Ier Leszczynski

Rattachement de la Lorraine et du Barrois à la France

Stanislas Ier Leszczynski meurt à Lunéville le 23 février 1766, presque nonagénaire.

En février 1766, Étienne-François de Choiseul prend officiellement possession de la Lorraine et du Barrois au nom de Louis XV.

C'est la dernière expansion territoriale du royaume de France sur le continent avant la Révolution.



Étienne-Charles de Loménie Abbé du Mont Saint-Michel

De 1766 à 1769, Étienne-Charles de Loménie est abbé du Mont Saint-Michel.



Étienne-François de Choiseul Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

Choiseul-Praslin Secrétaire d'État à la Marine

Étienne-François de Choiseul est à nouveau secrétaire d'État aux Affaires étrangères de 1766 à 1770.

Choiseul-Praslin prend la Marine.



Mariage d'Albert-Casimir de Saxe-Teschen avec Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine

Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine est amoureuse d'Albert-Casimir de Saxe-Teschen.

Cette union est d'abord rejetée par Marie-Thérèse de Habsbourg, sa mère, comme peu prestigieuse. François III Étienne de Lorraine, son père, veut la marier à Charles-Maurice de Savoie, Comte de Chablais, fils de sa sœur défunte.

La mort inopinée de François III Étienne de Lorraine plonge Marie-Thérèse de Habsbourg dans une dépression profonde.

Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine profite de cette faiblesse momentanée pour arracher à sa mère l'autorisation de se marier par amour plutôt que par raison d'État.

Les mariages des enfants impériaux sont habituellement dictés par la diplomatie.

Aussi Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine sera-t-elle mal aimée de ses frères et sœurs.

Albert-Casimir de Saxe-Teschen épouse en 1766 Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine. Leur enfant est :

Albert-Casimir de Saxe-Teschen dont la famille ne règne plus sur la Pologne depuis la mort de son père, est un piètre parti pour une archiduchesse d'Autriche.



Neil MacEachen à Sancerre

Neil MacEachen rejoint en 1767 une quinzaine de Jacobites exilés à Sancerre depuis 1752.

Il s'y établit avec sa femme Marie Alexandrine Gonaut et ses enfants, dont Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est interne au collège de Sancerre.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald suit ensuite des études à l'École militaire de Douai.



Révolte corse

Étienne-François de Choiseul vise à occuper des positions stratégiques dans la Méditerranée afin de s'opposer à la puissance croissante des Britanniques et éviter un encerclement au sud, où la Corse occupe une position importante.

Incapable de s'opposer toute seule à la révolte corse, Gênes reçoit un soutien trop faible des troupes impériales.

Gênes se trouve forcée à faire appel au roi de France pour obtenir des troupes d'occupation.

Plusieurs milliers de soldats français - pour le compte du gouvernement de Gênes et à ses frais - sont ainsi envoyés garnir les forteresses de l'île contre les Corses qui les assiègent.

Étienne-François de Choiseul préfère tenir ses troupes enfermées dans les ports et dans les forteresses corses plutôt que de balayer la révolte, en se donnant des airs de médiateur entre les Corses et Gênes.

En quelques années, l'ancienne République se trouve endettée de 2 millions de livres avec Louis XV, au-delà de ses possibilités économiques.

Les Génois comprennent qu'ils dépensent des sommes colossales et inutiles pour conserver une île entièrement révoltée qui ne leur rapporte plus rien.


Jeanne Bécu - Comtesse du Barry

Liaison de Louis XV avec Jeanne Bécu

Mariage de Guillaume du Barry avec Jeanne Bécu

Jean du Barry, Comte du Barry, dont elle a été la maîtresse la présente au roi.

Louis XV a une liaison en 1768 avec Jeanne Bécu.

Louis XV la marie.

Guillaume du Barry, frère de Jean du Barry, épouse Jeanne Bécu.

Étienne-François de Choiseul montre ouvertement son hostilité pour la maîtresse royale.



Honoré-Gabriel Riqueti Militaire

Honoré-Gabriel Riqueti étudie à la faculté de droit de l'université d'Aix-en-Provence où il fréquente, notamment Jean Étienne Marie Portalis, futur rédacteur du code civil.

En 1768, Honoré-Gabriel Riqueti est incorporé à un régiment mais contracte des dettes. Cela provoque la colère de Victor Riqueti de Mirabeau, son père. Honoré-Gabriel Riqueti gagne une réputation de libertinage.


Marie-Amélie d'Autriche

Mariage de Ferdinand Ier de Parme avec Marie-Amélie d'Autriche

La France et l'Espagne mettent tout en œuvre pour organiser le mariage de Ferdinand Ier de Parme.

Guillaume du Tillot, Premier ministre toujours en exercice, préfère Marie Béatrix Éléonore de Modène, fille d'Hercule III d'Este duc de Modène. À la mort de celui-ci, les deux duchés auraient été réunis entre les mains de Ferdinand.

Étienne-François de Choiseul propose Louise Marie Thérèse Bathilde d'Orléans particulièrement riche, mais l'Espagne repousse cette proposition.

Pour sa part, l'empereur Joseph II d'Autriche calcule que si le duché reste sans héritier, il pourrait faire retour aux possessions autrichiennes.

La France et l'Espagne tergiversant, la cour de Vienne fait converger les avis de tous en proposant l'archiduchesse Marie-Amélie d'Autriche.

Le 21 juin 1769, Ferdinand Ier de Parme demande officiellement la main de Marie-Amélie d'Autriche.

Une fois obtenue la dispense papale nécessaire en raison de leur proche parenté, le mariage est célébré à Vienne par procuration le 27 juin 1769.

Marie-Amélie d'Autriche quitte l'Autriche le 1er juillet 1769.

Elle arrive à Mantoue le 16 juillet 1769, accompagnée de son frère Joseph II d'Autriche.

Ferdinand Ier de Parme va à leur encontre accompagné du Duc Sforza-Cesarini et du Duc Grillo.

Au cours d'une cérémonie, l'évêque confirme le mariage le 19 juillet 1769 dans le Palazzo Ducale de Colorno.

Leurs enfants sont :

S'ensuivent fêtes et spectacles.

Le couple ducal rejoint Parme le 24 juillet 1769 au matin.


Ponte Novu Ponte Novu

Guerre de Corse

Bataille de Ponte Novu

Noël Jourda de Vaux Gouverneur général de la Corse

Honoré-Gabriel Riqueti participe à la campagne de Corse en 1768 et 1769.

En février 1769, Noël Jourda de Vaux est appelé au commandement de l'armée en Corse.

Il débarque le 7 avril 1769, à Saint-Florent

Louis Charles René de Marbeuf commande alors un corps.

Le 8 mai 1769, sur le pont génois reliant les deux rives du Golo à Ponte Novu, a lieu l'affrontement entre :

Pasquale Paoli donne l'ordre à sa troupe d'attaquer l'armée royale sur la rive gauche du Golo.

En deuxième rideau, il dispose sur le Ponte Novu un millier de mercenaires prussiens avec à leur tête Antoine Gentili, maréchal de camp.

La troupe prussienne reçoit pour consigne d'empêcher les patriotes de refluer par le pont en cas de retraite.

L'artillerie française occupe plusieurs éminences.

Hachés par la mitraille, les miliciens corses se précipitent donc sur le pont.

Les Prussien refusent le passage, baïonnette au fusil.

Des centaines de Corses se pressent sur le pont, la bousculade étouffe nombre d'entre eux.

Soudain un coup de feu claque depuis les rangs prussiens. Les patriotes tombent par dizaines.

De leur côté, les Français ne chôment pas non plus.

Le sang coule à flots dans le Golo en crue.

Par dizaines, les Corses tentent de franchir le fleuve à la nage, mais la plupart se noient dans les flots tumultueux.

Pasquale Paoli, qui observe de loin la tragédie, est incapable d'apporter le moindre secours à ses hommes.

Cette bataille marque la fin de la seconde et dernière phase de la guerre de Corse.

Elle ouvre aux grenadiers français la route de Corte, capitale de la nation corse.

Jean Nicolas Houchard combat en Corse dans le régiment de Bourbon-Dragons où il devient capitaine.

Jean Nicolas Houchard est blessé à la joue par un coup de sabre dans ce combat.

Voltaire, dans Le Siècle de Louis XIV (1751), écrit, admiratif, à l'occasion de ce combat :

L'arme principale des Corses est leur courage. Ce courage est si grand que dans un de ces combats, vers une rivière nommée Golo, ils se font un rempart de leurs morts pour avoir le temps de recharger derrière eux avant de faire une retraite nécessaire ; leurs blessés se mêlent parmi les morts pour affermir le rempart. On trouve partout de la valeur, mais on ne voit de telles actions que chez les peuples libres.

Suite à cette défaite, Pascal Paoli comprend alors que son rêve d'indépendance est fini prend le chemin de l'exil en Angleterre.

Charles Marie Bonaparte avec Maria Letizia Ramolino et le petit Joseph Bonaparte fuit d'abord à travers le maquis, puis la famille choisit de prendre le parti de la France.

Le 22 juin 1769, Noël Jourda de Vaux écrit à Étienne-François de Choiseul …Toute la Corse est soumise au Roy…

Le 1er août 1769, Noël Jourda de Vaux est nommé gouverneur général de la Corse.

Dans les mois qui suivent près d'une centaine de familles corses, parmi les plus influentes, sont anoblies par Louis XV, dont la plupart de celles qui ont participé à la bataille aux côtés de Paoli.

L'exemple des Bonaparte est le plus connu.

Le Ponte Novu sera détruit durant la Seconde Guerre mondiale. Il est aujourd'hui, pour certains Corses, le symbole d'une résistance héroïque.



Naissance de Charles Marie Casimir de Saulx

Charles Marie Casimir de Saulx naît au château de Versailles le 5 octobre 1769, à 15 heures 47, fils de Charles François Casimir de Saulx et de Marie Éléonore Eugénie de Lévis.

Il est baptisé dans une chapelle du château de Versailles le 9 octobre 1769 par le cardinal Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, Archevêque coadjuteur de Reims.

Son parrain est Étienne-François de Choiseul.

Sa marraine est Charlotte Anne Françoise de Montmorency-Luxembourg.

On lui donne comme nourrice Madeleine Courey, femme d'Antoine Courey, un aubergiste aisé du Faubourg Saint-Honoré, qui vient d'avoir une fille, Martine Courey (1769-1778).

Il y restera avec cette nourrice jusqu'à ses quatre ans.



Mesures prises par Joseph Marie Terray

À son arrivée au contrôle général des finances, Joseph Marie Terray avait trouvé une situation dramatique et prend des mesures énergiques que l'opinion qualifia de " banqueroute ".

Pour permettre d'assurer les paiements des premiers jours de 1770, Joseph Marie Terray doit se dépêcher d'obtenir des prêts à court terme.

Joseph Marie Terray relève de 600 000 livres le bail des postes qui venait d'être conclu mais n'avait pas encore été signé et se procurr des liquidités grâce à une nouvelle aliénation des impôts indirects en Flandre.

Parallèlement, par une série d'arrêts du Conseil de janvier 1770, Joseph Marie Terray réduit brutalement les dépenses :

Un édit pris à la fin janvier 1770 reprend aux maîtres des eaux et forêts un droit de 14 deniers par livre sur le produit des ventes de bois qui leur avait été aliéné autrefois pour un montant insuffisant.

Enfin, par un arrêt du Conseil du 18 février 1770, Joseph Marie Terray suspend le paiement des rescriptions des receveurs généraux et des billets des fermiers généraux.

C'est une mesure audacieuse car il y a en circulation 120 à 150 millions de livres de ces valeurs, mais ni le Parlement ni le public ne s'émeuvent à l'excès, car la plupart des titres sont entre les mains de spéculateurs.

Voltaire affirma toutefois avoir perdu 200 000 livres dans l'opération.

Pour éteindre ces effets, Joseph Marie Terray /

Ces mesures se heurtent à de fortes résistances.

En quelques mois, Joseph Marie Terray s'est taillé une solide impopularité dans l'opinion.

Pourtant, les moyens que Joseph Marie Terray avait d'abord employés pour rétablir les finances procédaient de l'éventail classique des recettes de la monarchie.

D'ailleurs, la plupart ont été préparées par Étienne Maynon d'Invault, son prédécesseur.



Étienne-Charles de Loménie Membre de l'Académie française

Étienne-Charles de Loménie est élu membre de l'Académie française en 1770.

Étienne-Charles de Loménie est 3 fois rapporteur à la Commission des Réguliers de l'Assemblée du clergé et s'intéresse aussi aux questions politiques et sociales du jour.

Étienne-Charles de Loménie adresse à Turgot plusieurs mémoires sur ces sujets, dont un particulièrement remarquable où il étudie les causes de la misère.


Marie Antoinette et ses enfants - par Élisabeth Vigée Le Brun en 1787 - Château de Versailles - A l'origine, dans le berceau se trouvait peint Madame Sophie décédée à l'âge de 11 mois.

Mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche

Pour consolider l'alliance franco-autrichienne, Florimond-Claude de Mercy-Argenteau négocie le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau essaie vainement de refréner les goûts dispendieux de la jeune femme devenue reine.

Louis XVI épouse dans la chapelle royale à Versailles le 16 mai 1770 Marie-Antoinette d'Autriche, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg. Leurs enfants sont :

Cette union est la concrétisation d'une alliance visant à améliorer les relations entre le royaume de France et l'Autriche. Le mariage ne sera consommé que 7 ans plus tard.

Lors de ce mariage, Marie-Louise de Savoie-Carignan rencontre Marie-Antoinette d'Autriche.

L'Opéra Royal est inauguré à Versailles à l'occasion du festin royal.

Le 31 mai 1770, un feu d'artifice est tiré sur la future place de la Concorde à Paris pour le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Les décorations en bois prennent feu.

La foule applaudit, lorsque les cris des ouvriers, périssant au milieu des flammes, l'avertissent.

Un mouvement de terreur se déclenche parmi les 100 000 de spectateurs qui entourent les échafaudages

Le principal débouché de cette place, la rue royale est alors en construction. Elle est encombrée de matériaux, des fossés profonds sont demeurés ouverts.

Une demi-heure est nécessaire pour que la foule s'écoule.

On trouva 133 cadavres et un grand nombre de blessés. Lorsqu'on a recueilli tous ceux qui sont tombé dans les fossés et tous ceux qui sont étouffés dans d'autres endroits encombrés, on porte à 1 200 le nombre de victimes.

Louis Antoine de Gontaut-Biron est pris dans la bagarre et va périr étouffé.

Des soldats des gardes le reconnaissent dans cette foule affolée.

Aussitôt ces braves font à leur vieux colonel un rempart de leur corps et, au prix de mille périls, le tirent de la presse sain et sauf.

Marie-Adélaïde de France veut se concilier Marie-Antoinette d'Autriche, contre Jeanne Bécu.

Elle y aurait réussi si l'impératrice Marie-Antoinette d'Autriche, mère de la dauphine, ne s'était pas opposée à cette entente.



Disgrâce d'Étienne-François de Choiseul

René Nicolas de Maupéou Garde des Sceaux de France

Exil d'Étienne-François de Choiseul

La gestion intérieure d'Étienne-François de Choiseul est jugée favorablement par les encyclopédistes qu'il soutient.

C'est une des raisons de sa chute, avec son soutien à La Chalotais, et l'opposition des parlements provinciaux à sa politique.

Joseph Marie Terray aide d'abord René Nicolas de Maupéou à se débarrasser de Étienne-François de Choiseul et de Choiseul-Praslin, son cousin.

Ses ennemis menés par Jeanne Bécu et René Nicolas de Maupéou, convainquent Louis XV de l'incapacité d'Étienne-François de Choiseul à faire face à la fronde du parlement.

Étienne-François de Choiseul est renvoyé le 24 décembre 1770.

Étienne-François de Choiseul reçoit l'ordre de se retirer dans son château de Chanteloup près d'Amboise.

Il est remplacé de fait par René Nicolas de Maupéou qui s'applique à restaurer l'autorité royale.

Les membres du parlement se mettent en grève.

René Nicolas de Maupéou les fait arrêter par des mousquetaires en exigeant qu'ils reprennent leur service. Devant leur refus, ils sont exilés.

René Nicolas de Maupéou entreprend alors une réforme structurelle fondamentale.

La justice, jusqu'alors administrée par des magistrats dont la charge est héréditaire, devint une institution publique, avec des fonctionnaires payés par l'État.

Les intrigues contre Étienne-François de Choiseul augmentent sa popularité, laquelle est déjà grande.

Durant son bannissement qui durera jusqu'en 1774, Étienne-François de Choiseul est visité par des personnages puissants et apparaît alors comme un véritable chef de l'opposition.

Ses partisans n'ont de cesse de contrecarrer toutes les tentatives de réforme.



Naissance de François Étienne Kellermann

François Étienne Kellermann naît à Metz le 4 août 1770, fils de François Étienne Christophe Kellermann.



Joseph Marie Terray secrétaire d'État à la marine par intérim

Joseph Marie Terray assure l'intérim du secrétariat d'État à la marine jusqu'à la nomination de Pierre Étienne Bourgeois de Boynes le 9 avril 1771.



Suppression du vicariat de la maison de l'Inquisition de Toulouse

En 1771, sur intervention d'Étienne-Charles de Loménie, le chapitre national des Prêcheurs français supprime le vicariat de la maison de l'Inquisition de Toulouse.


Château de La Ferté-Vidame - État actuel

Reconstruction du château de La Ferté-Vidame

Jean-Joseph de Laborde confie à l'architecte Antoine Matthieu Le Carpentier le soin de reconstruire entièrement le château, dont il ne conserve qu'une partie du donjon féodal, mais rendue méconnaissable sous les ajouts.

Les travaux ne durent que 3 ans, achevés en 1771, ce qui est court pour édifier un immense bâtiment de 3 étages, qui comprend, dit-on, 167 pièces.

Le bâtiment est construit en briques et pierres avec un plan en trapèze très ouvert et apparaît comme une sorte de sublimation de la grande architecture classique.

Les pièces de réception sont situées au premier étage.

Le pavillon central et les deux pavillons situés à l'extrémité des deux ailes sont couverts de toits en dômes carrés.

Sur le jardin, la saillie ovale du corps central est inspirée du château de Vaux-le-Vicomte.

Elle renferme un salon ovale édifié sur deux niveaux et surmonté d'une coupole à laquelle répondaient les coupoles plus basses coiffant les pavillons latéraux.

Les anciennes douves sont été transformées en fossés gazonnés.

Laborde dépense à La Ferté-Vidame 14 millions de livres.

Il y reçoit Louis XV, Joseph II d'Autriche et Étienne-François de Choiseul.



Retraite de Jacques Necker des affaires

À plusieurs reprises, notamment en 1772, Jacques Necker avance des sommes importantes au Trésor royal, ce qui lui vaut d'être remarqué par Étienne-François de Choiseul et Joseph Marie Terray.

Jugeant avoir suffisamment fait fortune et ayant d'autres ambitions, Jacques Necker se retire en 1772, cédant toutes ses affaires à son frère Louis, connu sous le nom de M.

de Germany, et associé de Girardot.

Sa réussite éclatante comme banquier lui a permis d'accumuler en peu de temps une notoriété et une fortune considérable.



Naissance de Maurice-Étienne Gérard

Maurice-Étienne Gérard naît à Damvillers dans la Meuse le 4 avril 1773, fils de Jean Gérard et de Marie-Jeanne Saint-Rémy.

Fils de Jean Gérard (1739-1801) est huissier royal et audiencier de la prévôté royale de Damvillers et de Marville puis négociant à Damvillers



Retour de Étienne-François de Choiseul à Paris

À l'avènement de Louis XVI, Étienne-François de Choiseul espère son rappel.

Il est expérimenté et populaire et a été l'homme de l'alliance avec l'Autriche.

Marie-Antoinette d'Autriche apprécie Étienne-François de Choiseul et souhaite son retour.

Mais Louis XVI ne lui pardonne pas de s'être vivement opposé à son père, Louis-Ferdinand de France, à propos de l'expulsion des Jésuites en 1764.

Le Roi ne rappelle pas Étienne-François de Choiseul mais, cédant aux instances de la Reine, il met fin à son exil et lui permet de revenir à Paris.

Étienne-François de Choiseul reparaît à la Cour le 12 juin 1774.

À cette date, Maurepas domine le Conseil et Charles Gravier occupe le poste de secrétaire d'État aux Affaires étrangères.

Louis XVI lui réserve un accueil maussade, se bornant à lui dire : Monsieur de Choiseul, vous avez perdu une partie de vos cheveux.

Étienne-François de Choiseul comprend qu'il n'y a rien à espérer et repart dès le lendemain pour Chanteloup.


Pagode du château de Chanteloup

Construction de La Pagode au Château de Chanteloup

Dans le parc, au Sud du Château de Chanteloup, Étienne-François de Choiseul fait construire entre 1775 et 1778 par Louis-Denis Le Camus une pagode de 7 étages.

Elle est destinée à des fêtes nocturnes.

Les pierres utilisées pour édifier la Pagode proviendraient de la Bourdaisière à Montlouis, un des châteaux de Louise Henriette Marie Adélaïde de Bourbon, détruit en partie suite à un caprice d'Étienne-François de Choiseul.

Ce château sera reconstruit sous la Terreur par Armand Joseph Dubernad.

Haute de 44 mètres, la Pagode comporte 7 étages qui reposent sur un péristyle circulaire de 16 colonnes et 16 piliers.

Un escalier intérieur de 142 marches monte jusqu'au sommet.

Située au sommet d'une colline, elle forme le point de rencontre de 8 longues avenues tracées dans la forêt d'Amboise.

Elle est à la lisière de la forêt d'Amboise, au bord d'un miroir d'eau en demi-lune qui se prolongeait au Sud par un grand canal aujourd'hui engazonné et formant un boulingrin.

Devant l'absence de sources et les difficultés de recueillir des eaux de ruissellement, Étienne-François de Choiseul fait venir de Valenciennes l'ingénieur Laurent, créateur des canaux du Nord, qui, afin d'amener les eaux de l'étang des Jumeaux, trace un canal à travers la forêt sur 13 kilomètres.

Ce canal sera détruit à la Révolution pour récupérer le plomb du réseau des canalisations...

Au premier étage, Choiseul aurait fait graver sur des tables de marbre blanc les noms des 210 personnes de haute condition qui vinrent le visiter durant son exil, bravant le Roi.



Naissance de François Ier des Deux-Siciles

François Ier des Deux-Siciles naît en 1777, fils de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.

Il est prénommé François en l'honneur de François III Étienne de Lorraine, son grand-père maternel.



Mariage de Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul avec Marie Stéphanie de Choiseul

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul épouse à Saint-Denis d'Amboise en Indre-et-Loire le 6 octobre 1778 Marie Stéphanie de Choiseul (1763-1833), fille de Jacques Philippe de Choiseul-Stainville-Stainville (1727-1789).

Parmi leurs 10 enfants citons :



Mort de Christophe de Beaumont

Christophe de Beaumont, Archevêque de Paris, meurt en 1781.

Étienne-Charles de Loménie affiche alors son incroyance. Il est soutenu par une partie importante de l'opinion publique, notamment des femmes, mais est écarté par Louis XVI qui déclare:

Il faudrait au moins que l'archevêque de Paris crût en Dieu.



Cession de Rambouillet

À fin 1783, Louis XVI veut un vaste domaine de chasse dans la forêt des Yvelines et trouve son château de Saint-Hubert trop exigu.

Louis Jean Marie de Bourbon doit céder à Louis XVI Rambouillet, où il est né et qu'il a tant aimé.

Le 25 novembre 1783, Louis Jean Marie de Bourbon fait transférer dans la collégiale Saint-Étienne du château de Dreux les cercueils de :

La collégiale devient ainsi la nécropole familiale des Orléans

En contrepartie, Louis Jean Marie de Bourbon, qui possède déjà de vastes domaines en Normandie et dans le Perche, exige La Ferté-Vidame.

Louis Jean Marie de Bourbon fait de fréquents séjours au château de Bizy à partir de 1783.



Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald dans le régiment d'Arthur Dillon

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald sert dans le régiment irlandais d'Arthur Dillon en Hollande en 1784



Mort de Étienne-François de Choiseul

Cession du Château de Chanteloup

Étienne-François de Choiseul meurt à Paris le 8 mai 1785.

Louise Honorine Crozat, sa veuve, cède le Château de Chanteloup et le domaine à Louis Jean Marie de Bourbon.


Angélique Euphrasie Pignon

Mariage de Jean-Baptiste Tourteau de Septeuil avec Angélique Euphrasie Pignon

Jean-Baptiste Tourteau de Septeuil est le fils de Jean-Louis Tourteau et de Marie Anne Étienne.

Le contrat est du 19 février 1786.

Jean-Baptiste Tourteau de Septeuil épouse à Paris le 27 février 1786 Angélique Euphrasie Pignon (1770-1825). Leurs enfants sont :



Assemblée des notables à Versailles

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï à l'assemblée des notables

Débat entre Charles-Alexandre de Calonne et Jacques Necker

Étienne-Charles de Loménie Contrôleur général des finances

Exil du Parlement de Paris à Troyes

L'Assemblée des notables, dont les membres sont nommés par le Roi, comprend :

soit au total 147 personnes.

Philippe de Noailles et Charles Eugène Gabriel de La Croix sont membres de cette Assemblée des notables.

François Claude Amour du Chariol est Membre de cette Assemblée des notables de 1787 à 1788.

Il y défend les privilèges.

Composée de propriétaires, elle est très majoritairement hostile aux réformes projetées.

La première Assemblée des Notables est prévue le 29 janvier 1787.

En raison d'une indisposition de Charles-Alexandre de Calonne, l'Assemblée ne tient sa première réunion dans l'hôtel des Menus-Plaisirs de Versailles que le 22 février 1787.

Ce délai laisse à l'opposition tout le temps de s'organiser.

L'assemblée constitue 7 bureaux pour examiner le plan du ministre.

Un seul bureau l'approuve, celui que préside Charles X de France.

Le premier bureau, présidé par Louis XVIII, le déclare inconstitutionnel.

Les autres, sans rejeter les réformes, les déclarent inapplicables, et présentent des contre-propositions qui les dénaturent.

Tous feignent de découvrir l'ampleur du déficit et s'en insurgent à plaisir.

Charles-Alexandre de Calonne, irrité, fait imprimer ses rapports, ce qui achève de lui aliéner la Cour.

De tous les partis, c'est le clergé qui se montre le plus virulent.

Les gazetiers et les libellistes, de leur côté, raillent l'assemblée des notables, accusée d'être à la solde du pouvoir, piquant l'amour-propre de certains députés, encouragés dès lors à faire preuve d'indépendance.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti n'y joue qu'un rôle relativement effacé, mais insiste sur le délabrement des finances du royaume. Ses interventions montrent qu'il pressent la gravité de la crise que traverse la monarchie.

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï est appelé à siéger à l'assemblée des notables. Il s'y fait remarquer par son éloquence.

Devant l'Assemblée des notables, Charles-Alexandre de Calonne accuse Jacques Necker d'avoir trompé l'opinion en publiant de faux renseignements dans son Compte-rendu au Roi : selon lui les comptes de l'année 1781, loin de révéler un excédent, comme Jacques Necker l'avait affirmé, accusaient en réalité un déficit de 50 millions.

Jacques Necker réplique en contestant les chiffres de Charles-Alexandre de Calonne. Cette réponse lui vaut d'être exilé hors de Paris et est à l'origine d'un vif débat public entre les deux hommes.

Charles-Alexandre de Calonne soutenu simplement par Charles X de France et le clan Polignac, haï par Marie-Antoinette d'Autriche est lâché par Louis XVI le 10 avril 1787.

Étienne-Charles de Loménie est nommé président de l'Assemblée des notables, et c'est en cette qualité qu'il attaque la politique fiscale de Charles-Alexandre de Calonne.

Étienne-Charles de Loménie succède comme contrôleur général des finances, le 1er mai 1787, avec l'appui de la reine Marie-Antoinette.

L'Assemblée des Notables est remerciée le 25 mai 1787.

Loménie de Brienne reprend une partie du programme Charles-Alexandre de Calonne, corrigé dans un sens plus aristocratique.

Une fois au pouvoir, Étienne-Charles de Loménie réussit à faire enregistrer par le parlement de Paris des décrets établissant le libre-échange à l'intérieur du pays et prévoyant l'instauration d'assemblées provinciales ainsi que le rachat des corvées.

Lorsque les parlementaires refusent d'enregistrer les décrets qu'il propose d'appliquer au droit de timbre et au nouvel impôt foncier général, Étienne-Charles de Loménie persuade Louis XVI de tenir un lit de justice pour les y contraindre.

Le 18 août 1787, le Parlement de Paris est transféré de Paris à Troyes.

Les parlementaires ne sont rappelés à Paris qu'après avoir consenti à étendre l'impôt direct à toutes les formes de revenus.

Une nouvelle tentative visant à contraindre le parlement à enregistrer un décret autorisant un emprunt de 120 millions de livres rencontre une opposition déterminée.



Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald cadet dans le 87e d'infanterie

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est cadet dans le 87e d'infanterie en 1787.



Étienne-Charles de Loménie Archevêque de Sens

Opposition aux Édits de Étienne-Charles de Loménie en Bretagne

Retraite d'Étienne-Charles de Loméni

Étienne-Charles de Loménie Cardinal

Étienne-Charles de Loménie est nommé archevêque de Sens en 1788.

En 1788, le Parlement de Rennes refuse d'enregistrer les édits de Étienne-Charles de Loménie de Brienne qui bouleversent l'organisation judiciaire de la Bretagne et instituent les mêmes droits et impôts qu'ailleurs, dont les droits sur le sel (la gabelle) au mépris des clauses de l'édit d'Union.

Des troubles éclatent pour défendre les magistrats et des soldats sont envoyés pour les obliger à obéir.

Jean-Victor Marie Moreau organise les étudiants en une milice qui prend part aux échauffourées entre les jeunes nobles et le peuple.

Jean-Victor Marie Moreau devient célèbre en Bretagne, sous le nom de général du Parlement.

Étienne-Charles de Loménie se trouve confronté à une opposition quasi-générale et est contraint de suspendre la Cour plénière qu'il destinait à remplacer le parlement et de promettre la tenue d'États Généraux.

Mais ces concessions ne suffisent pas à le maintenir au pouvoir et, le 25 août 1788, il doit se retirer, laissant un trésor vide.

Le 15 décembre 1788, Étienne-Charles de Loménie est fait cardinal et se rend en Italie, où il passe 2 ans.


Serment du Jeu de paume - par Jacques-Louis David - Versailles - musée de l'Histoire de France - Barère - assis à gauche du groupe central de 3 députés - tient un cahier sur ses genoux et s'apprête à consigner le serment prononcé par Jean Sylvain Bailly

Serment du Jeu de Paume

Au coup de force de Louis XVI répond un véritable coup d'État.

Le 20 juin 1789, les 578 députés du Tiers état se réunissent à la salle du Jeu de paume, à Versailles et jurent de ne se séparer qu'après avoir donné une constitution à la France.

C'est le député Joseph Ignace Guillotin qui signale aux députés, la présence de la salle du Jeu de paume, non loin du château de Versailles.

Jean-Baptiste-Pierre Bevière (1723-1807) rédige le serment du Jeu de Paume.

Sont présents les députés suivants :

Achille Pierre Dionis du Séjour et Anne-Pierre de Montesquiou font partie du groupe des 47 députés de la Noblesse qui se réunissent au Tiers état le 25 juin 1789.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord se rallie au tiers état le 26 juin, avec la majorité du clergé.

Le 27 juin 1789, Louis XVI, désespérant de vaincre leur résistance, dit

Eh bien, dit-il, s'ils ne veulent pas s'en aller, qu'ils restent !

et ordonne aux privilégiés des deux autres ordres de se joindre au tiers, en une seule chambre.



Serment à la constitution civile du clergé d'Étienne-Charles de Loménie

Étienne-Charles de Loménie revient en France et prête serment à la constitution civile du clergé en 1790.



Étienne-Charles de Loménie Évêque constitutionnel de l'Yonne

Devenu Évêque constitutionnel de l'Yonne en 1791, Étienne-Charles de Loménie est désavoué par le pape et doit renoncer à la barrette de cardinal sur ordre de Pie VI.



Engagement de Maurice Étienne Gérard dans le 2e bataillon de volontaires de la Meuse

Maurice Étienne Gérard s'engage le 11 octobre 1791 dans le 2e bataillon de volontaires de la Meuse.



Invasion de la France

Bataille de Fontoy

Prise de Longwy

Prise de Verdun

Prise de Stenay

Le 12 août 1792, au lever du soleil les troupes légères prussiennes pénètrent sur le territoire français.

Le 15 août 1792, l'armée prussienne vient camper entre Sierck et Luxembourg, et le général François-Sébastien de Croix, à la tête des Autrichiens, coupe la communication entre Longwy et Montmédy.

Les forces anti ou contre-révolutionnaires envahissent la France le 18 août 1792.

Une armée de 150 000 hommes formée de troupes :

sous le commandement de Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick, représentant de Frédéric Guillaume II de Prusse, s'avance contre la France, sur toute la ligne de ses frontières, entre Dunkerque et la Suisse.

S'y sont joints 20 000 émigrés.

Victor-François de Broglie commande l'armée contre-révolutionnaire de Louis V Joseph de Bourbon-Condé en 1792 qui opère en Champagne.

Louis Auguste Victor de Ghaisne participe à cette campagne.

Le 17 août 1792, Nicolas de Luckner est attaqué par 22 000 Autrichiens qu'il écrase du feu de ses batteries.

Le 19 août 1792, Nicolas de Luckner résiste courageusement à une attaque de 22 000 Autrichiens à Fontoy.

Il est néanmoins rappelé et relégué dans un commandement secondaire.

De plus, Nicolas de Luckner est appelé à la barre de la Convention pour y rendre compte de sa conduite.

Il proteste de son dévouement à la France et n'en reçoit pas moins l'ordre de ne point s'éloigner de Paris.

Le 20 août 1792, les forces prussiennes battent les troupes françaises à Verdun.

Le 23 août 1792, après un bombardement de 3 jours, Longwy se rend aux alliés qui marchent alors lentement vers la Place de Verdun indéfendable.

Le colonel Beaurepaire, commandant de la place de Verdun, indigné de la lâcheté du conseil de guerre qui veut capituler, prend un pistolet et se suicide.

Le 2 septembre 1792, Verdun, place forte réputée imprenable, capitule. La route de Paris est alors ouverte.

Le jeune Marceau, qui veut comme Beaurepaire s'ensevelir sous les ruines de la place, finit par se rendre le 3 septembre 1792.

Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick prend possession de Verdun au nom du roi de France.

L'armée d'invasion réunie à Verdun est forte de 80 000 hommes.

Dès 4 septembre 1792, Frédéric Guillaume II de Prusse donne ordre à cette armée d'avancer à travers les plaines de la Champagne et de marcher droit sur Paris.

Il s'arrête cependant à quelques lieues de Châlons-sur-Marne, arrivé au terme de son voyage qui devait être une suite de fêtes et de triomphes.

François-Sébastien de Croix entre en Champagne et s'empare de Stenay

Les troupes françaises n'ont subi que des revers depuis la déclaration de guerre. Les commandants en chef des armées françaises deviennent suspects.

Aussi, avant qu'une action sérieuse puisse être entreprise, les trois armées :

sont réparties entre les généraux Charles François du Perrier du Mouriez et François Étienne Christophe Kellermann.


Massacre de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Mort de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Le 20 août 1792, on vient chercher à la Prison du Temple tous ceux qui n'appartiennent pas à la famille royale stricto sensu.

Marie-Antoinette d'Autriche et Marie-Louise de Savoie-Carignan doivent se dire adieu. Marie-Louise de Savoie-Carignan est conduite à la prison de la Force.

Les 2 et 3 septembre 1792, une foule armée de barres de fer, de piques et de bûches encercle les prisons de Paris.

En place au moment des massacres de septembre 1792 Jean-Marie Roland se distingue par son inertie, ne prenant que des mesures bien trop tardives.

Élu à la Convention, Jean-Marie Roland refuse son siège de député, préférant conserver son portefeuille au Ministère.

Marie-Louise de Savoie-Carignan, tirée de sa cellule au matin du 3 septembre 1792.

D'après la reconstitution des procès-verbaux de la section des Quinze-Vingts, Marie-Louise de Savoie-Carignan est introduite devant une commission improvisée en hâte par les membres du comité de surveillance de la Commune du 10 août, et sommée de nommer ceux qu'elle a reçu à sa table.

On lui demande de témoigner sur la réalité des connivences de Louis XVI et de Marie-Antoinette avec les puissances de la Coalition.

Dans les minutes qui suivent ce semblant d'interrogatoire, elle est élargie.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui était encore à Paris et qui devait embarquer pour Londres le surlendemain, indiquera à lord Grenville, secrétaire du Foreign Office, que Madame de Lamballe a été tuée à la suite d'une atroce méprise.

En sortant dans la cour de la prison, elle aurait eu, selon lui, un malaise, et les tueurs aux aguets, armés de bûches et de piques, croyant qu'elle avait reçu un premier coup, la lynche.

Sa tête est promenée au bout d'une pique jusqu'à la tour du Temple. Adam Pitt raconte que son corps est transporté sur des kilomètres, profané, jusqu'au comité civil de la section des Quinze-Vingts.

Enfin, la tête est portée à son tour au comité, à 7 heures du soir, après avoir été repoudrée, afin d'être inhumée auprès du corps dans une tombe du cimetière des Enfants-Trouvés.

Quelques heures plus tard, Louis Jean Marie de Bourbon dépêche en vain son fidèle valet Fortaire pour retrouver sa dépouille.

Il est possible qu'on ait voulu éviter un procès équitable au cours duquel elle aurait pu mettre en cause un certain nombre de pêcheurs en eaux troubles soudoyés par la cour, comme par exemple Dossonville, Stanislas Marie Maillard ou le général Antoine Joseph Santerre, partie prenante dans les massacres de septembre avec son beau-frère Étienne-Jean Panis.



Bataille dans les défilés de l'Argonne

Maurice Étienne Gérard est nommé grenadier et reçoit le baptême du feu en 1792 dans les défilés de l'Argonne, sous les ordres de Charles François du Perrier du Mouriez,


Bataille de Valmy Carte de la bataille de Valmy Charles François du Perrier du Mouriez

Bataille de Valmy

Abolition de la royauté en France

Charles François du Perrier du Mouriez entraîne ses nouvelles troupes à Valenciennes avec des engagements fréquents mais réduits dans le dessein d'envahir la Belgique.

Il comprend que les Prussiens vont vers Paris et se porte dans l'Argonne par une marche rapide et osée presque sous les yeux de l'avant-garde prussienne.

Charles François du Perrier du Mouriez barre la route de Paris, enjoignant à François Étienne Christophe Kellermann de l'assister depuis Metz.

L'objectif de Charles François du Perrier du Mouriez, qui s'en vante, est de faire des clairières de l'Argonne par lesquelles les colonnes étrangères doivent traverser la forêt, un nouveau Thermopyles pour la France.

François Étienne Christophe Kellermann se rapproche lentement et, avant qu'il n'arrive, la partie nord de la ligne de défense de Charles François du Perrier du Mouriez est enfoncée.

Charles François du Perrier du Mouriez fait une remarquable manœuvre de nuit qui regroupe ses troupes en changeant le front pour faire face au nord, avec son aile droite dans l'Argonne et sa gauche s'allongeant vers Châlons-sur-Marne.

C'est sur cette position que François Étienne Christophe Kellermann fait sa jonction à Sainte-Menehould le 19 septembre 1792.

Charles François du Perrier du Mouriez campe à une lieue en avant de Sainte-Menehould, sur un plateau peu élevé au-dessus des prairies à droite du chemin qui conduit à Châlons.

Cette position s'appuie sur la droite à l'Aisne qui descend de Sainte-Menehould, des prairies marécageuses et un étang en couvrent la gauche. Une vallée étroite sépare le camp des hauteurs de l'Iron et de la Lune où campent les Prussiens. Entre ces deux élévations se trouve un bassin de prairies d'où sortent quelques tertres dont le plus élevé est celui qui se trouve couronné par le moulin de Valmy. Deux petites rivières séparent cet espace qui tombent dans l'Aisne au-dessus et au-dessous de Sainte-Menehould. L'Auve est au sud et la Bionne est au nord.

Le quartier général est placé à Sainte-Menehould à une égale distance du corps d'armée et de l'avant-garde commandée par Arthur Dillon, sur la rive droite de l'Auve.

Joseph de Miaczynski commande une brigade de la division d'Arthur Dillon.

Un bataillon de troupes de ligne se trouve dans le château de Saint-Thomas.

Vienne-le-Château, Moiremont et La Neuville-au-Pont sont occupés par 3 autres bataillons d'infanterie et de la cavalerie.

Le front du camp est couvert de batteries qui couvrent le vallon dans tous ses prolongements.

La gauche du camp se termine sur le chemin de Châlons-sur-Marne, la rive droite de l'Auve est laissée à l'armée de François Étienne Christophe Kellermann.

François Étienne Christophe Kellermann, arrivé le 18 septembre 1792 à Dampierre-le-Château, y reçoit le soir une dépêche de Charles François du Perrier du Mouriez lui indiquant en arrière et sur la gauche une position excellente, formant équerre avec la sienne, ce qui sera déterminant pour couvrir une attaque sur François Étienne Christophe Kellermann en la canonnant par les flancs depuis les positions de Charles François du Perrier du Mouriez.

Le lendemain, François Étienne Christophe Kellermann obéit et fait passer l'Auve à ses troupes.

Mais à peine est-il rendu sur l'emplacement désigné par Charles François du Perrier du Mouriez que, frappé par ses inconvénients, il court à Sainte-Menehould pour faire observer au général en chef combien cette position est dangereuse :

François Étienne Christophe Kellermann prévient Charles François du Perrier du Mouriez qu'il est décidé à repasser l'Auve le lendemain 20 septembre 1792, à la pointe du jour, mais il n'a pas le temps de s'exécuter.

L'armée prussienne, instruite de son arrivée et jugeant bien la difficulté de sa position, est déjà en marche pour l'attaquer.

Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick a en effet passé les défilés du nord et pivoté pour couper Charles François du Perrier du Mouriez de Châlons.

La manœuvre prussienne est presque achevée.

François Étienne Christophe Kellermann, commandant en l'absence momentanée de Charles François du Perrier du Mouriez, fait avancer son aile gauche et prend position sur le plateau adossé au moulin entre Sainte-Menehould et Valmy.

À 3 heures du matin, le 20 septembre 1792, les Prussiens et les Autrichiens sont déjà en mouvement et bientôt l'avant-garde prussienne, commandée par le prince de Hohenlohe-Singelfingen, rencontre celle du général François Étienne Christophe Kellermann, sous les ordres du général Després-Crassier, établie en avant du village de Hans pour éclairer cette partie et couvrir la gauche de l'armée.

L'attaque de l'ennemi fait prendre conscience qu'il s'agit d'une affaire sérieuse et non d'une escarmouche d'avant-postes, les coalisés veulent en finir et écraser d'un seul coup les deux petites armées qui s'opposent à leur marche.

L'avant-garde prussienne se porte directement sur Hans, entre la Bionne et la Tourbe, tandis que le gros de l'armée remonte la rivière à Somme-Tourbe suivi des Autrichiens du général Clairfayt.

À la première nouvelle de l'attaque de son avant-garde, François Étienne Christophe Kellermann ordonne de plier les tentes, de prendre les armes et de déblayer la route en arrière en faisant filer les équipages par le grand chemin de Sainte-Menehould.

Il n'est plus question de repasser l'Auve, le temps presse.

L'avant-garde, vigoureusement attaquée, se replie déjà sur l'armée.

François Étienne Christophe Kellermann prend aussitôt ses dispositions pour une bataille en règle.

Jusque vers 7 heures, un brouillard épais empêche les deux armées de connaître leurs dispositions respectives.

Lorsqu'il se dissipe un peu, l'artillerie commence à tirer de part et d'autre, et le feu se soutient avec vivacité, sans être vraiment meurtrier pour aucun parti.

Vers 10 heures, François Étienne Christophe Kellermann, placé au centre de la ligne, étudie les manœuvres de l'ennemi lorsque son cheval est tué sous lui d'un coup de canon.

Presque dans le même temps, des obus éclatent au milieu du dépôt de munitions et font sauter deux caissons d'artillerie, blessant beaucoup de monde alentour.

Dans le désordre ainsi causé, les conducteurs s'enfuient avec leurs caissons.

Faute de munitions, le feu diminue d'intensité.

Une partie de l'infanterie opère alors un mouvement de recul et ajoute à la confusion générale.

François Étienne Christophe Kellermann s'y rend en personne, et reprend la première position.

Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick voyant que le feu de son artillerie n'a pas réussi à ébranler les troupes françaises, veut essayer une attaque de vive force.

Vers 11 heures, le feu de ses batteries redouble.

Il forme 3 colonnes d'attaque soutenues par la cavalerie.

Les 2 colonnes de gauche se dirigent sur le moulin de Valmy, la droite se tenant à distance.

Ces attaques en ordre oblique sont la tactique habituelle des Prussiens.

François Étienne Christophe Kellermann comprend que dans cet état d'esprit, il n'est pas non plus possible de maintenir la discipline tout en restant statique.

Aussi, il ordonne d'avancer.

Il dispose son armée en colonnes par bataillon.

Quand elles sont formées, il les parcourt et leur adresse cette courte harangue :

Camarades, voilà le moment de la victoire; laissons avancer l'ennemi sans tirer un seul coup de fusil, et chargeons-le à la baïonnette.

L'armée, pleine d'enthousiasme et déjà aguerrie par une canonnade de quatre heures, répond aux paroles de son général par des cris multipliés de : Vive la nation ! François Étienne Christophe Kellermann lui-même, et alors que soufflé par l'explosion d'un convoi français il est tombé de cheval, met son chapeau au bout de son sabre et répète : Vive la nation ! en passant devant les troupes sur un cheval trouvé.

En un instant, tous les chapeaux sont sur les baïonnettes et un immense cri s'élève de tous les rangs de l'armée.

Ces mouvements, cet enthousiasme, annonce une armée qui brûle de combattre.

L'ennemi s'étonne, ses colonnes s'arrêtent : " La victoire est à nous ! " crie François Étienne Christophe Kellermann, et l'artillerie, dont le feu redouble, foudroie les têtes de colonnes prussiennes.

Devant tant de détermination, Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick donne le signal de la retraite.

Le feu continue jusqu'à 4 heures du soir.

Encore une fois l'ennemi reforme ses colonnes et essaie une nouvelle attaque.

Mais la bonne contenance de l'armée française, son ardeur manifestée par de nouveaux cris, suffit à l'arrêter une seconde fois.

Vers 7 heures du soir, les coalisés regagnent leurs premières positions, laissant aux Français le champ de bataille jonché de morts.

Le lendemain, 21 septembre 1792, François Étienne Christophe Kellermann, dont la position, malgré la retraite de l'ennemi, n'en est pas moins hasardeuse, s'établit sur les hauteurs de Voilemont, son front couvert par l'Auve et sa droite appuyée sur la gauche de Charles François du Perrier du Mouriez.

La bataille est marquée surtout par une intense canonnade (les Français tirent 20 000 coups de canon) au cours de laquelle la nouvelle artillerie française créée par Gribeauval montre sa supériorité.

Les 2 armées ont assisté à la bataille sans vraiment y prendre part.

Le 1er bataillon de la Haute Vienne combat l'ennemi à la côte de Brienne.

Charles François du Perrier du Mouriez a pris toutes ses dispositions pour venir au secours de François Étienne Christophe Kellermann en cas d'échec, ou pour prendre part à l'affaire si elle devenait générale.

François-Sébastien de Croix s'est contenté de montrer 3 têtes de colonnes vers Valmy et Maffrievart pour tenir les Français dans l'incertitude et menacer en même temps la tête du camp de Sainte-Menehould et les derrières de la droite de François Étienne Christophe Kellermann.

Avec ses 100 000 Austro-Prussiens engagés contre seulement 24 000 Français, Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick est si sûr de vaincre, qu'il a cru pouvoir se passer de l'assistance efficace de François-Sébastien de Croix et des Autrichiens.

Il n'y a finalement que 300 morts côté français, 184 chez les Prussiens.

Francisco de Miranda, général dans l'armée de Dumouriez, participe à la bataille de Valmy.

Goethe assiste à la bataille aux côtés du duc de Saxe-Weimar.

Le 21 septembre 1792, la nouvelle parvient à Paris.

Lors de sa première séance, la Convention nationale est assurée de la sauvegarde du pays et est sûre de sa force.

Elle décrète que la royauté est abolie en France et que l'An I de la République française part de ce jour.

Louis XVI est donc détrôné.

François Étienne Christophe Kellermann passe pour le sauveur de la patrie.

80 000 ennemis, qui avaient marché comme en triomphe, reculent alors et l'armée française inexpérimentée, devant des soldats aguerris et disciplinés, s'aperçoit que le courage et le patriotisme peuvent la rendre redoutable.

La bataille de Valmy est donc à l'origine du mythe du citoyen en arme qui fonde la conscription (ou service militaire).

Les conséquences de cette bataille est l'évacuation du territoire français par l'armée coalisée le 22 octobre 1792.


Bas-relief de la bataille de Jemappes sur l'arc de Triomphe de l'Étoile - par Carlo Marochetti Bataille de Jemappes

Bataille de Jemmapes

La bataille de Jemappes ou Jemmapes a eu lieu à Jemappes près de Mons en Belgique entre l'Autriche et la France le 6 novembre 1792.

Elle se déroula le long de la vallée de la Haine depuis Elouges, Boussu, Hornu, Quaregnon, Jemappes, Cuesmes et Ciply.

L'armée révolutionnaire française, constituée de 40 000 volontaires et commandée par Charles François du Perrier du Mouriez.

L'armée révolutionnaire française remporte la victoire, notamment grâce à son avantage numérique.

L'armée autrichienne aux Pays-Bas autrichiens sous les ordres d'Albert-Casimir de Saxe-Teschen et des généraux belges François-Sébastien de Croix et Johann Pierre de Beaulie doit évacuer le pays.

Jean Henri Becays Ferrand commande l'aile gauche de l'armée française.

Jean Henri Becays Ferrand emporte à la baïonnette avec intrépidité les villages de Carignan (commune actuelle de Quaregnon) et de Jemappes.

Louis Auguste Jouvenel de Harville des Ursins se distingue particulièrement lors de cette bataille.

L'unité d'Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier, dans le corps de réserve de Louis Auguste Jouvenel de Harville des Ursins, se trouve à cette bataille.

Du côté français, participent à cette bataille :

Louis-Philippe Ier de France se distingue dans le commandement de son aile droite.

Il s'enorgueillira jusqu'à la fin de sa vie d'avoir été l'un des artisans de cette victoire.

Mais le spectacle du sang versé et de la tuerie devait aussi lui inspirer une profonde aversion pour la guerre.

François-Richer Drouet, à la tête de sa division d'infanterie, est mortellement blessé.

Jean-Baptiste Jourdan et Maurice Étienne Gérard participent à cette bataille.

Joseph Souham participe à cette bataille sous le grade de lieutenant-colonel.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est fait colonel de l'ancien régiment de Picardie lors de cette bataille.

Jacques Gilles Henri Goguet a un cheval tué sous lui lors de cette bataille.

Joseph de Miaczynski combat à la gauche de l'aile droite française.

François-Sébastien de Croix fait une savante retraite après cette bataille.

Cette bataille fait 2 000 morts coté français et 4 000 coté autrichiens



Maurice Étienne Gérard Sous-lieutenant

Maurice Étienne Gérard est nommé Sergent-major le 16 décembre 1792.

Maurice Étienne Gérard est nommé Sous-lieutenant le 21 décembre 1792.



Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald Général de brigade

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est nommé Chef de Brigade de la 26e demi-brigade de bataille le 8 mars 1793.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est nommé général de brigade à titre provisoire le 26 août 1793.


Combat de Neerwinden - aquarelle de Johann Nepomuk Geiger - XIXe siècle

Bataille de Neerwinden

Charles François du Perrier du Mouriez tente de déborder les Pays-Bas.

Les Autrichiens, sous les ordres de Frédéric Josias de Saxe-Cobourg, marchent depuis Maastricht vers Bruxelles.

Ils rencontrent le 15 mars 1793 l'avant garde de l'armée française qui se réunit à la hâte à Tirlemont, et prend position entre Neerwinden et Neerlanden dans l'actuelle Belgique.

Le 18 mars 1793, après une petite escarmouche, Frédéric Josias de Saxe-Cobourg se replie afin de réarranger son armée entre Racour et Dormael.

Il réussit à parer la tentative d'encerclement menée par les Français.

Charles François du Perrier du Mouriez est donc contraint de combattre sur plusieurs fronts en même temps.

L'enthousiasme et l'entrain des Français compensent leur manque de formation ainsi que leur indiscipline mais ils ne peuvent malgré cela rien faire contre des troupes autrichiennes aguerries et connaissant mieux les techniques de combat à découvert.

Le ratio de 11 attaquants pour 10 défenseurs au lieu de 2 contre 1 à Jemappes mène vers la défaite.

Jean-Baptiste Jourdan participe à cette bataille et se distingue notamment aux environs de Namur, lors de la retraite de l'armée.

Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier participe à cette bataille.

Maurice Étienne Gérard participe à cette bataille.

André Burthe d'Annelet se signale à cette bataille.

Jean-Victor Marie Moreau se signale lors de cette bataille.

Louis Lazare Hoche donne des preuves éclatantes de sa capacité et de sa bravoure lors de cette bataille.

Joseph de Miaczynski commande une division à la gauche de l'armée, subordonnée au général Francisco de Miranda. Joseph de Miaczynski dirige la colonne la plus à gauche du dispositif français et prend Dormaal avant d'en être chassé par plusieurs contre-attaques de Benjowski.

François-Sébastien de Croix décide du succès autrichien.

François-Sébastien de Croix s'empare du Quesnoy.

Cet échec de l'armée révolutionnaire française donne le signal de sa dissolution presque complète.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg oblige Charles François du Perrier du Mouriez à évacuer la Belgique.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg commence l'invasion de la France.



Bataille du col d'Ispéguy

Le 21 août 1793, Pierre-Henry d'Arnaudat repousse les Espagnols à la bataille du col d'Ispéguy (au-dessus de Saint-Étienne-de-Baïgorry) et fait 150 prisonniers.



Étienne-Charles de Loménie Prisonnier

Sa conduite passée aussi bien que sa conduite présente l'ont rendu suspect aux révolutionnaires. Étienne-Charles de Loménie est arrêté à Sens, le 9 novembre 1793, et détenu à domicile.



Maurice Étienne Gérard Lieutenant

Maurice Étienne Gérard est nommé lieutenant le 30 décembre 1793.



Mort de François Clary

Au cours de la Révolution, les couvents sont fermés.

Bernardine Eugénie Désirée Clary et Julie Clary doivent retourner vivre avec leurs parents.

François Clary meurt le 20 janvier 1794.

Les autorités découvrent que, François Clary, souhaitait acquérir un titre de noblesse sous le règne de Louis XVI.

Ce que le Comité de surveillance omet de signaler ou ignore, c'est que la demande d'anoblissement a été refusée.

En cette période troublée, la répression consécutive à la Loi des suspects est féroce. Étienne Clary, frère aîné de Bernardine Eugénie Désirée Clary, à présent chef de famille est suspecté à la place de son père.

En février 1794, Étienne Clary est incarcéré sur ordre du Tribunal révolutionnaire

À la veille de comparaître devant ses juges, Bernardine Eugénie Désirée Clary accompagne Marcelle Guey, sa belle-sœur, qui intervient auprès d'Antoine Louis Albitte, représentant en mission, député, pour faire libérer son époux.

Dans la salle d'attente, Bernardine Eugénie Désirée Clary, accablée, s'endort et Marcelle Guey se rend seule à l'audience pour plaider sa cause.

Sa mission couronnée de succès, Marcelle Guey ne réussit pas à rejoindre Bernardine Eugénie Désirée Clary, pressée d'apporter à la prison l'ordre d'élargissement de son mari.

Bernardine Eugénie Désirée Clary seule et désemparée est découverte par Joseph Bonaparte, commissaire de la marine à Marseille, qui la rassure sur le sort d'Étienne Clary, son frère.

Ils font connaissance et Joseph Bonaparte lui propose de la raccompagner à son domicile.

Le lendemain, Joseph Bonaparte retourne chez les Clary pour être présenté à la famille.

Sous le charme de Bernardine Eugénie Désirée Clary, Joseph Bonaparte la courtise et lui promet le mariage dès qu'elle aura atteint sa majorité.

Napoléon Ier, frère cadet de Joseph Bonaparte, chargé de l'organisation de la défense de Marseille et l'inspection de la côte provençale, arrive.

Napoléon Ier jette son dévolu sur Bernardine Eugénie Désirée Clary et sans ambages impose sa volonté : dans un bon ménage, il faut que l'un des 2 époux cède à l'autre.

Toi, Joseph, tu es d'un caractère indécis et il en est de même de Désirée ; tandis que Julie et moi savons ce que nous voulons. Tu feras donc mieux d'épouser Julie Clary. Quant à Désirée, elle sera ma femme ".

En réalité Napoléon s'est aperçu de l'amour que porte Julie Clary à Joseph Bonaparte.



Mort d'Étienne-Charles de Loménie

De nouveau arrêté, Étienne-Charles de Loménie meurt à Sens le 19 février 1794, la nuit même de son arrestation, victime soit d'une attaque d'apoplexie, soit d'un empoisonnement.

Parmi ses amis, aussi célèbres que nombreux, on compte Turgot, l'encyclopédiste André Morellet et Voltaire.



Profanation du tombeau de Louis-Ferdinand de France

Le tombeau de Louis-Ferdinand de France, dans la cathédrale Saint-Étienne à Sens, est profané en mars 1794 par les révolutionnaires, qui jettent sa dépouille dans une fosse commune de la ville.



Affectation de Maurice Étienne Gérard à la 71e demi-brigade

En avril 1794, Maurice Étienne Gérard est affecté à la 71e demi-brigade commandée par Jean-Baptiste Jules Bernadotte. Cette demi-brigade fait partie de l'armée du Nord.


Bataille de Fleurus

Batailles de Fleurus

Maurice Étienne Gérard passe la Sambre le 12 juin 1794.

La première bataille de Fleurus du 16 juin 1794 oppose les Français commandé par Jean-Baptiste Jourdan aux Autrichiens commandés par Frédéric Josias de Saxe-Cobourg.

Jean-Baptiste Kléber a la charge de l'aile gauche.

Maurice Étienne Gérard se bat à Fleurus le 16 juin 1794

Le centre et la droite française sont en difficulté.

Les actions de Jean-Baptiste Kléber permettent dans un premier temps de repousser et de défaire la colonne de Wartensleben, trop tard cependant.

Jean-Baptiste Kléber est chargé de couvrir la retraite ce qui permet à l'armée française de repasser la Sambre en bon ordre.

Le 20 juin 1794, l'armée française reprend l'offensive. Elle est forte de 89 592 hommes, moins les 8 625 hommes de la division Muller.

Elle est déployée en arc de cercle autour de Charleroi et appuyées à ses deux extrémités sur la Sambre.

L'Aile droite est commandée par le général Marceau et est composée:

Cette aile a :

Les avant-gardes occupent Wanfercée-Baulet et Velaine.

Le centre de l'armée est composé:

Le centre a :

L'Aile gauche est composée :

La gauche a en réserve la Brigade Daurier forte de 5 904 hommes, positionnée à Fontaine-l'Évêque, Leernes et Wespe.

Les coalisés (Royaume-Uni, Autriche, Hanovre), commandés par Frédéric-Josias de Saxe-Cobourg, ont pour objectif de lever le siège de Charleroi. Ils ignorent que la ville a accepté une reddition secrète la veille.

Maurice Étienne Gérard participe à la prise de Charleroi le 25 juin 1794.

Organisés en 5 colonnes, les coalisés frappent simultanément les forces françaises à Fleurus le 8 messidor an II soit le 26 juin 1794.

La division Muller, n'est pas présente le jour de la bataille car envoyée en renfort au général Barthélemy Louis Joseph Schérer pour défendre la Sambre jusqu'à Maubeuge.

La gauche française du général Montaigu est forcée à la retraite à travers le bois de Monceau jusqu'à Marchienne, par le général Latour.

Jean-Baptiste Kléber envoie immédiatement une division en renfort.

Mais celle-ci, arrivant trop tard, se trouve obligée de battre en retraite également.

Jean-Baptiste Kléber réagit alors en faisant placer des batteries sur des hauteurs pour soutenir Montaigu et envoie la division Jean-Baptiste Jules Bernadotte en diversion de manière à sauver un poste important : Marchiennes.

Maurice Étienne Gérard participe à ces combats le 26 juin 1794.

Devant cette réaction de la part des Républicains (et la retraite d'une autre des colonnes autrichiennes commandées par le Prince d'Orange) les Autrichiens hésitent, ce dont profite immédiatement Jean-Baptiste Kléber en se mettant à la tête d'une colonne et en attaquant la gauche de la colonne Latour.

Enfin, il envoie la brigade Duhesme pour tourner les Autrichiens. Cette manœuvre réussit.

Morlot, au centre, se replie sur Gosselies, tandis que Championnet doit abandonner Heppignies.

Mais Jean-Baptiste Jourdan amène des renforts et fait reprendre ce dernier village.

Johann Pierre de Beaulieu arrive avec une nouvelle colonne mais Jean-Baptiste Jourdan fait donner les réserves, et les Français, après les plus grands efforts, restent maîtres du village de Lambusart.

Ainsi partout le combat s'est rétabli : la fin du jour approche.

Johann Pierre de Beaulieu, apprenant, lui aussi, la prise de Charleroi, recule, et Frédéric-Josias de Saxe-Cobourg se décide à ordonner une retraite générale sur Bruxelles.

La bataille eut lieu toute la journée sous un soleil brûlant, et, par endroits, au milieu de véritables incendies, les moissons ayant pris feu.

L'armée française, à bout de forces et de munitions, ne poursuit pas.

Le lendemain, les coalisés abandonnent la Belgique et battent en retraite en Allemagne.

Les Autrichiens perdent définitivement le contrôle de cette région.



Joseph Mathurin Fidèle Lesuire Général de brigade

Étienne Maynaud de Bizefranc de Lavaux, gouverneur de Saint-Domingue, élève Joseph Mathurin Fidèle Lesuire au grade de général de brigade le 4 fructidor an II soit le 21 août 1794.



Naissance d'Auguste Michel Étienne Regnault de Saint-Jean-d'Angély

Auguste Michel Étienne Regnault de Saint-Jean-d'Angély naît en 1794.



Création de l'armée de Sambre-et-Meuse

Passage de la Roër

Maurice Étienne Gérard suit Jean-Baptiste Jules Bernadotte à l'armée de Sambre-et-Meuse nouvellement créée et placée sous le commandement de Jean-Baptiste Jourdan.

Maurice Étienne Gérard se distingue au passage de la Roër à Aldhoven, s'élançant au travers des lignes ennemies pour établir un filin au travers de la rivière afin de permettre aux troupes de traverser le 2 octobre 1794.



Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald Général de division

Le 28 novembre 1794, Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est nommé Général de division.



Bataille de Cassel

Bataille de Courtrai

Bataille de Menin

Prise de la flotte hollandaise

Jean-Charles Pichegru bat l'ennemi à Cassel, à Courtrai, à Menin

Jan-Charles Pichegru s'empare de Bois-le-Duc, de Venlo, de Nimègue, passe la Waal sur la glace.

Jean-Charles Pichegru envoie sur le Zuyderzée un escadron de hussards charger la flotte hollandaise prise par les glaces.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald poursuit les Anglais de Frederick Augustus d'York, passe les fleuves gelés, et capture avec sa cavalerie la flotte hollandaise prise dans les glaces.

Le 14 février 1795, Jean-Charles Pichegru entre à Groningue, dans le nord des Pays-Bas : l'ensemble du pays est occupé.



Maurice Étienne Gérard adjoint à l'état-major de Jean-Baptiste Jules Bernadotte

Jean-Baptiste Jules Bernadotte fait nommer Maurice Étienne Gérard adjoint à son état-major le 28 avril 1795.


Les directeurs de la France - Paul Barras au centre Paul Barras - Principal membre du Directoire

Paul Barras Directeur

Paul Barras est élu au Directoire dès sa création le 31 octobre 1795.

Sont choisis également :

Emmanuel-Joseph Sieyès, réticent, démissionne aussitôt, et est remplacé par Lazare Carnot.



Prise du fort de Koenisgstein

En 1796, Maurice Étienne Gérard participa à tous les combats par lesquels l'armée de Sambre-et-Meuse se rend maîtresse de la rive gauche du Rhin et tente, mais sans succès durable, d'effectuer une percée en territoire allemand.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe aux opérations de Jean-Baptiste Jourdan et Jean-Victor Marie Moreau contre Charles-Louis de Teschen, forçant le fort de Koenisgstein à capituler le 26 juillet 1796.



Combat de Teining

Le 22 août 1796, Maurice Étienne Gérard prend part au combat de Teining.



Maurice Étienne Gérard Capitaine

Maurice Étienne Gérard est nommé capitaine à la 30e demi-brigade de ligne le 20 avril 1797.


Passage du Tagliamento –Prosper Lafaye

Bataille du Passage du Tagliamento

François Étienne Christophe Kellermann Blessé

Accords de paix préliminaires de Leoben

Napoléon Ier se dirige rapidement vers Vienne.

François Ier d'Autriche envoie Charles-Louis de Teschen avec l'élite de l'armée à la rencontre des Français avec la lourde mission d'arrêter leur progression.

La division Jean-Baptiste Jules Bernadotte arrive d'Alsace.

Le Col du Brenner est occupé par Barthélémy-Catherine Joubert, celui de Tarvis par André Masséna, tandis qu'au sud, Napoléon Ier s'approche du Tagliamento derrière lequel Charles-Louis de Teschen garde la route de Trieste.

Le 16 mars 1797, la bataille dite du Passage du Tagliamento ou combat de Valvasone oppose les troupes françaises de l'armée d'Italie commandées par Napoléon Ier à celles de l'empire d'Autriche sous les ordres de Charles-Louis de Teschen.

L'arrière-garde des forces autrichiennes est retranchée sur la rive gauche du Tagliamento.

Napoléon Ier est bloqué par le fleuve et les ponts sont inutilisables car aux mains des Autrichiens.

Mais, faute de pluies suffisantes, le niveau du fleuve est très bas et guéable à de nombreux endroits.

Napoléon Ier tire profit de cette situation et ordonne au général Guieu de passer sur la droite de l'ennemi et Jean-Baptiste Jules Bernadotte sur la gauche.

Après quelques échanges de coups de feu, Napoléon Ier feint de suspendre l'attaque et fait mettre ses troupes au repos et dresser le camp.

Les Autrichiens, persuadés que la bataille n'aura pas lieu, se rassurent et imitent les Français.

Ceux-ci se jettent alors sur leurs armes et surprennent les Autrichiens par une attaque rapide en passant dans le lit du Tagliamento, protégés par l'artillerie.

L'exécution de la manœuvre est très rapide et les Autrichiens sont incapables de repousser l'infanterie française qui les culbute.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte pour motiver ses troupes crie Soldats de Sambre-et-Meuse, l'armée d'Italie vous regarde.

La ligne autrichienne est rompue.

Charles-Louis de Teschen envoie alors sa cavalerie contre-attaquer les hommes de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, mais elle est rejetée par la cavalerie française commandée par Dugua et François Étienne Christophe Kellermann qui est blessé de plusieurs coups de sabres dans la mêlée.

Le quartier général de Charles-Louis de Teschen est pris.

Profitant de la nuit, les Autrichiens se retirent dans la montagne environnante, puis sur Palmanova, abandonnant aux vainqueurs 6 canons et une partie de leurs bagages.

La route de Trevise à Udine et à Palma la Nuova, principale place de ravitaillement des Autrichiens, est ouverte aux Français.

Gradisca est prise le 19 mars 1797.

Botzen est prise le 22 mars 1797.

Un combat a lieu à Tarvis le 24 mars 1797.

Trieste est prise le 24 mars 1797.

L'Autriche est ainsi forcé à signer des accords de paix préliminaires à Leoben les 7 et 18 avril 1797.



Jean-Baptiste Jules Bernadotte Ambassadeur à Vienne

Jean-Baptiste Jules Bernadotte est envoyé comme ambassadeur à Vienne.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte et Maurice Étienne Gérard partent en janvier 1798.

Ils séjournent à Vienne de février à avril 1798.

L'ambassade de France arbore un drapeau tricolore à son balcon ce qui provoque une émeute. Maurice Étienne Gérard montre la plus grande intrépidité pour repousser les excités et sauver la vie de son ambassadeur.



Destruction à la Cathédrale de Soissons

En 1798 les théophilanthropes détruisirent les derniers vestiges de la statuaire des portails de la Cathédrale de Soissons.

La Théophilantropie est un culte né pendant la Révolution française, qui voulait trouver une alternative à la déchristianisation en proposant le culte d'une religion naturelle.

Ces cérémonies, qui mettent en scène le Culte de la Raison et de l'Être suprême, participent aux différentes fêtes et commémorations révolutionnaires prévues par la Constituante, et dont un des ordonnateurs sera Rabaut de Saint-Étienne.



Maurice Étienne Gérard aide de camp de Jean-Baptiste Jules Bernadotte

Maurice Étienne Gérard devient aide de camp de Jean-Baptiste Jules Bernadotte le 5 février 1799.

Le 13 février 1799 Maurice Étienne Gérard devient Capitaine à la suite de la cavalerie légère.

Le 4 avril 1799, Maurice Étienne Gérard est adjoint à l'adjudant-général Villatte.

Le 13 juillet 1799, Maurice Étienne Gérard est nommé chef d'escadron.

Le 24 août 1799, Maurice Étienne Gérard est attaché au 9e régiment de hussards.



François Étienne Christophe Kellermann Inspecteur général de cavalerie

En 1799, François Étienne Christophe Kellermann est inspecteur général de cavalerie.


Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents - par François Bouchot (1840) - Château de Versailles Les trois consules – Cambacérès Napoléon Lebrun

Coup d'État du 18 brumaire an VIII

Le Consulat

Le coup d'État du 18 brumaire an VIII soit le 9 novembre 1799 se prépare dans la maison de Joséphine de Beauharnais, rue Chantereine.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte refuse de participer à ce coup d'État.

C'est dans l'orangerie du château de Saint-Cloud, devenu bien national, que se déroule ce Coup d'État.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald commande les Compagnies Versaillaises et appuie Napoléon Ier.

Joseph Fouché rend service à Napoléon Ier lors de ce coup d'État ne prenant aucune mesure contre lui.

Le Directoire est supprimé au profit du Consulat.

Le Conseil des Cinq-Cents est dissous.

Le Tribunat reprend une partie de ses attributions.

Napoléon Ier devient premier Consul.

Le poste de ministre de la Justice permet à Jean-Jacques Régis de Cambacérès d'appuyer le coup d'État.

Charles-François Lebrun devient troisième consul, particulièrement chargé des finances.

Après le 18 brumaire, Barthélemy Louis Joseph Schérer se retire dans ses terres.

Jean-Baptiste Robert Lindet quitte la vie politique après ce coup d'État qu'il réprouve, et reprend son activité d'avocat.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul échappe au supplice à la faveur du coup d'État du 18 brumaire an VIII.

Antoine Christophe Saliceti est hostile à ce Coup d'État,



François Étienne Christophe Kellermann Sénateur

En 1799, Après le 18 brumaire, François Étienne Christophe Kellermann est appelé à faire partie du Sénat conservateur.



Naissance de Joseph Vinoy

Joseph Vinoy naît à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs le 10 août 1800.



Maurice Étienne Gérard Chef de brigade

Le 26 octobre 1800, Maurice Étienne Gérard est promu Chef de brigade.



Philippe Paul de Ségur Aide de camp d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald

Philippe Paul de Ségur a été nommé Aide de camp d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald en novembre 1800.



Campagne des Grisons

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est nommé commandant en chef de l'armée des Grisons du 5 octobre 1800.

Cette armée sert de charnière entre l'armée d'Italie sous le commandement du maréchal Brune et l'Armée du Rhin sous le commandement de Jean-Victor Marie Moreau.

L'armée des Grisons passe difficilement le col du Splügen le 4 décembre 1800.



Prise de Trente

L'armée des Grisons sous le commandement d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald capture Trente le 6 janvier 1801.



Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald ministre plénipotentiaire au Danemark

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est relevé du commandement de l'armée des Grisons le 1er avril 1801.

Il est envoyé au Danemark comme ministre plénipotentiaire.



François Étienne Christophe Kellermann président du Sénat

La présidence du Sénat est décernée à François Étienne Christophe Kellermann le 2 août 1801.



Mariage d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald avec Félicité Françoise de Montholon-Sémonville

Félicité Françoise de Montholon-Sémonville est veuve de Barthélémy-Catherine Joubert.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald épouse à Paris le 26 juin 1802 Félicité Françoise de Montholon-Sémonville. Leur enfant est :



Maurice Étienne Gérard en non-activité

Un décret de 1801 dispose que les généraux de division ne peuvent avoir d'aide-de-camp d'un grade supérieur à celui de chef d'escadron,

Le 24 septembre 1803, Maurice Étienne Gérard doit cesser ses fonctions auprès de Jean-Baptiste Jules Bernadotte et est admis au traitement de non-activité.



Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald décoré de la Légion d'honneur

À son retour du Danemark, le 23 vendémiaire an XII soit le 16 octobre 1803, Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald reçoit la Légion d'honneur.



Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald Grand officier de la Légion d'honneur

Le 25 prairial an XII soit le 14 juin 1804, Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald devient Grand officier la Légion d'honneur.



François Étienne Christophe Kellermann Maréchal d'Empire

François Étienne Christophe Kellermann est fait Maréchal d'Empire en 1804 par Napoléon Ier.

Il obtient le cordon de grand officier.

De 1804 à 1813, à cause de son âge avancé, il ne commandera plus que des armées de réserve ou des corps d'observation.


Sacre de Joséphine de Beauharnais

Sacre de Napoléon Ier

Le 4 novembre 1804, Pie VII fait une halte d'une nuit à Montargis, dans la maison de Vincent-Marie Viénot de Vaublanc.

Du 25 au 28 novembre 1804, Pie VII fait un premier séjour à Fontainebleau pour le sacre de l'empereur Napoléon Ier.

Le 2 décembre 1804, Napoléon Ier est sacré empereur en présence du pape Pie VII à Notre-Dame de Paris.

Napoléon Ier pose la couronne impériale sur la tête de son épouse Joséphine de Beauharnais et qui la proclame impératrice.

François Étienne Christophe Kellermann porte la couronne de Charlemagne lors du sacre de Napoléon.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord assiste à ce couronnement.



Maurice Étienne Gérard Adjudant commandant et premier aide-de-camp de Jean-Baptiste Jules Bernadotte

Le 20 août 1805, un décret impérial nomme Maurice Étienne Gérard Adjudant commandant et premier aide-de-camp de Jean-Baptiste Jules Bernadotte.


Bataille d'Austerlitz

Bataille de Wischau

Bataille d'Austerlitz

Napoléon Ier continue la poursuite des armées autrichienne et prussienne vers le plateau de Pratzen.

Il a maintenant peur du rapprochement austro-prussien et il ne dispose que de 55 000 hommes à cet instant précis, face à 85 000 austro-russes.

Les ennemis, ayant appris ce déséquilibre numérique, arrêtent de fuir et cherchent le combat.

Il y a un petit affrontement à Wischau, où Joachim Murat, pourtant bien accompagné, se laisse surprendre.

Cela redonne confiance aux autrichiens.

Le 1er décembre 1805, veille de la bataille, la situation est la suivante :

sont retranchés sur le plateau de Pratzen,

Jean-Andoche Junot, André Burthe d'Annelet et Henri Gatien Bertrand participent à cette bataille.

Incorporé avec son régiment dans la Grande Armée de 1805 à 1807, Martial Bardet se couvre de gloire à Austerlitz.

Face à eux, les généraux Bagration, Liechtenstein et Constantin (75 000 hommes en tout) se trouvent de l'autre côté, sur le versant.

Les derniers 10 000 hommes s'opposent au corps de Louis Nicolas Davout.

Napoléon Ier met en place un plan stratégique quasi imparable...

Napoléon Ier laisse s'approcher les austro-russes pour mieux les combattre.

Il renforce Davout pour contrer le colonel Buxhowden, et en contrepartie dégarnit le plateau.

Le 2 décembre 1805, les autrichiens, confiants, attaquent en masse.

Vu l'expérience des soldats laissés par Napoléon Ier, les ennemis, pourtant 6 fois plus nombreux, n'avance pas d'un centimètre.

C'est alors que, dans le courant de l'après-midi, le maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult referme l'étau, et entoure les austro-russes.

Avec la division Saint-Hilaire, Charles Antoine Louis Alexis Morand attaque, de front, le plateau de Pratzen.

L'armée française, victorieuse, ne voit pas les positions ennemies, en raison d'un immense brouillard.

Tout d'un coup, celui-ci se dissipe, et laisse la place à un miraculeux soleil qui illumine le champ de bataille.

Bagratrion, alerté, vient à la rescousse, et bouscule les français.

Mais Napoléon Ier lance alors Michel Ney et Jean Lannes qui chargent les autrichiens avec une violence à peine imaginable.

Les autrichiens sont écrasés, les russes se débandent vers les marais gelés.

Maurice Étienne Gérard est blessé à Austerlitz en chargeant brillamment à la tête de ses escadrons contre la garde impériale russe.

Napoléon Ier aperçoit la fuite des russes au loin, rendue difficile par la glace.

Il donne l'ordre de monter son artillerie sur le plateau et de pilonner vers les étangs gelés.

La glace explose, et des dizaines de russes se noient ou meurent de froid dans l'eau libérée.

Philippe Paul de Ségur se trouve à Austerlitz.

On appellera cet affrontement la bataille des Trois Empereurs, car elle oppose simultanément :

Cette victoire met fin à la guerre de la troisième coalition.

L'Europe est désormais sous la domination complète de Napoléon.

Les États Allemands, la Norvège et l'Empire Turc cherche son appui ou même sa protection...

Une trêve est conclue le 4 décembre 1805 et les négociations commencent.

Louis François Foucher, un des meilleurs artilleurs de la grande armée, participe à cette bataille.


Mort du prince Louis Ferdinand - Nouveau Palais à Potsdam Napoléon harangue ses troupes du haut de la butte d'Iéna

Bataille de Saalfeld

Mort de Louis-Ferdinand de Prusse

Bataille d'Auerstaedt

Bataille d'Iéna

Presque un an après l'éclatante victoire d'Austerlitz, Napoléon a très peur que la Prusse s'engage dans la guerre.

Le problème est que ce pays a une très bonne armée, beaucoup mieux encadrée que les armées autrichienne et russe.

Sous la pression des Russes et poussé par Louise de Mecklembourg-Strelit, son épouse, Frédéric-Guillaume III de Prusse entre dans la Quatrième Coalition, décrète le réarmement en octobre 1806.

Partout en Prusse des jeunes gens s'enrôlent, les industries tournent à plein régime.

En deux semaines à peine, l'armée est prête, toute fraîche et déterminée.

Napoléon réagit et place ses armées à tous les points stratégiques de l'Allemagne :

les français sont prêts à la contre-offensive.

Le 7 octobre 1806, Frédéric-Guillaume III de Prusse envoie un ultimatum à Napoléon Ier, le sommant de quitter la Prusse et l'ensemble des États allemands de la future Confédération du Rhin.

Napoléon Ier refuse, l'affrontement est inéluctable...

Farouche partisan de la reprise de la guerre contre la France, Louis-Ferdinand de Prusse, fraîchement nommé lieutenant-général, conduit un corps de 8 500 hommes à l'avant garde des troupes prussiennes.

Le 10 octobre 1806, Louis-Ferdinand de Prusse s'oppose au 5e corps de Jean Lannes lors de la bataille de Saalfeld.

En très nette infériorité numérique et hors d'état de résister, Louis-Ferdinand de Prusse refuse pourtant de se rendre au maréchal des logis Jean-Baptiste Guindey.

D'un coup de sabre, il taillade celui-ci au visage.

En retour, Guindey lui administre un coup de sabre au bas du crâne puis un coup mortel à la poitrine.

Eu égard à son rang et à sa vaillance, Jean Lannes fait rendre les honneurs au prince.

Son corps est déposé dans le tombeau des princes de Cobourg à Saalfeld.

La gravure reproduite ici est tirée d'un ouvrage sur la reine Louise édité à Berlin en 1896, œuvre de Richard Knötel (1857-1914), et s'inspire d'un tableau du peintre français Jean-Laurent Mosnier qui avait fui la France à la Révolution.

En plus d'être un vaillant soldat, Louis-Ferdinand de Prusse est également un élève de Beethoven qui lui dédie son Concerto pour piano nº 3.

Louis-Ferdinand de Prusse est un grand pianiste qui brille dans de nombreux salons à Berlin où il improvise au piano.

C'est aussi un compositeur talentueux.

Au nord, Louis Nicolas Davout détruit la moitié de l'armée prussienne à la bataille Auerstäedt le 14 octobre 1806.

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel est mortellement blessé.

Ferdinand Baptista von Schill est blessé lors de cette Bataille.

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld participe à cette bataille.

Gebhard Leberecht von Blücher est chef d'avant-garde à Auerstaedt.

Le 3e corps, soit environ 30 000 hommes, triomphe d'une armée prussienne au moins deux fois plus forte;

À la fin de l'action, Louis Nicolas Davout dit à Charles Antoine Louis Alexis Morand, devant sa division : Général, vous avez sauvé le corps d'armée !

S'étant échappé, Ferdinand Baptista von Schill se réfugie en Poméranie, à Colberg.

La bataille d'Iéna à lieu le 14 octobre 1806.

Henri Gatien Bertrand est à Iéna.

Philippe Paul de Ségur se trouve à Iéna.

Louis François Foucher participe à cette bataille.

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, sur la droite, avec sa puissante artillerie, pilonne les postions prussiennes les obligeant à se replier.

Michel Ney se poste en avant-garde et contient les contre-offensives allemandes.

Face à lui, le général prussien Hohenlohe, visionnaire militaire de son temps, sait que ses hommes n'ont pas été entraînés, et que la bataille va sûrement être perdue.

Messembach, son ami général, le rejoint au moment où la situation devient critique.

Les prussiens se positionnent sur le plateau d'Iéna, qui est jugé imprenable.

Mais Napoléon Ier observe un vaste champ de raisins bordant tout le plateau.

Il décide de faire passer ses hommes et le matériel à cet endroit.

Les vignes cachent les français montant la colline.

Oui mais, les canons n'avancent plus dans leur ascension, la pente devient trop raide.

Napoléon Ier joue le tout pour le tout, il décide de lancer l'assaut sans l'aide de l'artillerie.

Celui-ci débute à 6 heures du matin, sur des prussiens ébahis et mal réveillés.

Maurice Étienne Gérard charge la cavalerie prussienne à la tête du 4e régiment de hussards, la culbute et lui fit un grand nombre de prisonniers.

La victoire est totale, et les derniers régiments qui tentent de s'enfuir sont pilonnés par l'artillerie ayant finalement réussie à gravir les derniers mètres pendant la bataille.

Cette bataille entraîne la capitulation prussienne et engendre le terrible duel : France-Russie...

Napoléon Ier n'apprend la victoire Auerstäedt que le soir du 14 octobre 1806.

Les Français occupent, entre autres, de grandes parties de l'Allemagne du Nord, dont le Mecklembourg-Schwerin.

Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin se réfugie sous la protection du Danemark à Altona près de Hambourg, dans le Schleswig-Holstein.

Poursuivi par les Français jusqu'en Prusse-Orientale, Frédéric-Guillaume III de Prusse doit alors s'exiler avec les débris de son armée chez le tsar Alexandre Ier de Russie.

Lorsque Napoléon Ier occupe Berlin en 1806, Wilhelmine de Hesse-Cassel est l'un des seuls membres de la famille royale à rester dans la capitale.



Combat de Halle

Le combat de Halle oppose les Français d'un corps de la Grande Armée commandés par Jean-Baptiste Jules Bernadotte à l'armée prussienne de réserve commandée par le duc Eugène de Wurtemberg-Stuttgart.

La confrontation a lieu le 17 octobre 1806.

Les combats se soldent par la défaite de l'armée prussienne de réserve.

Maurice Étienne Gérard montre une grande bravoure lors de cette bataille.

André Burthe d'Annelet participe à ce combat.



Maurice Étienne Gérard Général de brigade

Maurice Étienne Gérard est promu Général de brigade le 13 novembre 1806.


Bataille de Vimeiro

Bataille de Vimeiro

Convention de Cintra

Les Britanniques arrivent au Portugal en août 1808.

Jean-Andoche Junot est battu par les forces britanniques de sir Arthur Wellesley de Wellington à la bataille de Vimeiro le 21 août 1808.

Pendant la révolution, Hippolyte Michel entre dans l'armée Britannique et combat en Europe et en Amérique.

Hippolyte Michel est décoré à la Bataille de Vimeiro.

Les forces françaises se trouvent coupées de leur ligne de retraite.

Arthur Wellesley de Wellington est remplacé au haut commandement des troupes britanniques au Portugal par l'arrivée de Harry Burrard et le jour suivant par Hew Dalrymple.

Tous les deux sont de vieux hommes précautionneux qui n'ont pas récemment participé à des combats

Plutôt que de pousser leur avantage auprès des français, ils se contentent d'ouvrir des négociations.

Arthur Wellesley de Wellington a envisagé de prendre le contrôle de Torres Vedras et de couper la retraite des français avec sa réserve jusqu'ici inemployée, mais il reçoit l'ordre d'attendre et de signer un armistice préliminaire.

Des conversations entre Hew Dalrymple et François Étienne Christophe Kellermann conduisent à la signature de la Convention de Cintra ou Sintra, le 30 août 1808, au Palais de Queluz, à Queluz-Sintra, en Estramadure.

Par cet accord, Hew Dalrymple autorise les Français vaincus à évacuer leurs troupes du Portugal sans autre conflit, dans des termes similaires à ceux consentis à la garnison d'une forteresse pour se rendre.

Les 20 900 soldats français sont évacués du Portugal par la Flotte Britannique avec leur équipement et leurs biens personnels qui sont pour la plupart des biens pillés auprès de la population portugaise.

Ils sont transportés à Rochefort.

Jean-Andoche Junot y arrive le 11 octobre 1808 et évite la cour martiale.

Hew Dalrymple ne tient pas compte des préoccupations de la Royal Navy à propos d'une escadre russe bloquée dans la baie de Lisbonne.

Une négociation séparée réglera plus tard ce problème en transportant de même les marins russes chez eux et en sabordant leurs navires.

Une fois connue au Royaume-Uni, la convention est considérée comme honteuse.

Les rapports de Hew Dalrymple par contre orientent les critiques sur Arthur Wellesley de Wellington, qui a encore un ministère au gouvernement.

Arthur Wellesley de Wellington, Harry Burrard et Hew Dalrymple sont rappelé du Portugal afin de faire face à une commission d'enquête qui siège dans le Grand Hall de l'Hôpital Royal de Chelsea du 14 novembre au 27 décembre 1808.

Les 3 hommes sont relaxés.

Harry Burrard et Hew Dalrymple sont tranquillement poussés vers la retraite et ne seront plus appelés en service actif.

Arthur Wellesley de Wellington retourne bientôt en service au Portugal,

Sir John Moore, en commentant la commission d'enquête, exprime le sentiment populaire que sir Hew Dalrymple est sénile et, parmi tous les hommes vus a la tête d'une armée, de loin le plus incapable.



François Étienne Christophe Kellermann Duc de Valmy

François Étienne Christophe Kellermann devient Sénateur de Colmar et Duc de Valmy en 1808.



Guerre entre l'Autriche et l'Italie

Bataille de Sacile

Prise de Vicence

Prise de Bassano

Bataille de la Piave

Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie, devant la menace que constitue les troupes de Jean-Baptiste d'Autriche, positionne ses troupes en Frioul et Vénétie.

La 3e division, menée par le Général Grenier est en particulier basée à Sacile.

Eugène de Beauharnais, à la tête de l'armée d'Italie, commande en chef pour la première fois.

Parti de Milan le 5 avril 1809, Eugène de Beauharnais va à la rencontre de Jean-Baptiste d'Autriche, qui s'avance sur l'Isonzo avec des forces considérables.

L'Autriche déclare la guerre à l'Italie le 9 avril 1809.

Devant l'avance autrichienne rapide, les troupes franco-italiennes se replient derrière le fleuve Tagliamento, puis derrière la Livenza.

Le 14 avril 1809, Eugène de Beauharnais organise la défense sur cette ligne et inspecte notamment Sacile, où il décide de faire construire de nouveaux ponts par le 102e régiment d'infanterie, pour faciliter la contre-attaque.

Le 16 avril 1809, Eugène de Beauharnais, commande contre l'avis de son état-major de tenir Sacile sur la Piave, bien qu'en infériorité numérique.

Les Français sont 36 000 hommes, les Autrichiens 40 000.

Des combats de retardement de l'avance ennemie, à Pordenone, à Ospedaletto sont autant de sacrifices français.

La cavalerie française est décimée.

Toute la matinée, le 102e régiment doit combattre plus de cinq heures, autour du pont de Sacile, contre la cavalerie de Jean-Baptiste d'Autriche, appuyée par quelques pièces d'artillerie.

Un mouvement autrichien sur le côté des armées franco-italiennes force Eugène de Beauharnais à la retraite.

Les troupes françaises lâchent pied et une retraite en désordre a lieu, en direction de la Piave, atteinte le 19 avril 1809.

L'Adige est atteinte le 27 avril 1809.

Les troupes françaises s'y réorganisent.

Le bilan de la bataille est :

L'archiduc commet alors l'erreur de ne pas exploiter cet avantage, car le temps est particulièrement mauvais.

Il décide de souffler quelques jours.

Napoléon Ier ne sera mis au courant de la situation réelle que le 30 avril 1809.

Eugène de Beauharnais, qui est fier et ne veut pas laisser le commandement à Joachim Murat, fait semblant de ne pas avoir reçu l'ordre envoyé par l'empereur.

Eugène de Beauharnais rétablit la situation et avec l'aide de Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, envoyé en renfort

Eugène de Beauharnais lance une contre-attaque efficace le 28 avril 1809 sur les 30 000 hommes de l'avant-garde de l'archiduc.

Aidé des généraux Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, Baraguay d'Hilliers, Barbou, Grenier, Broussier, Eugène de Beauharnais repousse bientôt l'ennemi, s'empare de Vicence et de Bassano.

Eugène de Beauharnais bat à plates-coutures Jean-Baptiste d'Autriche à la bataille de la Piave, et s'empare de toutes les positions sur le revers des montagnes de la Carinthie.

Eugène de Beauharnais poursuit sa marche victorieuse vers les frontières de la Hongrie.

Eugène de Beauharnais apprend que le général autrichien Jellachich, cherche à se réunir à Jean-Baptiste d'Autriche.

Eugène de Beauharnais l'attaque et l'oblige à poser les armes avec la totalité des troupes qu'il commande.

Le succès de cette journée lui permet d'opérer sa jonction avec la Grande Armée sur les hauteurs de Semmering aux environs de Vienne.

On remarque avec étonnement qu'Eugène de Beauharnais depuis le passage de la Piave jusqu'à Semmering, fait aux ennemis un plus grand nombre de prisonniers qu'il n'a de soldats sous les drapeaux.

C'est à l'occasion de cette marche que Napoléon Ier adresse aux soldats du vice-roi ces paroles célèbres :

Soldats de l'armée d'Italie, vous avez glorieusement atteint le but que je vous avais marqué, soyez les bienvenus! Je suis content de vous.


Napoléon Ier regarde le champs de bataille de de Wagram

Bataille de Wagram

Mort de Général de Lasalle

Paix de Schönbrunn

Après la bataille d'Essling, l'armée autrichienne est en partie détruite.

Les derniers carrés se sont enfuis vers Wagram.

Napoléon Ier, logé dans le palais impérial de Schönbrunn, décide d'en finir.

Pour obtenir la capitulation des autrichiens, il faut impérativement détruire leurs deux grandes armées.

Les espions révèlent à Napoléon Ier que Charles-Louis de Teschen va tenter de contourner l'armée française, mais le flanc précis est inconnu.

L'armée de Napoléon Ier est installée sur l'île de Lobau.

Il lui fait traverser le Danube.

Henri Gatien Bertrand construit les ponts de l'île Lobau sur le Danube.

Son aide de camp est alors Auguste du Moulin de La Fontenelle.

Le 5 juillet 1809, 100 000 hommes ont franchi le fleuve.

Les maréchaux de Napoléon Ier établissent des positions défensives, de façon à pouvoir intervenir rapidement et efficacement :

Jacques Jean Alexandre Bernard Law commande l'artillerie de la Garde.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

À la tête de la cavalerie saxonne, Maurice Étienne Gérard contribue de manière significative à la victoire française.

À l'issue de la bataille de Wagram, Napoléon octroie à Jacques Jean Alexandre Bernard Law le grand cordon de la Couronne de Fer.

A 8 heures, l'assaut français est lancé avec une puissance extraordinaire.

Napoléon Ier remarque une faiblesse dans une ligne de défense ennemie.

Nicolas Charles Marie Oudinot attaque à Russbach détenue par Hohenzollern, qu'il prend sans aucun problème.

Mais la contre-attaque autrichienne se met en marche, et Louis Nicolas Davout se trouve en difficulté.

Le corps d'armée de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, composé de Saxons, arrivé dans la nuit, s'élance sur le plateau de Wagram, après avoir conquis les abords de la ville d'Aderklaa, plus au sud.

La nuit tombante, le combat ne baisse pas en intensité, et les autrichiens qui veulent tenir leurs positions jusqu'au bout, se défendent comme des lions.

Grâce à ce courage désespéré, Napoléon Ier échoue dans sa tentative d'encerclement de l'armée de Charles-Louis de Teschen.

Néanmoins, les pertes ennemis sont terrifiantes (environ 10 000 morts et disparus).

Alexandre Gaulthier de Rigny commande la compagnie en l'absence de son capitaine, qui vient d'être tué et se fait remarquer par son courage.

Le lendemain, le 6 juillet 1809, à 2 heures du matin, les deux camps reprennent leur offensive respective.

Charles-Louis de Teschen concentre ses forces à Aspern, en tentant de faire tomber le village détenu par André Masséna et Jean-Baptiste Jules Bernadotte.

Plus de 75 000 soldats attaquent.

Sous cette pression, les deux chefs français se replient sur Wagram.

La situation commence à devenir critique.

À 14 heures, Napoléon Ier rassemble ses forces sur Aspern pour, à première vue, reconquérir la ville.

En fait, il veut contourner des deux côtés l'armée autrichienne, et l'anéantir, puis fondre ensuite sur les derniers carrés encore debout de la ville.

Il ordonne à Drout, surnommé le "Sage de la Grande Armée", d'exécuter la manœuvre.

Drout met en place la plus formidable batterie d'artillerie dans une bataille : pas moins de 100 pièces de canons sont rassemblées en un même point, anéantissant les charges autrichiennes.

Se lance ensuite les traditionnelles et puissantes charges françaises, menées par le général de Lasalle, qui malheureusement décèdera des suites de ses blessures.

Jacques Joseph Alexandre Macdonald enfonce le centre de l'armée ennemie que protègent 200 pièces de canon.

L'armée autrichienne de Charles-Louis de Teschen est presque totalement anéantie, les maigres bataillons survivants de la tuerie s'enfuient déjà vers Vienne.

Les autrichiens comptent plus de 40 000 morts sur le plateau de Wagram, contre 20 000 pour les français.

Cette victoire, durement acquise, se solde par la capitulation de François Ier d'Autriche qui est contraint de demander la paix de Schönbrunn.

Sur le champ de bataille de Wagram, le colonel Gambin présente à l'Empereur les drapeaux pris à Gratz.

Colonel, lui dit Napoléon, je suis content de la bravoure de votre régiment et de la vôtre, vous ferez graver sur vos aigles : UN CONTRE DIX.

Napoléon Ier, mécontent de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, lui retire son commandement, et le renvoie à Paris.


Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald - par Jean Sébastien Rouillard - 1837

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald Maréchal d'Empire

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est fait Maréchal d'Empire le 12 juillet 1809 par Napoléon Ier.


Henri Gatien Bertrand

Henri Gatien Bertrand Grand aigle de la Légion d'honneur

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald Grand aigle de la Légion d'honneur

Henri Gatien Bertrand est fait grand aigle de la Légion d'honneur le 14 août 1809.

Le 14 août 1809, Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald devient Grand aigle de la Légion d'honneur.



Maurice Étienne Gérard Baron de l'Empire

Napoléon Ier crée Maurice Étienne Gérard baron de l'Empire le 15 août 1809.



Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald Duc de Tarente

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est fait 1er Duc de Tarente et de l'Empire le 9 décembre 1809.

À son retour à Paris, Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald prend le commandement d'un corps d'armée en Espagne.


Marie-Louise d'Autriche veillant sur le sommeil du roi de Rome - Marie-Victoire-Joséphine Molliex-Gozé la nourrice debout Napoléon-François-Charles-Joseph Bonaparte - Thomas Lawrence - 1818-1819 - Fogg Art Museum - Harvard University Art Museums

Naissance de Napoléon II

Napoléon II Roi de Rome

Napoléon-François-Charles-Joseph-Bonaparte ou Napoléon II naît au palais des Tuileries à Paris le 20 mars 1811, fils de Napoléon Ier et de l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche.

Des complications ont eu lieu lors de l'accouchement.

Napoléon dit alors de sauver en priorité la mère, contrairement à l'usage qui est de sauver l'enfant.

Ce qui équivaut à sauver l'alliance autrichienne avant d'avoir d'autres enfants.

L'enfant est rapidement confié à Louise Charlotte Françoise Le Tellier de Montmirail, surnommée maman Quiou, qui devient sa gouvernante.

Les vœux de Napoléon sont comblés : Marie-Louise d'Autriche le rend père d'un héritier qu'il a tant désiré, car c'est pour l'obtenir qu'il a divorcé d'avec Joséphine de Beauharnais.

Le clergé et tous les corps de l'État saluent le berceau du nouveau-né par des discours et des harangues dont la flatterie, quoique exagérée, n'a pourtant rien d'extraordinaire dans cette circonstance.

François Étienne Christophe Kellermann porte la queue du manteau du Roi de Rome lors de son baptême.

Le jeune prince reçoit, dès sa naissance, le titre de roi de Rome en vertu du sénatus-consulte du 17 février 1810.

Ce titre est destiné à rappeler au pape Pie VII que Rome n'est plus que le chef-lieu de l'un des 130 départements français.

En outre Napoléon capte ainsi l'héritage de l'Empire romain germanique : plus précisément les Électeurs avaient la possibilité de désigner un successeur du vivant de l'empereur, cet héritier recevant alors le titre de roi des Romains.

Napoléon Ier installe Napoléon II au Château de Meudon.


Bataille de Fuentes de Oñoro La cavalerie légère française chargeant les carrés britanniques à Fuentes de Oñoro

Bataille de Fuentes de Oñoro

Au printemps 1811, face à une situation totalement bloquée, André Masséna ordonne la retraite sur l'Espagne qui s'effectue en bon ordre.

L'arrière-garde est assurée avec beaucoup de brio par Michel Ney, qui remporte à cette occasion quelques succès face aux troupes alliées qui ont entrepris de suivre l'armée du Portugal.

Michel Ney est cependant relevé de son commandement à la suite de sa mésentente persistante avec André Masséna.

Le général Loison remplace Michel Ney par intérim avec peu de zèle.

Arthur Wellesley de Wellington réussit ainsi à libérer le Portugal des Français.

Arthur Wellesley de Wellington investit la place d'Almeida, ville située près de la frontière. Située au nord du Portugal, elle est un point de passage obligé vers l'Espagne.

Une garnison, forte de 1 300 hommes aux ordres du général Antoine François Brenier de Montmorand, occupe la place d'Almeida.

André Masséna décide alors d'un retour offensif pour dégager la place et en évacuer la garnison.

André Masséna dispose d'environ 45 000 hommes, dont 2 000 cavaliers auxquels il convient d'ajouter 1 600 cavaliers sous les ordres directs de Jean-Baptiste Bessières, commandant en chef de l'armée du Nord, venus en renfort.

Parmi eux se trouve un régiment de marche de la cavalerie de la Garde impériale aux ordres du général Louis Lepic.

Enfin l'armée dispose de 38 canons.

Arthur Wellesley de Wellington pour sa part peut compter sur environ 34 000 Anglo-portugais, dont 1 500 cavaliers, sans compter les troupes assurant le blocus de la place d'Almeida.

Les 2/3 de ses hommes sont des soldats de sa Majesté britannique.

Son artillerie est forte de 48 pièces.

Sauf dans le domaine de l'artillerie, les Français disposent donc d'une très nette supériorité sur leur adversaire.

L'action s'étale sur 3 jours.

Le 3 mai 1811, André Masséna lance la division de Claude François Ferey sur le village de Fuentes de Oñoro.

Le village est âprement disputé mais une contre-attaque repousse les Français à l'entrée du village.

Au cours de l'action, un bataillon hanovrien, servant dans la division Claude François Ferey, vêtu de rouge, est confondu avec l'ennemi et essuie le feu ami.

Le 4 mai 1811 voit les troupes des 2 armées renforcer leurs positions autour du village et échanger des coups de feu.

La cavalerie française mène de nombreuses reconnaissances.

Au cours de l'une d'elle, le général Louis Pierre de Montbrun s'aperçoit que le flanc droit d'Arthur Wellesley de Wellington est relativement dégarni.

Il fait immédiatement part de cette information à André Masséna, qui décide alors de réaliser, pour le lendemain, une vaste attaque de ce côté.

Les dispositions sont promptement arrêtées :

Le mouvement français est en partie réalisé dans la nuit du 4 au 5 mai 1811 et facilité par le brouillard à l'aube.

L'attaque prend les Anglo-Portugais au dépourvu, dans un premier temps.

Louis Pierre de Montbrun effectue plusieurs charges brillantes qui sèment la confusion.

Sous la pression, les troupes d'Arthur Wellesley de Wellington plient mais ne rompent pas.

Fuentes de Oñoro est vaillamment défendu et le repli se fait pied à pied avec le village comme point d'appui.

Les charges du général François Fournier-Sarlovèze déciment 2 carrés anglais, exploit jamais égalé depuis.

Finalement, une solide ligne de défense est établie.

C'est à ce moment que Louis Pierre de Montbrun, voulant opérer une ultime percée, ordonne au général Louis Lepic de charger.

Celui-ci refuse, arguant du fait qu'il ne peut recevoir d'ordre que de Jean-Baptiste Bessières en personne.

Or celui-ci demeure introuvable.

La bataille diminue alors d'intensité et s'achève sans autres événements majeurs.

Les Français perdent environ 2 000 hommes tués ou blessés, les Alliés 1 500.

Maurice Étienne Gérard se distingue lors de cette bataille.

Martial Bardet sert lors de cette bataille.

André Masséna fait parvenir l'ordre de repli à Antoine François Brenier de Montmorand, par 3 messagers.

La place d'Almeida est évacuée dans la nuit du 10 au 11 mai 1811 et la garnison rejoint l'armée française au nez et à la barbe des Britanniques.

Le 11 mai 1811, André Masséna entre en Espagne.

Il est alors rejoint par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont qui le relève officiellement de son commandement.

André Masséna s'exile alors sur ses terres.

André Masséna ne recevra plus jamais le commandement d'une armée sur un champ de bataille.



Joseph Mathurin Fidèle Lesuire Baron de l'Empire

Joseph Mathurin Fidèle Lesuire, après avoir servi avec la plus grande distinction dans l'armée de réserve, sous François Étienne Christophe Kellermann, et dans les 5e et 15e divisions militaires, est créé, sous le nom de Bizy, le 12 novembre 1811.


Bataille de la Katzbach

Bataille de la Katzbach

Début août 1813, Gebhard Leberecht von Blücher, qui commande l'armée russo-prussienne de Silésie, est las de l'inaction militaire liée aux tractations diplomatiques.

Il est soucieux de l'approvisionnement de son armée.

Dès l'expiration de l'armistice, Gebhard Leberecht von Blücher envahit la partie de la Silésie se situant en zone neutre, dans le but de se saisir de la moisson.

Prenant les forces françaises par surprise, il les refoule de l'autre côté de la rivière Bober.

Le 21 août 1813, les coalisés russo-prussiens sont informés que Napoléon Ier, avec sa Garde et ses réserves, marche à la rescousse.

Conformément au plan établi par les coalisés, l'armée de Silésie bat en retraite afin d'éviter un combat inégal.

Mais le 23 août 1813, l'armée autrichienne commandée par Schwarzenberg, partie de Bohème, envahit la Saxe, menaçant Dresde constituée par Napoléon Ier en base d'approvisionnement.

Aussitôt, Napoléon Ier fait demi-tour, laissant Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald se charger de Gebhard Leberecht von Blücher, avec la mission de traverser la rivière Katzbach pour repousser les coalisés au-delà de Jauer.

Dans le même temps, Gebhard Leberecht von Blücher, informé de la volte-face de Napoléon Ier, ordonne à ses troupes de reprendre l'offensive en franchissant la Katzbach.

Les deux armées, de taille égale, se heurtent de face le 26 août 1813 dans la zone située entre :

à environ 10 km en ligne droite depuis les remparts de Legnica et à 9,5 km de Jawor.

Les deux camps sont pris par surprise.

Bien que ses ordres soient de défendre le flanc du principal corps de Napoléon Ier contre Gebhard Leberecht von Blücher, Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald se décide quand même à attaquer.

Il répartit les deux-tiers de son armée, soit environ 60 000 hommes, dans une tentative de surprendre le flanc de l'armée russo-prussienne par la droite.

Le général Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot participe comme colonel du 23e régiment de chasseurs à cheval à cette bataille.

Dans ses mémoires, il met en relief les erreurs d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald dans le déploiement des troupes, face à une armée dont la cavalerie est notoirement plus nombreuse.

Les Français, épuisés d'avoir grimpé sur le plateau, sont attendus par les Prussiens descendus de la falaise.

La bataille a lieu sous une pluie torrentielle limitant la visibilité et empêchant l'usage des fusils.

La confusion règne et les colonnes françaises se retrouvent trop éloignées les unes des autres pour se soutenir mutuellement.

Bien pensée, l'attaque est exécutée au mauvais moment.

Les 30 000 hommes restants de la force de Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, qui étaient censés maintenir les armées coalisées en place, doivent faire face à une violente contre-attaque.

Sans soutien ni renforts, les Français doivent rapidement se retirer, laissant de nombreux morts derrière eux.

Beaucoup de soldats français se noient dans les profondeurs de la Kaczawa et de son affluent en crue appelée par les habitants Nysa la furieuse.

Les pertes françaises s'élevèrent à 15 000 morts, blessés ou capturés.

Gebhard Leberecht von Blücher lui ne perd que 4 000 hommes.

Au-delà des pertes humaines, les positions stratégiques françaises se voient affaiblies.


Adieu de Napoléon à la garde impériale - par Antoine Alphonse Montfort d'après Horace Vernet - huile sur toile de 98 x 130 cm - Musée national des Châteaux de Versailles et de Trianon

Prise de Paris

Abdication de Napoléon Ier

Napoléon II Empereur des Français

Traité de Fontainebleau

Napoléon II Prince de Parme

En 1814, Jean-Jacques Régis de Cambacérès est, sans le titre, le véritable régent de France, ce qui ne l'empêche pas de voter au Sénat la déposition de Napoléon Ier.

Se trouvant à Paris le 1er avril 1814, François Étienne Christophe Kellermann vote au sénat la déchéance de Napoléon Ier et la création d'un gouvernement provisoire.

François Étienne Christophe Kellermann est compris dans la première organisation de la Chambre des pairs.

Alors aide de camp du maréchal Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, Charles-Marie Denys de Damrémont signe la capitulation de Paris en 1814.

Après la campagne de France et la prise de Paris, Marie-Louise d'Autriche et Napoléon II, son fils, résident à Rambouillet puis à Blois.

Napoléon réside à Fontainebleau.

Le 4 avril 1814, Napoléon rédige un acte d'abdication réservant les droits de son fils.

Napoléon II devient ainsi Empereur des Français du 4 avril au 6 avril 1814.

Le 6 avril 1814, Napoléon doit finalement renoncer à la couronne pour lui et sa descendance.

Par l'article 5 du traité de Fontainebleau du 11 avril 1814, Napoléon II devient Prince de Parme, étant le fils et l'héritier de Marie-Louise d'Autriche, la nouvelle duchesse souveraine de Parme, Plaisance et Guastalla.

François Ier d'Autriche rentre en possession de la plus grande partie de ses États.

Dans la nuit du 12 au 13 avril 1814, Napoléon Ier tente vainement de se suicider.

Le 20 avril 1814, Napoléon Ier fait ses adieux à ses troupes et part pour l'île d'Elbe. Il prononce un discours resté fameux à sa garde dans la cour dite depuis cour des Adieux.

Continuez à servir la France, son bonheur était mon unique pensée !...

Depuis vingt ans, vous vous êtes toujours conduits avec bravoure et fidélité !...

Henri Gatien Bertrand suit l'Empereur à l'île d'Elbe où il exercera les fonctions de ministre de l'Intérieur et de gouverneur des affaires civiles.

Marie-Louise d'Autriche est convaincue par son père de retourner à Vienne. Un convoi part le 23 avril 1814 et emmène Marie-Louise d'Autriche et Napoléon II à Vienne. Elle ne reverra plus jamais Napoléon.

Marie-Caroline d'Autriche critique vertement la mollesse de Marie-Louise d'Autriche, sa petite-fille.



Le corps de Louis-Ferdinand de France replacé dans son tombeau

Sur ordre de Louis XVIII, son fils et grâce à des témoins, on retrouve le corps de Louis-Ferdinand de France et on le replace dans la dans la cathédrale Saint-Étienne à Sens le 8 décembre 1814.



Les Cent-Jours

Guillaume II des Pays-Bas commandant de l'armée néerlandaise

Napoléon Ier débarque sur les côtes françaises à Golfe-Juan.

Au tout début mars 1815, Napoléon Ier rencontre par hasard Honoré V Grimaldi.

La légende veut que l'Empereur, s'étant entendu répondre Je vais chez moi à Monaco aurait affirmé que lui aussi se rendait chez lui aux Tuileries.

En 1815, Guillaume II des Pays-Bas prend le commandement de l'armée néerlandaise pour combattre Napoléon Ier pendant les Cent-Jours.

Pendant les Cent-Jours, Charles Ferdinand d'Artois suit Louis XVIII à Gand.

Charles César de Damas accompagne Louis XVIII en Belgique.

En 1815, pendant les Cent-Jours, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé cherche à organiser la résistance royaliste en Anjou avant de fuir en Espagne.

Marie-Thérèse de France se trouve à Bordeaux, où elle tente d'organiser la résistance à Napoléon Ier, quand le roi s'est réfugié en terre étrangère, à Gand.

Napoléon, admiratif, dit de Marie-Thérèse de France qu'elle est le seul homme de la famille, et la laisse s'embarquer pour l'Angleterre.

Hortense de Beauharnais est fidèle à l'Empereur pendant les Cent-Jours.

Pendant les Cent-Jours, François Étienne Christophe Kellermann reste à l'écart des évènements.

Joseph Bonaparte est Lieutenant-général de l'Empire lors des Cent-Jours.

Pendant les Cent-Jours, Charles-Marie Denys de Damrémont est nommé colonel et reste sous les ordres d'Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont.

Charles-François Lebrun accepte pendant les Cent-Jours la charge de grand maître de l'Université.

Henri Gatien Bertrand se réinstalle aux Tuileries et devient grand Maréchal du Palais et conseiller militaire de Napoléon Ier.

Se déclarant royaliste, Élie Louis Decazes refuse de signer une adresse de félicitations à Napoléon Ier après son retour de l'île d'Elbe et reste fidèle aux Bourbons.

Isaac Thuret est un des rares diplomates à rester à Paris lors des Cent Jours.



Mariage de Joseph Antoine d'Autriche avec Hermine d'Anhalt-Bernbourg-Schaumbourg

Joseph Antoine d'Autriche est veuf d'Alexandra Pavlovna de Russie.

Joseph Antoine d'Autriche épouse en 1815 Hermine d'Anhalt-Bernbourg-Schaumbourg (1797-1817), fille de Victor II, Prince d'Anhalt-Bernburg-Schaumburg et Amélie de Nassau-Weilburg. Leurs enfants sont :



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Pair de France, Président de la Chambre haute, ministre de la Justice

Aymard-François de Nicolaï Pair des Cent-Jours

François Étienne Christophe Kellermann Pair de France

Réintégré dans toutes ses dignités au retour de l'île d'Elbe, Jean-Jacques Régis de Cambacérès est nommé le 2 juin 1815 Pair de France, président de la Chambre haute et, par intérim, ministre de la Justice, dont les fonctions sont exercées par M. Boulay de la Meurthe, Conseiller d'État.

Au retour de l'île d'Elbe, Aymard-François de Nicolaï est nommé pair des Cent-Jours le 2 juin 1815.

Au retour de l'île d'Elbe, Aymard-François de Nicolaï est nommé pair des Cent-Jours le 2 juin 1815.

François Étienne Christophe Kellermann est présent lors de l'assemblée du Champ de Mai et il devient Pair de France le 2 juin 1815.



Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald Grand chancelier de la Légion d'honneur

Le 2 juillet 1815, Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald devient Grand chancelier de la Légion d'honneur.



Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald Major-général de la Garde royale de Louis XVIII

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est nommé major-général de la Garde royale de Louis XVIII en septembre 1815.

Il reçoit la mission de congédier l'armée de la Loire.


Exécution de Michel Ney

Mort de Michel Ney

À la chambre des Pairs Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul refuse de participer au procès du maréchal Ney.

Lors du procès de Michel Ney, Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul recommande l'accusé à la clémence du roi.

François Étienne Christophe Kellermann, Jacques Jean Alexandre Bernard Law, Louis-Mathieu Molé, Claude de Beauharnais et Jean-Louis Tourteau d'Orvilliers votent la mort.

Certains biographes affirment cependant que Louis-Mathieu Molé use ensuite de son influence pour soustraire d'autres victimes à la Terreur blanche.

Jean-Louis Tourteau d'Orvilliers se signale à la Chambre haute par son intolérance royaliste.

Michel Ney meurt place de l'Observatoire à Paris le 7 décembre 1815 fusillé.



Mariage de Maurice-Étienne Gérard avec Louise Rose Aimé de Timbrune-Thiembrone

Maurice-Étienne Gérard épouse à Bruxelles le 10 août 1816 Louise Rose Aimé de Timbrune-Thiembrone de Valence. Leurs enfants sont :

Louise Rose Aimé de Timbrune-Thiembrone est la fille du général Jean-Baptiste Cyrus de Timbrune de Thiembronne et d'Edmée Nicole Pulchérie Brûlart de Genlis, fille de la Comtesse de Genlis



Naissance d'Étienne de Habsbourg-Lorraine

Étienne François Victor de Habsbourg-Lorraine ou (en allemand : Stefan Franz Viktor von Habsburg-Lothingen, Erzherzog von Österreich) ou Étienne de Habsbourg-Lorraine naît à Budapest le 14 décembre 1817, fils de Joseph Antoine d'Autriche et d'Hermine d'Anhalt-Bernbourg-Schaumbourg.



Mort de François Étienne Christophe Kellermann

François Étienne Christophe Kellermann meurt à Paris le 13 ou le 23 septembre 1820.

Ses cendres reposent au cimetière du Père-Lachaise à Paris et son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile.

Une statue est élevée en son hommage sur la place Broglie de Strasbourg ainsi qu'à Valmy dans la Marne, sur le site de la bataille.

Près de cette dernière est érigé un obélisque renfermant le cœur du général, désireux de reposer auprès de ses soldats.

Les Français ont livré ou soutenu sous son commandement 43 batailles ou combats.



Mariage d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald avec Ernestine Thérèse Gasparine de Bourgoing

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald épouse le 25 septembre 1821 Ernestine Thérèse Gasparine de Bourgoing, fille du diplomate Jean-François de Bourgoing et de Marie-Benoîte-Joséphine Prévost de La Croix. Leur enfant est :


Maurice-Étienne Gérard

Maurice-Étienne Gérard Maréchal de France

Maurice-Étienne Gérard est fait Maréchal de France en 1830 par Louis-Philippe Ier de France.


Combat devant l'Hôtel de ville - 28 juillet 1830 -par Jean-Victor Schnetz - Paris - Musée du Petit Palais La Liberté guidant le peuple par Eugène Delacroix Louis-Philippe Ier de France

Ordonnances de Saint-Cloud

Révolution de Juillet : les Trois Glorieuses

Louis-Philippe Ier de France Lieutenant-général du royaume

Abdication de Charles X de France

Exil de la famille royale de France

Louis-Philippe Ier de France Roi des Français

L'annonce de la victoire d'Alger, et l'assurance donnée par le préfet de police que Paris ne bougerait pas semble autoriser, Jules Armand de Polignac et Charles X, à un coup de force et tente de rétablir la monarchie absolue.

Le 25 ou 26 juillet 1830, les ordonnances de Saint-Cloud :

Ces ordonnances excitent immédiatement une réprobation universelle.

Paris se soulève les 27, 28 et 29 juillet 1830.

C'est journées sont appelées les Trois Glorieuses ou Révolution de Juillet.

Particulièrement le 28 juillet 1830, la place et l'Hôtel de ville fait l'objet de furieux combats entre la troupe et les insurgés. La place et le bâtiment sont plusieurs fois perdus et repris au cours de la journée, avant de finir par rester aux mains des insurgés.

Le 30 juillet 1830, Louis-Philippe Ier de France, Duc d'Orléans, est nommé Lieutenant-général du royaume par les députés insurgés.

Louis-Philippe Ier de France accepte ce poste le 31 juillet 1830.

Charles X de France, étant au château de Rambouillet, nomme également Louis-Philippe Ier de France, son cousin, lieutenant-général du Royaume, le 1er août 1830.

Louis-Philippe Ier de France reçoit la dépêche et, sur le conseil d'André Dupin, il répond que cette lieutenance lui a déjà été conférée par le parlement.

Le 2 août 1830, Charles X de France, retiré à Rambouillet, abdique, et convainc Louis-Antoine de France, le dauphin, de contresigner l'abdication.

Louis-Antoine de France est fictivement Roi sous le nom de Louis XIX entre le moment où Charles X de France; son père, signe l'abdication et le moment où lui-même la contresigne.

Il aurait pu conserver la couronne pour lui-même et reprendre en main l'armée et le pays. Mais finalement, il renonce par obéissance ou par faiblesse.

Charles X de France confie à Louis-Philippe Ier de France, son cousin, la tâche d'annoncer que son abdication se fait au profit d'Henri d'Artois sous le nom de Henri V de France, Duc de Bordeaux, son petit-fils, faisant de Louis-Philippe Ier de France le Régent.

Du 2 au 7 août 1830, Henri d'Artois est virtuellement Roi.

Le 3 août 1830, devant les Chambres réunies, Louis-Philippe Ier de France annonce bien l'abdication de Charles X de France, contresignée par Louis-Antoine de France, le dauphin, mais ne mentionne pas qu'elle est effectuée en faveur du Duc de Bordeaux.

Louis-Philippe Ier de France prend le pouvoir le 7 août 1830. C'est alors le début de la monarchie de Juillet.

Louis-Philippe Ier de France, Duc d'Orléans, devient Roi des Français.

À l'annonce de cet avènement, Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles aurait dit, en larmes : Quelle catastrophe ! Toute sa vie, elle est un exemple de dignité et de loyauté, d'amour pour son époux et ses enfants, tout en restant à l'écart des affaires politiques.

Le Palais-Royal devient brièvement la résidence du chef de l'État à partir du 9 août 1830.

Le 10 août 1830, les maréchaux Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, Molitor, Nicolas Charles Marie Oudinot, et Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier présentent à l'Assemblée la couronne royale de Louis-Philippe.

Ce sera la dernière apparition officielle d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald

Le 16 août 1830, Charles X de France embarque à Cherbourg pour un troisième et dernier exil de la famille royale, sans laisser de consigne à ses fidèles.

Il se retire d'abord au palais de Holyrood en Écosse.

En exil, Charles X de France portera le titre de courtoisie de Comte de Ponthieu.

Charles X de France interdit à Marie-Caroline des Deux-Siciles, la duchesse de Berry, la mère du duc de Bordeaux, d'amener Henri d'Artois à Paris.

François IV de Modène est le seul souverain Européen à ne pas reconnaitre la monarchie de Juillet.

Jules Armand de Polignac est condamné à la prison perpétuelle et à la mort civile.


Guillaume II des Pays-Bas à la tête de l'armée néerlandaise au combat de Ravels le 3 août 1831

Campagne des Dix-Jours

Prise d'Anvers

Guillaume II des Pays-Bas vit la sécession belge comme un échec personnel.

Lorsqu'il apprend l'élection de Léopold Ier de Belgique comme roi des Belges, il prend la décision d'envahir la Belgique.

À l'aube du 2 août 1831, les troupes néerlandaises traversent la frontière près de Poppel.

Les premières escarmouches entre les troupes belges et néerlandaises ont lieu près de Nieuwkerk.

Guillaume II des Pays-Bas soutient en personne ses troupes dirigées par des officiers qui ont l'expérience des guerres de l'empire français.

Auguste Thuret, fils Isaac Thuret, participe à cette campagne aux côtés des Hollandais. Auguste Thuret est officier d'ordonnance du général Boreel.

Les Belges, utilisant les forêts pour s'y fondre, se rallient dans Turnhout.

La ville est défendue par la troupe du général Charles Niellon dont a dit qu'il y a sauvé l'honneur de l'armée en résistant 24 heures avant de parvenir à soustraire ses hommes à l'ennemi.

Alors que les premiers combats de rue et les attaques surprises des débuts de la révolution se sont soldés par des succès pour les volontaires, la jeune armée belge manque par contre de l'entraînement nécessaire pour exécuter des batailles rangées en ordre serré contre des troupes appuyées par une forte artillerie.

Le 4 août 1831, les Néerlandais prennent la ville et hissent le drapeau néerlandais sur le fort d'Anvers, à la suite de la.

Cependant Guillaume II des Pays-Bas demande à ce qu'on retire ce drapeau car il estime que cela aurait symbolisé l'occupation de la Belgique et non la restauration de l'autorité néerlandaise.

Au même moment, les différentes armées néerlandaises pénètrent plus profondément encore dans le territoire belge et défont facilement de nombreuses milices et 2 armées régulières belges :

Le 5 août 1831, les Néerlandais battent les Belges près de Louvain.

Quelques troupes régulières du général Daine, ainsi que les volontaires limbourgeois commandés par de Brouckère restent malgré tout, à Liège.

Une partie d'entre eux sont originaire de la partie nord-est du Limbourg.

De plus, Bruxelles et le sud du pays restent encore aux mains des révolutionnaires.

Pour les Belges tout n'est pas encore perdu.

Cependant, le 8 août 1831, Léopold Ier de Belgique, à peine intronisé, appelle la France qui, avec l'Angleterre, s'est portée garante de l'indépendance belge.

Le gouvernement belge se rallie à l'intervention française, n'attendant même pas l'accord des chambres, en principe requis par la constitution pour toute intervention militaire sur le territoire de la Belgique.

Avec une célérité qui peut paraître étonnante pour l'époque, mais due à l'utilisation des télégraphes optiques, l'Armée du Nord française commandée par Maurice-Étienne Gérard passe la frontière le jour suivant.

Pendant ce temps-là, l'armée néerlandaise, aventurée jusqu'à l'est de Bruxelles, se sent entourée par un pays hostile et craint de devoir faire face à une guerre de guérilla, cauchemar des généraux de l'époque.

Guillaume II des Pays-Bas ne peut compter sur l'aide de la Prusse et de la Russie.

Pourtant, ces puissances sont dérangées par la révolution belge qui est une atteinte au traité de Vienne.

Mais Frédéric-Guillaume III de Prusse manque de moyens pour s'engager loin à l'ouest de son territoire et les troupes de Nicolas Ier de Russie sont retenues pour mater la révolte polonaise.

L'armée des Pays-Bas était donc laissée à elle-même face aux Français qui montent du sud, bien qu'ils aient reçu l'ordre de ne pas provoquer le combat, et des volontaires, sous la direction du chef insurgé de Brouckère, venant du nord.

Se sentant pris entre deux adversaires, craignant de devoir combattre contre les Belges sur ses arrières et inquiet des intentions des Français, le commandant néerlandais évacue soudainement toutes ses positions en Belgique à l'exception notable de la citadelle d'Anvers, ce qui conduira, un an plus tard, à un nouveau conflit.

Un cessez-le-feu est signé le 12 août 1831.

Guillaume II des Pays-Bas n'a pas réussi à reconquérir la Belgique.



Mort de François Étienne Kellermann

François Étienne Kellermann meurt à Paris le 2 juin 1835 d'une affection de foie.



Mort d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald meurt le 25 septembre 1840, dans son château de Courcelles-le-Roy à Beaulieu-sur-Loire dans le Loiret. Sa tombe est au cimetière du Père-Lachaise à Paris.



Étienne de Habsbourg-Lorraine Gouverneur civil de la Bohème

Étienne de Habsbourg-Lorraine est membre de l'armée impériale autrichienne. Il est nommé Gouverneur civil de la Bohème par l'empereur Ferdinand Ier d'Autriche en décembre 1843.



Étienne de Habsbourg-Lorraine Comte palatin de Hongrie

Étienne de Habsbourg-Lorraine hérite du titre et de la fonction de Comte palatin de Hongrie.



Révolution hongroise

Abdication d'Étienne de Habsbourg-Lorraine

Durant les événements de mars 1848, la position d'Étienne de Habsbourg-Lorraine, en tant que comte palatin de Hongrie, devient intenable.

Favorable aux nationalistes magyars, il entre en opposition avec le gouvernement impérial, surtout après la nomination de Josip Jelacic à la tête de l'armée hongroise.

Il renonce à ses fonctions de comte palatin de Hongrie le 24 septembre 1848.

Étienne de Habsbourg-Lorraine est disgracié par le pouvoir impérial après l'écrasement de la révolution hongroise.



Retraite d'Étienne de Habsbourg-Lorraine

Étienne de Habsbourg-Lorraine se retire sur ses terres du comté d'Holzappel, dans le duché de Nassau, en 1850.



Maurice-Étienne Gérard Sénateur

Mort de Maurice-Étienne Gérard

Maurice-Étienne Gérard est nommé sénateur du Second Empire le 26 janvier 1852

Maurice-Étienne Gérard meurt à Paris le 17 avril 1852.

Son corps, celui de sa femme et ceux de leurs 3 enfants sont inhumés dans une crypte attenant à l'église de Nogent-sur-Oise.


Élisabeth de Habsbourg-Hongrie et ses enfants

Mariage de Charles-Ferdinand d'Autriche avec Élisabeth de Habsbourg-Hongrie

François-Joseph Ier d'Autriche s'éprend de sa cousine Élisabeth de Habsbourg-Hongrie, veuve de Ferdinand Charles de Modène, mère d'une petite fille et demi-sœur de Étienne de Habsbourg-Lorraine qui a soutenu les rebelles lors de la révolution de 1848 à 1849.

Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière s'oppose à ce mariage. Elle somme Charles-Ferdinand d'Autriche et Élisabeth de Habsbourg-Hongrie de se marier au plus tôt.

Charles-Ferdinand d'Autriche épouse le 18 avril 1854 Élisabeth de Habsbourg-Hongrie, sa nièce, fille de Joseph Antoine d'Autriche et Dorothée de Wurtemberg. Leurs enfants sont :


Auguste Michel Étienne Regnault de Saint-Jean-d'Angély

Auguste Michel Étienne Regnault de Saint-Jean-d'Angély Maréchal de France

Auguste Michel Étienne Regnault de Saint-Jean-d'Angély, Comte Regnault de Saint-Jean-d'Angély, est fait Maréchal de France en 1859 par Napoléon III.



Naissance de Charles-Étienne d'Autriche

Karl Stephan ou Charles-Étienne d'Autriche ou de Teschen naît à Groß Seelowitz le 5 septembre 1860, fils de Charles-Ferdinand d'Autriche et d'Élisabeth de Habsbourg-Hongrie.



Mariage d'Henry Alexandre Hyacinthe Hocquart de Turtot avec Marie Blanche Louise Sophie Eudes de Catteville

Henry Alexandre Hyacinthe Hocquart de Turtot, Capitaine de frégate, épouse le 12 août 1864 Marie Blanche Louise Sophie Eudes de Catteville de Mirville, fille de Charles-Jules Eudes de Catteville, Marquis de Mirville et de Mathilde de La Pallu. Leurs enfants sont :



Naissance d'Étienne Hocquart de Turtot

Étienne Hocquart de Turtot naît en 1866, fils d'Henry Alexandre Hyacinthe Hocquart de Turtot et de Marie Blanche Louise Sophie Eudes de Catteville.



Mort d'Étienne de Habsbourg-Lorraine

Joseph de Habsbourg-Hongrie Comte palatin de Hongrie

Étienne de Habsbourg-Lorraine, demeuré célibataire, meurt à Menton le 19 février 1867, atteint de phtisie (tuberculose). Il est inhumé dans la crypte des Habsbourg de Hongrie, au palais royal de Buda.

Le titre de comte palatin de Hongrie passe à Joseph de Habsbourg-Hongrie, son demi-frère.

Un suicide hypothétique crée une légende sur ce décès. Dans les années 1970, sa tombe est pillée et ses restes sont exhumés. Dans les années 1980, un examen approfondi des tissus démontrent la véritable cause du décès.



Cession du château de Coupvray

En 1869, Hippolyte Charles Napoléon Mortier de Trévise achète le château de Coupvray à Étienne Guy de Turenne d'Aynac.



Mort d'Auguste Michel Étienne Regnault de Saint-Jean-d'Angély

Auguste Michel Étienne Regnault de Saint-Jean-d'Angély meurt en 1870.


Charles-Étienne d'Autriche

Mariage de Charles-Étienne d'Autriche avec Marie-Thérèse de Habsbourg-Toscane

Charles-Étienne d'Autriche épouse en 1886 Marie-Thérèse de Habsbourg-Toscane (1862-1933). Leurs enfants sont :



Louis-Alexandre Foucher de Careil réélu Sénateur

Mort de Louis-Alexandre Foucher de Careil

Louis-Alexandre Foucher de Careil est au Sénat le 4 janvier 1891.

Louis-Alexandre Foucher de Careil est Membre de la Société nationale d'agriculture et de la Société d'économie politique.

Foucher de Careil est décoré des ordres des Saints-Maurice-et-Lazare, de l'Étoile polaire de Suède, Grand-croix de Saint-Étienne de Hongrie, etc.

Louis-Alexandre Foucher de Careil meurt 9 rue François Ier à Paris VIIIe le 9 ou le 10 janvier 1891.



Mariage de Ferdinand Ier de Roumanie avec Marie d'Édimbourg

Ferdinand Ier de Roumanie épouse le 10 janvier 1893 Marie Saxe-Cobourg et Gotha ou Marie d'Édimbourg (1875-1938), fille d'Alfred de Saxe-Cobourg et Gotha, Duc d'Édimbourg, et de Maria-Alexandrovna de Russie. Leurs enfants sont :



Mariage d'Étienne Hocquart de Turtot avec Thérèse de Vienne

Étienne Hocquart de Turtot épouse à Chauny dans l'Aisne le 2 juin 1898 Thérèse de Vienne (1876-1966). Leurs enfants sont :



Naissance de Gisèle Hocquart de Turtot

Gisèle Hocquart de Turtot naît à Paris VIIIe le 13 mars 1904 fille d'Étienne Hocquart de Turtot (1866-1918), Officier d'infanterie, et de Thérèse de Vienne (1876-1966)



Naissance d'Étienne Issarescu

Stefan ou Étienne Issarescu naît en 1906.



Mort d'Étienne Hocquart de Turtot

Étienne Hocquart de Turtot meurt en 1918.



Mort de Charles-Étienne d'Autriche

Charles-Étienne d'Autriche meurt à Groß Seelowitz le 7 avril 1933.



Mariage d'Étienne Issarescu avec Ileana de Roumanie

Étienne Issarescu épouse en 1954 Ileana de Roumanie.



Divorce d'Étienne Issarescu et d'Ileana de Roumanie

Étienne Issarescu et Ileana de Roumanie divorce en 1965.



Étienne III le Grand Canonisé

Étienne III le Grand est canonisé par le Patriarcat de Bucarest en 1992.



Mort d'Étienne Issarescu

Étienne Issarescu meurt en 2002.


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