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Événements contenant la ou les locutions cherchées



12 événements affichés, le premier en 588 - le dernier en 1212



Naissance d'Éloi de Noyon

Éloi de Noyon, en latin Eligius qui signifie l'élu, naît à Chaptelat près de Limoges vers 588, fils d'Eucher et de Terrigie.

Ses parents sont de riches gallo-romains propriétaires de plusieurs grands domaines, dont un à Ambazac, et possèdent des intérêts dans l'exploitation de mines d'or du Sud-ouest aquitain.

Il est placé par son père, en apprentissage à Limoges chez Abbon, orfèvre réputé, qui fabrique de la monnaie.


Remise à Clotaire II de deux selles par Saint-Éloi –L'artiste a traduit le mot sella de manière erronée- Triptyque du XVe siècle - Poitiers.

Commande d'un trône d'or par Clotaire II

Éloi de Noyon quitte sa patrie et sa famille pour se rendre seul en France, c'est-à-dire au Nord de la Loire, et plus précisément à Paris.

Éloi de Noyon entre au service de l'orfèvre Bobbon, qui reçoit une commande de Clotaire II pour la fabrication d'un trône d'or orné de pierres précieuses. Clotaire II donne à Bobbon la quantité d'or nécessaire à la fabrication du siège, qui est transmise à Éloi de Noyon.

Celui-ci fabrique deux trônes en évitant la fraude sur la quantité d'or en ne prenant pas " prétexte des morsures de la lime, ou celui de la trop grande ardeur du feu ".

L'honnêteté d'Éloi de Noyon paye, Clotaire II le garde dans son entourage. La confiance que porte le roi envers lui s'accroit lorsque Clotaire II veut qu'Éloi prête serment, par la pose de ses mains, sur de saintes reliques. Éloi, redoutant Dieu, refuse. Devant l'insistance du roi, Éloi pleure pour son offense envers Clotaire II, et redoute 7 fois plus de porter la main sur de saintes reliques.

Éloi de Noyon devient contrôleur des mines et métaux, maître des monnaies, puis grand argentier du royaume de Clotaire II.



Caribert II Roi d'Aquitaine

Saint-Ouen Chancelier de Dagobert Ier de France

Répudiation de Gonatrude d'Ardennes par Dagobert Ier de France

Notoirement simple d'esprit, peut-être s'agissait-il seulement d'une faiblesse physique, son père aurait volontairement écarté du pouvoir Caribert II.

Poussé par des partisans Neustriens regroupés autour de Brodulf, oncle de Caribert II, Dagobert Ier de France est obligé de céder l'Aquitaine à Caribert II qui devient Roi d'Aquitaine avec pour mission de contenir les Basques. Sa capitale est Toulouse.

Ce royaume, allant jusqu'aux Pyrénées, comprend plusieurs comtés situés entre Toulouse et Bordeaux mais aussi les régions de Cahors, Agen, Périgueux et Saintes.

L'Aquitaine sert de zone tampon entre la Septimanie wisigothique et le royaume franc de Dagobert Ier de France. La Vasconie fait partie de ce royaume mais Caribert doit en faire la conquête.

Caribert II subit en 629 d'importants raids menés par les Vascons en Novempopulanie, au sud de l'Aquitaine.

Dagobert Ier de France, fait de Saint-Ouen son chancelier et le charge d'importantes missions.

Saint-Ouen trouve dans la Cour royale quelqu'un qui sera son confident et ami, Éloi de Noyon.

Gonatrude d'Ardennes est répudiée par Dagobert Ier de France en 629 avec l'accord d'ecclésiastiques réunis à Romilly.


Signature de Saint-Éloi - Chartre de la fondation de l'abbaye de Solignac

Construction de l'abbaye de Solignac

Éloi de Noyon fait construire l'abbaye de Solignac en 632.


Dagobert Ier de France -Sculpture de 1838-1839 de Jean Duseigneur, en marbre blanc au château de Versaille Dagobert Ier

Mort de Caribert II

Chilpéric Roi d'Aquitaine

Mort de Chilpéric Roi d'Aquitaine

Dagobert Ier de France Roi des Francs

La conquête de la Vasconie s'achève à peine lorsque Caribert II meurt le 8 avril 632. Il est inhumé à Saint-Romain-en-Blaye.

Chilpéric, son fils, lui succède.

Chilpéric, fils de Caribert II, meurt, est assassiné peu de temps après, peut être sur ordre de Dagobert Ier de France.

On a longtemps affirmé que Chilpéric aurait survécu et qu'il était l'ancêtre des princes d'Aquitaine de la famille d'Eudes en se basant sur la fausse charte d'Alaon (un faux du XVIIe siècle).

Cette affirmation n'est pas crédible et la famille d'Eudes, prince d'Aquitaine, n'est pas descendante des Mérovingiens comme les noms employés par les membres de la dynastie semblent le montrer.

Dagobert Ier de France devient Roi de tout le royaume Franc en 632 et établit sa capitale à Paris. L'unité de l'empire franc est alors rétablie sous le sceptre de Dagobert.

Ses conseillers sont Didier et Éloi de Noyon, son trésorier .

Mais les Basques reprennent l'offensive. L'Aquitaine devient duché en 632.

Elle le restera jusqu'à sa soumission par Charlemagne en 769.

Madelgaire est officier à la cour de Dagobert Ier de France remplit des missions que lui confie le Roi :



Soumission de Judicaël

Investi de toute la confiance de Dagobert Ier de France, Éloi de Noyon remplit les missions les plus importantes et réussit notamment à amener Judicaël, Duc des Bretons, à faire sa soumission en 636.

Judicaël, chef de Domnonée, signe la paix avec Éloi, ministre de Dagobert Ier de France, au nom des Bretons.



Études théologiques de Saint-Ouen et Éloi de Noyon

Peu après la mort de Dagobert Ier de France, Saint-Ouen et Éloi de Noyon laissent la cour de Clovis II pour se consacrer aux études théologiques et se préparer à la prêtrise.


Ordination de Saint-Éloi - XVe siècle

Mort de Saint Romain Évêque de Rouen

Saint-Ouen Évêque de Rouen

Éloi de Noyon Évêque de Noyon

Saint Romain meurt en 641.

En 641, Saint-Ouen devient Évêque de Rouen. Éloi de Noyon devient Évêque de Noyon. Ils sont sacrés le même jour, à la cathédrale de Rouen, par Dieudonné, Évêque de Macon.

Selon E.Vagandard, son biographe, Saint-Ouen latinise son nom de baptême. Il signait :

Le nom "Ouen" proviendrait d'un nom de personne germanique " Aldowin ", formée des racines "ald" (vieux) et "win" (ami), lequel latinisé a donné "Audoenus".

Audaenus est à l'origine d'Audoniens, le nom des habitants de la ville de Saint-Ouen.

Après son élection comme Évêque, Éloi de Noyon passera 20 ans à convertir la population druidique des Pays-Bas belgiques au christianisme.

Éloi de Noyon accueille sainte Godeberthe comme moniale à Noyon.



Fondation de l'abbaye du Mont-Saint-Quentin à Péronne

Mort de Fursy

Erchinoald ne supporte pas l'éloignement de son ami Fursy et lui demande de fonder un monastère à proximité de Péronne.

C'est ainsi que Fursy fonde l'abbaye du Mont-Saint-Quentin, avec ses frères Foislain et Ultain.

Éloi de Noyon consacre ce monastère qui plus tard recevra Pierre l'Ermite avant la première croisade.

Dans l'église Saint-Jean-Baptiste, dans la chapelle de droite, vous verrez Fursy entouré de deux bœufs.

Fursy décide de retourner en Angleterre pour visiter le monastère qu'il avait créé et revoir son frère.

Arrivé à Mézerolles, village du Ponthieu, Fursy tombe malade.

Fursy meurt un 16 janvier 650.

Une querelle oppose Haynuon, gouverneur de la région, et Erchinoald au sujet de la sépulture de l'abbé.

Erchinoald décide de s'en remettre au jugement de Dieu.

La dépouille est déposée sur un chariot attelé de 2 bœufs.

On s'accorda sur le fait que la dépouille reposera la où le chariot s'arrêtera.

Sur le parcours, il y a de nombreux miracles de guérison : aveugles, paralytiques…

Le chariot s'arrête au Mont des cygnes (Tribunal actuel de Péronne).

En fait, d'après la légende, l'essieu de la charrette était faussé.

Le corps de Fursy est déposé dans l'église Saint-Pierre, en construction, derrière le maître-autel.

Le monastère créé au Mont Saint Quentin prit le nom de Monastère écossais car une grande quantité d'Écossais et d'Irlandais venaient se recueillir sur le tombeau du Saint, lieu de plusieurs miracles.

Saint Fursy est le patron de Péronne, de Lagny-sur-Marne et de 7 paroisses dans le diocèse d'Amiens :


Saint-Éloi - Tapisserie de Guigone de Salins - Hospices de Beaune

Mort d'Éloi de Noyon

Éloi de Noyon meurt le 1er décembre 659. Il sera fait Saint.

Saint Éloi est le saint patron des ouvriers qui se servent d'un marteau, et notamment des orfèvres.

Saint-Éloi est resté célèbre au travers de la comptine Le bon roi Dagobert.

Les plus remarquables des ouvrages d'Éloi de Noyon sont :

on pouvait voir encore plusieurs de ces ouvrages en 1789.

Éloi avait un disciple, saint Titouan le Suève, qu'il a racheté de l'esclavage et formé à la vie chrétienne et qui est mort martyr.


Légendes germanique concernant Saint Éloi

Éloi, simple maréchal-ferrant, s'est installé à son compte et a accroché à sa porte une enseigne ainsi conçue : " Éloi. Maître sur maître. Maître sur tous ". Considérant que ce Maître sur tous est un défi à la puissance céleste, Jésus-Christ résout de donner à Éloi une leçon.

Le Christ s'habille donc comme un simple et pauvre forgeron et vient demander de l'embauche à l'atelier d'Éloi :

Là-dessus, et sans attendre, Jésus forge un fer bien mieux fini, bien plus élégant que celui d'Éloi.

Mais, ayant vu à la porte de la forge un cheval en attente d'être ferré, Jésus lui coupe la jambe, la met sur l'enclume, pose le fer, puis rattache la jambe au cheval qui paraît ne s'être aperçu de rien.

Éloi, pour relever ce défi, coupe une autre jambe du cheval et s'apprête à y poser un fer. Le cheval, cette fois, saigne, hennit de douleur, s'abat, et mourrait bientôt si Jésus n'arrêtait miraculeusement l'hémorragie avant de remettre la jambe en place.

Du coup, Éloi capitule. Il prend son marteau et brise son enseigne en disant :

Alors le Christ dit:

Éloi comprend enfin à qui il a affaire et se prosterne :

Il monte en croupe derrière le cavalier propriétaire du cheval dont la jambe a été deux fois coupée. Et ils s'en vont. Éloi, qui n'est décidément pas au bout de ses surprises, comprend alors que ce cavalier est saint Georges.

Cette légende explique pourquoi Éloi apparaît sur de d'anciennes gravures, tenant une jambe de cheval à la main. Mais elle ne peut être que postérieure au XIe siècle, époque où l'usage de ferrer les chevaux apparait en Occident.


Légende de la fondation de Dunkerque

Dunkerque, à l'époque de Dagobert Ier de France, n'est presque rien : une petite église dans les dunes (Duine kercke : l'église des dunes) et quelques huttes au milieu d'une région marécageuse souvent recouverte par la mer.

La ville importante est Mardyck, riche d'un port qui commerce avec tous les pays du Nord. De l'Escaut à la Somme, on ne connait aucun port qui rivalise avec Mardyck.

Un beau matin, les habitants de Mardyck voient la mer couverte d'étranges barques à l'avant recourbé, où s'agitent des guerriers immenses et chevelus : les Reuzes venus de très lointains pays du Nord..

À peine débarqués, ils se mettent à dévorer les enfants, à tuer les parents qui n'ont pu s'enfuir. Ils n'accordent grâce qu'aux jolies filles.

Ils jugent le site de Mardyck agréable, les maisons des bourgeois confortables, quoiqu'un peu étroites, et les provisions de leurs caves succulentes. Quelques habitants, réfugiés dans le château de la ville, résistent. Les Reuzes, ne réussissent pas à les vaincre et finissent presque par les oublier.

Les provisions viennent à manquer. Les Reuzes, après une nouvelle attaque infructueuse contre le château, décident d'effectuer des razzias dans le pays d'alentour.

Chaque semaine, des commandos de Reuzes partent sous la direction d'Allowyn ou Hallewyn, un géant redouté, féroce et avide, pour faire provision, de victuailles, de jolies filles dans les bourgades telles :

Un beau matin, alors qu'il y débarque, Allowyn se prend les jambes dans les cordages de son navire et tombe sur le visage et son épée lui rentre dans la poitrine. Tout le monde le croit mort, à commencer par les pêcheurs dunkerquois qui se jettent sur les Reuzes. Ceux-ci prennent la fuite.

Saint-Éloi qui aime cette petite bourgade dont il a converti les habitants, justement, passe par là. Voyant les pêcheurs affairés, il se précipite, les écarte, bénit Allowyn et le fait porter dans sa demeure. On ne les revoit plus de 15 jours. Enfin, Saint-Éloi i fait sortir le géant, guéri, et l'amene à l'église, où il le baptise et le marie à la plus belle fille du pays.

Allowyn s'installe à demeure, devient le chef des habitants à qui il fait construire des remparts, des tours et des bâtiments. Ainsi, selon la légende, naquit Dunkerque.

Il vécut longtemps : cent ans, un mois, une semaine, un jour et une heure. Le dernier jour, il monta sur une tour, resta longtemps silencieux à regarder vers le nord d'où il était venu, puis il vida une coupe de vin, la lança dans les flots et s'affaissa.

En souvenir de lui, les habitants fabriquent un grand mannequin d'osier et construisent une immense tour près de la principale église de la ville.



Mort de Saint-Ouen

Saint-Ouen écrit la biographie d'Éloi de Noyon ou Saint-Éloi.

Saint-Ouen rend encore des services à son Pays divisé.

À l'invitation de Thierry III de Neustrie, Saint-Ouen va à Cologne, où il rétablit la paix entre la Neustrie et l'Austrasie.

Au retour, Saint-Ouen meurt à Clippiacum ou à Clichy, villa royale le 24 août 683 ou 684 ou 686.

Clippiacum est la villa royale située dans le Vieux Saint-Ouen qui faisait partie de l'ancien territoire de Clichy.

Le corps de saint Ouen est exposé à Clippiacum.

L'endroit devient rapidement un lieu de pèlerinage grâce à la conservation du doigt de saint Ouen, disparue pendant la Révolution. Avec l'afflux des pèlerins, un village se constitue qui deviendra Saint-Ouen.

L'église Saint-Ouen-le-Vieux est bâtie à l'endroit supposé de sa mort.

Avant d'être transporté et enterré à Rouen,

Le corps de Saint-Ouen est transporté à Rouen et enseveli dans l'Abbaye Saint Pierre, laquelle porta son nom par la suite. Son corps changera de place plusieurs fois encore en 842, 918 et 1890.

En France, il y a 44 communes qui portent son nom, la plupart situées en Normandie. Le culte qui lui est rendu témoigne du développement de la foi chrétienne dans ces régions sous le règne des derniers rois mérovingiens.



Transfert d'un bras d'Éloi de Noyon à Notre-Dame de Paris

Le 25 juin en 1212, un des bras d'Éloi de Noyon est transféré en la cathédrale Notre-Dame de Paris.


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