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Événements contenant la ou les locutions cherchées



111 événements affichés, le premier en 1305 - le dernier en 1413



Mariage de Guillaume Ier de Hainaut avec Jeanne de Valois

Guillaume Ier de Hainaut, Comte de Hainaut et de Hollande, épouse le 19 mai 1305 Jeanne de Valois, fille de Charles Ier de Valois, Comte de Valois, d'Anjou, de Maine, d'Alençon, et de Marguerite de Sicile. Leurs enfants sont :



Mariage d'Édouard II Carnavon avec Isabelle de France

Tournoi de Boulogne-sur-Mer

Après de longues négociations, en vertu du traité de Montreuil-sur-Mer, Édouard II Carnavon épouse à Boulogne-sur-Mer le 25 janvier 1308 Isabelle de France, fille de Philippe IV le Bel et de Jeanne Ire de Navarre. Leurs enfants sont :

Amédée V de Savoie assiste à ce mariage.

Louis Ier de Bourbon se fait remarquer en remportant avec Jean Ier de Clermont, son frère, Comte de Charolais, les prix du tournoi de Boulogne-sur-Mer organisé en l'honneur de ce mariage.

Louis Ier de Bourbon est choisi peu après pour accompagner Isabelle de France à son couronnement, en compagnie de Charles Ier de Valois.



Naissance d'Édouard III d'Angleterre

Édouard III d'Angleterre naît le 13 novembre 1312, fils d'Édouard II Carnavon et d'Isabelle de France.



Guerre du Saint-Sardos

Ralph Basset est rappelé en mars 1324.

En avril 1324, une ambassade, menée par Edmond de Woodstock, Comte de Kent, et l'archevêque de Dublin, est envoyée en France avec instructions de négocier un arrangement aussi paisible que possible.

Charles IV le Bel rassemble son armée aux frontières de l'Aquitaine en juin 1324.

Les ambassadeurs sont reçus fraîchement à Paris et promettent que Raymond-Bernard de Montpezat sera livré.

Ils vont alors à Bordeaux pour exécuter l'accord.

Là ils apprennent que l'affaire provoque beaucoup d'indignation dans la noblesse locale. Edmond de Woodstock change d'avis et décide de résister.

Les fonctionnaires français s'en retourne les mains vides.

De nouveaux ambassadeurs anglais sont envoyés, mais trop tard.

Charles IV Le Bel prononce la confiscation de la Guyenne.

En août 1324, Charles Ier de Valois, à a tête de 7 000 hommes, envahit l'Aquitaine.

Louis Ier de Bourbon et Ferry IV de Lorraine participent à cette expédition. Ils sont aidés de nobles locaux tel Gaston II de Foix.

Charles II d'Alençon y fait ses premières armes sous les ordres de Charles Ier de Valois, son père, et montre à son premier siège un grand courage qu'il poussa jusqu'à une aveugle témérité.

Les garnisons anglaises sont squelettiques voire inexistantes.

Charles de Valois balaye la région et finit la guerre en moins de 6 semaines.

La plupart des villes se rendent immédiatement.

Louis Ier de Bourbon prend ainsi aux Anglais Montségur, Sauveterre, Cour-Saint-Maurice et Agen.

La résistance la plus forte vient d'Edmond de Woodstock, à La Réole, qui parvient à résister quelques semaines avant de se rendre.

Une trêve est négociée qui se transforme rapidement en fin du conflit.

Hugh le Despenser est forcé d'envoyer Isabelle de France, Reine d'Angleterre, pour conclure la paix avec Charles IV le Bel, son frère.

Elle emmène Édouard III d'Angleterre, son fils, à qui Édouard II Carnavon a transmis l'Aquitaine et le Ponthieu.

Les Français se satisfont du détachement de l'Agenais de l'Aquitaine, plutôt que de la confiscation du duché entier.



Fuite d'Isabelle en France

En 1325, Isabelle de France, Reine d'Angleterre, délaissée par Édouard II Carnavon, s'enfuit en France avec Édouard III d'Angleterre, son fils.


Roger Mortimer et Isabelle de France (manuscrit du XIVe siècle) Supplice d'Hugues le Despenser - manuscrit de Froissart

Retour d'Isabelle de France en Angleterre

Abdication d'Édouard II Carnavon

Isabelle de France et Roger Ier Mortimer Régents

Mort d'Hugues le Despenser

Mort d'Edmund FitzAlan 2e comte d'Arundel

Le 2 octobre 1326, Isabelle de France et Roger Ier de Mortimer reviennent en Angleterre aidés par Edmond de Woodstock.

En 1326, Jean de Hainaut est aux côtés d'Édouard III d'Angleterre.

Henry de Lancastre est l'un des principaux responsable de la déposition d'Édouard II Carnavon.

Édouard II Carnavon abdique et est emprisonné au château de Berkeley.

Hugues le Despenser, Mignon d'Édouard II Carnavon est capturé, en même temps que lui.

Il est reconnu coupable de haute trahison et condamné à être Hanged, drawn and quartered, expression utilisée jusqu'en 1870 dans le code pénal anglais décrivant les supplices subis : la pendaison, l'infamie d'être traîné sur une claie et l'écartèlement.

Isabelle de France et Roger Mortimer gouvernent comme régents à partir de 1326.

Edmund FitzAlan reste loyal à Édouard II Carnavon. Edmund FitzAlan meurt le 17 novembre 1326, exécuté.

Hugues le Despenser meurt le 24 novembre 1326, supplicié en public.

Ses parties génitales sont coupées puis incinérées. Il est éviscéré puis exécuté.

Sa tête est exposée à Londres quelque temps.


Édouard III - Histoire de l'Angleterre de Cassel - 1902

Édouard III d'Angleterre Roi d'Angleterre

Édouard III d'Angleterre, fils d'Édouard II Carnavon, âgé de 14 ans, devient roi d'Angleterre du vivant de son père le 24 janvier 1327. Il est le premier roi à parler anglais.



Arrivée en Angleterre de Walter Mauny

Walter Mauny arrive en Angleterre en 1327 en tant qu'écuyer de Philippa de Hainaut pour son mariage officiel avec le roi Édouard III d'Angleterre.

Philippa de Hainaut a comme confident et chroniqueur Jean Froissart natif de Valenciennes tout comme elle.



Tentative d'invasion écossaise

William Montacute aide Édouard III d'Angleterre à repousser l'invasion écossaise de 1327.


Philippa de Hainaut

Mariage d'Édouard III d'Angleterre avec Philippa de Hainaut

Édouard III d'Angleterre épouse en la cathédrale d'York le 24 janvier 1328 Philippa de Hainaut, fille de Guillaume Ier de Hainaut et de Jeanne de Valois. Leurs enfants sont :

En août 1328, Édouard III d'Angleterre fixe le douaire de son épouse.


Philippe VI de Valois Philippe VI de Valois Philippe VI de Valois

Les Valois directs

Philippe VI de Valois Roi de France

Jeanne II de France Reine de Navarre

Philippe III le Bon Roi consort de Navarre

Incorporation au domaine royal des comtés de Champagne et de Brie

Jeanne II de France Comtesse d'Angoulême et de Mortain

Plusieurs prétendants ont des droits équivalents à la couronne :

Le père de Philippe VI de Valois, Charles Ier de Valois, est le frère cadet de Philippe IV le Bel. Ferry IV de Lorraine se rallie au Comte de Valois.

Édouard III descend en ligne directe de Philippe IV le Bel par sa mère, Isabelle de France, sœur des précédents rois. Il est encouragé par Robert III d'Artois, et appuyé par les ducs de Bourgogne.

Charles II le Mauvais descend en ligne directe de Saint-Louis et de Philippe III le Hardi.

Après moult délibérations, les Grands du royaume, dont Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, se décident à laisser la couronne au régent Philippe VI de Valois en 1328.

Philippe, qui plus est, s'il est Valois, descend de Philippe III le Hardi, puisque c'est celui-ci qui donne à Charles, son fils puîné, le comté de Valois en apanage.

Aux yeux des féodaux et des juristes qui les assistent, Philippe VI de Valois a pour principal avantage de n'être ni Anglais ni Navarrais!

Beaucoup plus tard, les juristes tenteront de justifier l'élection de Philippe VI de Valois en invoquant une prétendue "loi salique" qui prohibe la transmission de la couronne par les femmes dans la tribu des Francs Saliens dont sont issus Clovis et ses descendants.

En fait de "loi salique", ils exhibent un vieux document où il est simplement dit à propos de contrats de droit privé : "femme ne peut servir de pont et de planche" !

Un accord intervient en 1328 entre Philippe VI de Valois et Philippe III d'Évreux, époux de Jeanne II de France, l'héritière de Navarre.

Après la mort de ses deux oncles Philippe V le Long et Charles IV le Bel, les droits de Jeanne à la couronne de Navarre sont reconnus en échange de la renonciation aux droits sur la couronne de France et de l'abandon au domaine royal de France des comtés de Champagne et de Brie.

Jeanne II de France devient reine de Navarre. Philippe d'Évreux devient Roi de Navarre à titre consort sous le nom de Philippe III de Navarre.

Jeanne II de France reçoit également le comté d'Angoulême et le comté de Mortain. Poursuivant ses tractations Jeanne II de France obtient Longueville dans le Cotentin. Enfin Jeanne II de France ne tarde pas à échanger le comté d'Angoulême contre des places dans le Vexin : Pontoise, Beaumont-sur-Oise et Asnières-sur-Oise.

En 1328, William Montacute participe à une campagne diplomatique auprès du roi de France et du Pape.

Toujours partisan de l'exclusion des femmes du trône de France, Louis Ier de Bourbon se rallie à Philippe VI de Valois.

Louis Ier de Bourbon est fait pair de France par le nouveau souverain.



Traité d'Édimbourg Northampton

L'invasion du nord de l'Angleterre par Robert Ier d'Écosse force Édouard III d'Angleterre, à signer le traité d'Édimbourg-Northampton le 1er mai 1328, reconnaissant de facto l'indépendance de l'Écosse et de son roi Robert Ier d'Écosse.

La paix est rétablie, les "déshérités" ne reçoivent aucune indemnisation.



Sacre de Philippe VI de Valois

Le 29 mai 1328, Philippe VI de Valois ou le Roi trouvé est sacré à Reims.

Il est le premier Roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.

Sur le moment, Édouard III d'Angleterre accepte à contrecœur sa mise à l'écart.

Jean IV d'Harcourt assiste à ce sacre.

Jean II de Châtillon représente le Grand Queux de France à ce sacre.


Hommage d'Édouard III à Philippe VI La France en 1330

Hommage d'Édouard III d'Angleterre à Philippe VI de Valois

En 1329, Jean de Marigny fait échouer les prétentions d'Édouard III d'Angleterre à la régence de France.

En 1329, Louis Ier de Bourbon est envoyé à Londres pour rappeler à Édouard III d'Angleterre qu'il doit hommage au Roi de France pour ses possessions de Guyenne et de Gascogne.

Selon les règles féodales, ces provinces relèvent de la monarchie française, qui est censée les avoir confiées aux Plantagenets en qualité de fiefs.

Après la réussite de sa mission, Louis Ier de Bourbon est récompensé en récupérant le comté de Clermont, érigé par ailleurs en pairie.

Le roi de France confisque la Guyenne et met en place une stratégie de blocus maritime pour faire plier Édouard III d'Angleterre.

L'Angleterre est très dépendante du commerce des vins du sud de la France, des importations de sel de Bretagne et de Poitou et des exportations de laine vers les Flandres.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le 6 juin 1329, dans la cathédrale d'Amiens, Édouard III, Roi d'Angleterre, rend l'hommage féodal à Philippe VI de Valois. Il se reconnaît vassal du Roi de France pour la Guyenne, qu'il tient de lui. Philippe III d'Évreux et Jean Ier de Luxembourg accompagnent le roi de France à cette occasion.

Jean de Hainaut s'interpose comme arbitre entre les deux monarques et est présent à Amiens, lors de cet hommage.



Naissance du Prince Noir

Édouard IV Plantagenêt ou Édouard de Woodstock, dit depuis le XVIe siècle le Prince Noir à cause de la couleur de son armure, naît le 15 juin 1330, fils d'Édouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainaut.


Gibet de Tyburn

Pris du pouvoir par Édouard III d'Angleterre

Exécution de Roger Ier Mortimer

Exile d'Isabelle de France

En octobre 1330, Édouard III prend le pouvoir avec le soutien de son cousin Henry de Lancastre.

Les barons ne veulent plus de Roger Ier Mortimer, premier Comte de March.

Sur ordre Édouard III d'Angleterre, William Montacute et quelques hommes arrêtèrent Roger Ier Mortimer.

Pour venger son père, Édouard III d'Angleterre le fait le pendre à Tyburn à Londres, pour avoir abusé de ses pouvoirs de régent.

Roger Ier Mortimer meurt le 29 novembre 1330.

William Montacute reçoit une bonne part des domaines confisqués.

Édouard III d'Angleterre exile sa mère Isabelle de France au château de Rising à Norfolk.



Ambassade à Londres

Durant l'hiver de 1331 à 1332, Philippe VI de Valois envoie à Londres une ambassade afin de négocier l'hommage d'Édouard III d'Angleterre pour la Guyenne.

En font partie :



Mariage de Renaud II de Gueldre avec Aliénor d'Angleterre

Le mariage est arrangé par Jeanne de Valois (1294-1352), une cousine d'Isabelle de France, la mère d'Aliénor.

Renaud II de Gueldre, connu pour être sombre en couleur comme en caractère, est veuf de Sophia Berthout.

Renaud II de Gueldre épouse à Nimègue en mai 1332 Aliénor d'Angleterre, fille d'Édouard II Carnavon et d'Isabelle de France. Leurs enfants sont :

Le trousseau d'Aliénor d'Angleterre contient une robe de mariée en tissu d'Espagne, des coiffes, des gants, des chaussures, un lit, des épices rares et du sucre.

Aliénor d'Angleterre est bien reçue à Gueldre.

Renaud II de Gueldre s'allie à son beau-frère Édouard III d'Angleterre dans une coalition anti-française.



Mort de Thomas Randolf Gardien de l'Écosse

Donald Mormaer Gardien de l'Écosse

Expédition des "déshérités"

Bataille de Dupplin Moor

Édouard Balliol Roi des Écossais

Archibald Douglas Gardien de l'Écosse

Trêve entre Archibald Douglas et Édouard Balliol

Thomas Randolf, Comte de Moray, meurt le 20 juillet 1332.

La noblesse écossaise se réunis à Perth où elle élit Donald Mormaer, Comte de Mar, au poste de Gardien de l'Écosse.

Édouard Balliol rend probablement hommage en secret à Édouard III d'Angleterre, officiellement en paix avec David II d'Écosse.

Édouard lui refuse l'autorisation d'envahir l'Écosse en traversant la rivière Tweed, le traité d'Édimbourg Northampton aurait été trop visiblement rompu. Mais il accepte de fermer les yeux sur une invasion maritime mais il les désavouera et confisquera toutes leurs terres en Angleterre si jamais ils échouent.

Le petit groupe dirigé par Édouard Balliol prend la mer depuis la rivière Humber. Composés des nobles déshérités et de mercenaires, ils ne sont probablement pas plus de quelques centaines. Ils débarquent à Kinghorn sur le Fife le 6 août 1332.

La nouvelle de leur avancée les précède. Alors qu'ils marchaient sur Perth, ils trouvent sur leur chemin une vaste armée, composée principalement d'infanterie, sous le commandement de Donald Mormaer.

Lors de la bataille de Dupplin Moor, l'armée d'Édouard Balliol, dirigée par Henry Beaumont, vainc les forces écossaises, pourtant plus nombreuses. Beaumont utilise la tactique utilisée par les Anglais durant la guerre de Cent Ans, avec des chevaliers à pied au centre et des archers sur les côtés. Pris sous une meurtrière pluie de flèches, la plupart des soldats Écossais n'atteignent pas la ligne ennemie. Quand la massacre est finalement terminé, Donald Mormaer, Robert Bruce, un fils illégitime de Robert Ier d'Écosse, de nombreux nobles et environ 2 000 écossais ont péri.

Édouard Baliol se couronne Roi des Écossais, d'abord à Perth, puis à l'abbaye de Scone en septembre 1332.

Archibald Douglas, est promu Gardien de l'Écosse.

En octobre 1332, Archibald Douglas conclut une trêve avec Édouard Balliol afin de laisser le parlement écossais se rassembler et décider qui serait le roi.



Bataille entre Anglais et Écossais

Bataille d'Annan

Le succès d'Édouard Balliol surprend Édouard III d'Angleterre qui décide d'aller en direction du nord accompagné de son armée, craignant que l'invasion de Balliol ne se transforme en invasion de l'Angleterre par l'Écosse. Édouard Balliol démantèle alors le gros des troupes anglaises.

Édouard Balliol va à Annan, sur la côte nord du Solway Firth. Il rédige deux lettres publiques, dans lesquelles il affirme qu'avec l'aide de l'Angleterre, il a revendiqué une nouvelle fois son royaume, et que l'Écosse a toujours été un fief de l'Angleterre. Il promet également :

Cependant, en décembre 1332, Édouard Balliol est attaqué par Archibald Douglas à Annan dans les premières heures de la journée. La plupart de ses hommes sont tués, mais il réussit à s'échapper et fuit à cheval, à demi vêtu, vers Carlisle.



Siège de Berwick

En avril 1333, Édouard III d'Angleterre et Édouard Balliol établissent le siège de Berwick avec une forte armée anglaise. Archibald Douglas tente de délivrer la ville en juillet 1333.



Bataille de Halidon Hill

Mort d'Archibald Douglas

Mort d'Alexandre Bruce

L'armée de Archibald Douglas est vaincue et lui tué à la bataille de Halidon Hill le 19 juillet 1333.

David II d'Écosse et Jeanne d'Angleterre sont envoyés en sécurité dans le château de Dumbarton, pendant que Berwick se rend et est annexée par l'Angleterre.

À ce moment, la majeure partie du territoire écossais est sous occupation anglaise. Huit comtés des Lowlands sont cédés à l'Angleterre par Édouard Balliol.

William Montacute participe aux campagnes d'Écosse et notamment à la bataille de Halidon Hill.

Édouard III d'Angleterre donne à William Montacute le droit de revendiquer l'île de Man.

Alexandre Bruce est tué lors de cette bataille.



Mort de Jean de Bretagne Comte de Richmond

Jean III de Bretagne Comte de Richmond

Jean de Bretagne meurt le 17 janvier 1334. Jean III de Bretagne hérite de son oncle du comté de Richmond pour lequel il prête hommage à Édouard III d'Angleterre.



Nouvelle invasion de l'Écosse

En novembre 1334, Édouard III d'Angleterre tente une nouvelle invasion de l'Écosse.



Fin de l'invasion de l'Écosse

Édouard III d'Angleterre cesse ses assauts en février 1335, en raison du mauvais temps.

Édouard III d'Angleterre et Édouard Baliol reviennent une nouvelle fois en juillet 1335, menant une armée forte de 13 000 hommes, et avance au cœur de l'Écosse, d'abord à Glasgow, puis à Perth, où il s'installe pendant que son armée pille et détruit la campagne alentour.

Quelques chefs écossais, notamment David de Strathbogie, le Comte d'Atholl et Robert, le neveu de Robert Ier d'Écosse, se soumettent toutefois à Édouard III d'Angleterre à Perth.

Les Écossais évitent les batailles rangées et évacuent autant que possible les habitants des Lowlands pour les réfugier dans les collines, plus sûres.



Entrée en guerre des navires flamands contre l'Angleterre

Crise économique en Flandre

Louis Ier de Dampierre qui siège dorénavant à Gand mécontente les Gantois en 1335 en obligeant, selon la volonté du roi Philippe VI de Valois, les navires flamands à guerroyer contre les navires anglais d'Édouard III d'Angleterre.

Privée de laine anglaise, la Flandre entre immédiatement en crise économique, et la haine tant des ouvriers que des artisans se focalise sur le comte Louis Ier de Dampierre.



Andrew Murray Gardien de l'Écosse

Une fois qu'Édouard III d'Angleterre est retourné en Angleterre, les derniers chefs de la résistance écossaise choisissent Andrew Murray comme Gardien.

Andrew Murray négocie rapidement une trêve avec Édouard jusqu'en 1336 pendant laquelle de nombreux émissaires français et papaux essaient de faire signer une paix entre les deux royaumes.



Nouvelle invasion de l'Écosse

En mai 1336, une armée anglaise menée par Henry de Grosmont, Duc de Lancaster envahit l'Écosse, suivie par une autre armée sous le commandement du roi Édouard III d'Angleterre.

Ensemble, elles ravagent une large part du nord-est de l'Écosse, saccageant Elgin et Aberdeen, pendant qu'une troisième armée fait de même dans le sud-ouest et dans la vallée de le rivière Clyde.

Poussé par cette invasion, Philippe VI de France fait savoir qu'il va aider les Écossais.

Une flotte et une grande armée sont prêtes à envahir aussi bien l'Angleterre que l'Écosse.

Édouard III d'Angleterre avorte rapidement son invasion.

Les Écossais, sous le commandement d'Andrew Murray, capturent et détruisent alors les forteresses anglaises, et ravagent la campagne anglaise.

À fin de 1336, les Écossais ont repris le contrôle.



Interdiction de l'exportation des laines anglaises vers la Flandre

Louis Ier de Dampierre, Comte de Flandre, prend le parti de Philippe VI de Valois.

Or, les bourgeois flamands tirent leur prospérité de la laine anglaise qu'ils importent en abondance et dont ils font des draps qu'ils vendent dans toute l'Europe.

En 1336, Édouard III d'Angleterre punit la Flandre en interdisant l'exportation des laines anglaises vers la Flandre. Cette provocation économique de défi de l'Angleterre à la France va être l'une des principales causes profondes du déclenchement de la guerre de Cent Ans.

À partir de 1336, Guy Ier de Blois-Châtillon assiste Philippe VI de Valois contre Édouard III d'Angleterre.

En 1336, Hugues Quiéret va au secours de Louis Ier de Dampierre avec ses galères du Levant.

Jean III de Brabant se brouille avec Philippe VI de Valois, qui veut isoler commercialement la Flandre, ce qui va à l'encontre des intérêts économiques du Brabant.



Exil de Robert III d'Artois

Robert III d'Artois Comte de Richmond

Robert III d'Artois trouve finalement refuge en Angleterre en décembre 1336.

Robert III d'Artois incite Édouard III d'Angleterre à reconquérir l'héritage du trône de France et fournit beaucoup de renseignements sur la Cour de France. Édouard III fait Robert III d'Artois Comte de Richmond.



Jan Crabbe Prisonnier

Walter Mauny Amiral de la flotte du nord

Walter Mauny fait prisonnier Jan Crabbe, pirate flamand, mercenaire de Robert Ier d'Écosse et le revend à Édouard III d'Angleterre pour 1000 £.

En 1337 Walter Mauny est nommé amiral de la flotte du nord.



Reprise de Bordeaux et de la Guyenne par Philippe VI de Valois

Prenant pour prétexte qu'Édouard III d'Angleterre ne veut pas livrer Robert III d'Artois, déclaré ennemi de la couronne de France, Philippe VI de Valois lui confisque le duché d'Aquitaine : Bordeaux et la Guyenne, le 24 mai 1337.



Révolte de Gand

Défi d'Édouard III d'Angleterre à Philippe VI de Valois

L'arrestation d'un patriote gantois, Siger le Courtraisien, met le feu aux poudres.

Les Gantois se soulèvent contre Louis Ier de Dampierre en prenant pour chef un noble très populaire, Jacob ou Jacques Van Artevelde en 1337.

Jacques van Artevelde suggère au Roi d'Angleterre de revendiquer pour lui-même la couronne de France en sa qualité de petit-fils de Philippe IV le Bel par Isabelle de France, sa mère.

Le 7 octobre 1337, à l'abbaye de Westminster, Édouard III d'Angleterre lance publiquement un défi à son cousin Philippe VI de Valois, le Roi de France.

Édouard III d'Angleterre prend solennellement le titre de roi de France et conteste la légitimité de Philippe VI de Valois. Il déclare en outre qu'il fera tout pour récupérer le trône du France.

Le 1er novembre 1337, Édouard III d'Angleterre envoie une lettre de défi à Philippe VI de Valois.


Guillaume II de Hainaut - dans un ouvrage du XVIe siècle

Mort de Guillaume Ier de Hainaut

Guillaume II de Hainaut Comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande

Guillaume Ier de Hainaut meurt à Valenciennes le 7 juin 1337.

Guillaume II de Hainaut devient Comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, sous le nom de Guillaume IV en 1337.

Quand Guillaume II de Hainaut succède à son père, celui-ci est en train d'organiser une ligue contre le royaume de France, en soutien à son gendre Édouard III d'Angleterre, qui revendique le trône de France et s'apprête à déclencher la guerre de Cent Ans.

La situation se complique pour le jeune comte, car l'empereur Louis IV de Wittelsbach soutient les revendications du roi d'Angleterre et lui prête le concours de ses vassaux.

Guillaume de Hainaut est à la fois vassal du roi de France et de l'empereur.

Guillaume II de Hainaut cherche à se ménager les deux suzerains mais les mécontente tous les deux.

Finalement, Guillaume II de Hainaut rejoint les forces anglaises, par rejet de la conduite de Philippe VI de Valois à son égard.

Guillaume II de Hainaut s'engagea alors pleinement dans la guerre et reçut le surnom de Hardi.

Philippe VI de Valois, par l'entremise de Jeanne de Valois, sa sœur et mère de Guillaume II de Hainaut, obtient une trêve avec le comte de Hainaut.



Édouard III d'Angleterre Roi de France

En janvier 1338, chez ses alliés flamands de Gand, Édouard III d'Angleterre prend publiquement le titre de "Roi de France".



Bataille de Gand

Reprise du commerce entre la Flandre et L'Angleterre

Les Gantois, sous la conduite de Jacques van Artevelde, repoussent l'avant-garde de l'armée de Philippe VI de Valois à Gand le 11 avril 1338.

Jacques van Artevelde défait la chevalerie de Louis Ier de Dampierre devant le château de Biervliet le 13 avril 1338. C'en est définitivement fait de l'autorité comtale de Louis Ier de Dampierre.

Louis Ier de Bourbon participe aux côtés de Philippe VI de Valois à cette campagne militaire.

Jacques Van Artevelde devient le véritable maître de la Flandre et négocie la reprise du commerce avec Édouard III d'Angleterre.



William Montacute Maréchal d'Angleterre

En 1338 William Montacute rentre d'une longue mission diplomatique, d'abord en France pour déclarer que le roi Édouard III d'Angleterre revendique la couronne de France, puis en Allemagne, à la rencontre de princes avec lesquels il pourrait s'allier contre la France.

Plus tard en 1338, William Montacute est nommé Maréchal d'Angleterre.


Bataille d'Arnemuiden

Projet d'invasion de l'Angleterre

Bataille navale d'Arnemuiden

Pillage de Southampton

Les provinces françaises promettent des navires pour envahir l'Angleterre. Réunis à ceux de Philippe VI de Valois, ils doivent permettre de transporter en Angleterre de la grande armée de la mer, formée de 4 000 hommes d'armes Génois, Normands, Picards et Bretons. Les préparatifs se font dans les ports d'Harfleur et de Leure.

Une quittance, du 2 juillet 1338, prouve l'emploi sur la flotte de la poudre à canon, et fixe d'une manière certaine le commencement de l'artillerie moderne en France.

Le 23 septembre 1338, une bataille oppose, prés d'Arnemuiden, port de l'île de Walcheren aux Pays-Bas, une vaste flotte française, commandée par Hugues Quiéret et Nicolas Béhuchet ou Bahuchet à 5 grandes nefs anglaises, transportant un énorme chargement de laine, destinée aux Flamands, alliés d'Édouard III d'Angleterre.

Écrasés sous le nombre et ayant une partie de leurs équipages à terre, les navires anglais se défendent avec une grande vaillance, en particulier le Christofer sous les ordres de John Kingston, chef de la petite escadre. Le Christofer est équipé de 3 canons de fer et d'un canon à main.

Il ne capitule qu'après une journée de lutte et après avoir épuisé tous ses moyens de défense.

Les Français s'emparent de la riche cargaison et intègrent les 5 nefs à leur flotte mais ils ternissent leur victoire par le massacre des prisonniers.

Un dimanche matin d'octobre 1338, Hugues Quiéret prend le havre de Hantonne (Southampton), la pille, charge le butin sur ses nefs et réembarque.

Hugues Quiéret le 8 novembre 1338 charge Thomas Fouques, garde du clos aux Galées du roi, à Rouen, de racheter, à quelque prix que ce soit, les armes que les soudoyers de l'armée réunie à Leure et à Harfleur avaient vendues à des marchands, et que ceux-ci se proposent de porter à l'étranger.

Durant l'hiver, Hugues Quiéret, Nicolas Béhuchet et Barbevaire brûlent les navires anglais de Bristol à Plymouth et font de grands dommages aux Anglais. Ils vont jusque à Douvres et à Sandwich, à Winchelsea, à Rye sur les côtes d'Angleterre.



Naissance de Lionel d'Anvers

Lionel d'Anvers naît à Anvers le 29 novembre 1338, fils d'Édouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainault.



Médiation de Jeanne de Valois entre Édouard III et Agnès de Dunbar

En 1339, Jeanne de Valois, sa belle-mère, reçoit Édouard III d'Angleterre à l'abbaye de Fontenelle et tente d'apaiser les esprits.



Siège du château d'Oisy

En 1339, les gens d'Enguerrand VI de Coucy tiennent tête à Jean de Hainaut, allié d'Édouard III d'Angleterre et défendent victorieusement le château d'Oisy contre une troupe de 500 lances et 1 000 hommes d'armes



Participation à l'ost d'Henri IV de Bar

Campagne d'Amiens

Henri IV de Bar rejoint l'ost de Philippe VI de Valois en 1339 lorsqu'Édouard III d'Angleterre menace d'envahir le royaume de France,

Jean III d'Aumont paraît à l'Ost de Tournai sous la canne de Raoul Ier de Brienne, Connétable d'Eu.

Louis Ier de Bourbon participe aux côtés de Philippe VI de Valois à la campagne militaire de 1339.

Jean IV d'Harcourt et Jean V d'Harcourt, son fils, accompagné de 8 chevaliers bannerets, 13 chevaliers bacheliers et de 37 écuyers, participent à la campagne d'Amiens en 1339.

En 1339, Jean IV d'Harcourt et Geoffroy d'Harcourt font partie des 50 principaux barons normands qui s'engagent à aider le roi Philippe VI de Valois dans une future conquête de l'Angleterre.



Naissance de Jean de Gand

Jean de Gand ou John of Gaunt naît à Gand en l'abbaye de Saint-Bavon le 24 juin 1340, fils d'Édouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainaut.


Bataille de l'Écluse

Bataille de l'Écluse

Édouard III d'Angleterre blessé

Mort d'Hugues Quiéret

Mort de Nicolas Béhuchet

Édouard III d'Angleterre, en quête d'alliés dans sa guerre contre la France, conclut une alliance avec Jacques van Artevelde, lui promettant de l'argent et de la laine, vitale à l'économie flamande, en échange d'un soutien flamand pour ses opérations militaires et de la permission pour ses troupes de stationner en Flandre en vue d'une invasion de la France.

Mais Jacques van Artevelde n'a toutefois pas l'intention d'engager toutes ses ressources dans cette guerre et n'a par ailleurs pas pleinement le contrôle des cités marchandes qui ont émergé dans cette région semi-indépendante.

Édouard III d'Angleterre demande que 150 000 flamands l'attendent à son arrivée. Il est quelque peu surpris de découvrir que seulement une fraction de ce nombre a été rassemblée.

La bataille de l'Écluse oppose la flotte d'Édouard III d'Angleterre à celle de Philippe VI de Valois. La rencontre a lieu à Sluis, en Flandre zélandaise, devant l'estuaire du Zwin, bras de mer de nos jours ensablé qui mène à Bruges.

Sluis, anciennement Sluys, en néerlandais signifie écluse.

Les Français disposent :

soit un total d'environ 30 000 hommes.

Les commandants, Hugues Quiéret et Nicolas Béhuchet, ne sont pas des marins. Ce sont des administrateurs chargés en principe d'assurer le transport d'une armée.

Ils reçoivent l'ordre d'empêcher le débarquement de l'armée d'Édouard III d'Angleterre et transforment la flotte en barricade sur 3 rangs, enchaînée d'une rive à l'autre, sauf 4 nefs et les Génois.

Le matin du 24 juin 1340, les 250 navires anglais avec 15 000 hommes plus les équipages apparaissent.

Henry de Grosmont participe à cette bataille.

À midi, avec la marée et le vent portant, l'armada Anglaise attaque.

Du côté français les arbalétriers ont l'initiative mais rapidement ils sont dominés par la vitesse de tir des archers gallois. Après l'abordage les combats furieux se déroulent sur les ponts.

Hugues Quiéret et Nicolas Béhuchet parviennent à investir le bateau d'Édouard III d'Angleterre, la Thomas, et à le blesser à la cuisse. Mais ils sont faits prisonniers.

Immédiatement Hugues Quiéret est malgré ses blessures décapité et son corps jeté à la mer. Nicolas Béhuchet meurt pendu. Deux ans plus tard, Ils paient de leur vie leurs actes de cruauté lors de la Bataille d'Arnemuiden, 2 ans plus tôt.

Dans l'après-midi, grâce au vent qui a changé de direction, la flotte flamande peut quitter la rive et vient se mêler au combat.

La panique s'empare des Français. N'ayant pas d'autre échappatoire que de sauter à l'eau, ils périssent noyés par milliers.

Seule la moitié des Génois, dont Barbavera (Boccanegra), parvient à s'échapper.

Guillaume de Bohun participe à cette victoire anglaise.

La France a perdu 20 000 hommes.

Sergent d'armes du Roi, Renault d'Aumont donne le 2 juillet 1340, quittance d'un emprunt sur ses gages pour son service de guerre "ès champ lès l'Escluse" en Artois, scellée de son sceau.



Bataille de Saint-Omer

Il donne ordre à Robert III d'Artois de prendre 1 000 anglais et plus de 10 000 flamands pour de mener une chevauchée pour tenter de provoquer les français et peut-être de prendre une importante cité fortifiée telle que Saint-Omer.

Pendant ce temps, Édouard d'Angleterre essaie de rassembler une seconde armée en Flandre qu'il compte utiliser pour marcher sur Tournai et y mettre le siège.

Les Français fortifient en conséquence leurs forteresses et leurs positions dans la région.

Ils lèvent des troupes dans le nord de la France.

En juillet 1340, Philippe VI de Valois dispose de 25 000 hommes, la plupart d'entre eux installés dans des places-fortes, notamment Saint-Omer et Tournai.

Robert III d'Artois ne prend aucune précaution pour cacher que Saint-Omer est sa destination car il opére une campagne de destruction sur un chemin menant droit à la ville.

Philippe VI de Valois, en réaction, envoie un millier d'hommes à Saint-Omer, sous le commandement d'Eudes IV de Bourgogne, et les fait suivre une semaine plus tard par une force de la même importance dirigée par Jean Ier d'Armagnac.

La majeure partie de la population de Saint-Omer est évacuée, ses faubourgs sont démolis et ses murs fortifiés.

Robert III d'Artois pense qu'il y a des partisans pro-flamands dans la ville et qu'il va aisément s'en faire ouvrir les portes.

Il continue s'approche de Saint-Omer. Le 25 juillet 1340, il rase la ville voisine d'Arques avant de s'approcher de la lisière orientale de Saint-Omer en prévision d'une attaque.

La massive armée de Philippe VI de Valois progresse lentement vers Robert III d'Artois. Il devient vite évident aux commandants anglais et flamands que le temps manque pour un siège car dans quelques jours leur armée sera piégée entre l'armée royale et la garnison de Saint-Omer.

Forcé de battre en retraite, Robert III d'Artois range ses forces devant la ville pour offrir à la garnison une chance de livrer bataille.

Il place :

Derrière cette force se trouvent en réserve des hommes de toute la Flandre et le campement de l'armée.

Eudes IV de Bourgogne et Jean Ier d'Armagnac savent que Philippe VI de Valois approche et sont résolus à attendre son arrivée avant de livrer bataille.

Philippe de Bourgogne combat avec Eudes IV de Bourgogne, son père.

Mais ce plan est réduit à néant quand un certain nombre de chevaliers français, désireux de donner l'assaut au mépris des ordres de leurs chefs, charge l'aile gauche de l'armée anglo-flamande.

Ils sont repoussés des barricades adverses mais, comme ils font retraite, l'infanterie d'Ypres les suit en terrain ouvert.

Voyant cela, les français font demi-tour et chargent à nouveau, créant une féroce mêlée.

Depuis les murs de la ville, les deux commandants français voient une brèche dans la ligne ennemie et organisent une sortie avec 400 de leurs meilleurs chevaliers.

Jean Ier d'Armagnac assaille le flanc gauche adverse, déjà affaibli, et pratique rapidement une percée.

Mettant en déroute les flamands, les chevaliers d'Armagnac entrent dans le campement ennemi et font un massacre sur la réserve totalement désorganisée, tuant des milliers d'hommes alors que ceux-ci prennent la fuite et pillant les bagages.

Le chaos qu'ils sèment à l'arrière des lignes anglo-flamandes est nénamoins peu utile car ils perdent la cohésion qui leur aurait permis de tomber sur l'aile droite de Robert III d'Artois depuis l'arrière et d'annihiler son armée.

Pendant ce temps, les troupes placées au centre et sur l'aile droite soutiennent la charge des chevaliers d'Eudes IV de Bourgogne avec discipline et font pleuvoir des volées de flèches sur les français.

Inconscients du carnage qui se déroulent derrière eux, les anglo-flamands écrasent les français sous le poids du nombre et les repoussent vers la ville, s'engageant dans une furieuse mêlée dans les rues du faubourg nord, qui n'a pas été démoli.

Une violente action d'arrière-garde de la part de la garnison empêche les forces de Robert III d'Artois d'entrer dans Saint-Omer et laisse le temps aux chevaliers rescapés d'Eudes IV de Bourgogne de se réfugier derrière les portes.

Personne dans la ville ou dans l'armée de Robert III n'est conscient que, moins de deux kilomètres derrière eux, les français sont maîtres du terrain.

Comme le crépuscule s'installe, les forces de Robert III d'Artois et de Jean Ier d'Armagnac regagnent leurs positions respectives ce qui a pour résultat une série d'escarmouches débridées dans l'obscurité, sans aucun combat d'importance toutefois.

Au matin du 27 juillet 1340, l'ampleur du désastre qui a frappé sa réserve apparaît à Robert III d'Artois.

Ayant échoué à s'emparer de la ville et à vaincre les français sur le champ de bataille, il sait qu'il doit abandonner sa campagne avant que l'armée de Philippe VI de Valois ne lui coupe la retraite vers la Flandre.

Abandonnant tout ce qui n'est pas aisément transportable, Robert III d'Artois rejoint l'armée d'Édouard III d'Angleterre en prétendant avoir remporté une victoire partielle.

Il laisse derrière lui près de 8 000 flamands tués, en majorité des troupes qui faisaient partie de la réserve, soit beaucoup plus que les français dont les pertes sont assez faibles.

La bataille de Saint-Omer a toutefois peu de conséquences à long terme car les forces principales des deux camps sont intactes et la situation stratégique demeure inchangée. Il y a néanmoins des conséquences à court terme.

Le moral des troupes flamandes de l'armée d'Édouard III d'Angleterre s'effondre, ce qui provoque de graves problèmes à l'intérieur de l'armée qui va se diviser sur des discussions à propos de la solde et de la confiance en son commandant.

Le sud de la Flandre est laissé sans défense car les hommes prévus pour ce faire sont morts devant Saint-Omer et les français sont donc libres de mener des raids dans cette zone et de causer des ravages à l'arrière de l'armée d'Édouard III d'Angleterre, ce qui provoque des problèmes de ravitaillement.

Et enfin, les villes qui ont souffert le plus de pertes durant la bataille, Bruges et Ypres, ainsi que quelques bourgeois de Gand, font des ouvertures de paix à Philippe VI de Valois et amoindrissent leur soutien aux anglais en termes d'hommes et de provisions.

Édouard III d'Angleterre n'est cependant pas découragé dans son projet d'invasion du nord de la France et, peu après, quitte ses positions à Gand pour mettre le siège devant Tournai, siège qui va se révéler infructueux.



Siège de Tournai

Trêve est entre Édouard III d'Angleterre et Philippe VI de Valois

Congrès d'Arras

Le 21 ou le 31 juillet 1340, les Anglais viennent mettre le siège devant Tournai pour s'emparer de cette tête de pont de la monarchie française sur les rives de l'Escaut.

Geoffroy d'Harcourt, avec 6 chevaliers et 30 écuyers, Henri IV de Bar, Louis Ier de Bourbon, rejoignent l'ost de Philippe VI de Valois pour la campagne de Flandre en 1340.

Jean II le Bon, Jean III de Bretagne, Guy X de Montmorency-Laval et Charles II d'Alençon interviennent à Tournai.

Jean II de Châtillon accompagne Jean II le Bon lors de ce voyage.

Raoul de Lorraine intervient aux côtés du roi de France et envoie des troupes pour aider Philippe VI de Valois.

Rogues de Hangest et Enguerrand VI de Coucy prennent part à l'ost qui se porte au secours de la ville de Tournai

Les anglo-flamands abandonnent le siège de Tournai le 25 septembre ou le 12 octobre 1340.

Les forces anglo-flamandes effectue un retrait stratégique.

Louis Ier de Bourbon est envoyé comme plénipotentiaire au congrès d'Arras qui conclut une trêve pour 2 ans entre les deux royaumes.

Une trêve est signée entre Édouard III d'Angleterre et Philippe VI de Valois fin 1340.

L'inaction des troupes qui s'ensuit est la cause de nouveaux affrontements entre Henri IV de Bar et Raoul de Lorraine, autour de la ville de Neufchâteau. Philippe VI de Valois doit de nouveau intervenir pour y mettre fin.



Mort de Jean III de Bretagne Duc de Bretagne

Guerre des Deux Jeannes

Prise d'Auray et de Nantes par Jean de Montfort

Charles de Blois-Châtillon Duc de Bretagne

Jeanne de Penthièvre Duchesse de Bretagne

Prise du duché de Bretagne par Charles de Blois-Châtillon

Jean III de Bretagne meurt le 30 avril 1341 à Caen.

Malgré ses 3 mariages, Jean III ne laisse à la Bretagne aucun héritier direct.

Deux prétendants s'affrontent

Cette guerre de 20 ans est appelée Guerre de succession de Bretagne ou Guerre des Deux Jeannes : Jeanne de Penthièvre et Jeanne la Flamme.

Jean de Montfort a le soutien d'Édouard III d'Angleterre à qui il prête hommage en juillet 1341.

Jean IV de Beaumanoir embrasse avec chaleur la cause de Charles de Blois-Châtillon.

Quoique beau-frère de Jean de Montfort, Guy X de Montmorency-Laval embrasse le parti de Charles de Blois-Châtillon, parce que ce parti lui parut le plus juste.

La guerre de Succession démarre immédiatement.

D'avril à mi-mai 1341, Jean de Montfort assiège Rennes et s'en emparer.

Jean de Montfort s'empare de Brest, Hennebont et d'Auray en juin 1341.

Jean de Montfort s'empare de Nantes en juillet 1341.

Vers juillet 1341, le château de Jugon, qui a pour capitaine Amaury de Clisson, est assiégé et pris par Jean de Montfort.

Vannes se donne paisiblement à Jean de Montfort.

Le 2 ou le 7 septembre 1341, la cour de Philippe VI de Valois, réunie à Conflans, désigne officiellement Charles de Blois-Châtillon comme Duc de Bretagne sous le nom de Charles Ier.

Charles de Blois-Châtillon est proclamé Duc de Bretagne par un arrêté du Parlement de Paris.

Jeanne de Penthièvre devient Duchesse de Bretagne, Dame d'Avaugour, de l'Aigle et de Châtelaudren, Comtesse de Penthièvre et de Goëllo, Vicomtesse de Limoges.

En octobre 1341, Charles de Blois-Châtillon marche à la suite de Jean II le Bon pour soutenir ses prétentions sur le duché de Bretagne contre Jean de Montfort.

Charles Ier de Montmorency commande l'armée.

Charles de Blois-Châtillon prend possession du duché.

Le 2 novembre 1341 ils prennent Nantes et capturent Jean de Montfort.

Pierre Ier de Bourbon fait ses premières armes en Bretagne sous les ordres de Jean II le Bon en 1341.

Jacques Ier de Bourbon combat en 1341 et en 1342 pour le compte de Charles de Blois-Châtillon.

Amaury de Clisson embrasse le parti de Jean de Montfort.

Olivier IV de Clisson, son frère, se range du côté de Charles de Blois-Châtillon.

Philippe VI de Valois confisque l'Aigle à Jean de Montfort et la donne à Charles II d'Alençon.

Étienne III Goyon est capitaine-gouverneur du château de Jugon, et l'un des plus zélés serviteurs de Charles de Blois-Châtillon.

En punition de son attachement aux Penthièvre, Jean de Montfort dépouille Étienne III Goyon de sa seigneurie de la Roche-Goyon.



Naissance d'Edmond de Langley

Edmund ou Edmond de Langley naît à Kings Langley dans le Hertsfordshire le 5 juin 1341, fils d'Édouard III d'Angleterre et de Philippe de Hainault.



Luttes entre français et anglais en Bretagne

Mort de Robert III d'Artois

Olivier IV de Clisson Prisonnier

En janvier 1342, le château de Blain appartenant à Olivier IV de Clisson est choisi comme quartier-général par Robert Bertrand, lieutenant du roi envoyé par Philippe VI de Valois pour aider à ramener les partisans Jean de Montfort à l'obéissance envers Jeanne de Penthièvre, la duchesse légitime.

Début mai 1342, Charles de Blois-Châtillon, Louis Ier de Blois-Châtillon, Louis de La Cerda prennent Rennes après quelques jours de siège.

En 1342, le château de Jugon est repris par Charles de Blois-Châtillon.

En mai 1342, l'armée Charles de Blois-Châtillon s'empare d'Auray de Vannes, de Guérande et du Croisic.

En mai 1342, Walter Mauny arrive à Brest et s'attaque à Tregarantec, où il s'empare d'Hervé de Léon.

Jeanne la Flammes, épouse de Jean de Montfort, est assiégée à Hennebont par Charles de Blois-Châtillon dès fin mai 1342.

Fin juin 1342, Jeanne la Flammes reçoit un secours anglais de 6 000 hommes amenés Walter Mauny.

Début juillet 1342, les français mène un raid sur Portsmouth, port que vient de quitter l'escadre de Guillaume de Bohun, Comte de Northampton, composée de 260 nefs, 1350 hommes, destinée à la sauvegarde de Brest.

De juillet à août 1342, l'armée de Charles de Blois-Châtillon, qui a reçu des renforts, prend Auray, Vannes, Guérande, Guémené mais échoue devant Quimperlé.

À la mi août 1342, ils mettent le siège devant Brest où s'est réfugiée Jeanne la Flammes, par terre. Les Génois pour Charles de Blois-Châtillon tiennent la mer.

Le 18 août 1342, Guillaume de Bohun arrive en vue de Brest, attaque et détruit les génois.

Sur terre, les assiégeants quittent leurs positions, pensant que les 260 nefs contiennent une trop forte armée.

Guillaume de Bohun bat les troupes de Charles de Blois-Châtillon près de Lanmeur le 29 septembre 1342, où Geoffroy de Charny est fait prisonnier;

Début octobre 1342, Marigny prend Sainte-Bazeille.

En octobre 1342, Édouard III d'Angleterre est en Bretagne avec Pembroke, Salisbury, Suffolk et Robert III d'Artois.

Henry de Grosmont combat en Bretagne.

Robert III d'Artois commande une flotte anglaise.

Ils prennent Vannes et doivent ensuite l'abandonner car ils sont aussitôt assiégés par les partisans de Charles de Blois-Châtillon.

Robert III d'Artois est battu à Beauvoir par une escadre hispano-génoise, puis est blessé mortellement sous les remparts de Vannes.

Robert III d'Artois meurt en octobre 1342 de ses blessures. Il est inhumé en la cathédrale Saint-Paul à Londres.

Pris dans un combat, Olivier IV de Clisson demeure quelque temps prisonnier des Anglais, auxiliaires Jean de Montfort.

En novembre 1342, les anglais prennent Roche-Periou, Redon, Malestroit, Ploërmel, Pontivy. Casseneuil se donne aux anglais.

En décembre 1342, les anglais saccagent les faubourgs de Dinan, et la région de Dol-de-Bretagne.

Édouard III d'Angleterre est repoussé à Vannes et à Rennes. Il bloque Charles de Blois-Châtillon à Nantes. C'est alors le statu quo.



Siège de Vannes

Édouard III d'Angleterre prend lui même le commandement et assiège Vannes en décembre 1342 avec 12 500 soldats.



Mort d'Olivier IV de Clisson

Mort de Jean de Clisson

Olivier IV de Clisson est accusé d'avoir intrigué avec Édouard III d'Angleterre qui lui aurait plus ou moins promis de le nommer vice-roi de Bretagne.

Charles de Blois-Châtillon accuse Olivier IV de Clisson d'avoir omis de tenir Vannes contre les forces anglaises.

Au mépris de la Malestroit signée peu de temps auparavant et sous le prétexte d'un tournoi, Olivier IV de Clisson est convoqué à Paris avec une quinzaine d'autres seigneurs par Philippe VI de France, qui, s'empare de sa personne.

Olivier IV de Clisson meurt aux Halles le 2 août 1343 décapité.

Son domaine de Blain est confisqué.

La tête d'Olivier IV de Clisson est envoyée à Nantes et plantée sur une pique aux créneaux du château du Bouffay. Jeanne-Louise de Belleville contemple ce spectacle et jure de se venger.

Cette exécution est jugée sévèrement par ses contemporains.

Jean de Clisson a à supporter les malheurs de son père et meurt sans postérité.

Le successeur d'Olivier IV est son fils, Olivier V de Clisson qui se réfugie en Angleterre avec Jeanne-Louise de Belleville, sa mère.

Olivier V de Clisson est élevé à la cour d'Édouard III d'Angleterre avec Jean IV le Conquérant.

Olivier V de Clisson participera activement à la guerre de succession de Bretagne au coté de Jean IV le Conquérant.



Bataille d'Algérisas

Mort de Philippe III d'Évreux Roi de Navarre et Comte d'Évreux

Charles II le Mauvais Comte d'Évreux

Mort de Gaston II de Foix

Gaston III Phébus Comte de Foix

Philippe III d'Évreux prend part à la Reconquista et participe à la bataille d'Algérisas ou Algésiras le 16 septembre 1343, un engagement contre les maures.

Philippe III d'Évreux meurt à Jerez de la Frontera en Andalousie le 23 septembre 1343. Il est inhumé à Sainte-Marie-la-Réale à Pampelune.

Charles II le Mauvais devient Comte d'Évreux en 1343.

Gaston II de Foix participe au siège d'Algérisas. Gaston II de Foix meurt à Séville le 26 septembre 1343.

Henry de Grosmont se distingue lors de ce combat.

Gaston III Phébus, son fils, lui succède très jeune sur des territoires morcelés :

Cette disposition particulière conduit les rois rivaux de France et d'Angleterre à ménager le Comte de Foix pour éviter qu'il ne passe dans l'autre camp. Avec cette stratégie, Gaston III Phébus parvient à rester assez neutre. Ses domaines sont donc relativement épargnés des désastres de la Guerre de Cent Ans.

Éléonore de Comminges, sa mère, assure la régence jusqu'à ses 14 ans.



Naissance de Marguerite d'Angleterre

Marie ou Marguerite d'Angleterre naît en 1344, fille d'Édouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainaut.



Ambassade de Philippe VI de Valois auprès de Clément VI

En 1344, Édouard III d'Angleterre menace de mettre fin à la trêve. Philippe VI de Valois envoie une ambassade, composée de :

auprès du pape Clément VI pour que celui-ci impose une nouvelle trêve.

Une épidémie les oblige à quitter la ville, et l'ambassade se dirige à Toulouse. Henri IV de Bar y contracte la maladie, quitte ses compagnons en juillet 1344.

Henri IV de Bar revient à Vincennes en octobre 1344.



Bataille de Cadoret

Mort de Jean de Montfort

Jean IV le Conquérant Comte de Montfort

Jean de Montfort obtient d'Édouard III d'Angleterre une armée commandée par Dagworth.

En 1345, il débarque avec cette armée en Bretagne. Cette armée rencontre celle des Blaisiens sur les landes de Cadoret, près de Josselin, et la met en pleine déroute.

Jean de Montfort meurt peu après à Hennebont, le 23 septembre 1345.

Jean IV le Conquérant devient Comte de Montfort en 1345.

Robert Knolles fait ses premières armes prenant parti pour Jean IV le Conquérant.



Édouard III d'Angleterre Tuteur de Jean IV le Conquérant

Édouard III d'Angleterre devient le tuteur de Jean IV le Conquérant, âgé de six ans, et poursuit la guerre en Bretagne.



Mort de Jacques Van Artevelde

Tentative de retour de Louis Ier de Dampierre en Flandre

Cession de la seigneurie de Malines

Jacques Van Artevelde meurt assassiné en 1345.

Louis Ier de Dampierre tente de reprendre pied en Flandre, s'installe à Termonde, mais en est chassé par les Gantois.

Louis Ier de Dampierre refuse de reconnaître la suzeraineté d'Édouard III d'Angleterre déclarant qu'il ne ferait hommage à Édouard que quand ce monarque aura pris possession de la France.

Louis Ier de Dampierre vend alors à Henri II, Duc de Brabant, la seigneurie de Malines qu'il avait difficilement acquise contre le père de celui-ci.

Louis Ier de Dampierre revient auprès de Philippe VI de Valois, qu'il suit dans ses campagnes contre les Anglais.



Naissance de Margaret d'Angleterre

Marguerite ou Margaret d'Angleterre naît en 1346, fille d'Édouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainaut.



Débarquement d'Édouard III d'Angleterre dans le Cotentin

Siège de Caen

Raoul II de Brienne Prisonnier

Jean II de Melun Prisonnier

Début de la guerre de Cent Ans

Édouard III d'Angleterre réunit un millier de navires dans la rade de Portsmouth et met à la voile pour Bordeaux le 7 juillet 1346.

Jeanne-Louise de Belleville aide à maintenir la Manche libre de navires de guerre français.

Mais la tempête rejette la flotte sur la côte de Cornouailles et c'est finalement dans le Cotentin, sur la plage de Saint-Vaast-la-Hougue, que débarquent ses 20 000 soldats le 12 juillet 1346.

Cette armée, menée par le duc de Kent, bouscule sans mal les premières résistances. Robert VIII Bertrand de Bricquebec tente en vain de résister à l'armée anglaise.

À l'été 1346, Louis II de Sancerre aurait été à Harfleur et à Caen sous les ordres du connétable de France, Raoul II de Brienne.

Lors du siège de Caen, Raoul II de Brienne et Jean II de Melun sont fait prisonniers par les forces anglaises de Thomas Ier Holland.

Le duc de Kent s'empare de Caen qu'elle met au pillage.

Le Roi de France Philippe VI de Valois ne tarde pas à mobiliser ses troupes. À la tête de 50 000 hommes, il se dispose à aller à la rencontre de l'assaillant.

Les troupes d'Édouard III d'Angleterre incendient Nanterre. L'église Saint-Maurice de Nanterre est détruite.

Édouard III d'Angleterre, ne se souciant pas d'attendre Philippe VI de Valois, traverse la Seine à Poissy, contourne Paris et remonte en direction des Flandres où il bénéficie d'appuis nombreux parmi les habitants des villes.

L'abbaye Joyenval est incendiée lors de la chevauchée d'Édouard III d'Angleterre.

La guerre de Cent Ans commence.

Des travaux de défense sont effectués au château de Caen après la prise de la ville :



Incendié du château de Retz

Incendie de l'abbaye de Joyenval

Pendant la Guerre de Cent Ans le château de Retz devient un véritable Château Fort.

Il fait partie de la ligne de défense de la forêt de Cruyne constituée de 5 ouvrages destiné à protéger Paris des agressions des Anglais.

Les autres châteaux sont :

Le château de Retz est incendié par les Anglais en 1346 commandés par le Prince Noir.

L'abbaye de Joyenval est incendiée en 1346 lors de la chevauchée du roi d'Angleterre Édouard III d'Angleterre.


Bataille de Crécy-en-Ponthieu Bataille de Crécy-en-Ponthieu - les Français à droite (fleur de lys), les Anglais à gauche (lion)

Bataille de Crécy-en-Ponthieu

Mort de Jean II d'Auxy

Mort de Louis Ier de Dampierre Comte de Dampierre et de Nevers et de Flandre

Mort de Jean V de Roucy Comte de Pierrepont, de Braines, de Roucy et de Rochefort

Mort de Jean IV d'Harcourt

Mort de Jean IV de Ghistelles

Mort de Jean Ier de Luxembourg Comte de Luxembourg et Roi de Bohême

Mort de Charles II d'Alençon

Mort de Henri IV de Vaudémont

Mort de Louis de La Cerda

Mort de Louis II de Sancerre

Mort de Louis Ier de Blois-Châtillon

Mort de Raoul de Lorraine Duc de Lorraine

Mort d'Enguerrand VI de Coucy Sire de Coucy, de Marle, de la Fère, d'Oisy, d'Havrincourt

Le 24 août 1346, l'armée anglaise, sous le commandement d'Édouard III d'Angleterre et de son fils, le futur Prince Noir, alors à peine âgé de 15 ans, dresse ses tentes sur la rive droite de la Somme, en bordure de la forêt de Crécy-en-Ponthieu.

Les Anglais s'établissent sur une hauteur et creusent des fossés en prévision des assauts de la cavalerie ennemie. Guillaume de Bohun commande des troupes anglaises avec succès.

Les Français arrivent en provenance d'Abbeville.

Le choc survient au matin du samedi 26 août 1346. Le capitaine Le Moine de Bâle, envoyé en reconnaissance, rapporte au Roi de France que les Anglais sont affamés et ne pourront longtemps tenir derrière leurs fossés. La piétaille française est elle-même épuisée par sa marche. La sagesse voudrait que l'on diffère l'attaque... mais la chevalerie française ne l'entend pas de cette oreille.

Du fait de leur infériorité numérique, Édouard III d'Angleterre et son fils ne vont pas hésiter à bousculer les règles traditionnelles du combat.

Ce sont d'abord les arbalétriers génois du Roi de France qui tirent leurs carreaux. Mais si l'on en croit la chronique, un orage survient, qui détend les cordes des arbalètes et celles-ci perdent une bonne partie de leur efficacité. C'est au tour des archers anglais de tirer. Ceux-là ont pris soin de protéger leurs arcs dans des sacs pendant l'orage. De leur ligne située en hauteur, ils arrosent de traits les troupes françaises.

Le Roi anglais et ses chevaliers, en arrière, les laissent tirer sans discontinuer et ne se soucient pas de les déranger.

Thomas de Beauchamp se distingue lors de cette bataille, côté anglais.

Les chevaliers français, quant à eux, constatant l'impuissance des arbalétriers génois, les bousculent sans ménagement pour monter eux-mêmes à l'assaut malgré le sol boueux.

Qui plus est, au cours de la bataille, les cavaliers du Roi de France déciment leurs alliés génois, lorsqu'ils entendent le cri du Roi : "Tuez la piétaille."

Mais ces chevaliers se montrent aussi inefficaces. Ils montent à l'assaut des lignes ennemies avec le soleil dans les yeux et sont en peine de répliquer aux flèches des archers. La journée durant, les coutiliers gallois s'en donnent à cœur joie. Ils coupent les jarrets des chevaux, désarçonnant et égorgeant les orgueilleux chevaliers embarrassés par leurs armures et leurs caparaçons; négligeant de les capturer et d'en tirer rançon. De nombreux piétons et pas moins de 1 500 chevaliers restent sur le terrain.

Participent à la bataille :

Tous périssent ainsi que le raconte le chroniqueur Jean Froissart :

Li vaillans et gentilz rois de Behagne, qui s'appeloit messires Jehans de Lussembourch, car il fu filz a l'empereour Henri de Lussembourch, entendi par ses gens que li bataille estoit commencie; car quoique il fust la armés et en grant arroy, il ne veoit goutes et estoit aveules...

Adonc dist li vaillans rois a ses gens une grant vaillandise : "Signeur, vous estes mi homme et mi ami et mi compagnon.

A le journee d'ui, je vous pri et requier tres especialement que vous me menés si avant que je puisse ferir un cop d'espee." Et cil qui dalès lui estoient, et qui se honneur et leur avancement amoient, li accorderent : si ques, pour yous acquitter, et que il ne le perdesissent en le presse, il s'alloierent par les frains de leurs chevaus tous ensamble; et missent le roy leur signeur tout devant, pour mieulz acomplir son desirier.

Et ensi s'en alerent il sus leur ennemis...

Ne onques nulz ne s'en parti, et furent trouvé a l'endemain, sus le place, autour dou roy leur signeur et leurs chevaus tous alloiiés ensamble."

Enguerrand VI de Coucy meurt au cours de la bataille de Crécy. Enguerrand VII de Coucy, son fils, lui succède et devient Seigneur de Coucy.

Louis II de Sancerre aurait été l'un des seuls capitaines français à être rentré dans les lignes anglaises. Son corps ayant été relevé par ordre du roi Édouard III, il aurait été inhumé au monastère de Maintenay près Crécy.

Pierre Ier de Bourbon et Jacques Ier de Bourbon sont également présent et ils sont blessés.

Charles Ier de Montmorency se distingue lors de cette bataille.

Philippe VI de Valois lui-même se jette dans la mêlée avec une témérité inconséquente. Il est blessé d'une flèche au visage et voit deux chevaux mourir sous lui. Il ne doit qu'à l'insistance de ses proches de ne pas être pris ou tué. Finalement, il s'enfuit avec quelques chevaliers et une quarantaine de sergents d'armes.

Jean de Hainaut réussit à sortir Philippe VI de Valois de la mêlée et du champ de bataille.

Après la défaite, Philippe heurte à la porte d'un château et crie, lorsqu'on lui demande qui il est, qu'il est "l'infortuné Roi de France".

Les historiens modernes ont longtemps insisté sur la présence de canons à Crécy, pour la première fois dans l'histoire militaire. Ces bouches à feu rudimentaires et très lourdes (appelées "bombardes" à partir des années 1375) auraient été employées par Édouard III d'Angleterre pour semer la panique dans les rangs ennemis et effrayer les chevaux. Mais les chroniqueurs anglais n'en disent mot. Le fait est rapporté seulement par un chroniqueur italien qui n'assista pas à la bataille et par le célèbre chroniqueur Froissart qui y fait allusion au détour d'une phrase (d'une certaine manière pour ajouter des excuses à la défaite inqualifiable de la chevalerie française). Au début du XIVe siècle, à l'époque de la bataille de Crécy, les canons ne sont encore employés que de façon accessoire, notamment sur des bateaux.

C'est un siècle plus tard, à la bataille de Castillon, que l'artillerie sera pour la première fois employée à grande échelle et avec efficacité...

Philippe VI de Valois fait de Bernard VI de Moreuil son lieutenant après la journée de Crécy.



Jean V d'Harcourt Blessé

Mort de Jean IV d'Harcourt

Jean V d'Harcourt Comte d'Harcourt

Jean V d'Harcourt est très grièvement blessé.

Jean IV d'Harcourt meurt le 26 août 1346 lors de la bataille de Crécy-en-Ponthieu.

Son propre frère, Geoffroy d'Harcourt, maréchal d'Angleterre, est l'un des chefs de l'armée anglaise victorieuse.

Édouard III d'Angleterre fait inhumer Jean IV d'Harcourt avec les honneurs, ainsi que tous les chevaliers français de haut rang, dans l'église de Montreuil.

Geoffroy d'Harcourt, pris de remords à la vue de la mort de son frère, quitte alors le camp anglais et se présente au Louvre pieds nus et vêtu d'une robe de bure devant le roi Philippe VI de Valois afin d'implorer son pardon qui lui est accordé.

Jean V d'Harcourt devient Comte d'Harcourt.


Blason des Comtes de Flandre

Mort de Louis Ier de Dampierre

Louis II de Mâle Comte de Flandre, de Rethel et de Nevers

Louis Ier de Dampierre meurt le 26 août 1346, massacré comme tant d'autres chevaliers français au cours de la bataille de Crécy-en-Ponthieu. Son corps est enterré par Édouard III d'Angleterre à l'abbaye de Saint-Riquier.

Il sera plus tard ramené à Bruges par son fils et successeur Louis II de Mâle, qui lui fait édifier un mausolée dans l'église Saint-Donat.

Blessé, mais vivant à l'issue de la bataille de Crécy où il a assisté à la mort de son père, Louis II de Mâle est armé chevalier le jour même par Philippe VI de Valois, réfugié à Amiens. Louis II de Mâle devient :

Louis II de Mâle rompt avec sa politique systématiquement profrançaise, pour adopter une attitude plus proche de ses sujets, louvoyant cyniquement mais lucidement entre les intérêts contradictoires des rois de France et d'Angleterre.



Siège de Calais

Après le désastre de Crécy-en-Ponthieu, les Anglais négligent de poursuivre leur avantage. Jugeant ses troupes trop peu nombreuses, Édouard III d'Angleterre se contente de mettre le siège devant Calais.

Thomas de Beauchamp se distingue lors de ce siège, côté anglais.



Bataille de Neville's Cross

David II d'Écosse prisonnier

Pour aider son allié Philippe VI de Valois, ignorant les trêves avec l'Angleterre, David II d'Écosse mène plusieurs raids écossais en Angleterre, forçant Édouard III d'Angleterre à amener une armée pour renforcer sa frontière nord.

En 1346, Philippe VI de Valois appelle à une invasion de l'Angleterre afin qu'il puisse enlever le verrou anglais sur Calais.

Jean de Hainaut est encore aux côtés de Philippe VI de Valois, quand il tente vainement de faire lever le siège de Calais.

David II d'Écosse dirige personnellement une armée de 12 000 hommes vers le sud avec l'intention de capturer Durham.

Il rencontre une armée anglaise de 5 000 hommes, remontant depuis le Yorkshire.

David II d'Écosse est vaincu à la bataille de Neville's Cross le 17 octobre 1346.

Son armée compte de nombreuses pertes.

David II d'Écosse est blessé par deux fois par des flèches au visage et est fait prisonnier.

Après une période de convalescence, il est emprisonné principalement dans la Tour de Londres et à Odiham dans le Hampshire pendant 11 ans.

Son emprisonnement n'est pas des plus rigides, et des négociations en vue de sa libération commencent rapidement.

L'Écosse est dirigée par son neveu Robert Stewart.


Bourgeois de Calais

Capitulation de Calais

Eustache de Saint-Pierre, Jean d'Aire, Pierre et Jacques de Wissant, Jean de Vienne et Andriens d'Ardes Prisonniers

Le 3 août 1347, après un siège harassant de 11 mois, la ville de Calais capitule devant les troupes anglaises.

Édouard III d'Angleterre, dont la patience a été épuisée par le siège, s'apprête à passer la population au fil de l'épée.

Puis il se ravise et prétend n'exécuter que 6 otages.

Le sort désigne six bourgeois :

Le lendemain, les condamnés se présentent devant le Roi et la reine avec les clés de la ville, pieds nus et la corde au cou.

Selon la chronique, Philippa de Hainaut intervient en leur faveur, n'hésitant pas à se jeter aux pieds de Édouard III d'Angleterre, son mari.

Les 6 bourgeois sont déportés en Angleterre, d'où ils devaient être finalement libérés contre rançon.

La ville restera aux Anglais pendant 211 ans.



Trêve entre Édouard III d'Angleterre et Philippe VI de Valois

Fort de ses premiers succès, Édouard III d'Angleterre consent à signer une trêve d'un an avec Philippe VI de Valois.

Celle-ci est prolongée de quelques années du fait de l'épidémie.



Édouard III d'Angleterre Anti-Roi germanique

Louis V de Bavière négocie avec l'allié de son père, Édouard III d'Angleterre, pour rivaliser avec Charles Ier de Luxembourg.

Édouard III d'Angleterre est élu Anti-Roi germanique le 10 janvier 1348 à Lahnstein mais démissionne seulement 4 mois plus tard.



Traité entre Louis II de Mâle et Édouard III d'Angleterre

Contre toute attente, Louis II de Mâle signe un traité de neutralité avec Édouard III d'Angleterre le 25 août 1348, et appuyé sur les petites villes (Grammont, Termonde, Audenarde), reprend pied victorieusement en Flandre.


Geoffroy Ier de Charny affrontant Édouard III d'Angleterre - enluminure d'un manuscrit des Chroniques de Froissart du 1er quart du XVe siècle – BNF Fr 2662, Fol. 172v

Tentative de reprise de Calais

Mort de Jean II de Créquy Seigneur de Créquy et de Fressin

Geoffroy Ier de Charny tente de reprendre Calais à Édouard III d'Angleterre, en 1349.

Jean II de Créquy meurt en 1349 probablement au siège de Calais.



Querelle de succession entre Renaud III de Gueldre et Édouard de Gueldre

À partir de 1350, une querelle de succession éclate entre Renaud III de Gueldre et Édouard de Gueldre qui revendique le pouvoir.

Renaud III de Gueldre confisque toutes les terres d'Aliénor d'Angleterre, sa mère.

Sans le sou, par fierté, Aliénor d'Angleterre ne fait pas appel à son frère Édouard III d'Angleterre.

Jean de Clèves entre de plain-pied dans laguerre de succession entre ses deux beaux-frères Renaud III de Gueldre et Édouard de Gueldre.

Il prend parti pour Renaud III de Gueldre.

Jean de Clèves se voit récompensé par le gain de la ville d'Emmerich qui vient agrandir son territoire.


Funérailles de Philippe VI de Valois Jean II le Bon - aurait été peint par Girard d'Orléans à Londres en 1359 -musée du Louvre - premier portrait connu de la peinture occidentale

Mort de Philippe VI de Valois

Jean II le Bon Roi de France

Philippe VI de Valois meurt à Nogent-le-Roi en Eure-et-Loir le 22 août 1350.

Il est inhumé dans la basilique Saint-Denis .

Le pouvoir des Valois est largement contesté : Édouard III d'Angleterre et Charles II le Mauvais, tous deux descendants de Philippe IV le Bel par les femmes, peuvent revendiquer la couronne.

Fils aîné de Philippe VI de Valois et de Jeanne de Bourgogne, Jean II le Bon, Duc de Normandie, succède à Philippe VI et devient Roi.

Excellent chevalier, sa bravoure lui interdit la fuite qui avait sauvé son père à Crécy.

D'intelligence probablement médiocre, il ne peut éviter de graves maladresses qui lui aliènent le plus souvent le concours des états généraux, maîtres de lui refuser les ressources financières pourtant indispensables au gouvernement.

Hésitant entre la noblesse réformatrice, les bourgeois avides de promotion et les officiers au dévouement intéressé, il ne sait ni choisir ni jouer de leurs rivalités, et c'est à la faveur de sa captivité que la noblesse prit pour un temps le contrôle des rouages essentiels de l'État.

En 1350, Louis II de Mâle refuse l'hommage à Jean II le Bon, réclamant le retour des villes de Flandre wallonne au comté.

Cela lui permet de récupérer la suzeraineté directe sur la seigneurie de Termonde.



Bataille navale de Winchelsea

Jean II le Bon n'a pratiquement plus de flotte.

Il s'en remet sur mer à ses alliés génois ou Castillans.

L'un des plus actifs est Charles de la Cerda qui s'en prend au commerce anglais dans la Manche et en mer du Nord.

Les Anglais, qui l'accusent de piraterie, décident d'en finir avec lui et mobilisent pour cela d'importants moyens navals.

Charles de la Cerda, est signalé à l'Écluse, en Flandre, à la tête d'un convoi de navires marchands qui remplissent leurs cales avant de repartir sur la côte basque.

Édouard III d'Angleterre décide de lui couper la route au retour.

Il se rend solennellement à Winchelsea, accompagné de son fils, le Prince Noir et de nombreux jeunes nobles bien décidés à en découdre avec l'Espagnol.

Édouard III d'Angleterre ordonne aux archevêques de Canterbury et d'York d'organiser des prières pour le succès de l'opération.

Le 28 août 1350, les troupes anglaises embarquent sur les navires de guerre.

Édouard III d'Angleterre en personne, sur son navire-amiral, le cogue Thomas, prend le commandement de la flotte, forte d'une cinquantaine de navires.

Un cogue (en vieil allemand der Koggen) est un type de bateau utilisé en mer du Nord au cours du Moyen Âge.

Les renseignements sont bons.

Le dimanche après-midi 29 août 1350, les 40 navires de Charles de la Cerda sont signalés à l'horizon.

Ils sont poussés vers Winchelsea par une bonne brise de sud-ouest qui les rapproche rapidement.

Cette bataille de Winchelsea est aussi appelée bataille de L'Espagnols sur Mer

Édouard III d'Angleterre ordonne de lever l'ancre.

Édouard III d'Angleterre fait servir du vin à ses chevaliers et à lui-même pour renforcer encore la cohésion de ses hommes.

Charles de la Cerda, s'il le veut, peut très facilement éviter le contact mais tout porte à croire, au contraire, qu'il le recherche.

Le choc est donc très violent.

Le cogue Thomas est heurté par un navire de tête espagnol lors d'une tentative d'abordage.

La collision est si violente que le navire espagnol perd son mât et que le navire-amiral anglais se retrouve avec une importante voie d'eau.

À l'issue d'un corps à corps sanglant, l'équipage du Thomas se rend maître d'un autre bâtiment espagnol, et Édouard III d'Angleterre doit abandonner son navire qui coule pour se transporter sur sa prise.

Les navires espagnols sont plus hauts sur l'eau, ce qui leur permet d'accabler le pont des navires anglais de projectiles et de causer de gros dommages aux hommes et au matériel.

Le navire du Prince Noir se retrouve bientôt réduit à l'état d'épave, accroché au flanc d'un navire espagnol qui le malmène.

L'héritier du trône anglais ne doit son salut qu'au courage d'Henry de Grosmont, le comte de Lancastre, qui aborde la nef ennemie sur un autre flanc et lui fait amener son pavillon.

Robert de Namur et Henry de Grosmont commandent le navire anglais Salle du Roy

Un grand navire anglais commandé par Guillaume Ier de Namur, qui transporte toute la Maison du roi, est abordé par un espagnol.

Celui-ci, à défaut de pouvoir le réduire à l'impuissance, tente de l'entrainer à l'écart du champ de bataille pour mieux le neutraliser.

À ce moment-là, la situation pour les Anglais est très compromise.

Finalement, un valet flamand de Guillaume Ier de Namur réussit à passer sur le pont du navire espagnol et à couper la drisse de la grand-voile, rendant le bâtiment ingouvernable et permettant aux Anglais de reprendre la situation en mains.

À l'issue de ce combat acharné, les Anglais sont vainqueurs, ont capturé une partie du convoi espagnol.

Les chiffres des pertes espagnoles varient selon les chroniqueurs :

Les pertes anglaises comptent de nombreux morts.

Deux navires anglais au moins sont coulés, dont la navire-amiral.

Édouard III gagne dans cette victoire les surnoms de Vengeur des Marchands et de Roi de la mer.

Néanmoins, Charles de la Cerda s'est échappé avec le reste de ses bâtiments et ce violent combat qui s'est déroulé à l'abordage et à l'arme blanche, n'aura aucune conséquence stratégique sur l'évolution de la guerre et sera assez vite oublié dans les annales militaires.

Une autre hypothèse est que Charles de La Cerda avait pour but d'intercepter Édouard III d'Angleterre, qui voulait se rendre à Reims pour se faire sacrer Roi de France.

Finalement, les pertes anglaises sont lourdes et Édouard III d'Angleterre ne pourra plus s'opposer au sacre de Jean II le Bon.



Mort de Raoul II de Brienne

Rattachement du Comté de Guînes au domaine royal

Jean d'Artois Comté d'Eu

En automne 1350, Raoul II de Brienne, prisonnier en Angleterre, est autorisé à rentrer en France afin qu'il puisse réunir la somme de 60 000 écus d'or pour payer sa rançon.

Le domaine Raoul II de Brienne a façade maritime à l'ouest et est partagé entre plusieurs royaumes : France, Angleterre et Irlande.

Le transport maritime est, à l'époque, plus performant que le transport terrestre.

La manche constitue une intense zone d'échange.

Les seigneurs dont les possessions sont dans le bassin de la Seine peuvent facilement commercer avec Paris.

Les autres seigneurs ayant des possessions sur la façade maritime ouest, dont Raoul II de Brienne, ont économiquement intérêt à soutenir l'Angleterre.

Aussitôt son arrivée à Paris, de mauvaises langues prétendent que le connétable aurait été libéré parce qu'il aurait rendu hommage à Édouard III d'Angleterre en lui cédant sa forteresse de Guînes, place forte sur le détroit du Pas-de-Calais.

Il semble qu'il ait négocié sa libération contre l'engagement de reconnaitre Édouard III comme Roi de France et que le Jean II le Bon en ai eu connaissance par l'interception de courriers à destination du souverain anglais.

Jean II le Bon ne souhaite pas que cela s'ébruite car cela remettrait en avant les problèmes de droits d'Édouard III d'Angleterre à la couronne.

Jean II le Bon fait arrêter Raoul II de Brienne et enfermer dans un cachot du Louvre le 6 novembre 1350.

Le 19 novembre 1350, Raoul II de Brienne est emmené devant l'hôtel de Nesle où, sans avoir eu de procès, il meurt décapité.

Son corps est porté aux Augustins, et enterré hors des murs du cloître.

Ses biens sont confisqués.

Le château de Jarnac et la cinquième partie des revenus des terres de Jarnac et de Châteauneuf sont confisquées et deviennent la propriété du roi de France.

On trouve encore de nos jours l'île du Quint, appellation ayant pour origine la confiscation faite par Jean II le Bon.

Jean II le Bon rattache le comté de Guînes au domaine royal et donne le comté d'Eu à Jean d'Artois, fils de Robert III.

Personne ne connaîtra jamais les vrais raisons de cette exécution.

L'opacité sur les raisons de cette exécution laisse place aux rumeurs: il se dit que le connétable a été exécuté parce qu'il entretenait une liaison avec feu la reine Bonne de Luxembourg, ce qui permettrait de discréditer les futurs Valois en instituant un doute sur leur hérédité et donc leur légitimité.

L'émotion est vive, Raoul de Brienne a de nombreux soutiens qui se rangent alors dans le camp de Charles II le Mauvais :

Au lendemain du meurtre de Raoul II de Brienne, Charles II le Mauvais écrit au duc de Lancastre : Tous les Nobles de Normandie sont passées avec moi à mort à vie.


Prise de Saint-Jean-d'Angely

Prise de Saint-Jean-d'Angely

Arnaud-Amanieu d'Albret est envoyé par Édouard III d'Angleterre porter secours aux habitants de Saint-Jean-d'Angély assiégés par les troupes de l'armée royale française.

Charles de La Cerda s'illustre par une brillante campagne en Poitou ou il prend Saint-Jean-d'Angély.



Bataille de Mauron

Mort de Guy II de Nesle Maréchal de France

Mort de Guillaume Bertrand

Pierre Ier de Villiers est membre de l'ordre de l'Étoile.

Les archers anglais d'Édouard III d'Angleterre sont victorieux des chevaliers français à Mauron en Bretagne le 14 août 1352.

Pierre Ier de Villiers est aux côtés de Guy II de Nesle lors de cette bataille.

Guy II de Nesle et Guillaume Bertrand meurent lors de ce combat.

Fait prisonnier, la rançon de Pierre Ier de Villiers est payée par Jean II le Bon.

Jean II le Bon nomme Pierre Ier de Villiers capitaine des places-fortes de Pontorson et du Mont-Saint-Michel.



Traité de Westminster

Édouard III d'Angleterre et Charles de Blois-Châtillon signe le traité de Westminster du 1er mars 1353.

Édouard III reconnait Charles de Blois-Châtillon comme Duc de Bretagne.

Charles de Blois-Châtillon s'engage à verser une rançon de 300 000 écus et à ce que la Bretagne signe un traité d'alliance perpétuelle avec l'Angleterre.

L'alliance doit être scellée par le mariage de Jean IV le Conquérant avec Marguerite d'Angleterre , fille d'Édouard III d'Angleterre.

Les époux étant cousins, le mariage nécessite des lettres de dispense canonique que le pape n'accorderait qu'avec l'approbation du roi de France.

Charles de La Cerda, époux de Marguerite de Blois, la fille de Charles de Blois-Châtillon et très proche du roi de France, a son mot à dire dans cette négociation.

Il fait partie des plénipotentiaires.

Par contre Charles II le Mauvais est soigneusement tenu à l'écart des négociations.

Une paix Franco-anglaise nuirait a ses intérêts car sans la menace d'une alliance Anglo-navarraise il n'a aucune chance de faire valoir ses prétentions sur la Champagne et à fortiori sur la couronne de France.

La charge de lieutenant général en Languedoc est retirée à Charles II le Mauvais au profit de Charles de la Cerda.



Cession du fief de Kemenet-Guegant

Le fief de Kemenet-Guegant est cédé en 1354 par Édouard III d'Angleterre à Roger Davy, l'un de ses capitaines.



Mort de Charles de La Cerda

Début janvier 1354, Charles de La Cerda part pour la Normandie.

Jean II le Bon a donné son accord au mariage de Jean IV le Conquérant avec Marguerite d'Angleterre.

Charles II le Mauvais décide de se saisir de la personne de Charles de La Cerda pour faire capoter les négociations.

Philippe de Navarre se rend sur ses terres de Normandie et fait surveiller Charles de La Cerda jour et nuit.

Il apprend, début janvier 1354, que Charles de La Cerda est en Normandie pour se rendre à Verneuil chez sa tante Marie de La Cerda, Comtesse d'Alençon, et qu'il va passer la nuit en la ville de L'Aigle.

Il tient l'occasion de se venger et prévient Charles II le Mauvais, son frère.

Celui-ci décide de se saisir de Charles de La Cerda qui a pour habitude de se déplacer, sous faible escorte.

Charles de La Cerda est descendu à l'auberge de la Truie-qui-File à L'Aigle.

Charles II le Mauvais charge Geoffroy d'Harcourt de recruter des hommes de main et part pour L'Aigle à la tête d'une petite troupe, accompagné par son frère Philippe de Navarre qui dirigera le coup de main.

Le 8 janvier 1354, à la tombée de la nuit, des cavaliers de Charles II le Mauvais encerclent l'auberge.

Charles II le Mauvais reste prudemment à l'écart.

Jean V d'Harcourt est présent.

Charles de La Cerda est dans sa chambre avec quelques fidèles.

Alarmé par l'arrivée de la troupe, il se précipite à la fenêtre et constate avec effroi que le piège vient de se refermer.

Un de ses valets a ouvert la porte d'entrée extérieure.

Charles de La Cerda essaye de se cacher sous le lit mais Philippe de Navarre et ses hommes le tirent de sa cachette.

Charles de La Cerda, molesté, injurié tombe à genoux et les mains jointes, supplie les Navarrais de l'épargner.

Charles II le Mauvais toujours à l'écart envoie un homme faire part de son impatience.

Le message est mal compris par Philippe de Navarre qui n'attend que cela.

Charles de La Cerda est alors tué par Jean de Soult dit Le Bascon.

Il est lardé de coups d'épées, plus de 80 plaies seront répertoriées sur son corps.

Charles II le Mauvais qui ne souhaitait que la capture du connétable, en endosse la responsabilité pour couvrir son frère Philippe.

Il justifie ce meurtre par une question d'honneur.

Charles II le Mauvais ne peut maitriser son émotion, il se pose en chef d'État.

Jean II le Bon reste prostré 4 jours à l'annonce de la mort de Charles de La Cerda.

Le roi de France fait marcher une armée sur Évreux et une autre sur la Navarre.

Charles II le Mauvais est fortement soutenu et les seigneurs normands se rangent derrière lui, les châteaux normands sont réarmés.

Charles II le Mauvais envoie Jean de Fricamp, surnommé Friquet, emprunter de l'argent à Bruges pour lever une armée.

Dès le 10 juillet 1354, la chancellerie de Charles II le Mauvais envoie des courriers demandant une aide militaire :

Allié aux Anglais, Charles II le Mauvais a les moyens de contraindre Jean II le Bon à accepter l'assassinat de son favori.



Naissance de Thomas de Woodstock

Thomas de Woodstock naît au Palais de Woodstock le 7 janvier 1355, fils d'Édouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainaut.



Mariage de Jean IV le Conquérant avec Marguerite d'Angleterre

Mort de Marguerite d'Angleterre

Jean IV le Conquérant épouse en 1355 Marguerite d'Angleterre, fille d'Édouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainaut.

Marguerite d'Angleterre meurt 7 mois après son mariage.


Réunion des états généraux

Campagne du Prince Noir contre Jean II le Bon

Réunion des états généraux

Édouard III d'Angleterre rompt pour de bon la trêve.

Son fils, le prince de Galles Édouard, débarque à Bordeaux avec des troupes en septembre 1355.

Surnommé le Prince Noir en raison de son armure, il se lance dans de grandes expéditions ou "chevauchées" à travers le royaume de France.

Les Anglais pillent les villages et les bourgs et tuent les manants qui font mine de leur résister.

Le Roi de France cherche désespérément des subsides pour faire face à ce nouveau malheur et réunit en décembre 1355 les états généraux.

La bourgeoisie est excédée par les gaspillages de la cour.

Conduite par le nouveau prévôt des marchands de Paris, Étienne Marcel, un riche marchand drapier membre de la confrérie Notre-Dame et des pèlerins de Saint-Jacques, elle concède des subsides en échange de promesses formelles de réformes.

Étienne Marcel, un riche drapier quadragénaire est élu prévôt des marchands de Paris.

Il tient les fonctions d'un maire et rêve pour sa ville d'une autonomie analogue à celle des villes flamandes ou italiennes de l'époque (Bruges, Florence,...).



Mort de Jean V d'Harcourt

Saisie du château d'Harcourt

Jean II le Bon renonce à faire exécuter Charles II le Mauvais, mais condamne à mort, sans aucune forme de procès et sans même lui accorder le droit de recevoir les sacrements de l'Église, Jean V d'Harcourt ainsi que 3 de ses compagnons, dont l'écuyer Doublet.

Comme les Rouennais aiment grandement Jean V d'Harcourt, Jean II le Bon craint des émeutes.

Le soir du 5 avril 1356, Jean V d'Harcourt et ses compagnons sont conduits au lieu-dit du Champ du Pardon, à côté de Rouen.

Jean II le Bon ordonne faites délivrer ces traîtres et, malgré les nouvelles implorations de Charles V le Sage, le bourreau, un criminel libéré pour la circonstance qui gagne ainsi sa grâce, leur tranche la tête.

Leurs corps sont ensuite exposés au gibet de Rouen.

Plus tard, le corps de Jean V d'Harcourt est enlevé par ses proches et inhumé dans l'église du prieuré Notre-Dame du Parc, près du château d'Harcourt.

Dès le surlendemain, le roi envoie le bailli de Rouen avec 50 hommes d'armes, 25 arbalétriers et plusieurs officiers pour saisir le château d'Harcourt.

Cette exécution sommaire provoque la colère de Geoffroy d'Harcourt qui, à l'instar de Philippe de Navarre, frère de Charles II le Mauvais, entre à nouveau en rébellion ouverte contre le roi de France et se tourne vers Édouard III d'Angleterre.



Siège d'Honfleur

Honfleur est prise et occupée par Édouard III d'Angleterre en 1357.

Jean V de Mauquenchy participe au siège d'Honfleur en 1357.



Siège de Reims

Louis II de Bourbon commence ses faits d'armes en secourant Reims assiégé par Édouard III d'Angleterre en 1359.



Traité de Londres

Par des accords signés dans sa prison de Londres en 1359, Jean II le Bon promet à son geôlier, Édouard III d'Angleterre :

Guillaume II de Melun est relâché et fait tout pour procurer la rançon de Jean II le Bon.



Mariage de Jean de Hastings avec Margaret d'Angleterre

Jean de Hastings épouse le 19 mai 1359 Margaret d'Angleterre, fille d'Édouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainaut.



Prise de Lagny-sur-Marne

Édouard III d'Angleterre prend Lagny-sur-Marne en 1360.

Il laisse un gouverneur, Pierre de La Crique.

Il accable les habitants et l'abbaye.

Celle-ci ne pouvant faire face, sollicite un allègement et une remise de ses redevances.



Tentative de couronnement d'Édouard III d'Angleterre

Édouard III d'Angleterre débarque illico à Calais et tente d'entrer à Reims pour s'y faire sacrer Roi de France.

Mais il est repoussé.



Jean Chandos Lieutenant Général d'Angleterre en France

Édouard III d'Angleterre nomme bientôt Jean Chandos lieutenant général de ses provinces en France.


Paix de Brétigny

Paix de Brétigny

Libération de Jean II le Bon

Louis II de Bourbon, Louis d'Évreux et Jean Ier de Berry Otages

Comté de Ponthieu rendu aux Anglais

À l'initiative d'Innocent VI, Androin de la Roche, abbé de Cluny, fait accepter, le 4 mars 1360, le principe d'une négociation entre la France et l'Angleterre.

Sur le chemin du retour, se voyant en mauvaise position et craignant que sa chevauchée ne s'achève sur un désastre, Édouard III d'Angleterre consent à revenir sur les accords de Londres.

Les ennemis se retrouvent au début mai 1360 dans le village de Brétigny, un hameau qui est aujourd'hui situé sur la commune de Sours, près de Chartres.

Une stèle a été dressée à proximité des lieux présumés de la négociation.

Les négociations débutent sous la présidence de Raymond de Canillac.

Jean Chandos négocie pour Édouard III d'Angleterre, durant 7 jours, en présence d'Henry de Grosmont.

Parmi les négociateurs français Jean de Dormans, évêque de Beauvais, chancelier du royaume de France, et son frère Guillaume, deux éminents juristes, défendent âprement la cause royale.

Jean II de Melun est l'un des plénipotentiaires français

Louis II de Bourbon et Charles Ier de Montmorency sont négociateurs pour la France.

Jean Ier le Meingre, Maréchal Boucicaut, est l'un des signataires du côté français.

Le 8 mai 1360 des préliminaires de paix sont signés, mettant fin à plus de deux décennies de combats.

La rançon est ramenée à 3 millions d'écus d'or, ce qui reste un montant énorme.

Les Anglais obtiennent par ailleurs une pleine souveraineté, sans hommage féodal, sur une région côtière qui comprend :

Les vicomtés de Turenne et de Thouars deviennent notamment anglaises.

En échange, Édouard III d'Angleterre convient de ne plus revendiquer le trône de France et renonce à afficher les lys capétiens sur ses armoiries.

Jean II le Bon quitte sa prison, pour quelques mois seulement.

Louis II de Bourbon, Louis d'Évreux et Jean Ier de Berry sont donnés comme otage pour garantir le traité de Brétigny.

Enguerrand VII de Coucy, Guy II de Blois-Châtillon, Jean II de Melun et Pierre II d'Alençon font aussi partie des Seigneurs donnés en otages aux Anglais.

Jean VI d'Harcourt est donné en otage et pleige.

Suit une période où le Comté de Blois est occupé et traversé par des armées créant pillage et désolation.

En décembre 1360, les premiers francs sont frappés pour aider à payer la rançon du roi Jean II le Bon.

Dénommé le Franc à cheval, il s'agit en fait d'un écu qui va être tiré à 3 millions d'exemplaires.

Il pèse 3,82 grammes d'or fin et vaut une livre tournois ou 20 sols.

Le roi y est représenté sur un destrier, armé d'un écu à fleur de lys et brandissant l'épée, avec le terme "Francorum Rex" (Roi des Francs).

Jacques Ier de Bourbon perd le Ponthieu qui est rendu aux Anglais.

Après le traité, Robert Knolles retourne en Bretagne et assiste à nouveau Jean IV le Conquérant dans sa lutte pour la possession du duché.

La lutte contre les compagnies est l'un des enjeux majeurs du retour de Jean II le Bon.

Il tente d'utiliser les unes contres les Autres.



Hommage de Jean Ier de Castelnau-Calmont à Édouard III d'Angleterre

Jean Ier de Castelnau-Calmont doit rendre hommage à Édouard III d'Angleterre.



Traité de Calais

Les conditions de paix de Brétigny sont ratifiées par un traité signé à Calais le 24 octobre 1360.

Elles sont calamiteuses pour la monarchie des Valois.

Elles ramènent le domaine capétien à ce qu'il était au début du règne de Philippe II Auguste, 150 ans auparavant.

A vrai dire, elles ne seront jamais appliquées grâce à la résistance énergique du Dauphin, futur Charles V le Sage.

Pour désastreux qu'il soit, le traité de Brétigny-Calais, offre une pause dont Charles V le Sage profite pour remettre le royaume en état de reprendre la guerre.

Édouard III d'Angleterre récupère le Sud-Ouest français dont il confie le gouvernement à Édouard, le Prince Noir.



Hommage de Guillaume III Roger de Beaufort au roi d'Angleterre

Ce n'est que le 8 mars 1361 que Guillaume III Roger de Beaufort accepte de rendre hommage pour la vicomté de Turenne à Édouard III d'Angleterre.



Refus par Robert de Fiennes de l'hommage à Édouard III d'Angleterre

La baronnie de Fiennes, une des 12 baronnies du Comté de Guînes, doit être rendue aux Anglais.

Le 4 décembre 1362, Robert de Fiennes refuse l'hommage à Édouard III d'Angleterre.



Serment de fidélité de Jeanne de Dreux au Roi d'Angleterre

Jeanne de Dreux, Vicomtesse de Thouars, prête serment de fidélité à Édouard III d'Angleterre en 1363.



Prince Noir Prince d'Aquitaine

En 1363, Édouard, le Prince Noir, reçoit de son père Édouard III d'Angleterre le titre de Prince d'Aquitaine.



Mort de Béatrice de Clermont

Jean II d'Armagnac Comte de Charolais

Béatrice de Clermont meurt en 1364.

Jean II d'Armagnac, son fils, devient Comte de Charolais.

Jean II d'Armagnac n'est pas obligé, au contraire de Jean Ier d'Armagnac, son père, de rendre un hommage humiliant à ceux qu'il a combattus pendant plusieurs années, Édouard III d'Angleterre, et son fils, le Prince Noir.

Mais Jean II d'Armagnac est le premier, et longtemps le seul, à soutenir l'appel de Jean Ier d'Armagnac son père au roi Charles V le Sage contre les agissements du Prince Noir., ce qui au bout du compte a amènera la libération de la Gascogne du joug anglais.



Mort d'Édouard Balliol

Édouard Balliol meurt sans enfant en 1364.

En 1364, le parlement écossais rejette la proposition de faire de Lionel d'Anvers le prochain roi, mais David II d'Écosse négocie secrètement avec Édouard III d'Angleterre sur ce point, après qu'il ait réprimé une révolte de quelques-uns de ses nobles.


Jean III de Grailly se rend à du Guesclin lors de la bataille de Cocherel

Bataille de Cocherel

Jean III de Grailly Prisonnier

Archambaud de Grailly Prisonnier

Jean III de Grailly Seigneur de Nemours

Bertrand du Guesclin Comte de Longueville

La ville d'Évreux est détruite.

Jean III de Grailly s'allie avec Charles II le Mauvais.

Arnaud de Cervole au service de Philippe II le Hardi négocie avec les Navarrais puis quitte le champ de bataille en prétextant une reconnaissance.

Philippe II le Hardi doit employer toute sa science de la diplomatie pour calmer la colère de Charles V le Sage.

Bertrand du Guesclin est appuyé par quelques nobles anglo-gascons également sans emploi à cause de la paix.

Le 16 mai 1364, Bertrand du Guesclin vainc les troupes de Charles II le Mauvais et ses alliés anglais à Cocherel (aujourd'hui Houlbec-Cocherel près de Pacy-sur-Eure), à quelques kilomètres d'Évreux.

Jean III de Grailly et Archambaud de Grailly sont fait prisonniers.

Cette victoire permet au Roi Charles V le Sage de restaurer le prestige de sa dynastie.

Bertrand du Guesclin reçoit de Charles V le Sage, en récompense, le duché de Longueville en Normandie.

Après avoir promis à Charles V le Sage d'être un intermédiaire avec Édouard III d'Angleterre en vue d'appliquer correctement le traité de Brétigny, Charles V le Sage lui rend la liberté et, pour se l'attacher, lui donne la seigneurie de Nemours et obtient ainsi son hommage.

Mais le Prince Noir, lui reproche d'avoir accepté cette nouvelle allégeance et Jean III de Grailly rend alors Nemours au roi de France.



Émeutes anti-juives en Espagne

Pierre Ier le Cruel Roi de Castille et León

Henri de Trastamare surnommait continuellement Pierre Ier le Cruel “le roi des juifs” et il réussit ainsi à bénéficier des sentiments antisémites d'une certaine partie de la population.

Pierre Ier le Cruel prend d'énergiques mesures pour lutter contre cela avec notamment l'exécution de 5 meneurs d'une émeute qui sont bouillis et rôtis.

Durant l'été 1366, Pierre Ier le Cruel fait appel à Édouard III d'Angleterre qui lui accorde son soutien, envoyant en Espagne une armée menée par son propre fils Édouard, le Prince Noir, avec :


Bataille de Nájera - Chroniques de Jean Froissart

Bataille de Nájera

Bertrand du Guesclin Prisonnier

La bataille de Najera est livrée contre l'avis de Bertrand du Guesclin en 1367.

Les armées de Pierre Ier le Cruel et d'Édouard III d'Angleterre battent celles d'Henri de Trastamare.

Jean Ier de Castelnau-Calmont accompagne le Prince Noir dans cette expédition.

Bertrand du Guesclin est fait prisonnier et n'est libéré que contre une forte rançon, à nouveau payée par Charles V.

Pierre Ier le Cruel récupère ainsi son trône.

Mais Pierre Ier le Cruel ne tient pas sa promesse de rembourser aux anglais les frais de leur engagement militaire et il fait preuve de tant de férocité et d'infidélité qu'il provoque le départ du Prince noir dégoûté par cette attitude et affaibli par la maladie.


Marguerite de Mâle ou Marguerite III de Flandres

Retour au sein de la Flandre de la Flandre wallonne

Mariage de Philippe II le Hardi avec Marguerite de Mâle

Longtemps favorable au mariage anglais, Louis II de Mâle marie sa fille au plus jeune frère du roi Charles V le Sage, en échange de quoi la Flandre wallonne (Lille, Douai, Orchies) fait retour au comté le 25 avril 1369. Une vieille revendication flamande était enfin satisfaite.

Marguerite de Mâle est veuve de Philippe Ier de Rouvres.

Philippe II le Hardi épouse à Gand le 19 juin 1369 Marguerite de Mâle, fille de Louis II de Mâle, Leurs enfants sont :

Marguerite de Mâle est nommée Marguerite III de Flandres ou Marguerite III de Dampierre.

Cela n'empêche pas Louis II de Mâle de continuer une politique indépendante, recevant les alliés d'Édouard III d'Angleterre ou prenant parti contre le pape d'Avignon pendant le Grand Schisme, pourtant favori du roi de France.


Château de Derval - Tour Saint Clair Étapes de la reconquête par Charles V de France des territoires concédés au traité de Brétigny Interprétation du plan

Chevauchée de Robert Knolles

Bataille de Pontvallain

La guerre contre la France reprend. Édouard III d'Angleterre met Robert Knolles à la tête d'une armée.

En juillet 1370, Robert Knolles débarque à Calais avec 3 000 hommes dans le but de reprendre possession du royaume.

Cette conquête se transforme en raid de pillages, saccages, exactions. Incapable de prendre les villes, Robert Knolles se contente de brûler les campagnes.

Robert Knolles attaque sans succès le château de Fiennes, Arras, Reims, Troyes puis revient vers Paris où quelques faubourgs éloignés sont incendiés.

Charles V le Sage, en roi prudent, se contente de le laisser passer.

La chevauchée fait beaucoup de ravages mais la reconquête n'a pas lieu.

Robert Knolles subit même une franche défaite à Pontvallain, infligée par Bertrand du Guesclin, Jean V de Mauquenchy, et Guy XII de Montmorency-Laval.

Ils font prisonnier Grandson un chef anglais.

Charles V le Sage récompense Guy XII de Montmorency-Laval par un don de 4 000 livres d'or avec une pension de 300 livres par mois.

Robert Knolles retourne alors en Bretagne où il fait face à une mutinerie de certains de ses hommes, fatigués de se battre pour un maigre butin.

Robert Knolles abandonne alors la partie et se réfugie dans son château de Derval que lui a offert Jean IV le Conquérant, qui l'avait lui-même pris de force à la Maison de Rougé.

Il le conservera jusqu'en 1380.

Situé dans la zone frontalière de défense des Marches de Bretagne, le château était une forteresse importante : 9 tours, 1 donjon de plus de 30 mètres de haut et 3 remparts. Au cœur du château existait une chapelle dédiée à Saint-Clair, premier Évêque de Nantes. Aujourd'hui il ne reste plus que les ruines du donjon à peine visible de la route de Mouais.


Le Pape Grégoire XI Le Pape Grégoire XI

Retour du Saint-Siège à Avignon

Mort du Pape Urbain V

Grégoire XI Pape

En 1370, afin d'apaiser les guerres ravageant la France, Urbain V doit revenir à Avignon.

Urbain V meurt le 19 décembre 1370. Enterré à la cathédrale Notre-Dame des Doms, sa dépouille est transférée selon son souhait à Saint-Victor de Marseille en 1372. Un procès de canonisation est rapidement ouvert, mais la crise du Grand Schisme qui secoue l'église catholique eu tôt fait de le stopper. C'est seulement le 10 mars 1870 qu'il fut déclaré bienheureux par le pape Pie IX.

Il est considéré comme le premier des papes humanistes et un européen de la première heure.

Durant son pontificat, Urbain V restaure les universités de Montpellier, Toulouse et Paris et œuvre à la création de plusieurs collèges universitaires (Vienne, Cracovie) et le premier évêché de Pékin. Urbain V a enrichi particulièrement la région cévenole d'édifices religieux : cathédrale de Mende, églises collégiales de Quézac et de Bédouès.

Charles V le Sage, pour le remercier, exempte la seigneurie de Grizac de tout impôt devenant ainsi une terre franche, privilège conservé jusqu'au XVIIIe siècle.

Pierre-Roger de Beaufort est élu 201e pape à l'unanimité, à Avignon, le 30 décembre 1370 sous le nom de Grégoire XI.

Dès son accession, Grégoire XI tente de réconcilier Charles V le Sage, Roi de France, et Édouard III d'Angleterre, mais échoue dans cette mission.

Hugues de la Roche reprend sa place à Avignon sous le pontificat de Grégoire XI qui le nomme Maître de son Hôtel.



Traité d'amitié entre l'Angleterre et le Portugal

En 1373, Édouard III d'Angleterre signe un traité d'amitié perpétuelle avec Portugal.



Négociations à Bruges

En mars 1375, les Anglais et les Français s'accordent pour ouvrir des négociations à Bruges :


Richard II

Mort d'Édouard III d'Angleterre Roi d'Angleterre

Richard II d'Angleterre Roi d'Angleterre Duc de Guyenne

Richard II d'Angleterre Duc de Guyenne

Jean de Gand Régent du royaume d'Angleterre

Édouard III d'Angleterre meurt le 21 juin 1377.

Il reste encore 24 000 merks dus par l'Écosse à l'Angleterre qui ne seront jamais payés.

Richard II d'Angleterre devient Roi d'Angleterre et Duc de Guyenne le 22 juin 1377, à l'âge de 10 ans. Il succède à Édouard III, son grand-père.

Jean de Gand, 4e fils d'Édouard III, oncle de Richard II d'Angleterre, Duc de Lancastre, assure la Régence du royaume d'Angleterre.

Thomas II Holland prend une grande influence sur Richard II d'Angleterre, son jeune demi-frère, qu'il utilisera pour sa propre fortune.



Mariage de Jean de Gand avec Catherine Swynford de Roelt

Jean de Gand est veuf de Constance de Castille.

Jean de Gand obtient de son neveu Richard II d'Angleterre la légitimation de ses enfants nés de Catherine Swynford de Roelt, mais l'acte stipule qu'ils ne peuvent pas être inclus dans l'ordre de succession au trône, bien que petit-fils d'Édouard III d'Angleterre.

Probablement dans le but de déclarer publiquement la légitimité de ses enfants, Jean de Gand épouse à Lincoln le 13 janvier 1396 Catherine Swynford de Roelt, sa maîtresse. Leurs enfants sont :


Henri IV de Lancastre - anonyme - National Portrait Gallery

Retour d'exil de Henri IV de Lancastre

Retour Richard II d'Angleterre en Angleterre

Abdication de Richard II d'Angleterre Roi d'Angleterre

Henri IV de Lancastre Roi d'Angleterre

Henri V Prince de Galles, Duc de Cornouailles et de Guyenne et Comte de Chester,

Henri V de Lancastre Duc de Lancastre

Le 4 juillet 1399, Henri IV de Lancastre revient d'exil et débarque à Ravenspur en Angleterre.

Le 27 juillet 1399, Richard II d'Angleterre débarque dans le Pays de Galles.

Le 19 août 1399, Henri IV de Lancastre et Richard II d'Angleterre trouve un compromis. Lancastre sera le steward du royaume jusqu'à la mort de Richard.

Le 23 août 1399, Arundel, l'archevêque de Canterbury, est nommé chancelier.

Le 3 septembre 1399, John Norbury, Écuyer, est nommé trésorier.

Le 5 septembre 1399, Arundel est remplacé à la chancellerie par John Scarle, Archidiacre de Lincoln.

Abandonné par les siens, Richard II d'Angleterre doit abdiquer le 29 septembre 1399. Enfermé à la Tour de Londres, Richard II d'Angleterre est condamné à la détention perpétuelle.


Naissance de l'antagonisme entre la maison de Lancastre et la maison York

L'antagonisme entre la maison de Lancastre et la maison York naît en 1399. D'après les lois de succession la couronne aurait dû passer aux descendants mâles de Lionel d'Anvers, le deuxième fils d'Édouard III d'Angleterre. D'ailleurs, Richard II d'Angleterre avait désigné comme héritier présomptif Roger Mortimer, Comte de March, petit-fils de Lionel d'Anvers. Henri de Bolingbroke descend lui de Jean de Gand, le troisième fils d'Édouard III. Ses droits à la couronne sont donc discutables.

Le 30 septembre 1399. Henri IV de Lancastre, lors de la réunion du parlement, revendique la couronne d'Angleterre. Il est accepté car le gouvernement de Richard II d'Angleterre avait été extrêmement impopulaire.

En septembre 1399 le jeune Henri V de Lancastre revient d'Irlande.

Le 13 octobre 1399, Henri de Bolingbroke est couronné roi d'Angleterre à Londres sous le nom d'Henri IV de Lancastre.

Le 15 octobre 1399, le parlement accepte que Henri V de Lancastre soit crée Prince de Galles, Duc de Cornouailles et Comte de Chester.

Puis, les Communes l'acceptent comme héritier de son père, en cas de décès du roi.

Le 16 octobre 1399, sur la requête de Thomas Arundel, archevêque de Canterbury, le Prince est crée Duc de Guyenne.

Le 29 octobre 1399, Henry Percy est désigné Justiciar de Chester et du nord du Pays de Galles.

Le 10 novembre 1399, Henri IV de Lancastre propose que le titre de Duc de Lancastre, avec tous ses anciens privilèges, soit porté par le Prince de Galles, indépendamment de la couronne d'Angleterre.

Nombre de conseillers de Richard II sont arrêtés, parmi lesquels Thomas Holland.

Il doit renoncer aux terres et aux titres qu'il a acquis après les arrestations du duc de Gloucester et du comte d'Arundel, et redevint simplement comte de Kent.

Édouard de Norwich est aussi dépossédé de son titre de Comte Aumale.



Robert de Bar Comte de Marle et de Soissons

Robert de Bar, Seigneur d'Oisy, hérite d'Isabelle de Ghistelles, sa mère, des titres de Comte de Marle et de Soissons en août 1413 à Paris.

Isabelle de Ghistelles est petite-fille du roi Édouard III d'Angleterre.


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